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Résultats de recherche pour 'Arc' (6424)

Au bout du rouleau
Gallimard
Être capitaine à bord du vapeur-navette Sofala, non, ce n'était vraiment pas une vie aventureuse pour Harry Whalley le risque-tout. C'est pour sa fille qu'il en était arrivé à faire cette monotone tournée de colporteur du sud au nord du Détroit, puis du nord au sud. Après cinquante ans de navigation, dont quarante en Extrême-Orient ! Mais pourquoi diable le capitaine Whalley ne regardait-il plus la mer ?

Notice de Jean-Pierre Vernier
9,50 €
L'enfant brulé
Gallimard
On enterre une femme à deux heures... C'est par ces mots que commence L'enfant brûlé, le chef-d'œuvre de Stig Dagerman, qui date de 1948. En effet, la mère est morte, laissant un mari et un fils de vingt ans. Qui était-elle, qu'était-elle en dehors de cette rumeur quotidienne dont elle remplissait la maison ? Trop tard pour le savoir. Désormais, son absence va prendre un poids que n'avait pas sa présence, suscitant entre père et fils d'étranges rapports faits de questions tacites, de suspicion mutuelle, de jalousie et de haine, mais aussi d'amour. Lire Dagerman - ce Rimbaud du Nord qui mit fin à ses jours en 1954, alors qu'il n'avait que trente et un ans et que, depuis longtemps, il se taisait - c'est lire un écrivain majeur, l'un de ces auteurs dont la voix a la vertu de raccourcir à la seconde les distances entre lecteur et auteur, instaurant entre eux les liens de complicité les plus étroits, commandant un irrésistible

mouvement de sympathie. Ardent et précis à la fois, l'écrivain jette ses filets au plus profond de nous-mêmes, ramenant à la surface nos secrets les plus troubles et les moins avouables. Tandis que, sur fond de rues enneigées, d'archipels lisses et de soleils froids , des personnages ravagés de passion se dressent, à jamais inoubliables, comme dans un film qui serait le plus beau film d'Ingmar Bergman, ce compatriote de Dagerman, «l'enfant brûlé».
13,00 €
Héliogabale ou l'anarchiste couronné
Gallimard
«Voici le livre le plus violent de la littérature contemporaine, je veux dire d'une violence belle et régénératrice.Héliogabale, né sur un berceau de sperme, mort sur un oreiller de sang, est un noir héros de notre monde. Sa légende est faite de perversité et d'exécration. El Gabal, "Celui de la Montagne", est non seulement l'empereur dépravé de la Rome pourrissante du Troisième Siècle, livré aux vices et à la folie, mais aussi le premier héros infernal de cette rencontre avec l'Orient, dont Apollonius de Tyane fut l'Archange. Incarnation du mythe hermaphrodite, adorateur du Soleil et de la pierre noire Élagabale, il a vécu jusqu'à l'extrême le drame de l'affrontement entre le monde gréco-latin et la Barbarie. Il s'agit bien ici d'un texte initiatique : prêtre païen et empereur de Rome à l'âge de quatorze ans, Héliogabale annonce à la fois le rite solaire des Tarahumaras, et le sacrifice de Van Gogh le Suicidé de la société, puis la descente aux Enfers d'Artaud le Mômo. Héliogabale est l'Anarchiste, avant d'être l'Alchimiste couronné.Ce livre envoûtant, le plus construit et le plus documenté des écrits d'Antonin Artaud, est aussi le plus imaginaire.Qui n'a pas lu Héliogabale n'a pas touché le fond même de notre littérature sauvage.»J.M.G. Le Clézio.
9,00 €
Des villes et des femmes/Paris mis à nu
Gallimard
"Rome est une ville que les femmes aiment. Cela se voit immédiatement dans les rues. Elles ont la démarche à la fois nonchalante et pressée, elles sont fières et pourtant indulgentes, elles sont sceptiques quant aux choses de l'amour et toutes données à leurs passions. Elles aiment la pierre sur laquelle elles appuient leur fausse faiblesse, et les monuments qui les entourent leur donnent de l'assurance. Elles savent que tout change et que rien ne passe." Avec Des villes et des femmes, Etel Adnan nous ouvre les portes d'un voyage méditatif. Barcelone, Beyrouth, Rome, parmi d'autres, se dévoilent au gré des chemins empruntés par des femmes. Chaque étape de ces déambulations sensibles se mue en une exploration intérieure, dialogue entre l'urbain et la sensation, examen minutieux des vies alentour.Paris mis à nu, aussi recueilli ici, prolonge cette flânerie, mêlant réalité et fiction dans une écriture empreinte d'impressions. L'oeuvre d'Etel Adnan, toujours poétique et philosophique, est un témoignage vibrant de la présence de l'artiste au monde. Ses mots transcendent frontières et genres pour offrir une réflexion délicate sur l'humanité.
13,00 €
L'ange et les pervers
Gallimard
"Il fallut seulement quelques gestes, la mode féminine actuelle prêtant à cette sorte de transformation. Le temps de remplacer sa jupe courte par un pantalon long, et Marion, fille de trente ans, redevint l'éphèbe éternel qu'elle était." Dans L'ange et les pervers, roman de 1930 d'une belle modernité, nous suivons le parcours de Marion Hervin de Valdeclare, un personnage intersexe. D'abord maintenu·e dans l'ignorance de sa particularité physique, iel se construit tant bien que mal et finit par s'enfuir à Paris. C'est alors sous deux identités différentes, de femme et d'homme, que Marion mène une double vie... Lucie Delarue-Mardrus offre un tableau d'une liberté littéraire remarquable en donnant voix à cet "ange" coupé en deux. Conte, roman d'apprentissage, journal, le livre brouille les frontières entre genres et formes narratives et propose une réflexion novatrice sur la féminité, anticipant le constructivisme du Deuxième sexe de Beauvoir.
12,50 €
La maison de liesse
Gallimard
Lily Bart, orpheline ruinée, cherche désespérément à faire un beau mariage pour assurer sa position sociale. Cependant, difficile de naviguer dans les courants traîtres d'un monde fondé sur les apparences. Tiraillée entre son éducation futile et ses idéaux de liberté, d'amour et de grandeur, Lily évolue jusqu'à l'inévitable au milieu des bals somptueux, des dîners extravagants. Détruite par le scandale, minée par des dilemmes moraux, elle devient le symbole d'une vie violentée. À sa sortie en 1905, ce grand roman de moeurs a suscité la controverse mais a rencontré un succès immédiat. Situé dans la haute société new-yorkaise du XIXᵉ, où seule compte la richesse affichée, La maison de liesse explore l'impact des normes sociales sur le destin des femmes. Dans cette nouvelle traduction, Edith Wharton est au sommet de son art, subtilement cynique et bouleversante.
15,00 €
Le cornet acoustique
Gallimard
Est-ce que les femmes dérangées dérangent ? Marion Leatherby, dont le loisir favori est le tricot de poils de chat, a quatre-vingt-dix-neuf ans et vit au Mexique chez son arrière-petit-fils. Presque sourde, elle est ravie du cornet acoustique que lui offre son amie Carmella. Grâce à lui, Marion découvre que sa famille complote pour se débarrasser d'elle... La voilà placée dans une maison de retraite où une tribu de dames habite d'étranges maisons aux formes d'igloos et de gâteaux d'anniversaire, sous le patronage du Docteur Gambit, un gourou tordu. Le regard d'une abbesse lubrique vient faire dérailler plus encore cette mécanique mal huilée. Sur les pas de Marion s'ouvre alors une quête surréaliste vers des univers en devinettes, des orgies psychédéliques et des escaliers vertigineux. Une recréation exubérante du monde que nous connaissons. Avec ce roman d'apprentissage à rebours, Leonora Carrington entraîne le lecteur dans une suite de péripéties déroutantes, dans les perfidies du monde et le cosmos. Grande farce noire, récit initiatique sur le temps qui passe et jumeau occulte d'Alice au pays des merveilles, Le cornet acoustique est un grand texte surréaliste, injustement oublié.
12,00 €
Les Enfants de la mer
Gallimard
De mémoire de vieux marin, aucun bateau n'avait essuyé pareille tempête. À bord du Narcisse, entre Bombay et l'Angleterre, sont réunis, sous les ordres du capitaine Allistoun et de son second Baker, le vieux Singleton, l'impétueux Craik, Donkin, un marin douteux, et James Wait, seul homme noir de l'équipage, dont on peine à savoir s'il est vraiment malade. Face à la mer monstrueuse, le temps semble s'être arrêté, l'ambiance est délétère. À court d'eau et de vivres, ils doivent composer avec les remous des coeurs blessés : pitié, compassion, peur, ressentiment et haine profonde traversent l'équipage, jusqu'à lui faire frôler la mutinerie. Dans ce roman de 1897, étude fascinante de personnages placés sous tension, Joseph Conrad dépeint toute la profondeur de l'âme humaine. La longue expérience de l'auteur dans la marine marchande et la finesse de sa plume font la richesse de ce grand roman d'aventures. Initialement connu sous le titre Le Nègre du "Narcisse", ce texte est publié par "L'Imaginaire" sous le titre Les Enfants de la mer. Un avertissement détaille les raisons de ce choix.
11,00 €
Le Fil
Gallimard
"Tu as craint longtemps que les baisers, même parcimonieux, que tu te résolvais toujours difficilement à leur donner, fussent des douceurs empoisonnées, ne continssent de la mort, une mort invisible que tu aurais inoculée sciemment." Alors que l'épidémie de sida fait des ravages, Christophe Bourdin apprend sa séropositivité. Il n'a pas encore trente ans. Étudiant en lettres, bientôt professeur, il est habité par le désir d'écrire. Dans le roman et les pages du journal, il raconte la crainte de la maladie, puis la maladie elle-même. L'auteur s'y donne tout entier, sans rien cacher. Le livre, l'un des premiers grands textes littéraires sur le sida, forme une prouesse d'écriture inouïe, dont la structure épouse le cours du temps. Celui des hypocondries, d'une vie qui bascule l'air de rien. Celui de l'agonie, racontée sans détourner le regard. Et le "temps du rêve", pourtant sans futur. Dans la veine d'Hervé Guibert, le texte est à la fois récit d'apprentissage, vision d'une souffrance qui arrache le coeur et souvenir d'une mémoire commune.
11,00 €
Ravages
Gallimard
Pensé comme un roman de formation et d'émancipation, l'ouvrage retrace l'itinéraire amoureux de Thérèse, l'alter ego de Violette Leduc, de l'adolescence à la maturité. Thérèse aime Isabelle, puis Cécile, puis Cécile et Marc, puis Marc. Jugé obscène, Ravages est censuré en 1955. Le livre paraît amputé des cent cinquante premières pages (Thérèse et Isabelle) et de plusieurs passages clés (les scènes du taxi, de la chambre d'hôtel et de l'avortement final). "C'est un assassinat" pour Violette Leduc. La censure déséquilibre l'ouvrage et en modifie la portée. Ravages est un roman mort-né. Aujourd'hui, pour la première fois, Thérèse et Isabelle retrouve Ravages. L'Imaginaire propose une édition hors-série annotée et augmentée des passages censurés, repérés à l'encre violette. L'occasion unique de redécouvrir le roman subtil et engagé d'une pionnière féministe.
23,00 €
Cléo de 5 à 7
Gallimard
CLÉO : J'en étais sûre. C'est grave, n'est-ce pas ? IRMA : Oui, c'est grave, mais il ne faut rien exagérer. Tirez encore une carte. Il faut réfléchir, il faut voir. Cléo tourne une carte. C'est le Squelette. Cléo, une chanteuse à qui l'on suspecte un cancer, appréhende les résultats de ses analyses médicales. Au cours d'une attente interminable, vécue minute après minute, l'héroïne déambule dans le Paris des années 60. De la rue de Rivoli au Dôme, de Vavin au parc Montsouris, Cléo considère le monde qui l'entoure d'un oeil nouveau. Tic, tac, une tension subtile et précise grandit peu à peu. On vit l'errance angoissée du personnage en temps faussement réel, de 5 à 7, jusqu'au verdict. Publié dans la collection "Blanche" en 1962, le scénario d'Agnès Varda va bien au-delà du document de travail. Poétique et fantasque, il interroge l'inexorabilité du temps qui passe. Illustré par des photogrammes restaurés d'un des films les plus célèbres de la Nouvelle Vague, le deuxième d'Agnès Varda, ce livre raconte l'histoire d'une époque libre et inquiète.
12,50 €
Vies antérieures suivi de Les trois coffrets
Gallimard
"C'est grâce à un nom de femme, aussi mystérieux que les lettres effacées d'un alphabet ancien, aussi difficile à retenir qu'une langue apprise et jamais parlée, que m'est revenu non le souvenir d'un rêve, mais le souvenir d'avoir rêvé."Gérard Macé réunit ici deux de ses ouvrages et compose ainsi un bel autoportrait, vu à travers mille vies.Le premier livre, Vies antérieures, nous porte à la rencontre de personnages célèbres et d'inconnus. L'occasion de s'arrêter un moment avec le scribe égyptien, le vitrier de Baudelaire, le poète persan Tarafa, Clérambault le maître déçu de Lacan, un Henri Michaux fantômatique ou Clelia Marchi qui écrivait sa vie sur un linceul...Les trois coffrets, ensuite, nous invite dans l'intimité de l'auteur. On y suit, entre prose et poésie, le destin d'une jeune femme morte à Rome et de Crepereia Tryphaena, la poupée sculptée retrouvée dans son sarcophage. Une aventure "archéologique" qui nous conduit à l'histoire d'un traumatisme, lié au père de "l'écrivain colporteur".
10,50 €
Les belles
Gallimard
"À Megara on met encore des oeillets au balcon, et les femmes portent des robes longues ; c'est pour cette raison que la simple vision d'une cheville fait littéralement trembler les jeunes gens. Mais ceci arrive rarement, car elles sont prudentes et surveillées ; et elles se surveillent elles-mêmes ; et s'il pleut, elles préfèrent rentrer à la maison avec l'ourlet de leur robe maculé de boue que d'avoir les bas mordus par des regards chauds comme des baisers."Admirables portraits de femmes prises aux pièges de l'amour, ces dix-huit nouvelles dessinent les contours de passions faites de promesses et de mélancolie. Avec les paysages lumineux de l'Italie en toile de fond, les femmes des Belles luttent pour échapper aux tragiques carcans de la famille, de la société, et de leurs amants, parfois au péril de leur vie.Dans cet ouvrage, Borgese, au sommet de la forme courte, célèbre les beaux alibis du coeur et l'universalité du mal d'aimer.
10,50 €
Monsieur Vénus
Gallimard
"Soudain, elle se jeta sur lui, le coucha à ses pieds avant qu'il ait eu le temps de lutter, puis prenant son cou que le veston de molleton blanc laissait décolleté, elle lui enfonça ses ongles dans les chairs.- Je suis jaloux ! rugit-elle affolée. As-tu compris à présent ?...Jacques ne bougeait pas, il avait posé ses deux poings crispés, dont il ne voulait pas se servir, sur ses yeux humides. En sentant qu'elle lui faisait mal, les nerfs de Raoule se détendirent.- Tu dois t'apercevoir, dit-elle ironiquement, que je n'ai pas, comme toi, des mains de fleuriste et que, de nous deux, le plus homme c'est toujours moi ?"Raoule de Vénérande, jeune femme noble, rejette les valeurs de la société, refuse toute forme de domination et vit au masculin. Elle tombe amoureuse d'un jeune fleuriste et fait de lui sa "maîtresse". Narcissique, violente, elle le soumet et l'entretient, dans une passion à rebours des normes de son temps.En attribuant les moeurs et codes masculins du XIXᵉ siècle à son personnage féminin, Rachilde force la réflexion sur la place des femmes.À sa publication en 1884, Monsieur Vénus fait scandale. Jugé trop érotique, licencieux, il est condamné en Belgique puis repris dans des versions amputées. "L'Imaginaire" propose aujourd'hui la version originale de ce texte, sans aucune censure.
11,00 €
Trésors à prendre
Gallimard
"Je ne me lasse pas du même menu : tomates fraîches, charcuterie, vache qui rit, pêche, chocolat menier, citron pressé ou bien vin rouge selon ma tempérance ou mon intempérance. Mon dos à midi cherche un double dans un fossé, contre un poteau télégraphique, contre une meule, contre un cabanon. Il est sept heures du soir au mois de juillet dans les campagnes. Je m'arrête, je demande à ma mort qu'elle me prenne en été à la même heure, lorsque la lumière a mûri, lorsque dehors est une douce véranda. Que je meure lorsque l'aboiement du chien de l'infini baisse d'un ton, que je meure après le sursaut : le cliquetis au coeur des soucoupes du café où je vous ai attendue, Madame..." Sur les conseils de Simone de Beauvoir, Violette Leduc décide de parcourir la Provence en sac à dos. Trésors à prendre est le fruit de cette aventure : un authentique journal de voyage, qui décrit les endroits qu'elle traverse, ses rencontres fortuites, ses réflexions, ses flâneries et mésaventures qui lui permettent de se rapprocher d'elle-même. Ici Violette Leduc nous offre une écriture en mouvement, qui cherche son équilibre ; toujours à la conquête des mots. Écriture sensible et sensuelle qui éveille nos sens le long d'un chemin parcouru ensemble.
11,50 €
Le livre des rêves
Gallimard
Les rêves doivent être enregistrés comme ils viennent, spontanément. J'arrachais du lit ma carcasse lasse et à travers des paupières enflées par le sommeil, je gribouillais au crayon à toute vitesse, dans mon petit carnet à rêves jusqu'à la moindre bribe de souvenir.J. K. Vivre cette odyssée nocturne aux côtés de Jack Kerouac, c'est errer avec lui dans un monde baigné d'étrangeté et d'inconscient, et être emporté dans un voyage sans fin, en quête d'amour, d'aventure et peut-être d'une certaine paix. La forme libre de l'écriture ensommeillée, d'une immédiateté presque idéale, nous projette en plein dans la spontanéité et le rythme beat.Dans les années 70, Book of Dreams avait été publié dans une version amputée de moitié. Ce n'est qu'en 2001, aux États-Unis, que le texte complet a été redécouvert. "L'Imaginaire" propose aujourd'hui cette édition intégrale, comprenant plus de deux cents rêves inédits en français.
14,50 €
L'amant russe
Gallimard
"Il embrassait comme un voleur novice. Vite et violent, avec des mains clandestines qui me faisaient la peau comme on fait les poches. Les doigts ont glissé en pied-de-biche sous la chemise, ont forcé la ceinture à la taille. Il m'a tout appris dans un baiser de camisole. Dans sa bouche était le goût du péché, que l'on n'oublie pas."Lorsque le narrateur adolescent rencontre Volodia à Leningrad, c'est un véritable coup de foudre : il sait qu'il vient de croiser son destin. Inéluctable et fatale, la passion charnelle les emporte et désarçonne le lecteur, qui revit avec intensité le temps des premières fois.Dans ce récit autobiographique, l'auteur retrace avec clairvoyance toute la rage du sentiment adolescent. L'amant russe compose ainsi un véritable chant d'amour, fait d'urgence, de corps morcelés et d'érotisme électrique.
8,00 €
Criquet
Gallimard
"À ce moment même, quelque chose de bleu, de rond et de poudreux déboule du haut de la dune dans un flot de sable et vient rouler aux pieds de tante Éléonore interloquée. Ce quelque chose se ramasse, se déploie, et l'on voit Criquet, le béret de travers sur une tignasse saupoudrée de sable et de bruyère, le tricot remonté jusqu'aux épaules en bourrelets et en bosses, le carquois ballant sur les reins, une jambe de la culotte tombant jusqu'à la cheville, l'autre relevée au-dessus du genou bandé d'un mouchoir noirâtre, - Criquet rouge, les yeux flambants, Criquet suppliante, indignée, qui, se désignant d'un index éperdu, clame en hoquetant : - Regardez-moi bien, tante Éléonore, est-ce que j'ai l'air d'une jeune fille ? Je ne suis pas une jeune fille et je ne serai jamais une jeune fille, jamais. Vous entendez bien ? Jamais ! jamais ! jamais !" Premier roman d'Andrée Viollis, Criquet est un texte avant-gardiste et profondément féministe qui surprend par sa clairvoyance. On y suit Camille Dayrolles, un "criquet" résolument déterminé à être un garçon. À travers le point de vue d'une héroïne de quatorze ans, l'autrice établit une critique habile de la société du début du XXᵉ siècle, dénonce l'inégalité des sexes et adopte une réflexion visionnaire sur le genre.
10,50 €
Jusqu'à la mort
Gallimard
Fort d'une foi triomphante, un seigneur français entreprend, à la tête d'une troupe de croisés, la fantastique chevauchée qui doit le conduire à la Ville Sainte. Le massacre des Juifs accompagne sa progression, mais bientôt, au sein de paysages désolés, la marche se fait plus lourde et l'esprit plus inquiet. Les malédictions, la mort frappent. Les survivants perdront tout, jusqu'à la pesanteur du corps, pour devenir l'expression d'un pur désir en marche vers une Jérusalem céleste, non plus ville, mais amour absolu.

Neuf siècles plus tard, à Tel-Aviv, un vieux conférencier itinérant effectue un autre voyage, au bout de la solitude, de la paranoïa et de l'impuissance. Avec des mots qui lui échappent, traversé d'élans d'amour désespéré et de fulgurantes visions de mort, il prophétise l'anéantissement du peuple juif par « la Russie soviétique ».

C'est sous le double signe de la mort et de la haine que cheminent ces voyageurs avec lesquels le jeune romancier israélien Amos Oz nous ouvre le cercle vicieux du discours raciste. La haine, chez les chrétiens, engendre l'inquiétude ; ils chassent le Juif autour d'eux, parmi eux, peut-être même en eux. Chez le conférencier, elle est l'émanation de l'inquiétude d'un monde où la conscience débouche sur l'absence. Mourir pour Jérusalem. Etre un mort-vivant à Tel-Aviv. Deux faces d'une même obsession tragique.
9,00 €
L'iguane
Gallimard
« À tous les lecteurs qui désirent quelque chose d'inouï ; à tous les lecteurs passionnés, ennuyés, rassasiés, enthousiastes, passagers, frivoles, fidèles, s'adresse ce roman inclassable. "... Il faudrait quelque chose d'inédit, d'extraordinaire. Toi qui voyages tant, Daddo, pourquoi ne me procurerais-tu pas quelque chose de bien primitif, et même de l'anormal? Tout a déjà été découvert, mais on ne sait jamais... – Il faudrait les confessions de quelque fou, si possible amoureux d'une iguane, répondit Daddo sur un ton badin ; et qui sait comment cela lui était venu à l'esprit..." De cette conversation printanière et milanaise entre deux amis, l'un éditeur, l'autre, le héros, le jeune, riche et noble Aleardo, dit Daddo, architecte et "acheteur d'îles", le destin se saisira pour la plus tendre, mystérieuse et cruelle des aventures. Quand Daddo aborde avec son yacht dans l'île inconnue d'Ocaña, au large du Portugal, il ne sait pas quelle rencontre fatale l'attend au milieu de personnages qui semblent issus d'un autre siècle. Pris entre les pouvoirs de l'argent et les séductions de la nature, il va vivre, le temps d'une agonie, le plus fou des amours. Dans un style lancinant, vibrant de tragique et de drôlerie, A. M. Ortese jongle en virtuose avec la réalité et le rêve, et nous fait basculer d'un instant à l'autre du Paradis perdu à l'Enfer retrouvé. C'est Kafka dans L'Île au trésor ; et le trésor de cette île est "la fille du mal", Estrellita, céleste, diabolique servante... » Jean-Noël Schifano.
10,50 €
Lettres d'une vie
Gallimard
Médecin de marine, voyageur, archéologue, sinologue, critique d'art, éditeur, romancier et poète, Victor Segalen fut aussi un grand épistolier : sur les 500 lettres conservées, 200 ont été sélectionnées qui jalonnent les principales étapes d'une vie courte et exceptionnelle, vécue à un rythme effréné. De la Bretagne à la Polynésie sur les traces de Gauguin, puis en Chine, parcourue au cours de plusieurs expéditions

archéologiques, il écrit presque quotidiennement à ses parents, sa femme, ses maîtres, ses amis. Miroir à multiples facettes de sa personnalité, ces lettres, où sont évoquées les figures tutélaires (de Rimbaud à Huysmans, Debussy et Claudel), les amitiés, les amours, sont également un témoignage de son regard sur les vingt premières années du XXᵉ siècle et surtout de la naissance et de l'écriture de chacune de ses œuvres dont trois seulement furent publiées de son vivant. Alors que ses forces physiques le trahissent, il écrit Thibet, un «poème lyrique d'escalade et d'effort» long et dépouillé, dont les séquences sont à l'image de ce pays qu'il ne parviendra jamais à atteindre. Il meurt en 1919. Sa mort reste entourée de mystère et a prêté à bien des interprétations : accident ou suicide ? Il avait 41 ans.
16,00 €
My Missing Piece - tome 1
Hachette Lab
Edition poche avec un chapitre bonus inédit !

Luna et Liam se sont rencontrés à Carolina Beach. Les deux enfants sont très vite devenus inséparables ! Au fil des ans, ils partagent leurs joies, leurs peines et rien ne semble pouvoir abîmer cette merveilleuse amitié...

Jusqu'au jour des 16 ans de Luna où tout bascule... Ce soir-là, Luna ne peut honorer la promesse faite à Liam qui se sent trahi et abandonné. Liam ne peut admettre que Luna n'ait pas été à ses côtés au moment le plus difficile de sa vie. Leur amitié se brise et ils prennent des chemins différents.

Sept ans plus tard, ils se retrouvent à New York, mais Liam n'est plus du tout le garçon que Luna a connu. Distant, sombre, le jeune homme semble bien décidé à lui faire payer à sa trahison qui l'a tant fait souffrir et a détruit sa famille.
8,90 €
Hell
Hugo Poche
Est-ce le début d'une nouvelle vie pour Jessie ? La voilà qui vient s'installer chez la soeur de sa mère, loin de chez elle, bien décidée à échapper aux démons de son passé. Jessie est une rebelle, mal dans sa peau. Elle tranche dans la famille bourgeoise de sa tante, mais peu importe si elle n'y trouve pas sa place, elle a l'habitude. Elle a bien l'intention de conserver cette attitude également dans son établissement scolaire. Mais au fil du temps, Jessie va se découvrir de nouveaux amis. Ses cousins déjà, qui la découvrent et l'apprécient sincèrement. Mais aussi ce garçon, au lycée, qui semble la comprendre mieux qu'elle-même et fait preuve d'une grande patience avec elle. Et puis, il y a ce local, Hell, une salle de spectacle qui accueille des groupes de musique, qu'il faut aménager et relancer. Est-ce que ça pourrait être aussi le lieu où commencera sa nouvelle vie ?
7,90 €
Black stain - Tome 02 Shattered soul
Editions Plumes du Web
Quand l'amour naît dans l'ombre, survivre devient un défi mortel.

Tic tac tic tac, les ténèbres se propagent et le temps est compté... Alors qu'un monstre insaisissable sévit toujours dans les rues de Colmar, Lana fait front. Perdue et plus seule que jamais au sein de manoir Heaven, elle doit désormais affronter bien plus que les ténèbres qui la rongent. Entre les lourds secrets de Dereck, ce gardien aussi ténébreux qu'impétueux, et le passé qui la hante, la jeune femme ne sait plus à qui accorder sa confiance. Dans cette course pour la vie, elle sombre au cœur du monde des gardiens. Et quand le patriarche débarque, l'équilibre se retrouve bouleversé. Créatures maléfiques et familles ancestrales sont prêtes à tout pour se procurer le bien le plus précieux qui soit : l'humaine aux pouvoirs inégalés. Quand tous les espoirs sont réduits à néant par l'obscurité, reste-t-il une chance de rejoindre la lumière ?
17,90 €
Iran, quand la terre tremble
Gallimard
À l'automne 1978, Michel Foucault se rend en Iran pour réaliser un " reportage d'idées " sur le soulèvement contre le régime du shah. Dix articles sont publiés par le Corriere della Sera, dans lesquels il tente de comprendre la révolte, sa forme singulière et ses aspirations. Un exercice à la croisée de la philosophie et du journalisme, " où l'analyse de ce que l'on pense [est] liée à celle de ce qui advient ". À l'époque, un seul de ces articles est aussi publié en français, dans Le Nouvel Observateur. Il est à l'origine d'une polémique qui a traversé les années : Michel Foucault, en Iran, aurait été séduit par l'élan révolutionnaire au point d'être aveugle à son potentiel autoritaire, bientôt manifesté par la République islamique de l'ayatollah Khomeyni. Pourtant, le reportage ne relève ni d'un soutien à un régime qui n'existe pas encore, ni d'une fascination pour l'islam politique, dont Foucault perçoit les ambiguïtés et les dangers. Il est le témoignage d'un des rares intellectuels français à s'être rendus sur place pour comprendre au nom de quoi les Iraniens et les Iraniennes ont pu risquer leur vie dans une révolte fédérant des classes sociales et des mouvements politiques et religieux si différents. Le présent ouvrage réunit pour la première fois l'ensemble des articles du reportage, les critiques parues dans la presse de l'époque, ainsi que les réponses et réflexions de Foucault à ce propos. On y trouve aussi une sélection d'archives inédites - notes prises sur le vif et premières ébauches d'une pensée, toujours actuelle, de "l'événement Iran ".
24,50 €
The Devil's Sons - Intégrale
Editions Plumes du Web
Entrer dans un gang ? Jamais Avalone n'aurait pu l'envisager. Trouver une famille au milieu de toute cette violence ? Encore moins. Et pourtant... "Si je pensais passer ma première année d'université de la façon la plus banale qui soit, concentrée sur mes études, accompagnée de deux ou trois amis, rien n'aurait pu me préparer au tournant qu'allait prendre ma vie. J'aurais dû comprendre qu'avoir une meilleure amie dont le frère fait partie des Devil's Sons allait être une source d'ennuis. Mais la dernière chose que j'imaginais, c'était de me retrouver liée aux activités d'un gang païen du Michigan. Encore moins forger une amitié avec ces bad boys armés. Et certainement pas être attirée par Clarke Taylor, le plus incontrôlable et dangereux de ces garçons... Désormais, je suis piégée, et je n'ai qu'une seule option : les aider. Contre mon gré..."
99,50 €
The Devil's Sons - Tome 01
Editions Plumes du Web
Entrer dans un gang ? Jamais Avalone n’aurait pu l’envisager.

Trouver une famille au milieu de toute cette violence ? Encore moins.

Et pourtant...

Si je pensais passer ma première année d’université de la façon la plus banale qui soit, concentrée sur mes études, accompagnée de deux ou trois amis, rien n’aurait pu me préparer au tournant qu’allait prendre ma vie.

J’aurais dû comprendre qu’avoir une meilleure amie dont le frère fait partie des Devil’s Sons allait être une source d’ennuis. Mais la dernière chose que j’imaginais, c’était de me retrouver liée aux activités d’un gang païen du Michigan. Encore moins forger une amitié avec ces bad boys armés. Et certainement pas être attirée par Clarke Taylor, le plus incontrôlable et dangereux de ces garçons... Désormais, je suis piégée, et je n’ai qu’une seule option : les aider. Contre mon gré...
25,90 €
Mademoiselle
Gallimard
"Une fois dans la rue, sur ses hauts talons, Mademoiselle marcha très vite, passant de préférence dans les zones d'ombre. Le bourg était effrayant de silence et de solitude. En se dissimulant, elle prit un petit sentier, et, tout en marchant, comme en cachette, la dissimulant dans sa main renversée, elle alluma une cigarette et fuma." Mademoiselle, jeune institutrice dans un village de Corrèze, a pris l'habitude d'arpenter la campagne, de nuit, pour y provoquer incendies, inondations ou empoisonnements... Autant de méfaits imputés, selon les préjugés xénophobes des villageois, à un bûcheron polonais, Manou, qu'elle adore en secret... Dans un style réaliste et épuré, Jean Genet nous plonge au coeur du monde rural de son enfance, vécue dans une famille d'accueil à Alligny-en-Morvan. Ce bref récit, scénarisé suivant le tempo d'un thriller, nous glisse dans la peau d'une héroïne insaisissable et amorale. Partout s'y déploie la poésie d'une réflexion gorgée de soufre sur le désir et le mal. D'abord présenté à Anouk Aimée durant l'été 1951, ce script éveilla la curiosité de plusieurs réalisateurs - Louis Malle, Georges Franju ou Joseph Losey -, avant d'être adapté par Tony Richardson en 1966, avec Jeanne Moreau dans le rôle-titre. À ce jour inédit, Mademoiselle permet de sonder l'intime envie de cinéma chez Genet et jette une lumière nouvelle sur son oeuvre : lueur noire, crue et traîtresse.
7,50 €
The Devil's Sons - tome 2
HarperCollins
De dangereuses révélations ont vu le jour, la vie d’Avalone a pris un tournant sans précédent. Désormais, elle ne sait plus à qui se fier.

Après avoir enfin trouvé ma place auprès des Devil's Sons, tout s'est effondré, mon existence entière a été remise en question. La seule option envisageable, c’est de mettre de la distance entre eux et moi.

Parce qu’à présent, je n'ai plus confiance en personne. Et c’est sans compter les ennemis qui se multiplient. Le danger est partout…

Pourtant, quoi que je fasse, où que j'aille, je ne suis pas seule. Que je le veuille ou non, je ne peux renier ceux qui m’ont trompée, et je ne vais pas tarder à le comprendre...

Devil's un jour, Devil's toujours.

"Le tome 1 était déjà incroyable, mais celui-ci c’est carrément une masterclass. Quel plaisir de retrouver ces personnages !" - Le.coeur.des.mots

A propos de l'autrice

Originaire du sud-est de la France,  Chloé Wallerand  est une passionnée de lecture. A l'adolescence, elle se lance dans l'écriture sur Internet. Plus tard, sa dark romance The Devil's Sons atteint plus de 7,5 millions de lecteurs.
8,90 €
Ania Malina
Gallimard
En 1944, à l'hôpital de Laon, Jamie, un soldat anglais, rencontre Ania, une petite Polonaise de quinze ans, dont la jambe a été brisée par un éclat d'obus. Ania est seule au monde. Ainsi commence l'histoire d'une fascination.Le couple formé par l'ancien soldat et la jeune fille entreprend une errance à travers l'Europe. C'est une vie précaire, difficile parce que l'argent manque, parce que Jamie a peur qu'on lui prenne l'adolescente : un médecin suisse, le docteur Kessler, devient une sorte de rival. Mais surtout Ania est un personnage ambigu, dont l'érotisme se nimbe de poésie, dont le mystère débouche sur la folie.Les images violentes et baroques de ce roman créent un univers riche et poétique. Sur les thèmes du sang, de la mort, des limites de la possession, du mutisme de l'enfance, se révèle un talent neuf et tout à fait original.

En 1944, à l'hôpital de Laon, Jamie, un soldat anglais, rencontre Ania, une petite Polonaise de quinze ans, dont la jambe a été brisée par un éclat d'obus. Ania est seule au monde. Ainsi commence l'histoire d'une fascination.
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Never Never collector
HarperCollins
Et s’il suffisait d’une personne pour tout changer ?

Charlie a tout oublié. Son passé, son histoire, sa famille… En un instant, sa vie est devenue un miroir brisé dans lequel elle est incapable de reconnaître son propre reflet. Et si la situation est déstabilisante, elle devient d’autant plus étrange lorsque Charlie découvre qu’il est arrivé la même chose à Silas. Ce garçon au regard envoûtant avec qui elle semble partager un lien invisible. À ses yeux, Silas est un inconnu. Un jeune homme perdu, qui pense malgré tout avoir vécu quelque chose de fort, de profond, d’authentique avec elle. Si Charlie veut se remémorer la manière dont elle est tombée amoureuse de Silas, leur complicité, leur premier baiser, elle doit s’allier avec lui. Peu importe que la vérité qu’ils s’apprêtent à dévoiler remette toute leur existence en question…

*Coup de coeur Melty*

À propos de l'autrice

Reconnue et traduite dans le monde entier, Colleen Hoover est sans conteste l’une des plus grandes autrices de romance. En 2016, elle décide de coécrire *Never Never* avec sa grande amie Tarryn Fisher.
12,90 €
Le sourire du Tao
Gallimard
Lawrence Durrell a toujours été attiré par le taoïsme et par le mélange de philosophie et de règles de vie sur lequel repose cette religion souriante, voire narquoise. À travers la théorie d'un mouvement global des processus naturels où alternent le yin et le yang, il perçoit une esthétique de l'univers qui, pour lui, est poésie.C'est donc le taoïsme qui unifie les deux parties de ce livre où les souvenirs ressortent sous l'interrogation philosophique : deux rencontres avec des êtres qui, chacun à leur manière, symbolisent pour l'écrivain le Tao et lui en révèlent le véritable sens. Grâce à Jolan Chang, l'érudit chinois sexagénaire aux allures d'adolescent, Durrell découvre, le temps d'un week-end, la magie essentielle du taoïsme, ce «point d'équilibre» idéal où s'inscrit l'homme dans le cosmos, où le couple d'amants immortels, incarnation extatique du yin et du yang, vit un orgasme exempt du narcissisme occidental qui réduit l'amour à «une lutte sur l'oreiller entre deux ego acharnés à se dominer mutuellement». Son autre guide, c'est Véga au regard tantrique, avec laquelle il partit un jour à la recherche de Nietzsche et de Lou Andreas-Salomé sur les rives du lac Majeur.Cet univers de souvenirs et de méditation recèle, au fil du texte, d'étonnantes notations qui vont d'un humour débridé à la poésie la plus intimiste.

Lawrence Durrell a toujours été attiré par le taoïsme et par le mélange de philosophie et de règles de vie sur lequel repose cette religion souriante, voire narquoise. À travers la théorie d'un mouvement global des processus naturels où alternent le yin et le yang, il perçoit une esthétique de l'univers qui, pour lui, est poésie.
6,50 €
Le faste des morts
Gallimard
«Les trois nouvelles rassemblées dans ce recueil appartiennent à la première période littéraire de Kenzaburô Ôé. Elles ont pour protagonistes de jeunes ou très jeunes gens confrontés à une situation extrême, exprimée en termes métaphoriques ou réalistes, sexuels, psychologiques ou politiques. C'est dans une morgue, une maison de redressement, une famille en décomposition, un lycée et un groupuscule d'extrême droite que se développe cette violence, sous des formes diverses : la mort, la nausée, la mauvaise foi, la manipulation, la culpabilité règnent et brouillent l'univers mental des jeunes anti-héros. Publié en août 1957, "Le faste des morts" a lancé la carrière de son auteur qui n'avait alors que vingt-deux ans et faisait preuve d'une maîtrise surprenante, associée à une véritable vision du monde : à ce titre, il est resté comme un repère essentiel de son œuvre. "Le ramier" fut publié quelques mois plus tard, en mars 1958. Il met en scène un groupe d'adolescents incarcérés dans une maison de redressement et décrit les rapports de force, d'humiliation, de fascination et de domination sexuelle qui se tissent entre les jeunes délinquants en milieu clos. Enfin, "Seventeen" parut en janvier 1961. Décrivant la psychologie d'un tout jeune homme que la frustration sexuelle et les complexes conduisent à s'engager dans l'extrême droite, cette nouvelle au ton parodique aborda un sujet tabou.» Ryôji Nakamura et René de Ceccatty.

Trois nouvelles qui donnent à voir l'œuvre à venir, dans sa richesse et sa cohérence. Kenzaburô Ôé n'a alors que vingt-deux ans et fait preuve d'une maîtrise surprenante, associée à une véritable vision du monde.
9,00 €
Le jour de congé
Gallimard
Galla a quatorze ans. Elle veut réaliser un vieux rêve : acheter les terres promises et sauver la famille de cette ferme égarée au cœur des marécages où se perdent les hommes et les bêtes. Elle abandonne la maison et les sœurs innombrables, malgré les supplications de la mère que son absence laisse inconsolée.La voilà donc, sauvage gamine amoureuse du soleil, incongrue dans le monde policé des lycéennes, dont une seule, la belle et lumineuse Fanny, s'intéresse à elle.Galla réalisera-t-elle son rêve ? Vient ce samedi triste de décembre où le désir de revoir sa mère la décide à revenir chez elle. Elle parcourt sur sa vieille bicyclette les trente-cinq kilomètres qui la séparent de la maison. Lorsque enfin elle arrive, son père la chasse. Pourquoi ?

Galla a quatorze ans. Elle veut réaliser un vieux rêve : acheter les terres promises et sauver la famille de cette ferme égarée au cœur des marécages où se perdent les hommes et les bêtes...
9,00 €
La femme au petit renard
Gallimard
«Malgré "les larmes et les cris", les livres de Violette Leduc sont "ravigotants" - elle aime ce mot - à cause de ce que j'appellerai son innocence dans le mal, et parce qu'ils arrachent à l'ombre tant de richesses. Des chambres étouffantes, des cœurs désolés ; les petites phrases haletantes nous prennent à la gorge : soudain un grand vent nous emporte sous le ciel sans fin et la gaieté bat dans nos veines. Le cri de l'alouette étincelle au-dessus de la plaine nue. Au fond du désespoir nous touchons la passion de vivre et la haine n'est qu'un des noms de l'amour.»Simone de Beauvoir.

Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise...
7,50 €
Un enfant
Gallimard
Né discrètement en Hollande où sa mère va cacher un accouchement hors mariage, Thomas Bernhard est bientôt recueilli par ses grands-parents qui vivent à Vienne. La crise économique des années trente les force à s'établir dans un village aux environs de Salzbourg où l'enfant découvre avec ravissement la vie campagnarde.Le grand-père, vieil anarchiste, doit aller s'installer à Traunstein, en Bavière. Le jeune Thomas se familiarise avec le monde de la petite ville, commence à s'émanciper, fait l'école buissonnière et ses premières escapades à vélo. Il découvre aussi le national-socialisme et la guerre aérienne.«Le monde enchanté de l'enfance» n'est pas celui pourtant du petit Thomas. Persécuté par ses maîtres, souffrant du complexe de l'immigré et du pauvre, il a plusieurs fois la tentation du suicide, tentation qui plus tard hantera aussi l'adolescent et le jeune homme.

Né discrètement en Hollande où sa mère va cacher un accouchement hors mariage, Thomas Bernhard est bientôt recueilli par ses grands-parents qui vivent à Vienne...
7,50 €
Mayorquinas
Gallimard
«Ainsi que son titre l'indique, Mayorquinas a été écrit dans l'île de Majorque durant un séjour de cinq mois. C'est au bord d'une cala déserte que ma femme et moi avons fait la connaissance d'une île, très différente de celle où se pressent les touristes, et des vents, des tempêtes, des pluies de commencement du monde, des cris qui emplissent les forêts de pins. L'angoisse nous gagnait parfois dans l'isolement sur cette côte où nous étions absolument seuls, dans une maison sans électricité, sans eau autre que celle d'une citerne, sans moyen de chauffage que les troncs que j'allais scier dans la forêt. Où étions-nous, dans quel monde de la Genèse où Dieu était à la fois présent et absent de toutes parts ? C'est cet envahissement de la nature, ses sortilèges, ce qu'elle peut avoir de magique, d'éblouissant, d'effrayant, qui forme la trame de ce livre.» Marc Bernard.

Ce volume ne contient que la première partie de Mayorquinas, intitulée «Présentation de l'île»

Contient 1 DVD (Le bien aimé, film de Stéphane Bonnefoi, 2016). Durée : 50 mn
14,00 €
Chasse à l'homme
Gallimard
Toute la vie d'Alejo Carpentier (1904-1980) fut marquée, d'un côté, par les dictatures ou les régimes autoritaires, de l'autre, par des vagues de troubles sanglants et d'anarchie. Dans la courte préface à l'édition française de Chasse à l'homme, l'auteur rappelle le cadre précis de l'histoire cubaine où se situe l'action : la «longue période de désordres» qui suivit la tyrannie du président Machado (1925-1933). Chasse à l'homme est une histoire de factions déchirées, quand l'idéal cède la place à la lutte pour le pouvoir à tout prix, et que les membres de l'ancien clan ne savent plus très bien qui est qui, ni pour qui ni pour quoi. Quand, écrivait Fuentes, la guerre ne se fait plus «sur les champs de bataille de l'honneur militaire, mais dans les arrière-boutiques de la terreur politique».

Chasse à l'homme est une histoire de factions déchirées, quand l'idéal cède la place à la lutte pour le pouvoir à tout prix, et que les membres de l'ancien clan ne savent plus très bien qui est qui, ni pour qui ni pour quoi. Quand, écrivait Fuentes, la guerre ne se fait plus «sur les champs de bataille de l'honneur militaire, mais dans les arrière-boutiques de la terreur politique».
7,50 €
Enquête sur un sabre
Gallimard
«Il y a une logique imparable dans le fait que Krasnov se soit jeté dans les bras du fascisme, car le fascisme est avant tout une incapacité à percevoir la poésie dans la dure et lourde prose quotidienne, c’est la recherche d’une fausse poésie, emphatique et excitée. Mais cette logique est grotesque, parce que Krasnov chercha précisément la défense de l’aventure, de la chevalerie et de la tradition dans le nazisme, le plus mortel ennemi de la tradition et de l’aventure, caserne totalitaire et technologique qui nivelait la vie par une uniformité bien plus rigide que celle imputée aux démocraties méprisées. En mettant son sabre au service du IIIᵉ Reich, Krasnov le retournait contre lui-même, contre ses cavaliers et contre les lointains indicibles de la steppe.» Les faits historiques évoqués dans ce récit se sont déroulés en Carnie entre l’été 1944 et le printemps 1945. La Carnie, au nord du Frioul, était occupée par les Allemands et l’armée de cosaques composée de tous ceux qui s’étaient résolus à collaborer avec le IIIᵉ Reich après avoir fui la Russie stalinienne. Les nazis, en échange, leur avaient promis une patrie. Parmi les officiers à la tête de cette armée cosaque domine la figure de Krasnov, personne légendaire dont la mort resta longtemps enveloppée d’un épais mystère et de diverses légendes.

«En mettant son sabre au service du IIIᵉ Reich, Krasnov le retournait contre lui-même, contre ses cavaliers et contre les lointains indicibles de la steppe.»
8,50 €
Chroniques
Gallimard
"Les romanciers sont des sots, qui comptent par jours et par années. Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant. Pour parcourir les jours, les natures un peu nerveuses surtout disposent, comme les voitures automobiles, de “vitesses différentes”." Sont réunis dans ce volume, sous le titre de Chroniques, un ensemble d'articles de Marcel Proust pour la plupart publiés dans Le Figaro au cours d'une période de trente années qui s'étend de 1892 à 1921. En dehors de ces contributions publiées dans le quotidien, le volume rassemble des articles du Banquet, de Littérature et critique, de La Revue Blanche et de La Nouvelle Revue Française. Ces diverses études ont été classées sous quatre rubriques : Les salons. La vie de Paris - Paysages et réflexions - Notes et souvenirs - Critique littéraire.
10,00 €
Les filles du pasteur
Gallimard
«Le dimanche matin, toute la famille, sauf la mère, descendait la rue vers l'église, les longues jambes des filles sortant de robes étriquées, les garçons portant des vestes noires et des pantalons gris qui ne leur allaient pas. Ils croisaient les paroissiens de leur père sans un mot, le visage inexpressif, leurs bouches enfantines closes par cet orgueil qui était pour eux comme une fatalité, et leurs yeux enfantins déjà aveugles. Miss Mary, l'aînée, marchait en tête. C'était une longue fille mince avec un profil délicat et un air fier et pur de soumission à un haut destin. Miss Louisa, la deuxième, était petite, grassouillette, avec un air entêté.»

La traduction de la première nouvelle a été révisée par Bernard Jean

Un officier prussien et son ordonnance, une servante et un déserteur, une mariée frivole, l’épouse d’un mineur sont les héros de ces histoires, où le corps, souvent, connaît mieux la vérité que l’esprit.
9,90 €
Utopie sauvage
Gallimard
Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. De l’Eldorado à la Guerre de Guyane, des tribus amazoniennes et des missionnaires aux révélations d’un document volé sur l’Utopie Multinationale de Próspero, l’Empereur Immaculé, c’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte. Érudite, moqueuse et libertaire, une voix y bavarde sans cesse sur la civilisation et le monde des Indiens, avec leurs «mains si habiles à tout faire». Mains capables de porter à une perfection indicible les choses les plus simples, par pure joie de créer, car ils ne savent pas qu’ils travaillent. «Leur fort néanmoins ne réside pas dans la sagesse du faire, mais plutôt dans l'art de cohabiter. En cela, ils sont uniques. Ils organisent leur vie en communauté comme si l'important dans la vie était de vivre tous ensemble, de cohabiter librement, sans la peur de maîtres, de rois, ni de dieux.» Avec cet ouvrage, paru en 1981, Darcy Ribeiro nous donne à lire ses obsessions, ses choix, sa révolte : «C'est le livre de mes lectures», comme il le dit lui-même. Thomas More, Shakespeare, Rousseau, Swift, Tocqueville, Fourier, Hegel, Marx, Orwell et bien d'autres auteurs sont convoqués à son alchimie littéraire.

Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. C’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte.
8,90 €
Vie de Filippo Rubè
Gallimard
«En 1921, dix ans avant qu’il ne choisisse l’exil pour les États-Unis, le grand critique italien Giuseppe Antonio Borgese avait publié un premier roman, Vie de Filippo Rubè, fruit de la Première Guerre mondiale. Courte vie à laquelle le protagoniste va tenter de trouver un sens dans un monde où la peur, la mort, le courage et l’amour tressent un réseau inextricable. Au milieu de paysages essentiels, trois femmes superbes se détachent, Eugenia, Mary et Célestine, qui prendront le visage de son destin. À travers l’errance du personnage s’élabore la vision disparate, parfois sarcastique, d’une société héroïque ou frivole, voire corrompue. Borgese rêvait de créer des "fables pour l'imagination des foules qui soient aussi des modèles ardus de style pour les artistes". Cette ambition trouve ici son accomplissement. On pourrait comparer ce grand roman d'une "génération perdue" à L'adieu aux armes (1929) d'Hemingway, si la prose de Borgese n'était foisonnante d'images à la saveur oubliée. Manière de racheter le désenchantement d'une époque sans espoir, dont l'auteur exilé complétera le profil en 1937 dans son livre Goliath, La marche du fascisme.» Muriel Gallot.

Premier roman de Borgese, la Vie de Filippo Rubè (1921) est un grand classique romanesque, situé à l'époque de la Première Guerre mondiale. Courte vie, à laquelle le protagoniste, avec une lucidité stendhalienne, va tenter de trouver un sens, dans un monde où la peur, la mort, le courage et l'amour tressent un réseau inextricable.
13,90 €
Enrico
Gallimard
«- L'humanité me dégoûte, pensai-je, mon père, ma mère, mes parents qui me battent, qui me font souffrir plus qu'ils ne le pensent. Oh ! ces cours grises, cette vie, ces boucheries pour toutes denrées, cette danse macabre des ménagères hargneuses, toutes porteuses de germes maternels, qui traînent dans les marchés avec des sacs à main remplis de provisions pour leur fourmilière. Je sens la mastication familiale du midi de toutes les bouches humaines. Et pourtant, quand je vois un corps écrasé sur une charrette, je compatis niaisement avec la foule ; et même si ma mère était la dernière des putains et mon père le plus abruti des charretiers, je les aimerais toujours autant.» Récit autobiographique, réaliste et cru, de la vie d'un enfant dans le quartier misérable de Belleville à Paris durant les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale. Mouloudji reçut en 1944, lors de la première parution de ce livre marquant aux Éditions Gallimard, le prix de la Pléiade.

Récit autobiographique, réaliste et cru, de la vie d'un enfant dans le quartier misérable de Belleville à Paris durant les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale. Mouloudji reçut en 1944, lors de la première parution de ce livre marquant aux Éditions Gallimard, le prix de la Pléiade.
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Au cœur des ténèbres
Gallimard
«Le soleil disparut, l'ombre s'abattit sur le fleuve, des lumières commencèrent à apparaître le long du rivage. Le phare de Chapman, juché sur ses trois pattes au-dessus d'un banc de vase, brillait d'un éclat vif. Des feux de navires se déplaçaient dans la passe - tout un remue-ménage de fanaux qui montaient et descendaient. Et plus loin à l'ouest, très en amont, l'emplacement de la ville monstrueuse avait laissé sa marque sinistre sur le ciel ; la masse pesante et sombre de tout à l'heure, au soleil, était devenue sous les étoiles une énorme lueur blême. "Ici aussi, dit soudain Marlow, ç'a été un des coins obscurs de la terre."» Au cœur des ténèbres relate le voyage de Charlie Marlow, un jeune officier de la marine marchande britannique, qui remonte le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire. Le périple se présente comme un lent éloignement de la civilisation et de l'humanité vers les aspects les plus sauvages et primitifs de l'homme.

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10,00 €
Les bas-fonds du rêve
Gallimard
Coups d'éclat et coups de gueule, joutes pour rire qui débouchent sur la mort, feux de la rampe braqués l'espace d'un soir sur un champion déchu, une courtisane défraîchie : les personnages de Juan Carlos Onetti sont ceux des tangos populaires que l'on fredonne en Uruguay, en Argentine. Minables héros d'une aventure frelatée avant d'être vécue, ils ont pour rendez-vous Santa María.Santa María : c'est dans cette ville imaginaire, quintessence de la vie provinciale, que se déroulent la plupart des romans et des nouvelles qu'Onetti à écrits tout au long de sa vie.Santa María : labyrinthe parcouru de fantômes voraces, hanté de rêves sordides, paradis des affaires véreuses, carrefour des tripots, terre promise de la supercherie, glorieuse de désirs inassouvis qui tuent ses habitants aussi sûrement que l'alcool qui y coule à flots.Santa María, c'est Montevideo ou Buenos Aires, où échouent les errants du monde entier en quête de fortune, d'identité, d'oubli.Écoutez cette voix poignante qui raconte avec une pitié pudique et une pointe d'humour noir l'angoisse quotidienne, le spleen et les médiocres joies du petit peuple : elle colle à la mémoire comme un air de bandonéon.

Coups d'éclat et coups de gueule, joutes pour rire qui débouchent sur la mort, feux de la rampe braqués l'espace d'un soir sur un champion déchu, une courtisane défraîchie : les personnages de Juan Carlos Onetti sont ceux des tangos populaires que l'on fredonne en Uruguay, en Argentine.
12,50 €
Croquignole
Gallimard
«Croquignole n'était pas un homme comme les autres. Il possédait des yeux, un nez, des joues, une bouche et leur mise en place dans une tête charnue, avec, de plus, une fusion singulière de la chair dans la chair voisine : le nez gros et pris dans le visage, les yeux aux trois quarts entourés par les pommettes et deux joues qui avaient bien mûri. Pour la bouche, elle contenait des dents. D'ailleurs, ce n'était pas tout Croquignole. Il possédait encore une poitrine et deux bras. Il en parlait : - Regardez, ah ! mais regardez donc comme mes deux bras sont vides ! Ses deux jambes lui servaient à marcher de long en large, son poing aussi était utile. Il le tendait vers la fenêtre : - Vous la voyez, elle est encore fermée. Un de ces jours, je lui casserai la gueule.»

Né en 1874 à Cérilly dans l'Allier, mort prématurément en 1909, Charles-Louis Philippe, d'abord élève des Ponts et Chaussées, devint agent de la Ville de Paris. Auteur de nouvelles, de romans (parmi les plus célèbres La mère et l'enfant, Croquignole) et de contes, il a fait partie du comité de rédaction de La Nouvelle Revue Française.
7,00 €
La boutique obscure
Gallimard
Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films, figures qui ne doivent rien à la rhétorique et tout à une logique de la nuit qui peut-être est notre logique. Cette parole nocturne se développe de page en page avec une intensité que la plupart des romans actuels ne possèdent plus. Bien différente de celle qui le conduisit aux Choses ou à un exercice de style comme La Disparition ou encore à son roman picaresque La Vie mode d’emploi, la démarche de Georges Perec ici découvre une forme d’écriture nouvelle et suggère, au moment où l’expression traditionnelle doute d’elle-même, un mode d’écriture inédit et d’une inquiétante intensité. Dans un commentaire terminal, Roger Bastide montre comment, depuis l’établissement de la psychanalyse, les rêves renvoient aujourd’hui à une nouvelle réalité, une figure logique jusque-là inconnue.

Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films...
11,00 €
Une histoire modèle
Gallimard
«C'est en juillet 1942 que j'ai commencé d'écrire ce que je voulais intituler, en m'inspirant de Desargues : Brouillon projet d'une atteinte à une science absolue de l'histoire Si je publie aujourd'hui ce texte bien qu'inachevé (et dont je n'ai changé que le titre), c'est, d'une part, parce qu'il me semble fournir un supplément d'information aux personnes qui ont bien voulu s'intéresser aux Fleurs bleues, de l'autre parce que, même si l'on estime nulle sa contribution à l'histoire quantitative, on pourra toujours le considérer au moins comme un journal intime.» Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»

Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»
6,50 €
Mémorial / Marcel Jouhandeau Mémorial, I : Le livre de mon père et de ma mère
Gallimard
Il demeure dans les replis de notre chair des vestiges de toute notre histoire et de toute l'histoire du monde. Rien ne se perd dans la nature et encore moins dans la nature de l'homme. Sous l'effet de certains traitements appropriés, qui sait si la mémoire d'Adam ou de quelqu'une de nos mères dont il reste en nous nécessairement trace ne s'éveillerait pas ? Au moins, de tout ce que nous avons vécu personnellement depuis notre naissance et même avant, qui représente un passé plus récent, plus immédiat, rien n'est mort tout à fait et si nous nous en donnions la peine, grâce à une lente éducation et à l'aide de pièges, encore à inventer, pourquoi ne serait-il pas permis de ressusciter, une à une, la suite de nos sensations, de nos expériences ?

Premier volume du Mémorial, ensemble de sept volumes que Marcel Jouhandeau a consacré à sa jeunesse, Le livre de mon père et de ma mère est centré sur les figures parentales à travers l’ambiance si particulière d’une enfance dans la boucherie familiale.
7,80 €
Le bref été de l'anarchie
Gallimard
Si Hans Magnus Enzensberger a choisi de nommer «roman» cette vie de Durruti, ce n'est pas par excès de modestie, et encore moins par ironie. Un souci de rigueur l'y conduit, rigueur ni plus ni moins paradoxale que l'entreprise du livre même. S'en expliquant, l'auteur justifie du même coup le parti qu'il a pris de «raconter» cette vie par le seul moyen d'un assemblage de documents : extraits de reportages, discours, tracts, brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants, sans jamais intervenir directement dans le récit. Roman de collage donc, reconstitution toujours fragmentaire, à la fois lacunaire et trop riche, «contradictoire», toujours ramenée aux incertitudes scintillantes de la tradition orale : roman de Durruti, où l'Histoire apparaît comme «fiction collective».

Hans Magnus Enzensberger est né en 1929 en Bavière. Romancier, poète, essayiste, il est l'un des plus fins analystes de l'époque contemporaine. La publication du Perdant radical (Gallimard, 2006) a suscité la polémique en Allemagne.
13,00 €
Domestique chez Montaigne
Gallimard
Septembre 1980, sud-ouest de la France, une cloche qui tinte. C’est dimanche dans un village, beaucoup de touristes entre les collines couvertes de vignes. Quelqu’un s’interroge, une pancarte indique : «Château de Montaigne». L’homme vient-il ranimer des souvenirs scolaires ? Il hésite, de la fameuse tour au cabaret, à l’église. Que cherche-t-il ? À travers une intense pérégrination géographique, historique, littéraire, sentimentale, il s’abandonne à sa mémoire comme un ivrogne. Il visite, marche, s’identifie à l’air qu’il respire, au vin bu, aux gens d’aujourd’hui, d’hier. Quel souci le hante ? Il semble connaître les gardiens du château. Quel roman l’attache à ces remparts ? Témoigner de ce qui a pu être vécu en ces lieux, s’adonner à une fiction où des figures se forment et se défont au gré de variations infinies, tel paraît être le propos de l’auteur qui, à sa façon, par de singuliers détours, retrouve quelque chose de la démarche des Essais.

Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou a publié une dizaine de livres et a obtenu en 2007 le Grand Prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
9,00 €
Collection L'Imaginaire La bandera
Gallimard
Réédité en tirage limité, le roman de Pierre Mac Orlan est ici accompagné du DVD du film de Julien Duvivier. Adulé à sa sortie en 1935, La Bandera fut ensuite rejeté, taxé de toutes les tares du colonialisme et du militarisme avant d'être redécouvert en même temps qu'on réhabilitait son auteur. Des ruelles de Rouen aux sables du Maroc, le film raconte la fuite en avant d'un homme qui tente en vain d'échapper à son destin. En légionnaire brûlé par le soleil, Jean Gabin y compose pour la première fois ce personnage de mauvais garçon au grand cœur qui allait faire de lui l'un des plus grands mythes du cinéma français.

Réédité en tirage limité, le roman de Pierre Mac Orlan est ici accompagné du DVD du film de Julien Duvivier. Adulé à sa sortie en 1935, La Bandera fut ensuite rejeté, taxé de toutes les tares du colonialisme et du militarisme avant d'être redécouvert en même temps qu'on réhabilitait son auteur.
12,60 €
La ville est triste
Gallimard
Cette série de nouvelles, extraites de deux recueils de Donald Barthelme, traite de la vie citadine, son rythme chaotique, ses terreurs et ses merveilles : un jeune homme est accablé par la double vision de son père pleurant dans son lit et se faisant écraser sous les roues d'un carrosse ; au «Musée Tolstoï», l'auteur s'ébahit devant l'iconographie délirante consacrée au comte Tolstoï et, habité d'une curieuse tristesse, comprend que ce qu'il a de mieux à faire, c'est de le relire ; un personnage tente l'escalade de la «Montagne de verre» qui se dresse au coin de la 13ᵉ Rue et de la Huitième Avenue... Dans nos villes tristes, tout, de l'architecture à la culture, en passant par les médias et les mentalités, contribue au cauchemar kafkaïen, et cette angoisse qui suinte de la cité moderne ronge les rapports humains. Donald Barthelme est l'homme des détours, des surprises, des dérapages, et ses textes portés par un esprit caustique, une moquerie hautaine et légère, une tendresse ironique et un peu amère, laissent pantelants. Car la forme est aussi importante que le fond pour Donald Barthelme, et son style, d'une extraordinaire richesse, aborde des registres très différents, du dialogue au monologue intérieur, en passant par la description d'un pays imaginaire et l'écriture automatique des surréalistes.

Considéré comme l'un des chefs de file de la nouvelle fiction américaine des années 60 et 70, Donald Barthelme a laissé une œuvre faite de satires, de parodies et de collages, qui brille par son intelligence, son sarcasme, une critique soutenue de la vie moderne, et le désir de renouveler les conventions littéraires.
7,80 €
Dernières aventures du brave soldat Chvéïk
Gallimard
Au début de ce dernier tome de ses aventures, le brave soldat Chvéïk est en route pour la Galicie, où l'armée de l'empereur François-Joseph se bat contre celle du tsar. Un long chemin reste à parcourir avant que la compagnie à laquelle il appartient n'arrive au front, chemin d'autant plus long que la gabegie la plus complète règne dans les transports comme dans le ravitaillement, ce qui donne à Chvéïk maintes occasions de se distinguer. Candide et débrouillard, frondeur et respectueux de la hiérarchie, Chvéïk forme avec le sympathique lieutenant Lucas, qui le protège tout en le rudoyant, un couple inoubliable, entouré d'une foule de personnages pittoresques ou ridicules, sur lesquels l'auteur exerce toute sa verve. Comment Chvéïk, ayant revêtu «par hasard» un uniforme russe, fut fait prisonnier par les siens et faillit être pendu, n'est qu'un épisode parmi d'autres de ce roman plein de drôlerie et d'un humour parfois macabre, portrait vivant et cynique d'un vieil empire sur le déclin. Notre héros, grand conteur, est aussi un moraliste à sa manière, qui, dans les pires circonstances, ne perd ni son sang-froid ni sa bonne humeur.

Comment Chvéïk, ayant revêtu «par hasard» un uniforme russe, fut fait prisonnier par les siens et faillit être pendu, n'est qu'un épisode parmi d'autres de ce roman plein de drôlerie et d'un humour parfois macabre, portrait vivant et cynique d'un vieil empire sur le déclin...
11,50 €
Tant et tant de guerre
Gallimard
«Puis la guerre est venue et j'y suis parti pour le salut de mon âme. Mais la guerre m'a tué. Vidé de tout, entouré de morts et de sang... il y a longtemps que je suis mort, pourquoi vouloir respirer, avoir un corps que je n'aime pas et qui n'arrête pas d'avoir sommeil, d'avoir faim et d'être triste ? je veux dire, qui demande de la joie, même si ce n'est qu'un petit peu de joie, et qui ne trouve que la tristesse...» «Tant et tant de guerre est né à la suite d'une exposition des photos du film Le manuscrit trouvé à Saragosse. Je me demandais si je ne pourrais pas faire un roman qui parviendrait au même degré de poésie et de mystère. Il me fallait créer un personnage et le laisser courir le monde. Ce serait un garçon ayant encore du lait sur les lèvres et qui, comme les poètes, s'extasierait devant tout ce qu'il verrait. Le prendre en plein désordre de la guerre afin qu'il puisse n'en faire qu'à sa tête, et aller là où il aurait envie d'aller. Le jeter dans des aventures avec des gens étranges. Pourquoi pas un roman, disons de guerre, mais avec peu de guerre ?» Mercè Rodoreda.

«Tant et tant de guerre est né à la suite d'une exposition des photos du film Le manuscrit trouvé à Saragosse. Je me demandais si je ne pourrais pas faire un roman qui parviendrait au même degré de poésie et de mystère. Il me fallait créer un personnage et le laisser courir le monde...»
8,00 €
Le recours de la méthode
Gallimard
L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde : généraux, séditieux, intellectuels, rêveurs, politiciens véreux. Parmi eux l'Étudiant, incarnation de l'espoir. Derrière lui, tout un peuple analphabète et haut en couleur dont le romancier cubain décrit, comme nul autre, les fêtes et les défaites. Mais aussi le Dictateur, dont on suit les aventures depuis le début du siècle jusqu'à son expulsion de son propre pays, vers les années vingt, et sa mort à Paris aux alentours de 1930. L'Amérique hispanique, selon Alejo Carpentier, est le monde anticartésien par essence. Pour la décrire, il faut inventer l'envers du Discours de la méthode. Tel est le sens de ce Recours, des mille péripéties fantastiques du vécu décrites dans une langue dont la perfection éblouit autant que l'humour.

L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde : généraux, séditieux, intellectuels, rêveurs, politiciens véreux, et, parmi eux, l'Étudiant, incarnation de l'espoir...
11,00 €
Canicule
Gallimard
Blakie s'est évadé de l'école pénitentiaire du comté, sa guitare sur le dos. Il a quinze ans. Rentré chez sa mère, dans un de ces quartiers populeux de la ville, avec ses terrains vagues et ses hôtels borgnes, il retrouve son frère cadet, Caleb, sa sœur, ses amis. Il va jouer avec eux, danser et boire de la bière. Il fait de Mabel sa maîtresse. Mais ces démarches, ces attachements sont privés de sens. Blakie garde au cœur la douleur d'avoir perdu son seul ami, Whitey. C'est pour le rejoindre qu'un jour, comme lui, il se tue. On songe, en lisant le roman de Donald Windham, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide, au film de Buñuel, Los Olvidados. Ces garçons de quatorze et quinze ans se flattent de subjuguer un monde, qu'ils sentent faux et implacable, en prenant tous ses vices. Ils boivent, se battent jusqu'à la mort et trouvent dans le suicide la consécration de l'amitié. Avec Canicule, Donald Windham livre un roman sensible sur l'angoisse et l'aliénation tragique de la jeunesse.

Un roman sensible sur l’angoisse et l’aliénation tragique de la jeunesse, paru il y a plus de cinquante ans, et d’une grande actualité.
8,50 €
Le fantôme du cinéma Roxy
Gallimard
«À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, Juan Marsé recrée son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile. Dans Histoire de détectives, des enfants jouent gravement aux justiciers dans une Barcelone meurtrie, mystérieuse et morbide ; dans Le fantôme du cinéma Roxy, un cinéaste caricatural et un écrivain parodique composent un scénario en reconstituant l'atmosphère des vieux cinémas de quartier à l'époque où le pouvoir franquiste asservissait la Catalogne  ; enfin, Les aventures d'un lieutenant têtu nous transporte dans une enclave espagnole au Maroc où de jeunes recrues jouent aux soldats de plomb, sous les ordres d'un sergent plus truculent que nature et d'un lieutenant bravache qui joue les acrobates. Ce qui nous vaut un morceau de bravoure à double titre. Et bien entendu, celui qui joue le plus, c'est encore le narrateur, en pinçant tour à tour les cordes de l'ironie, du sordide, du rêve, de la dérision et de la noslagie.» Jean-Claude Masson.

Ce livre est composé de trois nouvelles : Histoire de détectives, Le fantôme du cinéma Roxy et Les aventures d'un lieutenant têtu. Trois histoires qui permettent au romancier espagnol de recréer son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile.
7,65 €
Mildred Pierce
Gallimard
Mildred Pierce, petite femme aux cheveux blonds mousseux et aux yeux bleus limpides, décide de se séparer de son mari ; c'est, dit-elle, parce qu'il court après une certaine Mrs. Biederhof, mais surtout parce que, victime de la crise de 1929, il est sans travail et en prend trop aisément son parti. Elle doit pourtant gagner sa vie, et celle de ses filles, alors, pour s'en sortir, elle vend les «pies» fait maison, et travaille comme serveuse dans un restaurant. Mais cela ne suffit pas, du moins pas aux yeux de sa fille aînée, Véda, alors Mildred se lance dans les affaires et ouvre son propre restaurant «Mildred Pierce, Poulet - Gaufres - Pies», suivi d'un deuxième, puis d'un troisième. Elle fait aussi la connaissance de Monty Beragon, un jeune et élégant oisif, devient sa maîtresse, puis, lorsqu'il est ruiné, l'entretient. Or, pendant ces années de lutte, Véda grandit et devient une rivale redoutable au caractère orgueilleux, cupide et méprisant, et Mildred, rejetée et bafouée, se retrouve, après un drame affreux provoqué par sa propre fille, pauvre et vieillie... James Cain a écrit principalement des romans noirs et a acquis sa notoriété comme auteur de romans policiers. Mildred Pierce tient une place particulière dans son œuvre : c'est un roman de mœurs, une critique sociale et un portrait de femmes particulièrement réussi, émouvant et drôle.

James Cain a écrit principalement des romans noirs et a acquis sa notoriété comme auteur de romans policiers. Mildred Pierce tient une place particulière dans son œuvre : c'est un roman de mœurs, une critique sociale et un portrait de femmes particulièrement réussi, émouvant et drôle.
13,00 €