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Résultats de recherche pour 'Découpe et colle' (16171)

l'archer du pont de l'alma
Grasset
Un homme quitte sa femme, son fils, son travail, Paris… Pourquoi ? Il ne le sait pas lui-même, il suit son corps, saisi par des pulsions buissonnières, vagabondes. Commence une drôle de cavale qu’il n’a pas programmée et qui va l’entraîner sur les routes du Sud, jusqu’à Gibraltar, avant qu’il revienne à Paris pour devenir « l’archer du pont de l’Alma » : le héros d’un fait divers à peine croyable qui va bouleverser tout un pays. Que lui est-il arrivé ? Comment en est-il arrivé à ne plus maîtriser sa vie, son destin ? Comment a-t-il pu se retrouver ainsi propulsé à la une des journaux ? L’homme enquête sur sa propre histoire, sur les motivations de son corps, sur les raisons profondes de son comportement, sur son goût très inattendu pour le tir à l’arc – où il excelle soudain. Mais sait-on jamais ce qui vous porte ? L’homme veut le savoir à tout prix, pour se réconcilier avec lui-même. Pour cela, il n’hésite pas à s’appuyer sur l’enquête de la police, se lançant dans un étonnant pas de deux avec le commissaire chargé de le confondre… L’archer du Pont de l’Alma, second roman d’Hervé Algalarrondo, fait entrer le lecteur dans un univers décalé. On songe au Camus, de L’Etranger, au Kafka de La Métamorphose, au Pérec de L’homme qui dort : à chaque page, l’anormal grignote la norme, l’atypique chasse le stéréotype, le fantastique se mêle au quotidien. Est-ce un rêve que fait le héros, ou est-il plongé dans une mécanique implaquable, qui le révélera à lui-même ? Il y a au moins deux lectures à ce roman : l’une policière, qui s’attache strictement aux pas du héros, lancé dans une course effrénée, dont il ne perçoit pas l’issue ; l’autre onirique, qui fait apparaître le héros comme un somnambule, jouet de ses névroses : son corps se venge, parce qu’il a trop longtemps été bridé, son corps vit sa vie, parce qu’il a trop longtemps été placé sous l’éteignoir. La scène finale – que l’on ne dévoilera pas - ne tranche pas sur la nature du récit : il apparaît simplement que le corps est un compagnon indocile…
18,90 €
Discours de réception à l'académie française
Grasset
Ce volume reprend le magnifique discours de réception à l’Académie française de Dominique Fernandez, prononcé en décembre 2007, suivi de la réponse Pierre-Jean Rémy. Comme le veut la tradition, ces deux textes sont suivis des discours de remise de l’épée, prononcés par Dominique Fernandez et Frédéric Vitoux.
14,15 €
Résurrection
Grasset
« Un jour, il y a deux ans, Frédéric B. et Michel H., écrivains bien connus et amis de longue date, dans des genres différents, me tombent dessus : « Alors, Christophe, tu ne bois plus, tu ne te drogues plus ? Plus rien ? Tu as remplacé par quoi ? Par le sexe ? » J’ai dit « oui » pour leur faire plaisir. Difficile à l’époque de leur expliquer en quelques mots, comme je vais tenter de le faire pour vous, que j’avais découvert une ivresse bien plus puissante que tous les alcools, bien plus étonnante que toutes les drogues. Ni sexe, donc, ni shopping, ni télé, ni travail, ni histoires d’amour adultères, tout ce par quoi on comble habituellement son vide, par quoi on fuit le monde… Je n’avais simplement plus besoin d’être ailleurs. Seule la réalité m’emplissait. Cette réalité que j’avais fuie presque toute ma vie dans les produits interdits, les médicaments pour soigner le mal-être, la maladie, la dépression, les mensonges et les tromperies… Je retrouvais le monde avec sa dureté mais aussi sa beauté, celle d’un café pris au soleil ou d’un sourire dans la rue. Pour en arriver là, c’est un travail spirituel qu’il m’avait fallu accomplir. Spirituel, oui. Au-delà du spectaculaire, du combat contre le démon ou de la description de l’enfer à travers les souvenirs et les exemples concrets, ce livre est une aventure spirituelle. La plus inédite, la plus incroyable de toutes les aventures que j’ai vécues. Il est le récit d’une quête et des obstacles à surmonter pour parvenir au bout. Parvenir à accepter et à aimer cette réalité à laquelle j’avais tenté d’échapper depuis le traumatisme d’Il m’aimait : parvenir à retrouver l’estime de moi et la confiance. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’étais mort. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’ai cessé de porter ma croix. D’être une victime. Il raconte comment j’ai fait. Concrètement. Pas à pas. Il est la suite, et heureusement la fin, de Il m’aimait .»
18,90 €
Pas ce soir, je dîne avec mon père
Grasset
« Mon père appartient à cette génération qui, sous prétexte qu’elle est née après guerre et en plein progrès, a décidé que son combat d’une vie serait de ne pas mourir. De ne pas mourir, donc de ne pas vieillir. D’arrêter le temps. Au début, je croyais qu’il était le seul atteint. Et puis j’ai vu d’autres spécimens, je les ai parfois côtoyés : les faux jeunes. Au début je croyais que le syndrome ne touchait que les hommes de son âge, les éternels « baby-boomers », puis je me suis aperçue que la génération suivante était pire. Déjà faux jeune à quarante ans. Voilà le problème. Les gens ne veulent plus mourir. Alors ils volent la vie de leurs enfants. Ce sont des ogres » L’ogre est ici un père si juvénile et séduisant qu’il courtise de préférence des filles plus jeunes que la sienne. Il lui présente des nymphettes renouvelables à talons compensés, quand Marion alias « big » (son surnom !) pratique volontiers l’amant quinquagénaire cabossé par la vie. Au-delà du sujet de société - les pères et leurs filles, l’homme occidental en proie à l’obsession du jeunisme – Marion Ruggieri, tout en se moquant d’elle-même en adolescente à perpétuité, a réussi un roman qui tient du prodige : faire rire de nos travers virils et faire pleurer d’une si attachante liaison avec son géniteur. Comment grandir quand son père reste à jamais l’impossible M. Bébé ? A la fois pudique et réaliste, tendre et cruel, autobiographique mais universel, ce premier roman sur la confusion des âges devrait connaître un grand succès auprès de tous les publics. Car hélas ! nous sommes tous concernés par cette phrase : « Le problème avec les parents d’aujourd’hui, c’est qu’ils ne meurent jamais. Ou qu’on les aime trop. »
17,90 €
Roman Nègre
Grasset
Y est le grand roman de la « négritude » : un exercice de haute voltige à coulisses, à tiroirs, à codes et à noms cryptés où Dan Franck met en scène, en abîme et en masques toutes les situations rocambolesques qu’il a connues dans sa vie antérieure de « nègre ». « Il travaillait pour les autres dans la journée, au premier étage. Il écrivait pour lui-même la nuit, au grenier. Les soixante-deux ouvrages qu’il avait fabriqués sous des identités étrangères avaient été dévorés par des centaines de milliers de lecteurs ; personne n’avait lu ses propres feuillets … » Ainsi vit le personnage de Taro, tiraillé entre le jour, où se croisent agents véreux, éditeurs ambigus, poussières de stars, un magnifique footballeur héliporté (un certain « Z ») entouré de sa horde de parasites, et la nuit où l’obsède l’histoire de ce médecin juif anonyme enlevé au Liban en 1984 en même temps que les journalistes français pris en otage à Beyrouth. Mais voilà que les hasards de la vie vont permettre à Taro, en échangeant l’un de ses « clients » avec celui d’un ami nègre – comme on échange les meurtres dans un film de Hitchcock – de rassembler la comédie des imbroglios diurnes avec la tragédie de son récit nocturne, et de réconcilier ses amours capricieuses avec l’amour sublime d’un couple cimenté par la mort. Y, ce sont les noces brillantes, savoureuses et drôles du K de Kafka et du Z de Zidane, du vertige d’identité et de la satire sociale, du labyrinthe policier et du récit personnel.
22,00 €
L'idéologie
Grasset
Evariste Kowalski fait partie de ces conseillers de l’ombre – les « spin doctors » disent les anglo-saxons – qui ont beaucoup de pouvoir dans les milieux du business, de la politique et des médias. Les affaires d’Evariste sont très prospères, notamment parce qu’il utilise mieux qu personne le Web comme instrument d’influence. Les lubies de ses contemporains – son domaine d’intervention – lui sont devenues insupportables : célébration de la célébrité, culte de l’opinion individuelle, aversion à l’égard du savoir, moimoïsme geignard, phobie des complots… Ce qu’exècre le plus Evariste, ce sont les trahisons de la génération de ses parents – celle de Woodstock. Elle a abâtardi la recherche du plaisir en religion de l’argent et l’aspiration à la singularité en consommation compulsive. Son père, un ancien hippy reconverti en banquier mormon à Las Vegas, en est la pire des incarnations. A bientôt 40 ans, Evariste décide donc de déclarer une guerre personnelle à ses semblables. Il recourt à toutes les techniques que son métier lui a enseignées dans l’art de la manipulation des esprits. Internet devient son champ de manœuvre privilégié ; il y répand rumeurs et calmonies. Ceux qui croisent le chemin d'Evariste sont pris pour cibles : patron du CAC 40, ministre des finances, journaliste magouilleuse, entremetteur véreux, blogueurs paranoïaques… Sans oublier son père honni. Mais le monde moderne est trop vaste et trop plastique pour se laisser malmener…
22,40 €
68, mon amour / roman
Grasset
29 mai 1968, la France est paralysée par les grèves. Tandis qu’au matin, De Gaulle, fatigué, en proie au doute, s’apprête à quitter l’Elysée à bord d’un hélicoptère pour rejoindre la résidence du général Massu à Baden Baden, notre narrateur, fervent gaulliste et désormais étudiant en première année de droit, quitte la cité Million près d’Orly pour la faculté d’Assas, à bord du camion poubelle de son beau-frère. Au même moment, un physionomiste des Renseignements généraux observe les allées et venues devant l’immeuble du premier ministre, un certain Georges Pompidou… Une folle journée commence ! Dans les coulisses des ministères et de l’assemblée, où les ambitions pourraient bien se dévoiler. Boulevard Saint Germain, où, malgré les charges de CRS, le narrateur amoureux joue au chat et à la souris avec Gersende, camarade d’études et demoiselle de la haute, déjà fiancée. Non loin de Notre-Dame, où les amis de la cité, Saint Mexan, miraculé après sa chute du toit d’une HLM, et Nanette, la sainte aux cheveux rouges, unis par un amour explosif, préparent un attentat. En Allemagne, où se joue l’avenir de la France, tandis que Madame Massu tente de faire la conversation à Yvonne De Gaulle. Une journée historique, qui s’achève sur la rencontre, dans un café de l’Odéon, du narrateur avec une grande éditrice parisienne… Tissant petite et grande histoire, Daniel Picouly nous emporte comme à bord d’une machine à remonter le temps dans un roman vrai et plein d’invention, où la drôlerie et la légèreté ponctuent brillamment l’émotion du souvenir.
28,90 €
Quand Beretta est morte / roman
Grasset
Quand Beretta est morte raconte un moment de la vie d’une adolecente. Isabelle, la narratrice, tombe amoureuse de Beretta, dans un lycée de Strasbourg. Isabelle souffre de l’accusation de bizarrerie. Beretta, belle, méprisante et désespérée, la fascine par son intransigeance et sa radicalité. Elles vont devenir criminelles par dégoût du confort et de la vie ordinaire. Quand Beretta est morte, c’est La Boum en version noire. On est dans la haine du monde chez ces deux adolescentes de la classe moyenne, passionnées de littérature. Beretta et Isabelle se reconnaissent dans leur aversion commune pour la bêtise, la médiocrité et la banalité de la vie ordinaire. Les actes qu’elles accomplissent ont une valeur conjuratoire, et la passion amoureuse qui est née entre elles doit être inédite. Mais la perfection qu’elles recherchent se dérobe sans cesse&hellip.
18,90 €
Remy de Gourmont, cher Vieux Daim!
Grasset
Remy de Gourmont (né à Coutances en 1858 et mort à Paris en 1915) a été un des écrivains les plus importants de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Romancier, essayiste et poète, il a été un des fondateurs du Mercure de France, la revue la plus importante du temps. C’était un des chefs de l’école symboliste. Prodigieusement intelligent, délicieusement mordant et puissamment influent, il est l’auteur d’écrits aussi scandaleux que Le joujou patriotisme, aussi ironiquement décadents que son roman Sixtine, aussi passionnants que les Promenades philosophiques. Il a été l’ami de Léautaud. Son grand ennemi était Gide, qui rompit avec lui pour fonder la NRF, la future grande rivale du Mercure. Ses admirateurs les plus célèbres : Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, T.S. Eliot. Son influence a parcouru tout le XXe siècle, de Jean Cocteau à Paul Valéry. Ezra Pound a dit de lui qu’il était « le meilleur résumé de l’esprit civilisé entre 1885 et 1915 ». De cet esprit rempli d’érudition et d’irrespect, qui a vécu pour la littérature et par elle, Charles Dantzig dresse un portrait passionné et passionnant qui, au-delà d’un homme, évoque le Paris littéraire du temps.
19,00 €
Ils ont tué Pierre Overney
Grasset
« A vrai dire je me sentais une dette vis-à-vis de Pierre Overney, une dette que Maos, mon précédent roman, ne me semble pas avoir comblée. J’ai songé qu’il eût été dommage de ne pas tirer un récit des milliers de documents que j’ai lus, de la soixantaine d’interviews que j’ai faites pour aboutir au roman Maos. Mais d’abord qui est Pierre Overney ? « Qui se souvient de lui aujourd’hui ? » me disait un de ses frères non sans amertume. Les nouvelles générations auront du mal à croire que, dans les années 70, plus de 200 000 personnes ont défilé à Paris derrière le cercueil de cet inconnu : Lionel Jospin, Simone Signoret, Jean-Luc Godard, André Glucksmann et j’en passe… Pierre Overney était un ouvrier maoïste de 24 ans que ses petits chefs de la Gauche prolétarienne ont envoyé en commando pour casser la gueule aux gardiens « fascistes » de l’usine Renault, à Boulogne-Billancourt. Un membre du service d’ordre, Jean-Antoine Tramoni, a sorti son arme : Overney-le-mao est mort d’une balle en plein cœur. C’était le 25 février 1972. Ironie de l’Histoire, au même moment, en Chine, le président des Etats-Unis, Richard Nixon, se congratulait avec… Mao. Simultanément, dans nombre de pays d’Europe, dont la France, des groupements gauchistes s’en prenaient avec violence moins au capitalisme qu’au parti communiste, à qui ils reprochaient de ne pas « faire la révolution ». La montée du terrorisme des années 70 a-t-elle été manipulée ? Pierre Overney, dans la naïveté de ses vingt ans, est-il mort à la confluence de jeux politiques et policiers souterrains qu’il était bien incapable de soupçonner ? Lors de l’enterrement d’Overney, le philosophe communiste Louis Althusser aurait dit : c’est le gauchisme qu’on enterre. On peut se demander maintenant si, ce jour là, ça n’est pas tout simplement la Gauche qui est morte. » Morgan Sportès
28,40 €
Je suis un écrivain japonais
Grasset
Montréal, de nos jours C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien, ou presque. Le narrateur prend des bains. Relit le poète japonais Basho. Ecrit à peine. Fait l’amour avec Midori. Reçoit la visite de Monsieur Mishima. Ce vice-consul de l’ambassade du Japon lui apprend qu’il est devenu célèbre à Tokyo. Célèbre à Tokyo ? Un jour, dans une interview, il a annoncé qu’il était en train d’écrire un livre intitulé Je suis un écrivain japonais, et le phénomène de la célébrité s’est emballé. Un écrivain japonais est allé jusqu’à écrire Je suis un écrivain noir. L’histoire dérape. La police s’en mêle. Que va-t-il se passer ? Ce roman construit en courts chapitres à la manière de Brautigan est, au-delà de son sujet, une brillante variation sur la créolité, la francophonie, la médiatisation et tous les carcans qui empêchent l’homme moderne de prendre son plaisir où il le veut. Avec ce livre diaboliquement intelligent, délicieusement sensuel et irrésistiblement humoristique, Dany Laferrière signe avec brio son retour au roman.
18,20 €
Je dois tout à ton oubli
Grasset
« La main de la mère qui saisit un oreiller blanc et l’applique sur le visage du nourrisson… » Cette scène d’une violence absolue obsède la narratrice, le docteur Selma Moufid, sans qu’elle comprenne si c’est un fantasme ou si cela a eu lieu. Cette image occultée depuis l’enfance va entraîner Selma dans son désert natal et lui faire revivre des moments qu’elle voulait oublier. C’est avant tout la relation à sa mère que ce roman met en question. Il s’agit de combattre de vieux fantômes et de comprendre pourquoi la culpabilité a inhibé le souvenir pendant tant d’années. Selma raconte les voyages qu’elle a entrepris pour enfin parler avec sa mère, pour tenter de briser le silence. Cette confrontation la renvoie à une réalité cruelle : si sa génitrice n’est qu’une pâle figure de Médée, d’autres femmes l’ont précédée dans ce rôle qu’elles s’évertuent à perpétrer pour ne pas enfreindre les tabous qui les ligotent… Un roman très fort de Malika Mokeddem où, pour la première fois, elle analyse la relation avec sa mère dont elle fait un ressort romanesque extrêmement émouvant.
16,90 €
L'armoire aux poisons
Grasset
Des drames semblables à ceux qui se succèdent dans la famille du colonel Brazier et dans celle de son gendre, le pharmacien Bauvrain, se sont peut-être produits dans votre famille. Nul doute que quelques-unes de vos proches relations en aient connu d’analogues. Qu’il s’agisse de brouilles pour des questions d’argent et de captation d’héritages, ou bien de coups de folie et de morts mystérieuses, les situations qu’expose ce roman peuvent s’observer dans toute la société. Elles sont la banalité même, mais l’auteur de L’Armoire aux poisons les a liées dans une intrigue qui vous retient jusqu’au dénouement. Sur un thème qui se prêtait à des développements mélodramatiques, Jacques Brenner a composé un récit insolite, sobre et dépouillé. On est peu à peu envoûté par ce monde d’étouffement et de noirceur. Jacques Brenner est l’auteur d’un journal de la vie littéraire et de plusieurs romans où l’on retrouvera le mode de narration très personnel qu’il utilise ici. Citons, entre autres, La Tour Saint-André, Une femme d’aujourd’hui et L’Inconnue de la Seine.
17,90 €
Pardon mère / récit
Grasset
« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
18,90 €
REVANCHE DES PURS Chessex, Jacques
Grasset
« Maintenant ce qui a été moi est libre De recevoir la vraie neige Ouverte à l’absence de moi Elu le voyageur qui chante Parce qu’il est attendu Mais plus heureux celui qui se perd Déjà sans corps sans regard O buée de l’Imparfait Dans le puits de Dieu et du vide » Prosaïsme et sublime, nature et humanité dévoyée, Dieu et son absence, animaux et odeurs, plantes et crânes des vanités, ainsi va la poésie de Jacques Chessex.
13,90 €
Ce que Dominique n'a pas su
Grasset
En 1863, Eugène Fromentin publiait Dominique, fiction autobiographique dans laquelle le héros éponyme raconte son amour impossible, quoique réciproque, pour Madeleine d’Orsel. Aujourd’hui, Julie d’Orsel, sœur cadette de Madeleine et personnage secondaire du roman de Fromentin, toujours vivante puisque « les héros de romans ne meurent jamais », raconte ce que Dominique n’a pas su... Car, si Dominique n’a d’yeux que pour la belle et blonde Madeleine, Julie, « noiraude et petite » selon ses propres mots, l’aime depuis toujours. Et si Madeleine, mariée à Alfred de Nièvres - bon parti et médiocre mari - renonce à son amour pour Dominique, Julie s’interdit d’aimer. Elle voudra au contraire faire le bonheur de sa sœur et ne cesse d’intriguer, mais en vain, pour que Dominique et Madeleine cèdent à leur passion… Julie, femme libre et moderne, féministe avant l’heure, refuse depuis l’adolescence le mariage en même temps que les bigoudis, et privilégie les plaisirs de la chair non contrainte, initiée en ceci, à sa demande, par son cousin, confident, et double masculin, le très libertin Olivier. Narratrice et démiurge de ces liaisons dangereuses, Julie s’insurge contre les conventions de tous ordres, contre l’esprit de soumission de ses contemporaines, contre l’idée d’une vertu nécessairement douloureuse. Et fustige Dominique, égoïste romantique, au fond trop occupé de lui-même et de son propre malheur. Comme le fut Eugène Fromentin&hellip.
24,90 €
Place rouge
Grasset
Raoul est un célèbre peintre parisien. Irina Korsakov, propriétaire d’une galerie à Moscou, l’invite à exposer son travail. Il espère de ce voyage bien plus qu’un succès professionnel. De mœurs très libres, séducteur impénitent, il n’est pas heureux de sa vie privée à Paris. La permissivité sexuelle, la facilité des rencontres sans lendemain ne le satisfont plus. Il aspire à un véritable amour, et ce qu’il sait de la Russie lui fait espérer une terre encore romantique. Le voilà donc parti. Il fait la connaissance d’Irina, une « nouvelle Russe », femme de poigne et d’action, et de son jeune frère, Iermolaï, plus rêveur, en qui il croit trouver l’idéal qu’il est venu chercher. L’intrigue et le drame vont naître de la rencontre entre deux civilisations, deux cultures, deux caractères&hellip.
21,25 €
Commissaire Krim
Grasset
« Je ne suis PAS musulman ! Combien de fois devrai-je répéter que ce n'est pas un truc qu'on chope par sa mère à la naissance, comme le judaïsme ou une maladie génétique ! Il faut se convertir. Et je n'ai fait ni mon baptême, ni ma première communion, encore moins ma confirmation ! Jésus est mort sur la croix, Mahomet dans son lit. Je ne juge pas, tous les goûts sont dans la nature. Si l'inverse s'était produit, les cathos se trimballeraient un matelas en pendentif et les minarets seraient cruciformes... N'étant pas sadomaso, je ne veux pas avoir à choisir entre trois religions dont la première est juive et les deux autres antisémites ! »
17,90 €
Berlin trafic
Grasset
Berlin trafic est un parcours initiatique où le jeune narrateur, « en miettes » après la mort de son ami, essaie de se « ravauder », à l’image de Berlin qui ne cesse, depuis la chute du Mur, de se reconstruire… Obsession du corps malade, tentation du suicide, tragédie où le risque du sida instaure une nouvelle temporalité tragique, Berlin trafic raconte avant tout l’histoire d’un deuil qui s’achève et les errances d’un jeune homme qui va jusqu’aux confins de la folie. Ironie mordante, comique de certaines scènes burlesques, art du croquis et galerie de portraits carnavalesques, ce premier roman témoigne aussi de la haine de l’homophobie ou du racisme.
22,40 €
Mort et vie d'Edith Stein
Grasset
Tout d’abord, quelques précisions biographiques sur Edith Stein, qui traversait déjà Panthéon, le précédent roman de Yann Moix… Née en 1891, à Breslau, dans une famille juive, Edith Stein fut, dans sa jeunesse, une des plus brillantes élèves du philosophe Edmond Husserl – puis, tentée par la foi chrétienne, elle finit par se convertir au catholicisme et se retira au Carmel sour le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. C’est dans ce Carmel, en 1942, que les nazis vinrent l’arrêter, « en tant que juive ». Elle fut déportée et gazée à Auschwitz. En 1987, Jean-Paul II béatifia Edith Stein… C’est donc à partir de cette vie, toute de philosophie et d’amour, que Yann Moix a bâti son livre. Et sur ce sujet a priori tragique, il écrit un ouvrage profond, émouvant, drôle – « moixien ». Ses questions : qui était vraiment Edith ? Qu’est-ce qu’un juif ? Qu’est-ce qu’un juif devenu catholique ? Qu’est-ce qui distingue le sacré du profane ? A quoi se veut-on fidèle en devenant infidèle ? Etc… Biographie ? Roman ? Biographie romancée ? Roman vrai ? On hésite à qualifier le genre de cet ouvrage. Ce qui est certain, c’est qu’il est écrit avec une grâce et une légèreté sans pareille. Et qu’il déconcertera tous ceux qui ignorent encore que Yann Moix a plus d’un tour – et d’une obsession – dans son sac.
16,50 €
Emily ou la déraison
Grasset
La santé d’Emily à toujours été fragile, déjà petite tout l’effrayait : « la nuit, le vent, les passants, les sentiers déserts, les inconnus au téléphone, les chauves-souris, les couloirs d’hôtel, le grelot au cou des chats, la crème du lait ». Ces épouvantes vont s’étendre à tout ce qui l’entoure. Sa naissance même baigne dans la tragédie : sa mère meurt en la mettant au monde. Marquée par ce lourd passé, la petite grandit entourée par l’amour de son frère, son « bouclier », auprès d’une étrange tante revenue d’Asie, d’une grand-mère retranchée dans les souvenirs d’une vie rêvée, et d’un père sculpteur de proue. La disparition brutale et rapprochée des membres de sa famille va entraîner Emily plus loin dans les méandres de la folie. Ce sont les voix des morts qu’elle entend… Désormais seuls au monde, le frère et la sœur quittent Nîmes pour Paris. Emily se laisse peu à peu séduire par un voisin, Ivan Skobline, fils d’émigré russe jovial, son contraire parfait. Leur histoire d’amour s’achèvera par la mort du jeune homme. Ce coup du sort précipitera son repli dans un monde hanté par les images du passé, dont rien ne parviendra à la faire sortir, pas même les tentatives désespérées de son frère. C’est lui le narrateur, qui nous raconte cette destinée bouleversante. Emily, née dans un monde d’ombres, n’aura pas réussi, malgré les éclaircies de l’amour, à échapper à ses fantômes.
15,90 €
Insomnies
Grasset
« Identité est le mot du jour. « Donnez-moi votre carte d’identité ». « Quelle est votre identité ? » Je m’avise tout d’un coup que l’une de mes premières activités fut de fabriquer des fausses cartes d’identité. Vous me direz que les temps étaient troubles. C’est vrai. Mais il y a une certaine nostalgie qui s’attache à toute jeunesse trouble. J’ai conservé quelques fausses cartes. J’ai perdu les vraies, « engagé volontaire », « évadé », « terroriste », comme on disait lorsque l’on ne connaissait pas le sens des mots. Mon identité. Etranger à moi-même. » André Brincourt
17,90 €
Trop bien élevé
Grasset
« Je vais tenter, dans ce bref récit, de parler de mon enfance. Au fil des ans me sont souvent revenus des visages, des gestes, des scènes, parfois même des mots que je souhaiterais avoir assemblés avant que vienne la nuit. Ce n’est pas que mon aventure humaine, ma personne de petit bonhomme dans les immenses fourmilières de tous les temps me semble mériter intérêt ; j’ai l’impression de me divertir d’un sujet secondaire : nulle modestie dans cette indifférence, peut-être de l’ogueil d’abord déçu puis dispersé. Mais cet enfant triste, ce figurant pétri de bonnes manières, cet adolescent tourmenté, cet éternel patient sous toutes ses identités, ils ne me quittent guère. Peut-être les ai-je trop remués ? Peut-être m’a-t-on trop longtemps laissé seul avec moi ? Ce que je voudrais ici, c’est décrire les premières années d’un enfant trop éduqué, et, à travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalités, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tâcher de retrouver ceux que j’ai connus, aimés, et chez eux, toute la peine qu’ils se donnaient pour fabriquer des enfants très solitaires et parfaitement bien élevés […]. Excusez-moi, oui, excusez-moi, si je suis là, car je vous gêne. Si vous m’avez bousculé, c’est que je n’aurais pas dû me trouver sur votre chemin. Si vous êtes de mauvaise humeur, je dois y être pour quelque chose. Comment vivre, marcher, respirer, sans déranger ? Frapper avant d’entrer, s’effacer dans les portes, sourire, toujours sourire … Il ne suffira pas d’une vie entière pour se faire pardonner d’exister. » J-D. Bredin
12,90 €
Mon petit mari
Grasset
On connaît la chanson populaire : « Mon père m’a donné un mari, Mon Dieu, quel homme, quel petit homme, qu’il est petit… », mais sait-on que la plaisante ritournelle pourrait devenir réalité ; au moins chez Pascal Bruckner, amateur de conte cruel, où l’enfance perverse voisine avec l’âge adulte… Le jour de son mariage, Léon doit se hisser sur les pieds pour embrasser son épouse, la plantureuse Solange. Quoique de gabarits différents, ce couple idéal donne naissance à de robustes enfants. Etrange ! A chaque naissance, Léon perd quelques centimètres : cet avorton de la toise rapetisse inexorablement, et il a beau consulter le corps médical, rien n’y fait. Avec sa taille, ses responsabilités diminuent, son autorité s’émousse. C’est bientôt Liliput, Léon le moucheron, un corpuscule, et de père idéal il s’inverse en victime des appétits familiaux... Le microbe survit en se cachant dans la bibliothèque, bivouaquant dans de la mie de pain : la description de son calvaire permet à l’auteur des pages drôlissimes, grinçantes et cruelles à la fois ! On ne vous dira pas la fin. Tout conte a une morale.
18,00 €
Ni vous sans moi, ni moi sans vous
Grasset
« On pourrait dire, si l’expression n’était pas si dévaluée, qu’il s’agit d’un roman d’amour, ou plutôt d’un roman sur l’amour, sa présence, son absence, son retour. C’est un peu La Ronde de Schnitzler, avec un dénouement plus optimiste, et dans l’ambiance brève mais intense de cet Art Nouveau qui fleurit en même temps à Paris, à Berlin, à Bruxelles. Abandonnée par sa mère Évelyne – du moins le croit-elle – Julia ne s’en est jamais consolée et a fait, à trente ans, un mariage idiot. Gérald, son père, sous des dehors maussades, regrette aussi sa femme, bien qu’il ait pris une maîtresse, Tania. Julia a deux amis homosexuels, Marc et Siggi, qui sont aussi ses voisins. Ils habitent une étrange villa « La Pagode », construite par l’oncle de Marc, Bram, au début du siècle. Ces deux jeunes gens s’aiment, semble-t-il, mais Marc, d’un caractère anxieux, s’interroge sur son compagnon, plus jeune que lui. Est-ce un caprice ? Est-il intéressé ? L’angoisse de Marc provient sans doute du fait que sa mère, Jeanne, l’a toujours détesté. En secret, elle aimait son beau-frère, Bram, le séduisant architecte, qui, lui, n’aimait que son art, ce qui est aussi une forme d’amour, et ne s’est même pas aperçu des sentiments passionnés de Jeanne, qui sont devenus de la haine, tant à l’égard de Bram, maintenant mort, qu’à l’égard de Marc, fruit d’un bref égarement où elle a entraîné l’architecte. L’annonce du mariage légal de Marc (qui a surmonté ses doutes) et de Siggi augmente encore la colère de Jeanne qui tente, mais sans y réussir, de l’empêcher. Tout se dénouera plus ou moins grâce à Tania, peu intelligente mais généreuse, qui consulte un détective privé et retrouvera Évelyne dont elle apprendra la triste et romanesque histoire. Ainsi Tania a-t-elle perdu Gérald, qui ne l’aimait pas, mais elle va vite s’apercevoir que le détective, Charles, l’aime depuis le début, et sans doute l’aimera-t-elle un jour, elle aussi. Il n’est pas bien riche, mais que veut-elle sinon être aimée, car elle a senti depuis quelque temps qu’elle n’était auprès de Gérald qu’une figurante. Gérald retrouvera Évelyne, et Julia poursuivra son chemin, éternelle orpheline de ses parents qui ne voient que leur propre amour. » Françoise Mallet-Joris
18,90 €
La grammaire en s'amusant
Grasset
« Ce projet a une histoire. Tout a commencé à Rennes en novembre 1997, devant un amphithéâtre bondé : venus de toute la France, des élèves de cinquante lycées avaient désigné le Goncourt des lycéens. Sur la scène on avait planté deux Goncourt officiels, Erik Orsenna et moi, pour débattre sur la grammaire et son enseignement. Pourquoi les manuels scolaires dégoûtaient les jeunes ? Pourquoi cette langue affectée, pourquoi tant de préciosité et de graphiques idiots pour énoncer des principes simples ? On avait l’impression que les nouveaux grammairiens cherchaient à se valoriser au détriment des élèves, de leurs parents et de leurs maîtres consternés. Ce jour-là, donc, deux écrivains qui vivaient et travaillaient avec les mots ont lancé aux lycéens rassemblées : « Nous allons vous écrire une grammaire lisible ! C’est juré. » Erik et moi sommes ensuite retournés à nos travaux, nous croisant de loin en loin. Il a tenu parole le premier, et traité le sujet sous forme de contes. Je lambinais. Dans mes déplacements de Perpignan à Lille, Dreux, Amiens, Besançon, j’ai bavardé avec des lectrices et des lecteurs, des profs de français, des lycéens, des parents. Ils me poussaient : - Vous vous y mettez quand ? - Revenez nous voir avec votre grammaire ! Je devais tenir à mon tour la promesse de Rennes. Nous pouvons déchiffrer, gribouiller, ânonner, nous suffire d’un langage pénible et hésitant, mais dans la vie moderne, même pour se promener sur Internet, mieux vaut lire, écrire et parler clair. La grammaire n’est qu’un mode d’emploi qui évolue avec l’usage et le temps. Ce n’est pas une punition mais une nécessité, un droit, une chance et un jeu. » P.R.
12,10 €
Un secret Le film
Grasset
Philippe Grimbert est psychanalyste. Il a précédemment publié trois essais, Psychanalyse de la chanson (Les Belles Lettres 1996), Pas de fumée sans Freud (Armand Colin 1999, Hachette Littérature 2001) et Chantons sous la psy (Hachette Littérature 2002). La petite robe de Paul, paru chez Grasset en septembre 2001, était son premier roman. Un secret est son deuxième roman. Le Livre: Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère : « J'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible. » Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant. Ce frère inventé, Simon, a réellement existé et il est mort en camp de concentration avec sa mère, Hannah, la première épouse de Maxime. Soudain tout le poids de ce passé noir et caché va surgir et bouleverser la représentation du monde que s'était forgée l'enfant. Il imagine alors Maxime et Tania, ses parents, vivant leurs amours coupables. Quant aux morts sans sépulture, héros d'une tragédie trop longtemps occultée, ils vont provoquer un véritable retournement : c'est ce secret révélé qui fait naître chez le narrateur sa vocation de psychanalyste. Ici le travail d'écriture est devenu travail de deuil et l'auteur, tout en livrant sa part la plus intime, nous montre comment celui qui a souffert du silence peut devenir celui qui va en délivrer les autres.
15,80 €
99 Francs Le film
Grasset
Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain.

Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? « Une mongolienne de moins de cinquante ans. » Les nababs de la publicité ? « Ils mènent la troisième guerre mondiale. »

De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel.

En quelque sorte, un livre moral.

Pour 99 francs, seulement.

Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'amour dure trois ans (1997); et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).
18,00 €
Un effondrement
Grasset
« Je voulais écrire ce livre avec une voix douce, cette histoire pour laquelle j’étais restée longtemps sans voix. J’ai raconté mon effondrement comme un tremblement de terre sans bruit, et la traversée des jours où j’avais tout perdu sans bien comprendre, en saisissant l’étrangeté de ce qui était là, parce que je n’arrivais plus à vivre et que tout était étrange. J’ai construit ce récit sans écrire le mot dépression, je n’ai pas cherché à exposer la maladie ou ses raisons. Je n’ai pas pris le ton de l’autobiographie, ce qu’on apprend de la vie de la narratrice prend peu de place. Ce sont les journées qu’elle vit que j’ai cherché à écrire. Les lieux, ce qu’elle y trouve, ce qu’elle sent d’elle et des autres. Les situations où elle touche ce vide qui la cerne jusqu’à l’insupportable. La vie qu’elle guette, qu’elle attend, qu’elle ne sait pas comment attraper mais dont elle attend tout le temps un signe. Et ceux qui sont là, qu’elle scrute, qui la désespèrent, qu’elle ne comprend pas ou qu’elle se met à rechercher parce que, auprès d’eux, ce sera enfin l’ouverture. J’ai voulu raconter cet effondrement sans pathos, sans plainte surtout, parce que l’état de dénuement m’a paru riche. Une réponse à la honte. J’ai cherché à le faire vivre ce dénuement avec des mots et des phrases qui tâtonnent, qui suivent le singulier trajet que fait la peur dans la tête, ou la stupeur. Je me suis émerveillée de la netteté des images qui étaient restées après plus de trente ans, elles étaient si fortes qu’elles se détachaient. Elles ne comptaient plus pour moi mais pour ce qu’elles racontaient. Ce qui s’est dessiné derrière le livre que j’écrivais, c’était cette question, comme c’est difficile d’être un être humain, une personne. C’est devenu le titre dans ma tête, la phrase qui me guidait. La narratrice est face à ce qu’elle est ou n’arrive plus à être, face à l’incertitude de vivre. Tout doucement et comme sans s’en apercevoir, les autres, un voisin de chambre, Robert, l’herbe sur laquelle elle vient s’asseoir avec eux à la tombée du jour, ce moment volé à la clinique, vont devenir réels à ses yeux, vont exister pour ce qu’ils lui donnent, sa vie à elle. » .
15,00 €
L'autre rive
Grasset
Georges-Olivier Châteaureynaud a écrit ici un roman-monde. Entre fresque populaire dans la tradition du feuilleton et fable empruntant à la mythologie, entre l’ici et l’ailleurs, le familier et le surprenant, l’auteur dresse la carte d’un univers qui nous est parallèle. Nous sommes à Ecorcheville, face à L’autre rive, celle du Styx, mieux connu pour être le fleuve des morts. Ecorcheville, la cité des secrets et des mensonges, hérissée de tourelles gothiques telle une réplique de Gotham City sur une Riviera désolée ou un Monaco loufoque, dresse ses palais, ses gratte-ciels aux deux tiers vides, son orphelinat sinistre, sa cathédrale désaffectée qui abrite les monstres, sirène, centaure, satyre, que les eaux du fleuve déposent sur la berge. A Ecorcheville, il pleut des salamandres, l’esclavage n’a pas été aboli, une machine à s’auto-suicider permet d’en finir avec les états d’âme, les fils de famille rivalisent de vitesse sur la corniche comme s’ils jouaient La fureur de vivre, les enfants du Styx tutoient Charon, le passeur des morts, bref tout y est presque normal… C’est donc aussi un destin singulier que nous suivrons : fils adoptif d’une chirurgienne devenue embaumeuse, Benoît Brisé, quand il ne fréquente pas sa bande de copains, Onagre, Cambouis et l’orpheline Fille-de-Personne tente de percer le mystère de ses origines… On n’en dira pas plus, sinon qu’au cours de quelque 700 pages, on découvre avec jubilation, suspense, drôlerie, tendresse, tragédie, tous les ressorts de l’âme humaine.
23,30 €
Un roi sans lendemain
Grasset
: « Un beau matin, Simon Lechinar appelle Henri Norden pour lui demander d’écrire un scénario de film sur Louis XVII. Henri ne sait pas qui est Louis XVII, mais pendant que Simon Lechinar lui explique que sa fille productrice ne désire rien de plus que de produire un film sur Louix XVII, Henri a le temps de regarder dans le Petit Robert où il découvre que Louis XVII est le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et qu’il est mort dans la prison du Temple à l’âge de dix ans, en 1795. Des théories sur Louis XVII, il y en a eu des dizaines depuis deux siècles, à travers leurs approximations, leurs erreurs, leur utilisation partisane, ces légendes rendent compte de l’interdit qui pèse sur l’histoire de France depuis la Révolution française. Royalistes et révolutionnaires s’accordent à faire silence sur un crime dont ils portent les uns et les autres la responsabilité. La mort du petit roi n’est pas un dommage collatéral dans le vent inévitablement violent de l’Histoire. D’après Henri, Louis XVII est l’enjeu principal de la Révolution. Tout ce qu’il découvre lui montre qu’à l’époque, tout tournait autour du destin de cet enfant. C’est seulement après que les historiens, les politiciens, chacun à leur façon se sont évertués, pour des raisons diverses, à en réduire l’importance, en nier la réalité, jusqu’à n’en plus parler du tout. Les historiens, dit Henri, ont laissé à quelques hurluberlus survivantistes le soin de ridiculiser une affaire qui est en fait le secret d’Etat le mieux gardé de notre histoire. C’est sans doute sa méconnaissance presque complète du sujet qui met l’innocent scénariste sur une piste que personne n’a encore explorée. Sa démarche se résume en une question pourtant fort simple : Qui a tué Louis XVII ? Jacques-René Hébert, répond Henri. Hébert, le fondateur du Père Duchesne, pamphlet périodique le plus odieux et le plus lu sous la Révolution. Reparler de l’enfant du Temple, et au-delà de l’émotion suscitée par ce destin atroce, faire remonter à la surface de notre conscience le passé sacrificiel sur lequel notre société française, laïque et républicaine, vacille aujourd’hui, telle est la tâche que s’est fixé Henri Norden ; il veut rappeler dans un film à dix millions d’entrées, que le « sang impur », qui abreuve le sillon de notre hymne national, c’est aussi celui d’un enfant martyr. La différence entre Henri Norden et moi, c’est que je ne suis pas fou : à aucun moment, je n’ai pensé que ce film irait au bout. J’ai toujours su que j’écrirais finalement un livre sur Louis XVII. Parce que j’ai vraiment été élevé dans l’imminence d’une révolution finale dont je serais le chef. Les livres que j’ai écrits ont raconté la vie de cet enfant en révolte. Puis de l’adulte en révolte contre la révolte. Mais la sortie de ce cycle vicieux, c’est le roi des enfants-rois qui me l’a signalé : il a fait de son cachot une chapelle expiatoire. » C.D.
21,25 €
Je m'appelle François
Grasset
Je m'appelle François » est peut-être la seule phrase où je n’aie jamais menti dans ma vie. Elle m'a servi de digue. Tout le monde a besoin de mentir à un moment ou l’autre. J'ai voulu être un autre moi, un moi meilleur, le monde ne l’a pas permis. » Né prés de Tarbes, entre un père qui a déserté la maison et une mère un peu plus que volage, avec qui il aura un compte de tendresse à régler toute sa vie, François Darré apprend tôt que la vie sourit aux audacieux. Alors, ce jeune homme trop sensible sera séducteur, jouant de son physique de brun aux dents si blanches, empruntant les identités les unes derrière les autres, faisant peau neuve, conservant comme un talisman ce prénom de François. Fuir Tarbes, d'abord. Puis à Paris ensorceler une famille aristocratique crédule et riche. A Los Angeles, s'appeler François Depardieu, rouler en décapotable, pratiquer l'escroquerie d'envergure. Tenter d'aimer avant de se faire arrêter comme un malfrat, triompher de la prison par une revanche médiatique, un livre, des émissions, des compliments et des insultes, devenir le voyou qu'on voudrait recevoir chez soi. Jusqu'où ira-t-il ? Jusqu'au meurtre, vraiment ? Enfin, qu'ira-t-il faire à Dubaï, dans une mer que surplombent les gratte-ciels construits en une nuit, « le nez vers les étoiles pour oublier notre passé de boue » ? Charles Dantzig nous donne son meilleur roman, le plus ouvert, le plus moderne, le plus émouvant aussi. Son héros ressemble au Zélig des époques médiatiques, à l’aise devant une caméra ; cet enfant des années 80 a la débauche élégante des personnages de Truman Capote, frayant avec la pègre, couchant avec la bourgeoisie, lui qui n'appartient à aucun milieu. François joue et se joue de nous, dans un roman virtuose, beau comme le chagrin.
19,20 €
La passion selon Juette
Grasset
Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. C’est à travers un texte de Georges Duby (Dames du XIIè siècle, Gallimard), où Juette se trouve entre Aliénor d’Aquitaine et Iseut, que l’auteur rencontre cette figure singulière : enfant solitaire dans la demeure de ses riches parents créanciers de l’évêque, pucelle mariée malgré elle à treize ans, veuve à dix-huit, elle refuse toutes les autorités de son temps. Pour éviter un remariage, Juette entre dans l’ordre des veuves, regroupe quelques irréductibles, se retranche dans une léproserie, et finit sa vie en béguine silencieuse pendant 37 années de réclusion volontaire. Mélange de bravoure et d’insoumission, de tourment moral et d’hystérie du corps, Juette est une sainte laïque. Elle a des visions, le diable lui apparaît, la Vierge en dame blanche fait reculer les prétendants au mariage. Si l’on pouvait parler avant l’heure de féminisme, on dirait que la quête de Juette est aussi une guerre des sexes, une guerre contre le pouvoir de l’Eglise, alors que montent en Flandre, en Champagne, en Rhénanie, les premières clameurs des hérésies cathares. Juette meurt en 1228, respectée, en quasi sainte. Clara Dupont-Monod en fait ici une figure de roman, tour à tour passionnée, véhémente, amoureuse sans autre objet qu’un prêtre de l’Abbaye de Floreffe, Hughes, son confident, son seul ami. Roman à deux voix, ce livre de grand talent nous fait découvrir de l’intérieur le Moyen Age des mystiques et des guerriers.
19,00 €
Au secours pardon
Grasset
Au secours pardon raconte l?histoire d?un homme qui se croit libre comme la Russie, et qui va s?apercevoir que la liberté n?existe pas. « C?est l?année de mes quarante ans que je suis devenu complètement fou. »

A Moscou, Octave Parango est chargé par une marque de cosmétiques de trouver la plus jolie femme du monde. Lena a la détermination boudeuse des jeunes filles et la beauté d?un ange démoniaque. On se damnerait pour la sauver ou se perdre avec elle. A Moscou, puis à Saint-Petersbourg, Octave fera les deux. Dans la cathédrale récemment reconstruite, il confesse ses turpitudes à un pope qui hoche la tête avec compassion. Lequel des deux sauvera l?autre ? Lequel des deux périra le premier ?
20,20 €
La grande garde Prix Académie Médecine 2007
Grasset
« Il faut avoir vécu une grande garde, l'avoir vécue seul, dans un chaos de sirènes, de sonneries, d'éclairs. Seul, dans la caisse de résonance des urgences, le bruit des voitures, des chariots, dans les lumières blessantes des néons et des gyrophares? Lire dans les yeux des malades, comme on lit dans les mains, leur avenir, leur chance pour les douze heures de la nuit. Il faut savoir déchiffrer les destins dans les chairs, les entrailles. Il faut être plus que médecin. »

Dans le chaos de la garde de neurochirurgie, un interne prénommé Pierre, médecin sans vocation, indécis de talent, observe la chorégraphie mécanique des opérations en urgence. Il la contemple plus qu'il n'y agit. Autour du professeur Vadas, artiste du geste opératoire, tout en silences, gravitent les constellations d'internes, de rivaux, de jaloux nuisibles. On se bat au bistouri pour une faveur. Une nuit au bloc opératoire, parce qu'on est étourdi de fatigue, il y aura un geste en trop. Qui a commis l'erreur ? Qui en porte la responsabilité ? Qui doit payer ? Le patron, ou le subordonné trop obéissant ?

Dans la continuité du J'accuse salvateur qu'était Blouse, mais insufflant à son livre la mélancolie rebelle de personnages cruellement décrits, du patron politique au psychiatre dépressif, Antoine Senanque nous donne ici le roman de la faute.

Dans la pénombre de la grande garde, un portrait sans compassion mais sans injustice de la condition humaine, médecins et malades intimement liés.
17,30 €
Escales / roman
Grasset
Escales est à la fois un roman-voyage et un reportage romanesque inédit, puisque le reporter s'est fixé pour règle de ne jamais parler, de ne jamais interviewer ses «personnages ». Un homme nommé Sébastien regarde, observe le théâtre du monde et quelques uns de ses acteurs. Sur un campo de Venise, dans une petite île grecque, sur le routes du Yémen, mais aussi en Afghanistan, en Ethiopie, en Iran ou à Buenos-Aires, il file les personnages qu'il s'est choisis, rares et précieux. Mais le hasard de la mémoire lui joue des tours puisque des explorateurs anglais comme Théssigner, des musiciens comme Duke Ellington ou même le Négus d'Ethiopie s'invitent dans sa rêverie? Sans compter les épisodes réels de ses « filatures d'admiration » (Beckett boulevard du Montparnasse, Breton rue de Furstenberg) ou de ses souvenirs « d'extrême-cadet » de grands aînés, comme Georges Dumézil ou Vladimir Jankélévitch.

Les fracas du monde résonnent également dans ce livre : 11 septembre, guerre Iran-Irak et d'Afghanistan, ou les exodes de la famine en Ethiopie.

Escales est un voyage qui refuse l'exotisme, une flânerie qui s'interdit d'être nostalgique dans des mondes en train de disparaître.

Un roman grave qui ne renonce jamais à la gaieté.
18,90 €
Bel de nuit Gerald Nanty
Grasset
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des « snobnambules »? En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, et ce depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin? Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.

Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté « tout le monde », des couturiers (Valentino, Saint-Laurent, Gaultier?) aux écrivains (Sagan), des artistes (Bernard Buffet?) aux maffieux, des mondains aux drogués. A travers lui, défile ainsi toute une faune aux m'urs libres pour laquelle la nuit est un refuge. De Amanda Lear à Manouche, de Roger Peyrefitte à Thierry le Luron, d'un caïd à une galerie de michetons ou de « belles de nuit », les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.

Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les « boîtes » crées par Gérald Nanty du « Club 65 » au « Bronx », du « Colony » jusqu'à l'actuel « Mathi s », ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui « font » Paris.

Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés dans leurs détails les plus croustillants. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes?
16,20 €
Java Opéra
Grasset
Un jeune homme d'origine hollandaise quitte sa famille implantée à Java depuis plusieurs générations. Il décide d'aller séjourner à Paris.

Java-Opéra est le récit des 36 premières heures de sa vie parisienne. Une vie fort mouvementée puisque le narrateur, dès son arrivée, adopte une liberté de propos et de mouvements qui va donner à chaque rencontre une ampleur imprévue et à chaque instant vécu, l'importance d'une courte aventure.

Au cours d'une déambulation haletante, le narrateur traite le monde avec une insolente fraternité. La vie ordinaire devient existence vive !

Il arpente Paris. Au fil des rencontres, il éprouve ou provoque des sentiments qui vont de la haine discrète à l'amour le plus immédiat. Ainsi se trame une fiction dont la structure cinématographique va rappeler un à un, sur le devant de la scène, les personnages aperçus au cours du récit :

- Une employée du téléphone rose

- Un ancien légionnaire

- Une pharmacienne très séduisante

- Un peintre

- Un maquereau sourd-muet

- Des couples, des serveurs, des maîtres d'hôtel, des psychanalystes?

Dans ce roman, l'absurdité de l'existence se transforme en légèreté.
16,90 €
Les enquêtes de Pénélope Intrigue à l'anglaise
Grasset
Trois mètres de toile de lin manquent à la tapisserie de Bayeux, décrivant les derniers rebondissements de la chevauchée de Guillaume le Bâtard, conquérant de l'Angleterre. Quand ont-ils disparu ? Que représentaient-ils ? Les historiens l'ignorent. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, ronge son frein dans son premier poste, au musée de la Tapisserie, à Bayeux. La directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat. Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot.

Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission discrète. Cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, disparaissent sous le tunnel du Pont de l'Alma. Devant Pénélope éberluée, se déroule l'histoire secrète de la tapisserie. Un mystère qui débute en 1066 et se prolonge jusqu'à ces jours tragiques de 1997. Pourquoi Dominique-Vivant Denon avait-il fait venir à Paris, sous Napoléon, celle qu'on appelait la « Tapisserie de la reine Mathilde » ? Le duc de Windsor avait-t-il emporté avec lui, après son abdication, les fragments qui manquent ? Plus troublant encore : que signifie l'ordre donné au général von Choltitz de faire exfiltrer la tapisserie de toute urgence vers Berlin, en août 1944, alors que l'Allemagne avait perdu la guerre et que Paris allait être libéré ? La solution se trouve, peut-être, dans une île anglo-normande où le dernier Lord Contevil, excentrique qui se prétend descendant du demi-frère de Guillaume de Normandie, a attiré Pénélope pour lui faire expertiser les trois morceaux de tissu qu'il garde comme des reliques
18,30 €
L'engagement
Grasset
Sculpteur commercial spécialisé dans le lion de marbre géant ou le Poséidon de salle de bain que lui réclament ses riches commanditaires, le narrateur jouit d'une situation confortable dans la Californie d'aujourd'hui.

Lors d'une folle soirée à San Fransisco, il rencontre Ferenczi, sculpteur génial et méconnu, qui lance des prunes contre les murs, et les expose à un petit nombre d'admirateurs. Ferenczi est en colère : il vient d être fait cocu, et il compte bien régler son compte au tout nouvel amant de sa compagne. Mais au cours de la conversation, le narrateur découvre que cet amant n'est autre? que lui-même. Cette rencontre avec Ferenczi est décisive et salutaire. Elle ouvre au narrateur les portes d'un monde inconnu : le monde de la révolution.

Comme aux temps passés de l'engagement et du grand soir, Ferenczi n'est pas seulement un génie ignoré. Il est surtout le « frère secret », le vrai responsable du « Mouvement », réseau contestataire dont les implantations dépassent la seule Californie. Sous l'influence de Ferenczi, le narrateur rompt avec son ancienne vie et s'engage dans le Mouvement. Il y découvre la gloire et l'influence de Ferenczi, quand lui n'est qu'un quidam dont l'art médiocre et l'engagement tardif font sourire. Il s'émerveille aussi de la beauté de Kate, leader charismatique, à l âme bonne et généreuse. Mais à l'intérieur du Mouvement, la contestation gronde?

Un roman étonnant sur l'engagement, l'art, la culpabilité, la révolution.
22,40 €
Victor
Grasset
Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier, jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans un état de grand désespoir. Usé, catarrheux, ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son réduit mangé par les livres et les journaux. Comment le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée. En organisant une chaîne de générosité, qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel du magazine à gros tirage Global et garantir à Victor une fin de vie heureuse.

Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort. C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit. Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en rondeurs, la mère adepte des régimes minceur, se réjouissent.

Mais Victor n'est pas celui qu'on croit? Crises conjugales, méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui ont approché ce vif exemple de la malignité humaine en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués, certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande illusion?
24,90 €
Archaka
Grasset
Ce livre est le récit d'une relation d'exception entre l'auteur et un jeune homme plus jeune dont elle a d'emblée perçu la singularité. C'est écrit à bâtons rompus, comme une recherche à la fois douloureuse et fascinante des temps d'une vie hors du commun. La mémoire comme seul guide qui, tantôt bat la campagne et tantôt se rapproche à la façon d'un entomologiste pour isoler un instant, une parole, un regard, tout ce qui fait la vérité d'un être qui, il faut bien le dire, fut méconnu.

Contre l'injustice de cette méconnaissance et pour donner toute la lumière nécessaire à la compréhension de ce que fut Alexandre Kalda (son surnom sanskrit Archaka signifie « celui qui invoque la lumière » ), il a fallu que l'auteur revive les moments les plus forts de cette destinée. Elle s'est appuyée sur la correspondance d'Archaka qui était riche de toutes sortes de révélations. De son vivant, il était tellement impliqué dans sa quête spirituelle qu'il ne voulait pas entendre parler de ce que révélait ces lettres, sa vie à lui, une vie qui aurait passionné tout lecteur curieux.
15,90 €
Promenade en Inde
Grasset
Pour comprendre l’Inde, il faut y avoir vécu plus de vingt ans comme le fit Alexandre Kalda. Promenade en Inde est le fruit de cette expérience exceptionnelle qui permit à l’auteur d’étudier la civilisation, la culture et la vie quotidienne d’un pays tellement étranger à l’Occident.

A la fois Mémoires, récit de voyage, quête d’ethnologie et essai métaphysique, ce texte vivant, documenté et attachant permet une approche originale et authentique de l’Inde. Attentif et passionné, le regard d’Alexandre Kalda a su discerner, derrière les visages, les paysages et les mots, l’âme de l’Inde.
22,40 €
Une vraie Parisienne
Grasset
Elle s'appelle Agnès de Couroye. C'est une aristocrate ravissante, drôle et cultivée. Son métier : faire visiter Paris à des étrangers fortunés. Avec elle, ils ne s'ennuient jamais. Elle les promène, les amuse et leur offre quelques jours de civilisation française.

Aux Etats-Unis, c'est une superstar. Bruce Fairfield a vendu des millions de disques. Avec elle, il va du Château de Fontainebleau au défilé Galliano, de la Sainte-Chapelle au bureau de Nicolas Sarkozy, d'un palace à un musée... Et il tombe amoureux. La presse people est sous le charme.

Quand Agnès l'accuse de viol, la police, la justice et les avocats s'en mêlent. Une certaine idée de la France romantique et futile se transforme en piège « Vieille Europe » pour yankee naïf, et chacun apparaît sous son vrai jour.

Soudain se révèle l'indécence d'une époque où les stars se croient tout permis, où l'argent s'étale, où la justice devient un instrument et l'amour un calcul.
22,40 €
Beckett avant la lettre
Grasset
Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle où il enseigna le français à l'Université de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs français pour les étudiants de Trinity College.

Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a découvert, dans les archives de l'université, un cahier de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document capital pour la compréhension de l'oeuvre de Beckett et, d'une façon plus générale, pour sa conception de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité, voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire d'un des plus grands auteurs de notre temps.
12,90 €
Loin de Kharkov
Grasset
Bien sûr, il s'agit, encore, d'un roman farfelu, mais plus « policé » que d'habitude Et, bien sûr, les personnages de ce roman - Anna-Victorina, Abraham, Mme Tardieu - ne sont pas des créatures rigoureusement « réalistes » Mais c'est ainsi que Roger Hanin visite son imaginaire : introduire une dose de délire dans la logique du monde. Car le délire, selon lui, déplace la vérité et la montre mieux Avec Loin de Karkhov, on est donc dans une histoire d'adoption : un couple, natif de Béziers (en apparence ) va dans un orphelinat de Karkhov pour adopter la petite Anna-Victorina, blonde, intelligente, précoce Celle-ci va semer le plus grand trouble dans sa nouvelle famille, contraignant chacun à se rapprocher de sa vérité enfouie Les uns vont s'avouer leur amour secret, d'autres vont se suicider, d'autres encore vont accepter de révéler le secret d'une identité méticuleusement dissimulée « Lorsque l'enfant paraît », le monde des adultes réajuste ses manières. Ce roman aspire à l'innocence trouble de la petite Anne-Victorina. Il l'atteint, mais non sans quelques dégâts pour les personnages qui s'y brûlent sous l'oeil de la petite poupée russe. Sur cette trame, Roger Hanin propose un roman qui « dérape » à dessein. Dialogues et situations bizarres ; coups de théâtre ; onirisme et fansaisie garantis Roger Hanin expliquera peut-être, lors du lancement de ce roman, l'arrière-fond autobiographique qui le sous-tend. Mais, peut-être, préférera-t-il se taire. Avec lui, on ne sait jamais...
19,90 €
Le côté d'Odessa / roman
Grasset
Tout commence ici par la réapparition d'un tableau : « La source », copie par Picasso d'un célèbre tableau d'Ingres, a disparu en 1940 à Paris en même temps que d'autres biens appartenant à un collectionneur d'origine juive, Léopold. C'est à Odessa, entre les mains d'un affairiste russe, que la toile réapparaît mystérieusement, identifiée par un historien d'art, mêlé malgré lui à cette intrigue presque policière. Faut-il le restituer à l'héritière, Marina, qui vit à Volterra dans la villa que lui légua son grand-père Léopold, génial mais ambigu collectionneur ? Faut-il au contraire garder le secret au risque de spolier encore une fois Marina ? Le passé se visite comme une maison aux recoins secrets : Marina en orpheline de la mémoire ignore tout des conditions tragiques dans lesquelles sa grand-mère déportée trouva la mort ; en écho à cette révélation, le narrateur enquête sur le judaïsme possible d'une partie de sa famille native d Odessa, ressuscite les pogroms russes et les conversions forcées, auscultant en lui la part d'étrangeté qu'on lui a longtemps cachée. « La source » devient le sésame d'une quête des origines où progressivement le désir, et peut-être l'amour, vont sceller un pacte entre Marina et le narrateur. Le présent leur apporte alors les réponses que le passé leur refuse. Une nouvelle page s'ouvre.

D une demeure en toscane au cimetière juif de Livourne, d Odessa cosmopolite et baroque à New York éternel refuge des immigrés, se noue une intrigue habillement tressée où les jeux de l'amour et du hasard entraînent les personnages à la découverte d'eux-mêmes : mais sait-on jamais qui nous sommes ?
18,90 €
La biographe
Grasset
« J'ai eu envie de revoir La Passante du sans-souci. L'intrigue, les noms de personnages, les visages s'effacèrent, mais certaines images de ce film un peu convenu se gravèrent dans ma mémoire, éveillant un sentiment confus et pénible.

Et puis un jour, j'ai compris : ces visions me hantaient parce qu'elles prenaient leur source en moi. Des pans entiers d'une histoire oubliée, que j'avais VOULU oublier avant même de la connaître. Celle de ma mère, juive allemande, et de toute sa famille. La passante que Romy Schneider avait incarnée surgissait d'un monde enfoui, mais étrangement familier.

Ma mère Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : « Comment peut-on être allemande ? » répond l'écho : « Comment peut-on être juive allemande ? »

Et si chacune d'elle possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. »

E.B.-D.

S emparant de l'histoire de Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano tente d y lire l'histoire en miroir de sa propre famille : « la biographe » passe de l'une à l'autre, tressant, pour les entrelacer et les éclairer, ces vies à priori si différentes, l'une, exemplaire parce que célèbre, l'autre, anonyme et pour cela universelle.

Au-delà de la figure irradiante de Romy Schneider dont il fait le portrait, ce livre est aussi une histoire d'amour et de haine de la mère-patrie, l'Allemagne, et plus simplement : le livre des mères, comme on sait sujet de prédilection de l'auteur celle, entre autres, de Romy, Magda la Bavaroise, elle-même actrice populaire de l'époque, dont Hitler fut un fervent admirateur et peut-être l'amant, Magda, terrible Pygmalion pour sa fille, et qui fut, finalement, effacée dans les mémoires par sa créature?
17,30 €
Le vampire de Ropraz / roman
Grasset
« Dans ces campagnes perdues une jeune fille est une étoile qui aimante les folies. Inceste et rumination, dans l'ombre célibataire, de la part charnelle à jamais convoitée et interdite. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l'au-delà, d'en haut, de dessous, d'en bas : la menace venue d'ailleurs. »

En 1903 à Ropraz, dans le Haut Jorat vaudois, la fille du juge de paix, la virginale Rosa, meurt à vingt ans d'une méningite. Dans l'hiver qui souffle, un promeneur trouve le couvercle du cercueil soulevé, le cadavre violé, la main gauche coupée net, le sexe mastiqué, le coeur disparu. Profanation. Horreur. Stupéfaction villageoise, crainte du diable, soupçons de vampirisme, ail et crucifix accrochés aux maisons pourtant protestantes?

En avril de la même année, deux autres profanations atroces sont exécutées de manière semblable : à Carrouge, des gamins jouent à la balle avec la tête scalpée de Nadine ; à Ferlens, c'est la blanche Justine qu'on profane. Monte la rumeur, comme une houle : il faut un coupable pour des crimes qui rappellent à chacun la « crasse primitive », les vices cachés, les étreintes contre-nature. Favez, un garçon de ferme un peu idiot aux yeux rougis, à l'épaule saillante, aux longues canines, qu'on a surpris à l'étable abusant des génisses, sera le coupable idéal. Il sera jugé et condamné, puis on perd sa trace après 1915.

Sur un fait-divers réel, et si proche de l'auteur dont le jardin jouxte le cimetière de Ropraz, Jacques Chessex romance : qui mieux que lui sait dire les crimes impunis, les fantasmes des notables, la mauvaise conscience d'une époque ?
13,90 €
Le paradis d'en face
Grasset
« Au début, je n'y ai pas vraiment prêté attention. La première fois que j'ai garé la moto près du numéro huit de la rue Girardon, elle a ouvert sa fenêtre, au cinquième étage, s'est penchée à moitié et a demandé d'une voix forte : « Nicolas, c'est toi ? » J'ai levé la tête et regardé tout autour de moi, j étais seul sur le bord de cette rue, pas même une ébauche de profil. »

Chaque jour, quand Thomas rentre chez lui, la même scène se produit : au bruit du moteur, une voix féminine, surgie de l'immeuble voisin, l'appelle, avec un mélange de surprise, d'excitation et de soulagement : « Nicolas, c'est toi ? ». Un soir, intrigué, attendri peut-être, Thomas finit par répondre à cette inconnue qui le prend pour un autre. Il pénètre alors dans la vie d'une vieille femme solitaire, et découvre très vite qu'elle a, dix ans auparavant, perdu son fils unique, Nicolas, victime d'un accident de moto. Ce jour-là, le temps s'est brutalement arrêté ; il n'a, depuis, jamais repris son cours.

Pour Marguerite, dont l'existence n'est plus que dans l'illusion d'un souvenir vivant, Thomas accepte de devenir Nicolas. Entre le jeune homme et la petite dame, Harold et Maud d'aujourd'hui, débute ainsi une singulière histoire d'amour, née d'un malentendu dont, au fond, ni l'un ni l'autre n'est dupe : il suffit juste d y croire?

Lyrique et malicieux, tendre et cru, Paul Marchand fait le portrait émouvant de la vieillesse solitaire. A travers le roman d'une complicité singulière, dans le style inventif qu'on lui connaît, il donne aussi des mots au drame qui, dans notre langue, n'en a pas : la perte d'un enfant. Après l'inceste qui faisait l'objet de son précédent roman, c'est encore, d'une autre manière, sur nos douleurs et nos tabous qu'il se penche.
19,90 €
Kung fu
Grasset
La première scène rappelle le narrateur à son impuissance : il assiste au tabassage en règle d'un passager dans le métro. En d'autres temps, il aurait réagi, implacable, corps délié, volonté de fer, mais il ne bouge pas, la peur au ventre. La mémoire réveillée tisse les liens entre les époques : hier, dans la mouvance de la Gauche Prolétarienne, l'ex-minet du Drugstore aux pulls shetland et aux boots glacées, s'inscrit virilement aux cours du Vô-Vietnam ; dans l'odeur âcre de la salle de boxe parisienne, il apprend à souffrir, découvrant les dures leçons de la sagesse orientale. Hier, pour échapper à l'amour fou qu'incarne Ursula, beauté androgyne, hussarde des seventies condamnée par une overdose, il suit son meilleur ami jusque dans la cité interdite, le légendaire monastère kung-fu de Shaolin dont il sera le premier disciple blanc. Aujourd'hui, aguerri par les coups qu'il a reçus plus que par ceux qu'il a donnés, le narrateur retrouve en Louise la force d'aimer, les larmes enfouies, la fragilité du jeune tigre qu'il fut. L'amour est un combat. Passion et révolution, d'un visage féminin l'autre, en frôlant les dangers.

C'est toute une époque que François Armanet convoque, avec la grâce et la précision qu'on lui sait, une époque qui va des dandys de la nébuleuse gauchiste aux rivages de l'Asie, de l'herbe fumée aux cendres amères des camarades perdus en route, des maîtres du Tao à la rédemption des combattants de l'ombre.
15,90 €
Faut-il brûler la Galigaï ?
Grasset
Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France.

Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini.

Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser.

Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
22,40 €
Sa passion
Grasset
Sa passion est le récit d'une enfance revécue le temps d'une nuit par une jeune femme amoureuse et humiliée.

Hélène a 35 ans, elle est écrivain, et cette nuit-là elle dort dans un hôtel isolé de Sologne où elle s'est rendue pour une foire du Livre. Il y a dix jours elle a quitté Patrick, le seul homme qu'elle ait aimé, mais marié, et qui n'a pas choisi de tout quitter pour elle. Cette nuit-là, après dix jours d'insupportables silences, ils se parlent au téléphone, conversation troublée et maladroite où Hélène relate (ou invente, peu importe) qu'un homme vient de lui faire des avances et a déclaré vouloir quitter sa femme pour elle.

A l'autre bout du fil, depuis Paris, l'homme aimé, adoré, rit? Hélène éteint son téléphone? La nuit commence?

De l'énigme même de ce rire va surgir l'énigme de l'amour. Celui d'un homme pour une femme, bien sûr, mais aussi celui (premier et fondateur), des parents pour un enfant?

Dans la chambre d'hôtel froide et anonyme, alors qu'au dehors les bêtes sauvages redoutent l'aube qui annoncera la reprise de la chasse, Hélène se souvient. Le prix de l'amour. Le chèque mensuel que la cousine faisait à ses parents pour avoir le droit de l'avoir en alternance. Les incessants va et vient entre deux mondes opposés, les pauvres et les riches, les nécessiteux et les puissants?

Qui l'aimait alors ? Tout le monde. Qui l'avait choisie vraiment ? Personne?

Et surtout, qui lui manquait réellement, aujourd'hui ? Quel homme ? Le père, adoré, dont elle n'aura jamais comblé la pauvreté ? Où Patrick, son premier amour, dont le rire a brouillé les sentiments et les souvenirs ?

Tous les deux : combien ont-ils donné pour elle ? Combien vaut cette femme-là ?

Après une nuit d'insomnie, dans les premières lueurs du matin, Hélène rejoint le monde des chasseurs et des bêtes traquées et décide de résoudre à jamais, l'énigme de sa passion?
15,90 €
Douce France
Grasset
« Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irrégulière. Il me semblait qu'à tout moment quelqu'un pouvait surgir chez moi en hurlant : Police ! Contrôle d'identité ! Et me contraindre à le suivre. C'était absurde, personne n'avait songé à me mettre à la porte, mon casier judiciaire était vierge et je n'envisageais aucune action terroriste ».

La narratrice, un écrivain français de trente ans, est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins lors d'un contrôle d'identité sauvage. Mi-fascinée, mi-voyeuse, elle décide de se faire passer pour une immigrée roumaine et devient malgré elle victime de la machinerie bureaucratique. Placée dans un centre de rétention administrative de la région parisienne, elle découvre ces immigrés séquestrés qui tournoient dans l'attente hébétée d'une décision du juge : libération ou renvoi au pays, la tour de Babel des langues et des codes, le racisme entre noirs et arabes, la course à l'identité, n'importe laquelle, pourvu qu'on vous laisse en paix. Là-bas, elle va connaître des sentiments contradictoires, entre amour et crainte, pour un clandestin séducteur et manipulateur? Mais ces exilés la ramènent à son propre statut : fille d'immigrés juifs, née en France, elle s'est toujours sentie en situation irrégulière.

Sur ce sujet ô combien d'actualité ! Karine Tuil pose les bonnes questions : pourquoi cherchons-nous à être aimés quand il suffirait qu'on nous tolère ? Quel prix à payer pour avoir la certitude d être français ? Sommes-nous tous des immigrés ? L'auteur, qui a eu exceptionnellement accès au centre de Roissy, a écrit ici un roman coup de poing, bouleversant d'inquiétude, à mi-chemin entre le pamphlet et la lettre d'amour aux siens. Un livre où Karine Tuil s'obsède à traquer l'assimilation impossible à la Douce France.
16,50 €
Le Silence
Grasset
Depuis 1944, l'écrivain Simon Leibowitz n'a plus prononcé un mot : il avait alors 10 ans. Fascinée par ce mutisme et le mystère qui entoure l'homme, Livia, une jeune française orpheline, étudiant l'histoire à Rome, décide de lui écrire. Ils échangent quelques lettres avant que Simon ne mette brutalement fin à leur correspondance. Dans son dernier courrier, quelques vieilles photographies : une église de campagne ; un portrait d'enfant aux côtés d'un chien avec en arrière-plan, un homme au sourire figé ; un groupe de jeunes gens armés, à la lisière d'une forêt?

Dès lors, Livia n'aura de cesse de comprendre. Le mutisme de Simon est-il un refus du monde ou au contraire la décision d'un sage ? Où ont été prises ces photographies ? Pour quelle raison Simon s'enferme-t-il dans son silence ? Pourquoi quelques années auparavant a-t-il tiré en pleine rue sur un ancien officier allemand ? Avec l'aide de son ami Ignatio et des souvenirs de son père Giorgio, ancien résistant italien dans les Appenins, qui a connu le père de Simon, Livia plonge dans le passé de l'écrivain, au coeur des Alpes et de la seconde guerre mondiale. Ce faisant, c'est, à son insu, son propre passé qu'elle explore?
19,90 €
Oboles
Grasset
Dans la continuité d?Images, mes catins, Le tremble et l?acacia, A quatre épingles, A dire vrai, Faubourg des fées, voici un nouveau volume des poèmes de Daniel Boulanger. Ces courts textes, « définitions imagées », selon leur auteur, nous touchent d?autant plus que leur sobriété provoque le jaillissement des images dans une intensité rare.

?

?Retouches à la compréhension

?

?Ta voix de tout s?irrite

?Qui tant aimait m?entendre

?Ton oeil même m?évite

?Dès que je deviens tendre

?Tu ne veux plus répondre

?Et vrai le pourrais-tu

?Un oeuf n?est pas à tondre

?Déjà me disais-tu
15,90 €
Moi qui suis né trop tard
Grasset
Dans ce recueil d?essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers.

? « J?ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu?on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n?y crois pas. Je fais semblant d?y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J?ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d?identité, mais cela n?a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m?a servi d?écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d?une âme.

? Viennent ensuite, dans un désordre qui n?est qu?apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d?anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n?aimait pas l?auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l?habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l?être : « N?oubliez pas que je suis d?Ancien régime. »

? On voit aussi passer la silhouette d?Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l?âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu?elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l?agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu?il est permis ! »

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19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Le père éternel
Grasset
Sophie perd son père à dix ans. Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, elle quitte Paris pour Nice, où il est enterré. Sur sa tombe, elle dépose une brassée de mimosa et une lettre dans laquelle elle se raconte. Et chaque année, le vieux Max, le gardien du cimetière, l?attend : il voit grandir cette petite fille à la fois naïve et tétue, qui, au fond, ne parvient toujours pas à enterrer son père. Max est un original. Coupé du monde, il partage son existence entre Sainte Thérèse d?Avila, qu?il appelle familièrement Thérèse et à qui il demande chaque matin conseil, et Marilyn, la fleuriste du cimetière, qui vit retirée dans sa boutique qu?elle n?a pas su baptiser autrement que « Certains l?aiment froid ».

?Max et Sophie se lient d?amitié, comme deux solitaires pour qui un deuil impossible semble avoir arrêté le cours du temps. Car Max vit lui aussi dans le souvenir: Hannah, sa petite voisine, sa fiancée, dénoncée par ses propres parents, concierges de l?immeuble, n?est jamais revenue des camps d?extermination.

?Pleins d?ingénuité et de fantaisie, Max et Sophie prendront à contre-pied le tragique de leur existence. A travers leurs récits alternés, tantôt solennels, tantôt cocasses, beaucoup de secrets et de non-dits seront levés, et les histoires de chacun, qu?on croyait distinctes, se révéleront liées.

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18,00 €
Sartre, roman
Grasset
Sartre vivant, dans ses amours multiples, ses relations avec Simone de Beauvoir, ses révoltes, ses luttes politiques, ses amitiés. Au-delà des essais et des biographies, seule une fiction pouvait rendre la prodigieuse séduction qu'il exerçait sur quiconque l'approchait. Ainsi retrouvons-nous Sartre, écrivain forcené, au beau milieu de la guerre d'Algérie, un Sartre qui se dresse presque seul contre Charles de Gaulle, contre la torture et pour la victoire des colonisés, le Sartre des Mots et du prix Nobel refusé, un Sartre voyageur, de Rome à Venise et de Cuba à Moscou, un Sartre flirteur, un Sartre amoureux.

? A Paris, sortant dune réunion militante à laquelle participaient Sartre, Simone de Beauvoir et leurs amis des Temps Modernes, l'un des auteurs de cet ouvrage rencontra l'une de ses belles amies.

? ? Tu sais quoi? Sartre m'a draguée.

? ? Tu as dit oui, j'espère.

? ? T'es fou, il est trop laid.

? ? T'es complètement conne. Tu serais entrée dans l'Histoire!

? Et si elle avait dit oui? C'est ce qu'ont voulu imaginer Michel-Antoine Burnier et Michel Contat dans ce roman où la jalousie croise la politique, révolution rêvée, amours trahies, bref, le récit d'une jeunesse sartrienne au coeur de la guerre coloniale.

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