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Résultats de recherche pour 'Hors Collection - Vie quotidienne' (5944)

Cavalerie rouge
Gallimard
Sur le conseil de Maxime Gorki de «courir le monde pour acquérir de l’expérience», Isaac Babel, alors apprenti écrivain, s’engage comme correspondant de guerre dans l’Armée rouge durant la guerre soviéto-polonaise de 1920. De mai à septembre 1920, il accompagne la Iʳ&sup ; armée de cavalerie en Volhynie sous le pseudonyme de Kirill Lioutov. La troupe, commandée par Semion Boudienny, se bat contre

les Blancs et les Polonais. Babel a trouvé dans ces événements vécus l’inspiration des contes de Cavalerie rouge qui font penser aux Désastres de la guerre de Goya : prisonniers fusillés, cadavres accrochés aux arbres, femmes éventrées… La truculence, la passion, le sombre humour de Babel remettent en question la condition humaine.

Texte revu par Andrée Robel
9,50 €
Dévadé
Gallimard
Bottom, trente ans, est par essence un «rada», c'est-à-dire un paumé. Pourvu que la Providence lui donne ses six canettes de bière quotidiennes, il patauge avec complaisance dans l'horreur de vivre. Recueilli par la patronne, il lui sert de nurse et de chauffeur, car elle a les jambes brisées. La patronne passe tout à Bottom, et leur amitié tourne parfois à la tendresse sexuelle. Mais lui aime d'un grand amour sans espoir Juba, qu'il appelle son petit train donzeur, parce qu'elle téléphone tous les jours à onze heures. Il y a aussi Bruno, qu'aime Juba et qui finira percé d'un coup de couteau. Et Nicole, qui couche avec Bottom et aime Adé, le poète fou enfermé dans un asile.Comme le dit Bottom, «ce n'est pas une vie. Avec les ordures dont je la remplis, c'est une poubelle». Et pourtant ces pauvres types et ces filles perdues nous parlent comme s'ils détenaient le secret de la vraie vie. Et surtout, après un long silence, Réjean Ducharme revient au roman avec un style, des mots, une émotion qui le mettent au rang de ces grands écrivains qui, un jour, réinventent le langage. Un magicien qui, à volonté, nous fait rire et pleurer.

Bottom, trente ans, est par essence un «rada», c'est-à-dire un paumé. Pourvu que la Providence lui donne ses six canettes de bière quotidiennes, il patauge avec complaisance dans l'horreur de vivre...
8,90 €
Lettres d'Afrique
Gallimard
«Ce que je désire de tout mon être c'est la vie, et ce que je redoute et devant quoi je fuis c'est le vide et l'anéantissement, - et que croit-on que soit la mort ? J'ai terriblement envie de vivre, je suis terriblement contrariée à l'idée de mourir.» Ces lettres d'Afrique, envoyées entre 1914 et 1931, révèlent la personnalité d'une aristocrate aux prises avec une vie à laquelle elle n'avait nullement été préparée et qui prend au sérieux, et même au tragique, une entreprise purement commerciale à l'origine. Un gouffre se creuse peu à peu entre cette femme et son entourage, une catastrophe ultime met ses jours en péril ; il devient alors urgent de préserver un sens à son existence, au-delà des mers et du désespoir. Cette correspondance, à la fois journal intime et gazette, constitue également un document de première importance sur la vie d'une communauté blanche en terre «coloniale» à l'aube du XXᵉ siècle.

Ces lettres d'Afrique, envoyées entre 1914 et 1931, révèlent la personnalité d'une aristocrate aux prises avec une vie à laquelle elle n'avait nullement été préparée et qui prend au sérieux, et même au tragique, une entreprise purement commerciale à l'origine.
12,50 €
Au Grand Socco
Gallimard
Au coeur de la vieille ville de Tanger, dans l'atmosphère effervescente de la place du Marché, le Grand Socco, une foule bigarrée palpite autour du jeune Bachir. Le garçon envoûte l'assistance avec ses récits enchanteurs dignes des Mille et Une Nuits. Par sa voix d'or, vive et poétique, une galerie de personnages hauts en couleur prennent vie : Lady Cynthia, Sir Percival, le bienveillant Abd-el-Meguid Chakraf, M. Evans - le singulier Prophète des Bêtes Blessées -, la fragile Léa, l'excentrique Madame Elaine et le marchand d'or se succèdent au fil de récits foisonnant d'aventures. Mais le personnage favori du jeune vagabond est un âne blanc auréolé de mystère, si doux que l'on se demande si une âme ne l'habiterait pas... Une oeuvre empreinte d'humanité et de sensibilité, par un Kessel drôle et touchant.
11,50 €
Nerrantsoula
Gallimard
«Noiraude et chevelue, pareille à une bohémienne. La grosse natte soigneusement tressée. Le visage - ovale, très sérieux, aux grands yeux perçants, aux lèvres charnues - était toujours bien lavé, comme les mains, les jambes et les pieds. Une orpheline... Venue depuis une année, Dieu sait d'où... Qui s'était toujours refusée à dire son nom et celui de ses parents...» Tout le monde à Braïla l'appelle sacadgitza, la porteuse d'eau, mais Marco, le narrateur amoureux, la surnommera Nerrantsoula, car elle sera pour lui sa petite orange amère, son petit bigaradier. Mais d'autres hommes convoitent l'orpheline... Ce refrain d'une chanson grecque donne son titre à ce roman de Panaït Istrati, où le Danube joue un rôle de premier plan. Ses crues redoutables transforment le destin de ses riverains, c'est à lui que revient le droit de semer la richesse et la pauvreté. C'est lui qui venge les amoureux de Nerrantsoula dont l'arrogance cruelle conduit un ballet infernal. Nerrantsoula est un des plus beaux hymnes à l'enfance et à l'amour, thèmes chers à l'auteur des Récits d'Adrien Zograffi.

Nerrantsoula est un des plus beaux hymnes à l'enfance et à l'amour, thèmes chers à l'auteur des Récits d'Adrien Zograffi.
9,00 €
La rescousse
Gallimard
«Il avait environ trente-cinq ans : il était droit et souple et avait l'allure dégagée d'un homme habitué à s'en aller à grandes enjambées par monts et par vaux. Ses cheveux châtain clair bouclaient autour de sa tête bien faite et sa barbe taillée court étincelait. Les yeux, comme s'ils brillaient de la lumière d'un feu intérieur, avaient dans leurs pupilles grises une lueur rouge qui communiquait une ardeur scrutatrice à la fermeté de leur regard.» Tom Lingard, que l'on a connu vieux dans La Folie Almayer puis en pleine maturité dans Un paria des îles, est ici un jeune homme, à l'aurore de son prestige sans cesse menacé. Ce grand roman de mer et d'amour, qui oppose les droits de la vie et le tribut de la mort, complète la «trilogie malaise» de Joseph Conrad. Il possède, selon André Gide, «la même noblesse désespérée, la même détresse morale» que Lord Jim.

Notice de Sylvère Monod

Ce grand roman de mer et d'amour, qui oppose les droits de la vie et le tribut de la mort, complète la «trilogie malaise» de Joseph Conrad. Il possède, selon André Gide, «la même noblesse désespérée, la même détresse morale» que Lord Jim.
12,20 €
W ou Le souvenir d'enfance
Gallimard
"Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu'ils n'ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu'ils jettent l'un sur l'autre, pouvait se révéler ce qui n'est jamais tout à fait dit dans l'un, jamais tout à fait dit dans l'autre, mais seulement dans leur fragile intersection. L'un de ces textes appartient tout entier à l'imaginaire : c'est un roman d'aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d'un fantasme enfantin évoquant une cité régie par l'idéal olympique. L'autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre, un récit pauvre d'exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d'absences, d'oublis, de doutes, d'hypothèses, d'anecdotes maigres. Le récit d'aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d'un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d'on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d'où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l'enfance et la trame de l'écriture." Georges Perec.
9,50 €
La cloche de détresse
Gallimard
États-Unis. Années 50. Esther Greenwood, dix-neuf ans, montre un certain talent pour l'écriture. Pendant un séjour à New York - remporté lors d'un concours de poésie -, l'héroïne se sent prise d'un mal-être. Le doute s'installe en elle. De retour dans sa ville natale, la jeune femme apprend qu'elle n'a pas été reçue au cours de littérature qu'elle attendait plus que tout. S'ouvre alors l'été où sa vie bascule ; elle se retrouve face à ses craintes : comment réaliser ses ambitions littéraires et se libérer de ce destin de housewife qui l'attend ? Découragée, rongée par de profondes angoisses sur sa condition de femme, obsédée par sa vocation manquée d'avance, Esther ne mange plus, ne dort plus et n'écrit plus. Elle glisse peu à peu dans une grave dépression qui la détache des siens, de son corps et de la vie. D'une écriture poétique et torturée, Sylvia Plath raconte son combat féministe mené dans un pays de parfaites ménagères, qui éteint volontiers le génie féminin. D'inspiration autobiographique, La cloche de détresse est l'unique roman de l'autrice, qui met fin à ses jours un mois après la publication du livre, à trente et un ans.
12,50 €
L'habitude d'être
Gallimard
Qu'aurait pu faire Flannery O'Connor sinon écrire ?À vingt-sept ans, elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui détruit progressivement et inéluctablement les tissus. Il lui reste juste assez d'énergie pour écrire et comme, à l'en coire, elle n'est «bonne qu'à ça», elle parvient «en clignant de l'œil, à considérer cette épreuve comme une bénédiction». La littérature ne lui suffit pas, alors elle écrit à ses amis pour leur dire qui elle est.Tous les ingrédients de son œuvre sont là, l'angoisse, la cocasserie, la cruauté, la compassion, baignant dans la lumière fulgurante de la foi catholique.Une voix s'élève face au temps qui la menace pour témoigner encore et toujours de son émerveillement quotidien.

Dans sa correspondance, tous les ingrédients de l'œuvre de Flannery O'Connor sont là, l'angoisse, la cocasserie, la cruauté, la compassion, baignant dans la lumière fulgurante de la foi catholique.
13,00 €
La folie en tête
Gallimard
Violette Leduc s'est peinte et a raconté le début de sa vie dans La Batârde : son enfance à Valenciennes, entre sa mère et sa grand-mère. Le pensionnat, puis le lycée à Paris. Son travail comme secrétaire dans une maison d'édition, puis comme journaliste. Son amitié avec Maurice Sachs.Dans La folie en tête, on la retrouve intacte, tout aussi entière dans ses réactions et dans ses défis.Mais ce sont, autour d'elle, les choses et les gens qui ont changé. Dans le Paris de l'immédiat après-guerre, la Bâtarde fait son entrée - et sans trop, d'abord, s'en apercevoir. Rien n'est modifié dans sa façon d'approcher, puis d'appréhender les êtres. Ses activités clandestines, un temps poursuivies, cèdent le pas à des activités littéraires, auxquelles elle ne se sentait guère destinée, et qui, sans l'éblouir, l'absorbent, et conditionnent enfin sa vie même.Cela nous vaut une étonnante galerie de portraits, où Sartre, Simone de Beauvoir, Jean Genet, Nathalie Sarraute, Colette Audry - entre bien d'autres - apparaissent tels qu'ils pouvaient sembler être aux yeux d'une «provinciale», nullement émerveillée, mais passionnée de comprendre et d'aimer.
15,00 €
Le Calice de la vie
Gallimard
Sans doute y a-t-il peu de points communs entre Sania Diespérova, qui, après trente années de désillusions, décide de boire la goutte de miel qui reste dans le calice de la vie, et la belle Véra qui rompt paisiblement avec son compagnon de quinze ans. Et peu de relations entre ces femmes et le berger Ignace, assassin amoureux, ou Paracha, trouvée folle sur le bord de la route. Hommes et femmes d'une Russie ancienne, prérévolutionnaire, ils sont tous, pour nous, comme les gens du domaine aujourd'hui désert de Soukhodol : ils sont morts et leur passé prend figure de légende.

Traduction autorisée par l'auteur
10,50 €
L'Homme pressé
Gallimard
Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A'cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort.
11,00 €
La Disparition
Gallimard
"Trahir qui disparut, dans La disparition, ravirait au lisant subtil tout plaisir. Motus donc, sur l'inconnu noyau manquant - "un rond pas tout à fait clos finissant par un trait horizontal" - , blanc sillon damnatif où s'abîma un Anton Voyl, mais d'où surgit aussi la fiction. Disons, sans plus, qu'il a rapport à la vocalisation. L'aiguillon paraîtra à d'aucuns trop grammatical. Vain soupçon : contraint par son savant pari à moult combinaisons, allusions, substitutions ou circonclusions, jamais G.P. n'arracha au banal discours joyaux plus brillants ni si purs. Jamais plus fol alibi n'accoucha d'avatars si mirobolants. Oui, il fallait un grand art, un art hors du commun, pour fourbir tout un roman sans ça !" Bernard Pingaud.
13,00 €
Lettres à son frère Théo
Gallimard
Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.

«La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d'août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu'il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s'est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, pendant dix-huit ans, Vincent a écrit à Théo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu'il peint comme ce qu'il est. Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.» Pascal Bonafoux.

Nouvelle édition, avec une introduction et une chronologie par Pascal Bonafoux, en 1988
15,00 €
Au bout du rouleau
Gallimard
Être capitaine à bord du vapeur-navette Sofala, non, ce n'était vraiment pas une vie aventureuse pour Harry Whalley le risque-tout. C'est pour sa fille qu'il en était arrivé à faire cette monotone tournée de colporteur du sud au nord du Détroit, puis du nord au sud. Après cinquante ans de navigation, dont quarante en Extrême-Orient ! Mais pourquoi diable le capitaine Whalley ne regardait-il plus la mer ?

Notice de Jean-Pierre Vernier
9,50 €
La Grande Beuverie
Gallimard
Une descente dans les abîmes. René Daumal explore ceux du monde matérialiste, et aussi ceux que chacun de nous recèle en lui. Au cours d'une beuverie, l'auteur visite la Jérusalem contre-céleste, où séjournent les Évadés. Artistes, scientistes, faux sages s'y enivrent de paradis artificiels. Puis vient le réveil. L'auteur va apprendre à mieux se connaître, à approfondir la voie introspective. «Alors que la philosophie enseigne comment l'homme prétend penser, la beuverie montre comment il pense.»
9,00 €
L'enfant brulé
Gallimard
On enterre une femme à deux heures... C'est par ces mots que commence L'enfant brûlé, le chef-d'œuvre de Stig Dagerman, qui date de 1948. En effet, la mère est morte, laissant un mari et un fils de vingt ans. Qui était-elle, qu'était-elle en dehors de cette rumeur quotidienne dont elle remplissait la maison ? Trop tard pour le savoir. Désormais, son absence va prendre un poids que n'avait pas sa présence, suscitant entre père et fils d'étranges rapports faits de questions tacites, de suspicion mutuelle, de jalousie et de haine, mais aussi d'amour. Lire Dagerman - ce Rimbaud du Nord qui mit fin à ses jours en 1954, alors qu'il n'avait que trente et un ans et que, depuis longtemps, il se taisait - c'est lire un écrivain majeur, l'un de ces auteurs dont la voix a la vertu de raccourcir à la seconde les distances entre lecteur et auteur, instaurant entre eux les liens de complicité les plus étroits, commandant un irrésistible

mouvement de sympathie. Ardent et précis à la fois, l'écrivain jette ses filets au plus profond de nous-mêmes, ramenant à la surface nos secrets les plus troubles et les moins avouables. Tandis que, sur fond de rues enneigées, d'archipels lisses et de soleils froids , des personnages ravagés de passion se dressent, à jamais inoubliables, comme dans un film qui serait le plus beau film d'Ingmar Bergman, ce compatriote de Dagerman, «l'enfant brûlé».
13,00 €
La maison verte
Gallimard
La ville de Piura, qu'entoure la forêt vierge, au nord du Pérou, est le cadre de cette comédie humaine foisonnante de personnages et d'aventures. Des origines de la ville aux missions catholiques, de l'Amazonie hors du temps au milieu urbain, les histoires s'entrecroisent, les thèmes affleurent, multiples... C'est la réalité péruvienne saisie par un grand organisateur de songes.
13,00 €
MARELLE traduit de l espagnol
Gallimard
«Marelle est une sorte de capitale, un de ces livres du XXᵉ siècle auquel on retourne plus étonné encore que d'y être allé, comme à Venise. Ses personnages entre ciel et terre, exposés aux résonances des marées, ne labourent ni ne sèment ni ne vendangent : ils voyagent pour découvrir les extrémités du monde et ce monde étant notre vie c'est autour de nous qu'ils naviguent. Tout bouge dans son reflet romanesque, la fiction se change en quête, le roman en essai, un trait de sagesse zen en fou rire, le héros, Horacio Oliveira, en son double, Traveler, l'un à Paris, l'autre à Buenos Aires.Le jazz, les amis, l'amour fou - d'une femme, la Sibylle, en une autre, la même, Talita -, la poésie sauveront-ils Oliveira de l'échec du monde ? Peut-être... car Marelle offre plusieurs entrées et sorties. Un mode d'emploi nous suggère de choisir entre une lecture suivie, "rouleau chinois" qui se déroulera devant nous, et une seconde, active, où en sautant de case en case nous accomplirons une autre circumnavigation extraordinaire. Le maître de ce jeu est Morelli, l'écrivain dont Julio Cortázar est le double. Il cherche à ne rien trahir en écrivant et c'est pourquoi il commence à délivrer la prose de ses vieillesses, à "désécrire" comme il dit. D'une jeunesse et d'une liberté inconnues, Marelle nous porte presque simultanément au paradis où on peut se reposer et en enfer où tout recommence.»Florence Delay.
17,00 €
FALAISES DE MARBRE (SUR LES) traduit de l allemand
Gallimard
"Une période étrange s'ouvrit alors pour nous à la Marina. Tandis que dans le pays le crime prospérait comme le réseau des moisissures sur le bois pourri, nous nous absorbions de plus en plus profondément dans le mystère des fleurs, et leurs calices nous semblaient plus grands, plus radieux que jamais." Dans un pays imaginaire, un narrateur et son frère mènent une vie paisible au bord de la Marina, sur les falaises de marbre. Mais non loin de ce refuge tranquille campent le Grand Forestier, seigneur de la Maurétanie, et ses troupes belliqueuses, animés par la violence. Sur les falaises de marbre fut publié en Allemagne un peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Aussitôt il fut interprété comme une protestation contre la montée du nazisme, mais le récit est en réalité une charge contre la terreur et la dictature, qui ne se limitent pas au régime hitlérien. Un chef-d'oeuvre de la littérature romantique, traversé de signes et de symboles, de métaphores, échos de la lente montée de la menace et de la barbarie.
10,00 €
Les nuits de l'underground
Gallimard
Dans le Montréal hivernal des années 70, l'Underground, bar mythique et énigmatique, est un monde à part. Dans ce refuge nocturne, où se retrouvent ouvrières, artistes, collégiennes, mannequins, employées ou écrivaines, s'invente une communauté invisible et vibrante de femmes. Au fil des danses et des étreintes, ce bar lesbien devient un lieu de liberté, d'amitiés fulgurantes, de complicités silencieuses, avant le retour dans la nuit glaciale et, au matin, le quotidien du travail. Geneviève, sculptrice parisienne, s'y rend en quête d'inspiration. Le visage de Lali la happe : Lali, à l'ascétique profil, dont la présence intense semble défier les lois du monde. D'une plume sensible et sensuelle, Marie-Claire Blais - figure majeure de la littérature québécoise, lauréate du prix Médicis en 1966, autrice d'une oeuvre vaste et inclassable - signe un roman choral incandescent sur le désir, l'amour entre femmes et les liens mystérieux qui naissent la nuit.
13,90 €
L'ange et les pervers
Gallimard
"Il fallut seulement quelques gestes, la mode féminine actuelle prêtant à cette sorte de transformation. Le temps de remplacer sa jupe courte par un pantalon long, et Marion, fille de trente ans, redevint l'éphèbe éternel qu'elle était." Dans L'ange et les pervers, roman de 1930 d'une belle modernité, nous suivons le parcours de Marion Hervin de Valdeclare, un personnage intersexe. D'abord maintenu·e dans l'ignorance de sa particularité physique, iel se construit tant bien que mal et finit par s'enfuir à Paris. C'est alors sous deux identités différentes, de femme et d'homme, que Marion mène une double vie... Lucie Delarue-Mardrus offre un tableau d'une liberté littéraire remarquable en donnant voix à cet "ange" coupé en deux. Conte, roman d'apprentissage, journal, le livre brouille les frontières entre genres et formes narratives et propose une réflexion novatrice sur la féminité, anticipant le constructivisme du Deuxième sexe de Beauvoir.
12,50 €
La maison de liesse
Gallimard
Lily Bart, orpheline ruinée, cherche désespérément à faire un beau mariage pour assurer sa position sociale. Cependant, difficile de naviguer dans les courants traîtres d'un monde fondé sur les apparences. Tiraillée entre son éducation futile et ses idéaux de liberté, d'amour et de grandeur, Lily évolue jusqu'à l'inévitable au milieu des bals somptueux, des dîners extravagants. Détruite par le scandale, minée par des dilemmes moraux, elle devient le symbole d'une vie violentée. À sa sortie en 1905, ce grand roman de moeurs a suscité la controverse mais a rencontré un succès immédiat. Situé dans la haute société new-yorkaise du XIXᵉ, où seule compte la richesse affichée, La maison de liesse explore l'impact des normes sociales sur le destin des femmes. Dans cette nouvelle traduction, Edith Wharton est au sommet de son art, subtilement cynique et bouleversante.
15,00 €
Le cornet acoustique
Gallimard
Est-ce que les femmes dérangées dérangent ? Marion Leatherby, dont le loisir favori est le tricot de poils de chat, a quatre-vingt-dix-neuf ans et vit au Mexique chez son arrière-petit-fils. Presque sourde, elle est ravie du cornet acoustique que lui offre son amie Carmella. Grâce à lui, Marion découvre que sa famille complote pour se débarrasser d'elle... La voilà placée dans une maison de retraite où une tribu de dames habite d'étranges maisons aux formes d'igloos et de gâteaux d'anniversaire, sous le patronage du Docteur Gambit, un gourou tordu. Le regard d'une abbesse lubrique vient faire dérailler plus encore cette mécanique mal huilée. Sur les pas de Marion s'ouvre alors une quête surréaliste vers des univers en devinettes, des orgies psychédéliques et des escaliers vertigineux. Une recréation exubérante du monde que nous connaissons. Avec ce roman d'apprentissage à rebours, Leonora Carrington entraîne le lecteur dans une suite de péripéties déroutantes, dans les perfidies du monde et le cosmos. Grande farce noire, récit initiatique sur le temps qui passe et jumeau occulte d'Alice au pays des merveilles, Le cornet acoustique est un grand texte surréaliste, injustement oublié.
12,00 €
Le Fil
Gallimard
"Tu as craint longtemps que les baisers, même parcimonieux, que tu te résolvais toujours difficilement à leur donner, fussent des douceurs empoisonnées, ne continssent de la mort, une mort invisible que tu aurais inoculée sciemment." Alors que l'épidémie de sida fait des ravages, Christophe Bourdin apprend sa séropositivité. Il n'a pas encore trente ans. Étudiant en lettres, bientôt professeur, il est habité par le désir d'écrire. Dans le roman et les pages du journal, il raconte la crainte de la maladie, puis la maladie elle-même. L'auteur s'y donne tout entier, sans rien cacher. Le livre, l'un des premiers grands textes littéraires sur le sida, forme une prouesse d'écriture inouïe, dont la structure épouse le cours du temps. Celui des hypocondries, d'une vie qui bascule l'air de rien. Celui de l'agonie, racontée sans détourner le regard. Et le "temps du rêve", pourtant sans futur. Dans la veine d'Hervé Guibert, le texte est à la fois récit d'apprentissage, vision d'une souffrance qui arrache le coeur et souvenir d'une mémoire commune.
11,00 €
Nous /Seul
Gallimard
Dans un futur lointain, les humains vivent enfermés dans une cité de verre, la nature étant bannie derrière la Muraille Verte. Assujettis au bonheur obligatoire dicté par le tout-puissant Bienfaiteur, les hommes sont devenus de simples numéros à qui chaque écart peut coûter la vie. Les rêves et l'amour sont considérés comme des maladies mentales, l'activité sexuelle régulée par l'État Unique. A-503, le constructeur du vaisseau spatial l'INTÉGRALE, tient un journal à la gloire de cet univers totalitaire. Grâce à sa rencontre avec I-330, une femme extravertie et rebelle, le héros redécouvre peu à peu l'essence de son âme. Autour, la révolution gronde... Anti-utopie prophétique, Nous est considéré comme le premier chef-d'oeuvre de la science-fiction, celui qui inspirera 1984 à George Orwell et Le meilleur des mondes à Aldous Huxley. Cet ouvrage traverse le temps pour nous délivrer un message d'une puissance philosophique et politique inouïe. Cette toute nouvelle traduction propose le texte complet établi d'après l'unique manuscrit d'auteur retrouvé à ce jour. Il est suivi de Seul, la première nouvelle du grand écrivain russe.
15,00 €
Les mots de hasard
Gallimard
Les héroïnes de ces cinq nouvelles semblent avancer à tâtons, hésitant entre parole et silence, caressant un langage qui étouffe autant qu'il délivre. Si les mots sont des masques et de frêles passerelles, si la conversation se fait mouvement désarticulé, faut-il alors croire à l'ellipse pour se rapprocher de soi-même ? Pauline, Geneviève, Julie, Stéphanie et Valentine, les héroïnes des Mots de hasard, peinent à se rencontrer dans l'ordinaire de la vie, comme si une mince membrane les éloignait du monde, toutes entraînées cependant par un élan qui les porte vers l'Autre. Un quotidien fait d'amour anxieux, de pur désir, d'une mélancolie en points de suspension. Délicat, le livre mêle rêve et réalisme dans une langue sensible et libre. Avec ce recueil, son premier, Mireille Best atteint sa vérité. "Simplement le nom donné à ce qu'on cherche et qui se dérobe sans cesse", comme l'écrit Annie Ernaux, qui a longtemps correspondu avec cette autrice injustement oubliée.
13,00 €
La tour d'amour
Gallimard
La tour d'amour, un des plus célèbres romans de Rachilde, met en scène le huis clos oppressant de deux hommes isolés dans le phare d'Ar-Men. Comme des prisonniers, Mathurin Barnabas et le jeune Jean Maleux luttent contre les vagues déchaînées et entretiennent les feux pour guider les navires au large d'Ouessant. Tout autour, la mer gronde. Un jour, alors que des marins viennent de s'échouer sur les côtes, Maleux découvre la morbide passion que nourrit Barnabas... Conte caustique, romantique et tourmenté, La tour d'amour nous précipite dans un cauchemar qui fait se rencontrer la cruauté de la mer et celle des hommes. Terrible et puissant, le livre brûle d'une beauté noire et crée le scandale dès 1899. Chef-d'oeuvre de la littérature fin-de-siècle, il marie symbolisme et naturalisme, tout en révélant la face obscure de la Belle Époque.
8,90 €
Ravages
Gallimard
Pensé comme un roman de formation et d'émancipation, l'ouvrage retrace l'itinéraire amoureux de Thérèse, l'alter ego de Violette Leduc, de l'adolescence à la maturité. Thérèse aime Isabelle, puis Cécile, puis Cécile et Marc, puis Marc. Jugé obscène, Ravages est censuré en 1955. Le livre paraît amputé des cent cinquante premières pages (Thérèse et Isabelle) et de plusieurs passages clés (les scènes du taxi, de la chambre d'hôtel et de l'avortement final). "C'est un assassinat" pour Violette Leduc. La censure déséquilibre l'ouvrage et en modifie la portée. Ravages est un roman mort-né. Aujourd'hui, pour la première fois, Thérèse et Isabelle retrouve Ravages. L'Imaginaire propose une édition hors-série annotée et augmentée des passages censurés, repérés à l'encre violette. L'occasion unique de redécouvrir le roman subtil et engagé d'une pionnière féministe.
23,00 €
Journal d'une ménagère folle
Gallimard
États-Unis. Années 1960. Bettina Munvies Balser, femme au foyer de trente-six ans et mère de deux filles, décide un matin de tenir un journal pour tenter d'y voir plus clair dans sa vie. Pendant six mois, au fil d'une écriture qu'elle dissimule à son entourage, nous entrons dans l'intimité la plus crue de cette "ménagère" au bord de la dépression. Mariée depuis dix ans à Jonathan, avocat et producteur de théâtre, elle voit son mariage se déliter peu à peu. Bettina éprouve le besoin de se raconter, de s'éprouver par les mots. Avec une sincérité bouleversante, du cynisme et beaucoup d'humour, elle dévoile impudemment ses névroses. Si le récit est mené depuis le point de vue de la narratrice, le roman déborde vite de la chronique d'une trajectoire personnelle. Sue Kaufman dénonce ici les violences symboliques que subissent les femmes de la classe moyenne. Elle explore, avec une repartie rugueuse, la "folie" d'un être qui perd pied dans une société américaine paternaliste.
14,00 €
Les allongés
Gallimard
Après un premier roman publié en 1912, Jeanne Galzy se trouve atteinte de la maladie de Pott, une tuberculose osseuse qui la condamne à rester alitée, immobilisée par une gaine de plâtre. Ce drame lui inspire Les allongés, qui reçoit le prix Femina en 1923. Le roman s'ouvre et se ferme au printemps, dans un sanatorium de Berck, la Maison des Sables. La narratrice évoque au fil des pages son long séjour aux côtés des "allongés", souffrant comme elle d'un mal qui les maintient à l'écart de la vie. Avec une lucidité foudroyante, l'héroïne décrit ces amitiés liées dans l'épreuve. Juste et poétique, l'écriture de Jeanne Galzy nous offre une réflexion atemporelle sur la douleur, le corps et le prix de l'existence. Et si ces "demi-vies" nous apprenaient à mieux saisir la poésie de l'éphémère ?
9,50 €
La femme qui boit
Gallimard
"Les gens heureux ne boivent pas, décréta-t-elle. Qu'un peu de pitié, par grâce, accueille ceux qui cherchent dans la boisson un bonheur illusoire, ou plutôt le mépris du bonheur inaccessible. Ce vice, il est inutile de vouloir le combattre. Il serait vaincu s'il était possible de créer la joie en ce monde." Voici le portrait de Guita, une buveuse distinguée. Héroïne pleine d'esprit, elle trouve la source de son seul bonheur véritable dans l'alcool. À côté, tout ne lui paraît que souffrance et ennui. Malmenée par la vie, le quotidien, la société et les hommes, la jeune Guita morcelle le temps, entre ébriété, dégrisement et manque : une ritournelle pour supporter sa peine. Pour raconter ces sensations procurées par l'ivresse, Colette Andris découpe son roman en "points d'alcoolisme". Intitulés Éveil, Initiation, Insomnie, Flirt, Spasmes ou Éthers, ces courts chapitres décrivent avec une ironie sévère et sans pudeur l'addiction de son personnage. On redécouvre une plume colorée et scandaleuse injustement tombée dans l'oubli. Publié en 1929, ce roman lève le voile sur un sujet encore terriblement tabou : l'alcoolisme chez la femme.
9,00 €
Les Impardonnables
Gallimard
Cristina Campo, qui a peu écrit, déclarait qu'elle aurait voulu écrire encore moins. Livre admirable et d'une rare incandescence, Les impardonnables réunit une part essentielle de son oeuvre. Qu'elle explore les contes de fées, les Mille et Une Nuits, le chant grégorien, l'art du tapis ou qu'elle consacre sa méditation à Chopin, Tchekhov, Proust ou Borges, c'est toujours la même saisissante luminosité qui émane de sa prose. Pour Cristina Campo, la splendeur du style n'était pas un luxe mais une nécessité. Cette "trappiste de la perfection" aspirait à une parole nourricière dont chaque mot aurait été soupesé avec délicatesse. Considérant que notre profondeur d'attention est à la fois "le noyau de toute poésie" et "le seul chemin vers l'inexprimable, la seule voie vers le mystère", elle a su porter son regard plus loin que les décrets du visible. Animé par une passion ardente et une sensibilité subtile, Les impardonnables fait partie des livres impérissables qui sont aussi des livres de vie.
13,00 €
Les belles
Gallimard
"À Megara on met encore des oeillets au balcon, et les femmes portent des robes longues ; c'est pour cette raison que la simple vision d'une cheville fait littéralement trembler les jeunes gens. Mais ceci arrive rarement, car elles sont prudentes et surveillées ; et elles se surveillent elles-mêmes ; et s'il pleut, elles préfèrent rentrer à la maison avec l'ourlet de leur robe maculé de boue que d'avoir les bas mordus par des regards chauds comme des baisers."Admirables portraits de femmes prises aux pièges de l'amour, ces dix-huit nouvelles dessinent les contours de passions faites de promesses et de mélancolie. Avec les paysages lumineux de l'Italie en toile de fond, les femmes des Belles luttent pour échapper aux tragiques carcans de la famille, de la société, et de leurs amants, parfois au péril de leur vie.Dans cet ouvrage, Borgese, au sommet de la forme courte, célèbre les beaux alibis du coeur et l'universalité du mal d'aimer.
10,50 €
Trésors à prendre
Gallimard
"Je ne me lasse pas du même menu : tomates fraîches, charcuterie, vache qui rit, pêche, chocolat menier, citron pressé ou bien vin rouge selon ma tempérance ou mon intempérance. Mon dos à midi cherche un double dans un fossé, contre un poteau télégraphique, contre une meule, contre un cabanon. Il est sept heures du soir au mois de juillet dans les campagnes. Je m'arrête, je demande à ma mort qu'elle me prenne en été à la même heure, lorsque la lumière a mûri, lorsque dehors est une douce véranda. Que je meure lorsque l'aboiement du chien de l'infini baisse d'un ton, que je meure après le sursaut : le cliquetis au coeur des soucoupes du café où je vous ai attendue, Madame..." Sur les conseils de Simone de Beauvoir, Violette Leduc décide de parcourir la Provence en sac à dos. Trésors à prendre est le fruit de cette aventure : un authentique journal de voyage, qui décrit les endroits qu'elle traverse, ses rencontres fortuites, ses réflexions, ses flâneries et mésaventures qui lui permettent de se rapprocher d'elle-même. Ici Violette Leduc nous offre une écriture en mouvement, qui cherche son équilibre ; toujours à la conquête des mots. Écriture sensible et sensuelle qui éveille nos sens le long d'un chemin parcouru ensemble.
11,50 €
Le livre des rêves
Gallimard
Les rêves doivent être enregistrés comme ils viennent, spontanément. J'arrachais du lit ma carcasse lasse et à travers des paupières enflées par le sommeil, je gribouillais au crayon à toute vitesse, dans mon petit carnet à rêves jusqu'à la moindre bribe de souvenir.J. K. Vivre cette odyssée nocturne aux côtés de Jack Kerouac, c'est errer avec lui dans un monde baigné d'étrangeté et d'inconscient, et être emporté dans un voyage sans fin, en quête d'amour, d'aventure et peut-être d'une certaine paix. La forme libre de l'écriture ensommeillée, d'une immédiateté presque idéale, nous projette en plein dans la spontanéité et le rythme beat.Dans les années 70, Book of Dreams avait été publié dans une version amputée de moitié. Ce n'est qu'en 2001, aux États-Unis, que le texte complet a été redécouvert. "L'Imaginaire" propose aujourd'hui cette édition intégrale, comprenant plus de deux cents rêves inédits en français.
14,50 €
Le voyage sans fin
Gallimard
"QUICHOTTE : Considère bien, Panza, que ce qu'ils appellent folie, moi je l'appelle réalité." Détournement fantasque, féministe et poétique de Don Quichotte, Le voyage sans fin offre une nouvelle lecture du roman de Cervantès. Ici, Quichotte est une femme chevalier errant, passionnée de livres et d'écriture, en quête de justice et de liberté. Accompagnée de son écuyère, Panza, elle traverse nombre de péripéties et imagine un nouveau monde. Flanquée de ces deux " guerrillères ", Wittig trouve une nouvelle occasion de déjouer les marques du genre et d'éclater les conventions. Elle nous offre dans cette courte pièce une expérience hybride, entre théâtre, cinéma et geste d'écriture : une profonde aventure politique. Représenté pour la première fois en 1985 au Théâtre du Rond-Point, coréalisé avec Sande Zeig, Le voyage sans fin avait alors été publié dans le supplément de la revue féministe Vlasta. "L'Imaginaire" souhaite aujourd'hui donner l'occasion aux lecteurs de redécouvrir ce texte d'avant-garde hors du commun.
10,00 €
" 53 jours "
Gallimard
Ce n'est pas un livre, ce sont des histoires qui se regardent. C'est un peu comme si on mettait un livre dans un miroir et puis, ce que l'on voit de l'autre côté du miroir, c'est le contraire. C'est l'image inverse. G. P. Publié à titre posthume en 1989, "53 jours" est le roman sur lequel Georges Perec travaillait au moment de sa mort, le 3 mars 1982. Le livre comprend, d'une part, ce que l'auteur avait déjà rédigé, soit onze des vingt-huit chapitres prévus ; d'autre part, un abondant dossier de notes préparatoires et de brouillons, permettant un déchiffrement et une reconstitution de l'ensemble de l'histoire. Une fois de plus, Perec ne se limite pas au romanesque. Le livre dépasse le simple récit policier : des intrigues parallèles, emboîtées, souvent non résolues, se greffent à la trame principale. Autant de faux-semblants, de fausses pistes qui viennent questionner la fiction et le rôle du lecteur. C'est bien l'oeuvre la plus énigmatique de l'auteur, et l'une des plus singulières. Une belle occasion d'assister à un mouvement arrêté dans son cours, un travail laissé sur la table, comme un aperçu du cerveau d'un des grands noms de l'Oulipo.
11,50 €
L'amant russe
Gallimard
"Il embrassait comme un voleur novice. Vite et violent, avec des mains clandestines qui me faisaient la peau comme on fait les poches. Les doigts ont glissé en pied-de-biche sous la chemise, ont forcé la ceinture à la taille. Il m'a tout appris dans un baiser de camisole. Dans sa bouche était le goût du péché, que l'on n'oublie pas."Lorsque le narrateur adolescent rencontre Volodia à Leningrad, c'est un véritable coup de foudre : il sait qu'il vient de croiser son destin. Inéluctable et fatale, la passion charnelle les emporte et désarçonne le lecteur, qui revit avec intensité le temps des premières fois.Dans ce récit autobiographique, l'auteur retrace avec clairvoyance toute la rage du sentiment adolescent. L'amant russe compose ainsi un véritable chant d'amour, fait d'urgence, de corps morcelés et d'érotisme électrique.
8,00 €
Le quatrième siècle
Gallimard
Voilà quatre siècles que nos ancêtres esclaves ont été déportés d'Afrique aux Antilles. Le quatrième siècle est, pour moi, le siècle de la prise de conscience.E. G.C'est dans les années 40 que le vieux papa Longoué, de la quatrième génération, et le jeune Mathieu Béluse, de la sixième génération, engagent une reconquête du temps. Leurs séances d'histoire retracent l'arrivée à Fort-de-France du navire négrier transportant les deux familles, qu'une grande rivalité oppose. Les héros du roman représentent les deux faces du monde noir des Antilles : l'esclave des plantations et le révolté qui "marronne", personnages dont les mémoires se croisent jusqu'au XXᵉ siècle.Le quatrième siècle (1964), conte d'une grande force poétique, met au jour la nécessité de dévoiler les origines, de remonter les traces opaques du passé, en brisant les apparences de l'histoire coloniale. L'occasion pour Glissant d'insister sur la dimension complexe de l'enracinement, fruit d'ancrages solides et multiples dans le pays.
12,00 €
Ma mère rit
Gallimard
"L'enfant était né vieil enfant et du coup, l'enfant n'était jamais devenu adulte. Il évoluait dans le monde des adultes comme un vieil enfant, et y arrivait mal. Le vieil enfant se disait que si sa mère disparaissait, il n'aurait plus nulle part où revenir. L'enfant à l'adolescence avait fait les quatre cents coups, puis à l'âge adulte n'importe quoi mais savait qu'il pouvait toujours revenir. L'enfant, c'est elle, c'est moi. Et maintenant je suis vieille, je vais avoir soixante ans. Et même plus. Et j'en suis toujours là. Je n'ai pas d'enfant. Un vieil enfant ne fait pas d'enfant. Qu'est-ce qui va me retenir à la vie après." Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l'intensité et l'âpreté du quotidien, Chantal Akerman nous confie la matière même de toute son oeuvre. Les mots sont autant d'images accolées entre elles, scotchées, coupées ; c'est l'écriture comme un montage en cours, le cinéma n'est jamais loin. C'est le même langage que la vie. L'autrice dévoile avec pudeur et douleur la relation avec sa mère, avec sa compagne, avec sa propre folie, qui la guette. Ma mère rit est une magnifique plongée dans les joies, les blessures ; dans le coeur de la réalisatrice.
10,50 €
Criquet
Gallimard
"À ce moment même, quelque chose de bleu, de rond et de poudreux déboule du haut de la dune dans un flot de sable et vient rouler aux pieds de tante Éléonore interloquée. Ce quelque chose se ramasse, se déploie, et l'on voit Criquet, le béret de travers sur une tignasse saupoudrée de sable et de bruyère, le tricot remonté jusqu'aux épaules en bourrelets et en bosses, le carquois ballant sur les reins, une jambe de la culotte tombant jusqu'à la cheville, l'autre relevée au-dessus du genou bandé d'un mouchoir noirâtre, - Criquet rouge, les yeux flambants, Criquet suppliante, indignée, qui, se désignant d'un index éperdu, clame en hoquetant : - Regardez-moi bien, tante Éléonore, est-ce que j'ai l'air d'une jeune fille ? Je ne suis pas une jeune fille et je ne serai jamais une jeune fille, jamais. Vous entendez bien ? Jamais ! jamais ! jamais !" Premier roman d'Andrée Viollis, Criquet est un texte avant-gardiste et profondément féministe qui surprend par sa clairvoyance. On y suit Camille Dayrolles, un "criquet" résolument déterminé à être un garçon. À travers le point de vue d'une héroïne de quatorze ans, l'autrice établit une critique habile de la société du début du XXᵉ siècle, dénonce l'inégalité des sexes et adopte une réflexion visionnaire sur le genre.
10,50 €
Nouvelles pensées de l'Amazone
Gallimard
"Attendre, attendre en vain ton élan que déçoitUne rivale absurde, et jalouse, me taire ...Avoir besoin d'un être, espèce d'adultèreContre la majesté qui règne obscure en soi.Je ne danserai plus cette amoureuse danseDu couple, menacé par le plus vivant deuilMettre sa volupté par-delà son orgueil,Richesse ou pauvreté, l'humaine dépendance ?La vie des amoureuses se passe moins au lit qu'à la fenêtre."Publiées en 1939 au Mercure de France, les Nouvelles pensées de l'Amazone révèlent tout l'esprit de Natalie Barney, poétique et incisif. Ce bréviaire où poussent des fleurs viriles reflète l'expérience hors du commun d'une femme qui cultiva mieux que personne l'art d'aimer, de vivre, et qui continue d'étonner par sa vision originale du monde.Reine des amazones, célèbre par son salon littéraire de la rue Jacob, Barney permet une plus grande visibilité aux amours lesbiennes dans le Paris de la Belle Époque et de l'entre-deux-guerres. Il serait erroné de ne conserver que l'image de la séductrice quand la lecture de ses écrits suffit à montrer l'acuité de sa pensée.
9,90 €
Jusqu'à la mort
Gallimard
Fort d'une foi triomphante, un seigneur français entreprend, à la tête d'une troupe de croisés, la fantastique chevauchée qui doit le conduire à la Ville Sainte. Le massacre des Juifs accompagne sa progression, mais bientôt, au sein de paysages désolés, la marche se fait plus lourde et l'esprit plus inquiet. Les malédictions, la mort frappent. Les survivants perdront tout, jusqu'à la pesanteur du corps, pour devenir l'expression d'un pur désir en marche vers une Jérusalem céleste, non plus ville, mais amour absolu.

Neuf siècles plus tard, à Tel-Aviv, un vieux conférencier itinérant effectue un autre voyage, au bout de la solitude, de la paranoïa et de l'impuissance. Avec des mots qui lui échappent, traversé d'élans d'amour désespéré et de fulgurantes visions de mort, il prophétise l'anéantissement du peuple juif par « la Russie soviétique ».

C'est sous le double signe de la mort et de la haine que cheminent ces voyageurs avec lesquels le jeune romancier israélien Amos Oz nous ouvre le cercle vicieux du discours raciste. La haine, chez les chrétiens, engendre l'inquiétude ; ils chassent le Juif autour d'eux, parmi eux, peut-être même en eux. Chez le conférencier, elle est l'émanation de l'inquiétude d'un monde où la conscience débouche sur l'absence. Mourir pour Jérusalem. Etre un mort-vivant à Tel-Aviv. Deux faces d'une même obsession tragique.
9,00 €
La colline du mauvais-conseil
Gallimard
1947. La Palestine est encore sous mandat britannique. Sur la colline du Mauvais-Conseil, à Jérusalem, se dresse comme une menace le palais du haut-commissaire anglais. Et sur cette terre enfin atteinte, les Juifs du Retour attendent toujours, dans la révolte ou l'espérance, que viennent la joie, la lumière et la liberté. Trois récits intimement liés expriment, à travers les expériences de plusieurs personnages qui sont autant de facettes d'un même destin, la difficulté d'être permanente d'un peuple. Il y a le candide vétérinaire Kipnis, dont la femme choisit de fuir vers une existence facile avec un lord ; le tout jeune Uri, qui ne rêve que de bouter l'Anglais hors d'Israël, mais verra – sans doute – son désir concrétisé par un mystérieux visiteur aperçu chez ses parents ; il y a enfin le docteur Nissembaum qu'un mal incurable ronge et qui revoit avec nostalgie sa vie et ses amours tandis qu'il est le témoin des luttes de son quartier contre «l'occupant». Spectateurs ou acteurs de ces événements, ce sont des enfants – dont l'avenir se joue alors – qui donnent à ces trois textes leur unité et leur sens profond. Dans une magnifique langue poétique et musicale, Amos Oz se fait, une fois encore, le porte-parole de la contestation et de l'espoir en Israël.
10,50 €
Pour saluer Melville
Gallimard
"Il me suffisait de m'asseoir, le dos contre le tronc d'un pin, de sortir de ma poche ce livre qui déjà clapotait pour sentir se gonfler sous moi et autour la vie multiple des mers. Combien de fois au-dessus de ma tête n'ai-je pas entendu siffler les cordages, la terre s'émouvoir sous mes pieds comme la planche d'une baleinière ; le tronc du pin gémir et se balancer contre mon dos comme un mât.prg>Mais... quand le soir me laissait seul je comprenais mieux l'âme de ce héros pourpre qui commande tout le livre" Moby Dick a été, "pendant cinq ou six ans au moins", le compagnon de Giono. De cette communion avec un livre et son auteur est né cet essai, où la biographie a l'allégresse et la spontanéité de la vie : un homme s'anime soudain sous nos yeux, tel un héros de roman, plus vrai que nature.
7,90 €
Lettres d'une vie
Gallimard
Médecin de marine, voyageur, archéologue, sinologue, critique d'art, éditeur, romancier et poète, Victor Segalen fut aussi un grand épistolier : sur les 500 lettres conservées, 200 ont été sélectionnées qui jalonnent les principales étapes d'une vie courte et exceptionnelle, vécue à un rythme effréné. De la Bretagne à la Polynésie sur les traces de Gauguin, puis en Chine, parcourue au cours de plusieurs expéditions

archéologiques, il écrit presque quotidiennement à ses parents, sa femme, ses maîtres, ses amis. Miroir à multiples facettes de sa personnalité, ces lettres, où sont évoquées les figures tutélaires (de Rimbaud à Huysmans, Debussy et Claudel), les amitiés, les amours, sont également un témoignage de son regard sur les vingt premières années du XXᵉ siècle et surtout de la naissance et de l'écriture de chacune de ses œuvres dont trois seulement furent publiées de son vivant. Alors que ses forces physiques le trahissent, il écrit Thibet, un «poème lyrique d'escalade et d'effort» long et dépouillé, dont les séquences sont à l'image de ce pays qu'il ne parviendra jamais à atteindre. Il meurt en 1919. Sa mort reste entourée de mystère et a prêté à bien des interprétations : accident ou suicide ? Il avait 41 ans.
16,00 €
Le lance-pierres
Gallimard
Ernst Jünger nous livre ici une nouvelle facette de son immense talent : le symbolisme de Sur les falaises de marbre, d’Héliopolis et des Abeilles de verre a cédé la place à un récit empreint d’une prenante nostalgie. Dans Le lance-pierres, l’auteur a recréé l’Allemagne d’avant la guerre de 1914 dans une petite ville de garnison où le XIXᵉ siècle n’en finit plus de mourir. Dans ce monde à la veille de s’écrouler, un enfant cherche le visage de celui qu’il sera demain. Dès les premières pages, le lecteur se sent transporté dans le monde de l’enfance, d’une enfance mélancolique et inquiète. Pour le jeune Clamor Ebling, l’école, la pension, la ville elle-même, avec ses venelles et les secrets de ses jardins, deviendront les lieux de perpétuels combats contre la brutalité et l’absurdité d’un univers dont les clés lui échappent encore.
11,00 €
My Missing Piece - tome 1
Hachette Lab
Edition poche avec un chapitre bonus inédit !

Luna et Liam se sont rencontrés à Carolina Beach. Les deux enfants sont très vite devenus inséparables ! Au fil des ans, ils partagent leurs joies, leurs peines et rien ne semble pouvoir abîmer cette merveilleuse amitié...

Jusqu'au jour des 16 ans de Luna où tout bascule... Ce soir-là, Luna ne peut honorer la promesse faite à Liam qui se sent trahi et abandonné. Liam ne peut admettre que Luna n'ait pas été à ses côtés au moment le plus difficile de sa vie. Leur amitié se brise et ils prennent des chemins différents.

Sept ans plus tard, ils se retrouvent à New York, mais Liam n'est plus du tout le garçon que Luna a connu. Distant, sombre, le jeune homme semble bien décidé à lui faire payer à sa trahison qui l'a tant fait souffrir et a détruit sa famille.
8,90 €
Racing Hearts, T2 : Kiss & Collide
Milady
Violet Harper ne tombe jamais amoureuse. Elle qui adore être aux commandes se satisfait de sa carrière dans les relations publiques et d'aventures sans lendemain à travers le monde. C'est alors qu'elle croise la route de Chase Navarro. Ce coup d'un soir fait vaciller ses certitudes, et quand elle accepte un poste dans une petite écurie, Violet découvre que Chase en est le nouveau pilote. Même si elle se jure de lui résister, elle ne peut nier qu'avec sa personnalité charmante il est un atout de communication précieux...

Chase ne vit que pour la vitesse. Lui qui rêve de décrocher son premier podium se garde bien de toute distraction. Pourtant, il n'arrive pas à chasser Violet de ses pensées. Cette dernière est déterminée à faire de lui la nouvelle star de la Formule 1, et plus ils se côtoient, plus leur alchimie devient indéniable.

Violet cédera-t-elle à l'appel de ce séduisant hors-piste ?
14,95 €
Hell
Hugo Poche
Est-ce le début d'une nouvelle vie pour Jessie ? La voilà qui vient s'installer chez la soeur de sa mère, loin de chez elle, bien décidée à échapper aux démons de son passé. Jessie est une rebelle, mal dans sa peau. Elle tranche dans la famille bourgeoise de sa tante, mais peu importe si elle n'y trouve pas sa place, elle a l'habitude. Elle a bien l'intention de conserver cette attitude également dans son établissement scolaire. Mais au fil du temps, Jessie va se découvrir de nouveaux amis. Ses cousins déjà, qui la découvrent et l'apprécient sincèrement. Mais aussi ce garçon, au lycée, qui semble la comprendre mieux qu'elle-même et fait preuve d'une grande patience avec elle. Et puis, il y a ce local, Hell, une salle de spectacle qui accueille des groupes de musique, qu'il faut aménager et relancer. Est-ce que ça pourrait être aussi le lieu où commencera sa nouvelle vie ?
7,90 €
Black stain - Tome 02 Shattered soul
Editions Plumes du Web
Quand l'amour naît dans l'ombre, survivre devient un défi mortel.

Tic tac tic tac, les ténèbres se propagent et le temps est compté... Alors qu'un monstre insaisissable sévit toujours dans les rues de Colmar, Lana fait front. Perdue et plus seule que jamais au sein de manoir Heaven, elle doit désormais affronter bien plus que les ténèbres qui la rongent. Entre les lourds secrets de Dereck, ce gardien aussi ténébreux qu'impétueux, et le passé qui la hante, la jeune femme ne sait plus à qui accorder sa confiance. Dans cette course pour la vie, elle sombre au cœur du monde des gardiens. Et quand le patriarche débarque, l'équilibre se retrouve bouleversé. Créatures maléfiques et familles ancestrales sont prêtes à tout pour se procurer le bien le plus précieux qui soit : l'humaine aux pouvoirs inégalés. Quand tous les espoirs sont réduits à néant par l'obscurité, reste-t-il une chance de rejoindre la lumière ?
17,90 €
Lonely Wolf
Editions Plumes du Web
Le spin-off de la romance à succès *Red Falcon* débarque enfin en version collector !

Bill Croft s'est toujours efforcé d'être le fils parfait. D'étudiant brillant à hockeyeur professionnel, il excelle dans tous les domaines.

Jusqu'à ce qu'un drame vienne tout remettre en question.

Dans la vie, rien n'est éternel...

Alors qu'il est au sommet de sa carrière, il se raccroche à ses proches et à la seule chose qui compte réellement à ses yeux désormais : le hockey.

Et s'il veut sauver sa carrière, il doit gérer son fougueux protégé, Jake.

Il est hors de question qu'il le lâche, même s'il est au bord du gouffre.

Toutefois, la situation se complique lorsqu'il est forcé d'héberger le jeune homme et sa grande sœur, Cassie.

Elle est aussi insolente qu'attirante, en plus d'être un véritable aimant à problèmes. Bill doit garder les idées claires, mais ne dit-on pas que les blessures invisibles sont les plus difficiles à guérir ?

Et ce n'est pas cette belle brune au regard troublé qui avancera le contraire.

Mais que faire lorsque le passé nous retient prisonnier ?
25,90 €
Run Bae
HarperCollins
Elle joue pour gagner. Il joue pour elle.

Intégrer les Bruins, l'équipe de football américain de sa fac, était le rêve absolu de Cameron. Devant sa frêle carrure, personne n'aurait parié sur son recrutement. Pourtant, le plus dur commence à peine. Car sous son casque, Cameron cache un secret. *Elle est une femme.* Et dans ce milieu impitoyable, elle n'a qu'un but : prouver qu'elle mérite sa place.

Mais Tyler, le *quarterback* charismatique du campus, s'intéresse de trop près à ce coéquipier pas comme les autres. Sur le terrain, Tyler est un allié précieux. En dehors, il devient une menace pour tout ce que la sportive tente de protéger. Chaque regard échangé fragilise les défenses de Cameron et nourrit une tension impossible à ignorer...

Or la sportive n'a pas le droit de se laisser distraire. Si la vérité éclate, son rêve s'effondre et Tyler tombera avec elle. Pourra-t-elle préserver son secret sans renoncer à celui qui fait battre son coeur ?

*Tropes : #identitécachée #proximitéforcée #slowburn*

*Niveau d'intensité : 1/4*

*Présence de trigger warnings*

À propos des autrices

Passionnées par la création d'histoires aussi intenses que captivantes, Aurore Payelle et Sonia J. Sam unissent leurs talents pour donner vie à des univers riches en émotions. L'une, illustratrice de métier, a troqué ses crayons pour des récits immersifs, tandis que l'autre explore à travers ses romans les liens humains et la force des émotions.
19,90 €
Iran, quand la terre tremble
Gallimard
À l'automne 1978, Michel Foucault se rend en Iran pour réaliser un " reportage d'idées " sur le soulèvement contre le régime du shah. Dix articles sont publiés par le Corriere della Sera, dans lesquels il tente de comprendre la révolte, sa forme singulière et ses aspirations. Un exercice à la croisée de la philosophie et du journalisme, " où l'analyse de ce que l'on pense [est] liée à celle de ce qui advient ". À l'époque, un seul de ces articles est aussi publié en français, dans Le Nouvel Observateur. Il est à l'origine d'une polémique qui a traversé les années : Michel Foucault, en Iran, aurait été séduit par l'élan révolutionnaire au point d'être aveugle à son potentiel autoritaire, bientôt manifesté par la République islamique de l'ayatollah Khomeyni. Pourtant, le reportage ne relève ni d'un soutien à un régime qui n'existe pas encore, ni d'une fascination pour l'islam politique, dont Foucault perçoit les ambiguïtés et les dangers. Il est le témoignage d'un des rares intellectuels français à s'être rendus sur place pour comprendre au nom de quoi les Iraniens et les Iraniennes ont pu risquer leur vie dans une révolte fédérant des classes sociales et des mouvements politiques et religieux si différents. Le présent ouvrage réunit pour la première fois l'ensemble des articles du reportage, les critiques parues dans la presse de l'époque, ainsi que les réponses et réflexions de Foucault à ce propos. On y trouve aussi une sélection d'archives inédites - notes prises sur le vif et premières ébauches d'une pensée, toujours actuelle, de "l'événement Iran ".
24,50 €
Inflamed
Editions Plumes du Web
Une chanteuse désabusée au sommet de sa gloire.

Un auteur-compositeur inconnu pas très coopératif.

Une soirée qui aurait pu mal finir.

Une collaboration forcée... qui fait des étincelles.

Si tout les oppose, June – alias la chanteuse River – et Brody sont inexorablement attirés l'un par l'autre. Il s'est trouvé au bon endroit, au bon moment, mais le rôle du sauveur, il n'en veut pas ! Pourtant, ils vont devoir travailler ensemble malgré eux, et jouer le jeu... pour le public.

Que cache la jeune chanteuse derrière son masque d'indifférence ? Entre blessures du passé et jeu de séduction, ces deux âmes blessées par la vie seront-elles capables de mettre leurs différends de côté pour avancer ?
16,90 €
Génie la folle
Gallimard
"Je m'efforçais de mettre mes pieds où elle avait mis les siens et cela m'obligeait à faire de grands pas pénibles. Parfois mes bottes trop grandes collaient à la boue. J'arrachais mon pied de la botte, la botte à la boue, je la remettais. J'essayais de la rattraper. Elle allait loin devant avec la lampe, et moi j'étais dans le noir à patauger." La narratrice, Marie, jeune bâtarde, parle de sa mère. Sa mère, c'est Génie la folle, cette fille de bonne famille qui, déshonorée, s'est faite domestique agricole. Sa mère, c'est ce mutisme terrible qui encaisse la rudesse d'une vie rurale semée de secrets. Collée à une ombre, Marie suit et attend, sans cesse, dans la crainte d'être abandonnée. Dans un style poétique désarmant et naïf, avec la pudeur de ceux qui ont trop souffert, la jeune Marie évoque avec

ses yeux d'enfant le froid monde du dehors. Résiliente, portée par un amour immense, elle transforme la boue en beau. Poignant tableau dans lequel coexistent la bassesse de l'âme et la plus grande pureté, le roman d'Inès Cagnati est une déflagration.
12,50 €
The Devil's Sons - Intégrale
Editions Plumes du Web
Entrer dans un gang ? Jamais Avalone n'aurait pu l'envisager. Trouver une famille au milieu de toute cette violence ? Encore moins. Et pourtant... "Si je pensais passer ma première année d'université de la façon la plus banale qui soit, concentrée sur mes études, accompagnée de deux ou trois amis, rien n'aurait pu me préparer au tournant qu'allait prendre ma vie. J'aurais dû comprendre qu'avoir une meilleure amie dont le frère fait partie des Devil's Sons allait être une source d'ennuis. Mais la dernière chose que j'imaginais, c'était de me retrouver liée aux activités d'un gang païen du Michigan. Encore moins forger une amitié avec ces bad boys armés. Et certainement pas être attirée par Clarke Taylor, le plus incontrôlable et dangereux de ces garçons... Désormais, je suis piégée, et je n'ai qu'une seule option : les aider. Contre mon gré..."
99,50 €
The Devil's Sons - Tome 01
Editions Plumes du Web
Entrer dans un gang ? Jamais Avalone n’aurait pu l’envisager.

Trouver une famille au milieu de toute cette violence ? Encore moins.

Et pourtant...

Si je pensais passer ma première année d’université de la façon la plus banale qui soit, concentrée sur mes études, accompagnée de deux ou trois amis, rien n’aurait pu me préparer au tournant qu’allait prendre ma vie.

J’aurais dû comprendre qu’avoir une meilleure amie dont le frère fait partie des Devil’s Sons allait être une source d’ennuis. Mais la dernière chose que j’imaginais, c’était de me retrouver liée aux activités d’un gang païen du Michigan. Encore moins forger une amitié avec ces bad boys armés. Et certainement pas être attirée par Clarke Taylor, le plus incontrôlable et dangereux de ces garçons... Désormais, je suis piégée, et je n’ai qu’une seule option : les aider. Contre mon gré...
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Mademoiselle
Gallimard
"Une fois dans la rue, sur ses hauts talons, Mademoiselle marcha très vite, passant de préférence dans les zones d'ombre. Le bourg était effrayant de silence et de solitude. En se dissimulant, elle prit un petit sentier, et, tout en marchant, comme en cachette, la dissimulant dans sa main renversée, elle alluma une cigarette et fuma." Mademoiselle, jeune institutrice dans un village de Corrèze, a pris l'habitude d'arpenter la campagne, de nuit, pour y provoquer incendies, inondations ou empoisonnements... Autant de méfaits imputés, selon les préjugés xénophobes des villageois, à un bûcheron polonais, Manou, qu'elle adore en secret... Dans un style réaliste et épuré, Jean Genet nous plonge au coeur du monde rural de son enfance, vécue dans une famille d'accueil à Alligny-en-Morvan. Ce bref récit, scénarisé suivant le tempo d'un thriller, nous glisse dans la peau d'une héroïne insaisissable et amorale. Partout s'y déploie la poésie d'une réflexion gorgée de soufre sur le désir et le mal. D'abord présenté à Anouk Aimée durant l'été 1951, ce script éveilla la curiosité de plusieurs réalisateurs - Louis Malle, Georges Franju ou Joseph Losey -, avant d'être adapté par Tony Richardson en 1966, avec Jeanne Moreau dans le rôle-titre. À ce jour inédit, Mademoiselle permet de sonder l'intime envie de cinéma chez Genet et jette une lumière nouvelle sur son oeuvre : lueur noire, crue et traîtresse.
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