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Résultats de recherche pour 'Arc' (6424)

Billy Budd, marin / Daniel Orme
Gallimard
"Le geste de Billy était assurément une terrible atteinte à l'étiquette navale. Mais à cette étiquette il n'avait jamais été initié ; en considération de quoi, le lieutenant n'eût sans doute pas marqué sa réprobation avec tant d'énergie sans l'adieu final au navire. Il le prit comme un moyen pour la nouvelle recrue d'adresser une saillie voilée, une allusion sournoise à l'enrôlement forcé en général et au sien propre en particulier." Dans ce roman inachevé, le dernier de Melville, paru de façon posthume, un jeune matelot de la marine marchande est enrôlé de force sur un navire de guerre. Beau, innocent et charismatique, Billy Budd est pris pour cible par un sous-officier pervers, qui l'accuse de sédition...
10,50 €
Maudits soupirs pour une autre fois
Gallimard
Si ce récit ne fait pas partie de l'œuvre de Céline au sens strict, puisqu'il n'a pas été publié par lui tel quel, il n'en est pas moins un texte pleinement célinien. Il s'agit d'une première version de Féerie pour une autre fois, dont le titre est déjà trouvé pour moitié. Quant au récit, s'il est déjà proche du texte définitif dans ses premières pages, il en diffère assez par la suite pour faire figure d'inédit. Le roman publié s'en est en effet éloigné, d'abord parce que Céline a éprouvé le besoin de faire suivre ces premières pages d'un prologue polémique (Féerie I), ensuite parce qu'il a renoncé à reprendre pour le parfaire le récit de tous les épisodes qui suivaient le bombardement de Montmartre (Féerie II). On a donc ici affaire au Féerie pour une autre fois tel que Céline l'avait imaginé et écrit à l'origine.

Une version primitive de Féerie pour une autre fois

Si ce récit ne fait pas partie de l'œuvre de Céline au sens strict, puisqu'il n'a pas été publié par lui tel quel, il n'en est pas moins un texte pleinement célinien. Il s'agit d'une première version de Féerie pour une autre fois, qui en diffère assez pour faire figure d'inédit.
11,00 €
La brèche
Gallimard
La nuit n'en finit pas de tomber sur Moscou. La ville, que désertent peu à peu ses habitants, est encore hantée par des foules sporadiques et inquiétantes. Plus rien ne fonctionne : téléphoner, prendre l'autobus, se procurer des produits de première nécessité relève de l'exploit. Les intellectuels, eux, vivent dans un monde souterrain auquel on accède par un boyau très étroit débouchant directement dans un restaurant. Attablés là, ils échangent de brillantes et profondes pensées. Mais l'oxygène y est rare et l'éclairage artificiel blesse les yeux. Klioutcharev, l'un des rares intellectuels demeurés à la surface, subsiste tant bien que mal avec sa femme et son fils, arriéré mental, grâce à des descentes régulières dans ce monde souterrain. Mais la brèche, inexorablement, se rétrécit... Parabole sur l'impasse de la société soviétique, La brèche a également une résonance plus universelle. Le héros de Makanine, rampant comme un ver dans son étroit tunnel et retrouvant en lui une sorte d'animalité archaïque, n'est pas sans évoquer Kafka. C'est aussi l'image de l'homme aujourd'hui, en suspens entre divers périls, et cheminant, douloureusement, vers quelque improbable renaissance.

Parabole sur l'impasse de la société soviétique, La brèche a également une résonance plus universelle. Le héros de Makanine, rampant comme un ver dans son étroit tunnel et retrouvant en lui une sorte d'animalité archaïque, n'est pas sans évoquer Kafka...
8,00 €
Alias
Gallimard
Alias, Blaise de son prénom, orphelin à la charge d'une riche tante excentrique, sort à seize ans du collège où il était pensionnaire pour aller vivre à Paris chez M. Adelair, un ami de sa tante. Ce dernier est un homosexuel qui vit de petits trafics, d'expédients et accueille l'argent du jeune Blaise comme une bénédiction - bénédiction qu'il s'empresse de dilapider sans lui. Alias parcourt Paris avec un ami de collège, Montcalm. Tous deux, cherchant à perdre leur pucelage charnel ou leur pucelage d'esprit, hésitent entre se rendre au «bordel» ou dans le «salon» de Mme Charpon. De retour chez Adelair, Alias rencontre une belle femme avec laquelle il passe la nuit. Plus tard, appauvri, sale et affamé, il suit le conseil de Mme Charpon et entre au séminaire. Il se persuade alors que c'est sa vocation. Mais sa tante, riche et mondaine, vient le sortir de là et l'emmène en vacances dans le Midi, où il troque bien vite sa soutane contre un maillot de bain. De retour à Paris, il se confesse au Père Issoire qui l'envoie en retraite dans un monastère. Il y fera la connaissance de César Blum - ami de Picasso, Braque, Max Jacob -, à la fois très croyant et très homosexuel, qui le prend sous son aile. Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.

Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.
7,50 €
La place du Diamant
Gallimard
«Sans travail, sans rien en vue, j'ai fini de vendre ce qui me restait : mon lit de jeune fille, le matelas du lit aux colonnes, la montre de Quimet que je voulais donner à Antoni lorsqu'il serait grand. Tout le linge. Les coupes, les tasses, le buffet… Et quand il ne me restait rien en dehors de ces monnaies qui me semblaient sacrées, j'ai fait taire ma fierté et je suis allée chez mes anciens patrons.» Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail - elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier -, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage… Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

Une Catalane, femme du peuple, originaire de Barcelone, raconte sa vie. Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.
11,50 €
Les trois arbres de Palzem
Gallimard
«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.» La plume de Jean Giono chroniqueur n'est pas différente de celle du romancier. En peu de mots, il crée des mondes, il enchante. Ici, il nous fait part d'une sagesse un peu amère. Dans ces textes écrits de 1951 à 1965, l'écrivain découvre que le monde est mauvais, que l'homme aime le sang, qu'il s'acharne à détruire la nature. Giono, toujours du côté de l'individu contre la masse, du travailleur contre ceux qui le gouvernent, peut paraître passéiste, sans doute, mais c'est parce que le monde de naguère lui semble plus humain. Quelques pages lui suffisent pour inventer une histoire fabuleuse, l'œil toujours prêt à croquer sur le vif personnages et paysages, et à les mettre en scène pour un de ces merveilleux spectacles que lui dicte son imagination.

«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.»
9,50 €
Pas à pas jusqu'au dernier
Gallimard
"Allons, réveille-toi, secoue ta vieille carcasse et debout sans tarder, sinon prends garde de te rendormir cette fois pour de bon ; enfoui dès lors, claustré dans une nuit perpétuelle, comme il t'adviendra fatalement, mais évite autant que faire se peut d'en hâter l'échéance par apathie ou volonté insidieuse de perdition, ne sois pas le fossoyeur de toi-même dans l'idée puérile de demeurer jusqu'au bout le seul maître de ton destin, ce qui n'est en rien conforme à la vérité, aussi flagrante qu'en soit l'intention." Revu et ordonné par Louis-René des Forêts peu avant sa mort, Pas à pas jusqu'au dernier révèle les méditations de l'auteur d'Ostinato autour de la fin ultime.
8,00 €
La fuite sans fin
Gallimard
Chassés du Sin-Kiang par la guerre civile, sept Européens se joignent à la caravane d'un riche marchand de fourrures chinois et tentent, perdus en plein milieu de l'Asie, de gagner l'Est. Dans l'étrange ville d'Aksou, ils sont obligés de se séparer. Ce sont les aventures de chacun d'eux que Frederic Prokosch raconte en autant de récits pathétiques d'une saisissante puissance d'évocation. Mais l'intérêt le plus profond du livre se situe ailleurs. Jeté en pleine solitude, chacun des sept Européens se voit confronté à sa propre destinée et aux éternelles questions de la vie, de la mort, de l'amour. Et tout le problème de la condition humaine, sous ses aspects multiples et contradictoires, se trouve ici magistralement posé.

Nouvelle édition en 2005

Nouvelle édition.
10,05 €
Vacances
Gallimard
«Je n'ai jamais connu personne qui, autant que Marc Bernard, eût le travail en horreur. Il suffisait que l'on en proposât un à cet homme si bon pour qu'une lueur mauvaise s'allumât dans ses yeux bleus. Une fois pour toutes, entre le travail et la pauvreté, il avait choisi. C'est pourquoi le lecteur qui ouvre le présent recueil, Vacances, ne doit pas se laisser abuser par le titre. Venant de celui qui tenait si farouchement le travail à distance, il n'est pas possible qu'il s'agisse de congés payés, et pas davantage de Club Méditerranée. Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc appelle vacances les moments privilégiés où il s'est vraiment senti libre.»Roger Grenier.

Nouvelle édition

«Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc Bernard appelle vacances les moments privilégiés où il s'est senti vraiment libre.» Roger Grenier.
8,05 €
La Pierre et l'oreiller
Gallimard
«J'avais dormi à l'hôtel du Chemin de Fer. J'avais fait ce que j'avais pu, j'avais couru et marché, j'avais dormi, j'avais écrit et lu, j'avais eu des contacts avec les femmes, l'histoire, j'avais même été communiste, l'art, la culture. Tout ça pour en arriver à se coucher. [...]Je comprenais ainsi pourquoi elle s'était finalement attachée à moi : parce que je lui offrais et l'aventure et l'organisation, et l'instabilité et la stabilité, la stabilité du mari et l'instabilité de l'amour, l'oreiller et la pierre.»

Poète, essayiste, romancier, critique d'art, Christian Dotremont (1922-1979) a tenu une place importante dans le surréalisme sous l'Occupation et après la guerre, et dans les mouvements artistiques.
7,80 €
Béton
Gallimard
Pour écrire son étude sur Mendelssohn-Bartholdy, Rudolf a besoin d'être seul chez lui, à la campagne. Il a attendu avec impatience le départ de sa sœur qui était venue passer quelques jours avec lui. Mais n'est-ce pas lui qui l'avait invitée, justement parce qu'il n'arrivait pas à se mettre au travail ? Après son départ, il ne parvient pas davantage à écrire. Il sent partout sa présence, envahissante, il entend son discours, protecteur, ironique, provocant. Pour s'échapper, il part à Palma où il retrouve le souvenir atroce d'un drame qu'il a connu quelques années auparavant ; un suicide, un fait divers d'une banalité navrante.Thomas Bernhard construit une machine qui fonctionne à la perfection et se resserre comme un garrot : impossibilité d'être seul ou de ne pas l'être, impossibilité d'écrire et de renoncer à écrire...

Thomas Bernhard a construit une machine qui fonctionne à la perfection et se resserre comme un garrot : impossibilité d'être seul ou de ne pas l'être, impossibilité d'écrire et de renoncer à écrire...
9,50 €
Le Club des métiers bizarres
Gallimard
«La nature de cette société [...] peut facilement se résumer en quelques mots : c'est un club excentrique et bohème ; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci, que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre, et que cette profession doit être entièrement nouvelle. La définition exacte de cette exigence tient en deux règles principales : 1° Il ne faut pas que ce soit une simple application ou variante d'un métier déjà existant. Ainsi, par exemple, le club n'accepterait pas comme membre un agent d'assurances simplement parce que, au lieu d'assurer le mobilier des gens contre l'incendie, il assurerait, mettons, leur culotte contre les morsures d'un chien enragé. [...]2° Cette profession doit être une véritable source de revenus commerciaux, le gagne-pain de son inventeur. Ainsi, le club n'admettrait pas comme membre un individu simplement parce qu'il lui plairait de passer ses journées à ramasser des boîtes à sardines vides, à moins qu'il ne réussisse par ce moyen à gagner un argent fou.»

Fantastique, bizarre, brillamment original, audacieux et paradoxal sont les adjectifs invariablement appliqués aux œuvres de Chesterton...
10,00 €
Les Oncles de Sicile
Gallimard
"Après avoir déjeuné - nous mangions presque tous du pain avec des sardines salées et de l'oignon cru - nous reprîmes le travail. Mon oncle nous recommanda une fois encore : "tenez vos lampes très bas", une minute plus tard, il vint du fond de la galerie un rugissement de feu ; le feu vint vers nous en hurlant comme l'eau que j'avais vue au cinéma se ruer par les vannes ouvertes ; mais cela, je le pense maintenant, et je ne suis pas sûr que cela ait été exactement comme ça, je voyais le feu qui m'arrivait dessus et je ne comprenais rien, mon oncle criait "le grisou !" et m'entraînait, et je courais déjà comme dans un rêve. " Dans chacune de ces nouvelles de Leonardo Sciascia, le petit monde sicilien se trouve transformé par un tournant de l'Histoire : la victoire de Garibaldi bouleverse la vie d'un hobereau monarchiste ; pendant la guerre d'Espagne, un paysan engagé du coîté des franquistes découvre qu'il se bat contre ses frères ; à la Libération, les Américains débarquent avec leurs bienfaits, mais aussi leurs incompréhensions ; à la mort de Staline, un cordonnier ne se remet pas des révélations du XXᵉ Congrès.
12,00 €
La belle vie
Gallimard
C'était hier. Des Américains débarquaient en Europe. Ils s'appelaient Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald et quelques autres. Ce fut le coup de foudre. Paris et la Côte d'Azur, le jazz et les bistrots, les lacs italiens et les fêtes de Barcelone, les promenades et l'écriture : c'était le bon temps, c'était la belle vie.De l'affaire Sacco et Vanzetti à la guerre d'Espagne, de la révolution littéraire que fut le roman américain aux premiers hôtels de Juan-les-Pins, les années 20 sont revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.

Les années 20 revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.
11,50 €
L'Inconnu sur la terre
Gallimard
«Ceci n'est pas tout à fait un essai, pas tout à fait une tentative pour comprendre quelques mystères, ou pour forger quelques mythes. Ceci est une histoire, écrite sur plusieurs cahiers d'écolier italiens, en même temps que, selon un autre mode, et sur des feuilles de papier machine 21 x 27, s'écrivaient les phrases de Mondo et autres histoires.C'est une longue histoire, qui pourrait être celle d'un oiseau, celle d'un poisson et celle d'un arbre, car elle parle beaucoup du ciel, de la mer et de la terre où avancent les racines. À la fin de cette histoire, rien n'a changé, ou presque. Mais c'est comme une très longue journée, qui serait passée, depuis la première heure de l'aube jusqu'à la nuit.Ceci est peut-être aussi, tout simplement, l'histoire d'un petit garçon inconnu qui se promène au hasard sur la terre, pas loin de la mer, un peu perdu dans les nuages - et qui aime la lumière extrême du jour.»J.M.G. Le Clézio.
13,00 €
Oneïros ou la belle lurette
Gallimard
«Mon bouquin intitulé Oneïros raconte d'abord l'histoire d'un garçon qui cherche avec obstination - puérile si l'on veut : il a vingt ans - ce qu'il y a derrière les apparences. Puis il comprend une suite de mélanges - je ne sais trop comment appeler cela, ce ne sont pas exactement des poèmes en prose - composés plus tard par le narrateur lorsqu'il possède assez de recul et de lucidité pour faire le bilan de ses souvenirs, de ses rêves : virées en banlieue et dans les bals musette, contact avec l'insolite, figures des années de "la belle lurette", descriptives de songes, paysages qui s'emboîtent soudain dans l'irréel.[...] Je ne sais si tout ça tient debout : je sais simplement qu'il me fallait fixer certaines images sur les plaques sensibles de l'imagination. [...]»André Hardellet.Cet ouvrage est composé de vingt-trois textes, dont onze sont inédits.

Un recueil de vingt-trois textes de prose poétique, dont onze sont inédits.
7,00 €
Le Bâtisseur de ruines
Gallimard
Un ingénieur, Martin, a commis un meurtre et est en fuite. Il marche sans but, dans une plaine à peu près désertique, et sans cesse sa marche est interrompue par des rencontres : arbre, oiseau, ruisseau... Rencontres grâce auxquelles il commence à comprendre non pas qui il est, mais ce que fut sa vie jusque-là et ce qu'elle pourrait être, à comprendre notamment que son crime fut une libération pour lui. Sa fuite le conduit à une fazenda dirigée par une femme, Victoria. Il devient garçon de ferme, cède aux avances d'une jeune veuve, Ermelinda, et continue de réapprendre le monde.

Martin, un meurtrier en fuite, commence à comprendre que son crime fut une libération pour lui...
13,00 €
La petite gare
Gallimard
«Vassia ! cria-t-elle, en regardant d'un œil absent les voyageurs qui se détournèrent. Vassia ! embrasse-moi...- Ben quoi...» fit-il tout bas. Il se rejeta en arrière d'un air excédé, puis se pencha sur la petite. Il se redressa bien vite, à croire qu'il avait achevé un pénible travail et bondit sur le marchepied. La jeune fille poussa un léger cri, mordit sa lèvre tremblante, se couvrit le visage de ses mains et les laissa retomber aussitôt.
10,50 €
Le fidèle Berger
Gallimard
Le brigadier Berger, du train des équipages, matricule 2404, est pris dans la tourmente de 1940. Fait prisonnier, astreint à de terribles marches forcées, il devient fou. Passé et présent s'entrechoquent en lui et il n'y comprend plus rien. Mais pour cet homme loyal et fidèle, la pire folie n'est-elle pas celle du monde réel, l'armée vaincue, dispersée, la France occupée ? Sa folie à lui n'est que fidélité au passé.
10,00 €
Absalon ! Absalon !
Gallimard
«Absalon, Absalon ! est tout d'abord l'histoire de Thomas Sutpen et de sa descendance - l'histoire de son dessein : créer une plantation et y établir une dynastie pérenne, en sorte que ne puisse se reproduire la scène où s'origine ce dessein, lorsque le petit garçon qu'il était fut empêché par un esclave noir de franchir la porte d'entrée de la maison du planteur où son père l'avait envoyé porter un message. Cette porte-miroir lui renvoie, précisément parce qu'elle est barrée, l'image de son impuissance et de sa précarité de pauvre Blanc dans une société où pouvoir, prestige et loisir appartiennent à la classe des planteurs.»François Pitavy.

Avec la collaboration de Ch.-P. Vorce. Nouvelle édition en 2000
14,00 €
Refuges
Gallimard
Léon-Paul Fargue est de ceux qui préfèrent errer plutôt que s'enfermer. Refusant les écoles et les cercles, il choisit les cafés de Montmartre et de Montparnasse, où se croisent, au début du XXᵉ siècle, artistes, poètes et rêveurs. Dans Refuges, Fargue nous entraîne dans un Paris disparu : celui des chambres d'étudiants, des guinguettes, des nuits sans fin et des amitiés fulgurantes. Un monde populaire, vivant, misérable parfois et profondément humain. "Piéton de Paris", comme il se surnommait lui-même, l'auteur marche, observe, s'imprègne. Il dessine une ville intime, fragile, menacée par les transformations modernes qui effacent peu à peu ses anciens repères. Entre poésie et nostalgie, Refuges est une invitation à découvrir Paris autrement : comme un territoire secret, fait de lieux cachés... et de souvenirs prêts à disparaître.
10,00 €
La Tête vide
Gallimard
«D'un côté, on voit un mari cocu, bafoué, grugé qui, sachant qu'il avait épousé une femme indigne et très inférieure à son milieu, essayait malgré tout de maintenir debout son ménage, en reportant son affection sur ses enfants.De l'autre, un mari toujours cocu, sans doute, mais qui ne l'a pas volé ; un mari jaloux, grippe-sou, tyrannique, brutal, sans aucune moralité, cynique (et dans le sens le plus péjoratif qui soit) ; bref, un mari impossible et pour lequel on ne peut avoir que mépris.Entre ces deux portraits, si dissemblables, où est donc le véritable Barcenas ?»
8,50 €
Le Nègre
Gallimard
«Il est celui qui ne pense à rien parce qu'il n'a rien à penser. Il est celui qui aime le sommeil une fois pour toutes et qui aime mordre la nuit et l'écraser. Il est aussi celui qui marche seul dans l'ombre et le silence.Il avance. Ses pas frappent la terre. Il n'y a plus pour lui que le froid et le chaud, la pluie et le vent. Rien d'autre. La terre tourne. Il avance dans l'air fluide, dans la lumière rose du matin et du soir. Rien d'autre. Qui l'étonne ?Il est né dans un pays où les fleuves ont des milliers de kilomètres, où l'eau roule des cailloux gros comme des têtes, où les orages durent plusieurs semaines, où les lacs qui ont la forme des yeux sont féroces comme les mers, où les nuages sont plus lourds encore que la chaleur, où le feu se propage à la vitesse d'une locomotive.»

Nouvelle édition
7,45 €
Monsieur Godeau intime
Gallimard
«Aucune des femmes qui l'avaient tenu dans leurs bras ne lui avait donné plus douce et plus violente, plus entière jouissance de soi-même que celle-ci agenouillée toujours à la même distance, ou assise à deux pas de lui sur sa chaise légère de roseau. M. Godeau qui avait toujours eu peur de perdre son temps auprès de Véronique, parce qu'il ne soupçonnait pas le plaisir qu'elle lui donnerait avant le soir, finissait toujours par reconnaître qu'elle lui avait donné à la fin un plaisir aigu, vif, rare et qu'il n'y avait qu'avec elle que le temps ne fût pas perdu, puisqu'elle en faisait une sorte d'éternité.»
11,00 €
L'Arche de Noé
Gallimard
«Noé n'avait pas attendu le déluge pour construire son arche ; il l'établit avec tant de soin et de ruses que la pluie évitait son voisinage comme si contre elle il n'y avait absolument rien à faire ni même à tenter.Les bêtes désignées pour figurer dans le vaisseau de Noé arrivaient deux à deux et parfois de très loin. Et les couples heureux d'avoir évité la grande mouillure se disaient en montant les degrés de l'Arche : "Et maintenant, vive l'Inconnu"»
8,50 €
Terres étrangères
Gallimard
«Vous vous rappelez ces années inquiètes - c'était l'époque de Dada - où tant de jeunes écrivains se trouvaient partagés entre le défi, le jeu et la détresse. Cette époque, nous étions assez lucides pour la juger, assez faibles pour en souffrir. Un jour, je pris la fuite ; je regagnai le village où chaque année me ramenaient les vacances, qui étaient mon vrai décor, et plus qu'un décor. Là, dans un grenier, la fenêtre ouverte sur la vallée où s'achevait la fenaison, j'écrivis Terres étrangères. Cela naquit et se développa comme un chant, sans calcul ni grande ambition. Ce que je pouvais y mettre, je m'en rendais mal compte ; je le vois mieux aujourd'hui. J'y mettais ce qu'un jeune écrivain, s'il est sincère, confie à sa première œuvre : son trouble, ses appels, sa fable intime - cette fable tout ensemble exaspérée et chaste. (...) Le garçon de vingt-trois ans qui écrivait ce récit n'est point pour moi un étranger.»Marcel Arland (1923).
6,05 €
Au-delà de l'absence
Gallimard
Voici la suite de La mort de la bien-aimée. Marc Bernard, marié à Else depuis trente et un ans, l'avait vue tomber malade et puis mourir. Chacun d'eux savait que la mort ne laissait à leur couple, extraordinairement uni, qu'un mince délai durant lequel l'auteur devait se consacrer à l'apprentissage de la séparation sans recours et de la solitude.«Depuis la mort d'Else je n'ai pas touché une femme.» Ainsi commence le présent livre au cours duquel Marc Bernard, mutilé par le départ de celle qu'il aimait, essaie de continuer à vivre seul, à Cala d'Or, dans l'île de Majorque. Il y entretient avec la disparue un merveilleux rapport de passion. Il retrouve Else partout et toujours, brassant leur passé de bonheur, leur entente, les silences qui les rapprochaient dans la vie et que la mort a pu transfigurer.
7,50 €
Le Parjure
Gallimard
"Il s'agit d'un fragment de la vie d'un homme [...] qui n'est pas sans ressembler à l'Ulrich de Musil, d'abord parce qu'il a, comme celui-ci, un père chargé d'années, d'honneurs, de sciences, un professeur qui a réussi sa carrière et qui reproche, au contraire, à son fils, de n'être qu'un "petit romantique" et de "n'avoir pas trouvé sa voie" : encore l'"homme sans qualités" opposé à l'"homme à qualités", c'est-à-dire à ce malheureux héros moderne qui ne peut suivre la voie tracée par son père parce que celle-ci est devenue purement formelle, vide, et qu'aucune autre voie ne semble se présenter à lui. Ulrich, ici, s'appelle Stéphane Chalier ; il est professeur de littérature ; il a décidé, un beau jour, d'aller en Amérique écrire une thèse sur Hölderlin. [...] S'agit-il donc d'une variation sur le thème de Robinson, ou de la révolte contre la Société organisée, ou sur la déchéance de l'individu à la Beckett ? Il y a bien quelque chose de tout cela, mais l'essentiel est ailleurs, et se dérobe. Comment le faire sentir ? L'essentiel est peut-être une lumière à la fois mystérieuse et certaine projetée sur les choses les plus réelles et les plus quotidiennes (villages, feux de bois, montagnes, animaux, corps et pensées), sur la détresse, sur l'égarement, sur l'angoisse, sur l'horreur même ; une lumière qui les transfigure sans les arracher au monde, qui les rend inoubliables." Philippe Jaccottet.
8,00 €
L'invitation chez les Stirl
Gallimard
"La maison était vieille, peu entretenue, avec des complications imprévues, des additions, des pièces vouées à l'oubli. Çà et là des petits escaliers désaffectés montaient vers des destinations inconnues." Invité chez les Stirl, Olivier Lérins débarque un beau matin à Barcos-les-Bains, station thermale du pays Basque. Mme Stirl est une femme trépidante mais inquiète, M. Stirl est architecte et malade chronique. Dès le début de son séjour, Olivier est déçu. Enfermés dans une grande villa mystérieuse au nombre de pièces infini, ces trois êtres se cherchent, s'évitent, rusent les uns avec les autres, dessinant dans les couloirs et escaliers un ballet fantasque d'"amitié". Quel sort les attend ?
10,00 €
L'eau vive. L'eau vive, I : Rondeur des jours
Gallimard
"La civilisation a voulu nous persuader que nous allons vers quelque chose, un but lointain. Nous avons oublié que notre seul but, c'est vivre et que vivre nous le faisons chaque jour et tous les jours et qu'à toutes les heures de la journée nous atteignons notre but véritable si nous vivons. Tous les gens civilisés se représentent le jour comme commençant à l'aube ou un peu après, ou longtemps après, enfin à une heure fixée par le début de leur travail ; qu'il s'allonge à travers leur travail, pendant ce qu'ils appellent "toute la journée" ; puis qu'il finit quand ils ferment les paupières. Ce sont ceux-là qui disent : les jours sont longs. Non, les jours sont ronds." Pour beaucoup, le jour trace une ligne droite, pareil à un trajet à parcourir. Jean Giono, lui, nous invite à y trouver de doux et éternels ronds, miroirs de l'infini. Ainsi, et avec lui, nous goûtons chaque instant : les lueurs d'une aube provençale, le lent ballet des moutons menés par un berger, l'émotion du fruit cueilli. Grands textes de l'attachement viscéral d'un homme à sa terre, ces Jours sont faits de tendresse et de révolte, de poésie et de drôlerie.
10,50 €
Un si funeste désir
Gallimard
Ce recueil comprend des digressions sur des esprits aussi divers et apparemment opposés que le sont Barbey d'Aurevilly, Gide, Georges Bataille, Brice Parain et Maurice Blanchot : c'est à dessein que ce recueil d'essais débute par un commentaire sur Le Gai Savoir et se termine par une étude sur la «parodie» chez Nietzsche. Un thème fondamental parcourt ces digressions : l'aller et venir, les hauts et les bas de l'existence à travers le langage.«Se peut-il qu'il y ait chez ces malheureuses un si funeste désir de lumière ?» s'écrie Énée aux Enfers à la vue des âmes purifiées qui se pressent au bord du Léthé, pour y boire l'oubli de leur purification afin de remonter à la lumière terrestre dans un nouveau corps corruptible, vers de nouvelles souillures. On aperçoit combien ce mot de Virgile s'applique à ces esprits qui n'ont de cesse de se corrompre par de nouvelles œuvres, poursuivant une nouvelle signification, fût-ce celle du non-sens même.
9,50 €
Olga ma vache - Les Campements - Confessions d'un fumeur de tabac français
Gallimard
Roland Dubillard, de son inimitable démarche d'humoriste lugubre, de funambule métaphysique, explore, dans ce livre, le domaine de la nouvelle.Olga ma vache est l'histoire de la violente passion qu'un ruminant inspire à son propriétaire. Cet étrange amour plonge cet homme dans les situations les plus invraisemblables qui sont vécues avec une intensité et une fantaisie désespérées.Un long monologue poétique, Les Campements, célèbre l'instable, les harmonies passagères, la destruction permanente, l'absurde.Enfin Confessions d'un fumeur de tabac français, journal de la dérision d'une désintoxication ratée, sert de prétexte à parler avec légèreté de l'écriture, de l'amour qui se consume, de l'inconsistance de la vie qui passe.Dans ces nouvelles, comme dans son œuvre théâtrale, on entend la voix de Dubillard, une voix comique, au sens le plus fort.
9,00 €
Le précepteur
Gallimard
"J'ai beaucoup de mal à me revoir dans cet emploi de précepteur, fort précaire, au foyer d'un marchand de voitures, boulevard Jourdan, vers 1938. Peu d'argent, peu d'amis dans Paris, et l'instabilité générale (qui n'épargnait pas le marché automobile), la glissade vers la guerre. Cela encore - l'inquiétude, un certain comique des mauvaises surprises - je parviens à le ressaisir. Ce que je retrouve très difficilement, par contre, c'est l'essentiel du Précepteur : la joie qui m'a permis d'écrire ce livre, l'élan qui me faisait alors traverser les difficultés comme des cerceaux de papier. Un clown ? Quelqu'un d'assez risible par moments, un étourdi, un rêveur éveillé, horriblement craintif et avide à la fois. Il est naturel que l'un des trois récits dont se compose le livre ait trait aux années de collège. Le précepteur des enfants Chavanet est resté, par bien des traits, l'adolescent exalté qu'il était dans mon premier livre (Le seau à charbon). Les notes éparses sur lesquelles s'achève Le précepteur sont les témoins d'une joie, d'une légèreté, par moments intenable : il fallait l'user, la malmener, la perdre, arriver enfin au désert." Henri Thomas.
7,50 €
L'Homme à cheval
Gallimard
«Jaime Torrijos était lieutenant dans le régiment de cavalerie d'Agreda, qui tenait alors garnison à Cochabamba. Il était admiré et aimé des officiers et des soldats parce qu'il y avait dans son corps une force et une audace extraordinaires. Il était aimé des femmes pour la même raison.Quand je le connus, sa renommée commençait à se répandre hors du régiment et de la ville. Il en jouissait insoucieusement. J'étais guitariste et je m'attachai à Jaime qui me voulait dans ses orgies. Il manquait toujours d'argent à cause des cartes et de l'amour...»
10,00 €
Pastiches et mélanges
Gallimard
«Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. Tout ce qui, semblait-il, les remplissait pour les autres, et que nous écartions comme un obstacle vulgaire à un plaisir divin : le jeu pour lequel un ami venait nous chercher au passage le plus intéressant, l'abeille ou le rayon de soleil gênants qui nous forçaient à lever les yeux de la page ou à changer de place, les provisions de goûter qu'on nous avait fait emporter et que nous laissions à côté de nous sur le banc, sans y toucher, tandis que, au-dessus de notre tête, le soleil diminuait de force dans le ciel bleu, le dîner pour lequel il avait fallu rentrer et pendant lequel nous ne pensions qu'à monter finir, tout de suite après, le chapitre interrompu, tout cela, dont la lecture aurait dû nous empêcher de percevoir autre chose que l'importunité, elle en gravait au contraire en nous un souvenir tellement doux (tellement plus précieux à notre jugement actuel que ce que nous lisions alors avec amour) que, s'il nous arrive encore aujourd'hui de feuilleter ces livres d'autrefois, ce n'est plus que comme les seuls calendriers que nous ayons gardés des jours enfuis, et avec l'espoir de voir reflétés sur leurs pages les demeures et les étangs qui n'existent plus.»
11,00 €
Thomas l'obscur
Gallimard
«Thomas demeura à lire dans sa chambre. Il était assis sur une chaise de velours, les mains jointes au-dessus de son front, les pouces appuyés contre la racine des cheveux, si absorbé qu'il ne faisait pas un mouvement lorsqu'on ouvrait la porte. Ceux qui entraient se penchaient sur son épaule et lisaient ces phrases : "Il descendit sur la plage : il voulait marcher. L'engourdissement gagnait après les parties superficielles les régions profondes du cœur. Encore quelques heures et il savait qu'il s'en irait doucement à un état incompréhensible sans jamais connaître le secret de sa métamorphose. Encore quelques instants et il éprouverait cette paix que donne la vie en se retirant, cette tranquillité de l'abandon au crime et à la mort. Il eut envie de s'étendre sur le sable : las et informe, il épiait le moment où allait paraître la première agonie de sa vie, un sentiment merveilleux qui doucement le délierait de ce qu'il y avait de raidi dans ses articulations et ses pensées. Il vit que tout en lui préparait le consentement : son corps commençait à se détendre ; ses mains ouvertes s'offraient au malheur ; ses yeux mi-fermés faisaient signe au destin."»

Nouvelle version
9,00 €
Le Parricide imaginaire
Gallimard
Longtemps après le meurtre, Juste commença de se parler à lui-même : «Ai-je voulu tuer ? Qui ai-je tué ? Qui ai-je voulu tuer ? » se demandait-il et il se répondait : «Peut-être n'ai-je voulu que disperser un cauchemar, en faisant du bruit ? [...] C'est le visage le plus aimé de moi, le seul visage de ma mère que j'ai cru atteindre. Je ne pouvais plus voir ma mère Agnès, contrefaite ainsi par le mal et par le malheur, sans la tuer ou mourir, et comme je savais que je lui aurais fait plus de mal en me tuant qu'en la tuant, en ne me tuant pas et en la tuant [...], n'était-ce qu'à elle que je songeais ?».
7,80 €
Un mariage en province
Gallimard
«Un jeune homme riche et beau comme Onorato ne pouvait être intimidé par personne. Il voulait dire qu'elles ne lui plaisaient pas ; qu'il aimait les jeunes filles simples et modestes. Et personne ne l'était plus que moi.Depuis que je savais que c'était cela qu'il aimait, j'oubliais tous mes vieux griefs contre les habitudes patriarcales de notre maison ; j'avais l'impression d'avoir choisi moi-même ce genre de vie, de l'aimer.»
7,00 €
Auto-da-fé
Gallimard
"Le professeur Peter Kien, un homme long et maigre, savant sinologue [...], avait l'habitude de jeter un coup d'oeil aux devantures de toutes les librairies devant lesquelles il passait. Il trouvait presque plaisant de constater que la mauvaise graine et l'ivraie gagnaient chaque jour du terrain. Lui-même possédait la plus importante bibliothèque privée de cette grande ville. Et il en emportait toujours une parcelle sur lui. La passion qu'il éprouvait pour elle, la seule qu'il se permît dans sa vie sévère et studieuse, le contraignait à des mesures de prudence.". Un vieux savant sinologue, Peter Kien, vit retranché dans le silence de sa maison. Son unique compagnie est une immense bibliothèque composée de 25000 livres, dont il maîtrise chaque page, chaque ligne et chaque mot. Emmuré dans sa science et ses souvenirs, il vit ainsi, satisfait, loin de la réalité. Cet équilibre bascule cependant lorsqu'il se marie : le début d'une descente aux enfers, où se croisent des personnages plus incroyables les uns que les autres. Publié à l'aube du nazisme, ce premier roman sert de terrible parabole au combat entre individu et masse, esprit et existence. Tous les personnages qui s'y côtoient vivent reclus dans de folles chimères, dans leurs ritournelles intimes, qui les empêchent de se rencontrer. Elias Canetti manie dans ces pages un humour tragique évoquant le génie de Kafka.
16,50 €
Beau Masque
Gallimard
«Au printemps 195., au retour d'une longue croisière qui m'avait mené, au delà de Java et Bali, dans les archipels qui unissent les extrémités méridionales de l'Asie au continent australien, je m'étais installé, pour écrire le récit de mon voyage, dans un village de montagne, entre Savoie et Jura. La Grange-aux-Vents. Je me crus davantage à l'écart du monde et des batailles qui s'y livrent, que dans les îlots de l'océan Indien, d'où je revenais. Rien ne pouvait me faire pressentir le drame qui était en train de se nouer dans une vallée toute proche, qui devait éclater six mois plus tard, dont les échos allaient retentir dans le monde entier et à la Grange-aux-Vents, et qui fait l'objet de ce récit.».
11,00 €
L'insuccès de la fête
Gallimard
Lundi 14 février 1558. D'un côté, le duc de Guise [...], de l'autre le roi Henri II font savoir qu'ils assisteront au souper donné à l'Hôtel de Ville, le jeudi suivant. Le Prévôt des marchands et les Échevins de Paris s'avisent alors, non sans inquiétude, qu'ils n'avaient prévu qu'un banquet ordinaire. Pour ennoblir leur affaire en composant un décor, une comédie ou une poesye, ils font appel à Étienne Jodelle, poète, qui vient de faire représenter devant la Cour et l'Université sa Cléopâtre captive, la première tragédie française. [...]Jodelle accepte la proposition de la Ville.Il a vingt-six ans.Et quatre jours devant lui.
9,50 €
La Vocation suspendue
Gallimard
«D'après quoi établissez-vous qu'une vocation est authentique, puisqu'il n'y a pas, selon vous, si j'ai bien saisi votre pensée, il n'y a pas de voix qui, de là-haut, appelle celui qui croit entendre cette voix assez fortement pour lui obéir ? et comment l'Église qui, tout entière, s'est levée à l'appel de cette voix, et qui reçoit ceux qui obéissent à cet appel, peut-elle songer venir consulter un esprit qui estime que cet appel est illusoire, parce que cette voix jamais n'aurait appelé ? - Je ne discute pas la réalité du phénomène [...])"".
7,50 €
Le Musée noir
Gallimard
«Marceline Caïn : on eût dit qu'elle était mêlée de cendre, de sable et de sang. À quatorze ans, elle n'aimait rien ni personne qu'un gros lapin jaune orange, touffu, qu'elle appelait Souci. Tous les matins, en cette fin de printemps déjà brûlante, Marceline à peine vêtue et lavée courait

ouvrir la porte découpée dans le flanc de la caisse où l'on mettait à dormir Souci pendant la nuit. Et la douceur inaugurale par laquelle elle faisait commencer chaque jour de sa vie était de précipiter la tête et les deux bras à l'intérieur de cette caisse chaude, où les derniers relents de tabac disparaissaient sous une quantité d'effluves domestiques qui, tous ensemble, font la véritable odeur de lapin...»
11,00 €
Faubourgs de Paris
Gallimard
Déroulant le fil de son enfance et de sa jeunesse, depuis les années précédant la Grande Guerre, Eugène Dabit nous fait visiter les faubourgs de Paris, du temps des jardinets entourés de grillages, du funiculaire de Belleville, du temps des artisans et des marchands de lacets place des Fêtes.
8,50 €
Locus Solus
Gallimard
Martial Canterel fait visiter sa somptueuse propriété Locus Solus à quelques-uns de ses amis. Au cours d'une longue promenade, qui pourrait évoquer une sorte d'itinéraire initiatique, l'illustre savant (figure accomplie de l'écrivain, de l'artiste, ou plus exactement du génie selon Roussel ) propose en sept étapes à l'admiration de ses amis chacune des sept merveilles de ce monde qu'il a conçue, créée et enfermée dans son parc. Publié en 1914, Locus Solus n'a rien perdu de son caractère magique et légendaire.
10,00 €
Milieu de siècle
Gallimard
Des personnages historiques, des Américains célèbres et des personnages imaginaires se croisent ou se suivent ici, et le récit de toutes ces vies finit par composer, suivant un procédé dans lequel Dos Passos excelle, le roman du milieu de siècle. Manchettes, entrefilets de journaux, extraits d'articles et slogans restituent le bruit de fond de l'époque. Les souvenirs de Blackie Bowman, vieil anarchiste agonisant, rappelle les illusions de la jeunesse. Le leitmotiv des Notes de l'enquêteur suggère enfin cette «morale» de l'histoire : les lois faites pour assurer le bien-être matériel diminuent à tel point la liberté qu'elles vont jusqu'à réduire les plus doués à la pire des misères.
15,00 €
Conversions
Gallimard
Au cours d'une soirée donnée par un Américain millionnaire et érudit, le narrateur des Conversions gagne une herminette. («Erminette ou herminette, s.f. Espèce de hache à tranchant lunaire pour planer et doler le bois. Étym. Hermine, parce qu'on a comparé la partie recourbée de l'erminette au museau de l'hermine.» Littré.) Détenteur de cet objet insolite, le narrateur se découvrira un jour légataire d'une fortune fabuleuse... Mais il lui faut au préalable élucider trois énigmes gravées sur le manche de la hache. D'un mot à l'autre sa quête le conduit à travers le monde. Elle se solde par un échec, mais elle se matérialise en un livre d'une rare allégresse où Harry Mathews déploie un humour vertigineux.

Nouvelle édition revue par l'auteur en 1989
7,80 €
Au bal avec Marcel Proust
Gallimard
«Marcel Proust vint s'asseoir au bal en face de moi, sur une petite chaise dorée, livide et barbu, avec sa pelisse de fourrure, son visage de douleur et ses yeux qui voyaient la nuit. Il a essayé de me parler, j'ai tâché de ne pas l'entendre, je l'ai fui. Pouvait-il comprendre pourquoi je voulais m'éloigner de lui à toute force ? C'était parce qu'il réveillait en moi la peur de l'indicible. Il avait les clés du monde où je ne voulais pas le suivre ce soir-là, où il m'a entraînée depuis.» De tous les livres écrits par les amis de Proust, celui-ci est sans doute le plus joli, le plus sensible. À côté de l'écrivain revivent Emmanuel et Antoine Bibesco, ainsi que Bertrand de Fénelon, auxquels il était lié par une indestructible amitié.
8,50 €
Le sentiment géographique
Gallimard
«Écrire comme on tâtonne, frissonne, entrer par effraction dans la nuit de la langue, pressentir un espace, des sites à reconnaître de mémoire, c'est cela le sentiment géographique, sentiment que toute rêverie apporte sa terre, ici celle du Forez, basse plaine entre Roanne et Saint-Étienne, basse prose qui s'élabore à partir des trois premières pages de L'Astrée, roman dix-septième siècle d'Honoré d'Urfé, premier berger (j'allais dire écrivain) à s'engourdir de son troupeau (ne compte-t-on pas les moutons pour s'endormir ?), à se couvrir de sa laine pour accéder au sommeil levant d'une fable dont l'herbe pousse, l'eau déborde (le rut des ruisseaux qui s'accélèrent),

histoire de nous-même lisant, marchant, ruminant notre lecture dans un pays aussi un livre, région intime qu'écornent les pierres, le soupçon divagant d'un horizon reporté perpétuel à la phrase prochaine.» Michel Chaillou.
7,80 €
L'Archéologue
Gallimard
Combien de temps l'archéologue a-t-il encore à vivre ? Étendu sur la terrasse, face au Nil, il parle. Il parle de lui-même, de la vie, de la mort, de quelques personnages qui ont traversé sa vie aux quatre coins des vieux continents où il a travaillé à reconstruire les temples séculaires : un vieux Nubien, un conteur cambodgien, un musicien allemand à Bali, une femme, jadis, près d'une église romane. Il parle de musique aussi : celle d'Orient, celle d'Occident, celles d'autrefois dont les lignes doublent celles des architectures et dont les vibrations lui font pénétrer des mondes révolus ou lointains.Car l'archéologue réunit en lui-même tout l'espace des continents et tout le temps des civilisations : et mieux que personne il sait que, comme lui-même, elles sont mortelles. Mais de qui parle-t-il : de lui, ou d'elles ?
8,50 €
Monsieur Croche et autres écrits
Gallimard
Indépendant et incisif, parfois sarcastique, toujours provocant, Debussy a exercé le métier de critique avec une grande liberté. En exprimant des jugements sur les compositeurs de son temps et sur ceux du passé, il révèle quelles sont les œuvres qui ont nourri sa

propre sensibilité. Il nous dit pourquoi il n'aime pas Gluck, Berlioz, Saint-Saëns, les véristes italiens. Sur Beethoven , Wagner, Richard Strauss il donne des impressions très nuancées. Mais il est presque inconditionnel en faveur de Rameau, Weber, Moussorgsky. Quant à l'enseignement du Conservatoire, au répertoire des théâtres lyriques, à la culture de masse, au nationalisme artistique, Debussy

avance des opinions dont le ton indépendant a choqué à l'époque et qui restent d'une singulière actualité.

Édition complète de l'œuvre critique de Debussy

Nouvelle édition revue et augmentée en 1987
13,50 €
Le dieu scorpion
Gallimard
William Golding a choisi de transporter le lecteur dans un passé légendaire où son imagination joue en toute liberté : il se sert de la relativité historique pour montrer la pérennité du cœur humain. Un Pharaon arrive au bout de son destin (Le Dieu scorpion). Un homme préhistorique, Crac-Crac, ainsi surnommé parce qu'il a une cheville déboîtée qui produit un double claquement, retrouve sa dignité grâce à une femme. Un empereur romain récompense un génial inventeur, l'envoyé extraordinaire, qui lui propose plusieurs inventions dont celle de la machine à vapeur et de l'imprimerie. L'empereur lui préfère celle de la cocotte-minute...
8,00 €
Arcana - vol. 03/3
Drakoo
Un final en ombres et en dragon !

Fauna et Flora fraîchement élues Arcanes Majeures, entament leur tournée de présentation dans les quatre royaumes des Arcanes Mineurs.

Alors que Fauna est adulée par la foule, il n'en est pas de même pour sa soeur. La brutale ascension de Flora en tant que nouvelle Mort est vivement critiquée, d'autant qu'elle n'arrive pas activer ses nouveaux pouvoirs.

Flora décide alors de suivre les traces d'une ancienne Arcane de la Mort et de partir affronter, seule, la terrible île des Sept Sommets, dont personne ne revient indemne.

De son côté Fauna se met en quête de découvrir l'identité de leurs parents originels, tout en prenant ses nouvelles fonctions de Grande Prêtresse. Ses recherches vont vite l'amener à découvrir qu'Alixor Bavaroise, sa prédécesseure, cachait un grand nombre de secrets !

Flora arrivera t'elle à survivre aux éléments et à trouver ses pouvoirs, avant le mariage de la Lune et de la Tour ?

Les surprenantes découvertes de Fauna vont elles chambouler l'avenir des deux soeurs ?

Le final de la série promet de nombreux rebondissement !
24,90 €
Arcana - vol. 02/3
Drakoo
21 épreuves, des pouvoirs, et des plantes carnivores.

La première année au Coven du Tarot n'a pas été de tout repos pour Flora et Fauna. Après avoir découvert leur parenté et affronté plusieurs créatures, elles ont assisté à la grande attaque qui a mis fin aux jours de la Grande Prêtresse.

Flora est toujours la seule apprentie de l'arcane de la Mort et Fauna est appelée avec le reste des apprentis et élus de la Grande Prêtresse à participer au célèbre parcours des 21 portes, afin d'élire sa successeure.

Accompagnée de Flora, elle va devoir traverser les épreuves proposées par chaque Arcane Majeur.

De l'Ermite, la Mort, ou encore la Tour, Fauna et Flora vont devoir affronter leurs plus grandes peurs et réveiller leurs potentiels.
16,90 €
Arcana - vol. 01/3
Drakoo
Deux soeurs, des oracles, des Arcanes Majeurs, une terrible prophétie.

Fauna vit sur l'île de Bâtons et Flora sur l'île d'Épées.

Elles ont quinze ans et des tempéraments bien différents. Ces deux jumelles qui ignorent tout l'une de l'autre sont nommées pour intégrer les brigades des Arcanes Majeurs au Coven du Tarot.

Envoyées sur l'île d'Arcana pour suivre leur apprentissage, elles réalisent leur parenté. Mais rien ne va : en plus d'être traquées par d'inquiétantes créatures, une terrible prophétie plane au-dessus d'elles...
9,90 €
Un pays de fantômes
Pocket
Fantasy en Anarchie

Poussé par une industrie florissante et une politique expansionniste, l'empire borolien se tourne cette fois vers les Cerracs, un territoire montagneux composé d'une poignée de villes et de villages ; une simple formalité.

Journaliste en disgrâce, Dimos Horacki signe désormais des papiers ronflants dans une gazette de la capitale. Mais voilà que son employeur l'envoie au front écrire un article élogieux sur un général en vue de l'armée impériale.

Sur place, Dimos découvre la réalité de l'expansion coloniale, et surtout, il met un visage sur leurs mystérieux ennemis, les anarchistes de Hron, qui défendent non pas leurs possessions, mais leur mode de vie et leur indépendance. Et tandis que la guerre fait rage autour de lui, que ses pas le portent de ferme en village jusqu'à la cité-refuge de Hronople, le reporteur voit peu à peu ses convictions voler en éclats.
8,70 €
L'Arcane des épées - Intégrale 2
Pocket
Nouveaux habits de sombre lumière pour un classique de dark fantasy qui a inspiré *Le Trône de fer* de George R.R. Martin

Sur le Trône du Dragon siège depuis cinq cents ans le Souverain des nations humaines.

Quelques humains, réunis dans la Ligue du Parchemin clandestine, n'oublient pas la prophétie : celui qui rassemblera les Trois Épées – Peine, Minneyar, Épine – gagnera le pouvoir sur le monde.

Élias, le nouveau roi, sous l'emprise de son conseiller Pryrates, se voit remettre Peine, l'épée grise, au cours d'une cérémonie magique. Aussitôt la sécheresse et la peste s'abattent sur le royaume...

L'intégrale 2 regroupe : *La Maison de l'ancêtre* , *La Pierre de l'adieu* et *Le Livre du Nécromant.*
16,90 €
L'Arcane des épées - Intégrale 3
Pocket
Nouveaux habits de sombre lumière pour un classique de dark fantasy qui a inspiré *Le Trône de fer* de George R.R. Martin

Au château du Hayolt, le pouvoir a glissé entre les mains d'Ineluki, le Roi de l'orage, et du Prêtre Rouge, son âme damnée. Le Roi souverain Elias n'est plus qu'une marionnette qu'ils manipulent.

Tandis que les événements se précipitent et que le siège du Hayholt, forteresse réputée imprenable, s'annonce, Simon sait qu'il lui faudra percer le secret des épées magiques. Ou que mourra avec lui tout espoir de sauver la Terre d'Osten Ard.

L'Intégrale 3 regroupe : *Le Cri de Camaris* , *L'Ombre de la roue* et *La Tour de l'ange vert.*
16,90 €
L'Arcane des épées - Intégrale 1
Pocket
Nouveaux habits de sombre lumière pour un classique de dark fantasy qui a inspiré Le Trône de fer de George R.R. Martin

Un mystère plane sur le grand château du Haywolt, l'ancienne forteresse des immortels Sithis. Le roi Jean, tueur du dragon Shurakai et souverain de toutes les nations humaines, est à l'agonie. Bientôt son fils aîné, le prince Élias, ira siéger sur le Trône du Dragon.

Des complots se trament dans l'ombre. La mort du roi Jean est très attendue. Elle pourrait libérer un terrible maléfice que seul un petit groupe, la Ligue du Parchemin, a pressenti.

Simon, jeune orphelin et apprenti d'un mage de la Ligue, devra jouer un rôle essentiel dont il n'a aucune idée...

L'intégrale 1 regroupe : *Le Roi de l'Orage* et *Le Trône du Dragon.*
14,90 €
La mythologie viking
Pocket
La légende raconte qu'il existerait neuf mondes, reliés par Yggdrasil, le frêne puissant et parfait. C'est là le théâtre des aventures d'Odin, le plus grand et ancien dieu, Père de tout ; de son fils aîné Thor, fort et tumultueux, armé de Mjollnir, son légendaire marteau ; et de Loki, séduisant, rusé et manipulateur inégalable. Dieux trop humains, parfois sages, souvent impétueux, quelquefois tricheurs, ils guerroient, se défient et se trahissent. Jusqu'à Ragnarok, la fin de toutes choses.

Voici leur histoire, rapportée par Neil Gaiman, le plus grand des conteurs.

« Une passionnante synthèse des légendes nordiques. Érudit et sincère, voici un ouvrage que tous les férus de contes et légendes se doivent de posséder. » Just A Word

« S'appuyant sur des textes historiques, Gaiman s'invente en barde, nous contant les grandes sagas qui ont créé le monde viking. Un vrai plaisir. » Un dernier livre avant la fin du monde
8,70 €