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Résultats de recherche pour 'Cherche et trouve - Défi' (5659)

Vous êtes de moins en moins réels
Points
*Je réfléchis depuis longtemps

À la forme maximale de cruauté

Mais je n’ai rien trouvé d’autre qu’une journée

et une nuit et une autre journée et une autre nuit*

Laura Vazquez propose à travers cette anthologie une sélection de poèmes, dont certains inédits, publiés entre 2014 et 2021. À travers une écriture alerte et dépouillée, ses poèmes évoquent des thématiques essentielles telles que le corps, le langage ou les êtres humains. Les images qui tissent sa poésie construisent un univers animiste qui hypnotise et bouscule notre vision du monde et de sa réalité, donnant à entendre l’une des voix les plus singulières et percutantes de la création poétique contemporaine.

Née en 1986, Laura Vazquez est poète et a signé un premier roman, *La Semaine perpétuelle* (Mention spéciale du prix Wepler 2021). Ses poèmes ont été traduits dans de nombreuses langues, et elle donne régulièrement des lectures publiques en France ou à l’étranger. Elle co-dirige la revue littéraire *Muscle*.
9,30 €
Ferrements et autres poèmes
Points
revêtir le masque des mots

de pierre de cuivre de fer

surgir

avec au cou le collier de mémoire

Ce volume se compose du recueil Ferrements (1960) et d'un ensemble parcourant un demi-siècle de poésie. On y retrouve toute la force de la « parole essentielle » de Césaire : une poésie où le lyrisme vient conjurer l'informe, où l'imaginaire des Antilles, la sensualité des images, la flambée des mots rebelles éclairent les rêves et les angoisses d'un nouveau monde à forger.

Né en 1913 et mort en 2008 en Martinique, Aimé Césaire fut poète, dramaturge et homme politique. Anticolonialiste résolu, il a élaboré, avec Léopold Sédar Senghor, la notion de « négritude ». Nombre de ses ouvrages, dont Cadastre, Moi, laminaire… et Une saison au Congo, sont disponibles chez Points.
10,80 €
La Cité perdue de Z
Points
« Un récit sensationnel, du début à la fin. »

The Washington Post

Sur les rives de l’Amazone, la jungle s’étend indéfiniment et partout le danger guette. À l’aube du xxe siècle le colonel Fawcette s’enfonce dans cet enfer vert, en quête d’un mystérieux royaume, d’une civilisation riche et oubliée. Prêt à tout risquer pour entrer dans l’Histoire, l’aventurier affronte animaux sauvages et tribus indigènes. Mais, bientôt, Fawcette ne donne plus aucun signe de vie…

Né en 1967 à New York, David Grann est journaliste au New Yorker. En 2016, La Cité perdue de Z a été adapté au cinéma par James Gray.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Sabard
9,90 €
Les Égarements de mademoiselle Baxter
Points
Quand un ex-détective est relâché de l'asile par deux policiers louches, il ne se doute pas qu'il s'agit d'un traquenard. Sa première heure de liberté à peine goûtée, la jeune mannequin Olga Baxter est assassinée. Et on lui fait porter le chapeau ! Une seule option : trouver le coupable avant d'être jeté en prison. Aidé d'un délicat travesti, sa course contre la montre débute dans les bas-fonds de Barcelone...

« Ô rage, ô nom de dieu, ô désespoir ! Les criminels se mettent à répondre. Dans le bon vieux temps, de telles choses n'arrivaient pas ! »
8,95 €
La Nuit sacrée
Points
La vingt-septième nuit du mois de ramadan, l’existence d’Ahmed est bouleversée. En mourant, son père la libère d’un lourd fardeau : élevée comme un fils, elle retrouve sa féminité. Aujourd’hui âgée, Ahmed, devenue Zahra, rétablit la vérité et livre son secret. Elle revient sur son passé, et sur cette belle journée où, enlevée par un mystérieux cavalier, elle atterrit dans un village hors du temps, entre rêve et réalité…

Écrivain d’origine marocaine mondialement connu, Tahar Ben Jelloun est né à Fès en 1944. Membre de l’académie Goncourt depuis 2008, Tahar Ben Jelloun a été distingué par de très nombreux prix littéraires. La plupart de ses romans sont disponibles en Points.

« Un beau chant de grâce en l’honneur de la femme qui trouve en elle la force, dans une société régentée par les mâles, d’affirmer son existence autonome. » Le Monde
6,95 €
Faut-il manger les animaux?
Points
Comment traitons-nous les animaux que nous mangeons ? Convoquant souvenirs d'enfance et arguments philosophiques, Jonathan Safran Foer se lance dans une vaste enquête. Entre une expédition dans un abattoir et une recherche sur les dangers du lisier de porc, l’auteur explore tous les degrés de l'abomination contemporaine. Un livre choquant, drôle et inattendu qui a déjà suscité passions et polémiques.
8,50 €
Trois hommes dans un bateau
Points
« Cette absence de moutarde jeta un froid sur le bateau. L’existence nous paraissait vide et terne » : quand trois gentlemen anglais, totalement dénués de bon sens, décident d’entreprendre une croisière sur la Tamise, un simple voyage devient une épopée. Pour Jerome, George, Harris, et Montmorency, le fox-terrier irritable et grognon, monter une tente est un casse-tête, trouver l’ouvre-boîtes, un effort titanesque, et survivre sans « cup of tea » totalement insensé. De cette joyeuse bande, loufoque et désopilante, la Tamise se souviendra longtemps.

Né en 1859, Jerome K. Jerome a été successivement employé des chemins de fer, journaliste, acteur et instituteur avant de se consacrer à l’écriture. Il a connu un immense succès public avec *Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien)*.

« Un classique de l’humour victorien. »

*Le Nouvel Observateur*

Traduit de l’anglais par Déodat Serval

Préface de Jean-Loup Chiflet
10,80 €
Les Sept Plumes de l'aigle
Points
Luis A. est né en Argentine. Avant de quitter ce monde, sa mère, une indienne Quechua, lui a légué un savoir millénaire. Est-ce pour la retrouver que Luis, très jeune, est parti sur les routes ?

L'initiation commence dans les ruines de Tiahuanaco, où l'adolescent fait la connaissance d'El Chura, chaman, «homme au plumage de renard». Celui-ci lancera son disciple à la recherche des sept plumes de l'aigle, des septs secrets de la vie. Cette rencontre en entraînera d'autres : celle du «gardien du temps», du vieux Chipès, de doña María, de l'amour, qui est le premier mystère du monde.

Luis A. n'est pas un personnage de roman. Cette quête étrange, tourmentée, d'un savoir et d'une lumière, a bien eu lieu, un jour - une fois -, entre la Sierra Grande, les ruelles de La Paz et le plateau de Machu Picchu.
8,40 €
Extrêmement fort et incroyablement près
Points
Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu'elle expliquera cette disparition injuste, le garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête l'entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l'après 11-Septembre.
10,20 €
Le Coeur sous le rouleau compresseur
Points
Gil pointe son arme sur la mère de Jessica. Où est-elle ? Il veut savoir. L’année passée dans un hôpital, enfermé à cause de la bêtise des adultes, lui a laissé le temps de réfléchir. Aujourd’hui, le jeune adolescent n’a plus qu’une seule idée en tête : retrouver celle qu’il aime. Par tous les moyens.

Howard Buten est psychologue auprès d’enfants autistes. Le soir, il se transforme en Buffo, clown solitaire qu’il interprète depuis plus de vingt-sept ans. Il est également l’auteur de romans à succès : Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué, Monsieur Butterfly,C’était mieux avant et Histoire de Rofo, clown, disponibles en Points.

« De la scène au roman, Howard Buten habite un univers rare, très pur, tendre et cruel. Ne passez pas à côté. »

Le Monde

Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Carasso

Texte français de Jean-Pierre Carasso.
7,20 €
L'Artiste des dames
Points
Cañuto, ancien braqueur de banques condamné dans un asile psychiatrique est soudainement libéré. Devenu coiffeur, il accepte un nouveau job : voler des documents. Mais dès le lendemain de sa mission, on retrouve un cadavre dans le bureau cambriolé. Et le brave Cañuto se voit obligé de mener lui-même l’enquête pour être disculpé de ce meurtre…

Eduardo Mendoza est né à Barcelone en 1943. Il est l’un des auteurs espagnols les plus lus et les plus traduits de ces dernières années. Tous ses romans sont disponibles en Points, notamment La Ville des prodiges (élu « Meilleur livre de l’année » par Lire en 1989) et Une comédie légère (prix du Meilleur Livre étranger, 1998).

« Il n’y a pas beaucoup de livres qu’on dévore les larmes… de rire aux yeux ».

La Vie

Traduit de l’espagnol par François Maspero
8,20 €
Le monde de Sophie
Points
Tout commence le jour où Sophie Amundsen, une jeune fille de quinze ans, trouve dans sa boîte une lettre qui lui est adressée, et sur laquelle n'est inscrite qu'une seule phrase : «Qui es-tu ?». Une seconde enveloppe lui parvient, et à l'intérieur un nouveau petit mot : «d'où vient le monde ?». L'expéditeur de ces lettres reste un mystère, mais les questions posées intriguent Sophie. C'est le début d'une étrange correspondance qui va plonger la jeune fille en quête de réponses dans une longue visite des principales figures de la philosophie...

Ce roman initiatique a conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Sans doute parce que Le monde de Sophie ne donne pas de réponses pré-fabriquées mais parce qu'il pose des questions, de vraies questions.
10,80 €
Journal d'un tueur sentimental
Points
Dans le Journal d'un tueur sentimental, un homme épris d'une belle Française néglige le contrat pour lequel il a été payé et part dans une course effrenée, de la Turquie au Mexique, à la poursuite d'une "cible amoureuse" insaisissable.

Hot Line met en scène un inspecteur rural, muté à Santiago, qui enquête sur les téléphones roses, non sans causer quelques aigreurs aux hommes politiques qu'il ose défier... Quant aux yacarés, ces petits crocodiles d'Amazonie dont la peau est si recherchée par les maroquiniers milanais - commerce qui met d'ailleurs en péril la vie des Indiens Anarés -, ils sont au centre de l'intrigue qui mène un inspecteur de police jusqu'en Italie.

Trois histoires, sur des thèmes chers à Luis Sepúlveda, pour un plaisir de lecture jamais démenti.
6,95 €
Replay
Points
En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : " Il nous faut, il nous faut... " Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera D'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...
9,90 €
La dernière fois que nous avons été des enfants
J'ai Lu
1943. Les Allemands occupent Rome. Italo, Cosimo, Vanda et Riccardo ont dix ans et bravent le couvre-feu pour aller jouer dans une grande cour d'immeuble. Mais un soir, Riccardo ne vient pas. Ni le lendemain, ni le surlendemain. Ce 16 octobre, le ghetto de Rome a été raflé et tous ses habitants, dont plus de cinquante enfants, ont été envoyés dans les camps de la mort. Nos petits mousquetaires, qui étaient quatre et ne sont désormais plus que trois, ne peuvent même pas imaginer cette réalité-là. Pour eux, il y a erreur. Alors ils partent, à pied, en suivant les rails de chemin de fer, à la recherche d'un camp (de vacances ? d'entraînement ?) qui ne doit pas être bien loin, avec un objectif en tête : libérer Riccardo.
8,20 €
Renverse du souffle
Points
*TENIR DEBOUT, dans l’ombre

du stigmate des blessures en l’air.

Tenir-debout-pour-personne-et-pour-rien.*

En mars 1967, Paul Celan écrit à son épouse à propos de *Renverse du souffle* (*Atemwende*) : « C’est vraiment ce que j’ai écrit de plus dense jusqu’ici, de plus ample aussi. À certains tournants du texte, j’ai ressenti, je l’avoue, de la fierté. »

Après la publication de *La Rose de personne*, dans une période difficile de sa vie, Celan trouve un nouveau souffle, plus âpre et plus sec. Ces poèmes qui sont un journal de bord ouvert sur le monde et l’histoire contiennent en leur cœur la mémoire des morts de la Shoah comme une exhortation à résister. Résister pour rester humain.

Né à Czernowitz en Roumanie en 1920, mort à Paris en 1970, Paul Celan est l’auteur de neuf recueils de poèmes, dont *Pavot et mémoire*, *De seuil en seuil* et *Grille de parole*, qui lui valurent le prix Georg-Büchner en 1960.

Traduit de l’allemand et annoté par Jean-Pierre Lefebvre.

Édition bilingue
11,40 €
Un peu de nos vies
Points
*« Qu’est-ce que c’est d’autre un poème

qu’un petit sac d’émotions mal fermé ? »

Je ne sais plus pourquoi j’avais écrit ça

mais ces mots me vont bien aujourd’hui.*

*Un peu de nos vies*, c’est ce que l’on retrouve au fil des pages de cette anthologie. Les poèmes et les textes de François de Cornière s’illustrent par leur grâce autant que par leur infinie justesse. L’apparente simplicité de la langue amplifie la profondeur des souvenirs, la douce familiarité de questions ordinaires – « C’est toi qui as les clefs ? », « Tu crois que ça va durer ? » –, l’émerveillement toujours renouvelé d’un regard sur la mer. En fixant sur la page ce « peu de chose » qui fait pourtant ce que nous sommes, François de Cornière nous offre une réflexion à la fois personnelle et universelle sur le temps qui passe.

François de Cornière est né en 1950 à Caen, où il a fondé et animé pendant trente ans les « Rencontres pour lire ». Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages tant en prose qu’en poésie, dont *Tout doit disparaître* (1984, prix RTL-Poésie 1) et *Tout cela* (1992, prix Georges-Limbour et prix Apollinaire). Il vit aujourd'hui au bord de la mer, près de Guérande.
11,95 €
Météorites. Poésies
Points
*Le trait

Le météore est un trait

Un déchiré d’incandescence*

Légère et aérienne, la poésie d’Aurélien Barrau progresse à travers les couleurs, les eaux, l’éther ; en jaillit une nuée d’images. Les mots sont une ressource nouvelle pour sonder l’univers dont les contours sont repoussés par le langage poétique. Chaque vers renouvelle, souvent par une violence lexicale au cœur de l’ardeur poétique, notre appréhension du cosmos comme des brutalités et lâchetés humaines.

Aurélien Barrau est astrophysicien au CNRS et professeur à l’université Grenoble-Alpes. Membre honoraire de l’Institut universitaire de France, lauréat de plusieurs prix scientifiques et docteur en philosophie, il est l’auteur d’une centaine d’articles de recherche et d’une dizaine d’ouvrages. Météorites est son premier recueil de poèmes.

Édition revue et augmentée
7,90 €
Le Fanal bleu
Points
« […] la lueur du fanal bleuit la cafetière brune et le pot à lait blanc. Je fais de moins en moins la différence entre les heures de la nuit et les heures du jour, l’heure de lire, d’écrire, de regarder… »

Ultime écrit de Colette, *Le Fanal bleu* célèbre la dernière aube littéraire d'une écrivaine qui a marqué son siècle.

Au crépuscule de sa vie, à demeure dans son appartement du Palais-Royal, Colette déambule dans ses souvenirs. Elle retrouve le parfum de jasmin de son enfance, la blancheur du lait qu’elle buvait avec délice, les gâteaux secs qu’elle dévorait. La profusion du passé soutient l’immobilité de la vieillesse. En puisant dans sa bibliothèque intérieure, Colette livre dans *Le fanal bleu* l’ultime démonstration de son immense talent.

Colette(1873-1954) est une femme de lettres, aussi célèbre pour son génie littéraire que pour la modernité de ses choix de vie. Elle est notamment l’autrice de la série des Claudine et du *Blé en herbe*. Sa plume compte parmi les plus belles de son siècle.

Préface d’Emmanuelle Lambert
9,90 €
Ne réveille pas les enfants
Points
Dans ce récit d’une grande puissance, Ariane Chemin articule la tragédie de Montreux au passé familial, et montre comment la violence de l’Histoire se répercute sur les générations.

La sœur jumelle. Puis la mère. Puis la petite fille. Puis le fils adolescent, et enfin le père. Le 24 mars 2022, une famille française se jette du septième étage de son balcon, face au lac Léman, à Montreux. « Suicide collectif », concluent presque aussitôt les enquêteurs. Un an plus tard, le dossier est clos. Les autorités ont posé une chape sur le « mystère de Montreux », comme soixante ans plus tôt sur l’assassinat par l’OAS du grand-père des jumelles, l’écrivain Mouloud Feraoun, aux derniers jours de la guerre d’Algérie. Loin du fait divers, Ariane Chemin, reporter au *Nouvel Obs*, tisse le lien entre ces deux drames et fait surgir des rapprochements troublants, montrant les répercussions violentes et douloureuses de l’Histoire sur l’histoire intime.

« Une puissance obsédante. »

*Télérama*

Grand reporter au *Monde* puis au *Nouvel Obs*, Ariane Chemin a notamment écrit *Mariage en douce* et *À la recherche de Milan Kundera*, disponibles chez Points.
7,55 €
Ma plus-que-reine
Points
*Qui ne lira

qu’un seul de mes poèmes

je voudrais simplement qu’il en saisisse

par intuition

l’amour*

Dans ce recueil de poèmes choisis parmi l’œuvre de toute une vie, Bernard Chambaz propose une sélection infiniment émouvante et personnelle des poèmes d’amour dédiés à son amoureuse, sa femme, Anne. Sa poésie libre et joyeuse, teintée de mélancolie, saisit l’émerveillement sans cesse renouvelé face à une vie vécue à deux, des grands voyages aux minuscules bonheurs qui constituent la mystérieuse magie d’un couple. L’on y trouve l’influence des poètes chers à l’auteur : William Carlos Williams, e.e. cummings ou encore Robert Desnos. *Ma plus-que-reine* se lit comme la partition déployée d’un amour plus fort que tout ; la voix du poète y résonne, éprise, vibrante jusqu’au point d’orgue.

Bernard Chambaz, né en 1949, est l’auteur de plus d’une soixantaine d’ouvrages dont onze recueils de poèmes parmi lesquels *e bientôt muet*, prix Paul-Verlaine de l'Académie française (Flammarion, 2022), et *Eté*, prix Apollinaire (Flammarion, 2005). *Ma plus-que-reine* rassemble les poèmes d’amour écrits pour sa femme, qui irriguent son œuvre depuis les débuts.
10,80 €
Et des poussières ...
Points
Capturer l'instant.

La nouveauté de Thomas Vinau, l'une des voix les plus remarquées de la poésie contemporaine.

Thomas Vinau explore la forme brève dans ce recueil inédit où l’on retrouve la douceur, l’humour et la finesse inhérentes à son œuvre. Il y livre également un regard tendre et amusé sur la figure du poète. Du bourdonnement de l’insecte à la note laissée sur le frigo, du silence de celui qui petit-déjeune en solitaire au frémissement des fleurs de sureau, ses poèmes sont autant d’instantanés de la vie capturés.

*Le givre s'accroche à la lune*

*le ciel est bleu comme une enclume*

*la mort ne pèse presque plus rien*

Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et habite aujourd’hui dans le Luberon. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie, dont *Juste après la pluie*, disponible chez Points, et de romans, dont le très remarqué *Ici ça va*. Il écrit également des albums jeunesse et des nouvelles.
8,70 €
Le Phare appelle à lui la tempête
Points
*« Il blesse les yeux du cœur, ce fabuleux vieux navire grec*

*En surcharge, il nous blesse tous par sa beauté,*

*Intimant des pensées de fuites dans les vieilles plaques du monde… »*

Malcolm Lowry plaçait la poésie si haut qu’il se défendait presque d’en écrire. L’œuvre romanesque de l’auteur de *Sous le Volcan* a longtemps occulté la force lyrique et brûlante de ses poèmes. On y retrouve ses thèmes majeurs : l’océan et ses déchaînements, le goût de l'alcool et ses excès, les passions amoureuses, la solitude aussi. Cet ouvrage réunit des poèmes choisis extraits des *Poésies complètes* parues dans une nouvelle traduction en 2005.

Né en 1909, Malcolm Lowry s'embarque à bord du vapeur Pyrrhus à dix-huit ans ; Jack London, Eugène O'Neil et Joseph Conrad sont alors ses maîtres en littérature. Sa vie est marquée par de nombreux voyages, notamment ses séjours mexicains qui seront au centre de son œuvre. Auteur de romans, de nouvelles et de poèmes, il meurt en 1957 d'une overdose de somnifères.

Traduit de l'anglais et préfacé par Jacques Darras
8,30 €
Michael K, sa vie, son temps
Points
« Il se voyait sous l’aspect d’un termite se frayant un chemin à travers un rocher. Il semblait n’y avoir rien d’autre à faire que de vivre. Assis, il bougeait si peu qu’il n’aurait pas été surpris de voir des oiseaux venir se percher sur ses épaules. »

Dans une Afrique du Sud en guerre civile, Michael K décide de fuir la ville dévastée pour ramener sa mère sur les lieux d’une enfance heureuse. Mais elle ne survit pas au voyage. Après avoir dispersé ses cendres, cet homme fruste commence à cultiver un petit carré de terre, à partir de quelques graines trouvées par hasard. Mais toujours, la guerre le poursuit ; arrêté, emprisonné, il regagnera toujours son champ, son petit coin de paradis. L’histoire d’un homme solitaire qui refuse de se plier aux lois des hommes et surmonte l’oppression pour vivre sa vie comme il l’entend.

Une superbe parabole, à la fois sombre et éblouissante, sur la dignité humaine.

Né en 1940, J. M. Coetzee enseigne la littérature. Son œuvre, empreinte des années d’apartheid, est saluée dans le monde entier et traduite dans plus de vingt-cinq langues. Le prix Nobel de littérature lui a été décerné en 2003. Ses romans sont disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Sophie Mayoux

Préface inédite de Caryl Férey
10,80 €
La Graine ardente
Points
*Je chevauche sur la rosse de mes exils*

*et sur la pierre blanche du chemin j’aiguise ma parole.*

*Quelqu’un me suit. Moi-même.*

*Quelqu’un me suit, c’est un vent qui revient d’autres terres,*

*les vieux parfums de brises oubliées.*

Retrouvés dans ses archives après son décès, les poèmes de Luis Sepúlveda sont réunis ici pour la première fois. Sensibles, touchants et engagés, ils nous font découvrir l’auteur sous un nouveau jour. Le décès d’une grand-mère, les jeux d’un enfant, les yeux d’une femme. L’odeur du maté, les couleurs vives, le son d’une guitare. La révolution chilienne, la dictature et l’emprisonnement. Le silence assourdissant des voix qui se sont tues et une patrie ensanglantée que seuls les mots peuvent ressusciter.

Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda, est l’un des plus grands auteurs contemporains de langue espagnole. Traduits dans le monde entier, ses romans, chroniques, récits et nouvelles sont disponibles chez Points. Il est décédé en avril 2020.

Préface de Louis-Philippe Dalembert

Traduit de l’espagnol (Chili) par Stéphane Chaumet
10,80 €
Derniers Poèmes
Points
*"Sur les parois et les murs verdissait le lierre, verdissait*

*Une ombre bienfaisante de hautes allées. Souvent,*

*Au soir, au matin, nous étions là,*

*Disant mainte chose et nous regardant plein de joie."*

Ce recueil rassemble les deniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes – les saisons, le temps qui passe – procurent pourtant une forte impression de simplicité et de limpidité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

« J’ouvre Hölderlin. Je lis, je relis et je suis envahi d’une stupeur immense. Soudain le monde, qui me paraissait voué à une fermeture définitive, se déploie. »

Philippe Sollers

Friedrich Hölderlin est né en Allemagne en 1770. D'un caractère sensible, tourmenté et mystique, il s'oriente très tôt vers la poésie. Il passe la seconde moitié de sa vie reclus dans « la tour de Tübingen », où il écrit ses *Derniers poèmes*. Il meurt en 1843.

Nouvelle traduction de l'allemand et présentation par Jean-Pierre Burgart

Édition bilingue
8,40 €
Le Pain perdu
Points
Avec lucidité et humanité, Edith Bruck revient sur son destin. Tout commence lorsque sa famille, de confession juive, est fauchée par la déportation nazie. L'auteure raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie. Elle n’a que quinze ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l'Orient, et enfin, à vingt-quatre ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Edith Bruck, née Steinschreiber, voit le jour le 3 mai 1931 à Tiszabercel en Hongrie. À sa déportation, elle consacre à partir de 1959 plusieurs récits et poèmes dans la langue italienne qu’elle a adoptée en choisissant de vivre à Rome, dès 1954. Journaliste, scénariste, documentariste, comédienne, cinéaste, dramaturge, elle a multiplié les activités, sans jamais renoncer à témoigner de son expérience et sans jamais recourir à la haine.
7,90 €
Rilke - Monographie
Points
« Rilke savait mieux que personne qu’avoir écrit les *Élégies* et les *Sonnets*, avoir réussi à célébrer l’espace angélique tel qu’il l’avait pressenti très jeune et entrevu en certains moments décisifs de sa vie, ce n’était pas être devenu soi-même l’ange ou Orphée. /.../ Mais sans doute avait-il désiré le grand poème comme Colomb l’Amérique, comme l’amant l’aimée. »

Dans cet ouvrage, Philippe Jaccottet s’emploie à retrouver un regard plus libre sur le poète et son oeuvre. Il s’écarte, dans la mesure du possible, de la légende et s’appuie sur ces mots de Robert Musil : « Rainer Maria Rilke était mal adapté à ce temps. Ce grand poète lyrique n’a rien fait que porter pour la première fois à sa perfection la poésie allemande… »

Une monographie de référence, signée par un poète français parmi les plus importants, traducteur de l’oeuvre de Rilke.
8,60 €
Genre : Fluide
Points
« Dans la partition de la sexualité, tu nages entre deux lignes vers ta mélodie authentique, ton goût essentiel, cette gaieté dansante. Avance, ô, nageur, hors de l’exquis liquide gélatineux, vers nous peu nombreux mais nombreux, toi-même ! »

Une soixantaine de poèmes inédits ouvrent cet ouvrage de Charles Dantzig et lui donnent son titre. L’univers poétique qui s’y trouve déployé, aussi séduisant que lumineux, explore l’idée de fluidité du genre, nouveauté qui nous rapproche des temps heureux de l’Antiquité où les métamorphoses étaient spontanément admises. L’exploration des amours gays se poursuit avec *Démocratie de bord de mer* et *Les Nageurs*, déjà des livres cultes. L’origine, la géographie, les mythes, la sensualité étincellent dans ces vers, où les contours du moi se brouillent, faisant trembler celles du cosmos tout entier.

Charles Dantzig est écrivain. Il est l’auteur d’une œuvre poétique qui a fait l’objet de deux anthologies, *En souvenir des long-courriers* et *La Diva aux longs cils*. Il a reçu le prix Paul Verlaine pour *Que le siècle commence*.
9,40 €
Nous sommes maintenant nos êtres chers
Points
*J’ai l’âme gavée de poussières

Morceaux d’étoiles crachés

Depuis que le ciel tombe*

Dans le même esprit que ses romans, les poèmes de Simon Johannin sont ceux des belles âmes esseulées dans un monde souvent aride et brutal. Les voix crient la liberté dans des vers délestés de leur ponctuation, aussi vifs que des éclairs. Des voyous pas méchants, des jeunes gens pas prêts quoique robustes se chamaillent pour trouver une place au soleil. La précarité guette le porte-monnaie et les sentiments avec la même férocité. Pourtant, devant le vertige du quotidien, il s’agit de ne pas tomber dans les écueils du ressentiment, de s’acharner à trouver du sens et du plaisir, pour que l’amour jaillisse de la noirceur avec éclat.

Romancier et poète né en 1993, Simon Johannin est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Allia, dont *L’Été des charognes* et *Nino dans la nuit* (en collaboration avec Capucine Johannin), tous deux disponibles chez Points.
6,90 €
Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez
Points
Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias. Cette révélation déclenche ce qu’on appelle l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à une grave crise politique entre la France et le Mexique. Entremêlant la rigueur journalistique et le clair-obscur de la fiction, Jorge Volpi raconte ici une histoire vraie qui semble surgir du plus ahurissant des romans policiers.

Né à Mexico en 1968, Jorge Volpi est l'auteur de romans et d'un essai sur l'histoire intellectuelle de 1968. On lui doit notamment *À la recherche de Klingsor,* traduit en 19 langues, disponible chez Points.

Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli.
8,40 €
Manuel de dressage. suivi de Truite de fond
Points
*Tout maître en puissance

doit se poser la question du

genre de nègre qu’il veut ou

pour lequel il est prêt à payer.

C’est un long et ennuyeux processus

que de trouver le bon nègre.

Étrangement, on a fort peu écrit

sur cet épineux sujet.*

L’audacieux et inclassable Percival Everett mélange les genres et les tonalités, proposant une écriture poétique d’une liberté totale. Son Manuel de dressage, guide pour le propriétaire d’esclaves américain, prend la forme d’un document historique parodique. Poussant à se mettre dans la peau de ceux qui ont monnayé et réduit en esclavage d’autres êtres humains, le texte donne le vertige. Dans le recueil Truite de fond, la poésie se fait virtuose et élégante, bousculant notre perception de la réalité.

Né en 1956 en Géorgie (États-Unis) et diplômé de littérature et de philosophie, Percival Everett est romancier, poète et peintre. Il dirige le département de littérature de la Southern California University et a signé de nombreux ouvrages, dont Effacement et Blessés.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut

Avertissement : cette version numérique de *Manuel de dressage* est optimisée pour une consultation sur smartphones et tablettes sous Androïd ou iOS. Elle peut éventuellement être utilisée sur d'autres équipements. Les fonctionnalités dépendent des applications de lecture utilisées.
7,70 €
Dans la splendeur de la nuit
Points
« *Dans la splendeur de la nuit* de Dany Laferrière est certainement l’un de ses récits les plus touchants, les plus bouleversants depuis son roman *L’Enigme du retour* qui lui avait valu le prix Médicis en 2009. Ce roman épousait déjà la forme poétique que nous retrouvons ici, portée par des dessins originaux de l’auteur et dont les couleurs exaltent le goût du voyage, percent les mystères de la nuit tropicale. Par son talent de narrateur et la finesse de son crayon, Dany Laferrière invente le "réalisme merveilleux poétique", nous livre les saveurs de l’enfance, toutes les nuances de la nuit, avec la figure majestueuse et mystérieuse du célèbre poète chinois Li Po que l’on retrouve "buvant seul sous la lune" de Port-au-Prince ! »

Alain Mabanckou

Un ouvrage inédit de poésie dessinée par l'un des plus grands poètes contemporains. Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), Dany Laferrière a obtenu le Prix Médicis 2009 pour *L'Énigme du retour*. Il est membre de l'Académie française depuis 2013.

Avertissement : la version numérique de *Dans la splendeur de la nuit* est optimisée pour une consultation sur smartphones et tablettes sous Androïd ou iOS. Elle peut éventuellement être utilisée sur d'autres équipements. Les fonctionnalités dépendent des applications de lecture utilisées.
10,90 €
Chaudun, la montagne blessée
Points
Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d’un village, des blocs de pierre brisés : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l’administration des Eaux et Forêts. Évocation poétique et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur infinie cruauté, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu’à leur fuite inéluctable. L’animal a remplacé l’humain, et Chaudun est désormais le cœur d'un espace ensauvagé, l'une des plus somptueuses vallées d'Europe.

Luc Bronner est grand reporter au *Monde* ; marcheur infatigable, il est familier des sentiers alpins depuis l’enfance.

« Une enquête fouillée et poétique à la recherche du temps passé, des “murmures oubliés ” et des vies lointaines. »

*Libération*
6,95 €
Une saison dans la vie d'Emmanuel
Points
Dans un monde hostile et froid, où règnent la misère et l’obscurité, des enfants cherchent, à l’ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d’innocence. Né par un matin d’hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d’existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie par la révolte, par la poésie et par l’amour ?

Née en 1939 au Québec, Marie-Claire Blais est l'autrice d'une œuvre romanesque, poétique et théâtrale reconnue et récompensée dans le monde entier.

« C’est l’explosion d’une telle accumulation de forces que nous en demeurons étourdis… Le génie est là… »

Le Figaro

« L’autrice québécoise vivante la plus acclamée par la critique. »

The New York Times
8,40 €
Coupable de tout
Points
Âgé de 24 ans, Herbert Huncke a déjà sillonné le grand espace américain quand il débarque à New York, en 1939. Il y fait la connaissance de Burroughs, puis de Ginsberg et de Kerouac - qui voyait en lui "le plus formidable raconteur d'histoires" ! Prostitution, drogue, errance, emprisonnements : cette vie pourrait ressembler à une galère. Mais par son regard singulier et jamais plaintif sur les bas-fonds, Huncke réussit à faire pousser des fleurs dans un gros paquet de merde.

Herbert Huncke (1915-1996), immense écrivain, est une des figures de la Beat Generation. Il a écrit toute sa vie dans des carnets dont une partie a malheureusement été perdue. On trouvera ici la presque totalité de ses textes.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Héloïse Esquié.

Avant-propos de William S. Burroughs

Préface de Chantal Thomas et postface de Bernard Comment.
11,40 €
Le bureau des jours perdus
Points
« Des bruits couraient au sujet de ce bâtiment, où certaines personnes se seraient égarées et n’en seraient jamais ressorties…»

Un homme se rend aux objets trouvés pour y récupérer son portefeuille, mais n’ignore pas ce qui se raconte à leur sujet. Un vieil écrivain aperçoit entre les mains d’un passager de l’autobus le livre qu’il aurait dû et n’a cependant jamais écrit. Un politicien, après avoir discouru, écoute la cassette de son intervention et découvre avoir été enregistré toute sa vie. Dans les vingt nouvelles qui composent ce recueil, le fantastique se faufile imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, nouvelles, récits de voyages et essais. Son recueil de nouvelles fantastiques, Je suis le gardien du phare, disponible chez Points, a été couronné du prix des Deux-Magots. Le Bureau des jours perdus réunit des nouvelles publiées au cours des vingt dernières années.

« Fort de sa longue expérience de nouvelliste, Éric Faye maîtrise à la perfection ce jeu de l’esprit typique du fantastique qui consiste à tordre légèrement le réel, puis à dériver vers l’absurde avec le plus grand sérieux. »

Bernard Quiriny, Le Nouveau Magazine littéraire

Préface inédite de Brigitte Giraud
10,60 €
Dis-moi la vérité sur l'amour
Points
« C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,

Mon travail, mon repos,

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;

Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort. »

Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d’amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s’enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots « Je t’aime », et sur la résistance qu’opposent au langage les sentiments les plus intenses.
6,00 €
L'Oubli
Points
« Je gaspillais beaucoup de temps et d’énergie à créer une certaine image de moi-même et à recueillir une approbation ou une acceptation qui ne me faisaient rien, parce qu’elles n’avaient rien à voir avec celui que j’étais vraiment. J’étais un imposteur et ça me dégoûtait, mais je crois que je n’arrivais pas à m’en empêcher. »

Ces mots sont ceux de Neal, son long monologue d’homme en proie au doute, à l’imposture et à l’errance constitue l’une des nouvelles de L’Oubli. Comme Neal, les autres personnages de ce recueil souffrent de l’impossibilité de faire coexister leur propre espace mental avec le reste du monde. Et trouvent leur refuge dans l’effacement et l’oubli : dans l’art le plus absurde, la folie, la chirurgie esthétique, une lettre désespérée, ou même le suicide.

L’univers de David Foster Wallace se retrouve condensé dans ces huit nouvelles qui sont autant de petits romans où se conjuguent humour noir et empathie.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Charles Recoursé.
10,50 €
La vita nuova
Points
Ô vous qui empruntez le chemin de l’amour,

Observez s’il existe un mal au mien pareil.

Je vous prie de souffrir de m’écouter me plaindre.

Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l’intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l’histoire de la littérature, ce n’est pas seulement parce qu’il contient des poèmes d’amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l’allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

Traduit de l’italien et préfacé par René de Ceccatty
11,00 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Les Pêchers
Points
Tamara est avec Claude et rêve de Quick, son amour perdu. Aimée, l’ex-femme de Claude, entre dans la vie de Quick par hasard. Un chassé-croisé dangereux qui pourrait bien révéler la violence en chacun… Au milieu de ces adultes prisonniers de leurs désirs mais terrifiés par la liberté, Esther, la fille de Claude et d’Aimée, espionne, juge, brise les équilibres, joue les héroïnes. Cherche sa place. Claire Castillon est l’auteur de dix romans et de cinq recueils de nouvelles dont Eux, Insecte et Les Messieurs, disponibles en Points. « Claire Castillon est une esthète de la littérature, elle a en elle cette musique qui sonne juste. Elle poursuit son parcours littéraire intimiste, gracieuse et acide. » France Info
6,00 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Cannibales
Points
Noémie a quitté Geoffrey. Elle s’en plaint à son ancienne belle-mère, Jeanne, et trouve chez elle un soutien. Dans des lettres passionnées, l’amante bafouée et la génitrice furieuse rêvent de vengeance, prévoyant de sacrifier l’odieux représentant de la race pénienne. Ensemble, elles rêvent de le tuer, de le faire rôtir, de se repaître de ses chairs persillées…

Régis Jauffret est l’auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Asiles de fous (prix Femina 2005), Microfictions. Sévère, Claustria, La Ballade de Rikers Island et Bravo sont disponibles en Points.

« Vous dévorerez ce Cannibales comme des morts de faim. »

Marie-Claire
6,50 €
Mariées rebelles (édition bilingues)
Points
Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C’est ce charme singulier et hypnotique que l’on retrouve ici avec bonheur.

Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille – comme on ferait plier une matière rétive – le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

Laura Kasischke, née en 1961, est une poétesse et romancière américaine. Elle est l’auteur, notamment, des Revenants et d’Esprit d’hiver, Grand Prix des lectrices de Elle. Son œuvre poétique et romanesque a reçu de nombreux prix et distinctions. Laura Kasischke est professeur d’écriture à l’université du Michigan.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

Préface de Marie Desplechin
8,70 €
La Divine Comédie
Points
Voyage parmi les morts, tableau politique de l’Italie, de l’Antiquité au xive siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d’aventures, qui, par ses visions d’horreur et d’extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu’à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d’un style éternellement moderne, où s’entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

Dante Alighieri (1265-1321) est né dans une Florence en guerre, lors d’une des périodes les plus agitées de l’Europe, que se disputaient l’Église, l’Empire romain germanique, la France. Son œuvre poétique, linguistique, théologique et politique a déterminé à jamais la littérature italienne.

René de Ceccatty, à côté de son travail personnel de romancier et d’essayiste, a traduit de nombreux ouvrages classiques et contemporains du japonais, en compagnie de Ryôji Nakamura, et de l’italien (Pasolini, Moravia, Leopardi, Michel-Ange, Pétrarque, Saba, Penna).
14,60 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
Icare ou l'Insoumission
Grasset
«  Dans ce roman vif, corrosif, plein d’humour et de péripéties, Icare n’est pas ce héros de carton-pâte, doté d’ailes enduites de cire, qui se noie dans la mer pour avoir volé trop près du  soleil. Fils de Dédale, architecte qui ressemble à Frank Gehry, échappé comme lui du labyrinthe, il sait ce qui l’attend. Agé de dix-sept ans, Il ne vit qu’une journée et profite de chaque instant. Tant qu’il vole, il ne tombe pas. Libre comme l’air, il désobéit à sa légende, défie la loi des hommes (et de la pesanteur) et la règle du père. La menace de la chute baigne  cette  épopée  poétique et  prophétique, à la fin inédite et joyeuse.

*Icare ou l’insoumission*  est une fable, un récit moderne qui convoque les mythes anciens pour mieux célébrer la liberté du présent.  »
19,00 €
Paradisier superbe
Grasset
*À l’aéroport d’Ibiza, les larmes sont venues. À une hôtesse qui portait un chemisier à rayures et un calot bleu sur la tête, j’ai demandé une corde pour me pendre : mon mauvais anglais et son sourire m’ont sauvé.*

Le Paradisier superbe est cet oiseau rare qui, pour séduire, se met à nu. Il est le sujet de ce texte, et le texte lui-même.

Le narrateur, père de deux adolescents, séparé, sans travail fixe, et dont la mère s’éteint dans un Ehpad, décide de pousser la porte du cabinet d’un psychiatre pour y déposer ses désirs, sa foi, ses amours, et retrouver le sens de ce qu’on nomme « sa vie ».   Dans cette parade de la parole, défilent les souvenirs de ses âges : enfant à la piété ardente grandissant dans un village du Sud-Ouest, adolescent anxieux et somnambule, jeune homme errant dans la nuit parisienne. A ses côtés, on croise d’autres drôles d’oiseaux : une prostituée romantique, un jeune torero bravant la mort, un migrant peul, un travesti flamboyant…tous animés par un même désir de vivre. Mais quelle vie ?

Récit court et aérien, *Paradisier superbe* est un premier roman étincelant dans lequel affleure à chaque ligne l’intelligence sensible du narrateur et la poésie de son regard.
18,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
La peur au ventre
Grasset
«  Je veux qu'elle conduise des bateaux, qu’elle connaisse la vitesse, qu’elle aime le froid, marcher sous la pluie. Je veux la débarrasser de la mélancolie que m’a transmise ma mère...  »

Ainsi Rosa Bursztein rêve-t-elle de la fille qu’elle espère avoir un jour, indépendante et libre des superstitions. Car dans la famille Bursztein, de mère en fille, on se répète ce mantra : « Je n’ai pas de chance  ».

Alors que la maladie frappe ses proches et que son désir d'enfant se trouve percuté par une fausse couche douloureuse, elle prend la plume pour s’attaquer aux croyances qui paralysent depuis toujours sa vie amoureuse et professionnelle.

Quand on genre Dieu au féminin et qu’on mange du saucisson pour Kippour, peut-on encore croire au mauvais sort ?   Être à la fois féministe et jalouse de ses amies ? Réussir à devenir mère alors qu’on est toujours la « fifille » de la sienne ? Les peurs sont tenaces...

La chronique tendre, drôle et attachante d’une femme d'aujourd'hui et de sa famille.
22,00 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Explosives
Grasset
*«  Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à  la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-clac, et il serait déjà trop tard.  »*

Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes  ?

Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre.

Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer  ?
19,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €