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Résultats de recherche pour 'Le grand livre' (11390)

Toute la vérité
Gallimard
Chism Crockett déteste la campagne ; c'est pourquoi il a vendu sa ferme dès que sa femme est morte. Il est allé s'installer en ville, une toute petite ville de Géorgie, avec son père, vieillard de quatre-vingt-cinq ans, ses trois filles et ses deux fils. En réalité, ce que Chism déteste surtout, c'est le travail. L'une des filles est une prostituée, une autre est mariée à un gredin ; le grand-père est quasiment malade de chagrin, autant que Jarvis, le petit dernier ; mais Chism se moque de tout ça. Il veut à tout prix rester à la ville et ne rien faire.Caldwell a fait entrer dans la littérature américaine un nouveau personnage : «le pauvre blanc» des États du Sud : être primitif sans préoccupations morales ni ressources matérielles, être corrompu ou qu'on va corrompre et dont l'innocence s'accomode de la violence. Impassible observateur, Caldwell peint ses héros avec une puissance et une vérité saisissantes. Jamais il ne tire de conclusion, ce qui rend sa peinture d'autant plus bouleversante. Et après le drame qui clôt le livre, on se dit que la vérité, cette sacrée vérité, est bien amère, mais que l'essentiel était de la dire.

Erskine Caldwell a fait entrer dans la littérature américaine un nouveau personnage : «le pauvre blanc» des États du Sud, être primitif, être corrompu ou qu'on va corrompre et dont l'innocence s'accomode de la violence. Impassible observateur, Caldwell peint ses héros avec une puissance et une vérité saisissantes.
8,65 €
Le fantôme du cinéma Roxy
Gallimard
«À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, Juan Marsé recrée son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile. Dans Histoire de détectives, des enfants jouent gravement aux justiciers dans une Barcelone meurtrie, mystérieuse et morbide ; dans Le fantôme du cinéma Roxy, un cinéaste caricatural et un écrivain parodique composent un scénario en reconstituant l'atmosphère des vieux cinémas de quartier à l'époque où le pouvoir franquiste asservissait la Catalogne  ; enfin, Les aventures d'un lieutenant têtu nous transporte dans une enclave espagnole au Maroc où de jeunes recrues jouent aux soldats de plomb, sous les ordres d'un sergent plus truculent que nature et d'un lieutenant bravache qui joue les acrobates. Ce qui nous vaut un morceau de bravoure à double titre. Et bien entendu, celui qui joue le plus, c'est encore le narrateur, en pinçant tour à tour les cordes de l'ironie, du sordide, du rêve, de la dérision et de la noslagie.» Jean-Claude Masson.

Ce livre est composé de trois nouvelles : Histoire de détectives, Le fantôme du cinéma Roxy et Les aventures d'un lieutenant têtu. Trois histoires qui permettent au romancier espagnol de recréer son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile.
7,65 €
Apothéose
Gallimard
Ce livre de Ferdinando Camon, consacré à la mort de sa mère, retrace l'un des plus grands et des plus insensibles événements de I'Histoire : la fin de la civilisation paysanne. Elle s'accomplit dans les années soixante avec l'arrivée dans les campagnes de l'électricité, de la radio et, pour la première fois, des nouvelles et bientôt des images du monde entier. Avec la civilisation paysanne disparaît un type d'homme, ainsi qu'un type de morale. L'auteur qui, sans renier ses origines, a émigré dans une autre culture - celle « des mots » -, participe aux obsèques. « Maintenant, la mère était morte, mais cela n'était pas possible. » Son être va continuer à s'effacer. « Je voudrais la prier de s'arrêter de mourir », écrit-il. C'est alors que le père, paysan taciturne, entreprend, dans une sorte de délire commémoratif épique, de construire un « autel », sorte de chapelle votive à cette morte dont l'effacement était tel qu'il ne lui adressait pas la parole et semblait même ne pas la voir de son vivant. Rapportant quatre ans plus tard l'oeuvre du père, le fils élève à son tour un « autel de paroles » à la disparue. Livre bref, volontairement et admirablement pauvre de vocabulaire aussi bien que de syntaxe, et qui parvient, pour la première fois sans doute, à faire passer quelque chose du génie paysan, jusqu'ici sans voix, dans la littérature universelle.
7,00 €
Blèche
Gallimard
Blaquans, le narrateur, est un écrivain catholique, polémiste célèbre. Il se définit comme conservateur et, ayant perdu le goût de Dieu à l'âge de seize ans, débauché repenti. Marié depuis quelques années, père de trois fils, il habite peu avec sa famille, préférant la solitude de la pièce simple qu'il occupe dans une belle maison ancienne, près de Notre-Dame. Il se voit confier par sa femme la vente de boucles d'oreilles pour financer un voyage dont il avait grande envie depuis longtemps, mais lorsqu'il se décide, elles ont disparu. Blaquans entame alors un monologue intérieur tourmenté, soupçonnant tour à tour sa femme de ménage, Amélie Blémard, une fille rubiconde, et Mlle Chardin, Blèche, sa secrétaire… Blaquans se sent bafoué, blessé, méprisé par ce vol qui le plonge dans le désarroi et le révèle tel qu'il est en lui-même : guindé dans ses principes, misogyne, coupable, absorbé dans une sorte de contemplation excessive de soi… Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes de la conscience torturée de ce personnage replié sur lui-même, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.

Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes d'une conscience torturée, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.
8,15 €
Voyage babylonien
Gallimard
«Un grand seigneur est tombé dans des difficultés conformes à l'air du temps et se trouve contraint d'abandonner son train de maison habituel. Avec deux compagnons, qui ne sont pas mieux lotis que lui, il mène la vie d'un pauvre diable, passe par un grand nombre de villes, dont nous ne nommerons que Bagdad, Constantinople et Paris, pour signaler l'ampleur de leurs efforts et des résistances auxquelles ils se heurtent. En chemin, ils rencontrent bien des obstacles, liés à l'amour, à la boisson, au mensonge, auxquels ils n'avaient été exposés jusqu'ici ni de près ni de loin. Lentement, juché sur les épaules des deux autres, le grand seigneur réussit à prendre pied. La paix dans l'âme, il tient. Lui qui ne s'était pas soumis volontairement aux fatigues du voyage, il doit à la fin reconnaître qu'il fut long, mais que cela valait la peine. Accessoirement, c'est l'histoire d'un Adam qui rencontre beaucoup d'Èves, mais non le péché, et qui a du mal à quitter le paradis. Accessoirement, l'histoire d'un tyran qui se croit pareil à Dieu, se trouve précipité dans les plaisirs et les misères de notre existence, et c'est son ascension à la pauvre humanité.» C'est ainsi qu'Alfred Döblin résume son Voyage babylonien, grand livre comique, qui se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique. D'une verve exceptionnelle, le roman révèle, à travers cette immense et jouissive déambulation, le goût des chemins de traverse, de la légèreté et la dérision, et surtout une liberté totale d'invention.

Traduction révisée par Michel Vanoosthuyse

Voyage babylonien, grand livre comique, se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique ?
12,50 €
Mildred Pierce
Gallimard
Mildred Pierce, petite femme aux cheveux blonds mousseux et aux yeux bleus limpides, décide de se séparer de son mari ; c'est, dit-elle, parce qu'il court après une certaine Mrs. Biederhof, mais surtout parce que, victime de la crise de 1929, il est sans travail et en prend trop aisément son parti. Elle doit pourtant gagner sa vie, et celle de ses filles, alors, pour s'en sortir, elle vend les «pies» fait maison, et travaille comme serveuse dans un restaurant. Mais cela ne suffit pas, du moins pas aux yeux de sa fille aînée, Véda, alors Mildred se lance dans les affaires et ouvre son propre restaurant «Mildred Pierce, Poulet - Gaufres - Pies», suivi d'un deuxième, puis d'un troisième. Elle fait aussi la connaissance de Monty Beragon, un jeune et élégant oisif, devient sa maîtresse, puis, lorsqu'il est ruiné, l'entretient. Or, pendant ces années de lutte, Véda grandit et devient une rivale redoutable au caractère orgueilleux, cupide et méprisant, et Mildred, rejetée et bafouée, se retrouve, après un drame affreux provoqué par sa propre fille, pauvre et vieillie... James Cain a écrit principalement des romans noirs et a acquis sa notoriété comme auteur de romans policiers. Mildred Pierce tient une place particulière dans son œuvre : c'est un roman de mœurs, une critique sociale et un portrait de femmes particulièrement réussi, émouvant et drôle.

James Cain a écrit principalement des romans noirs et a acquis sa notoriété comme auteur de romans policiers. Mildred Pierce tient une place particulière dans son œuvre : c'est un roman de mœurs, une critique sociale et un portrait de femmes particulièrement réussi, émouvant et drôle.
13,00 €
Peau d'ours: Notes pour un roman
Gallimard
Paru après sa mort, ce livre révèle l'image d'un homme qu'une menace de grève inquiétait, rêvant d'un ordre parfait. Il dit aussi quelque chose du Paris d'avant guerre que l'auteur a à peine connu enfant et dont il semblait ne rien ignorer.
9,00 €
La Mort de Virgile
Gallimard
Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, à Brindisi, le 21 septembre 19 av. J.-C., au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de L'Enéide.

Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologue intérieur, aux ultimes conversations qu'il a avec ses amis.

Le livre s'ouvre sur la vision de la flotte romaine entrant dans le port de Brindisi. Le poète, déjà moribond, se trouve à bord d'un des vaisseaux. Porté à travers les rues misérables de la ville, Virgile arrive au palais impérial où il va lutter une nuit et un jour contre la mort. C'est là le premier «mouvement» du livre, «l'Eau», comparable à celui d'une symphonie. Le second mouvement, intitulé «le Feu», nous entraîne dans les régions de l'horreur et de la peur où s'abîme l'esprit du poète. Nous vivons la grande tentation qui s'offre à lui : brûler L'Enéide.

Avec le jour se lève le troisième mouvement, «la Terre» : Virgile reçoit ses amis, l'empereur Auguste notamment, qui obtient que L'Enéide soit sauvée. Le dernier mouvement, «l'Air», nous plonge dans les affres de l'agonie du poète.

La Mort de Virgile, par sa facture poétique et sa conception symphonique, évoque La Tentation de saint Antoine ou encore Moby Dick, mais c'est aux grands écrivains de l'Antiquité, à l'auteur de L'Enéide lui-même qu'il met en scène, à Platon à la fois philosophe et poète, que l'écrivain allemand a voulu se mesurer.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1945.
17,00 €
L'Origine
Gallimard
Salzbourg, c'est la beauté, l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites, une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir à nouveau accablé par l'atmosphère qui s'en dégage, où tout être sensible se sent condamné à tous les abandons et parfois au suicide. C'est l'idée du suicide qui obsédait le collégien lorsque, dans le cagibi à chaussures de l'internat où l'avait placé son grand-père, il étudiait le violon. Internat dirigé par un nazi, selon des méthodes éprouvées, guère différentes de celles des bons catholiques qui le remplacèrent après la défaite. Entre-temps il y a eu la guerre et les bombardements avec leurs visions d'horreurs.Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. D'abord tenu par les nazis, il est reconverti en établissement catholique, après la chute du IIIᵉ Reich, mais les méthodes restent les mêmes... Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.

Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.
9,50 €
Mauve le vierge
Gallimard
Les curieux personnages de ces récits ne seraient-ils pas chaque fois Hervé Guibert, ayant changé ses identités pour mieux se déguiser, en homme vierge, en amoureux fiévreux, en victime d'un tremblement de terre, ou en disciple du grand philosophe qu'il accompagne jusqu'à la tombe ? Ce n'est pas tout à fait sûr, puisque trois portraits de femmes se dessinent aussi dans ces pages : la concierge Mémée Nibard, à qui il arrive de féeriques malheurs, la directrice fine mouche du musée de cire, et la jeune voisine, qui a ses raisons pour s'arrêter de jouer du piano. Dans ce livre, Hervé Guibert exprime sa volonté de tout dire, sur lui et sur les autres, ce qu'on pense et qu'il ne faudrait pas, et parfois même un peu plus que la vérité.

Les curieux personnages de ces récits ne seraient-ils pas chaque fois Hervé Guibert, ayant changé ses identités pour mieux se déguiser ? Dans ce livre, il exprime sa volonté de tout dire, sur lui et sur les autres, ce qu'on pense et qu'il ne faudrait pas, et parfois même un peu plus que la vérité...
9,00 €
Collection L'Imaginaire Un thé au Sahara
Gallimard
Réédité en tirage limité à l'occasion des trente ans de la collection L'Imaginaire, le roman de Paul Bowles est ici accompagné du DVD du film de Bernardo Bertolucci. Réalisé en 1990 par l'auteur du somptueux film Le dernier empereur, tourné dans les superbes décors de l'Algérie et du Niger, Un thé au Sahara est si fidèle au livre que le rôle du narrateur est tenu par... Paul Bowles lui-même !

Le roman de Paul Bowles est ici accompagné du DVD du film de Bernardo Bertolucci, réalisé en 1990 et tourné dans les superbes décors de l'Algérie et du Niger. Le rôle du narrateur y est tenu par... l'auteur lui-même !
12,65 €
Deux dames sérieuses
Gallimard
La première de ces deux dames «sérieuses» avec lesquelles le lecteur est invité à faire connaissance est en fait une demoiselle, Miss Christina Goering. Jeune fille distinguée, issue d'une excellente famille, elle est dotée de moyens d'existence confortables. Mais notre héroïne a manifesté, durant son enfance, un tempérament particulier et aussi un mysticisme qui a grandi avec les années. Et maintenant, Miss Goering est décidée à assurer son salut et à tout faire pour atteindre la sainteté. Par quels moyens ? En luttant contre sa nature profonde, c'est-à-dire en se contraignant à accepter les avances que voudront bien lui faire les personnes de l'autre sexe. Voilà bien une destinée exemplaire et l'auteur, pour en souligner le côté édifiant, la met en parallèle avec celle, tout à fait opposée, de la seconde de ces dames «sérieuses». Mrs Frieda Copperfield est mariée à un homme à qui elle voue une affection sincère. Mais, à l'occasion d'un voyage en Amérique centrale, elle prend conscience de ses aspirations véritables ; elle mettra un terme aux plaisirs discutables de la vie conjugale pour goûter une félicité parfaite, mais non exempte d'une certaine agitation, en compagnie de dames charmantes et bien intentionnées. Deux dames sérieuses est une comédie de mœurs peuplée de personnages bizarres, hautement pittoresques. C'est aussi une satire mordante et mémorable de certains milieux américains du début du XXᵉ siècle.

Deux dames sérieuses est une comédie de mœurs peuplée de personnages bizarres, hautement pittoresques. C'est aussi une satire mordante et mémorable de certains milieux américains du début du XXᵉ siècle.
9,00 €
Collection L'Imaginaire Tous les feux le feu
Gallimard
Réédité en tirage limité à l'occasion des trente ans de la collection L'Imaginaire, Tous les feux le feu est accompagné ici d'un CD : André Dussolier lit la nouvelle Tous les feux le feu en restituant toutes les subtilités de cette œuvre attachante, et Julio Cortázar délivre quelques clés de son œuvre : l'enfance, le rêve, le fantastique.

Tous les feux le feu est accompagné ici d'un CD : André Dussolier lit la nouvelle Tous les feux le feu, et Julio Cortázar délivre quelques clés de son œuvre : l'enfance, le rêve, le fantastique...
10,10 €
Alias
Gallimard
Alias, Blaise de son prénom, orphelin à la charge d'une riche tante excentrique, sort à seize ans du collège où il était pensionnaire pour aller vivre à Paris chez M. Adelair, un ami de sa tante. Ce dernier est un homosexuel qui vit de petits trafics, d'expédients et accueille l'argent du jeune Blaise comme une bénédiction - bénédiction qu'il s'empresse de dilapider sans lui. Alias parcourt Paris avec un ami de collège, Montcalm. Tous deux, cherchant à perdre leur pucelage charnel ou leur pucelage d'esprit, hésitent entre se rendre au «bordel» ou dans le «salon» de Mme Charpon. De retour chez Adelair, Alias rencontre une belle femme avec laquelle il passe la nuit. Plus tard, appauvri, sale et affamé, il suit le conseil de Mme Charpon et entre au séminaire. Il se persuade alors que c'est sa vocation. Mais sa tante, riche et mondaine, vient le sortir de là et l'emmène en vacances dans le Midi, où il troque bien vite sa soutane contre un maillot de bain. De retour à Paris, il se confesse au Père Issoire qui l'envoie en retraite dans un monastère. Il y fera la connaissance de César Blum - ami de Picasso, Braque, Max Jacob -, à la fois très croyant et très homosexuel, qui le prend sous son aile. Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.

Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.
7,50 €
La place du Diamant
Gallimard
«Sans travail, sans rien en vue, j'ai fini de vendre ce qui me restait : mon lit de jeune fille, le matelas du lit aux colonnes, la montre de Quimet que je voulais donner à Antoni lorsqu'il serait grand. Tout le linge. Les coupes, les tasses, le buffet… Et quand il ne me restait rien en dehors de ces monnaies qui me semblaient sacrées, j'ai fait taire ma fierté et je suis allée chez mes anciens patrons.» Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail - elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier -, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage… Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

Une Catalane, femme du peuple, originaire de Barcelone, raconte sa vie. Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.
11,50 €
Les trois arbres de Palzem
Gallimard
«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.» La plume de Jean Giono chroniqueur n'est pas différente de celle du romancier. En peu de mots, il crée des mondes, il enchante. Ici, il nous fait part d'une sagesse un peu amère. Dans ces textes écrits de 1951 à 1965, l'écrivain découvre que le monde est mauvais, que l'homme aime le sang, qu'il s'acharne à détruire la nature. Giono, toujours du côté de l'individu contre la masse, du travailleur contre ceux qui le gouvernent, peut paraître passéiste, sans doute, mais c'est parce que le monde de naguère lui semble plus humain. Quelques pages lui suffisent pour inventer une histoire fabuleuse, l'œil toujours prêt à croquer sur le vif personnages et paysages, et à les mettre en scène pour un de ces merveilleux spectacles que lui dicte son imagination.

«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.»
9,50 €
L'ivrogne dans la brousse
Gallimard
«Je me soûlais au vin de palme depuis l'âge de dix ans. Je n'avais rien eu d'autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme.»C'est ainsi que le narrateur, qui se nomme lui-même «Père-Des-Dieux-Qui-Peut-Tout-Faire-En-Ce-Monde», se présente. Les 560 000 palmiers de sa plantation lui fournissaient suffisamment de vin de palme pour en boire quotidiennement plus de deux cents calebasses. Mais un jour son «malafoutier», l'homme qui lui préparait son vin de palme, tombe du haut d'un arbre et se tue. Voilà un bien grand malheur ; impossible de trouver un «malafoutier» aussi expert que le défunt, et la soif se fait sentir. Le narrateur décide donc d'aller chercher son «malafoutier» dans la Ville-des-Morts, et ce sont ses aventures dans la Brousse et le Monde des Êtres Étrangers et Terribles, qui constituent le sujet de ce récit écrit directement en anglais par Amos Tutuola, Yoruba de l'ancienne Nigeria britannique. Raymond Queneau s'est efforcé de rendre le caractère d'«art brut» de ce conte et les «contradictions» d'un des tout premiers romans africains.

«Je me soûlais au vin de palme depuis l'âge de dix ans. Je n'avais rien eu d'autre à faire dans la vie que de boire du vin de palme.» C'est ainsi que le narrateur, qui se nomme lui-même «Père-Des-Dieux-Qui-Peut-Tout-Faire-En-Ce-Monde», se présente...
8,50 €
Le 19 octobre 1977
Gallimard
«On connaît les ingrédients des récits ; je n'en refuse aucun, et voici de la conversation, de l'amour, de l'amitié, des rencontres, de la mort, des lectures..., mais tout cela est également ce qui fait la vie. M'intéresse le portrait que les uns tirent de l'autre à travers cette boîte qu'on appelle la tête. Et dans la tête m'intéressent surtout les yeux, qui sans cesse transforment le visible en pensée par une opération dans laquelle la ressemblance tient lieu de vérité. N'en va-t-il pas du vécu comme du visible ? Ils s'articulent inséparablement dans ce mensonge qui, en les disant, en les écrivant, court après la vérité - et qui les fixe en quelques instantanés très ressemblants. Il n'y a pas de suite, mais un perpétuel fondu enchaîné qui fait comme si. On rêve d'un miroir à trois faces qui permettrait de voir la vie de dos. On écrit dans ce sens, et puis, après tant de livres axés sur l'intérieur, sur l'ordre du dedans, ce 19 octobre 1977 remet le je du narrateur à sa place de simple figure optique. Du coup, tout n'est que matériau de la pensée.Toujours et malgré les innombrables leurres, la pensée assemble et permute de l'extérieur. C'est pourquoi ce livre est aussi le premier monologue extérieur.»

Au hasard de ses flâneries sur les quais de Seine, le 19 octobre 1977, le narrateur fait l’acquisition, auprès d’un bouquiniste, d’un livre qui a la curieuse particularité d’être « muet », c’est-à-dire dépourvu de titre, de couverture et, naturellement, de tout nom d’auteur…
7,00 €
La fuite sans fin
Gallimard
Chassés du Sin-Kiang par la guerre civile, sept Européens se joignent à la caravane d'un riche marchand de fourrures chinois et tentent, perdus en plein milieu de l'Asie, de gagner l'Est. Dans l'étrange ville d'Aksou, ils sont obligés de se séparer. Ce sont les aventures de chacun d'eux que Frederic Prokosch raconte en autant de récits pathétiques d'une saisissante puissance d'évocation. Mais l'intérêt le plus profond du livre se situe ailleurs. Jeté en pleine solitude, chacun des sept Européens se voit confronté à sa propre destinée et aux éternelles questions de la vie, de la mort, de l'amour. Et tout le problème de la condition humaine, sous ses aspects multiples et contradictoires, se trouve ici magistralement posé.

Nouvelle édition en 2005

Nouvelle édition.
10,05 €
Pérégrinations d'un clochard
Gallimard
« Quand l'enfant vient au monde il pleure, et quand l'homme, devenu vieux, est à l'article de la mort, les siens font cercle autour de lui et se lamentent. Ainsi la vie de l'homme commence et s'achève dans les larmes. » Lieou Ngo a écrit ce livre en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie mandchoue. Ce curieux personnage, autant porté vers la réforme d'un empire vermoulu que vers le maintien de certaines traditions chinoises, est profondément chinois en ceci que sa vie intellectuelle et morale s'ordonne selon des valeurs qu'il emprunte aussi bien au Bouddha qu'à Confucius et au taoïsme. En homme intelligent et libre, il fait un tableau de la vieille Chine corrompue, devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse.

Lieou Ngo a écrit ce livre en 1903-1906, dans les dernières années de la dynastie mandchoue. En homme intelligent et libre, il fait un tableau de la vieille Chine corrompue, devant laquelle il ne peut dissimuler son angoisse.
11,00 €
Vie de Samuel Belet
Gallimard
Il n'y a peut-être pas de livre de Ramuz qui soit plus représentatif de son genre que la Vie de Samuel Belet. Dans le déroulement de cette existence qui, par le chemin des passions et de la violence, aboutit au renoncement joyeux et à la paix de l'âme, Ramuz semble avoir fait tenir toute sa riche expérience humaine. Ce petit paysan suisse que l'amour et l'ambition arrachent à son milieu et à sa patrie - pour qui le désespoir n'est pas la leçon de l'échec, non plus que l'envie ne peut être celle de la pauvreté -, qui croit envers et contre tout à l'amour, à l'amitié et à la pureté, nous enrichit d'une leçon qui est la leçon même de l'œuvre de Ramuz. Ce livre a le rythme même de la vie qu'il conte - une vie simple et pleine, dont l'effort est la grande loi, mais qui accueille également la passion dont la fatalité est aussi une grande loi de la vie de l'homme. Les fautes de Samuel Belet sont, comme ses vertus, nées du plus profond de lui-même ; elles sont, les unes et les autres, son expression complète. De là, le merveilleux équilibre de l'un des récits les plus humains qui soit tombé de la plume de Ramuz.

Nouvelle édition en 2005

Il n'y a peut-être pas de livre de Ramuz qui soit plus représentatif de son genre que la Vie de Samuel Belet. Il a le rythme même de la vie qu'il conte - une vie simple et pleine, dont l'effort est la grande loi, mais qui accueille également la passion dont la fatalité est aussi une grande loi de la vie de l'homme.
12,50 €
Monsieur Ladmiral va bientôt mourir
Gallimard
"Quand il avait quitté Paris, dix ans plus tôt, pour venir habiter à Saint-Ange-des-Bois, Monsieur Ladmiral avait fait savoir, pour vanter la maison qu'il achetait, qu'elle était à huit minutes de la gare. C'était presque vrai à cette époque. Par la suite, et à mesure que Monsieur Ladmiral vieillissait, la maison avait été à dix minutes, puis à un bon quart d'heure de la gare. Monsieur Ladmiral n'avait constaté ce phénomène que très lentement, n'avait jamais su l'expliquer et, pour mieux dire, ne l'avait jamais admis." Monsieur Ladmiral va mourir, et par petites touches, Pierre Bost livre un récit intimiste et pur, qui exhale tout au long de ses pages une fraîcheur presque douloureuse à force de tendresse implicite, d'extrême bonheur, mais également de résignation aux décrets irrévocables de la mort.
8,00 €
L'Homme à la colombe
Gallimard
L'ONU est en émoi. Un fantôme hante les couloirs de l'Organisation. On découvre qu'il s'agit d'un jeune cow-boy du Texas, venu faire des études supérieures à New York, au grand dam de son père. Dévoué avec passion à l'idéal des Nations unies, le jeune homme loge avec sa colombe dans un réduit secret du gratte-ciel. Il s'aperçoit vite que l'ONU est une machine qui fonctionne à vide. Déçu, le héros extravagant et tragique conçoit alors un complot qui doit ridiculiser l'institution... Romain Gary a publié ce roman en 1958 sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi. L'auteur occupait alors des fonctions diplomatiques qui l'empêchaient de signer un tel texte. Il inaugure avec ce livre le recours au pseudonyme, qui lui permit de recevoir deux fois le prix Goncourt.
8,00 €
Aminadab
Gallimard
«Il faisait grand jour. Thomas qui jusque-là avait été seul vit avec plaisir un homme d'aspect robuste, tranquillement occupé à balayer devant sa porte. Le rideau de fer du magasin était à demi levé. Thomas se pencha un peu et aperçut à l'intérieur une femme couchée dans un lit qui tenait toute la place laissée libre par les autres meubles. Le visage de la femme, quoique tourné vers le mur, n'échappait pas à la vue : doux et fiévreux, tourmenté et pourtant déjà gagné par le repos, voilà ce qu'il était. Thomas se redressa. Il n'avait qu'à continuer sa route. Mais l'homme qui balayait l'interpella : - Entrez, dit-il tandis que son bras se tendait vers la porte et indiquait le chemin à suivre.»

Maurice Blanchot (1907-2003) fut romancier et critique. Sa vie fut entièrement vouée à la littérature et au silence qui lui est propre.
11,00 €
Tous les feux le feu
Gallimard
Qui de nous ne s'est jamais trouvé pris dans un embouteillage ? Qui n'a tenté de tuer le temps en observant les passagers des voitures voisines, en essayant de gagner quelques mètres sur eux et en échangeant des pronostics, bons ou mauvais, sur le développement de la situation ? Mais que se passe-t-il si l'embouteillage dure des jours, des semaines, des saisons ? C'est ce que Cortázar imagine dans L'autoroute du Sud, la première des huit nouvelles de ce recueil. En décrivant les rapports de solidarité et de peur, de tendresse et de hargne qui s'établissent entre les victimes de cet «état de siège» moderne, c'est toute une nouvelle sociologie - tantôt drôle ou tendre, tantôt tragique - qu'il invente au cours des péripéties.Ainsi, dans l'admirable Autre ciel, l'on voit le protagoniste circuler avec la plus grande aisance entre le passage Güemès à Buenos Aires, où il laisse sa fiancée Irma à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et la galerie Vivienne à Paris, où il retrouve la prostituée Josiane à la fin de la guerre de 70... Dans la nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, le parallélisme de deux séries temporelles nettement distinctes brise résolument la succession linéaire du temps, comme la structure euclidienne de l'espace, pour atteindre à une vérité plus humaine...Pour Julio Cortázar, rien, en effet, n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités, et la trame du quotidien est tissée de signes insolites, pour qui sait les lire.

Pour Julio Cortázar, rien n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités...
10,00 €
Sergent Getúlio
Gallimard
Sergent de la police militaire, fanfaron et roublard, Getúlio est aussi, comme la plupart de ces fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d'un grand propriétaire terrien. Le voici chargé de conduire un «prisonnier», indésirable aux yeux du propriétaire, d'un village à l'autre pour le livrer à la justice. C'est ce voyage en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici, comme une épopée, en un monologue hallucinatoire.À travers cette équipée riche en péripéties nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques et les vengeances personnelles qui se règlent à coup de cadavres.

João Ubaldo Ribeiro est né en 1941 dans l'île d'Itaparica (État de Bahia) au Brésil. Sergent Getúlio, son second roman, a connu un succès mondial.
7,65 €
Minuit sur les jeux
Gallimard
«On m'a appris à regarder et à écouter. Et comme depuis le lycée j'ai un souci d'excellence, je regarde et j'écoute excellemment. Mes misères viennent de là. Lorsque j'écoute on dirait que ma vie tout entière dépend de mon interlocuteur. Petit à petit son discours lui apparaît du plus grand intérêt, et cette bouffée de confiance en soi le conduit assez naturellement au désir. Mes problèmes viennent de là. La courtoisie doit-elle satisfaire au désir qu'elle a provoqué ?»

Minuit sur les jeux, publié en 1973, est le premier roman de Florence Delay élue à l'Académie française en décembre 2000.
7,80 €
Le Professeur Frœppel
Gallimard
«Le présent ouvrage rassemble tout ce que l'on sait actuellement du Professeur Frœppel : le journal de sa folie, le récit de sa mort, ses œuvres théâtrales, scientifiques, poétiques et pédagogiques connues, mais revues corrigées et augmentées de nombreux inédits.La première découverte de ses œuvres se situe entre 1944 et 1947. Leur première publication, aux Éditions Gallimard, date de 1951, sous le titre : Un mot pour un autre.Outre les ouvrages publiés il y a plus de trente ans, comme le Journal intime, la célèbre comédie Un mot pour un autre, Le Dictionnaire des Mots Sauvages de la Langue Française, les Petits problèmes et travaux pratiques, l'édition que voici comporte de nombreux inédits récemment retrouvés, tels que les esquisses comiques : Finissez vos phrases et De quoi s'agit-il ?, La Poésie usuelle, un essai mnémotechnique : Au chiffre des grands hommes, diverses adjonctions aux œuvres pédagogiques, ainsi que la principale œuvre plastique du Professeur : les Variations sur une ligne.»

Nouvelle édition revue et augmentée d'Un mot pour un autre

«Tous les malheurs de l'homme viennent de ce qu'il s'arrête en chemin. J'irai, moi, j'irai plus loin : passionnante rencontre de la linguistique, de la mimologie, de la psychanalyse, de la sociologie, de l'ethnographie et du magnétisme.» Professeur Frœppel.
9,50 €
La Photo du colonel
Gallimard
«Il se leva, mit son chapeau de feutre orné d'un crêpe noir, son pardessus gris-fer, prit sa lourde serviette bourrée qu'il laissa tomber avant d'avoir fait un pas. Celle-ci s'ouvrit dans sa chute. Nous nous précipitâmes, en même temps. D'une des poches de la serviette, des photos s'étaient échappées, représentant un colonel en grand uniforme, moustachu, un colonel quelconque, une bonne tête plutôt attendrissante. Nous mîmes la serviette sur la table, pour y fouiller plus à l'aise : nous en sortîmes encore des centaines de photos avec le même modèle."Qu'est-ce que cela veut dire ? demandai-je, c'est la photo, la fameuse photo du colonel ! Vous l'aviez là, vous ne m'en aviez jamais parlé !"»Les récits de ce recueil constituèrent le point de départ de quelques-unes des plus célèbres pièces de Ionesco (Rhinocéros, Victime du devoir). Comme dans son théâtre, leur réalisme précis rejoint tout naturellement le fantastique, l'imaginaire.

Tout comme dans le théâtre de leur auteur, le réalisme précis de ces nouvelles rejoint naturellement le fantastique et l'imaginaire.
9,00 €
Les muses parlent
Gallimard
En 1955, en pleine guerre froide, une troupe de chanteurs noirs va de Berlin à Leningrad pour y jouer le fameux opéra de George Gershwin, Porgy and Bess.Truman Capote suit la tournée comme correspondant du New Yorker et tient une chronique précise et pleine de malice des aventures - et mésaventures - de la troupe dans la Russie soviétique : voyage en train spécial, accueil par les officiels russes qui ignoraient que les chanteurs étaient noirs, description des grands magasins, balades en bus jusqu'au soir de la générale...Malgré une impartialité affichée, Truman Capote excelle à rendre les situations, les personnages et les dialogues dans un style vivant et poétique et nous offre un grand moment de littérature.

Correspondant du New Yorker, Truman Capote a suivi, en pleine guerre froide, la tournée d'une troupe de chanteurs noirs américains en Russie...
10,00 €
Le Naufrage
Gallimard
«Quand Ramesh reprit ses sens, il se trouva étendu sur les bords d'une île de sable. Il eut quelque peine d'abord à se rendre compte de ce qui lui était arrivé, puis, comme dans un rêve fiévreux, le souvenir de la catastrophe lui revint, et il se leva vivement. Sa première pensée fut pour son père et ses amis. Il regarda autour de lui, mais il ne vit pas trace humaine. Il erra le long des rives, cherchant en vain. Cette île d'une blancheur de neige s'étendait comme un enfant nouveau-né dans les bras de sa nourrice, doucement posée entre deux embranchements de la grande rivière Padma, affluent du Gange. Ramesh passa de l'autre côté de l'île, et soudain distingua quelque chose de rouge. Pressant le pas il vit alors, évanouie à terre, une jeune femme vêtue d'écarlate, comme une nouvelle mariée.»

«Personne ne doutait que Ramesh réussirait à son examen de droit. La Déesse du Savoir, qui veille sur nos Universités, avait toujours, de ses lotus d'or, répandu une pluie de pétales sur lui...»
11,50 €
Manuscrit trouvé à Saragosse
Gallimard
«Officier dans l'armée française, je me trouvai au siège de Saragosse. Quelques jours après la prise de la ville, m'étant avancé vers un lieu un peu écarté, j'aperçus une petite maisonnette [...]. Je frappai à la porte, mais je vis qu'elle n'était pas fermée. Je la poussai et j'entrai. [...] j'aperçus par terre, dans un coin, plusieurs cahiers de papier écrits. Je jetai les yeux sur ce qu'ils contenaient. C'était un manuscrit espagnol ; je ne connaissais que fort peu cette langue, mais, cependant, j'en savais assez pour comprendre que ce livre pouvait être amusant : on y parlait de brigands, de revenants, de cabalistes, et rien n'était plus propre à me distraire des fatigues de la campagne que la lecture d'un roman bizarre. Persuadé que ce livre ne reviendrait plus à son légitime propriétaire, je n'hésitait point à m'en emparer.»

Un véritable chef-d'œuvre de la littérature française comme de la littérature fantastique mondiale.
11,20 €
La belle vie
Gallimard
C'était hier. Des Américains débarquaient en Europe. Ils s'appelaient Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald et quelques autres. Ce fut le coup de foudre. Paris et la Côte d'Azur, le jazz et les bistrots, les lacs italiens et les fêtes de Barcelone, les promenades et l'écriture : c'était le bon temps, c'était la belle vie.De l'affaire Sacco et Vanzetti à la guerre d'Espagne, de la révolution littéraire que fut le roman américain aux premiers hôtels de Juan-les-Pins, les années 20 sont revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.

Les années 20 revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.
11,50 €
La Vie secrète de Salvador Dali
Gallimard
«Suis-je un génie ?»Pour Salvador Dali la réponse est oui. Pour lui, cela ne fait pas le moindre doute depuis l'enfance.Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. Dali s'y dépouille de ses secrets avec une impudence insolente.Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.

«Regarde ! Salvador Dali vient de naître. Le vent a cessé de souffler et le ciel est pur.» Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.
14,00 €
L'Épingle du jeu
Gallimard
Tandis qu'en cet hiver 1944 la guerre s'enfonce dans l'horreur, quelques jeunes gens cherchent un sens à la vie. Ils croient le trouver dans cette liberté même qui leur est refusée et se réfugient dans une révolte permanente.Un homme pourrait les sauver, le Préfet des Études, personnage ambigu, matamore et despote, mais doué d'un pouvoir de séduction peu commun. Il leur parle d'héroïsme et de vertu...Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.

Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.
11,00 €
Au-dessus de l'abysse
Gallimard
Un auteur dramatique américain fait la traversée New York-Angleterre. Il raconte tous les détails du bateau, les personnages qu'il vit évoluer autour de lui, les potins du bord, et se trouve plus ou moins séduit par plusieurs jeunes femmes. Il est pourtant parti à la recherche de celle qu'il aime, en Europe... et il la rencontre un jour sur le pont des «premières» où il faisait une incursion interdite. Elle va se marier...Un roman où abondent les descriptions étonnantes de couleur, des personnages observés avec une ironie perçante. Ce roman, subtil et cocasse, permet d'entendre la voix originale d'un écrivain mal connu, disparu en 1973. Malcolm Lowry, sur qui il exerça une grande influence, partageait avec lui le même désir de dépassement et de liberté.

Un roman où abondent les descriptions, étonnantes de couleur, des personnages observés avec ironie.
11,50 €
H
Gallimard
«Les raisons pour lesquelles ce livre ne peut pas comporter de présentation seraient sans doute aussi longues à exposer que ce livre lui-même. Il faut donc éprouver son rythme : dictions, timbres, accents, ponctuation latente, tourbillon, flot, appel. Au-delà de l'automatisme un calcul joue, veille, critique, partant à la fois de tous les points de l'histoire. Ce calcul se dit par masses dans l'unité discontinue de ses coupes. Il module, frappe, chuchote, apostrophe, marque, efface, compte, signale l'absence mouvante mais cependant adressée, dialoguée, de toute langue de fond.Voilà, détendez-vous, c'est clair. Restez sur le sens, c'est simple. Ils sont deux, ici, dans la nuit. Tempo.»Philippe Sollers, 1973.

«qui dit salut la machine avec ses pattes rentrées son côté tortue cata socle ses touches figées accents toniques [...]»
8,00 €
Si je t'oublie, Jérusalem
Gallimard
C'est le roman de Faulkner où la souffrance atteint peut-être sa plus grande intensité : l'histoire tragique des deux amants est l'une des plus douloureuses qu'il ait écrites, et la mort de Charlotte Rittenmeyer, «le personnage féminin le plus déchirant de Faulkner», devient un récit poignant...Le titre est tiré d'un psaume qui rappelle la captivité des Juifs à Babylone. Ce thème de la captivité, de la privation de liberté, littérale ou métaphorique, est central dans le roman.

Réédition, dans une traduction revue, des Palmiers sauvages (1952).
13,00 €
Les Irresponsables
Gallimard
"Le roman décrit des situations et des types allemands de la période préhitlérienne. Les personnages choisis pour les représenter sont dépourvus de convictions politiques. Dans la mesure où ils en ont, ils flottent dans le vague et le nébuleux. Aucun d'eux n'est directement “responsable” de la catastrophe hitlérienne. C'est pourquoi le livre s'appelle Les irresponsables. C'est, malgré tout, dans cet état d'âme que le nazisme a puisé sa vraie force." C'est par ces mots que Hermann Broch définissait le projet de ce grand roman, le dernier qu'il a publié. Critique virulente d'une petite bourgeoisie allemande indifférente à l'éthique et incapable d'assumer ses choix face à la montée des périls, Les irresponsables se distingue par son atmosphère onirique, qui évoque de façon extrêmement précise et vivante la période précédant l'arrivée de Hitler au pouvoir. Roman d'une société en crise minée par l'individualisme, le livre interroge de façon très actuelle notre responsabilité dans les tragédies collectives et les failles de la condition humaine.
13,00 €
Le bouquet
Gallimard
«Le bouquet n'est pas un roman, mais l'histoire du mitrailleur Adrien Gaydamour qui n'avait pas de mitrailleuse, un soldat de quarante, depuis son incorporation au "... ième Débineurs" jusqu'à sa levée d'écrou. Il s'agirait donc plutôt d'une tranche de mauvaise vie qu'il n'a pas été le seul à avaler. Avant, Gaydamour a suçoté une existence des plus quelconques : l'école, la caserne, le chômage, l'autobus quotidien, le bureau, en compagnie d'autres Gaydamour. Mais voilà qu'on l'invite à entrer dans un conflit mondial. Puis il est fait prisonnier : le bouquet.Adrien a pu s'échapper. Mais, il reste là-bas une chiourme innombrable. D'autres parleront après lui. C'est une histoire répandue par le monde à des millions d'exemplaires. Des variations sur le froid, la faim, l'ennui et la mort. Des histoires toutes simples qui ne s'inventent pas. J'ai fait ce livre en 1942, dans un village de montagne pendant un printemps, un été. Fait après l'avoir souffert. Et aujourd'hui que nous sommes enfin libres, ce récit peut venir au grand jour. Je n'y ai rien changé.»Henri Calet, octobre 1944.

Fait prisonnier en juin 1940, Henri Calet s'évada après sept mois de captivité ; de ses souvenirs, il tira Le bouquet qui ne parut qu'en 1945.
9,00 €
Nombres
Gallimard
«Le roman imprimé ici renvoie au milieu mythique en train de vous irriguer, de se glisser en vous, hors de vous, partout, depuis toujours, pour demain. Il tente de dégager une profondeur mouvante, celle d'après les livres, celle d'une pensée ébranlant dans ses fondations le vieux monde expressionniste dont s'annonce, pour qui veut risquer sa lecture, la fin.»Phlippe Sollers, 1968.

«Le roman imprimé ici renvoie au milieu mythique en train de vous irriguer...»
7,00 €
La Chasse à l'amour
Gallimard
«Après avoir terminé La folie en tête, Violette Leduc a poursuivi son autobiographie ; elle l'a arrêtée en 1964, à la veille de la publication de La Bâtarde. Elle a soigneusement mis au net sur de grandes feuilles quadrillées ses brouillons couverts de ratures et elle s'apprêtait à revoir avec moi son manuscrit quand la mort l'a saisie.Elle avait l'intention de donner une suite à ce livre ; et ses lecteurs auraient aimé savoir comment elle avait accueilli le succès, la célébrité. Elle en a parlé, très bien, dans quelques interviews, mais brièvement et nous restons sur notre faim. Ces pages sont les dernières qu'elle ait écrites.»Simone de Beauvoir.

Les dernières pages écrites par Violette Leduc, ultime volet d'une autobiographie inachevée.
13,00 €
Puissances de Paris
Gallimard
On sait l'importance de la ville et, en premier lieu, de Paris dans l'œuvre poétique et romanesque de Jules Romains, depuis La vie unanime jusqu'aux Hommes de bonne volonté.Paru pour la première fois en 1911, ce recueil de «radioscopies» unanimistes tentait de fixer l'âme d'une grande métropole, d'en saisir les lois physiques, mentales, d'ausculter ses rythmes et ses pulsations, comme d'un être aux multiples visages, à la fois changeants, insaisissables et mystérieux.Les «puissances de Paris», c'étaient les forces, les pouvoirs qui émanaient de ses rues, de ses squares, de ses places, de ses passages et de ses rassemblements plus ou moins éphémères que Jules Romains, inlassable arpenteur de «sa» ville, prétendait détecter pour nous en restituer la singulière poésie, conçue comme une traversée des apparences.
7,00 €
Le Lion devenu vieux
Gallimard
1679 : le Cardinal de Retz vient de mourir.Un jeune abbé, son secrétaire et confident, écrit une longue lettre à un homme en qui il a confiance, pour lui faire part de ses doutes et de ses soupçons quant à cette mort - qui est peut-être un assassinat - et le sort réservé aux Mémoires que certains auraient grand intérêt à faire disparaître...
7,00 €
Méandres
Gallimard
Fidèle à son goût pour la flânerie, Léon-Paul Fargue explore dans Méandres des territoires intérieurs. Il livre bien plus que des chroniques : un véritable bilan, à la croisée de la mémoire et du présent. Immobilisé par la maladie, il écrit de la frontière fragile entre la vie vécue et la vie rêvée. Les scènes de la Libération se mêlent aux souvenirs des années 1920 : fêtes, rues, visages, instants fugaces. Le temps se replie, bifurque, avance en zigzaguant. Observateur d'une finesse rare, Fargue capte les détails, les contradictions, l'âme même de Paris : ville à la fois intime et universelle, toujours en mouvement. Entre poésie et réflexion, Méandres devient une traversée du temps et de soi, dérive sensible au coeur de la mémoire.
10,00 €
L'Iguane
Gallimard
«Je hais, lit-on dans ce texte, l'imaginaire qui n'a pas son équivalence dans la vie réelle.» Aussi, ce livre est-il avant tout une méditation construite sur l'expérience de toute une vie.Les fables qui le composent ont pour thème la Mort, la Peur, la Justice, l'Amour, la Souffrance et le Mal.Le «fantastique» - mot ici approximatif -, quand il se rencontre, n'est que le moyen d'aborder d'une façon aussi neuve et directe que possible les problèmes de chacun de nous.Le style de L'Iguane est simple et solide comme un minéral. On pense à un Livre luciférien qui répondrait aux Livres des Sages, des Rois ou des Prophètes.
7,80 €
Villa Oasis ou Les faux bourgeois
Gallimard
«Un soir, il arriva tôt, en s'écriant : - Ah ! ma grosse, embrasse-moi, j'ai trouvé quelque chose de magnifique. Je me suis décidé à suivre Langlois dans un patelin où il y a l'eau, la forêt, le train. Langlois m'a présenté un ami qui veut vendre la maison de ses parents : Villa Oasis.Toute la soirée, ils discutèrent. Irma demandait des précisions mais Julien avait jeté un coup d'œil rapide. La maison était confortable, bien située sur un coteau, et il se rappelait surtout un vaste jardin et devant la maison un grand bassin.- Un bassin ! se récria Irma. Plein d'eau ?- Dame ! qu'est-ce que tu crois ? Villa Oasis. Tu sais, une oasis, dans le bled, un coin avec des arbres et de la flotte.»Une belle et forte peinture des petits-bourgeois des années trente : les faubourgs, les guinguettes, les «nouveaux riches», leurs espoirs et leur déchéance.Un récit plein de vivacité et de sensibilité.
8,00 €
La Ville anonyme
Gallimard
En 1925, André Beucler faisait avec éclat son entrée en littérature. En mai, paraissait chez Gallimard son premier roman : La ville anonyme. En juillet, la NRF accueillait en son sommaire, entre Rilke, Proust, Gide et G. B. Shaw, sa première nouvelle : Un nouvel amour. En août, les Cahiers du mois de Maurice Darantière publiait un conte fantastique : Entrée du désordre. En octobre, la collection d'avant-garde Cinario offrait aux cinéphiles un synopsis inédit : Un suicide.Quatre œuvres immédiatement remarquées. Dès le mois de juin, Paul Morand salue le nouveau venu : «Il y a des années que je n'ai pas adhéré à un auteur avec autant de contentement.» En août, Max Jacob lui écrit : «Vous êtes un homme nouveau : c'est le plus grand éloge qu'on puisse faire à un artiste.» Albert Thibaudet et Edmond Jaloux enregistrent la révélation d'un grand auteur. Un «magicien romanesque» ajoute Hélène Vacaresco. «Comme je voudrais vivre dans votre ville anonyme ! au moins la moitié de ma vie !... » confie Joseph Delteil. Et Kessel : «Ton talent me rendrait un peu envieux si je t'aimais moins.»1925, c'est aussi pour Beucler l'année où se nouent des amitiés définitives : Léon-Paul Fargue, Max Jacob, Jean Cocteau, Paul Morand, Joseph Kessel, Emmanuel Bove. Puis ce sera le grand succès populaire de Gueule d'amour, que Jean Gabin incarnera au cinéma.
9,15 €
L'Œil clair
Gallimard
«- Ces jours-ci, je sens un roman.-Délivrez-vous !- Le travail du roman n'est-il pas agréable ? On reste chez soi. On s'enferme une dizaine de mois, pas plus, puisque les prix sont annuels, et il faut être prêt ! On écrit tranquillement le livre, et, quand le diable y serait, on finit bien par décrocher un de ces prix, avec n'importe quel roman.- De quelle espèce sera le vôtre ?- Ce n'est pas les genres qui manquent ! J'ai le choix entre du Balzac, du Daudet, du Zola, du Goncourt, du Mirbeau, et même du Bourget. Le Bourget a l'air plus compliqué, à cause des accessoires, mais je connais des recéleurs qui vendent jusqu'à des idées générales pour un morceau de pain.»
7,50 €
On vient chercher Monsieur Jean
Gallimard
C'est dans le Paris des tramways et des fiacres que Jean Tardieu vécut son enfance. La rue Chaptal (son domicile), la rue Ballu où l'on venait, en fin d'après-midi, «chercher Monsieur Jean» chez sa marraine, bien d'autres lieux sont, pour lui, peuplés de souvenirs.Plus tard, ce seront les misères, les travaux et les jours, le hasard des rencontres (notamment au «Club d'essai» de la radio, les amitiés fidèles, les seules qui comptent.Une modestie exemplaire, une générosité de cœur et d'esprit, une présence aux autres et au monde qui n'exclut pas la rêverie caractérisent ce grand poète dont le propos, où le sérieux se cache sous l'humour, est de se «demander sans fin comment on peut écrire quelque chose qui ait un sens».
9,00 €
Tais-toi
Gallimard
«- Oh, ce ne fut pas grand-chose... une scène entre la mère et le fils, comme il y en a eu tellement ! Celle-ci, peut-être... Un soir, il devait être six heures, il y eut des cris à l'étage de Madame... J'entendais hurler : "Tais-toi... Tais-toi... demande pardon !" J'ai eu peur, tant elle criait fort ; je suis montée et j'ai entrouvert la porte. Madame tenait à la main la cravache noire de Monsieur, celle aux trois bagues d'or, celle de Saumur, et elle avait une figure si effrayante que j'ai cru qu'elle allait assommer le petit. Devant elle le petit, ramassé comme un petit lion ; et derrière, M. le sous-préfet, qui n'avait pas l'air à son aise.- Et c'est depuis ce drame que Frédéric a changé ?- Le silence, c'était devenu sa façon à lui d'être méchant.»
8,00 €
Théâtre/Roman
Gallimard
«Qu'on entende bien que, lorsque je dis le théâtre, le théâtre est le nom que je donne au lieu intérieur en moi où je situe mes songes et mes mensonges.»Tout le roman est un jeu de masques, de miroirs, qui s'accomplit secrètement dans ce théâtre de mots et donne, selon l'expression d'Aragon, une leçon de ténèbres.Ainsi Aragon ouvre ce théâtre intérieur que l'homme est à lui-même et dans lequel il remet ses rêves en scènes. Longtemps après le livre refermé la lecture en soi se poursuit. La quête de cette œuvre si libre et si grave fait lever les images et les mondes les plus enfouis, donnant de l'existence une représentation crépusculaire à laquelle on ne peut s'arracher.Théâtre/Roman est un livre essentiel qui veut éclairer de l'intérieur la totalité de l'œuvre d'Aragon.
15,00 €
Premiers pas de l'univers
Gallimard
«C'étaient les premiers souffles du monde où le chaos et la nuit, depuis toujours accouplés, finirent par engendrer coup sur coup le destin et le temps, la terre, le ciel et le soleil. Et quelques grands personnages que l'on appela dieux.»
9,50 €
Mes galeries et mes peintres
Gallimard
Ces entretiens sont un document de premier ordre sur la vie artistique de la première moitié du siècle, sur la naissance du cubisme, sur les collectionneurs, les règles du jeu ou la condition des peintres. Que de détails à propos de Léger, de Picasso et du caractère «fanatiquement autobiographique» de son œuvre, de Juan Gris...Kahnweiler a commencé par Derain et Braque, qui eut sa première exposition personnelle en novembre 1908 chez lui, avec un catalogue préfacé par Apollinaire, et a continué avec Picasso, Laurens, Léger, Juan Gris, Masson.C'est une grande et belle histoire.

Nouvelle édition augmentée de deux entretiens inédits en 1998
9,50 €
Mots sans mémoire
Gallimard
Ce recueil, publié en 1969, rassemble des textes écrits entre 1925 et 1961, parmi lesquels figure le célèbre Glossaire, j'y serre mes gloses. Ce livre révèle la nature du travail poétique de Michel Leiris, attaché à définir le langage comme révélation de soi-même et des autres : «Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations naturelles... En disséquant les mots que nous aimons, nous découvrons leurs vertus les plus cachées et leurs ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage.»
9,00 €
Les Arbres musiciens
Gallimard
«Les pins se balancent haut dans le ciel. Ils sifflent à perdre haleine et jettent leur mélodie sombre dans le grand jour qui rayonne sur la forêt. Gonaïbo et Harmonise, la main dans la main, s'en vont parmi les arbres, empoignés par la vaste voix des conifères. Ils courent et s'emplissent au passage les mains de fraises des bois et de mûres juteuses. Ivres, ils s'enfoncent au plus épais de la forêt. Soudain ils s'arrêtent écrasés par la merveille qui s'offre à leurs yeux. Devant eux s'étend une véritable muraille d'orchidées sauvages, une tapisserie aux cent couleurs. Il y en a de toutes teintes, de toutes formes, les unes plus précieuses que les autres, unies, tigrées, avec des volutes d'étamines, des pétales ourlés, spatulés, frisés, des yeux bridés et souriants, des bouches rouges et bées, des dents ivoirines.»
12,50 €
Cœur double
Gallimard
«Le cœur de l'homme est double ; l'égoïsme y balance la charité ; la personne y est le contrepoids des masses ; la conservation de l'être compte avec le sacrifice des autres ; les pôles du cœur sont au fond du moi et au fond de l'humanité.Ainsi l'âme va d'un extrême à l'autre, de l'expansion de sa propre vie à l'expansion de la vie de tous. Mais il y a une route à faire pour arriver à la pitié, et ce livre vient en marquer les étapes.»
10,00 €
Les jardins et les fleuves
Gallimard
Comme Molière, dont il découvre la biographie, Jeandé aime sa fille. Nous ne suivons pas la naissance d'une passion, nous rêvons autour d'une incertitude. Au cours d'un voyage en Arabie Saoudite, il épouse Armène - et vit avec elle sans la toucher. Nous ne saurons la violence de cette passion qu'au jour où la jeune femme se laisse enlever par un milliardaire d'Amérique du Sud. Au plus profond de sa détresse le vieil acteur, amoureux de sa jeune fille lointaine, se prend pour Molière, pour Chaplin, souffre d'une souffrance obscure, inextricable. Un soir Armène revient vers son père...Curieux livre et, comme tous ceux d'Audiberti, envoûtant : de Paris en Arabie, d'Alger à la Lozère, ce livre touffu, parfois échevelé, nous assiège comme les récits de Melville - à coups d'hallucinations vraies.
13,95 €
Les Géants
Gallimard
Ce livre est un cri de révolte, comme l'était La Guerre. Le monde d'aujourd'hui y est dénoncé à travers la description d'un supermaché, Hyperpolis, situé au bord de la mer. Univers fascinant, tellement baigné de lumière que les gens y perdent toute existence. À Hyperpolis, «on a piégé les couleurs, les bruits, les musiques, les formes ! On a piégé la lumière ! On a piégé les désirs !» Ce récit, où la poésie donne une grande force à la pensée, sonne le réveil d'un monde qui a été volontairement mis en léthargie.
11,00 €
Le Petit ami
Gallimard
«J'ignore si le lecteur s'amusera beaucoup des souvenirs d'enfance que je vais raconter. Il y a bien cinq ans que je me demande si je dois les écrire, moi, et je viens seulement de m'y décider ! Qui sait aussi si cet enfant que j'ai été et que je revois en ce moment avec une netteté qui touche au prodige ne me reprochera pas, quand j'aurai achevé, d'avoir été, à son sujet, si loin dans ce livre. Pauvre chéri ! comme disent si tendrement mes amies, quand je leur en parle. Enfin, ça fera peut-être quelques bonnes pages.»
9,50 €