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Résultats de recherche pour '1 2 3 SOLEIL' (17681)

Hôtel du Grand Cerf
Points
Un assassinat et une disparition agitent un village ardennais : ce sera l’ultime affaire de l’inspecteur Kulbertus. Depuis l’Hôtel du Grand Cerf, Kulbertus enquête, Kulbertus montre à tous qu’il comprend les magouilles. Kulbertus mange, aussi, alors que les cadavres s’accumulent. Et un journaliste, sur la piste d’une actrice décédée quarante ans plus tôt, se retrouve sans le vouloir sur celle des drames récents. Le mystère s’épaissit alors que la retraite, elle, semble toujours s’éloigner.

Né en 1949, Franz Bartelt est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels Chaos de famille ou Le Jardin du bossu, des polars salués par la critique.

« Un chef-d’œuvre d’humour noir. »

Télérama

Prix Mystère de la critique 2018

« Un chef-d’œuvre d’humour noir. »

Télérama
8,95 €
Banditsky !
Points
Dans le faste de l’hôtel Angleterre, à Saint-Pétersbourg, deux oligarques du crime organisé se jaugent. D’une poignée de main, Koumarine et Yakovlev mettent fin à des années de violentes luttes en Russie. Andreï Constantinov, journaliste intrépide, assiste à la rencontre. Des cafés, de l’eau minérale, et une petite table sépare les deux hommes. Trois ans plus tard, Yakovlev, pris en embuscade par une moto, est assassiné à Moscou. À quand remonte cette guerre de mafieux ?

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, Andreï Constantinov est devenu un des journalistes criminels les plus fiables et les plus réputés de Russie. Ses nombreux contacts dans le milieu, la police et la justice, lui ont permis de porter un regard unique sur la Russie de l’ombre.

Traduit du russe par Vincent Deyveaux
7,50 €
Karst
Points
Panique à Rouen : pendant quelques heures les robinets crachotent une eau fluo. Du ministère de la Santé à la préfecture, on s’affole : pourquoi polluer les sources ? Au mieux, révéler un manque de sécurité, au pire empoisonner les citoyens ! Seul un hydrogéologue aguerri a pu faire le coup. Il revient au lieutenant Paul Kubler de percer le secret des profondeurs de la craie, les mystères du karst…

Né en 1973, David Humbert est géologue à Rouen et journaliste scientifique.

« Une intrigue industrielle et politique pour un roman haletant. »

Paris Normandie
7,80 €
Les Pièges de l'exil
Points
Au milieu des années 1950, Bernie Gunther, devenu concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, trompe l’ennui en fréquentant les tables de bridge. Son talent de joueur lui ouvre les portes de la Villa Mauresque, résidence de Somerset Maugham. L’écrivain au sommet de sa gloire a bientôt besoin de l’ancien détective : victime d’un maître chanteur, Maugham apparaît sur des photos compromettantes en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge... La situation se corse quand Gunther est dangereusement rattrapé par son passé.

Né en 1956 à Édimbourg, Philip Kerr est l’auteur de plus de trente livres acclamés dans le monde entier, il a reçu de nombreux prix.

« À son meilleur, Philip Kerr orchestre l'affaire de main de maître. Un régal. »

L’Express

Traduit de l’anglais par Philippe Bonnet
9,30 €
Des enfants tuent un enfant
Points
1993. Liverpool. En plein centre commercial, le petit James Bulger, deux ans, échappe à la surveillance de sa mère. Deux jours plus tard, son corps sera retrouvé, affreusement mutilé. L'horreur atteint son paroxysme lorsqu'on découvre les deux criminels : Jonathan Venables et Robert Thompson ont dix ans, des visages charmants, des voix innocentes.

Gitta Sereny se lance dans une enquête sur les racines du mal dont ni elle ni le lecteur ne sortiront indemne. Comment un enfant se transforme-t-il en monstre ?

Gitta Sereny (1921-2012), journaliste et écrivain, a notamment collaboré au Times et au New York Times. Elle est l’auteur d’Une si jolie petite fille, disponible en Points.

Suivi d’un article inédit : L’affaire Burgess (1861)

« Fidèle à sa méthode, Gitta Sereny a voulu comprendre plutôt que juger. Un modèle du genre. »

L’Express

Ce livre a paru en 2017 aux éditions Plein Jour sous le titre La Balade des enfants meurtriers

Traduit de l’anglais par Sibylle Grimbert et Florent Georgesco.
6,30 €
Les Sœurs ennemies
Points
Tout les oppose. Médecin de renom, Constance Sykes mène une brillante carrière. La cadette, Cheri, élève sa fille du mieux qu’elle peut. Pas assez bien selon Constance, qui veut obtenir la garde de l’enfant. Lorsque l’aînée est assassinée, impossible de ne pas soupçonner sa sœur. Pourquoi se serait-elle volatilisée si elle n’avait rien à se reprocher ? En se lançant à sa recherche, le lieutenant Sturgis et le docteur Delaware découvrent que l’hostilité entre sœurs peut parfois se retourner contre elles.

Auteur mondialement connu, Jonathan Kellerman vit à Los Angeles. Tout comme son héros Alex Delaware, il est docteur en psychologie. Ses romans policiers sont disponibles en Points.

« Assurément l’un des meilleurs de la série. »

Bookreporter

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Grellier
7,80 €
La Fin de l'histoire
Points
Juan Belmonte le sait bien : il n’y a pas de repos pour les braves. Retiré en Patagonie dans l’espoir de couler des jours paisibles aux côtés de sa compagne, l’ancien guérillero chilien doit accomplir une dernière mission : contrecarrer un complot visant à libérer de prison Miguel Krassnoff, descendant du dernier ataman et général de Pinochet. Animé d’une soif de vengeance, Belmonte est bien décidé à régler de vieux comptes à sa manière.

Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili et vit actuellement en Espagne. Après Un nom de torero, également disponible en Points, il livre une nouvelle aventure de Juan Belmonte.

« Magnifique. »

Le Monde des livres

« De Trotski à Poutine, La Fin de l’Histoire traverse au pas de charge le xxe siècle et ses utopies sanglantes. »

Les Échos

Traduit de l’espagnol (Chili) par David Fauquemberg
6,40 €
La Maison des brouillards
Points
« La nuit sanglante d’Hiddensee » : c’est ainsi que les habitants de cette petite île de la Baltique qualifient le drame. Trois meurtres, un assassin dans le coma et un procès en suspens… De vieux amis réunis dans la grande maison de verre, au bout de l’île, à l’invitation de son propriétaire. Mais les simples retrouvailles ont viré au cauchemar. Deux ans plus tard, la journaliste Doro Kagel relance l’enquête. Que s’est-il véritablement passé dans la Maison des brouillards ?

Eric Berg est le pseudonyme d'Eric Walz, auteur de romans historiques. La Maison des brouillards est son premier thriller.

Traduit de l’allemand par Catherine Barret

« Chaque secret en recèle un autre, jusqu’au retournement final. »

Le Monde

« Chaque secret en recèle un autre, jusqu’au retournement final. »

Le Monde
7,80 €
Kabukicho
Points
Étoile parmi les néons de Kabukicho, quartier sulfureux de Tokyo, Kate Sanders est l’hôtesse numéro un. Conteuse infatigable, elle enchante les hommes. Tant de succès ne finit-il pas par attiser l’envie ? Kate disparaît. À Londres, son père reçoit une photo d’elle, pâle, les yeux clos, suivie du message « Elle dort ici ». Pour le capitaine Yamada, le temps presse… Comment retrouver la Geisha du xxie siècle au cœur de ce théâtre où les faux-semblants sont rois ?

Dominique Sylvain, auteure de nombreux romans policiers, a longtemps vécu au Japon.

« Un fascinant roman noir aux allures de théâtre d’ombres, où les apparences, les faux-semblants, les mensonges et les névroses brouillent sans cesse les pistes d’une intrigue aussi emmêlée qu’un délicieux plat de nouilles yakisoba. »

Le Figaro Magazine

« Loin des clichés, les codes et les règles de la face cachée de Tokyo. »

M le Magazine du Monde
8,40 €
L'Affaire Isobel Vine
Points
Et dire qu’il s’était juré de ne plus y remettre les pieds. Quatre ans après avoir quitté la police de Melbourne, Darian Richards s’apprête à réintégrer les rangs de la Criminelle. Quel enquêteur ne rêverait-il pas de résoudre la célèbre affaire Isobel Vine ? Une affaire d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à la soirée fatale. Vingt-cinq ans après cette mort suspecte, Richards est bien décidé à faire triompher la vérité. Au risque de voir tomber ses plus proches alliés.

Tony Cavanaugh, romancier et scénariste, vit à Melbourne.

« Pas moyen et aucune envie de décrocher. »

Bernard Poirette, « C’est à lire », RTL

« Un cold case chaud et bien huilé. »

Julie Malaure, Le Point

Traduit de l’anglais (Australie) par Fabrice Pointeau
8,10 €
Deux enquêtes du juge Ti La Longue Marche du juge Ti & Médecine chinoise à l’usage des assassins
Points
Attaque des princes de la dynastie des Tang ou poison mortel dans l’entourage de l’empereur : qui mieux que le légendaire Juge Ti saura déjouer cette succession de meurtres machiavéliques ?

À l’aide d’une documentation méticuleuse, Frédéric Lenormand fait revivre pour ses lecteurs la Chine du viie siècle, cette glorieuse civilisation des Tang qui marqua l’apogée de l’Empire du Milieu.
10,50 €
Les Anges sans visage
Points
Minuit : l’heure du crime. En plein réveillon, personne n’entend les hurlements de la famille Wood. Père, mère et enfants sont massacrés avec un pistolet d’abattage. Comme du bétail. Tous, sauf Bradley, quatre ans, disparu sans laisser de traces. Le détective Max Wolfe, père célibataire, se lance désespérément à sa recherche. Seule piste : trente ans plus tôt, un homme a éliminé un père et ses trois fils de la même façon. Mais l’« Exécuteur » est mourant…

Après Des garçons bien élevés, Tony Parsons nous offre une nouvelle enquête de Max Wolfe.

« Une intrigue aux multiples rebondissements qui file à travers les pages et étend ses tentacules dans les recoins les plus sombres. »

The Times

Traduit de l’anglais par Pierre Brévignon
7,50 €
Mon vieux
Points
Alain, scénariste à succès, déchante lorsque sa fille sort défigurée d’un accident de scooter. Il se ruine pour lui rendre un visage. Alors son propre père réapparaît… Atteint d’Alzheimer, il végète dans un hôpital et Alain doit payer les frais. Dans le même temps, la canicule s’abat sur Paris et décime les personnes les plus âgées. Des pensées criminelles germent dans l’esprit du scénariste acculé…

Thierry Jonquet (1954-2009) est un maître du roman noir. Il est notamment l’auteur de Rouge, c’est la vie, Ad vitam aeternam, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte et Vampires, disponibles en Points.

« Comme toujours, on en sort ébloui par le talent de Jonquet et vaguement mal à l’aise tant est fidèle le miroir qu’il nous tend. »

Le Monde
9,30 €
Une enquête de l'inspecteur Chen Il était une fois l'inspecteur Chen
Points
De son enfance en pleine Révolution culturelle, Chen Cao garde en mémoire les dénonciations et les quolibets dont son père a été l'une des victimes humiliées. Quelques années plus tard, jeune policier, Chen se charge d'une affaire aux relents de corruption : l'assassinat d'un commerçant spolié puis réhabilité. Cette première enquête le ramène aux heures sombres de la Chine de Mao et réveille un douloureux passé. Poète de cœur et policier de métier, il dénoue cette énigme de main de maître et devient l'incorruptible inspecteur Chen. Qiu Xiaolong est né à Shanghai en 1953. Il s’est installé aux États-Unis après les événements de Tian’anmen. Toutes les enquêtes de l’inspecteur Chen sont disponibles en Points. « Le roman le plus émouvant de Qiu Xiaolong. » Les Échos Traduit de l’anglais (États-Unis) par Adélaïde Pralon
7,90 €
Mauvais Coûts
Points
Un regard acerbe sur le monde de l’entreprise et les relations humaines. Gaby Aspinall n’attend plus grand-chose de la vie. C’est un salaud. Acheteur dans une multinationale, à l’amoralité crasse, il y est comme un poisson dans l’eau. Il déteste, en vrac, les syndicats, Nespresso, Souchon, le rugby, ce sport de gros cons... Seuls les cinq à sept bâclés et les cuites au Get27 trouvent vaguement grâce à ses yeux. Alors si le passé s’invite dans sa petite vie bien réglée… « Une savoureuse tranche d'humour noir» L’Express Jacky Schwartzman est né à Besançon en 1972. Il a été libraire, barman et chef de rang dans divers restaurants. Il travaille désormais à Lyon dans une multinationale. Il a reçu le prix de la Page 111.
7,90 €
Une enquête du commandant Avraham Avraham Les Doutes d'Avraham
Points
Le monde de Maly s’effrite. Traumatisée par un viol, elle est déstabilisée par le comportement étrange de son mari, Koby. Alors que la pluie noie Tel-Aviv, il découche, ne travaille plus, fuit ses questions. Que lui arrive-t-il ? Dans le même temps, l’inspecteur Avraham, promu à la tête de la section des homicides, dirige sa première enquête. Il reconnaît la victime, violée quelques années plus tôt. Un policier aurait quitté son domicile peu avant qu’elle y soit retrouvée étranglée…

Dror Mishani enseigne la littérature israélienne et l’histoire du roman policier à l’université de Tel-Aviv et collabore occasionnellement au quotidien Haaretz. La première enquête d’Avraham Avraham, Une disparition inquiétante, a reçu le prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points.

« Ce qui intéresse Dror Mishani, ce sont les gens. Leur vie, leurs émotions, leurs ambitions petites ou grandes, leur regard sur les autres, leurs semblables si dissemblables. »

Le Point

Traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz
8,95 €
Une enquête de Claire DeWitt La Ville des brumes
Points
« Suivez les indices. Ne croyez rien. Doutez de tout. »

Quand Paul Casablancas, l’ex-petit ami musicien de Claire, est retrouvé mort dans sa maison de San Francisco, la police est convaincue qu’il s’agit d’un simple cambriolage. Mais Claire sait que rien n’est jamais simple. Avec l’aide de son nouvel assistant, elle suit les indices, trouvant notamment un nouvel éclairage sur le destin de sa sœur de sang Tracy, évaporée dans le métro de New York dans les années 1980. Alors que les visions du passé lèvent le voile sur les secrets du présent, Claire commence à saisir les mots de l’énigmatique Jacques Silette : « Le détective ne saura pas de quoi il est capable avant de se heurter à un mystère qui lui transperce le cœur. »

Ex-libraire de Brooklyn, Sara Gran vit à Los Angeles. Elle est l’auteur de Viens plus près, Dope et La Ville des morts, disponibles en Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton
7,80 €
Sur les hauteurs du mont Crève-Cœur
Points
Qui Kelli a-t-elle retrouvé sur le mont Crève-Cœur, ce jour fatal de 1962 ? Trente ans après, personne n’a compris. Pas même moi. Car il n’y en avait pas deux comme elle : fervente avocate de la cause des Noirs, belle et passionnée. Son souvenir hante notre petite communauté blanche et conservatrice, ici à Choctaw, Alabama. Je dois parler. Je dois raconter ce rêve d’amour devenu cauchemar qui a distillé le poison.

Thomas H. Cook est salué comme l’un des plus grands auteurs de polars américains.

« Un très grand roman qui déroule sa spirale infernale au cœur de l'âme humaine. Magnifique ! »

Le Télégramme

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Loubat-Delranc
7,50 €
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte
Points
Septembre 2005, Anna Doblinsky obtient son premier poste au collège de Certigny, dans le 9-3. Zone industrielle, HLM, trafics, bagarres entre bandes rivales, influence grandissante des salafistes : le décor est planté. Seul Lakdar Abdane, jeune beur très doué, sort du lot. Pourtant, une erreur médicale va bouleverser sa destinée…

Né en 1954, Thierry Jonquet a publié une quinzaine de romans noirs et policiers, dont Mygale, Moloch, Ad vitam aeternam et Mon vieux. Décédé en 2009, il laisse une œuvre résolument politique, qui a ouvert les frontières du genre.

« Un livre qui cogne. »

Télérama
9,30 €
L'Affaire des coupeurs de têtes
Points
C'est jour de fête à Kita. Au rythme des tambours, la foule célèbre la victoire de l'équipe de football. Au cœur de l'agitation, un mendiant décapité est découvert. L'esprit des collines l'avait pourtant prédit : des têtes tomberont jusqu'à ce que la cité pécheresse ait retrouvé sa vertu. Le commissaire Habib et le jeune Sosso sont dépêchés sur place. Alors que les cadavres se multiplient, les deux hommes se heurtent aux résistances d'une ville prise entre tradition et modernité et en proie à de nombreux démons. Moussa Konaté (1951-2013) est né à Kita (Mali). Dramaturge, romancier et éditeur, il n'a eu de cesse de prêter sa voix à un continent souvent réduit au mutisme. L'inspecteur Habib mène l'enquête dans Meurtre à Tombouctou, L'Empreinte du renard et La Malédiction du lamantin. « Un régal de polar africain. » Bernard Poirette, « C'est à lire », RTL
6,95 €
Lagos Lady
Points
Quand on est blanc et journaliste, on ne se promène pas seul à Lagos. Guy Collins aurait dû s'en douter. Sa virée à la découverte des boîtes nigérianes tourne court : devant le Ronnie's, le corps d'une prostituée a été balancé dans le caniveau, les seins tranchés. Collins est embarqué et jeté dans une cellule surpeuplée. La sublime Amaka lui sauve la mise. Ange gardien des filles des rues, elle le croit reporter à la BBC et compte sur lui pour enquêter sur cet assassinat… Leye Adenle est né au Nigeria en 1975. Il est considéré par sa famille comme la réincarnation du roi des Oshogbos. Il vit désormais à Londres où il travaille comme chef de projet et, à l'occasion, acteur. Lagos Lady est son premier roman. « Un rythme d'enfer avec des personnages impeccablement brossés. Il est quand, le prochain vol pour Lagos ? » Le Point Traduit de l'anglais (Nigeria) par David Fauquemberg
9,30 €
L'Empoisonneuse d'Istanbul
Points
Istanbul : destination de vacances idéale pour le commissaire Charitos et sa chère épouse Adriani. Mais le séjour est bientôt troublé par Maria, une nonagénaire qui aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul. Afin d'éviter l'incident diplomatique, Charitos est chargé d'enquêter aux côtés d'un jeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces. La vieille Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d'avance sur la police… Petros Markaris est né en 1937 à Istanbul d'un père grec et d'une mère arménienne. Romancier, dramaturge, traducteur et scénariste, il se fait la voix de la Grèce d'aujourd'hui. « Un des livres les plus réussis de Petros Markaris. » Libération
8,95 €
Le Crime
Points
Avant ils étaient heureux, une famille heureuse, et puis ils l'avaient appris et leur vie était devenue un enfer. Ils ont tout caché, surtout pour leur fille. Mais se sont engagés à lui parler le jour de ses dix-huit ans. Tous les trois, ils ont attendu ce moment et craint son arrivée. La mère veut tenir sa promesse. Le père doute que la vérité les libère du cauchemar. La fille se révolte, essaie de survivre, de les tenir à l'écart. Elle les hait autant qu'elle les aime… « Une histoire qui risque de vous poursuivre longtemps. » Marie-France Traduit de l'islandais par Éric Boury
6,50 €
Le Lagon noir
Points
Il est des disparitions qui hantent un homme, des enquêtes qui forgent un policier. Le lagon bleu était un petit paradis avant qu’on y trouve un cadavre. Un ingénieur de la base américaine qui serait tombé d’un avion. Dans l’atmosphère de la guerre froide, la police s’intéresse à de mystérieux vols effectués entre le Groenland et l’Islande. En parallèle, l’inspecteur Erlendur enquête sur une jeune fille disparue sur le chemin de l’école quarante ans plus tôt, à l’époque où la modernité arrivait clandestinement en Islande, portée par les disques de rock et les jeans venus de la base américaine… Traduit de l’islandais par Éric Boury
8,95 €
La Peine capitale
Points
Félix Chacaltana a assez d'ennuis comme ça. Entre sa vieille mère bigote, sa fiancée au désir pressant et son travail d'archiviste, il a vraiment besoin de son seul ami : Joaquín Calvo. Seulement, ce dernier a été tué d'une balle en pleine tête et son appartement saccagé… Était-il autre chose qu'un paisible professeur ? Alors qu'en plein mondial de foot 1978 nul ne s'intéresse à autre chose qu'à l'équipe nationale du Pérou, Chacaltana remonte jusqu'à une sordide histoire de trafics d'enfants. Traduit de l'espagnol (Pérou) par François Gaudry
8,30 €
L'Innocence pervertie
Points
Angelica, 18 ans, était la plus jolie fille d'Atlanta. Maintenant, elle gît dans un terrain vague et Frank Clemons, inspecteur alcoolique et divorcé, pense en voyant son corps à celui de sa propre fille, suicidée trois ans plut tôt. Cette enquête sera sa rédemption. Mais très vite, les questions surgissent : de quoi Angelica est-elle morte ? De qui était-elle enceinte ? Que cherchait-elle dans les galeries d'art un peu louches de la ville ? Et pour Frank, le mystère Angelica devient une obsession…
7,40 €
Sex beast
Points
Suspecté de 34 assassinats, Gerard Schaefer, policier, avoue à Stéphane Bourgoin qu'il aurait commis une centaine de meurtres. À quelques pas du couloir de la mort, il est poignardé de quarante coups de couteau. Après des années d'enquête aux côtés du shérif et des avocats des victimes, des entretiens avec les codétenus et l'ex-petite amie du serial killer, Stéphane Bourgoin dresse le portrait terrifiant et douloureux de Sex Beast. Spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin est mondialement reconnu. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur le sujet, dont le best-seller Le Livre noir des serial killers, disponible en Points.
6,50 €
Dope
Points
Josephine devrait être morte. D’une overdose, ou d’une balle. Pourtant elle tente de refaire sa vie. Un couple fortuné lui propose de rechercher leur fille, Nadine, disparue après avoir sombré dans la drogue. Elle relève le défi. La voici donc de retour dans les bars de nuit des bas-fonds de Manhattan, parmi les junkies, les dealers, les prostituées et les fantômes de son propre passé.

« Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. »

Lee Child

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Françoise Smith
7,20 €
L'Archange du chaos
Points
Une des plus talentueuses voix féminines du polar français Dans la cave d'un chantier désert, pas d'empreintes, ni d'ADN. Seul un corps en décomposition, disposé selon un étrange schéma. La victime a été torturée puis soignée. Incompréhensible pour le commandant Carat et le lieutenant Kehlmann. Y a-t-il un lien entre cet étrange rituel et l'ordalie, un jugement de Dieu pratiqué au Moyen Age ? La justice des hommes rattrapera-t-elle la justice « divine » ? « Tout chez Dominique Sylvain est savamment dosé, autant le gore que l'humain ou le psychologique. Épatant ! » Marie-France
7,80 €
Evangile pour un gueux
Points
Entrailles de Paris, camps de fortune, bouches de métro fumantes. L'hiver est mortel pour les miséreux. À la veille de Noël, dix clochards se barricadent dans Notre-Dame. Mouss, leader proclamé par la presse « messie des gueux », revendique leur droit au logement et déchaîne les médias. Des mois plus tard, le corps de Mouss est repêché dans la Seine, pieds et mains percés. Une blessure sur le flanc. Qui a été son Judas ? Nouvelle plongée dans les bas-fonds de Paris pour le père Kern et la juge Claire Kauffmann « Alexis Ragougneau nous donne ici son meilleur en réinventant la Cour des miracles. » Le Point
7,70 €
Dodgers
Points
À quinze ans, East est déjà un petit caïd : devant la taule où on vend et consomme de la dope, il est le chef de l'équipe de guet. Le jour où les flics débarquent, c'en est fini de son job. Pour conserver sa place dans le gang, East doit se racheter. Quitter L.A., récupérer des armes et éliminer un juge à l'autre bout du pays, là où il neige. Le tout dans un monospace pourri et avec une équipe de bras cassés. Une équipée sauvage… « Un des plus grands polars littéraires que vous lirez jamais. » Donald Ray Pollock « Équipée (presque) sauvage à travers les États-Unis. Aussi réaliste qu'imagé, un premier roman bien trempé. » L'Express Traduit de l'anglais (États-Unis) par Samuel Todd
7,80 €
Islander - Tome 01
Glénat BD
Futur proche

Le continent européen est victime de catastrophes multiples, des réfugiés de tous les pays s'amassent au port du Havre, lieu de transit vers un hypothétique salut. L'Islande est encore épargnée, mais pour combien de temps ? Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter sa chance en subtilisant le pass d'une migrante, sans savoir que l'Islande aussi se déchire à leur sujet. Ballotté dans le chaos du monde, Liam découvrira qu'il a pris la place d'une femme impliquée dans un mystérieux projet, "Islander" ; sa rédemption, si Liam et ses nouveaux compagnons parviennent à survivre.

Après *Sangoma,*le duo explosif formé par Caryl Férey et Corentin Rouge est de retour avec une trilogie sous haute tension. Un récit d’anticipation plus réaliste que jamais, qui nous emporte vers des terres gelées où espoir, conscience politique et drames intimes se côtoient. Les auteurs inversent l’ordre du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui dans un premier tome aussi haletant que prémonitoire.
26,00 €
Beneath the Trees where Nobody Sees
Ankama
Dans la paisible petite ville de Woodbrook, tout le monde se connaît. Mais connaît-on vraiment ses voisins ? Que font-ils quand ils pensent que personne ne les voit ? C’est ce que va tenter de découvrir Samantha Strong, avant que le tueur qui sévit en ville ne mette en péril sa parfaite petite vie...
19,95 €
Biguden Folklor
Paquet
Une nuit, en Bretagne sud... Le Wig-a-wag glaçant du charriot de triste augure rompt le silence... Quand le temps est venu, la mort ne connaît ni détour, ni retard... Lankou fauche toujours à l'heure ! Heu... Enfin, presque toujours, ça dépend si le cheval qui tire la carriole veut bien faire ce qu'on lui dit... Car cette fois, il semblerait que l'affaire s'annonce plus compliquée que simplement aller ramasser une âmer perdue... Un autre spectre s'est invité, et c'est pas une bonne nouvelle !
12,90 €
Ulysse & Cyrano
Casterman
Ulysse Ducerf va passer le bac. Les maths ne le passionnent guère, mais impossible de se défiler quand on est promis à un brillant avenir : l'École polytechnique puis la reprise, un jour, des cimenteries familiales. Telle est la volonté du père d'Ulysse, mais ce dernier est rattrapé par de graves accusations : 10 ans plus tôt, son entreprise aurait participé à l'effort de guerre allemand. La famille s'installe en Bourgogne, où Ulysse fait la connaissance d'un homme bourru et secret. Le choc est immédiat : Cyrano et la grande cuisine vont bouleverser à jamais la vie d'Ulysse... Ce récit culinaire dans la France des Trente Glorieuses mettra en appétit ses lecteurs tout en posant des questions aussi nécessaires qu'universelles : qu'est-ce que le plaisir ? Où se trouve l'épanouissement... et comment l'atteindre ?
34,90 €
Donjon monsters. Donjon Monsters T19 - La Dernière heure
Delcourt
Lewis Trondheim et Joann Sfar font appel au talent d'Emmanuel Lemaire pour un exercice de style exceptionnel : un album sans personnage et tout en alexandrins, riche en révélations sur l'histoire du Donjon.

Hyacinthe de Cavallère, Chemise de la Nuit, Gardien du Donjon, a connu une vie incroyable, jalonnée d'aventures et de trahisons, d'épreuves et de pertes. A quelques jours de sa mort, du bout de sa plume tremblante, il retrace ses mémoires et apporte un nouvel éclairage sur des faits essentiels de son histoire familiale et amoureuse...
11,95 €
Le Duel
Soleil
Strasbourg, 19ème siècle. Deux lieutenants de l'armée de Napoléon 1er s'opposent dans un duel qui sera le premier d'une longue série. À chaque rencontre, lors de campagnes militaires, les deux hommes s'opposeront sans raison apparente...

À Strasbourg, en 1800, alors que Bonaparte est sur le point de s'engager dans la seconde campagne d'Italie, les troupes du général Treillard chassent l'ennui en se battant en duel. Après une vive altercation entre Armand d'Hubert et Gabriel Féraud, une lutte de dix années va mettre aux prises deux des plus valeureux soldats. Les deux hommes chercheront à venger leur honneur bafoué.
16,50 €
Léonarde - vol. 03
Drakoo
Les épidémies de malchance, ça n'existe pas... les créatures magiques susceptibles, si !

À Ptiorupt, chacun s'accorde à dire que Curienne, la nouvelle gouvernante, est exceptionnelle. Depuis son arrivée, tout le monde vit dans le luxe ! Mais le repos est de courte durée : le prince Pippin semble victime d'un sortilège de malchance qui se transmet peu à peu aux habitants du château... alors que des émissaires sont attendus d'un jour à l'autre ! Face à cette nouvelle menace, Léonarde et ses amis vont devoir enquêter et faire preuve d'une vigilance sans faille. D'autant plus que le danger ne se terre pas toujours où l'on s'y attend...
16,90 €
Yoko Tsuno - Tome 32 - L’intelligence intemporelle
Dupuis
Alors qu'Émilia est partie avec son père observer le déplacement des icebergs en Arctique, Yoko reçoit la visite de Khâny qui lui explique qu'un vaisseau fantôme revient tous moteurs coupés vers la Terre et qu'elle aimerait avoir l'assistance de son amie pour l'explorer et... neutraliser d'éventuels ennemis ! Car la navette en perdition porte sur son dos un engin pour le moins inquiétant : un désintégrateur géant qui peut éliminer les astéroïdes... ou avoir une mission bien plus inquiétante.
12,95 €
Val & les chevaliers - Tome 1
Dargaud
Valentin vient de s’installer à Paris pour étudier à l'université. Une nuit, alors qu’il rentre d’une fête, il est sauvé in extremis de l’attaque d’une Ombre par un groupe de filles avec des armes magiques : Nora, Tina, Liliane et Émilie font partie des Chevaliers de lumière qui protègent Paris des envahisseurs depuis la nuit des temps et dont Val pourrait être l’ultime membre manquant ! Sauf que c’est un garçon… et qu’il n’a aucun pouvoir !
18,50 €
Runes
Casterman
Les ténèbres, fraîchement libérées du labyrinthe d'obsidienne, cherchent désormais à maîtriser la magie sauvage, celle que Bruno avait utilisée pour les enfermer. Ils doivent pour cela réunir trois reliques : la couronne du roi Mango, le bracelet de Margaret et une épée magique, en possession de Daï. Commence alors une nouvelle aventure pour Daï et Chiri qui devront impérativement empêcher la réunion de ces trois objets. Ils peuvent heureusement compter sur leur équipe de choc pour les épauler dans cette lourde tâche !
16,00 €
Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring
Ankama
En 1986, Daniel Brewer a disparu de Centerville sans laisser de trace. Depuis, sa soeur Monica n’a jamais cessé de le chercher, arpentant les commissariats, les hôpitaux et les morgues de la grande métropole. Les fausses pistes et les déceptions l’ont rendue amère, alors, quand huit ans après, ses recherches la conduisent à Woodbrook, Monica est prête à tout pour obtenir des réponses, même au pire…
20,90 €
Valhalla Bunker - Tome 03
Glénat
Une saga intersidérale !

Nous sommes toujours dans un petit bled américain ordinaire et sans histoire… jusqu’au jour où le chaos frappe : la ville est réduite en ruines sous les assauts de nazis revanchards. Surgis de la montagne, ces envahisseurs mystérieux déferlent sans prévenir. Face à eux, une poignée de survivants excentriques lance une contre-attaque aussi explosive qu’absurde, armée d’un matériel de guerre de fortune. Entre trahisons et armes expérimentales instables, c’est le dernier espoir d’un petit coin d’Amérique pour repousser l'apocalypse.

Ce troisième album du second cycle nous offre une course contre la montre complètement déjantée, mêlant action héroïque et humour absurde, au milieu de débats enflammés sur le tennis de table et les urgences capillaires du président des États-Unis.
17,00 €
Paris est un roman
Gallimard
De la fenêtre de ma mansarde qui dominait les toits en zinc, j'imaginais que Paris contenait les clés d'une vie aventureuse riche en rencontres. Tant de romans m'incitaient à y croire. Ils suscitaient en moi le désir de rejoindre les passions et les fièvres de leurs héros. Mais la ville semblait sourde à mes appels. Ses monuments impressionnants autant que les luxueux appartements des beaux quartiers me paraissaient irrémédiablement fermés. Par quelle magie leurs portes s'ouvriraient-elles ? Le désespoir me gagnait. Et si rien ne m'arrivait ? Ces portes, pourtant, se sont ouvertes. J'étais loin d'imaginer qu'elles se montreraient si accueillantes. Que Paris recèlerait pour moi tant de trésors, que ses rues froides et hostiles deviendraient le théâtre d'une vie de rêves réalisés. C'est ce curieux itinéraire que je décris, fait d'enthousiasmes, de rencontres, de passions amoureuses, dans ce Paris qui maintenant a pris la forme de mon coeur : de ses aspirations folles et de ses enchantements irréels. J.-M. R.
19,00 €
L'Homme qui rit - Quatrevingt-treize et autres romans
Gallimard
Deux volumes de romans de Hugo figurent déjà au catalogue de la Pléiade : Les Misérables depuis 1951, aujourd'hui disponible dans une nouvelle édition (2018), et depuis 1975 un volume réunissant Notre-Dame de Paris (la fatalité des dogmes) et Les Travailleurs de la mer (la fatalité des choses). Le présent ouvrage vient compléter ce pan de l'oeuvre de Hugo en rassemblant ses romans les plus politiques : les deux versions (1820 et 1826) de Bug-Jargal, le récit que le très jeune écrivain a consacré à la question de l'esclavage ; Le Dernier Jour d'un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux variations sur le thème de la peine de mort ; et les deux romans majeurs, L'Homme qui rit (1869) et Quatrevingt-treize (1874), qui s'inscrivent dans un projet de triptyque - "Espérance / Liberté / Progrès" - évoqué dans la Préface de L'Homme qui rit : "Le vrai titre de ce livre serait L'Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé La Monarchie. Et ces deux livres [...] en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé : Quatre-vingt-treize." Comme on le sait, La Monarchie ne sera jamais écrit. Mais "l'immensité de cette minute épouvantable, 93" conduira Hugo à achever sa trajectoire romanesque avec un chef-d'oeuvre, Quatrevingt-treize, où sont célébrés "les idéaux d'une démocratie révolutionnaire qui indique la voie de l'avenir" (Umberto Eco). Tous ces romans peuvent être lus comme des aventures de la pensée. On y a joint, sous le titre Interventions, différentes réflexions et prises de parole de Hugo sur la peine de mort, la misère, le droit et la loi, l'exil.
76,00 €
L'Amant et autres écrits
Gallimard
Indochine, fin des années 1920. Une mère lutte contre l'océan qui rend incultivable sa concession. Sa fille est courtisée par un homme riche, mais l'affaire n'aboutit pas. Son fils cède à la violence. En 1950, Un barrage contre le Pacifique est l'un des premiers sommets de l'oeuvre de Marguerite Duras. Bien que le roman soit autobiographique, l'histoire intime de la jeune fille, rebaptisée Suzanne, y est comme tenue à distance. Le temps n'est pas encore venu. L'Éden Cinéma de 1977, pièce "à lire autant qu'à entendre", est la réécriture du roman pour la scène. Le Barrage était l'histoire d'un héroïsme ; Duras tient sa pièce pour l'histoire d'une femme "comme les autres". Un premier verrou a sauté ; la relation entre la jeune fille et le "petit frère" se fait plus explicite, au point que le metteur en scène Claude Régy voit dans l'inceste un motif essentiel de l'ouvrage. Quoi qu'il en soit, il existe à présent un "cycle indochinois" dans l'oeuvre de Duras. Le livre qui en sera la clé de voûte paraît en 1984 et obtient le prix Goncourt. Tout va changer pour Marguerite. Et dans L'Amant tout a déjà changé. Le ton, le style ni la narration ne sont plus ceux du Barrage. La célèbre "écriture courante" durassienne est à l'oeuvre. Les images mentales se mêlent à la description de photos absentes : un album photographique sans photographies, dira Sylvie Loignon. Et le récit de l'éveil des sens. Duras a gagné sa "bataille avec le silence", elle dit ce qu'elle avait tu jusqu'alors, "la défloration de l'enfant blanche" par l'amant chinois : déshonneur, transgression, scandale. Le cinéma s'en mêle. Elle veut écrire l'adaptation, mais son scénario est mis de côté. On connaît la suite. L'Amant de la Chine du Nord est en 1991 le livre né du projet de film lui-même né du livre qui a porté à son point d'ébullition l'histoire racontée dans un premier livre puis sur scène. Les éléments constitutifs du cycle indochinois restent en place, mais ils portent, profondément gravée, la marque du film qui n'a pas eu lieu et à quoi Duras songe encore, au conditionnel ("en cas de film..."). "C'est un livre. / C'est un film." Le texte tire de cette hybridité une force unique. Essentiels dans l'oeuvre de Marguerite Duras, ces quatre livres, enrichis de documents qui en éclairent la conception, l'écriture et la réception, se trouvent réunis dans ce Tirage spécial, qui comporte en outre - hors texte - les photos "absentes".
64,00 €
Alice / La Chasse au Snark
Gallimard
Alice a eu trois vies sous la plume de Lewis Carroll. Ses premières aventures sont souterraines, confiées par l'auteur à un manuscrit (enluminé par lui-même) qu'il adressera en cadeau de Noël à l'"enfant-chérie", Alice Liddell, en 1864. Un an plus tard, curieuse et réfléchie, gourmande de gâteaux et de conversations, Alice affirme au grand jour un scepticisme tempéré dans le récit d'un rêve cruel de rencontres merveilleuses où elle ne cesse de changer désespérément de taille. Triomphante, enfin, en 1871, elle traverse un miroir enchanté pour s'assurer sur un échiquier de fantaisie un trône de Reine. John Tenniel a donné aux membres de ces cours loufoques des traits inoubliables. Carroll, de son côté, après s'être amusé avec Alice à écouter des leçons de morale absurdes et des poèmes farfelus, s'est lancé seul, en 1876, à bord d'une nef des fous victorienne où l'on s'exprime en vers rimés, dans une chasse au Snark - créature indéfinissable, fabuleuse et fatale, que l'on poursuit, un dé à coudre au doigt et l'espoir au coeur. Ph. J. Les illustrations des éditions originales sont intégralement reproduites. Le manuscrit calligraphié et illustré par Carroll d'Alice sous terre est proposé en fac-similé et accompagné de sa traduction française. Le dossier iconographique rassemble des images réinventant, édition après édition, les scènes et personnages des aventures d'Alice.
64,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
78,00 €
Dracula et autres écrits vampiriques
Gallimard
Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien - aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux -, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui. Depuis le début du XIXᵉ siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de "vampire". Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron. Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'oeuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.
69,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Récits
Gallimard
H. P. Lovecraft est un créateur de mondes, doublé - on ne mesure pas toujours à quel point - d'un grand écrivain. Son oeuvre a irrigué de larges pans de la culture, inspirant dessinateurs, philosophes, et surtout écrivains qui, de Borges à Michel Houellebecq, furent nombreux à lui rendre hommage. À la fois célébré pour la théogonie qu'il a mise en place et décrié pour son racisme, lié par un attachement viscéral à sa Nouvelle-Angleterre natale, il est un écrivain inclassable. Il s'abreuve, dans un premier temps, aux sources de Poe, de Lord Dunsany, ou encore du mouvement décadent, mais il fait rapidement éclater le cadre du récit fantastique en y introduisant les concepts et le vocabulaire des sciences. Mieux encore, il renouvelle le genre en lui donnant une dimension cosmique qui témoigne de l'insignifiance de l'homme dans un univers qui le dépasse. Des divinités énigmatiques et terrifiantes, Cthulhu, prêtre des Grands Anciens, Nyarlathotep, le Chaos rampant, Azathoth, le Néant primordial, Yog-Sothoth, "Tout en Un et Un en Tout", forment son panthéon. Confronté à cette altérité absolue, le héros de Lovecraft a un seul but : la connaissance, un seul chemin : la découverte de la présence universelle du Mal, une seule issue : la démence ou la mort. Vingt-neuf récits composent ce volume, depuis les premiers contes horrifiques jusqu'aux grands récits qui, écrits à partir de 1926, feront la renommée de leur auteur. Tous bénéficient de nouvelles traductions.
76,00 €
Manifestes du surréalisme
Gallimard
Défini par André Breton comme "un certain automatisme psychique qui correspond assez bien à l'état de rêve, état qu'il est aujourd'hui fort difficile de limiter", le surréalisme aurait aujourd'hui cent ans. À la vérité, il peut passer pour beaucoup plus vieux. Il a en effet sa généalogie, dans laquelle Breton enrôle les plus illustres et les plus inattendus des esprits d'autrefois, "à commencer par Dante et, dans ses meilleurs jours, Shakespeare", sans oublier Sade, Chateaubriand, Hugo et d'autres : l'histoire du surréalisme se confond avec celle de l'esprit dans ce qu'il eut toujours de meilleur, de plus inventif et de plus ambitieux. Mais il est aussi plus jeune : Breton ne veut pas se détourner du présent, et il entend façonner le futur. Textes de combat, les Manifestes constituent pour lui l'oeuvre d'une vie, une sorte de work in progress, tentative à jamais inachevable de définir et de redéfinir le surréalisme dont il avait, avec d'autres, inventé la formule et initié le mouvement. L'édition la plus complète des Manifestes paraît en 1962. Toutes ses composantes ont été reprises dans ce "Tirage spécial", et l'on y a joint quelques-uns des écrits qui les éclairent et les prolongent. Ainsi construit, l'ensemble fait apparaître à la fois la formidable cohérence et l'extraordinaire mobilité de la pensée de Breton, la perpétuelle diversité des objets qu'elle se donne et le caractère constant des convictions qu'elle exprime.
72,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
La Pléiade
Gallimard
C'est en 1547 que paraissent les premiers poèmes de Ronsard et de Du Bellay. En 1549-1550, Du Bellay publie La Deffence, et illustration de la Langue Francoyse, à la fois traité sur la langue et art poétique, et L'Olive, premier recueil de sonnets et de vers lyriques originaux en français. Ronsard donne le premier recueil d'Odes françaises. À Lyon, entre 1549 et 1552, voient le jour des volumes de poésie amoureuse dus à Pontus de Tyard et à son cousin Guillaume Des Autels, lequel prend en outre part aux débats sur les genres littéraires. 1552 et 1553 sont des années décisives, avec Les Amours de Ronsard, ceux de Baïf, la première tragédie française à l'antique, la Cleopatre captive de Jodelle, et le scandale des Folastries. Dans Le Cinqieme [Livre] des odes augmenté, Ronsard insère son élégie à Jean de La Péruse, dans laquelle il sélectionne sept poètes : lui-même, Du Bellay, Tyard, Baïf, Des Autels, Jodelle et La Péruse. Le mot "Pléiade" ne figure pas dans le texte. En 1555, dans l'Hymne du Roy de France Henry II, Ronsard dresse une nouvelle liste. La Péruse est mort ; Des Autels, effacé ; Peletier et Belleau font leur apparition. (Dans une élégie de 1556 où Ronsard emploie pour la première fois le mot de "Pléiade", Belleau "vien[t] en la brigade / Des bons, pour acomplir la setiesme Pliade".) Cette année-là, Tyard augmente ses Erreurs amoureuses. Ronsard et Baïf chantent de nouvelles dames. Dans La Rhetorique de Foclin, les exemples sont tirés des oeuvres des poètes de la Pléiade. La décennie où a fleuri la Pléiade est exceptionnelle dans l'histoire de la poésie comme dans celle de la langue. Ce volume donne à lire des pièces poétiques célèbres ou moins connues, fait revivre les débats poétiques et linguistiques, et propose, outre La Deffence, le premier art poétique en français, les premières tragédies et la première comédie du répertoire français, la première rhétorique moderne. La section finale est consacrée aux réactions des contemporains.
75,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Faire d'une « œuvre petite et fermée comme un poing » (Pierre Michon dixit) quelque chose qui ressemble à un livre : délicate entreprise. Car il faut aussi que le livre ressemble à l'œuvre et ne tire pas sa forme de vieilles routines. Rimbaud a fait imprimer Une saison en enfer et à peu près rien d'autre. L'invention éditoriale est donc permise. Subdivisions, périodisations, classifications et déclassements ont parfois fait de l'éditeur un biographe déguisé ou un commissaire-priseur. Or, s'il s'est lui-même essayé à des regroupements, Rimbaud n'a jamais fini le travail. L'achever pour lui – distribuer ses œuvres dans des cases entérinées par l'usage ou imaginées pour l'occasion –, c'est plaquer des catégories posthumes sur une énigme vivante.

Sous l'intitulé Œuvres et lettres – mais À la recherche d'une voix aurait été un titre acceptable –, cette édition présente l'œuvre (en prose et en vers) dans sa continuité (et ses ruptures), selon une chronologie avérée ou conjecturale. De chaque poème on offre, successivement, les différentes versions connues, y compris celles que Rimbaud a insérées dans ses lettres. La typographie varie selon qu'on donne à lire un manuscrit autographe ou une copie, voire une publication non autorisée par l'auteur. Puis viennent les lettres écrites par Rimbaud entre 1870 et 1875 (dont les lettres du « voyant », bien sûr), avec à nouveau, le cas échéant, les poèmes qui y sont inclus et qui peuvent donc être lus, cette fois, dans leur contexte.

Tout ce qui suit est hors d'œuvre. Sous l'intitulé Vie et documents paraît la « Chronologie », qui est habituellement placée en tête des volumes de la Pléiade. On y glisse, à leur date, les lettres écrites par Rimbaud de 1878 (« J'arrive ce matin à Gênes... ») à sa mort. On propose en outre un choix de documents ; ils ne dissipent pas le mystère, tout au plus en dessinent-ils les contours. Mais qu'y a-t-il de plus énigmatique chez Rimbaud ? Son silence ? ou bien plutôt sa voix ?
64,50 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
75,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
68,00 €
Romans
Gallimard
Ce volume propose la "trilogie du travail" formée par En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), ainsi qu'À l'est d'Éden (1952), roman de la maturité.

Le fil conducteur des trois premiers livres, c'est la réaction de l'individu à la pression du groupe. En un combat douteux, qui prône l'action collective, revêt une dimension épique. Des souris et des hommes traduit, par la simplicité de son intrigue et ses ressorts dramatiques, la dimension tragique d'une humanité abandonnée à la fragilité de ses rêves. Les Raisins de la colère, grand roman de la route, entremêle le destin de la famille Joad et des chapitres "collectifs" qui élargissent la perspective à l'ensemble du "peuple". À l'est d'Éden enfin donne corps à l'imaginaire familial de Steinbeck et illustre la faculté de l'homme à choisir son destin. S'y mêlent souvenirs intimes et éléments allégoriques et historiques ; le bien et le mal s'y livrent une lutte placée sous le signe de Caïn.

En s'inspirant de thèmes et de figures bibliques, Steinbeck participe à l'écriture du mythe américain, y compris dans ses aspects les plus désespérés. Marqués au fer rouge par la Grande Dépression, ses personnages, laissés-pour-compte du rêve américain, sont des victimes de la modernité en marche. Dans des dialogues d'une grande virtuosité, le romancier fait entendre la crudité de leur langue (ce qui choqua ses contemporains) et leur confère une présence véritablement poétique. Quant aux analyses écologiques, économiques et sociales qui sous-tendent ses livres, elles demeurent troublantes d'actualité.
72,00 €
Peter Pan
Gallimard
Les mythes ne sont la propriété de personne. Tout le monde connaît Peter Pan, mais rares sont les lecteurs qui, aujourd'hui, se souviennent du nom de son créateur, J. M. Barrie. Le personnage apparaît au sein d'une sorte de conte pour enfants inséré au coeur d'un roman pour adultes, Le Petit Oiseau blanc (1902). Dès 1904, Peter fait ses débuts sur les planches, en compagnie de la fée Clochette, du capitaine Crochet et des autres figures d'un pays imaginaire, le Neverland. La pièce s'intitule Peter Pan ou le Petit Garçon qui ne voulait pas grandir. Deux ans plus tard, les chapitres du roman de 1902 où figure ce jeune héros sont repris sous le titre Peter Pan dans les jardins de Kensington en un volume orné de planches d'Arthur Rackham. En 1911, un nouveau roman, Peter et Wendy, réorganise et complète l'histoire portée à la scène et restée inédite. Barrie ne publia qu'en 1928 sa pièce, dont il a retouché le texte pendant plus de vingt ans. Toujours jouée avec succès sur les scènes anglophones, elle restait jusqu'ici confidentielle en français. Ce volume présente dans des traductions nouvelles les textes participant du mythe de Peter Pan - dont certains étaient restés inédits du vivant de l'auteur - et les accompagne d'importants dossiers iconographiques.
67,00 €
Œuvres complètes I, II
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
148,00 €