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Résultats de recherche pour 'NOUS LES ENFANTS DE' (4157)

La Femme qui attendait
Points
Véra est l'un de ces êtres que Dostoïevski appelait «héros de l'extrême frontière». Engagés à corps perdu dans leur quête spirituelle ou amoureuse, ils se débattent à la limite de la folie mais aussi de la vérité souveraine. Celle, charnelle et cosmique, qui exprime le dense mystère de leur vie, si humble d'apparence.

La folie de Véra est d'attendre l'homme qu'elle aime, de refuser l'oubli, d'arracher à la solitude les âmes abandonnées par ceux qui préfèrent oublier. Mais surtout de garder l'espérance. Malgré tout.

De la rencontre avec cette héroïne de «l'extrême frontière», nous sortirons transfigurés, illuminés par l'intensité de son amour, de sa foi. Andreï Makine nous offre, après LeTestament français (prix Goncourt et prix Médicis 1999) et La Musique d'une vie (grand prix RTL-Lire 2001), un incroyable frisson de grâce.
7,90 €
La Musique d'une vie
Points
Au cœur de la tempête, dans l’immensité blanche de l’Oural, des voyageurs transis attendent un train qui ne vient pas. Alors que s’étire cette nuit sans fin, un vieux pianiste remonte le fil de son histoire, des prémices d’une grande carrière au traumatisme de la guerre.

Guidés par une musique intérieure, les souvenirs d’Alexeï nous révèlent la force indomptable de l’esprit russe.

Né en Sibérie en 1957, Andreï Makine est notamment l’auteur à succès du Testament français (prix Goncourt et prix Médicis 1995) et de La Femme qui attendait, disponible en Points.

« Un très beau roman d’une écriture épurée qui vise l’émotion et touche au cœur. »

L’Express

Prix RTL-Lire 2001
6,55 €
Le Théorème du perroquet
Points
Pierre, un libraire à la retraite, reçoit une mystérieuse lettre d'Amazonie, écrite peu avant son décès par son ami Edgar Grosrouvre. Ce dernier lui lègue une fabuleuse bibliothèque consacrée aux sciences. Pour comprendre les circonstances de la mort d'Edgar, dont on a étrangement retrouvé le corps dans les restes de sa maison de Manaus emportée par les flammes, Pierre, avec sa compagne et ses trois enfants, devra se remettre à l'étude des mathématiques...

Dans ce roman, parfaitement construit à l'aide d'une intrigue à plusieurs énigmes, Denis Guedj réconcilie littérature et mathématiques, et retrace l'avènement des plus grandes avancées dans cette matière. Un récit qui se lit comme un roman policier, mêlant connaissance et fiction, humour et suspense.
10,80 €
La dernière fois que nous avons été des enfants
J'ai Lu
1943. Les Allemands occupent Rome. Italo, Cosimo, Vanda et Riccardo ont dix ans et bravent le couvre-feu pour aller jouer dans une grande cour d'immeuble. Mais un soir, Riccardo ne vient pas. Ni le lendemain, ni le surlendemain. Ce 16 octobre, le ghetto de Rome a été raflé et tous ses habitants, dont plus de cinquante enfants, ont été envoyés dans les camps de la mort. Nos petits mousquetaires, qui étaient quatre et ne sont désormais plus que trois, ne peuvent même pas imaginer cette réalité-là. Pour eux, il y a erreur. Alors ils partent, à pied, en suivant les rails de chemin de fer, à la recherche d'un camp (de vacances ? d'entraînement ?) qui ne doit pas être bien loin, avec un objectif en tête : libérer Riccardo.
8,20 €
Les Eygletière
J'ai Lu
Chez les Eygletière, l'heure est aux tourments. Jean-Marc tente de se remettre de sa scandaleuse liaison. Françoise succombe à la passion que lui inspire Alexandre Kozlov, son professeur de russe. Daniel, le petit dernier, renonce à concilier ses études avec son désir d'aventure. Trois jeunesses étreintes par un appétit de vivre dévorant face à un patriarche obsédé par l'ordre établi et la force des apparences. Dangereusement, chacun se dirige vers le chaos... Sous le regard du romancier, le vernis bourgeois se craquelle, et se dessine une fratrie où la violence des passions bouscule la morale ; où les générations s'affrontent pour mieux se réconcilier ; où les désirs de liberté supplantent tous les devoirs. Avec la saga des Eygletière, Henri Troyat nous plonge dans l'intimité d'une famille française des années 1960, aussi fiévreuse qu'attachante.
8,70 €
Poésie haïtienne contemporaine
Points
Les 289 plus beaux poèmes jamais écrits par les poètes haïtiens d’aujourd’hui

Le peuple haïtien est un peuple de poètes, dit-on souvent pour faire vite. Un peuple aux rêves d’épopée avec des traces qui n’en finissent pas. Nous avons demandé aux « poètes vivants » de nous livrer leurs cinq plus beaux poèmes. Ils se sont attelés à cette tâche périlleuse de rendre *rapport d’écriture*… *en état de poésie*. La singularité de cette anthologie tient au fait qu’elle forme un tapis volant de subjectivités éclatées. Un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l’Histoire, de l’amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l’exil, de la mer, de la joie…

Préface de James Noël

Postface de James Noël et Rodney Saint-Éloi
14,60 €
Un peu de nos vies
Points
*« Qu’est-ce que c’est d’autre un poème

qu’un petit sac d’émotions mal fermé ? »

Je ne sais plus pourquoi j’avais écrit ça

mais ces mots me vont bien aujourd’hui.*

*Un peu de nos vies*, c’est ce que l’on retrouve au fil des pages de cette anthologie. Les poèmes et les textes de François de Cornière s’illustrent par leur grâce autant que par leur infinie justesse. L’apparente simplicité de la langue amplifie la profondeur des souvenirs, la douce familiarité de questions ordinaires – « C’est toi qui as les clefs ? », « Tu crois que ça va durer ? » –, l’émerveillement toujours renouvelé d’un regard sur la mer. En fixant sur la page ce « peu de chose » qui fait pourtant ce que nous sommes, François de Cornière nous offre une réflexion à la fois personnelle et universelle sur le temps qui passe.

François de Cornière est né en 1950 à Caen, où il a fondé et animé pendant trente ans les « Rencontres pour lire ». Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages tant en prose qu’en poésie, dont *Tout doit disparaître* (1984, prix RTL-Poésie 1) et *Tout cela* (1992, prix Georges-Limbour et prix Apollinaire). Il vit aujourd'hui au bord de la mer, près de Guérande.
11,95 €
Une pédiatre à Auschwitz
Points
« Nous avons entre nos mains le testament des morts. II nous incombe de parler d’eux. »

Le témoignage d’une médecin au sein des camps d’Auschwitz.

Allemande et juive, brillante allergologue et pédiatre, Lucie Adelsberger est déportée en 1943 à Auschwitz. Elle est alors affectée à l’infirmerie du camp, avant d’être transférée à Ravensbrück. Dans ses Mémoires, rassemblées après son installation à New York, elle raconte l’ensemble de ses bouleversements : le climat angoissant du Berlin de 1938-1943, sa déportation, sa survie dans l’enfer d’Auschwitz. Par petites touches, elle décrit les méthodes nazies de déshumanisation des Juifs et des autres victimes de la Shoah, les privant de leur liberté, de leur dignité, puis de leur vie. Près de quatre-vingts ans après la libération des camps, son poignant témoignage résonne comme un appel à ne jamais oublier.

Brillante médecin à la renommée internationale, Lucie Adelsberger (1895-1971) est rescapée des camps, où elle a soigné des centaines de patients. Ses mémoires constituent un témoignage essentiel.

Traduit de l’allemand par Jean-Pascal Auvray

Préface d’Annette Wieviorka
8,70 €
Ne réveille pas les enfants
Points
Dans ce récit d’une grande puissance, Ariane Chemin articule la tragédie de Montreux au passé familial, et montre comment la violence de l’Histoire se répercute sur les générations.

La sœur jumelle. Puis la mère. Puis la petite fille. Puis le fils adolescent, et enfin le père. Le 24 mars 2022, une famille française se jette du septième étage de son balcon, face au lac Léman, à Montreux. « Suicide collectif », concluent presque aussitôt les enquêteurs. Un an plus tard, le dossier est clos. Les autorités ont posé une chape sur le « mystère de Montreux », comme soixante ans plus tôt sur l’assassinat par l’OAS du grand-père des jumelles, l’écrivain Mouloud Feraoun, aux derniers jours de la guerre d’Algérie. Loin du fait divers, Ariane Chemin, reporter au *Nouvel Obs*, tisse le lien entre ces deux drames et fait surgir des rapprochements troublants, montrant les répercussions violentes et douloureuses de l’Histoire sur l’histoire intime.

« Une puissance obsédante. »

*Télérama*

Grand reporter au *Monde* puis au *Nouvel Obs*, Ariane Chemin a notamment écrit *Mariage en douce* et *À la recherche de Milan Kundera*, disponibles chez Points.
7,55 €
Will
Points
Brillant, comique, émouvant, ce livre est un feu d’artifice littéraire unique en son genre

Will marche dans Clapham Road. Il doit absolument se procurer sa dose quotidienne d’héroïne avant d’aller travailler. Et il n’a que 57 pence en poche. Nous sommes à Londres, le 6 mai 1986.

Ainsi commence cet extraordinaire récit autobiographique, qui relate cinq moments clés de la vie de son auteur.

Qu’est-ce qui pousse cet écrivain, l’un des plus doués de sa génération, à revisiter sa jeunesse?? La nostalgie?? Certainement pas. La honte d’avoir été un junky?? C’est peu probable. Will Self revient à la source même de son œuvre : la crise existentielle d’où jailliront plus tard des romans pleins d’une énergie sauvage.

Né en 1961, Will Self est considéré comme l’un des plus grands écrivains britanniques de sa génération. Ses romans *Les Grands Singes*, *La Théorie quantitative de la démence*, *Dorian* et *Parapluie* sont disponibles chez Points.
9,90 €
La Tour d'amour
Points
Un huis-clos oppressant dans l’une des sentinelles les plus redoutées de l'Atlantique : le phare d'Ar-Men, surnommé par ses gardiens "l'enfer des enfers".

« Je ne voyais pas encore le navire, mais les éclairs me le montrèrent une seconde comme en pleine aurore. […] Son affaire était réglée. »

Planté à la pointe extrême de la chaussée de Sein, le phare d'Ar-Men affronte en permanence un océan démonté. Le jeune Maleux est envoyé dans cet « enfer des enfers » pour assister Barnabas, le gardien. Trop longtemps isolé, celui-ci parle à peine et ne sait plus lire. C'est le jour où un navire vient s'éventrer sur un rocher que Maleux découvre, au péril de sa vie, l'étrange intérêt de son compagnon pour les noyées que la mer lui abandonne…

Marguerite Eymery, dite Rachilde (1860-1953), est une femme de lettres. Son salon, dans les locaux du Mercure de France, fut l’un des plus en vue de son époque. Nous lui devons plus de soixante romans dont *Monsieur Vénus* (1884) et *La Tour d’amour* (1899).
9,90 €
Impunité
Points
Un réquisitoire puissant qui détaille les mécanismes de libération de la parole.

Lauréat du Prix du Meilleur Récit Points 2024.

« Comme moi, plusieurs dizaines de femmes ont cru que l’époque rendait caduque notre condamnation au silence et possible celle de notre agresseur, l’un des hommes les plus connus de France.

Ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Nous avons été classées sans suite. Mais nos bulles de solitude ont éclaté. Nous nous sommes rencontrées, racontées, soutenues. Nous avons parlé plus haut, plus nombreuses, unies contre la forteresse de l’impunité. »

H.D.

Hélène Devynck est journaliste et scénariste. *Impunité* est son premier livre.
8,40 €
Couleurs primitives
Points
Une ode colorée à l’érotisme, la poésie et le dessin.

Au fil de trente poèmes, Jeanne Cherhal nous invite à suivre une femme amoureuse et libre, et à partager des moments intimes de sa vie.

Subtilement illustré par les dessins silhouettés de *Petites Luxures*, ce nuancier du désir propose une émouvante palette de trente couleurs dont les noms ont été imaginés par l'autrice, sous des formes multiples (sonnet, haïku, blason, calligramme...). De *Fauve* à *Béluga*, de *Saint-Crème* à *Bleu d'orage*, poèmes et illustrations se répondent, se mêlent et s'entrelacent dans un jeu aussi doux et lyrique que sensuel et érotique.

Chanteuse, compositrice et pianiste, Jeanne Cherhal est aussi autrice : en 2020, elle a écrit son premier livre *À cinq ans, je suis devenue terre à terre*, paru chez Points.

Simon Frankart est graphiste et illustrateur. En 2014, il a lancé son projet érotico-poétique « Petites Luxures ». De cette page Instagram sont nés trois livres, édités chez Hoëbeke.
12,90 €
Le Phare appelle à lui la tempête
Points
*« Il blesse les yeux du cœur, ce fabuleux vieux navire grec*

*En surcharge, il nous blesse tous par sa beauté,*

*Intimant des pensées de fuites dans les vieilles plaques du monde… »*

Malcolm Lowry plaçait la poésie si haut qu’il se défendait presque d’en écrire. L’œuvre romanesque de l’auteur de *Sous le Volcan* a longtemps occulté la force lyrique et brûlante de ses poèmes. On y retrouve ses thèmes majeurs : l’océan et ses déchaînements, le goût de l'alcool et ses excès, les passions amoureuses, la solitude aussi. Cet ouvrage réunit des poèmes choisis extraits des *Poésies complètes* parues dans une nouvelle traduction en 2005.

Né en 1909, Malcolm Lowry s'embarque à bord du vapeur Pyrrhus à dix-huit ans ; Jack London, Eugène O'Neil et Joseph Conrad sont alors ses maîtres en littérature. Sa vie est marquée par de nombreux voyages, notamment ses séjours mexicains qui seront au centre de son œuvre. Auteur de romans, de nouvelles et de poèmes, il meurt en 1957 d'une overdose de somnifères.

Traduit de l'anglais et préfacé par Jacques Darras
8,30 €
Bonjour Pa'
Points
Intimes et universelles, ces lettres d’Ariane Ascaride à son père depuis longtemps disparu mêlent les souvenirs d’enfance de la fille d’immigré italien de Marseille à un regard féroce et tendre sur notre époque. Ces missives tracent l’autoportrait émouvant d’une femme qui a hérité de son père son verbe haut, son humour ravageur et une part de révolte. Elles disent, avec verve et parfois colère, la violence de notre société néolibérale, la bêtise humaine, mais aussi les plaisirs du quotidien et la joie des liens qui nous unissent.

Ariane Ascaride est comédienne. Elle joue notamment dans les films de son mari, Robert Guédiguian, qui se déroulent pour la plupart dans les quartiers populaires de Marseille. À travers ses rôles, elle défend un cinéma social et engagé. Elle a reçu le César de la meilleure actrice pour *Marius et Jeannette* en 1998 et le prix d’interprétation à la Mostra de Venise pour *Gloria Mundi*, en 2019.
6,50 €
La Graine ardente
Points
*Je chevauche sur la rosse de mes exils*

*et sur la pierre blanche du chemin j’aiguise ma parole.*

*Quelqu’un me suit. Moi-même.*

*Quelqu’un me suit, c’est un vent qui revient d’autres terres,*

*les vieux parfums de brises oubliées.*

Retrouvés dans ses archives après son décès, les poèmes de Luis Sepúlveda sont réunis ici pour la première fois. Sensibles, touchants et engagés, ils nous font découvrir l’auteur sous un nouveau jour. Le décès d’une grand-mère, les jeux d’un enfant, les yeux d’une femme. L’odeur du maté, les couleurs vives, le son d’une guitare. La révolution chilienne, la dictature et l’emprisonnement. Le silence assourdissant des voix qui se sont tues et une patrie ensanglantée que seuls les mots peuvent ressusciter.

Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda, est l’un des plus grands auteurs contemporains de langue espagnole. Traduits dans le monde entier, ses romans, chroniques, récits et nouvelles sont disponibles chez Points. Il est décédé en avril 2020.

Préface de Louis-Philippe Dalembert

Traduit de l’espagnol (Chili) par Stéphane Chaumet
10,80 €
Cette couleur-là
Points
*Chaque poème est sa propre histoire.*

*Conflit pur. Sa propre perte.*

*Brise de rêves, puis mort certaine.*

Reconnue comme l’une des figures les plus talentueuses de la poésie américaine contemporaine, Tracy K. Smith interroge notre place dans le monde. Dans *Cette couleur-là*, première rétrospective de son œuvre, elle s’aventure au plus profond du langage poétique : les mots se heurtent aux limites du désir ou du corps, explorent la mort et les limites du monde extérieur, nous plongent dans les méandres de l’Histoire et font résonner puissamment les questions de racisme et d’inégalités. Qu’elle scande l’élégie, la prière ou l’indignation, sa voix singulière insiste sur la place fondamentale de l’espoir.

Tracy K. Smith est une poétesse afro-américaine née en 1972. Diplômée des universités de Harvard et de Columbia, elle est l’autrice de quatre recueils de poèmes très remarqués aux États-Unis, dont *Life on Mars* (Graywolf Press, 2011) qui a reçu le prestigieux prix Pulitzer.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Abdourahman Waberi
10,20 €
Derniers Poèmes
Points
*"Sur les parois et les murs verdissait le lierre, verdissait*

*Une ombre bienfaisante de hautes allées. Souvent,*

*Au soir, au matin, nous étions là,*

*Disant mainte chose et nous regardant plein de joie."*

Ce recueil rassemble les deniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes – les saisons, le temps qui passe – procurent pourtant une forte impression de simplicité et de limpidité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

« J’ouvre Hölderlin. Je lis, je relis et je suis envahi d’une stupeur immense. Soudain le monde, qui me paraissait voué à une fermeture définitive, se déploie. »

Philippe Sollers

Friedrich Hölderlin est né en Allemagne en 1770. D'un caractère sensible, tourmenté et mystique, il s'oriente très tôt vers la poésie. Il passe la seconde moitié de sa vie reclus dans « la tour de Tübingen », où il écrit ses *Derniers poèmes*. Il meurt en 1843.

Nouvelle traduction de l'allemand et présentation par Jean-Pierre Burgart

Édition bilingue
8,40 €
L'Institutrice des enfants d'Izieu
Points
Le 6 avril 1944, à Izieu, 44 enfants âgés de 4 à 17 ans et leurs 7 moniteurs sont raflés par des soldats allemands, sur ordre de Klaus Barbie. Gabrielle Perrier, leur institutrice de 21 ans, est absente pour les vacances. Ce jour-là, son monde s’effondre Elle se réfugiera dans le silence jusqu’au procès de Klaus Barbie, en 1987. Enfin, elle pourra porter le deuil de ses élèves morts à Auschwitz.

Dominique Missika est écrivain et membre du Conseil d’administration de la Maison d’Izieu, mémorial des enfants juifs exterminés. Elle fait ici entendre la voix de l’institutrice d’Izieu.
8,40 €
Genre : Fluide
Points
« Dans la partition de la sexualité, tu nages entre deux lignes vers ta mélodie authentique, ton goût essentiel, cette gaieté dansante. Avance, ô, nageur, hors de l’exquis liquide gélatineux, vers nous peu nombreux mais nombreux, toi-même ! »

Une soixantaine de poèmes inédits ouvrent cet ouvrage de Charles Dantzig et lui donnent son titre. L’univers poétique qui s’y trouve déployé, aussi séduisant que lumineux, explore l’idée de fluidité du genre, nouveauté qui nous rapproche des temps heureux de l’Antiquité où les métamorphoses étaient spontanément admises. L’exploration des amours gays se poursuit avec *Démocratie de bord de mer* et *Les Nageurs*, déjà des livres cultes. L’origine, la géographie, les mythes, la sensualité étincellent dans ces vers, où les contours du moi se brouillent, faisant trembler celles du cosmos tout entier.

Charles Dantzig est écrivain. Il est l’auteur d’une œuvre poétique qui a fait l’objet de deux anthologies, *En souvenir des long-courriers* et *La Diva aux longs cils*. Il a reçu le prix Paul Verlaine pour *Que le siècle commence*.
9,40 €
Nous sommes maintenant nos êtres chers
Points
*J’ai l’âme gavée de poussières

Morceaux d’étoiles crachés

Depuis que le ciel tombe*

Dans le même esprit que ses romans, les poèmes de Simon Johannin sont ceux des belles âmes esseulées dans un monde souvent aride et brutal. Les voix crient la liberté dans des vers délestés de leur ponctuation, aussi vifs que des éclairs. Des voyous pas méchants, des jeunes gens pas prêts quoique robustes se chamaillent pour trouver une place au soleil. La précarité guette le porte-monnaie et les sentiments avec la même férocité. Pourtant, devant le vertige du quotidien, il s’agit de ne pas tomber dans les écueils du ressentiment, de s’acharner à trouver du sens et du plaisir, pour que l’amour jaillisse de la noirceur avec éclat.

Romancier et poète né en 1993, Simon Johannin est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Allia, dont *L’Été des charognes* et *Nino dans la nuit* (en collaboration avec Capucine Johannin), tous deux disponibles chez Points.
6,90 €
Quand on n'a que la terre
Points
*Arrimons Terre, accrochons-nous au pérenne,

le péril est déjà ici !

Et toi ma sœur, toi mon frère, toi l’inconnu

qui partage mon langage écoute ma prière.

Colporte-la si elle te plaît !*

La poésie d’Abdourahman Waberi invite à la fois au dialogue intérieur et à la découverte de l’Autre. Face au tragique de notre monde contemporain en crise, elle nous transporte vers le chemin de la Beauté et du sens caché de l’univers. Véritable clin d’œil à Jacques Brel, *Quand on n’a que la terre* nous apprend également à aimer notre planète, un amour qui s’avère contagieux.

Né en 1965 à Djibouti, Abdourahman Waberi enseigne les littératures françaises et francophones et la création littéraire aux États-Unis. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont *Aux États-Unis d’Afrique* et *La Divine Chanson* (Prix Louis-Guilloux 2015).
8,40 €
Comedian Rhapsodie
Points
Avant d’être acteur, Thomas VDB a été journaliste dans la presse musicale et, par un concours de circonstances, a été promu à 25 ans rédacteur en chef d’un magazine de rock. Concrétisant un rêve d’adolescent, sa passion pour la musique s’effritait pourtant au fur et à mesure que ses responsabilités augmentaient. C’est cette quête de sens qu’il raconte ici, dans un récit qui nous replonge dans les années 1980 et 1990, au temps où les compilations étaient des cassettes qu’on concoctait avec patience et application.

Thomas VDB est comédien et humoriste. Il est féru de musique et de vêtements bariolés. *Comedian rhapsodie* est son premier récit.
7,80 €
Dans la splendeur de la nuit
Points
« *Dans la splendeur de la nuit* de Dany Laferrière est certainement l’un de ses récits les plus touchants, les plus bouleversants depuis son roman *L’Enigme du retour* qui lui avait valu le prix Médicis en 2009. Ce roman épousait déjà la forme poétique que nous retrouvons ici, portée par des dessins originaux de l’auteur et dont les couleurs exaltent le goût du voyage, percent les mystères de la nuit tropicale. Par son talent de narrateur et la finesse de son crayon, Dany Laferrière invente le "réalisme merveilleux poétique", nous livre les saveurs de l’enfance, toutes les nuances de la nuit, avec la figure majestueuse et mystérieuse du célèbre poète chinois Li Po que l’on retrouve "buvant seul sous la lune" de Port-au-Prince ! »

Alain Mabanckou

Un ouvrage inédit de poésie dessinée par l'un des plus grands poètes contemporains. Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), Dany Laferrière a obtenu le Prix Médicis 2009 pour *L'Énigme du retour*. Il est membre de l'Académie française depuis 2013.

Avertissement : la version numérique de *Dans la splendeur de la nuit* est optimisée pour une consultation sur smartphones et tablettes sous Androïd ou iOS. Elle peut éventuellement être utilisée sur d'autres équipements. Les fonctionnalités dépendent des applications de lecture utilisées.
10,90 €
Anthologie de la poésie palestinienne d’aujourd’hui
Points
*Un de ces jours

j’arracherai la porte

et me mettrai debout à sa place

afin de m’interdire de sortir

vers la fosse du monde*

Mazen Maarouf

Cette anthologie pose un acte fort : réunir les plumes les plus prometteuses de la nouvelle poésie palestinienne, rompre le silence en redonnant une voix à celles et ceux qui vivent aujourd’hui dans la pénombre de l’impasse, presque invisibles, en tout cas inaudibles. S’y révèle un champ poétique entièrement renouvelé, espace sans limites où tout est encore possible : écrire, aimer, rêver, voyager loin, penser librement.

« Jamais auparavant nous n’avions eu, venant de l’aire culturelle à laquelle ces femmes et hommes appartiennent, une poésie s’inscrivant avec autant de naturel dans ce qui se fait de plus pertinent, de plus percutant en matière de poésie contemporaine. »

Abdellatif Laâbi

Textes réunis par Yassin Adnan

Choisis et traduits de l’arabe par Abdellatif Laâbi
9,30 €
Le Fumoir
Points
Jeune homme, alcoolique, Marius est un jour conduit aux urgences de Sainte-Anne par son frère. À son réveil, il pense qu’il va passer quelques jours entre les murs de l'hôpital pour se remettre. Jusqu’à ce qu’un médecin lui explique qu’il ne sortira que lorsqu’il l’en jugera capable. Le voici prisonnier, isolé, dans ce lieu au temps suspendu en marge de la société. Il nous raconte l’attente, le doute, la peur, les rencontres cocasses, tristes, ou tendres. Un récit sensible et touchant.

Marius Jauffret est né en 1989 à Paris. Acclamé par la critique, *Le Fumoir* est son premier livre.
6,80 €
Une saison dans la vie d'Emmanuel
Points
Dans un monde hostile et froid, où règnent la misère et l’obscurité, des enfants cherchent, à l’ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d’innocence. Né par un matin d’hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d’existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie par la révolte, par la poésie et par l’amour ?

Née en 1939 au Québec, Marie-Claire Blais est l'autrice d'une œuvre romanesque, poétique et théâtrale reconnue et récompensée dans le monde entier.

« C’est l’explosion d’une telle accumulation de forces que nous en demeurons étourdis… Le génie est là… »

Le Figaro

« L’autrice québécoise vivante la plus acclamée par la critique. »

The New York Times
8,40 €
209 rue Saint-Maur, Paris Xe
Points
Retraçant les vies passées et présentes des habitants d’un immeuble du Xe arrondissement de Paris, Ruth Zylberman livre un magnifique récit. Là se sont succédé, depuis les années 1850 jusqu’à nos jours, des générations d’habitants. Là, l’ordinaire du quotidien a côtoyé l’extraordinaire du fait divers et des violences de l’Histoire. Ruth Zylberman propose une réflexion bouleversante sur les traces du passé, les lieux où se loge la mémoire, et le lien invisible entre les vivants et les morts. Car cette autobiographie d’un immeuble est aussi une forme d’écriture de soi.

Née en 1971, Ruth Zylberman est cinéaste et écrivaine. Son film Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe (2018, Zadig Productions/Arte) a été couronné par de nombreux prix.

« Un livre magnifique. » Emmanuel Carrère, Le Monde des livres
10,20 €
Le chant du collectionneur de pierres
Points
quand la puce et la baleine bleue se rencontrent

dans l’encyclopédie

elles ont la même taille

quand les couleurs disparaissent

des étendards nationaux

la terre se met à flotter

Avec le lyrisme, l’humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l’Islande, la trivialité des corps, l’absurdité de la réalité, ou encore l’univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l’espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu’inquiétante.

Né à Reykjavík en 1962, Sjón est un poète et romancier parmi les plus reconnus de la littérature islandaise contemporaine. Il est également parolier pour Björk, et a signé

les textes de la comédie musicale Dancer in the Dark de Lars von Trier.

Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt
7,70 €
Nous ne trahirons pas le poème
Points
J’accroche une rose à mes cheveux

Je chante le pacte de la route

J’ai besoin de ton regard

Pour tracer l’écart

Entre l’exil et mon visage

Passeur de mots, de formes et de mémoire, Rodney Saint-Éloi est une des voix majeures des lettres contemporaines. Son oeuvre, à l’écoute du monde, est une longue traversée

des villes et des visages. Nous ne trahirons pas le poème célèbre la Poésie comme moyen de survie, invoque la Femme symbolisée par le baobab ancestral et préfigure la Renaissance

dans une « ville d’eau, de terre et d’arcs-en-ciel heureux ». La parole de Saint-Éloi, tendre et rebelle, est un véritable baume en ces temps où nos sociétés sont à la quête d’un centre de gravité…

Poète, essayiste et éditeur, Rodney Saint-Éloi est né à Cavaillon (Haïti). Il a reçu le prix Charles Biddle qui souligne l’apport exceptionnel de personnes ayant immigré au Québec. Membre de l’Académie des lettres du Québec, il a été promu compagnon des arts et des lettres.
8,90 €
La vie vagabonde
Points
Cinquante années durant, Lawrence Ferlinghetti voyage d’un bout à l’autre de la planète, les poches remplies de carnets et de bouts de crayon. De La Havane à l’Australie, des plages de Bélize aux pavés de Paris, du Transsibérien au Nicaragua – Ferlinghetti est partout, tout le temps, et chante avec passion les mille et un visages de l’humanité. Tour à tour lyrique, drôle, féroce ou halluciné, ce journal de bord nous livre le témoignage d’un homme profondément engagé qui a traversé le siècle et, à lui seul, le résume.

Lawrence Ferlinghetti (1919-2021) est un poète, éditeur, libraire, peintre, militant et voyageur. Légende de la Beat Generation, il est le fondateur de la mythique librairie City Lights à San Francisco qui fut le laboratoire d’où jaillirent les œuvres de Kerouac, Corso, Ginsberg et consorts.

« Inspirés et sensuels, les carnets intimes de Ferlinghetti se lisent comme une lettre ouverte au lecteur. On y entend sa voix distinctive, celle d’un baladin de l’Amérique. » Patti Smith

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard
12,00 €
Ces îles de plein sel
Points
Goncourt de la Poésie 2024

et un matin le verbe perdit les échos de la création

s’éparpillant dans des dédales de sable et de végétaux déchus

et un matin la parole se confondit avec le fracas des ténèbres

ce fut silence qui parla si fort

Sont réunis ici, pour la première fois, un ensemble de textes poétiques de Louis-Philippe Dalembert, publiés entre 1989 et 2010. L’Histoire, la Révolution haïtienne, le vagabondage, l’enfance, la mort en dessinent la toile de fond. Lire Louis-Philippe Dalembert,c’est tendre l’oreille au bruit du monde et être en phase avec la Parole. Le poète nous en traduit l’essence dans un style tour à tour lyrique, alerte et concis.

Né à Port-au-Prince, Louis-Philippe Dalembert publie depuis 1993, en France et en Haïti, des romans, des nouvelles, de la poésie et des essais. Ses romans Avant que les ombres s'effacent et Mur Méditerranée sont disponibles chez Points. Ces îles de plein sel et autres poèmes est une pièce primordiale pour comprendre l’œuvre de celui qui est devenu aujourd’hui l’une des voix majeures de la littérature d’expression française.
8,95 €
Poésie verticale
Points
« Peut-être nous faudrait-il apprendre

que l'imparfait

est une autre forme de la perfection :

la forme que la perfection assume

pour pouvoir être aimée. »

Ce volume rassemble un choix de poèmes tirés des recueils I à X de Poésie verticale, l’œuvre unique de Roberto Juarroz. C’est une poésie qui dérange nos certitudes et trouble par ses interrogations répétées. Une poésie dont Julio Cortázar a écrit : « Il y a longtemps que je n’avais pas lu de poèmes qui m’exténuent et m’exaltent comme ceux-ci », et Philippe Jaccottet : « Dès les premiers vers, on entend une voix autre, décidée, tranchante et rigoureuse. »

Roberto Juarroz (né en 1925 à Buenos Aires, mort en 1995) est considéré comme l’une des voix les plus singulières et les plus importantes de la poésie sud-américaine du XXe siècle.

Traduit de l’espagnol (Argentine) et présenté par Roger Munier
9,90 €
Formulaires
Points
ton œil bleui devient l’étoile

qui éclaire l’accalmie

Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.

Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l’auteur d’une trilogie – La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser – à travers laquelle il rend hommage à son pays. Il meurt en 2003, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne.« De tous les écrivains africains, il est celui qui risque de nous toucher le plus. »

Maurice Nadeau
8,40 €
La rose et autres poèmes (édition bilingue)
Points
« Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la

turbulence des flammes,

Si nous n’étions que de blancs oiseaux, mon amour,

portés sur l’écume de la mer ! »

William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son œuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu’à ceux de l’âge mûr résolument tournés vers la modernité.

Né en 1865, William Butler Yeats publie son premier recueil de poèmes en 1889. Fondateur de l'lrish National Theatre Society en 1901, il participe à la création du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il est nommé sénateur de l'État libre d’Irlande en 1922 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Il meurt en 1939. Il est l’auteur d’une œuvre riche et variée, traduite dans de nombreux pays.
11,40 €
D'os et de lumière
Points
Il est midi, les cloches retentissent dans le village de Louisburgh. Assis dans sa cuisine, Marcus Conway écoute la radio et lit son journal. Soudain, un article amène un souvenir, le passé se mêle au présent, il se rappelle : ses premières années d’homme marié, la naissance de ses enfants, la folie de son père... Pendant une heure, il désosse son passé avec autant de minutie que d’émerveillement. Jusqu’au jour où, sa vie s’est brutalement mise à vaciller.

Nouvelliste et romancier, Mike McCormack a grandi dans une ferme en Irlande. Son troisième roman, D’os et de lumière a été traduit dans le monde entier. Désigné « Roman de l’année » lors des Irish Book Awards, il a été couronné en 2018 par le très prestigieux International Dublin Literary Award.

« Un roman irradiant, juste dans la complexité humaine, la poussant magnifiquement jusqu’au bout du bout. »

Frédérique Roussel, Libération
10,80 €
Poèmes choisis
Points
Ma Douce, entrons dans le jardin abandonné,

Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire

Où l’autrefois se plaît à rôder, solitaire

Et farouche, tel un vieux roi découronné.

Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d’impossibles désirs. Celle qu’on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d’une beauté et d’une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l’esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l’art de mourir en beauté » – ce que Renée Vivien a fait tout au long d’une vie trop courte, uniquement dédiée à l’amour et à la littérature.

Pauline Mary Tarn (1877-1919) est la fille d’une Américaine et d’un Britannique fortunés. Cette aisance lui permet de voyager à travers le monde. Elle finit par s’installer à Paris, et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Elle s’éteint à 32 ans, après deux ans d’une lente agonie durant laquelle, ne se nourrissant plus, elle sombre dans l’alcool et la drogue.
10,80 €
La musique des mots
Points
« En écoutant vos chansons, j'ai souvent dansé. Et souvent j'ai voulu retenir des phrases, comme on tente de retenir l'écho. Celles qui nous bouleversent, nous transpercent, celles que l'on note sur un carnet parce qu'elles font mouche. Entrent en résonance. Celles qui semblent nous parler à nous et à nous seuls. Désormais, pour retenir vos mots, on pourra corner les pages. » Delphine de Vigan

Arthur H est chanteur, auteur, compositeur et musicien. Il a obtenu trois victoires de la musique et le prix Chanson de l'Académie Charles-Cros.

« Plongés dans la poésie punk mystique et l'imaginaire empreint de liberté d'Arthur H, on laisse les sons et les images nous traverser et nous transporter. » France Culture
9,90 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Mariées rebelles (édition bilingues)
Points
Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C’est ce charme singulier et hypnotique que l’on retrouve ici avec bonheur.

Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille – comme on ferait plier une matière rétive – le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

Laura Kasischke, née en 1961, est une poétesse et romancière américaine. Elle est l’auteur, notamment, des Revenants et d’Esprit d’hiver, Grand Prix des lectrices de Elle. Son œuvre poétique et romanesque a reçu de nombreux prix et distinctions. Laura Kasischke est professeur d’écriture à l’université du Michigan.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

Préface de Marie Desplechin
8,70 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
La femme au manteau de loutre
Grasset
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d’un building de verre sur la Vème Avenue.

Sarah, chanteuse de jazz, vient d’avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa sœur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick’s. On les appelle les «  Sisters Dean  ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l’accident de personne », sur le quai d’une station de métro, brise leur duo.

Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d’images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l’identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort.

Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s’entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la «  malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l’âge de 27 ans…)  ?

Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s’écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du *New York Times*. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s’invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l’énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou.

C’est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d’effroi et de tendresse, d’emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
22,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Un violeur attentionné et délicat
Grasset
«  Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels  », écrit depuis sa cellule un juge condamné à  perpétuité après le renversement du régime.

Il nous raconte les souffrances de son enfance misérable, son éveil précoce à l’amour honteux et coupable, son adolescence en quête de martyr à la guerre,  jouant  avec nos émotions au point de susciter notre empathie.

Il reconnaît avoir condamné à mort des innocents mais se défend d’avoir violé les jeunes prisonnières  : «  Le viol me répugnait, j’avais besoin d’être admiré.  Je courtisais les détenues et rendais hommage à leur féminité bafouée. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté.  »

Ce «  violeur attentionné et délicat  », qui se prend pour le «  Talleyrand iranien  », est-il un bouc-émissaire qui paie pour les horreurs  d’un système  dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience affichée trahit la profonde perversion  ?

A vous, lectrices et lecteurs, de le juger…

Pour la première fois, un homme formé par les ayatollahs  dévoile de l’intérieur la complexité sociale et politique  d’un régime islamique  de terreur et de torture qui a conditionné son destin comme celui d’une nation prise en otage.

*Dans ce dixième roman* *au style  tantôt féroce,  tantôt poétique,  Chahdortt Djavann crée un personnage qui marquera les esprits et la  littérature.*
20,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Explosives
Grasset
*«  Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à  la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-clac, et il serait déjà trop tard.  »*

Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes  ?

Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre.

Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer  ?
19,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
In violentia veritas
Grasset
Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père Henri Girard – plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman *Le Salaire de la peur*. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d’amour, elle se confronte à ce passé abyssal.

Le matin du 24 octobre 1941, au château d’Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des

cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté. L’énigme du triple assassinat d’Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.

Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa  vérité. D’une puissance exceptionnelle, *In violentia veritas* marque la naissance d’une écrivaine.
22,00 €
Quand viendra l'aube
Grasset
«  Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un.  »

Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédié aux livres, ayant pourtant choisi de ne jamais écrire, à ses propres réflexions sur la création, l’écriture et le pouvoir des mots pour prolonger la vie.

Des rives du fleuve Saint-Laurent où elle dit adieu à son père, jusqu’au bord d’une plage balayée par l’écume dans le Maine, elle nous emmène avec elle dans ses marches et confie, par fragments, avec l’extrême précision d’une dentellière et la parole d’une poète, ses pensées qui lient entre elles images (coquillages, couleurs indéfinissables du cie ou de la mer), questions (écrit-on pour guérir nos blessures ou pour les partager  ? le bonheur existe-t-il  ? ), voix d’autres auteurs (de Leonard Cohen, Emily Dickinson, Fernando Pessoa), confessions, et le portrait d’un père qui, dans la poésie, aimait surtout « ce qui nous met en garde que la vie est brève et la mort longue  ».

Un texte étincelant de grâce et de finesse qu’on ouvre comme une boite aux trésors et dans lequel on puise savoir, beauté et espoir.
16,00 €