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Résultats de recherche pour 'Chronique' (215)

Chroniques de San Francisco - Tome 1
Steinkis
San Francisco, fin des années 1970.

Quand Mary Ann Singleton, fraîchement débarquée de sa province, s'installe zu 28 Barbary Lane, elle ignore que la logeuse et ses locataires formeront bientôt sa famille de coeur.

Sous le patronage de Madame Madrigal, réputée pour son inépuisable bonté et sa culture personnelle de marijuana, la jeune femme de caractère mais naïve apprend à se découvrir elle-même, et à affronter la vie et ses dangers.

Le début d'une saga pleine d'humour, au coeur de la "parenthèse enchantée", entre summer of love et apparition du SIDA, dans la ville de la liberté sexuelle!
10,95 €
Chroniques du Léopard - Chroniques du Léopard
Dargaud
Charles et Julien se rencontrent au lycée Leconte de Lisle. Leur monde, c'est La Réunion des années 1940. Parmi les élèves qui fréquentent l'établissement, on compte notamment Raymond Barre, les frères Jacques et Paul Vergès... Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1942, nos deux héros, Charles et Julien, assistent par hasard à l'arrivée du contre-torpilleur Léopard qui vient libérer l'île au nom de la France Libre. C'est le moment tant attendu par les jeunes gens du lycée Leconte de Lisle, où l'action, l'affrontement s'offrent enfin à eux.
23,00 €
Vintage and Badass, le cinéma de Tyler Cross - Vintage and Badass, le cinéma de Tyler Cross
Dargaud
Chaque Tyler Cross puise une large partie de son imagerie dans une poignée de films qui traitent de l'univers précis dans lequel ils se déroulent. Fabien Nury et Brüno réunissent dans ce superbe livre toutes les inspirations scénaristiques et iconographiques qui ont procédé à la création de leur gangster.

76 chroniques illustrées qui dessinent en creux une certaine vision de l'Amérique et de ses mythologies, mais surtout une véritable déclaration d'amour au genre noir.
30,00 €
Les Cahiers Aire Libre Pendant ce temps à Fécamp
Dupuis
Le 17 mars 2020, Catel, Blutch et Vivès, alors en villégiature dans la ville normande de Fécamp, décident d'y vivre le confinement avec leurs familles. Privés de la liberté fondamentale de se déplacer, c'est par l'imaginaire, la chronique et l'expérimentation graphique que la dessinatrice et les deux dessinateurs parviennent à s'évader quotidiennement grâce aux dessins libres qu'ils s'échangent. Ce recueil propose les meilleurs d'entre eux.

Album BD en couleur et noir et blanc, couverture souple sous jaquette

Les Cahiers Aire Libre
37,00 €
Les clés du royaume
Buchet-Chastel
*« J’ai passé ces dernières années à recouper et à explorer mes souvenirs musicaux, à les classer aussi, à leur donner des noms, des contours, des dates. Des paroles que je n’avais jamais comprises ont soudain révélé leur sens ; des filiations cachées se sont révélées, méconnues, hautement signifiantes ; des ramifications ont tout changé. Ce que j’ai entendu tenait du magma. À présent j’y vois plus clair. On ne peut quitter un monde que lorsqu’on en connaît les frontières. »*

Au siècle dernier, on écoutait des albums entiers, achetés chez des disquaires. On créait des compilations, on avançait à tâtons au hasard des découvertes, on cherchait la perle rare et souvent on passait à côté. La musique devenait un royaume, un signe d’appartenance à une tribu, et celle de Fabrice Colin c’était le rock indépendant.

Avec humour, émotion et une nostalgie jamais amère, l’auteur plonge dans les décennies qui ont construit son rapport à la musique, de Jesus and Mary Chain à Nirvana en passant par The Cure et les Pixies. Il signe le récit intime d’un passionné, la chronique d’une jeunesse dans les années 80/90, où les chansons sont les meilleurs repères du temps qui passe.

Avec la participation d’Alice Colin.
19,00 €
Voyage en république de crabe
Delcourt
La livraison express en terre inconnue de Maya ne se déroule pas comme prévu : administration ubuesque, transports archaïques, territoire impraticable, climat détestable. Elle finit par s'avouer impuissante, profitant de l'occasion pour observer ce pays fantaisiste et anachronique et remettre en question son rapport au temps. Parfois, les voyages ne sont pas uniquement faits d'action et d'aventures…
20,50 €
Jem et les hologrammes Jem & les Hologrammes - Tome 02
Glénat BD
Le retour du dessin animé culte... en comics !

Jerrica et ses sœurs font maintenant face à leur plus grand défi : le succès ! Mais les Misfits n’ont pas l’intention de laisser ces débutantes marcher sur leurs plates-bandes et décident de faire appel à un nouveau manager. En coulisses, le chroniqueur musical Rio Pacheco nous permet de découvrir d’une toute autre perspective les rivalités entre les Hologrammes et les Misfits !

Décrivant des personnages non stéréotypés, abordant les questions de l'orientation sexuelle et de la diversité raciale, le comics Jem & les Hologrammes apporte, en plus de nous faire redécouvrir une série culte des années 1980, une vision très actuelle des problématiques liées à l'adolescence.
15,50 €
Je n'ai encore rien dit / chroniques 2017-2019
Denoël
L'air du temps façon François Morel, c'est une centaine de chroniques mordantes, salutaires, souvent assassines, toujours réjouissantes. Un ministère du Rire en France ? Des conseils pour lutter contre la gueule de bois ? Et pourquoi pas un hymne au camembert ? Chaque vendredi matin sur France Inter, François Morel récidive. Quelques minutes pour croquer l'époque dans ce qu'elle a de pire, et parfois de meilleur. Quelques minutes pour rire de tout, sans limites, et se consoler de la bêtise. Trait caractéristique des grands humoristes, Morel sait manier la plume aussi bien que le jeu. Ses chroniques sont une remarquable réussite d'écriture, d'humour et de poésie.
19,90 €
30 ans, 10 ans de thérapie
Mazarine Fayard
Obsessionnelle, parano et hypocondriaque, Nora Hamzawi partage ses petites angoisses ordinaires avec humour et autodérision.

À mi-chemin entre séances chez le psy et journal intime, elle décortique des scènes de nos vies pour mieux y trouver sa place.

Comment fait-on pour avoir l’air à l’aise en soirée ? Qui sont ces gens qui fréquentent les stations de skis ? Y a-t-il un âge pour arrêter de regarder La Boum ? Pourquoi est-ce qu’on est obligé de se tutoyer dans les magasins bios ?

Son regard sur le monde, sa perception des situations et son désarroi, amusé et sensible, révèlent l’absurdité et la folie du quotidien.

En bref, si vous vous demandez régulièrement si vous êtes normal ou à côté de la plaque, cette introspection sans filtre devrait vous aider à relativiser !

Boulimique de travail, Nora Hamzawi fait des chroniques délirantes sur France Inter et partage ses humeurs chaque semaine dans Grazia. Dans ce journal d’une trentenaire névrosée, elle reprend le meilleur de ses textes qu’elle enrichit de nombreux inédits, illustrés par Anna Wanda Gogusey. Elle se produit également sur la scène du République, où son show, « Nora Hamzawi », fait salle comble depuis deux ans.
17,00 €
Dialogues T01
Delcourt
Des héros mythologiques aux grandes figures de l'histoire, en passant par des soldats, des démineurs ou des hommes politiques, tout est sujet à débat, surtout si c'est absurde, et que ça parle beaucoup.

Peut-on négocier avec Charon pour passer le Styx à moindre coût ? Socrate et Platon peuvent-ils se disputer sur les ombres chinoises ? Vincent van Gogh aime-t-il trop les tournesols ? Doit-il y avoir un règlement intérieur à votre culte satanique ? Disputes, quiproquos, digressions et incompréhensions sont les bases de ces dialogues fous, décalés, anachroniques et terriblement drôles.
18,50 €
Notre solitude
Les Echappés
"Notre solitude" est le récit d'une voix, celle de Yannick Haenel, chroniqueur au journal Charlie Hebdo depuis 2015 et qui a couvert le procès des attentats de janvier 2015 durant deux mois et demi.

Yannick Haenel raconte : " J'ai en effet assisté au procès des attentats de janvier 2015, qui s'est tenu de septembre à décembre 2020. Cet événement a bouleversé mes façons de sentir et de penser car j'y ai vu, chaque jour, les ténèbres et la lumière s'affronter concrètement à travers les paroles échangées à l'audience. Après avoir tenu la chronique quotidienne de ce procès sur le site de Charlie Hebdo, j'ai ainsi éprouvé la nécessité de revenir sur cette expérience aussi intime que douloureuse. Je raconte les nuits d'écriture, mon engagement avec Charlie, mon amitié avec Riss, Coco, Sigolène Vinson et Simon Fieschi. Je raconte l'obsession des crimes, l'impact des attentats qui ont eu lieu pendant le procès, la mort de Samuel Paty. Je raconte l'épuisement et la fragilité, la beauté des survivants, la lumière qu'il y a dans la parole. Toutes ces questions forment la matière d'un récit qui relève à mes yeux de l'aventure intérieure et de l'acte politique."
18,50 €
Les derniers jours de l'apesanteur
Gallimard
L'année du Bac, la meilleure période de notre vie en même temps que la pire. "Je m'étais façonné un faux moi intégralement taillé pour lui plaire. Elle avait adoré Le cercle des poètes disparus ? C'est dingue, c'était mon film culte. Elle aimait Sting et surtout son dernier album en date ... Nothing Like the Sun ? Je vénérais cet album, de manière inconditionnelle. Elle admirait le chanteur pour son implication dans la défense de la forêt amazonienne aux côtés du chef Raoni ? J'étais à deux doigts de venir au lycée le lendemain avec un plateau de terre cuite coincé dans la lèvre inférieure..." Jonglant avec l'euphorie et la fébrilité de nos dix-huit ans, Fabrice Caro livre la chronique drolatique d'une année de terminale à la fin des années 80.
20,00 €
Que reviennent ceux qui sont loin
Editions De La Loupe
"Là, sur la route de la mer, après le portail blanc, dissimulées derrière les haies de troènes, les tilleuls et les hortensias, se trouvaient les vacances en Bretagne. Août était le mois qui ressemblait le plus à la vie." Après de longues années d'absence, un jeune homme retourne dans la maison familiale. Dans ce décor de toujours, au contact d'un petit cousin qui lui ressemble, entre les après-midis à la plage et les fêtes sur le port, il mesure avec mélancolie le temps qui a passé. Chronique d'un été en pente douce qui commence dans la belle lumière d'août pour finir dans l'obscurité, ce roman évoque avec beaucoup de délicatesse la bascule de l'enfance à l'âge adulte.
21,60 €
Vues et visions
Gallimard
En 1919, Claude Cahun publie avec Marcel Moore, sa compagne et collaboratrice, un album de facture précieuse : Vues et Visions. Vingt-cinq "vues" du présent y répondent à vingt-cinq "visions" du passé gréco-latin. Mais bientôt les époques s'entremêlent : le présent se mire dans le passé, le réel glisse vers les rêveries, ce que le "je" voit se confond avec ce qu'il imagine. Ni recueil de poésie conventionnel ni livre d'art, Vues et Visions entrelace le texte de Cahun et les dessins de Moore jusqu'à les rendre indissociables. Symbolisme, onirisme, goût du double et de l'entre-deux : dans cette oeuvre de jeunesse se dessinent déjà les motifs qui traverseront toute l'esthétique de Claude Cahun, son refus des identités fixes et sa conviction que le "je" peut toujours devenir autre. Vues et Visions prolonge une démarche de cocréation amorcée dès 1913 avec des chroniques de mode. Cahun et Moore y inventent une oeuvre en partage, où l'écriture et l'image dialoguent de façon féconde. Le travail collaboratif est pour elles une manière de créer et, déjà, d'affirmer leur liberté par rapport aux conventions sociales et esthétiques, génériques et genrées.
19,00 €
Vendredi soir
Gallimard
Un soir d'hiver, Laure se rend chez des amis pour dîner. Une grève monstrueuse paralyse Paris. Dans les bouchons, sa voiture immobilisée, elle rêvasse. Demain elle emménage avec François : une nouvelle vie bien réglée, sécurisante... Dehors l'air est glacial. Laure autorise un auto-stoppeur égaré à monter à ses côtés. Son odeur la saisit, la droiture de son profil, la courbe de son oreille. C'est l'instant d'une rencontre dans une ville figée. Une passion les emporte, le temps d'une nuit, pour vivre et aimer. Dans le silence d'un habitacle, l'anonymat d'un troquet, d'un restaurant, ou à l'abri d'une chambre minable, cette chronique intime prend la forme d'un récit initiatique, qui nous porte vers un conte de fées sensoriel. Ici, les mots, à peine murmurés, disent l'amour fou.
9,50 €
Journal d'une ménagère folle
Gallimard
États-Unis. Années 1960. Bettina Munvies Balser, femme au foyer de trente-six ans et mère de deux filles, décide un matin de tenir un journal pour tenter d'y voir plus clair dans sa vie. Pendant six mois, au fil d'une écriture qu'elle dissimule à son entourage, nous entrons dans l'intimité la plus crue de cette "ménagère" au bord de la dépression. Mariée depuis dix ans à Jonathan, avocat et producteur de théâtre, elle voit son mariage se déliter peu à peu. Bettina éprouve le besoin de se raconter, de s'éprouver par les mots. Avec une sincérité bouleversante, du cynisme et beaucoup d'humour, elle dévoile impudemment ses névroses. Si le récit est mené depuis le point de vue de la narratrice, le roman déborde vite de la chronique d'une trajectoire personnelle. Sue Kaufman dénonce ici les violences symboliques que subissent les femmes de la classe moyenne. Elle explore, avec une repartie rugueuse, la "folie" d'un être qui perd pied dans une société américaine paternaliste.
14,00 €
La Danse sacrale
Gallimard
Ce roman, le dernier qu'Alejo Carpentier a pu achever, est l'aboutissement de son œuvre. Depuis des années, il composait, touche par touche, cette grandiose fresque historique qui devait retracer le vécu de toute une génération de part et d'autre de l'Atlantique, depuis la guerre civile espagnole jusqu'à la victoire de Fidel Castro. Deux couples sont les étoiles de cette uvre conçue comme un ballet : Vera, danseuse d'origine russe, et Enrique le Cubain, d'abord ; puis Calixto et Mirta, élèves de Vera à La Havane, lui est noir, elle est blanche. L'aventure personnelle des protagonistes s'inscrit dans l'histoire : la résistance cubaine à la dictature de Machado, qui oblige Enrique à s'exiler en Europe, la guerre d'Espagne, puis la Seconde Guerre mondiale, le régime sanglant de Batista, qui provoque la révolte armée de Fidel Castro et de ses guérilleros, la bataille de la baie des Cochons. Baroque à souhait par l'évocation des fêtes où les riches font congeler l'eau des piscines tropicales, lyrique et réaliste, le récit d'Alejo Carpentier est aussi une chronique de la vie culturelle de toute une époque : Picasso et les surréalistes, Jean Cocteau et Django Reinhardt nous sont contés de la même manière que les «bals nègres» de Paris et la folle urbanisation de Caracas.

Ce roman, le dernier qu'Alejo Carpentier a pu achever, est l'aboutissement de son œuvre. Depuis des années, il composait, touche par touche, cette grandiose fresque historique qui devait retracer le vécu de toute une génération de part et d'autre de l'Atlantique, depuis la guerre civile espagnole jusqu'à la victoire de Fidel Castro.
16,90 €
Chroniques
Gallimard
"Les romanciers sont des sots, qui comptent par jours et par années. Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant. Pour parcourir les jours, les natures un peu nerveuses surtout disposent, comme les voitures automobiles, de “vitesses différentes”." Sont réunis dans ce volume, sous le titre de Chroniques, un ensemble d'articles de Marcel Proust pour la plupart publiés dans Le Figaro au cours d'une période de trente années qui s'étend de 1892 à 1921. En dehors de ces contributions publiées dans le quotidien, le volume rassemble des articles du Banquet, de Littérature et critique, de La Revue Blanche et de La Nouvelle Revue Française. Ces diverses études ont été classées sous quatre rubriques : Les salons. La vie de Paris - Paysages et réflexions - Notes et souvenirs - Critique littéraire.
10,00 €
Le Bal au Kremlin
Gallimard
Moscou, 1930 : la révolution s'embourgeoise - et la haute société communiste s'amuse, avant le bain de sang. En poste dans la capitale soviétique, Malaparte fréquente les soirées élégantes de la nomenklatura : il y croise Boulgakov, Maïakovski désespéré, mais aussi la soeur de Trotski ou une danseuse étoile du Bolchoï, et bien sûr Staline, dont l'ombre plane déjà sur toutes les têtes... La noblesse marxiste de l'URSS dans ses fastes, avant la chute : tel est le véritable sujet de ce récit. Derrière les croquis au vif perce l'intuition surprenante du chroniqueur politique et du commentateur de l'Histoire. Le Bal au Kremlin, texte inachevé entrepris dès la fin de la guerre, constitue un des livres les plus marquants de Malaparte. On y retrouve le regard incisif et ironique du grand écrivain, prompt à saisir le grotesque, et l'horreur.
10,00 €
Les trois arbres de Palzem
Gallimard
«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.» La plume de Jean Giono chroniqueur n'est pas différente de celle du romancier. En peu de mots, il crée des mondes, il enchante. Ici, il nous fait part d'une sagesse un peu amère. Dans ces textes écrits de 1951 à 1965, l'écrivain découvre que le monde est mauvais, que l'homme aime le sang, qu'il s'acharne à détruire la nature. Giono, toujours du côté de l'individu contre la masse, du travailleur contre ceux qui le gouvernent, peut paraître passéiste, sans doute, mais c'est parce que le monde de naguère lui semble plus humain. Quelques pages lui suffisent pour inventer une histoire fabuleuse, l'œil toujours prêt à croquer sur le vif personnages et paysages, et à les mettre en scène pour un de ces merveilleux spectacles que lui dicte son imagination.

«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.»
9,50 €
Les muses parlent
Gallimard
En 1955, en pleine guerre froide, une troupe de chanteurs noirs va de Berlin à Leningrad pour y jouer le fameux opéra de George Gershwin, Porgy and Bess.Truman Capote suit la tournée comme correspondant du New Yorker et tient une chronique précise et pleine de malice des aventures - et mésaventures - de la troupe dans la Russie soviétique : voyage en train spécial, accueil par les officiels russes qui ignoraient que les chanteurs étaient noirs, description des grands magasins, balades en bus jusqu'au soir de la générale...Malgré une impartialité affichée, Truman Capote excelle à rendre les situations, les personnages et les dialogues dans un style vivant et poétique et nous offre un grand moment de littérature.

Correspondant du New Yorker, Truman Capote a suivi, en pleine guerre froide, la tournée d'une troupe de chanteurs noirs américains en Russie...
10,00 €
Méandres
Gallimard
Fidèle à son goût pour la flânerie, Léon-Paul Fargue explore dans Méandres des territoires intérieurs. Il livre bien plus que des chroniques : un véritable bilan, à la croisée de la mémoire et du présent. Immobilisé par la maladie, il écrit de la frontière fragile entre la vie vécue et la vie rêvée. Les scènes de la Libération se mêlent aux souvenirs des années 1920 : fêtes, rues, visages, instants fugaces. Le temps se replie, bifurque, avance en zigzaguant. Observateur d'une finesse rare, Fargue capte les détails, les contradictions, l'âme même de Paris : ville à la fois intime et universelle, toujours en mouvement. Entre poésie et réflexion, Méandres devient une traversée du temps et de soi, dérive sensible au coeur de la mémoire.
10,00 €
Déjeuners de soleil
Gallimard
Le ton des textes de Fargue est à la fois intemporel et délicieusement désuet. Comment ne pas sourire devant ses réflexions sur les automobiles qui crachotent, sur la naissance du métro à laquelle il assista, sur les cadeaux de Noël des enfants où il n'est question que de trains électriques et de jeux de patience ? En ces années de guerre (ces textes ont paru en 1942), il s'attache au difficile quotidien des Parisiens, aux bouleversements que connaît la capitale. Mais l'écrivain évoque aussi des thèmes intemporels comme le bavardage, le printemps, la neige... Et dans ces pages le chroniqueur rejoint souvent le poète.
9,50 €
Les terrasses de l'île d'Elbe
Gallimard
Toute sa vie, parallèlement à son œuvre, Jean Giono a écrit pour les journaux. On retrouve dans ses chroniques son style, son humour, sa malice, son imagination et tout son talent de romancier. Qu'il se moque en comparant les avantages du briquet et de la boîte d'allumettes, qu'il dise son mot sur l'urbanisme d'aujourd'hui, qu'il parle des arbres qu'il a plantés, ces faits divers font partie de son univers savoureux. Parfois, en trois pages, le chroniqueur nous offre un vrai petit roman intitulé tout simplement Une histoire.
9,50 €
L'invitation chez les Stirl
Gallimard
"La maison était vieille, peu entretenue, avec des complications imprévues, des additions, des pièces vouées à l'oubli. Çà et là des petits escaliers désaffectés montaient vers des destinations inconnues." Invité chez les Stirl, Olivier Lérins débarque un beau matin à Barcos-les-Bains, station thermale du pays Basque. Mme Stirl est une femme trépidante mais inquiète, M. Stirl est architecte et malade chronique. Dès le début de son séjour, Olivier est déçu. Enfermés dans une grande villa mystérieuse au nombre de pièces infini, ces trois êtres se cherchent, s'évitent, rusent les uns avec les autres, dessinant dans les couloirs et escaliers un ballet fantasque d'"amitié". Quel sort les attend ?
10,00 €
Don Tarquinio
Gallimard
Ce récit est la chronique d'une seule journée de 1495 : «le jour de chance» de Tarquinio, alors jeune, exilé et banni de Rome depuis que sa famille a été frappée de la plus haute peine ecclésiastique qui fût alors, l'Interdit majeur. Tarquinio rencontre le cardinal de Ferrare, doté, comme lui, des «deux genres de beauté» - physique et morale. Celui-ci l'emmène au palais d'Este, sur lequel Rome n'exerce aucune juridiction, et cherche un moyen de lui obtenir la grâce d'Alexandre VI Borgia, le pape...
7,50 €
Le rêve d'une chose
Gallimard
Nini Infant, Eligio Pereisson et Milio Bortolus se lient d'amitié pendant la fête du lundi de Pâques 1948, dans un village du Frioul. Ils se sont rencontrés sous le signe de l'ivresse, ils se retrouveront plus tard sous celui des illusions perdues : Nini et Eligio reviennent de Yougoslavie, Milio de Suisse. La nostalgie de l'Italie et la faim les ont fait rentrer au pays. Ils participent aux manifestations organisées par les communistes contre les grands propriétaires terriens, remportent une victoire provisoire et vivent ainsi une alternance de moments de joie et de drame. Avec eux et la famille Faedis, avec les histoires d'amour et les deuils, c'est une double chronique que Pasolini nous livre - celle des petites gens du Frioul, celle de la jeunesse, habitée par un rêve imprécis : le rêve d'une chose.
10,50 €
Romancero aux étoiles
Gallimard
Il est là-bas, en Haïti, une misérable petite île où le soir, à la veillée, les «composes» et tireurs de contes joutent de verve sous les yeux écarquillés des enfants, sous les prunelles fatiguées mais radieuses des adultes. Ils chantent des rêves et des merveilles. C'est le neveu et disciple du Prince des «composes», l'élève conteur, l'écrivain lui-même, qui a voulu nous dire ces histoires. Tout au long de ce Romancero aux étoiles pourtant, deux Sambas, deux conteurs, l'auteur et son maître le Vieux Vent Caraïbe, rivalisent d'invention en s'inspirant des contes de la tradition, de la légende du temps des grands Caciques - quand corossols, pommes-cajou, abricots fructifiaient pour tous -, du mythe de la Reine Anacaona (Dit de la Fleur d'Or), des fables de Bouqui et de Malice, pour arriver à la nouvelle moderne à quoi s'essaie Alexis, en bon élève ayant profité des leçons de la tradition orale. Véridiques et belles histoires ! Celle du Sous-lieutenant enchanté, Wheelbarrow, qu'une femme à la tumultueuse chevelure noire ensorcela ; celle de l'étincelante Chronique d'un Faux-Amour, véritable petit roman dans une pure veine fantastique, qui cède la parole à la plus jolie fiancée transformée en «zombie» au jour de ses noces. Poésie parlée, fantaisie surnaturelle, humour insolite à géométrie variable et en trompe-l'œil dans Le Roi des Songes, où la Trans-Dreaming-Air-Lines nous emporte vers une divine utopie... Il s'agit avant tout, pour notre émerveillement, d'empêcher que les anciens récits ne soient oubliés, mais il s'agit aussi d'ajouter au patrimoine de nouvelles histoires, d'explorer de nouvelles voies qu'Alexis, dès 1960, tente pour la dernière fois de déchiffrer, mariant le réel au fantastique où l'art de jadis et de toujours s'adapte en souplesse à la réalité la plus moderne, celle de la Caraïbe d'aujourd'hui.
10,00 €
Chroniques du Chevalier errant - A Knight of the Seven Kingdoms
J'ai Lu
Qu'il joute ou qu'il guerroie, le chevalier errant n'a d'autres attaches que celles de son coeur, d'autre code que celui de l'honneur. Il loue ses services aux nobles causes et prend la défense des opprimés. Une ligne de conduite qu'a toujours suivie Ser Arlan de Pennytree, et qu'il s'est efforcé d'inculquer à son écuyer, Dunk. Mais la rencontre de ce dernier avec un garçon étrange qui se fait appeler L'Œuf, le futur Aegon Targaryen, changera à jamais son destin.
9,00 €
Les chroniques du Radch - Intégrale
J'ai Lu
Rien ne peut arrêter l'expansion de l'empire radchaaï. Chaque annexion fournit des armées supplémentaires, les ancillaires, des captifs à la conscience détruite changés en troupes de choc, des marionnettes animées par l'intelligence artificielle des vaisseaux de guerre de l'empire. L'un de ces vaisseaux, le Justice de Toren, a été détruit, victime d'un complot au plus haut niveau du pouvoir. Mais son IA est parvenue à s'échapper et à s'incarner dans le seul ancillaire rescapé du massacre. Dix-neuf ans plus tard, sa vengeance est sur le point de s'accomplir...
21,90 €
Mélancolie de l'Europe
J'ai Lu
Stefan Zweig est un chroniqueur virtuose de son époque. Dans Mélancolie de l'Europe, il sonde un climat fiévreux, plein de menaces ; et se dessine le cheminement intellectuel d'un humaniste qui, au fil d'une actualité tragique, va se doubler d'un pacifiste de plus en plus convaincu. Les textes réunis ici - articles, manifestes, conférences - illustrent certaines facettes peu connues de son auteur qui, après quelques errements nationalistes, s'est engagé de plus en plus intensément en faveur de la paix, sous l'influence de son ami Romain Rolland. Et le lecteur de se nourrir de quantité de réflexions sur l'histoire mouvementée du continent ainsi que sur les possibilités de son unification.
8,00 €
Le quatuor des Smythe-Smith
J'ai Lu
Chère lectrice, cher lecteur, Pourquoi diable des jeunes filles de bonne famille s'évertuent-elles à massacrer Mozart, le sourire aux lèvres ? Votre dévouée chroniqueuse n'a même pas le coeur de se moquer, trop intriguée par les regards qu'échangent Honoria Smythe-Smith et Marcus Duncan. Tiens tiens... Qui est donc cette ravissante jeune femme au piano ? Elle pourrait bien déchaîner les passions cette saison. Rubrique mondaine de lady Whistledown
22,90 €
Le quatuor des Smythe-Smith
J'ai Lu
Chère lectrice, cher lecteur, Vous savez combien il est injuste que cette chère Sarah Pleinsworth soit toujours célibataire après trois saisons ! Mais mes sources m'ont affirmé qu'un certain Hugh Prentice, qui serait à l'origine de l'exil d'un cousin de la jeune lady, aurait su conquérir ce coeur délicat par des moyens très convaincants. Toujours à l'affût de nouveauté, votre dévouée chroniqueuse se doit de vous révéler que, à l'occasion du dernier concert des Smythe-Smith, la jeune et discrète Iris a été surprise dans une situation embarrassante avec sir Richard Kenworthy, contraignant la jolie violoncelliste à un mariage aussi inattendu qu'inespéré ! Ayant reçu une invitation aux réjouissances, comptez sur moi pour vous faire part des suites de cette histoire... Rubrique mondaine de lady Whistledown
15,90 €
La chronique des Bridgerton - La reine Charlotte
J'ai Lu
Avant les Bridgerton, une histoire d'amour a changé le monde... En 1761, par une journée ensoleillée de septembre, un roi et une reine se rencontrent pour la première fois, quelques minutes avant leur mariage. Née allemande, la princesse Charlotte de Mecklembourg-Strelitz est belle, intelligente, et surtout têtue. Autant de qualités qui lui seront utiles, car le souverain cache de lourds secrets... susceptibles d'ébranler les fondements mêmes de la monarchie. Propulsée dans son nouveau rôle, la reine découvre comment naviguer dans les méandres de la politique tout en protégeant son coeur. Par-dessus tout, elle doit apprendre à gouverner et comprendre qu'elle a reçu le pouvoir de transformer la société. Plus jamais elle ne sera Lottie. Charlotte a un destin à accomplir.
15,90 €
Le quatuor des Smythe-Smith
J'ai Lu
Chère lectrice, cher lecteur, Vous vous demandez sans doute pourquoi la haute société londonienne s'inflige tous les ans la soirée musicale des Smythe-Smith. Bien sûr, les Featherington, les Bridgerton, Colin et Gregory en particulier, et lady Danbury sont installés aux premiers rangs. Et pourquoi diable quatre jeunes filles à marier de cette honorable famille s'évertuent-elles à massacrer Mozart, le sourire aux lèvres ? Les malheureuses ! Quant à votre dévouée chroniqueuse, elle n'a même pas le coeur de se moquer de leur piètre prestation, bien trop intriguée par les regards qu'échangent Honoria et Marcus Duncan. Tiens, tiens... Qui est donc cette ravissante jeune femme au piano ? Elle pourrait déchaîner bien des passions. La nouvelle saison s'annonce pleine de surprises ! Rubrique mondaine de lady Whistledown
15,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
Du mariage d'Edmund Bridgerton et de Violet Ledger sont nés huit enfants, héros de La chronique des Bridgerton. Mais que sont devenus Daphné, Anthony, Benedict, Colin, Éloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe, des années plus tard ? Sous le regard bienveillant de lady Violet, la famille se réunit de nouveau. Vous souvenez-vous de lady Whistledown, dont les chroniques alimentaient les ragots du Tout-Londres ? Pour notre plus grand plaisir, elle a repris sa plume et nous narre la saison de deux délicieuses débutantes.
22,90 €
La Chronique des Rokesby
J'ai Lu
Dans la famille Rokesby, il reste deux fils à marier. D'abord Andrew, qui cache sous ses allures d'impitoyable loup des mers son rôle d'agent secret au service de la Couronne. Puis Nicholas, le cadet, dont la vocation pour la médecine est plus forte que tout. Or, le capitaine au long cours aime trop sa liberté pour y renoncer, et le futur médecin n'envisage son avenir qu'au service des autres. Pas de place pour l'amour ! Qui sait ? Lorsque Poppy Bridgerton, dont la curiosité n'a d'égal que le culot, croise la route d'Andrew, la détermination de l'aventurier prend le large. Et que dire des périls qui menacent la jeune Georgiana Bridgerton ? Seul le sens du devoir de Nicholas peut la sauver...
16,90 €
Beignets de tomates vertes
J'ai Lu
Dans le sud profond des États-Unis, en Alabama, un café, le Whistle Stop, au bord d'une voie ferrée... Nous sommes dans les années 1980. Ninny, fringante octogénaire, se souvient des incroyables histoires de la petite ville où elle vit toujours et les raconte à Evelyn, une femme au foyer à l'existence monotone, qui vient lui tenir compagnie. Grâce à l'adorable vieille dame et à ses récits chaleureux et enlevés, Evelyn, qui vit très mal l'approche de la cinquantaine, va peu à peu s'affirmer et reprendre goût à la vie. Une chronique nostalgique tendre et vibrante, pleine de saveur et d'humour. L'histoire d'une amitié entre deux femmes qu'une génération sépare. Un roman culte.
8,60 €
La chronique des Rokesby
J'ai Lu
1779, comté du Kent. Tout commence dans la résidence des Bridgerton, Aubrey Hall, une génération avant la naissance du premier des huit descendants d'Edmund et Violet Bridgerton. La demeure la plus proche, Crake House, est le fief des Rokesby et de leurs cinq enfants. Les deux familles se fréquentent, leurs bambins jouent et grandissent ensemble. Sybilla, la soeur d'Edmund, véritable garçon manqué, sait bien qu'un jour elle épousera l'un des quatre fils Rokesby. Enfin, plus précisément un des trois fils, car l'aîné, George, est un insupportable raseur. Or, le jour où Sybilla se blesse, George, seul témoin de l'accident, lui vient en aide. Et c'est ainsi qu' une facétie du destin va être à l'origine d'une saga familiale où les deux lignées vont s'unir pour le meilleur.
16,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
Du mariage d'Edmund Bridgerton et de Violet Ledger sont nés huit enfants, héros de la Chronique des Bridgerton. Mais que sont devenus Daphné, Anthony, Benedict, Colin, Éloïse, Francesca, Gregory et Hyacinthe ? Des années plus tard, les mariages et les naissances ont apporté leurs lots de doutes et de bonheurs. La famille s'est agrandie et, sous le regard serein et bienveillant de lady Violet, la dynastie Bridgerton se retrouve pour une dernière fois. Vous souvenez-vous de lady Whistledown, dont les chroniques alimentaient les ragots du Tout-Londres ? Pour notre plus grand plaisir, elle a repris sa plume acerbe et drôle, et nous narre la saison de deux délicieuses débutantes.
15,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
Les jeunes gens ne se bousculent pas pour demander la main de Hyacinthe, la cadette des Bridgerton, trop fine mouche, trop sincère. Certes, mieux vaut être seule que mal accompagnée, il n'empêche qu'elle commence à se demander si elle ne va pas finir vieille fille. Et ce n'est pas la rencontre avec Gareth Saint-Clair, aristocrate à la réputation sulfureuse, qui risque d'y changer quoi que ce soit. Encore que... La découverte d'un journal intime en italien qu'elle se propose de lui traduire pourrait bien jouer un rôle inattendu. Contrairement à la plupart de ses congénères, Gregory, le benjamin des Bridgerton, ne vit que dans l'attente du "grand amour". Il croit l'avoir trouvé en la personne de lady Hermione Watson, éblouissante beauté dont, hélas, le coeur est déjà pris. Qu'à cela ne tienne, Gregory va accepter l'aide de Lucinda Abertnathy, la meilleure amie de l'angélique Hermione, pour parvenir à ses fins.
22,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
La saison mondaine commence à peine que les mères ambitieuses et leurs filles sont déjà sur le pied de guerre. Qui attrapera dans ses filets l'un des rejetons de la famille Bridgerton, grande pourvoyeuse de beaux partis ? Une course d'obstacles s'annonce, d'autant que les ragots vont bon train. Ainsi, le fringant Benedict a beau clamer qu'il ne souhaite pas se marier, le bruit court qu'il a croisé le regard d'une éblouissante inconnue lors d'un bal masqué. Et alors, me direz-vous ? Et alors, la belle a disparu à minuit ! Ce qui ne la rend que plus désirable aux yeux du jeune Bridgerton... Et qu'en est-il du charmant Colin, enfin de retour de ses pérégrinations sur le Continent ? Il a beau caracoler en tête de liste des célibataires les plus prisés, s'il est en quête d'une fiancée, il le cache bien. Au grand dam d'une certaine débutante, qui pourrait bien voir là un défi à relever. Mais n'ayez crainte, chers lecteurs, votre dévouée chroniqueuse a plus d'un tour dans son sac lorsqu'il s'agit de donner un coup de pouce au destin. Rubrique mondaine de lady Whistledown
22,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
Très chers lecteurs, quelle saison ! Au rythme des bals et des réceptions, je vous ai narré le feuilleton haletant de la folle romance entre Mlle Daphné Bridgerton et Simon, le ténébreux duc de Hastings. Valses langoureuses, rebondissements cocasses et bagarres mémorables nous auront tenus en haleine jusqu'à l'épilogue d'un romantisme échevelé. Aurons-nous le temps de reprendre notre souffle ? Il est à craindre que non, car il se chuchote déjà dans Londres qu'Anthony, le frère de Daphné, serait décidé à convoler lui aussi. Hélas, l'élue a une soeur odieuse qui s'oppose catégoriquement à cette union en raison du passé libertin du vicomte. Cela nous promet bien des péripéties. Et comme il reste six Bridgerton à marier, votre dévouée chroniqueuse a de beaux jours devant elle. Ne perdez pas le fil, chers lecteurs, la saga ne fait que commencer ! Rubrique mondaine de lady Whistledown, Londres, 1813
22,90 €
La chronique des Bridgerton
J'ai Lu
Depuis que sa meilleure amie, Pénélope Featherington, a convolé en justes noces, Éloïse, la rebelle de la fratrie Bridgerton, s'interroge : les commères n'auraient-elles pas raison de prétendre qu'elle ne trouvera pas de mari ? Oh, elle en a reçu des propositions au fil des ans ! Elle les a toutes refusées, sous prétexte que ses prétendants n'étaient pas... parfaits. Une exigence ridicule, bien sûr. Inquiète à l'idée qu'il ne soit déjà trop tard, Éloïse reçoit à point nommé une invitation de la part de sir Phillip Crane, un veuf avec qui elle entretient une relation épistolaire. La proposition est d'autant plus audacieuse qu'il envisagerait de se remarier... Sans en souffler mot à quiconque, elle décide de se rendre chez cet homme qu'elle n'a jamais rencontré. De son côté, sa soeur Francesca file le parfait amour avec son mari, le comte de Kilmartin, dans leur château en Écosse. Elle n'imagine pas qu'un événement inconcevable va bouleverser le cours de sa vie, pour le pire et pour le meilleur.
22,90 €
Pathemata ou l'histoire de ma bouche
Points
Une réflexion profonde et originale de l’intériorité et de la souffrance.

C’est l’histoire d’une souffrance. Chronique. Obsessionnelle. Dévastatrice. Dans ce récit fragmenté, l’autrice explore son rapport à l’écriture à travers son rapport au corps, et à la douleur qui le constitue. Cette quête prend la forme de questionnements, de souvenirs de situations vécues, explorant différentes formes de perte comme celle de l’intimité ou d’une amie. Dans son expérience du mal-être, elle analyse le rôle et les limites du langage. Comment trouver les mots juste pour décrire l’indicible ? Avec précision, humour et résilience, ce compte rendu personnel et poétique de la douleur illustre le lien étroit entre souffrir et apprendre.

« L’autrice tisse de multiples récits pour penser la souffrance physique comme opportunité de s’ouvrir à soi-même et au monde »

*Le Monde*

Maggie Nelson est une essayiste et poétesse américaine, affranchie du carcan des genres littéraires établis. Dans ses ouvrages mêlant avec brio écriture autobiographique et théorie critique, elle traite de sujets féministes, queer, d’art et de philosophie. *Les Argonautes* (2018) et *Bleuets* (2024) sont disponibles chez Points.
9,30 €
La Libraire du Caire
Points
Les chroniques d’une libraire dans une Égypte féministe et moderne, luttant avec passion pour la liberté intellectuelle.

Dans le tumulte des rues du Caire, se situe Diwan, la première librairie moderne et indépendante d’Égypte. C’est en 2002 que Nadia Wassef, sa sœur et une amie, inexpérimentées mais passionnées, décident de tenter l’impossible et d’ouvrir cette librairie désormais emblématique. Face à la censure, au patriarcat, aux clients exigeants, elles luttent obstinément pour établir leurs idées et révolutionner les institutions culturelles en Égypte. Récit de ce parcours ardent, cet ouvrage brosse un portrait empreint d’humanité d’une Égypte en transformation et résonne comme une déclaration d’amour aux libraires du monde entier.

*"Nadia Wassef a révolutionné le commerce du livre dans la capitale égyptienne, au début des années 2000. Une aventure qu’elle raconte dans un récit foisonnant.*" *Le Monde*

Nadia Wassefest l’une des trois fondatrices de la librairie Diwan en Égypte. *La Libraire du Caire*, son premier livre, a été traduit en onze langues.
8,70 €
La Graine ardente
Points
*Je chevauche sur la rosse de mes exils*

*et sur la pierre blanche du chemin j’aiguise ma parole.*

*Quelqu’un me suit. Moi-même.*

*Quelqu’un me suit, c’est un vent qui revient d’autres terres,*

*les vieux parfums de brises oubliées.*

Retrouvés dans ses archives après son décès, les poèmes de Luis Sepúlveda sont réunis ici pour la première fois. Sensibles, touchants et engagés, ils nous font découvrir l’auteur sous un nouveau jour. Le décès d’une grand-mère, les jeux d’un enfant, les yeux d’une femme. L’odeur du maté, les couleurs vives, le son d’une guitare. La révolution chilienne, la dictature et l’emprisonnement. Le silence assourdissant des voix qui se sont tues et une patrie ensanglantée que seuls les mots peuvent ressusciter.

Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda, est l’un des plus grands auteurs contemporains de langue espagnole. Traduits dans le monde entier, ses romans, chroniques, récits et nouvelles sont disponibles chez Points. Il est décédé en avril 2020.

Préface de Louis-Philippe Dalembert

Traduit de l’espagnol (Chili) par Stéphane Chaumet
10,80 €
Chroniques de l'homme d'avant
Points
Depuis 2004, Philippe Lançon raconte, à la faveur de ses chroniques dans Charlie Hebdo, ce qu'il voit, ce qu'il pense et ce qu'il imagine : ici une rencontre dans un avion entre une bourgeoise et un banlieusard à casquette, là les confessions de Bernadette sur le plateau de Sophie Davant, là encore Catherine Deneuve dans un palais marocain, entourée d'une « cour de vieux critiques célibataires, venimeux et pâmés »... Des instantanés qui dessinent, avec humour et lucidité, les contours de notre société.

Philippe Lançon est chroniqueur à Charlie Hebdo, journaliste à Libération et écrivain. Son roman, Le Lambeau (Gallimard, 2018), a reçu le prix Femina.

« Les chroniques, légères et piquantes, que Philippe Lançon a données à Charlie Hebdo respirent à pleins poumons l’air du temps. »

Jérôme Garcin, L’Obs
7,80 €
La femme au manteau de loutre
Grasset
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d’un building de verre sur la Vème Avenue.

Sarah, chanteuse de jazz, vient d’avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa sœur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick’s. On les appelle les «  Sisters Dean  ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l’accident de personne », sur le quai d’une station de métro, brise leur duo.

Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d’images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l’identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort.

Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s’entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la «  malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l’âge de 27 ans…)  ?

Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s’écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du *New York Times*. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s’invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l’énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou.

C’est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d’effroi et de tendresse, d’emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
22,00 €
La peur au ventre
Grasset
«  Je veux qu'elle conduise des bateaux, qu’elle connaisse la vitesse, qu’elle aime le froid, marcher sous la pluie. Je veux la débarrasser de la mélancolie que m’a transmise ma mère...  »

Ainsi Rosa Bursztein rêve-t-elle de la fille qu’elle espère avoir un jour, indépendante et libre des superstitions. Car dans la famille Bursztein, de mère en fille, on se répète ce mantra : « Je n’ai pas de chance  ».

Alors que la maladie frappe ses proches et que son désir d'enfant se trouve percuté par une fausse couche douloureuse, elle prend la plume pour s’attaquer aux croyances qui paralysent depuis toujours sa vie amoureuse et professionnelle.

Quand on genre Dieu au féminin et qu’on mange du saucisson pour Kippour, peut-on encore croire au mauvais sort ?   Être à la fois féministe et jalouse de ses amies ? Réussir à devenir mère alors qu’on est toujours la « fifille » de la sienne ? Les peurs sont tenaces...

La chronique tendre, drôle et attachante d’une femme d'aujourd'hui et de sa famille.
22,00 €
Jacky
Grasset
«  Mon père a disparu en l’espace de trois consoles de jeux  »

Au tournant des années 1980 et 1990, Anthony et son frère jumeau grandissent entourés d’une famille paternelle soudée, dans une vallée enclavée de l’arrière-pays niçois. Entre des grands-parents aimants, une cousine atteinte d’une maladie mystérieuse et un jeune oncle plein d’entrain, ils tuent l’ennui grâce aux jeux vidéo – une passion nouvelle, transmise par leur père  : Jacky.

De *Space Invaders*à *Zelda*, de Nintendo à Sega, la conscience du monde dans lequel le narrateur et son frère évoluent s’aiguise avec les capacités techniques de ces étranges machines. Elles vont peu à peu s’imposer comme un refuge face aux injonctions qui pèsent sur eux,  à l’ennui d’un quotidien sans horizon et aux drames qui frapperont bientôt leurs proches. Jusqu’au départ brutal de leur père.

Anthony Passeron plonge le lecteur dans une époque révolue : l’insouciance de la fin du XXème siècle, avec son horizon de prospérité et d’innovations technologiques. Mêlant son histoire personnelle à celle des grands inventeurs de jeux vidéo, il lance un cri d’amour au père, malgré la blessure inguérissable de l’abandon.

Ce roman d’apprentissage en trois consoles, de la tendresse de l’enfance aux désillusions de l’adolescence, a le charme et la puissance d’une chronique sociale douce-amère : « J’aurais voulu qu’on se demande enfin quelle malédiction, quelle pluie de mépris, de bêtise et de brutalité tombait depuis des décennies, des siècles peut-être, dans cette vallée que certains n’avaient d’autre choix que de fuir. »
19,50 €
Petite nécropole littéraire
Grasset
Une centaine de chroniques instructives et surprenantes, écrites dans la langue savoureuse qu'on connaît à l'auteur, constituent un volume où le plaisir de lecture est constant. Il s'agit de chroniques parues de 2010 à 2021, dans Lire, devenue Lire-Magazine littéraire. Chacune d'entre elles évoque un ouvrage de la collection de l'auteur, choisi pour l'étrangeté de son sujet et souvent la biographie singulière de son auteur, les deux allant volontiers ensemble. Un livre très oberléen, comme on peut s'y attendre, d'une bibliophilie souriante, d'une érudition à la fois précise et bon enfant. Les ouvrages recensés sont des curiosités au sens large, sans être des curiosa, sauf exceptions. Ainsi, au fil des chroniques, de thème en thème, on passe de la recension d'un essai paru en 1800 sur Les combustions humaines  produites par un long abus des liqueurs spiritueuses, phénomène sur lequel sont revenus en leur temps Dickens et Zola, à un roman de Ducos du Hauron, Les noces de Poutamouphis, publié par  Poulet-Malassis en 1861 et racontant le mariage à Paris d'une momie égyptienne. Ailleurs, il est question d'orbilianisme, c'est à dire de la "médecine spirituelle" administrée jadis chez les jésuites par des fouetteurs spécialisés. L'ouvrage, anonyme, est de 1763 à Genève. Ailleurs encore, on croise un précurseur de Goethe, auteur des Aventures du docteur Faust et sa descente aux Enfers, Frédéric Maximilien von Klinger, qui fut aussi le dramaturge de Sturm und Drang …qui donna son titre au mouvement romantique allemand.
24,00 €
Le Male Blanc - Roman
Grasset
« La Morénie du prince Albéric, dit « le mâle blanc », a été l’an dernier le théâtre d’événements abondamment repris par les journaux, radios et chaînes de télévision de ses voisins de l’Union européenne. Ils ont entrainé une réprobation très vive des commentateurs et une condamnation sans équivoque de la part de plusieurs gouvernements. Me trouvant sur place, j’ai pu constater une réalité bien différente de celle qui a été présentée. Il m’a semblé de mon devoir de dire ce que j’ai vu et appris en sept mois. »

Le margraviat de Morénie est une petite monarchie absolue située quelque part entre la France, l’Allemagne et la Belgique. Confits dans le flegme, l’amour de la discussion et une farouche indépendance, les Moréniens ont su se prémunir des guerres ravageuses du XXème siècle et préserver la douce quiétude anachronique de leur Etat. Mais tout bascule quand la douairière Irène se met en tête de marier son fils Albéric. Entre un prince insaisissable trop occupé à chasser et conter fleurette à la fille du pâtissier, une mère américaine et autoritaire, un conseiller débonnaire, un préfet bonapartiste, un métropolite ondoyant et un pamphlétaire impétueux qui n’a que le mot démocratie à la bouche, la Morénie est à l’aube d’une crise politique sans précédent : plus malin qu’il n’y paraît, le Prince Albéric se met en tête de faire diversion en donnant la parole au peuple par voie de référendum à répétition sur tous les sujets qui passent et qui fâchent. Avec le suffrage universel, Les Moréniens ont rendez-vous avec l’Histoire…

Dans cette fable savoureuse, Stéphane Denis s’en prend aux mœurs, à la morale et aux ridicules d’un petit pays ravagé par la tyrannie de tous les « politiquement correct » de notre époque : et si la Morénie était française ?
15,00 €
Troisième chronique du règne de Nicolas Ier
Grasset
Dans sa précédente chronique, Patrick Rambaud nous présentait un Souverain Précieux et modeste, adouci, cravaté, libéré des mauvais courtisans et des conseillers bling-bling. Nicolas Ier, aux mains de de l’habile première dame, s’était converti à la tempérance, à la sagesse, à l’équanimité. Le grand homme perçait sur la talonnette. L’automne se présentait bien, sur un matelas de feuilles de chêne mais… Tout s’effondra. La bourse. La croissance. L’économie. Les ambitions libérales et fiscales. A mi-règne, la crise rhabillait son Souverain. La faute à ces salauds de traders, à ces incapables de banquiers, américains, français, de tous pays, autrefois riches et unis, la faute à tous les autres, à Adam Smith, à la Vicomtesse de La Garde, au baron de Trichet, la faute au Premier Ministre Anonyme. Alors ce fut la fin du programme de 2007 : le bouclier fiscal se fissura, le chômage s’emballa, il n’y eut plus d’heures supplémentaires, mais des usines vides, puis des usines occupées… et Nicolas Ier nous épuisa, une fois encore, en paroles, en chiffres, en faux mensonges et vraies vérités, courant du Cap Nègre à Berlin, de Washington au parc de Versailles, esquivant Villiers-le-Bel et La Courneuve… Patrick Rambaud ne s’en laisse pas compter. La légende dorée, les communications chantournées ne sont pas pour lui. Il a donc choisi de continuer son hilarante chronique, dressant ainsi le véritable tableau du règne...
14,20 €
L'irrégulière Le film
Grasset
Mystérieuse pour les intimes, acharnée à effacer toute trace de son passé, de ses origines, de sa famille même, Gabrielle Chanel aura été tout au long de son existence une « irrégulière » dans une société conformiste, et peut-être ne faut-il pas chercher ailleurs le secret de sa prodigieuse réussite. Suivant l’itinéraire inverse de celui qui l’avait menée à Elle, Adrienne, roman dont la célèbre couturière était l’inspiratrice et non le modèle, Edmonde Charles-Roux a dû déblayer une vie entière de mensonges ou d’aveux subtilement travestis pour nous montrer la fillette de forains cévenols, née par hasard à Saumur, l’orpheline oubliée dans un couvent de Corrèze, la petite pensionnaire des chanoinesses de Moulins, qui n’allait pas tarder à devenir « poseuse » dans un beuglant de la garnison, où elle chantait « Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro ? ». « Gomeuse » à Vichy, et même donneuse d’eau, celle à qui ses nombreux amis donnaient dès vingt ans son surnom devait faire son chemin. « Irrégulière », certes – au sens équivoque et proustien du terme – mais toujours marginale, indépendante, ambitieuse, et déjà sûre de son destin d’exception. Il n’est guère d’hommes et de femmes célèbres qui ne l’aient approchée, si bien que sa vie se confond avec l’histoire de l’entre-deux-guerres. Cocteau, Picasso, Max Jacob, Reverdy, Misia Sert, son amie de toujours, Diaghilev, Stravinski, ils apparaissent tous ici car ils furent les intimes témoins de cette aventure extraordinaire. A travers cette carrière mouvementée, Edmonde Charles-Roux raconte une femme unique, en même temps qu’elle trace la chronique de soixante-dix années du xxe siècle. Ce portrait d’une célèbre inconnue est beaucoup plus qu’un portrait : l’épopée d’un roman vécu, et vécu comme un roman par son héroïne.
21,25 €
La démangeaison
Grasset
Longtemps, Lorette Nobécourt a brûlé ses textes. Mais en 1994, un court récit échappe au feu : c'est La démangeaison, que publient alors les éditions Sortilèges. Confession, monologue, carnet d'une souffrance ou d'un mauvais rêve, ces cent pages marquent la naissance d'un écrivain et apparaissent très vite comme un talisman noir qu'on se transmet.

Depuis son enfance, Irène souffre de psoriasis. Maladie chronique et sans cause. La peau s'enflamme, les doigts s'agitent, le cœur s'affole. Il n'y a plus de pensée vagabonde. Il n'y a plus que ça, cette monstruosité. Le corps est une plaie. Toute pensée est une plaie. Bien sûr on vous regarde. Enfant, gamine, adolescente : la pauvre.

Mais Irène ne se plaint jamais. La chair est malade ? Alors Irène se fait le verbe. Sa langue est dure. Magnifique. Ses mots sont une écharde qui irrite le monde, qui saisit le regard du père, le geste des amants. Qui caresse la quenotte enfantine, un peu apaisée.

La démangeaison porte en soi tous les thèmes de l'oeuvre de Nobécourt : l'enfant silencieuse ; le corps blessé ; le désir sans fin ; l'impossibilité de vivre dans ce monde - et c'est l'écriture qui frappe, d'emblée, chez cette jeune femme. Pas de psychologie. Pas de papa-maman. Pas de causes. Osons le mot : pas de société. Il n'y a que la contamination des mots : et on finit sa lecture, gêné, transpercé, en se frottant l'avant-bras, la paume, le poignet, la cuisse : c'est que la littérature a gagné, en sa peau de chagrin.
13,00 €
Deuxième chronique du règne de Nicolas Ier
Grasset
Notre Précieux Souverain a-t-il changé ? C'est ce qu'affirment les gazettes, épuisées ou adoucies par un début de règne fort en gueule. Le sacre paraît loin, et son cortège de festivités, de yachts luxueux, de résidences très surveillées. L'impératrice Cécilia a refait sa vie. Certains courtisans ont été relégués dans des ailes lointaines de la République, bannis à Los Angeles ou dans le 92. Effacité, tempérance, froideur, et même sagesse, tels seraient les nouveaux habits de Nicolas Ier. Le Prince Merveilleux n'est plus le même. Ses cravates ont changé. Ses vestes sont mieux coupées. Et il a épousé " Carlita ", une comtesse italienne très en vue, qui semble avoir grande influence.

Mais Patrick Rambaud ne s'en laisse pas compter. La légende officielle, les tableaux dorés, les communications princières ne sont pas pour lui. Il a donc choisi de continuer sa cruelle et désopilante chronique, dressant ainsi le véritable tableau du règne...

Rien n'échappe à la plume de notre chroniqueur, costumé pour l'occasion. Les traders et les courtisans changent. Les écrivains restent.
13,70 €
Ce que nous avons eu de meilleur
Grasset
Peut-on, comme Josué, arrêter la course du soleil ? Les morts sont-ils encore jaloux ? Pourquoi Marlon Brando écrivait-il des cartes postales qu’il n’envoyait à personne ? En quelle circonstance un débauché peut-il s’abandonner au fanatisme religieux ? Quels rapports y a-t-il entre Churchill, Alain Delon et un jeune berbère qui voudrait apprendre à nager ? Qui a inventé le monothéisme amoureux ? Et à quel instant, au juste, franchit-on la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ? Telles sont, entre beaucoup d’autres, quelques unes des questions que se posent les héros de ce roman dont l’intrigue éclatée va et vient autour d’un lieu unique : le Palais de la Zahia (ce mot, en arabe, désigne la joie), situé quelque part, au sud, près d’un désert… Dans ce Palais – splendide, nécrosé, envahi par la végétation et les souvenirs – quelques amis, plutôt bien traités par l’existence, ont pris l’habitude de se retrouver dans une ambiance rieuse. Il y a là, parmi des créatures sexuellement très diversifiées, deux amis : un narrateur (très influencé par les livres de Stendhal et les films de Maurice Ronet ) et un certain Lewis, riche, célèbre, philosophe et épris d’ Ariane, son épouse rêveuse. Est-il nécessaire d’en dire davantage ? Ce roman – rythmé par une série d’interrogatoires confiés à un enquêteur énigmatique – revisite ainsi, dans un grand désordre de sensations et de péripéties: 1/ l’histoire d’une amitié 2/ La mémoire d’un Palais trop fréquenté par ses propres fantômes 3/ La chronique d’une passion clandestine avec une jeune veuve qui n’a pas froid aux yeux 4/ la lutte des uns et des autres contre le temps et ses alliés (haine, tempêtes de sable, solitude, vanité, peur, envie…) Bien entendu, il s’agit d’un roman. Et il va de soi que toute ressemblance avec des personnes existantes, etc, etc…
16,20 €
Moi qui suis né trop tard
Grasset
Dans ce recueil d?essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers.

? « J?ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu?on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n?y crois pas. Je fais semblant d?y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J?ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d?identité, mais cela n?a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m?a servi d?écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d?une âme.

? Viennent ensuite, dans un désordre qui n?est qu?apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d?anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n?aimait pas l?auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l?habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l?être : « N?oubliez pas que je suis d?Ancien régime. »

? On voit aussi passer la silhouette d?Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l?âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu?elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l?agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu?il est permis ! »

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19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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