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Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Manifestes du surréalisme
Gallimard
Défini par André Breton comme "un certain automatisme psychique qui correspond assez bien à l'état de rêve, état qu'il est aujourd'hui fort difficile de limiter", le surréalisme aurait aujourd'hui cent ans. À la vérité, il peut passer pour beaucoup plus vieux. Il a en effet sa généalogie, dans laquelle Breton enrôle les plus illustres et les plus inattendus des esprits d'autrefois, "à commencer par Dante et, dans ses meilleurs jours, Shakespeare", sans oublier Sade, Chateaubriand, Hugo et d'autres : l'histoire du surréalisme se confond avec celle de l'esprit dans ce qu'il eut toujours de meilleur, de plus inventif et de plus ambitieux. Mais il est aussi plus jeune : Breton ne veut pas se détourner du présent, et il entend façonner le futur. Textes de combat, les Manifestes constituent pour lui l'oeuvre d'une vie, une sorte de work in progress, tentative à jamais inachevable de définir et de redéfinir le surréalisme dont il avait, avec d'autres, inventé la formule et initié le mouvement. L'édition la plus complète des Manifestes paraît en 1962. Toutes ses composantes ont été reprises dans ce "Tirage spécial", et l'on y a joint quelques-uns des écrits qui les éclairent et les prolongent. Ainsi construit, l'ensemble fait apparaître à la fois la formidable cohérence et l'extraordinaire mobilité de la pensée de Breton, la perpétuelle diversité des objets qu'elle se donne et le caractère constant des convictions qu'elle exprime.
72,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Faire d'une « œuvre petite et fermée comme un poing » (Pierre Michon dixit) quelque chose qui ressemble à un livre : délicate entreprise. Car il faut aussi que le livre ressemble à l'œuvre et ne tire pas sa forme de vieilles routines. Rimbaud a fait imprimer Une saison en enfer et à peu près rien d'autre. L'invention éditoriale est donc permise. Subdivisions, périodisations, classifications et déclassements ont parfois fait de l'éditeur un biographe déguisé ou un commissaire-priseur. Or, s'il s'est lui-même essayé à des regroupements, Rimbaud n'a jamais fini le travail. L'achever pour lui – distribuer ses œuvres dans des cases entérinées par l'usage ou imaginées pour l'occasion –, c'est plaquer des catégories posthumes sur une énigme vivante.

Sous l'intitulé Œuvres et lettres – mais À la recherche d'une voix aurait été un titre acceptable –, cette édition présente l'œuvre (en prose et en vers) dans sa continuité (et ses ruptures), selon une chronologie avérée ou conjecturale. De chaque poème on offre, successivement, les différentes versions connues, y compris celles que Rimbaud a insérées dans ses lettres. La typographie varie selon qu'on donne à lire un manuscrit autographe ou une copie, voire une publication non autorisée par l'auteur. Puis viennent les lettres écrites par Rimbaud entre 1870 et 1875 (dont les lettres du « voyant », bien sûr), avec à nouveau, le cas échéant, les poèmes qui y sont inclus et qui peuvent donc être lus, cette fois, dans leur contexte.

Tout ce qui suit est hors d'œuvre. Sous l'intitulé Vie et documents paraît la « Chronologie », qui est habituellement placée en tête des volumes de la Pléiade. On y glisse, à leur date, les lettres écrites par Rimbaud de 1878 (« J'arrive ce matin à Gênes... ») à sa mort. On propose en outre un choix de documents ; ils ne dissipent pas le mystère, tout au plus en dessinent-ils les contours. Mais qu'y a-t-il de plus énigmatique chez Rimbaud ? Son silence ? ou bien plutôt sa voix ?
64,50 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
75,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
68,00 €
Le Monde comme volonté et représentation
Gallimard
En France, la découverte de Schopenhauer (1788-1860) au tournant des années 1880 provoque une fièvre qui excède les débats philosophiques habituels. Maupassant choisit pour guide ce professeur de pessimisme et de noirceur. Il hante certains personnages de Huysmans, résignés à admettre avec lui que la vie de l'homme oscille entre la douleur et l'ennui. On est sommé de se positionner par rapport à Schopenhauer, parce que sa philosophie engage radicalement le sens de l'existence. Le Monde comme volonté et représentation est le "grand livre" de son auteur. Celui-ci y ferraille avec les idées de Platon et de Kant, tout en prenant au sérieux l'apport récent des orientalistes et en tirant des implications considérables des Upanishad. Mais ce livre polyglotte commente aussi Cervantès, Shakespeare, Calderón, La Rochefoucauld, Swift, Voltaire, Chamfort, Byron, Goethe ou Leopardi. Il donne corps à une pensée dont on sent bien qu'elle n'avait jamais été formulée jusqu'ici et qu'elle n'est pas de celles que l'on dépasse. Selon Nietzsche, il n'y a chez Schopenhauer ni affectation ni rhétorique : c'est un "discours droit, rude et bienveillant", porté par un "naturel inimitable" et "une vigoureuse aisance". La présente traduction relève le défi de rendre la puissance de la langue de Schopenhauer, qui fascina Kafka et Borges, tout en respectant l'unité de son vocabulaire philosophique.
77,00 €
Essais littéraires
Gallimard
D'Une vague de rêves, en 1924, à Je n'ai jamais appris à écrire ou les Incipit, ce volume regroupe l'essentiel d'une part méconnue de la création d'Aragon, son oeuvre critique. Le parcours est chronologique, et jalonné de massifs marquants, comme la provocation surréaliste du Traité du style (1928), la longue songerie érudite des Chroniques du bel canto, ou J'abats mon jeu (1959), qui analyse les liens entre le roman et l'histoire. La tentation autobiographique est partout présente. L'ensemble forme le portrait d'un immense lecteur qui chemine en compagnie de Stendhal, Hugo, Colette ou Barrès, Chateaubriand ou les troubadours, Guillevic ou Eluard, Marceline Desbordes-Valmore, Racine ou Rimbaud. Parmi les textes non recueillis auparavant, la "Préface à Maldoror" de 1922 inaugure un long dialogue avec Lautréamont, tandis que l'important discours de 1977, "D'un grand art nouveau, la recherche", accompagne le legs des manuscrits d'Aragon "à la nation française". Traversant toutes les périodes d'un génie multiple, exhibant les tensions entre les esthétiques dont il se réclame successivement, les Essais littéraires en présentent ainsi la forte unité, celle d'une écriture en liberté, somptueusement digressive, qui ramasse dans ses plis et détours toute une histoire littéraire que nul peut-être n'aura su ainsi, jusqu'au vertige, explorer.
86,00 €
Les Trois Villes
Gallimard
Septembre 1891. Zola cherche à échapper au naturalisme, il rêve d'une "peinture de la vérité plus large et plus complexe", ancrée dans la réalité contemporaine. C'est à Lourdes que va naître le renouvellement d'inspiration qu'il attendait. Saisi par ce qu'il voit, il rédige le plan d'un roman sur le pèlerinage et la cité des miracles. Le spectacle de cette foule, dans laquelle se joignent le besoin de surnaturel et la misère physique et sociale, va le hanter durablement. En septembre 1892, il a l'idée des Trois Villes, trilogie romanesque dont le héros est un prêtre, Pierre Froment. Son trajet le conduira de l'espoir d'un christianisme régénéré à l'acceptation d'une autre religion, celle de la science. À la peinture d'une cour des miracles modernes (Lourdes, 1894, qui sera mis à l'index) succèdent des intrigues vaticanes entrelacées à l'histoire d'une passion dévorante (Rome, 1896), puis les scandales politiques, les attentats anarchistes, la finance, la prostitution, l'art, la "cohue" parlementaire (Paris, 1898). Outre le texte des Trois Villes, la présente édition donne à lire des transcriptions des manuscrits préparatoires, dont plusieurs sont inédites, ainsi que les Journaux que Zola tint lors de ses voyages à Lourdes et à Rome, et qui sont des chefs-d'oeuvre de reportage.
79,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
152,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Le Vicomte de Bragelonne
Gallimard
Le volet central de la trilogie des Mousquetaires était intitulé Vingt ans après. Le Vicomte de Bragelonne est sous-titré "Dix ans plus tard". Alexandre Dumas est un romancier du temps. Du temps historique : l'un des sujets du roman, le principal peut-être, est la prise du pouvoir par Louis XIV et la consolidation de son règne personnel. La disgrâce de Fouquet et l'ascension de Colbert, sur lesquelles se greffe la romanesque affaire du Masque de fer, sont au coeur du livre. Du temps individuel aussi : les mousquetaires ont pris de l'âge. Dumas peint leur vieillissement et leurs déchirements. Car leurs routes divergent, et le "tous pour un" prononcé trente ans plus tôt n'est plus qu'un souvenir. Le romancier de l'avenir et du présent devient celui du passé et de la mémoire. "Ce que je cherche, surtout, ce que je regrette avant tout, ce que mon regard rétrospectif cherche dans le passé, c'est la société qui s'en va, qui s'évapore, qui disparaît." Le charme puissant qui émane de Bragelonne confirme que cette évaporation est un très grand sujet romanesque. Ce qui est vrai des sociétés l'est aussi des hommes : il ne fait pas bon vieillir. Les héros ne sont plus ce qu'ils étaient. Mais le souvenir de ce qu'ils furent nous rend sensibles à ce qu'ils deviennent. Aramis est désormais évêque de Vannes. Un secret découvert, celui du Masque de fer, fait de lui le général des jésuites, fonction dans laquelle il redouble d'intrigues. Il y survivra, ce qui n'est pas le cas de ses compagnons. Enrichi, entiché de noblesse, Porthos se laisse berner et entraîner par son prélat d'ami ; sa mort dans l'effondrement de la grotte de Locmaria - "Trop lourd !" - est celle d'un titan. Athos, comte de La Fère, le plus âgé des quatre, jouit du bonheur d'être père puis meurt de la mort de son fils. Quant à d'Artagnan, resté mousquetaire, il a pris du galon, est devenu plus politique, mais songe parfois à tout quitter. Un boulet le renverse sous les murs d'une ville assiégée au moment où on lui apporte le bâton de maréchal de France. "Des quatre vaillants hommes dont nous avons conté l'histoire, il ne restait plus qu'un seul corps. Dieu avait repris les âmes." Et Bragelonne ? Le jeune Raoul, qui est le fils naturel d'Athos, tient le rôle-titre. Mais il arrive, dans les romans, que les amoureux soient fades. Mlle de La Vallière, dont le jeune homme est épris, est désirée en plus haut lieu ; la faveur du roi lui fait oublier l'amour de son ami d'enfance. La mort de Raoul, qui ressemble à un suicide, n'a pas la dimension mythologique de celle de Porthos. Disparaître dans une guerre lointaine, d'un point de vue romanesque, c'était sans doute simplement ce qu'il avait de mieux à faire. Mélancolique roman des générations, de l'échec et du souvenir, Le Vicomte de Bragelonne est l'un des grands livres du XIXᵉ siècle et le chef-d'oeuvre de Dumas. Non pas, comme on le dit souvent, son Temps retrouvé. Mais son Temps disparu.
75,00 €
Romans et récits
Gallimard
Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l'y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d'avis) et Paulhan avaient, comme on dit, "des réserves". Peut-être n'était-il à leurs yeux qu'un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter ? Un pur romancier ? un authentique reporter ? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes. Cette édition ne fait pas acception de "métiers" ni d'ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l'ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire - un mot encore neuf dans les années 1920 et qu'il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d'autre part d'un fait nouveau : les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments - dont le scénario inédit du Bataillon du ciel - et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l'oeuvre. Le "système Kessel", on croit le connaître : courir le monde, faire provision de "choses vues", livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman "kényan" de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L'oeuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l'auteur de Makhno et sa juive, la réalité n'est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui en bon français la creative non fiction. L'aventure, l'événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d'eux des objets pour l'imagination. Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l'imaginaire. Ce faisant, il place son oeuvre - et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans - aux confins "du réel, du rêve, de l'errance et de l'histoire" (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l'aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il "l'air du temps", qui est aussi le nom d'une collection à laquelle il donna des livres ; mais il sait s'en abstraire et atteindre à l'essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l'espèce humaine, toute son oeuvre peut être lue
78,00 €
Romans (Tome 1)
Gallimard
1839. "Le roi des romanciers modernes, c'est une femme", déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s'agit pour lui d'ôter sa couronne à Balzac, dont il n'a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c'est elle, "le roi") est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d'Amérique : "Énormité et Douceur." Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l'oeuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu'ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu'elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia - révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 - fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d'amour, d'aventures, noir, humanitaire, social... Pauline est un "roman de l'artiste", veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l'ethnographie et de l'ethnolinguistique, et de l'ethnomusicologie si l'on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l'ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman "industriel" à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au coeur de la science. Nanon enfin récrit l'histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. "Je fais des romans, parce que c'est une manière de vivre hors de moi", dit Sand, prompte à se glisser "dans la peau de [s]es bonshommes", comme elle appelle ses personnages. L'essentiel pour elle est dans le mouvement vers l'autre, quête inquiète et patiente ; ce qu'avait bien senti Janin, qui voyait en elle l'"un de ces grands esprits plein d'inquiétudes qui cherchent leur voie". Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice...), le bon roman exige que soient mêlés "le réel et le poétique". Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c'est l'artiste qui crée le réel, "son réel à lui". Le roman chez Sand a un effet sur "l'emploi de la vie". De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l'idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.
78,50 €
Histoire Auguste et autres historiens païens
Gallimard
En 313, Constantin, empereur chrétien, accorde la liberté de culte à toutes les religions ; nul ne sera plus contraint de vénérer l'empereur à l'égal d'un dieu. En 391-392, Théodose, empereur très chrétien, interdit les cultes païens. Le monde a basculé. Ce qui est en cause, ce ne sont pas seulement des croyances et des cultes, mais toute une civilisation fondée sur la paideia - la culture, les moeurs et les pratiques de la Rome éternelle. C'est en ce sens que les historiens réunis dans ce volume peuvent être dits païens : nourris à l'antique paideia, ils en partagent toujours les valeurs. Ils écrivent entre 360 et 394 (avant 408 pour l'auteur des Vies et moeurs des empereurs) sous les règnes de princes chrétiens, occupent des postes importants, proches du pouvoir, et, par force, s'avancent masqués. De belles carrières restent ouvertes à ces lettrés, émules de Tite-Live, de Suétone ou de Tacite ; les empereurs chrétiens ne peuvent se passer d'eux. Les lois de 391-392 ne les réduisent pas au silence, mais ils sont assez lucides pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller dans leur éloge du passé. La plupart évitent prudemment de parler du christianisme. L'Histoire Auguste, elle, s'autorise des moqueries, des parodies des Évangiles ou des Pères de l'Église, des allusions plus ou moins voilées. Le livre - trente vies d'empereurs, à partir d'Hadrien - est truffé d'indices révélant à des lecteurs choisis le fond de la pensée de son auteur, écrivain dissimulé, semet ridente, "souriant dans son for intérieur". Cet auteur pourrait passer pour le digne successeur du Suétone des Douze Césars. Il a du goût pour les frivolités d'alcôve, les anecdotes à portée moralisante, les prodiges et les oracles. Mais il se révèle en outre particulièrement imaginatif. L'Histoire Auguste n'est pas une oeuvre historique au sens moderne du terme : elle enrichit son récit par tous les moyens qu'offre l'écriture romanesque, jusqu'à effacer les frontières entre histoire et fiction. C'est l'occasion de savoureux morceaux de bravoure, d'autant plus soignés littérairement qu'ils sont historiquement douteux. Histoire sans autorité donc, mais pleine de vie et finalement de vérité : une oeuvre personnelle et sensible sur l'âge d'or du paganisme et sur son déclin. "Une effroyable odeur d'humanité monte de ce livre", disait Marguerite Yourcenar, qui y avait trouvé la matière des Mémoires d'Hadrien. Cette humanité en désarroi, c'est celle des païens qui assistent impuissants à la dissolution du monde auquel ils tiennent et appartiennent. À la bataille de la Rivière froide, en 394, les armées de Théodose affrontent l'usurpateur Eugène et le général Arbogast, soutenus par le parti païen. Théodose vainqueur, certains vaincus se donnent la mort. Parmi eux, Nicomaque Flavien senior, aristocrate, préfet du prétoire d'Italie, probable auteur de l'énigmatique Histoire Auguste.
70,00 €
Romans et récits
Gallimard
"Tu tires des récits de tes vices, tu rêves des doubles pour tes démons" : c'est ainsi que Nathan Zuckerman, la créature de papier de Philip Roth, décrit son entreprise d'écriture dans La Leçon d'anatomie. Apparu sous la plume de l'écrivain Peter Tarnopol dans Ma vie d'homme (1974), ce double assumé du fictif Tarnopol et de Roth, lequel les invente tous deux en vertu d'un processus de création fait de reflets et de répliques, prend pour ainsi dire vie dans le premier cycle romanesque qui lui est consacré, Zuckerman enchaîné. Cette série de romans - une trilogie et son épilogue - offre à Roth l'occasion d'exposer les métamorphoses de la subjectivité. Elle met en scène quatre moments-clefs de la carrière de Zuckerman : la relation de l'aspirant écrivain avec son mentor (L'Écrivain fantôme, 1979) ; le romancier devenu une célébrité et la victime de son succès (Zuckerman délivré, 1981) ; l'homme souffrant de douleurs mystérieuses en pleine crise de la quarantaine, rattrapé à la fois par la complexité de sa vie amoureuse et sexuelle et par la mort de ses parents (La Leçon d'anatomie, 1983) ; l'homme de lettres privilégié face aux intellectuels de l'Europe de l'Est communiste (L'Orgie de Prague, 1985). On retrouvera Zuckerman dans La Contrevie (1986), un "labyrinthe de miroirs" (Philippe Jaworski), et un chef-d'oeuvre de virtuosité, qui est en quelque sorte la réponse de Roth au postmodernisme américain incarné notamment par Thomas Pynchon. Un brouillon donne à penser que le roman aurait pu être intitulé Tu dois changer ta vie ; "Tout peut arriver, et c'est précisément ce qui arrive : tout." Pendant la période de création couverte par ce volume, Roth explore la frontière poreuse entre réalité et fiction. S'il occupe le devant de la scène jusqu'en 1986, Zuckerman n'est pas l'unique alter ego de l'auteur. Émerge en effet un nouveau personnage (de fiction ?) nommé Philip ou Philip Roth. Il dialogue avec Zuckerman dans Les Faits (1988), sous-titré "Autobiographie d'un romancier" ; avec des femmes dans Tromperie (1990), roman tout entier construit en dialogues - "la bande-son d'un roman sans images", selon Ph. Jaworski -, tandis que Patrimoine (1991), récit de la maladie et de la mort du père (non plus celui de Zuckerman, celui de Roth), est présenté comme "Une histoire vraie". Les faits seraient-ils enfin débarrassés de leur gangue de fiction ? À la fin de la lettre que le Roth des Faits écrit à son lecteur Zuckerman, il admet que les "faits" sont en réalité des souvenirs déjà retravaillés. Ses expériences personnelles et son passé ne prennent forme et sens qu'une fois racontés. Et c'est à un personnage de fiction, l'inévitable Zuckerman donc, que Roth confie le soin de porter un jugement sur son manuscrit "autobiographique". L'autobiographie est sans doute "le genre le plus manipulateur dans toute la littérature", estime Zuckerman. C'est le moins que l'on puisse dire. Toute tentative de figer la frontière entre
73,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
De serpents galants et d'autres
Gallimard
Les contes populaires ont une origine très ancienne au Japon. Dès le début de la littérature japonaise, au VIᵉ siècle, ils ont été transcrits dans des chroniques anciennes ; ils conservent à ce titre leur caractère primitif, presque religieux, ce qui les rapproche davantage des mythes que les contes occidentaux, de transcription plus récente. On trouve donc, dans tous les contes, trace de la présence divine. Les êtres humains surnaturels qui, sous une forme animale, rendent visite aux humains viennent d'un au-delà imaginaire. Le présent recueil rassemble essentiellement des contes relatant la venue sur la terre de divinités animales qui, pour accomplir quelque mission, épousent des humains. En pareille situation, elles éprouvent certaines difficultés à garder l'incognito, et la révélation de leur véritable nature provoque la séparation. Parabole de la destinée humaine ? Ces contes proviennent de toutes les régions du Japon. Ils ont été rassemblés et choisis par les traducteurs de manière à former un florilège d'hymnes à l'amour transcendé ; par leur teneur, par leurs thèmes, ils ont valeur universelle ; mais par-delà leur variété et le pittoresque de leurs détails, on y sent battre le coeur profond du Japon.
14,10 €
Le cœur est un chasseur solitaire
Stock
Une petite ville poussiéreuse du sud des États-Unis, dans les années trente – et dont Carson McCullers recrée, avec un génie singulier, l’atmosphère de chaleur moite et d’ennui profond – sert de décor à ce roman baigné dans l’angoisse,

la violence et la tendresse.

Autour de John Singer, le mystérieux sourd-muet, gravitent quatre personnages, compagnons improbables, enfermés dans une commune solitude dont ils cherchent désespérément à s’échapper. Mick l’adolescente qui rêve de musique et de neige, Jake, le révolutionnaire militant incompris, le Dr Copeland, le vieux médecin noir aux ambitions déçues, Biff le cafetier maniaque. Mais la vie ne renonce que rarement à sa cruauté ordinaire…

Cette réédition comprend également le travail préparatoire au Cœur est un chasseur solitaire (Esquisse pour le Muet), l’ensemble des essais – dont trois inédits – et des articles que Carson McCullers a publiés de son vivant.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédérique Nathan  et Françoise Adelstain.

Préface de Véronique Ovaldé.
24,00 €
La Dame de Monsoreau (IV et V), Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
La Reine Margot, La Dame de Monsoreau (I à III)
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
84,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
La Reine Margot - La Dame de Monsoreau - Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
136,00 €
Tokyo Detective
Points
LA SUITE DE *TOKYO VICE*

Enquêtes, crimes et rédemption au pays du soleil-levant.

Après avoir fait tomber l’un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l’ancien journaliste Jake Adelstein s’est reconverti en détective privé. Il traque les yakuzas devenus hommes d’affaires. Mais la catastrophe de Fukushima vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où on ne l’attendait pas et touche ses amis les plus proches. Jake est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ?

*« Un nouvel opus qui entremêle enquêtes décapantes sur la pègre japonaise et cheminement spirituel. » L’Express*

Jake Adelstein est journaliste d’investigation. Il est l’auteur de *Tokyo Vice*, succès mondial adapté en série (sur Canal +), du *Dernier des Yakuzas* etde *J’ai vendu mon âme en bitcoins*, tous disponibles chez Points. Il vit au Japon depuis trente ans.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Doug Headline
9,90 €
De cendres et d'or. Une enquête du ranger Taylor Bridges
Points
« Un thriller exotique et musclé dans un roman d’aventures dantesque. »

*LE FIGARO MAGAZINE*

Aroha et Dylan, un jeune couple en quête de sensations fortes, parcourt le parc national de Victoria à la recherche d’une mine d’or dont l’entrée a disparu depuis plus d’un siècle. Menacés par un incendie dans un canyon, ils découvrent dans leur fuite le cadavre d’une jeune femme. La police de Melbourne est prévenue. Taylor Bridges, appelé en renfort, saura-t-il révéler un secret bien enfoui ? Et qui est cette ombre qu’Aroha affirme avoir aperçue sur la scène de crime ?

B. Michael Radburn est né en Australie. Musicien, il est également l’auteur de plus de quatre-vingts nouvelles. Après *L’Arbre aux fées*, premier roman de la série portée par son formidable policier australien, voici lanouvelle enquête du rangerTaylor Bridges.

Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Troin
7,95 €
Une enquête de Douglas Brodie Les Justiciers de Glasgow
Points
Été 1946. Ex-flic et sous-off tout juste démobilisé, Douglas Brodie a frôlé la mort plus d'une fois. Engagé à la Gazette de Glasgow, il doit vite faire ses preuves en tant que reporter. Quand une bande de fanatiques décide d'infliger d'horribles châtiments aux criminels passés entre les mailles de la justice, l'occasion est toute trouvée. Brodie part pour une croisade en eaux troubles. Gordon Ferris est né à Kilmarnock, en Écosse. Avant de se consacrer à l'écriture, il a travaillé pour le ministère de la Défense. Les Justiciers de Glasgow est la deuxième enquête de Douglas Brodie. « Gordon Ferris signe un roman noir, sec et sans glace. » L'Express Traduit de l'anglais (Écosse) par Hubert Tézenas
8,10 €
La Rose d'Alexandrie
Points
Impossible pour Pepe Carvalho de déjeuner en paix ! Son dernier contrat à peine terminé, sa cousine fait irruption dans son bureau, épouvantée. Leur nièce Encarnita a été retrouvée découpée en morceaux sur un terrain vague de Barcelone : terrible affaire de famille. Voilà Pepe embarqué sur la piste d’un mystérieux marin exilé, des bas-fonds d’Albacete jusqu’aux Caraïbes…

Essayiste, poète et romancier, Manuel Vázquez Montalbán (1939-2003) a notamment reçu le Premio nacional de las Letras pour l’ensemble de son œuvre en 1995. Il est le créateur du détective catalan Pepe Carvalho, héros de ses romans policiers, dont les aventures sont disponibles en Points.

Traduit de l’espagnol par Denise Laroutis
7,90 €
Tango parano
Points
« Le tango ? Sait-on jamais avec qui on le danse ? Qui a écrit la partition ? Qui la joue ?

Méfiance…

Tango, parano. Ça rime à quoi ? »Vallès, un ex-flic mis au vert après avoir pété les plombs, est contacté par les services spéciaux pour tirer au clair le meurtre d’une jeune Bordelaise de bonne famille. Il infiltre une secte richissime, dont les rapports avec l’État s’avèrent complexes. Peu à peu, il se rend compte qu’il est utilisé bien malgré lui dans des joutes de pouvoir au sommet. Une série de situations rocambolesques commence alors pour Vallès, qui cherche tant bien que mal à préserver son indépendance d’esprit.Hervé Le Corre est un auteur de polars reconnu par le public et la critique, notamment grâce à Après la guerre. Il est enseignant dans la région de Bordeaux.
8,70 €
Le Cannibale de Crumlin Road
Points
Cet été-là, la vague de chaleur accablant Belfast n’est pas ce qui perturbe le plus Karl Kane. Le privé est confronté aux meurtres atroces de jeunes femmes marginalisées, retrouvées mutilées, sans foie ni reins. Mais le principal suspect est un membre de l’establishment… et l’enquête piétine. Lorsque Katie, la fille de Kane disparaît, celui-ci ne peut compter que sur sa fureur pour empêcher l’irréparable.

Né à Belfast en 1958, Sam Millar a été combattant au sein de l’IRA avant de devenir écrivain. Il est notamment l’auteur de Poussière tu seras, Rouge est le sang, On the Brinks et Les Chiens de Belfast, disponibles en Points.

« Alternant scènes d’une violence inouïe et dialogues d’une ironie corrosive, Sam Millar réussit le tour de force d’allumer de belles lumières dans un monde de ténèbres. »

Le Monde

Traduit de l’anglais (Irlande) par Patrick Raynal
7,40 €
Les Ecailles d'or
Points
Hanafi, milliardaire issu de la pègre, charge le privé Makana de retrouver la star de son équipe de foot. L’ex-flic soudanais en exil n’a aucun contact dans les milieux d’affaires égyptiens, mais il est tenace et aidé par un journaliste. Sa route croisera celle d’une riche Anglaise à la recherche de sa fille disparue vingt ans plus tôt dans les souks du Caire. Y aurait-il un lien entre les deux affaires ?

Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, auteur anglo-soudanais de six romans publiés par Actes Sud. Il est né à Londres, a grandi à Khartoum, reçu une formation de géologue à l'université de Sheffield, vécu au Caire, au Danemark, à Barcelone et est maintenant installé à Amsterdam.

« Dépaysant et remarquablement mené, à la manière des polars made in US des années Hammett. »

Le Point

Traduit de l’anglais par Gérard de Chergé
7,90 €
Vent froid
Points
Entre le garde-chasse Joe Pickett et Missy, sa belle-mère, ça n’a jamais été le grand amour. Mais quand son cinquième époux est retrouvé pendu à l’une de ses éoliennes et qu’elle se voit accusée de meurtre, même Joe ne peut y croire. Les preuves semblent irréfutables, pourtant Joe ne l’imagine pas tuer son mari et encore moins le hisser au sommet d’une éolienne. Missy aurait-elle été piégée ?

Auteur de nombreux romans policiers couronnés par de nombreux prix, C.J. Box tisse ses intrigues dans le cadre grandiose et sauvage du Wyoming, où il vit. Les enquêtes du garde-chasse Joe Pickett sont disponibles en Points.

« C.J. Box nous embarque à chaque fois avec une économie de mots et un talent fou. Vent froid est un très bon cru. »

La Croix
8,10 €
Une enquête de l'inspecteur Chen Dragon bleu, tigre blanc
Points
L'inspecteur Chen n'est pas dupe de son nouveau titre. Sous couvert d'une promotion ronflante, on cherche à l'évincer de la police de Shanghai. Mais qui veut sa peau ? En guerre contre le pouvoir et les intérêts du Parti, il s'est fait des ennemis. Tous haut placés, tous corrompus, tous prêts à le neutraliser. Forcé d'agir à distance, Chen joue les détectives privés pour son propre compte.Qiu Xiaolong est né à Shanghai en 1953. Lors de la Révolution culturelle, son père est la cible des révolutionnaires et lui-même est interdit d'école. Il émigre aux États-Unis après les événements de Tian'anmen. Toutes les enquêtes de l'inspecteur Chen sont disponibles en Points.« Un ballet virevoltant de coups montés, de trahisons et de règlements de comptes. »MarianneTraduit de l'anglais (États-Unis) par Adélaïde Pralon
8,95 €
Les Anges aquatiques
Points
Patrick et Cecilia sont assassinés dans leur jacuzzi à Linköping ; leur fille adoptive, Ella, est portée disparue. L’enquêtrice Malin Fors, consciente qu’elle n’aura jamais d’enfant après sa blessure en service, met toute sa rage à la retrouver. La fillette est-elle vivante, entre les mains du meurtrier ? Le fleuve rendra-t-il son corps sans vie ? Ella ne réapparaît pas et la pression croît…

Mons Kallentoft est un journaliste et auteur suédois. Après le succès de Hiver, Été, Automne et Printemps et La 5e saison (disponibles en Points), Malin Fors revient pour une sixième enquête placée sous le signe de l’eau.

« L’une des héroïnes les plus convaincantes qui soient nées d’une plume masculine. »

The Guardian

Traduit du suédois par Frédéric Fourreau
8,10 €
Une enquête du commissaire Brunetti. Une enquête du commissaire Brunetti / Deux veuves pour un testament / Policiers
Points
Automne ensoleillé à Venise. Brunetti ferait bien l’école buissonnière. Mais pas de répit pour le commissaire, une vieille dame est retrouvée morte à son domicile. Verdict du légiste : crise cardiaque. Brunetti est sceptique : et si quelque chose leur échappait ? La victime, veuve dévouée aux personnes âgées et aux femmes battues, était une personne secrète. Peut-être trop pour être honnête…

Née dans le New Jersey, Donna Leon vit depuis plus de vingt ans à Venise. Les enquêtes du commissaire Brunetti, traduites dans vingt-cinq langues, ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles en Points.

« Donna Leon nous offre une nouvelle plongée glaçante en eaux troubles. On ne se lassera décidément jamais des morts à Venise. »

Madame Figaro

Traduit de l’anglais (États-Unis) par William Olivier Desmond
7,60 €
Une enquête de Pepe Carvalho La Solitude du manager
Points
Le manager d’une multinationale est trouvé mort, sans sous-vêtements, une culotte dans la poche. Mise en scène trop caricaturale pour abuser Pepe Carvalho, détective privé engagé par la veuve. Entre la gauche antifranquiste, dont est issu le manager, et les élites mondialisées qui ont fait sa fortune, Carvalho découvre un nouveau visage de l’Espagne et des formes de pouvoir… parfois meurtrières.

Né en 1939 à Barcelone et mort en 2003, Manuel Vázquez Montalbán, fervent opposant du franquisme, découvre l’écriture en prison. Il fut journaliste, critique gastronomique, poète, essayiste et romancier. Les enquêtes du détective catalan Pepe Carvalho sont disponibles en Points.

« On retrouve ou découvre l’humour, la culture, le plaisir, la finesse, le sens populaire de la ville et de l’Histoire, dont disposait et que dispensait à parts égales Manuel Vázquez Montalbán. »

Libération

Traduit de l’espagnol par Michèle Gazier
8,95 €
Des fourmis dans ma tête
Jouvence
Une plongée saisissante dans la tête d'une thérapeute découvrant son trouble dissociatif de l'identité.

Et si trois jours pouvaient s’effacer de votre mémoire en une fraction de seconde ?

Émilie se réveille après plusieurs jours dont elle n’a aucun souvenir, confrontée à des comportements qu’elle ne comprend pas et une étrange sensation de fragmentation intérieure. Sa vie bascule quand elle découvre enfin la vérité : elle est atteinte du trouble dissociatif de l’identité (TDI), un trouble encore méconnu où s’entremêlent pertes de mémoire, traumatismes et voix intérieures.

Thérapeute de profession, Émilie voit son quotidien lui échapper. Comment continuer à vivre, à travailler, à aimer, quand des parts de soi prennent tour à tour le contrôle ? Comment composer avec ces « alters » qui redoublent d’ingéniosité pour se faire entendre ?

La jeune femme entame alors un voyage intime au cœur d’elle-même, une traversée faite de tâtonnements, de peur, de résistance mais aussi de résilience et de pardon. Peu à peu se dessinent les contours d’un monde intérieur insoupçonné : une fourmilière mentale où chacun tente de trouver sa place.

Plus qu’un témoignage, *Des fourmis dans ma tête* est une plongée rare et authentique dans l’un des troubles les plus stigmatisés de la santé mentale.
19,95 €
Conseils aux jeunes écrivains
Archipoche
Poétiques, philosophiques, ironiques ou pragmatiques... ce recueil regroupe 23 sources de réflexion pour écrivains débutants par de grands noms de la littérature. Le 13e titre de la collection " Le Domaine ", dont la vocation est de rendre à nouveau disponibles des œuvres introuvables, insoupçonnées ou inédites, est une anthologie dont il n'existe aucun équivalent.

Poétiques, philosophiques, ironiques ou pragmatiques...

23 sources de réflexion pour écrivains débutants, de 7 à 77 ans

Ne pas publier trop tôt, se défier de la critique, mais aussi de " l'inspiration ", des écoles et du succès, écrire sans se censurer, se relire avec sévérité, trouver le mot juste, éviter les poncifs, ne songer qu'à l'art, ne pas en faire un métier... et ne jamais désespérer !

Exercice réservé aux écrivains chevronnés, les " conseils " aux auteurs débutants et autres " lettres aux jeunes poètes " sont devenus, au fil des siècles, un genre littéraire à part. On ne cite en général – et on ne publie parfois – que les " Lettres à un jeune poète " de RAINER MARIA RILKE (1903), la " Lettre de conseils à un jeune poète " de JONATHAN SWIFT (1720), plus rarement l'étonnante " Lettre à un jeune poète " de VIRGINIA WOOLF (1932), ici présentée dans une nouvelle traduction.

Mais jamais ou presque jamais les " Conseils aux jeunes littérateurs " de BAUDELAIRE, l'" Éloge du dilettante " de LAMARTINE, la magnifique " Poëtique " de PIERRE LOUYS, les très pratiques " Conseils aux jeunes auteurs " de TRISTAN BERNARD. Quant au " Salut à de jeunes écrivains " de MAURICE BARRÈS (1923) et aux " Conseils au jeune écrivain " d'ANDRÉ GIDE (1956), ils peuvent être considérés comme les testaments littéraires de ces deux auteurs. L'ensemble constitue un florilège sans équivalent, mêlant textes humoristiques (les " Aphorismes sur l'art d'écrire " de LÉON DAUDET) et réflexions philosophiques ou spirituelles d'auteurs aussi injustement méconnus que MARIUS GROUT, dont l'opuscule " À un jeune poète " (1945) est d'une valeur égale aux " Lettres " de Rilke...
12,90 €
Histoire de Khady Demba
Belin Gallimard
Dossier pédagogique de Sophie Yavari Au Sénégal, Khady Demba se retrouve sans biens et sans enfant lorsque son époux meurt. Sa belle-famille l'expulse alors du foyer et la force à migrer vers l'Europe pour travailler et lui envoyer de l'argent. Pour Khady, héroïne à la dignité sans faille, commence une errance, au gré des rencontres, entre espoir et cruauté. Une oeuvre poignante en résonance avec l'actualité. Ce récit est le dernier qui compose l'oeuvre Trois femmes puissantes pour laquelle Marie NDiaye a reçu le prix Goncourt en 2009. Groupements de textes : 1. L'inquiétante étrangeté dans Trois femmes puissantes 2. La figure du migrant dans la littérature contemporaine
5,30 €
Le Jeu de l'amour et du hasard - Classiques et Contemporains
Magnard
La comédie de Marivaux enrichie de tous les outils pour préparer le Bac de Français.

La pièce :

Silvia et Dorante doivent se rencontrer et, s’ils se plaisent, s’épouser. Mais Silvia se méfie de ce mari que son père lui destine. Pour l’observer discrètement, elle se déguise en servante : sa femme de chambre, Lisette, prendra sa place.

Ce qu’elle ignore, c’est que Dorante a lui-même échangé ses habits avec Arlequin, son laquais. Pendant que les domestiques se font maladroitement la cour, les deux nobles tombent irrésistiblement amoureux l’un de l’autre, en dépit des convenances sociales qui séparent les personnes de haut rang de leurs serviteurs…

À travers ce jeu de masques comique, Marivaux met en scène la naissance de l’amour, défiant le « hasard » de la naissance et du rang.

L'objet d’étude : le théâtre du XVIIe au XXIe siècle

L'accompagnement pédagogique :

* Une présentation complète pour découvrir l’auteur et comprendre le contexte historique, artistique et littéraire de l'œuvre

* Le texte intégral et des extraits audio

* Des axes d’étude avec des questions, des encadrés sur les grandes notions littéraires et une préparation progressive aux épreuves écrite et orale

* Des explications linéaires sur des passages clés

* Un groupement de textes problématisé :dire l'amour au théâtre

* Une synthèse et des citations clés pour récapituler les enjeux de la pièce

* Méthode : des fiches et des exemples pour se préparer à l’examen

* En audio : une épreuve orale complète du Bac pour se mettre en situation

* Tout le vocabulaire de l'analyse de texte : théâtre, tonalités, figures de style

* En + : un cahier iconographique de 8 pages en couleur pour les prolongements culturels et artistiques
3,40 €
On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset
Lelivrescolaire.fr
Peut-on jouer avec nos sentiments et ceux d'autrui ? Dans ce chef-d'œuvre romantique, les jeunes Camille et Perdican s'y brûlent tragiquement les ailes.

RÉSUMÉ

Deux visions de l’amour s’affrontent et font naître jalousie et colère pour les jeunes Camille et Perdican, épris d’idéaux. Pris au piège de leurs propres manigances, ils se retrouvent au centre d’un véritable drame. Dans ce chef-d’œuvre romantique, Alfred de Musset joue avec les inclinations du cœur et le pouvoir des mots.

LES + DE CETTE ÉDITION

Cet ouvrage tout en couleur comprend :

- Le texte intégral d'une œuvre au programme du Bac annoté pour une compréhension fine et précise

- Une préparation exhaustive aux épreuves anticipées du bac de français

- Une édition sérieuse et ludique, riche en photographies et analyses de mises en scène

- Une analyse fine de l'œuvre à travers le prisme des jeux du cœur et de la parole

- Un dossier d'introduction pour entrer dans l'œuvre

- Un dossier d'analyse pour étudier le parcours associé «Les jeux du cœur et de la parole»

- Des ressources numériques complémentaires (vidéos, Genially, cartes mentales, etc.)
3,60 €
Ce qui n’a pas été écrit et autres nouvelles - Classiques et Contemporains
Magnard
Un sélection de huit nouvelles de Virginia Woolf dans une édition enrichie de tous les outils pour se préparer au Bac de français.

Les nouvelles :

Dans le train, une inconnue a l’air si triste qu’on ne peut s’empêcher d’imaginer son histoire. Dans un groupe d’amies, une énigme se pose : les hommes valent-ils la peine qu’on leur fasse des enfants ? Dans une maison, un couple de fantômes part à la recherche d’un trésor. Dans une rue de Londres, une dame de la haute société se promène au son des coups de Big Ben…

Ces huit nouvelles de Virginia Woolf montrent toute la diversité de l’oeuvre de la romancière anglaise, dont l’écriture révèle les flux de conscience et offre une satire mordante de la société anglaise.

L'objet d’étude : Le roman et le récit du XVIIIe au XXIe siècle (2de) – Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle (1re)

L'accompagnement pédagogique :

* Une présentation complète pour découvrir l’autrice et comprendre le contexte historique, artistique et littéraire de l'œuvre

* Huit nouvelles de Virginia Woolf en texte intégral

* Des axes d’étude avec des questions, des encadrés sur les grandes notions littéraires et une préparation progressive aux épreuves écrite et orale

* Des explications linéaires sur des passages clés

* Un groupement de textes problématisé :la place des femmes dans la société – le flux de conscience

* Une synthèse et des citations clés pour récapituler les enjeux des nouvelles

* Méthode : des fiches et des exemples pour se préparer à l’examen

* En audio : une épreuve orale complète du Bac pour se mettre en situation

* Tout le vocabulaire de l'analyse de texte : récit, tonalités, figures de style
5,40 €
Atlas Six - Tome 3 Le complexe d'Atlas
Michel Lafon
Le dernier tome de la trilogie best-seller Atlas Six.

Depuis leur recrutement, les six élus doivent faire face à leurs responsabilités : contrôler la soif de pouvoir de leur maître Atlas Blakely. Pour cela, ils n'ont d'autre choix que de réconcilier des alliances brisées et rester soudés, plus que jamais.

Mais alors que le reste du monde se mobilise pour les renverser, les six recrues de la Société alexandrienne se retrouvent dans une course contre la montre pour survivre. Sont-elles prêtes à trahir pour garder leur place ? Jusqu'où iront-elles pour sauver l'univers de la folie de leur guide ?

Seuls les plus extraordinaires sont sélectionnés.

Et seuls les plus rusés survivront.

Le final explosif de la trilogie événement !
18,95 €
Il était une fois un coeur brisé - Tome 02 Et ils vécurent malheureux à jamais (relié collector)
De Saxus
Toutes les histoires d'amour ne sont pas faites pour durer.

Après avoir été trahie par Jacks, Évangéline se jure de ne plus jamais lui accorder sa confiance. Elle se sent capable de changer seule son destin et de sauver son époux, Apollon.

Malheureusement, de nouvelles malédictions viennent contrecarrer ses plans. La voilà à nouveau contrainte de s'allier au séduisant et sarcastique Prince de Cœur. Mais cette fois-ci, les règles ont changé et il pourrait bien être le seul en qui elle puisse se fier.

Entre les ennemis d'hier et d'aujourd'hui et leur quête pour trouver de dangereuses pierres magiques, Évangéline et Jacks devront affronter une menace plus grande encore : le rapprochement inéluctable de leurs cœurs, dont aucun ne sortira indemne.

*Traduit de l'anglais par Patrick Imbert*
24,90 €
Pot-Bouille (oeuvre au programme Bac 2027, 1re générale)
Hatier
Au programme de français de 1re générale, le dixième volume des Rougon-Macquart d’Émile Zola, suivi du parcours littéraire « Dévoiler les rouages de la société ».

Dans une édition tout en couleur spéciale bac de français pour faciliter la préparation à l’épreuve.

Le texte

Dans le Paris du Second Empire, le jeune Octave Mouret arrive de sa province pour réaliser ses ambitions. Encore loin de son futur statut de puissant patron du grand magasin *Au Bonheur des Dames*, il s’établit dans un immeuble de la rue de Choiseul où il espère faire des conquêtes féminines qui propulseront son ascension sociale parmi ses voisins bourgeois.

En s’arrêtant à chaque étage de cet immeuble qui abrite toutes les couches de la société parisienne, Zola brosse le portrait satirique d’une bourgeoisie avide et sans scrupules.

Le parcours «  Dévoiler les rouages de la société  »

En complément de l’œuvre, un groupement problématisé d’une dizaine d'extraits de textes de romancières et romanciers qui, de Balzac à Annie Ernaux en passant par Maupassant et Nicolas Mathieu, révèlent l’envers du décor de la société française.

Le dossier

Toutes les ressources utiles au lycéen dans le cadre de sa préparation du bac de français  :

• un avant-texte pour situer l’œuvre dans son contexte

• au fil du texte  :

– des points d’étape pour se repérer dans l’œuvre

– des «  clés  » pour expliquer les passages emblématiques, en vue de l’oral du bac

• dans le dossier qui suit le texte  :

– des fiches de synthèse sur l’œuvre et le parcours

– des sujets guidés pour l’écrit et l’oral du bac

– des fiches de méthode

Les ressources en ligne

• Des enregistrements audios sont fournis pour aider les élèves à s’approprier les extraits faisant l’objet d’explications linéaires.

• Dans le guide pédagogique, téléchargeable sur www.editions-hatier.fr, l’enseignant trouvera une séquence complète et tous les corrigés  : des questionnaires au fil du texte et des sujets de bac.
4,10 €
Simon, 1944
Poulpe Fictions
Une plongée dans le quotidien d'un réfugié juif !

1942. Alors que les rafles s'intensifient dans un Paris occupé, Simon, 12 ans, doit fuir la capitale. Grâce à un réseau de résistants, le jeune garçon trouve refuge au Chambon-sur-Lignon, un village cévenol qui protège de nombreux juifs persécutés. Accueilli par la famille Rouméjon, Simon devient Nicolas et s'invente une nouvelle vie aux côtés de Sylvie et Anne-Marie. Entre le quotidien à la ferme, l'école, et l'amitié qui naît avec les deux jeunes filles, Simon s'adapte peu à peu, tout en gardant l'espoir de retrouver un jour ses parents. Mais même dans ce havre de paix, la guerre n'est jamais très loin...

Un roman poignant sur la solidarité en temps de guerre !
13,95 €
La Maison sous la maison
Pocket Jeunesse
Événement : le passage en poche du best-seller *La Maison sous la maison* !

Aurez-vous le courage de découvrir ce qui se cache sous la maison ?

Albertine, onze ans, est plutôt transparente et fragile, contrairement au reste de sa famille, qui déborde de couleurs et de fantaisie. La dernière fantaisie en date : cette maison étrange dans laquelle sa mère a décidé d'emménager.

Une maison de conte pour enfants, fourmillante de mystères de la cave au grenier. Et dans la cave, justement...

Dans la cave... il y a une porte, que seule Albertine a trouvée : une porte qui mène au Sous-Monde et à ses habitants.
8,70 €
La Commedia des fêlés - Opération Pink Moon
Scrineo
Et si Inspecteur Gadget et Robin des bois se rencontraient en Italie ?

" ON NE VOLE PAS LES PAUVRES, JUSTE LES GROS PORTE-MONNAIE ! "

En Italie, quand les milliardaires véreux commencent à suer à grosses gouttes, c'est qu'ils ont croisé la route de la Commedia des fêlés.

Cachés derrière leurs masques de carnaval, ces cinq adolescents survoltés forment l'équipe de Robin des bois la plus recherchée du pays. Plumer les riches aux mains sales pour redistribuer le butin aux plus démunis, c'est encore plus kiffant qu'une course de Vespa !

Leur prochain défi : s'emparer du Pink Moon, un diamant inestimable au passé sombre. Mais entre les systèmes de sécurité inviolables du musée des Offices de Florence, et un policier coriace bien décidé à les envoyer derrière les barreaux, ce coup sera peut-être leur dernier...

Gadgets high-tech, lasers et courses-poursuites dans la nuit toscane... Que le rideau se lève et que le spectacle commence !
10,90 €
Les |mystères de Sinclair Les Mystères de Sinclair - Tome 2 Le Diamant maudit
Poulpe Fictions
Suivez l'enquête de Sophie dans un monde luxueux et rempli de dangers !

Le grand magasin Sinclair est en effervescence : les débutantes affluent pour préparer leur entrée dans le monde ! Parmi elles, Veronica Whiteley, une riche héritière qui attire tous les regards avec le somptueux papillon de pierres précieuses que lui a offert son prétendant, Lord Beaucastle. Mais le bijou est dérobé lors d'une réception ! Et lorsqu'il est retrouvé sur le corps sans vie d'une jeune débutante, Sophie comprend que cette histoire cache un terrible secret. Avec l'aide de Lil, Billy et leur nouvelle amie Mei, elle découvre que le Baron, le plus dangereux criminel de Londres, trempe dans cette affaire... Sophie réussira-t-elle à dévoiler sa véritable identité avant qu'un nouveau crime ne soit commis ?

Une enquête palpitante, pleine de mystère, d'amitié et de courage !
16,95 €
Pierre Bayard, détextive privé Le dossier Pinocchio
Sarbacane
La célèbre équipe de détextives face un nouveau mystère littéraire ! Pierre Bayard et Édith sont confrontés à l'étrange disparition d'un prototype de Burby, une peluche intelligente, avec pour tout indice un exemplaire de Pinocchio retrouvé sur les lieux du vol. Pendant ce temps, Bas-de-Casse et Minuit-Pile mettent la main sur la couverture d'un ouvrage intitulé L'Affaire Petit Prince, qui semble parler d'eux ! Mais l'intérieur du livre s'est volatilisé... Entre Pantin et l'Italie, leurs enquêtes se rejoindront-elles à temps pour résoudre le dossier Pinocchio ?
14,90 €
La grotte du diable
Syros
Un petit groupe d'adolescents irrésistible. Une enquête signée Sylvie Allouche, qui mêle les légendes bretonnes et la grande Histoire !

Lili et ses amis ont eu l'idée du siècle pour leur exposé : réaliser un court-métrage sur la légende de la grotte du Diable ! Sur place, dans la forêt bretonne de Huelgoat, ils font une découverte étonnante : une boîte en fer datée de 1944 est profondément enterrée. Elle contient une lettre au papier jauni, presque illisible. *Si vous trouvez... cette... c'est que je...* Par qui a-t-elle été écrite ? Pourquoi n'est-elle pas parvenue à son destinataire ?
7,95 €
L'anthologie illustrée de Noël
Auzou
Un magnifique livre cadeau pour accompagner les fêtes de noël.

Dans ce grand livre illustré, plonge dans la magie de Noël et découvre des traditions d'hier et d'aujourd'hui, venues des quatre coins du monde.

Au fil des pages, tu trouveras plus de 50 anecdotes fascinantes, accompagnées des symboles familiers de nos Noëls – le houx, le gui ou les rennes – mais aussi des coutumes surprenantes venues d'ailleurs.

Des photographies et des illustrations pleines de charme accompagnent ces pages, qui feront de cette fête un moment inoubliable.
19,95 €
Magic Mirandus - La Femme Oiseau
Auzou
Seuls Micah et le Plieur de Lumière ont une chance de défaire ses plans machiavéliques et de sauver l'incroyable Cirque Magic Mirandus !

Micah a réalisé son rêve : il vit désormais au Cirque Magic Mirandus en tant qu'apprenti du Plieur de Lumière. Tout va pour le mieux dans le plus magique des mondes, entre la découverte de ce lieu aux mille surprises et l'apprentissage de ses pouvoirs. Mais c'est sans compter sur sa terrible grand-mère, la femme oiseau, dont le seul but est d'anéantir le cirque magique. Elle pourrait bien arriver à ses fins, surtout maintenant qu'elle n'a rien plus à perdre.... Et qu'elle a trouvé le plus dangereux des acolytes.
17,95 €
Bescherelle lycée - Philo Tle Nouveau bac
Hatier
L’ouvrage de référence pour l’épreuve de philo du nouveau bac. Un panorama complet du programme en deux parties  : 1. les notions, 2. les auteurs.

Pour chacune des 17 notions du programme

• Les définitions essentielles pour clarifier ses connaissances

• Une première question pour apprendre à construire sa réflexion

• Plusieurs sujets de bac expliqués  : dissertations et explications de texte

Pour chaque auteur clé du programme

• Une synthèse pour découvrir sa pensée

• Des textes et des citations expliqués et commentés

À la fin du livre, différents outils

• Les définitions des repères du programme

• Un lexique

Et aussi, en ligne, avec un accès direct

Des vidéos explicatives sur les notions du programme
12,99 €
Cahier de vacances Littérature
Marabout
Profitez de l'été pour (re)découvrir les plus

grandes œuvres de la litterature francaise et

internationale sous un nouvel angle, à travers

trois univers distincts: la non-fiction, la fiction et

les romans graphiques. Testez vos connaissances

en jouant à plus de 200 mini-jeux, que vous soyez

un lecteur du dimanche ou un parfait erudit.

Des encadres « Le saviez-vous ? >> vous donneront

egalement des informations cles sur le monde du

livre et ses enjeux, ainsi que des anecdotes sur

de nombreux auteurs.

Qui a dit que la littérature devait

être réservée à une élite ?

Maïte Defives, alias MademoiselleLit,

est autrice et passionnee de littérature fran-

caise et etrangere. Elle partage son amour

pour la lecture sur ses reseaux sociaux et son

blog. A travers ses critiques, elle decortique

ses coups de cour litteraires et souhaite

démocratiser l'accès à la culture.
7,90 €
Les Légendaires - 50 Enigmes et activités extraordinaires CM2
Larousse
Es-tu prêt à utiliser tes connaissances en maths et en français pour aider Danaël, Jadina, Gryf, Razzia et Shimy à relever des défis et résoudre des énigmes ? Messages cryptés, remue-méninges, calculs et mots-mystères… Bienvenue dans l'aventure !
6,99 €
Léa English - le cahier d'exercices pour améliorer son anglais
Larousse
Retrouvez ce qui a fait le succès des méthodes «  en 30 jours  » élaborées par Léa English  : des exercices variés et progressifs, des jeux autour des images et du vocabulaire… Le tout pour progresser en anglais sans effort, pendant les vacances et tout au long de l’année.
10,99 €
Cahier de vacances Cosy Crime
Marabout
En plein cœur de la campagne, dans un coffee-shop ou

dans les coulisses d'un concours de pâtisserie, ce ne

sont pas moins de 10 enquêtes que vous allez devoir

résoudre, en réveillant l'élégant inspecteur qui sommeille

en vous (même s'il est bien caché).

Au début de chaque enquête, une courte nouvelle plante

le décor, dresse le portrait de la pauvre victime et de son

entourage, puis revient sur ce qui a précédé cet instant

fatidique. A vous ensuite de suivre le fil de l'enquête, de

recueillir le témoignage des suspects et de décrypter

la scène de crime.

Près de la piscine, allongez-vous sur votre serviette, votre

plus beau stylo en main, étudiez les preuves, trouvez

les indices cachés et analysez les témoignages ... pour

élucider le crime !
7,90 €
Les Légendaires - 50 Enigmes et activités extraordinaires CP
Larousse
Es-tu prêt à utiliser tes connaissances en maths et en français pour aider Danaël, Jadina, Gryf, Razzia et Shimy à relever des défis et résoudre des énigmes ? Messages cryptés, remue-méninges, calculs et mots-mystères… Bienvenue dans l'aventure !
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