Se rendre au contenu

Résultats de recherche pour 'Act In Games' (4524)

Breakdown
Points
« Un maître de l’intrigue au sommet de son art ! »

BLACKPOOL GAZETTE

Le célèbre psychologue Alex Delaware accepte de recevoir Zelda Chase qu’il a autrefois connue, mais la pauvre femme n’a plus rien à voir avec la jeune et fringante actrice de jadis : elle est confuse, affaiblie et sans domicile fixe. Sa mort tragique quelque temps après laisse Alex perplexe. Y aurait-il un lien avec cet autre mystérieux décès dans un grand cabinet d’avocats de Los Angeles ? Aidé par son complice de toujours, l’inspecteur Milo Sturgis, Alex est déterminé à tirer tout cela au clair.

Né à New York en 1949, Jonathan Kellerman est psychologue clinicien. Il est l’auteur de plus d'une quarantaine de thrillers, best-sellers internationaux. Tous ses romans sont disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Frédéric Grellier.
8,40 €
Mauvaise graine
Points
« L'auteur nous entraîne avec jubilation dans un roman entre Kill Bill et Bridget Jones. »

FEMME ACTUELLE

Julie est une célibataire sans histoires, une institutrice à la vie tranquille, enfin, presque ! Elle adore s’amuser, boire plus que de raison, mais pas au point d’oublier ce qu’elle fait. Aussi, quand elle se découvre enceinte, elle est bien la première surprise… Julie décide alors de remuer ciel et terre pour comprendre ce qui lui est arrivé, non sans quelques dommages collatéraux… Dans ce thriller féministe avant l’heure, au rythme trépidant, on navigue avec délectation entre scènes de bagarre, angoisse et drôlerie.

Né en 1971, Nicolas Jaillet a été comédien et musicien. Il est l’auteur d’une dizaine de romans, dont Sansalina (Folio Policier). Il aime explorer les frontières des genres, de la comédie au western, en passant par le polar.
8,00 €
Hammett détective
Points
“Hammett est entré en littérature à la manière de ses personnages et il bouleverse le genre avec la même inconscience. Il s'affirme par l'action, comme Sam Spade, son privé, son double.”

Marianne

Dashiell Hammett (1894 – 1961), inventeur du roman noir américain, auteur de l'emblématique Faucon maltais, redevient, le temps de ces huit nouvelles épatantes, le détective privé qu'il a été dans sa jeunesse. Des coins perdus de l'Ouest américain aux jungles d'asphalte de la côte Est, on revisite avec délectation la vie du futur écrivain à travers les enquêtes imaginées par de grands noms du polar contemporain : Stéphanie Benson, Benjamin et Julien Guérif, Jérôme Leroy, Marcus Malte, Jean-Hugues Oppel, Benoît Séverac, Marc Villard et Tim Willocks.
6,60 €
Un amour fraternel
Points
« L’œuvre de Pete Dexter est l’une des plus sensationnelles de la littérature américaine contemporaine. »

LE MONDE

À Philadelphie, tandis qu’Irlandais et Italiens se livrent une guerre sans fin pour le contrôle des syndicats, la mort accidentelle de la petite sœur de Peter Flood déclenche une réaction en chaîne qui scellera à jamais le destin du jeune garçon. Pour l’enfant taiseux commence alors une vie faite de solitude, de crimes et de violence, marquée jusqu’à l’âge adulte par sa relation chaotique avec son cousin Michael. Une histoire de voyous aux allures de tragédie grecque.

Né en 1943 dans le Michigan. Pete Dexter a été journaliste d’investigation, chroniqueur et éditorialiste, avant de devenir l’un des auteurs de romans noirs les plus talentueux de sa génération. Outre Cotton Point (National Book Award 1988), on lui doit God’s pocket, Deadwood, Paperboy, Train et Spooner, tous disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicole Bensoussan.
7,90 €
A l'ombre de l'eau
Points
Il n'y avait au départ rien de commun entre Hayato Hisaïshi, « hôte de club » soupçonné dans son adolescence d'avoir commis un assassinat, et Emi Yasukawa, « post-it girl » dans une entreprise prestigieuse, ayant autrefois pactisé avec un yakuza. Leurs destins vont pourtant se croiser jusqu'à former un puzzle inquiétant. De récents meurtres de femmes intriguent deux policiers en charge de l'enquête, avec Hayato Hisaïshi en ligne de mire…

« Un polar très soigné, minutieusement construit. » - Actualitté

Maïko Kato est japonaise et vit à Paris. À l’ombre de l’eau est son premier roman, inspiré d’une enquête dans un club du Kabukicho, le quartier rouge de Tokyo, et de son expérience de stagiaire au sein de Dentsu, le plus grand groupe de communication du Japon.
8,00 €
Haine pour haine
Points
« Tout y est : l’épaisseur des personnages, le contexte social de crise identitaire en Europe et une intrigue remarquablement construite. »

Le Canard enchaînéIls ont été sauvagement assassinés à coups de pied dans la rue : leur seule faute, être étrangers. Visage masqué, leur agresseur s’est planté devant les caméras de surveillance pour signer son acte d’un salut nazi. L’inspecteur Zigic et sa coéquipière, le sergent Ferreira, reçoivent alors une consigne claire : ne surtout pas ébruiter la piste raciste auprès des médias, car la ville de Peterborough est déjà au bord de l’implosion. Sur fond de crise économique, Dolan dépeint la haine ordinaire avec une lucidité rare.

Eva Dolan vit près de Cambridge et est considérée comme l’étoile montante du roman policier britannique. Après Les Chemins de la haine récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE, voici Haine pour haine, tous deux publiés en Points.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Lise Garond
8,30 €
Le Jeu de la défense
Points
Faire éclore la vérité dans une affaire criminelle ? Quand on est l’avocat de la défense, ce n’est pas notre problème. Seul le client compte. Est-ce trop cynique ? Voilà un cas qui fait chanceler les certitudes : à Lyon, une jeune magistrate a été battue à mort au fond d’une traboule alors qu’elle rejoignait en secret son amant. Plusieurs éléments accablent l’homme, notable et candidat à la mairie. La presse se déchaîne. Dans ce chaos, il a pris une bonne décision : me confier sa défense...

Avocat depuis 1972, André Buffard a participé à quelques-uns des plus grands procès de ces quarante dernières années (parmi lesquels Carlos, Jean-Claude Romand ou encore des membres d’Action Directe).

« Un premier roman policier rythmé, à suspens, qui nous entraîne dans les coulisses de la justice. » - Le Progrès
9,30 €
Les Saisons inversées
Points
La tension est palpable au Quai d’Orsay : chuchotements des conseillers, trépignements des rédacteurs… Au cœur de l’agitation du ministère, René Turpin ignore encore qu’un drame s’est produit : le diplomate Pierre Messand a été assassiné. La surprise de Turpin s’accroît lorsqu’il est assigné à seconder l’enquête menée par le contre-espionnage. Une affaire dont il ne sortira pas indemne. Car entre jeux de pouvoir et passions dévorantes, son existence de fonctionnaire sans histoires s’apprête à basculer.

Renaud S. Lyautey est diplomate, il est actuellement ambassadeur de France dans un pays du Moyen-Orient. Les Saisons inversées est son premier roman.

« Une justesse et une crédibilité inégalées. » - Le Figaro

« Une vraie réussite. » - Europe 1
8,40 €
La Chance du perdant
Points
À la section des courses et jeux, le plus beau placard du commissariat de Toulouse, Renato Donatelli, dit le Kanak, s’ennuie. Les enquêtes sont loin d’être palpitantes. Jusqu’au jour où le corps de Gabriel Domert est retrouvé broyé dans un compacteur à déchets. Cette mort serait-elle liée aux disparitions inexpliquées de parieurs fréquentant le même tripot clandestin ? Entre addiction et combines criminelles, cette enquête pourrait bien conduire le Kanak jusqu’aux portes de l’enfer. L’enfer du jeu.

Christophe Guillaumot est capitaine de police au SRPJ de Toulouse. La première enquête du Kanak, Abattez les grands arbres, est disponible en Points.

« Un polar terrifiant sur les paris clandestins. »

« Laissez-vous tenter », RTL
9,30 €
Hôtel du Grand Cerf
Points
Un assassinat et une disparition agitent un village ardennais : ce sera l’ultime affaire de l’inspecteur Kulbertus. Depuis l’Hôtel du Grand Cerf, Kulbertus enquête, Kulbertus montre à tous qu’il comprend les magouilles. Kulbertus mange, aussi, alors que les cadavres s’accumulent. Et un journaliste, sur la piste d’une actrice décédée quarante ans plus tôt, se retrouve sans le vouloir sur celle des drames récents. Le mystère s’épaissit alors que la retraite, elle, semble toujours s’éloigner.

Né en 1949, Franz Bartelt est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels Chaos de famille ou Le Jardin du bossu, des polars salués par la critique.

« Un chef-d’œuvre d’humour noir. »

Télérama

Prix Mystère de la critique 2018

« Un chef-d’œuvre d’humour noir. »

Télérama
8,95 €
Banditsky !
Points
Dans le faste de l’hôtel Angleterre, à Saint-Pétersbourg, deux oligarques du crime organisé se jaugent. D’une poignée de main, Koumarine et Yakovlev mettent fin à des années de violentes luttes en Russie. Andreï Constantinov, journaliste intrépide, assiste à la rencontre. Des cafés, de l’eau minérale, et une petite table sépare les deux hommes. Trois ans plus tard, Yakovlev, pris en embuscade par une moto, est assassiné à Moscou. À quand remonte cette guerre de mafieux ?

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, Andreï Constantinov est devenu un des journalistes criminels les plus fiables et les plus réputés de Russie. Ses nombreux contacts dans le milieu, la police et la justice, lui ont permis de porter un regard unique sur la Russie de l’ombre.

Traduit du russe par Vincent Deyveaux
7,50 €
La Fin de l'histoire
Points
Juan Belmonte le sait bien : il n’y a pas de repos pour les braves. Retiré en Patagonie dans l’espoir de couler des jours paisibles aux côtés de sa compagne, l’ancien guérillero chilien doit accomplir une dernière mission : contrecarrer un complot visant à libérer de prison Miguel Krassnoff, descendant du dernier ataman et général de Pinochet. Animé d’une soif de vengeance, Belmonte est bien décidé à régler de vieux comptes à sa manière.

Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili et vit actuellement en Espagne. Après Un nom de torero, également disponible en Points, il livre une nouvelle aventure de Juan Belmonte.

« Magnifique. »

Le Monde des livres

« De Trotski à Poutine, La Fin de l’Histoire traverse au pas de charge le xxe siècle et ses utopies sanglantes. »

Les Échos

Traduit de l’espagnol (Chili) par David Fauquemberg
6,40 €
Lagos Lady
Points
Quand on est blanc et journaliste, on ne se promène pas seul à Lagos. Guy Collins aurait dû s'en douter. Sa virée à la découverte des boîtes nigérianes tourne court : devant le Ronnie's, le corps d'une prostituée a été balancé dans le caniveau, les seins tranchés. Collins est embarqué et jeté dans une cellule surpeuplée. La sublime Amaka lui sauve la mise. Ange gardien des filles des rues, elle le croit reporter à la BBC et compte sur lui pour enquêter sur cet assassinat… Leye Adenle est né au Nigeria en 1975. Il est considéré par sa famille comme la réincarnation du roi des Oshogbos. Il vit désormais à Londres où il travaille comme chef de projet et, à l'occasion, acteur. Lagos Lady est son premier roman. « Un rythme d'enfer avec des personnages impeccablement brossés. Il est quand, le prochain vol pour Lagos ? » Le Point Traduit de l'anglais (Nigeria) par David Fauquemberg
9,30 €
Madeleine, résistante - Tome 4 - L'ange exterminateur
Dupuis
24 août 1944. Madeleine – alias Rainer – et ses camarades FFI de la Saint-Just sont brutalement tirés de leur sommeil par un milicien lâchement embusqué sur les toits parisiens. Une fillette innocente tombe sous ses balles. Folle de rage, Madeleine se lance alors elle-même sur les toits pour rendre justice… Elle reçoit ensuite une mission inattendue : éliminer un traître dont la réputation de résistant est pourtant intacte au sein des FFI. Une mission d'« ange exterminateur » si délicate que Madeleine Riffaud, disparue en 2024, gardera jusqu'au bout le secret de l'identité du traître, même face à Jean-David Morvan et Dominique Bertail. Avec *Madeleine, résistante* tome 4, vivez la libération de Paris à hauteur de combattante, puis les douloureux constats qui en découlèrent.

La disparition de Madeleine Riffaud, en 2024, rend encore plus précieux ses souvenirs de témoin privilégié du XXe siècle. Mission que relèvent avec force et inspiration Bertail et Morvan !
25,00 €
Valhalla Bunker - Tome 03
Glénat
Une saga intersidérale !

Nous sommes toujours dans un petit bled américain ordinaire et sans histoire… jusqu’au jour où le chaos frappe : la ville est réduite en ruines sous les assauts de nazis revanchards. Surgis de la montagne, ces envahisseurs mystérieux déferlent sans prévenir. Face à eux, une poignée de survivants excentriques lance une contre-attaque aussi explosive qu’absurde, armée d’un matériel de guerre de fortune. Entre trahisons et armes expérimentales instables, c’est le dernier espoir d’un petit coin d’Amérique pour repousser l'apocalypse.

Ce troisième album du second cycle nous offre une course contre la montre complètement déjantée, mêlant action héroïque et humour absurde, au milieu de débats enflammés sur le tennis de table et les urgences capillaires du président des États-Unis.
17,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
78,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Manifestes du surréalisme
Gallimard
Défini par André Breton comme "un certain automatisme psychique qui correspond assez bien à l'état de rêve, état qu'il est aujourd'hui fort difficile de limiter", le surréalisme aurait aujourd'hui cent ans. À la vérité, il peut passer pour beaucoup plus vieux. Il a en effet sa généalogie, dans laquelle Breton enrôle les plus illustres et les plus inattendus des esprits d'autrefois, "à commencer par Dante et, dans ses meilleurs jours, Shakespeare", sans oublier Sade, Chateaubriand, Hugo et d'autres : l'histoire du surréalisme se confond avec celle de l'esprit dans ce qu'il eut toujours de meilleur, de plus inventif et de plus ambitieux. Mais il est aussi plus jeune : Breton ne veut pas se détourner du présent, et il entend façonner le futur. Textes de combat, les Manifestes constituent pour lui l'oeuvre d'une vie, une sorte de work in progress, tentative à jamais inachevable de définir et de redéfinir le surréalisme dont il avait, avec d'autres, inventé la formule et initié le mouvement. L'édition la plus complète des Manifestes paraît en 1962. Toutes ses composantes ont été reprises dans ce "Tirage spécial", et l'on y a joint quelques-uns des écrits qui les éclairent et les prolongent. Ainsi construit, l'ensemble fait apparaître à la fois la formidable cohérence et l'extraordinaire mobilité de la pensée de Breton, la perpétuelle diversité des objets qu'elle se donne et le caractère constant des convictions qu'elle exprime.
72,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
La Pléiade
Gallimard
C'est en 1547 que paraissent les premiers poèmes de Ronsard et de Du Bellay. En 1549-1550, Du Bellay publie La Deffence, et illustration de la Langue Francoyse, à la fois traité sur la langue et art poétique, et L'Olive, premier recueil de sonnets et de vers lyriques originaux en français. Ronsard donne le premier recueil d'Odes françaises. À Lyon, entre 1549 et 1552, voient le jour des volumes de poésie amoureuse dus à Pontus de Tyard et à son cousin Guillaume Des Autels, lequel prend en outre part aux débats sur les genres littéraires. 1552 et 1553 sont des années décisives, avec Les Amours de Ronsard, ceux de Baïf, la première tragédie française à l'antique, la Cleopatre captive de Jodelle, et le scandale des Folastries. Dans Le Cinqieme [Livre] des odes augmenté, Ronsard insère son élégie à Jean de La Péruse, dans laquelle il sélectionne sept poètes : lui-même, Du Bellay, Tyard, Baïf, Des Autels, Jodelle et La Péruse. Le mot "Pléiade" ne figure pas dans le texte. En 1555, dans l'Hymne du Roy de France Henry II, Ronsard dresse une nouvelle liste. La Péruse est mort ; Des Autels, effacé ; Peletier et Belleau font leur apparition. (Dans une élégie de 1556 où Ronsard emploie pour la première fois le mot de "Pléiade", Belleau "vien[t] en la brigade / Des bons, pour acomplir la setiesme Pliade".) Cette année-là, Tyard augmente ses Erreurs amoureuses. Ronsard et Baïf chantent de nouvelles dames. Dans La Rhetorique de Foclin, les exemples sont tirés des oeuvres des poètes de la Pléiade. La décennie où a fleuri la Pléiade est exceptionnelle dans l'histoire de la poésie comme dans celle de la langue. Ce volume donne à lire des pièces poétiques célèbres ou moins connues, fait revivre les débats poétiques et linguistiques, et propose, outre La Deffence, le premier art poétique en français, les premières tragédies et la première comédie du répertoire français, la première rhétorique moderne. La section finale est consacrée aux réactions des contemporains.
75,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
75,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
68,00 €
Romans
Gallimard
Ce volume propose la "trilogie du travail" formée par En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), ainsi qu'À l'est d'Éden (1952), roman de la maturité.

Le fil conducteur des trois premiers livres, c'est la réaction de l'individu à la pression du groupe. En un combat douteux, qui prône l'action collective, revêt une dimension épique. Des souris et des hommes traduit, par la simplicité de son intrigue et ses ressorts dramatiques, la dimension tragique d'une humanité abandonnée à la fragilité de ses rêves. Les Raisins de la colère, grand roman de la route, entremêle le destin de la famille Joad et des chapitres "collectifs" qui élargissent la perspective à l'ensemble du "peuple". À l'est d'Éden enfin donne corps à l'imaginaire familial de Steinbeck et illustre la faculté de l'homme à choisir son destin. S'y mêlent souvenirs intimes et éléments allégoriques et historiques ; le bien et le mal s'y livrent une lutte placée sous le signe de Caïn.

En s'inspirant de thèmes et de figures bibliques, Steinbeck participe à l'écriture du mythe américain, y compris dans ses aspects les plus désespérés. Marqués au fer rouge par la Grande Dépression, ses personnages, laissés-pour-compte du rêve américain, sont des victimes de la modernité en marche. Dans des dialogues d'une grande virtuosité, le romancier fait entendre la crudité de leur langue (ce qui choqua ses contemporains) et leur confère une présence véritablement poétique. Quant aux analyses écologiques, économiques et sociales qui sous-tendent ses livres, elles demeurent troublantes d'actualité.
72,00 €
Œuvres complètes I, II
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
148,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
152,00 €
L'Amant de Lady Chatterley et autres romans
Gallimard
Le plus célèbre des couples nés de l'imagination de D. H. Lawrence est celui que forment Constance, une aristocrate, et Mellors, un garde-chasse. Publié à compte d'auteur en 1928, circulant sous le manteau jusqu'en 1959, encore objet d'un procès pour obscénité en 1960, L'Amant de Lady Chatterley fit scandale, en raison notamment de sa description de la sexualité féminine. Mais il devrait rester dans les mémoires à un autre titre : c'est un très grand livre. Joyce, Woolf, T. S. Eliot ont été sensibles à la guerre que mena Lawrence contre le roman réaliste "à l'ancienne", en faveur de l'effacement de la frontière entre roman et poésie. "Ne me donnez rien de fixe, rien de figé, rien de statique", disait-il. Femmes amoureuses est un roman "jamais contenu, jamais confiné, jamais dominé de l'extérieur". Le réel y est fractal. Lawrence écrit vite puis il reprend ses manuscrits, les révisions sont incessantes, il faut épouser la vérité changeante de l'instant. L'expression doit privilégier non l'achèvement, mais le processus, non la stabilité, mais le vacillement. Toile de fond du recueil de novelettes (La Coccinelle, Le Renard, La Poupée du capitaine) ici joint aux deux grands romans, la guerre de 14 est passée par là, marquant l'écriture de Lawrence. Le soufre des adultères victoriens paraît éventé ? Le romanesque selon Lawrence reste une "bombe". S'engouffrent par la brèche ainsi ouverte "des sentiments nouveaux, vraiment nouveaux, une lignée entière de nouvelles émotions".
76,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Évangiles canoniques et apocryphes
Gallimard
Ce volume rassemble vingt-six textes précédemment parus (à une exception près : l'Évangile de Judas) dans les éditions de la Pléiade respectivement consacrées au Nouveau Testament, aux Écrits apocryphes chrétiens (2 vol.) et aux Écrits gnostiques.

Certains s'intitulent "Évangile", d'autres portent des titres différents, parfois surprenants, mais ils ont tous comme caractéristique commune, depuis les quatre évangiles intégrés au Nouveau Testament jusqu'au Livre du coq, à l'Évangile de Judas (traduction inédite) ou à l'Évangile selon Thomas, de rapporter ce qui concerne Jésus de Nazareth et son entourage immédiat : ses antécédents familiaux, sa naissance, ses faits et gestes, ses discours et ses paroles, sa passion et sa résurrection, ou encore, comme l'Évangile de la vérité, de proposer une réinterprétation méditative de son message. Composés entre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère et la fin de l'Antiquité et transmis en diverses langues, depuis le grec jusqu'à l'éthiopien, ces écrits témoignent éloquemment de la vitalité des traditions et légendes qui se sont cristallisées autour du personnage de Jésus de Nazareth et qui ont nourri l'imaginaire des croyants, des artistes ou des écrivains, aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque contemporaine.

Ils sont offerts ici en une traduction française accompagnée de leur appareil critique intégral et d'une préface inédite.
75,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
L'oeuvre de Mikhaïl Boulgakov (1891-1940) est un chant né du silence. Médecin de l'armée blanche pendant la Guerre civile, Boulgakov fut condamné à écrire pour son tiroir. Isolé, muselé, invectivé, traité de "bourgeois" pour avoir pris la défense de Pouchkine, il travailla à se construire posthume. Les conditions étaient réunies pour que naisse un mythe : peu à peu (vingt-six ans après sa mort dans le cas du Maître et Marguerite) sortirent de l'ombre des ouvrages - récits, romans, théâtre - dont la somme constitue un acte de foi dans les plus hautes valeurs humaines.
165,00 €
Le Blé en herbe et autres écrits
Gallimard
Claudine à l'école est le grand succès de mars 1900. Le livre est signé Willy. On sait généralement qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, pourtant, le texte sort du lot. Il ne ressemble à rien de connu, la langue est nouvelle, le ton insolent, le propos scandaleux. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy : il est de sa jeune femme, Sidonie-Gabrielle, née Colette. Colette : il faudra attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre. Avant cela, il y aura eu d'autres "Willy", des "Colette Willy" et même des "Colette (Colette Willy)". Mais on a vite compris. Catulle Mendès écrit à Colette : "vous avez créé un type". Claudine en effet est un type, et elle deviendra un mythe. Colette en créera d'autres : celui de Sido, sa mère, "le personnage principal de toute [s]a vie" ; celui de Gigi, jeune fille élevée pour devenir une femme entretenue et qui échappe à ce destin ; et celui de Colette elle-même, qui se construit au fil de plusieurs vies - elle fut danseuse, mime, actrice, journaliste, directrice d'un institut de beauté, publicitaire... comme si la littérature ne pouvait suffire à lui assurer l'indépendance et la liberté qui sont, avec l'aptitude au plaisir, ses valeurs les plus hautes. Des tenues succinctes portées sur la scène du Moulin Rouge à la croix de grand-officier de la Légion d'honneur reçue en 1953, la ligne droite n'est pas le chemin le plus court. Mais l'oeuvre de Colette s'est nourrie de ce sinueux parcours. Colette appelle "littérature" tout ce qu'elle n'ai me pas : l'emphase, la "ciselure" et les idées générales, qui lui vont aussi mal, dit-elle, que les chapeaux empanachés. L'année du Blé en herbe, elle déclare à Simenon : "Supprimez toute la littérature, et ça ira." "C'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie", dira le romancier. C'est aussi ce qui préserve l'oeuvre de Colette du vieillissement. L'ouverture de Chéri, en 1920, a époustouflé les lecteurs. Cent ans plus tard, on l'admire toujours. Mais le style ne serait rien s'il n'était au service d'un regard d'une extraordinaire sensibilité. Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes (Le Blé en herbe), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du "genre" (dans Le Pur et l'Impur, en 1941), etc. Mais ce sont ces trois domaines - l'enfance, la sensation, la mémoire - qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira
71,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
De serpents galants et d'autres
Gallimard
Les contes populaires ont une origine très ancienne au Japon. Dès le début de la littérature japonaise, au VIᵉ siècle, ils ont été transcrits dans des chroniques anciennes ; ils conservent à ce titre leur caractère primitif, presque religieux, ce qui les rapproche davantage des mythes que les contes occidentaux, de transcription plus récente. On trouve donc, dans tous les contes, trace de la présence divine. Les êtres humains surnaturels qui, sous une forme animale, rendent visite aux humains viennent d'un au-delà imaginaire. Le présent recueil rassemble essentiellement des contes relatant la venue sur la terre de divinités animales qui, pour accomplir quelque mission, épousent des humains. En pareille situation, elles éprouvent certaines difficultés à garder l'incognito, et la révélation de leur véritable nature provoque la séparation. Parabole de la destinée humaine ? Ces contes proviennent de toutes les régions du Japon. Ils ont été rassemblés et choisis par les traducteurs de manière à former un florilège d'hymnes à l'amour transcendé ; par leur teneur, par leurs thèmes, ils ont valeur universelle ; mais par-delà leur variété et le pittoresque de leurs détails, on y sent battre le coeur profond du Japon.
14,10 €
Psaumes du pèlerin
Gallimard
De 1598 à 1650 - à deux ans près les dates de Descartes - vivait dans le Deccan, au cœur du pays marathe, un boutiquier des plus humbles, et même des plus humiliés puisqu'il appartenait à la dernière des castes, celle des choudras. Un illettré, au sens actuel du mot, un véritable analphabète. Négligeant un beau jour les siens, le voilà qui se réfugie dans la jungle, en prière. Bien des femmes chez nous font encore les cafés, pour en arracher leur homme ; la femme du boutiquier courait elle aussi les collines afin de leur dérober ce nouvel amant de Dieu. Mais les affaires ennuyaient Toukârâm, notre boutiquier, qui s'occupait plutôt d'apprendre par cœur les 36000 vers du Jnânechvarî, cet illustre commentaire de la Bhagavad-Gitâ qu'à la fin du XIIᵉ siècle Jnândév composait à l'usage des petites gens. Bientôt, il sut aussi les 20000 vers du Bhâgavata d'Eknâth, le brahmane acquis à la mystique et qui se voulait «brique rouge», rien de plus, «sous les pieds de l'enfant-dieu».«Je n'ai pas lu les livres», chantera un jour Toukârâm. Sans doute, mais il avait écouté le chant de ses deux maîtres, et sur les routes empoussiérées, l'Inde marathe tout entière scande aujourd'hui les Psaumes du pèlerin, l'œuvre du choudra illettré.
11,00 €
Crime et châtiment - Collector
Pocket
Grand classique de la littérature russe en version collector : une plongée dans la psyché d'un meurtrier et les conséquences de son crime.

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikoff doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce " songe monstrueux ", il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu'à ce qu'il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.

Œuvre majeure de la littérature russe, *Crime et Châtiment* est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikoff son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l'Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.

Traduit du russe par Victor Derély

*@ Disponible chez 12-21*

L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
10,50 €
Sarah Bernhardt
Tallandier
Vénérée pour la virtuosité de son jeu, son incroyable vaillance et ses audaces, ou dénigrée pour son anticonformisme et ses outrances médiatiques, jamais star n’a autant déchaîné les passions que Sarah Bernhardt (1844-1923), dont le seul nom reste une légende.

Celle qui fut la muse des plus grands écrivains et des plus célèbres portraitistes de son temps, avant d’inspirer romanciers et cinéastes, ne fut pas seulement une actrice géniale. La mythique « Voix d’or », comme la surnommait Victor Hugo, cumulait tous les talents, également auteure, peintre et sculptrice de renom. Révulsée par la misère, l’injustice et l’intolérance, elle ne cessa de lutter contre la peine de mort et combattit pour les droits des femmes.

On croyait tout connaître de « la Divine », mais l’ouverture de sources longtemps inaccessibles a permis de découvrir des aspects insoupçonnés de cette personnalité brûlante. C’est la vie de cette femme étonnamment moderne que ressuscite Hélène Tierchant avec une plume vivante et délicate.
11,00 €
Chatterton
Flammarion
Selon Alfred de Vigny, Chatterton aurait été composé en dix-sept nuits, sous le signe du silence et de l'ascèse, dans les affres d'une création vouée à un dessein élevé : mettre en scène un poète maudit afin que le public s'émeuve du sort des artistes pauvres. Pour y parvenir, Vigny s'inspire de la brève existence du poète Thomas Chatterton, qui s'est donné la mort à la veille de ses dix-huit ans, après avoir souffert de l'humiliation et de la faim. À partir de l'exemple d'un seul, le dramaturge entend toucher le coeur de tous. Certains ont lu dans Chatterton une apologie du suicide, d'autres une pièce étrange car sans action. Ce "drame de la pensée" a toutefois remporté un triomphe à sa création, en 1835, et nombreux furent ceux qui se reconnurent en Chatterton. DOSSIER - Création et réception - Chatterton et les poètes maudits - L'anglomanie littéraire au XIXᵉ siècle.
7,90 €
Théâtre complet
Flammarion
Sophocle a renouvelé les sujets tragiques en proposant un équilibre inédit entre la fatalité et la volonté. Le trait commun aux sept pièces qui nous sont parvenues est, en effet, le développement donné à l'étude des caractères. Complexes, changeants, soumis à leurs passions, les personnages sont la plupart du temps les ressorts du mouvement dramatique. Isolé par destination, le héros n'est jamais essentiellement solitaire. Il demeure justiciable de la commune mesure. Ce volume contient : Ajax - Antigone - Électre - Œdipe roi - Les Trachiniennes - Philoctète - Œdipe à Colone - Les Limiers.
9,70 €
La Dame de Monsoreau (IV et V), Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
La Reine Margot, La Dame de Monsoreau (I à III)
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
Le Deuxième Sexe
Gallimard
Il est rare qu'un livre change la face des choses. Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir l'a fait. C'était en 1949, et son ferment continue d'agir. On ne peut créer un tel bouleversement sans susciter le scandale. Qu'ils soient de droite ou de gauche, libéraux progressistes ou communistes orthodoxes, athées ou religieux, qu'ils s'appellent Camus, Mauriac ou Nimier, les adversaires du Deuxième Sexe réagirent d'une seule voix au moment de sa publication. La condamnation fut confirmée par le Vatican, qui mit le livre à l'Index. Par-delà ces réactions immédiates, quel est le véritable objet du scandale ? Beauvoir sape les fondements d'un ordre ancestral, en contestant la domination dans laquelle les femmes sont maintenues par les hommes, que ce soit par le mariage ou par la maternité. Elle bat en brèche l'existence d'un instinct maternel, de même qu'elle aborde frontalement des thèmes alors tabous, comme la sexualité féminine. Elle anéantit en outre l'idée d'un Éternel féminin, qui servit, au cours des siècles, à figer les femmes dans un mythe ennemi de leur liberté. À l'origine du livre : le désir d'écrire sur elle-même éprouvé par Beauvoir durant l'été de 1946. À l'arrivée : un monument inédit dans sa composition et son propos, et dont la portée philosophique est considérable. Il s'agit d'étudier l'oppression subie par les femmes tout en tenant compte du caractère absolu de leur liberté, et cela, dans la perspective de leur émancipation. Pour ce faire, Beauvoir a rassemblé une immense documentation. Histoire, biologie, physiologie, psychanalyse, sociologie, anthropologie... aucun champ intellectuel n'est laissé de côté, ce qui fait du Deuxième Sexe un essai organique aux foyers multiples. Quant à la littérature, la romancière (et future mémorialiste) lui accorde une place privilégiée : depuis Montherlant, auquel elle assène des coups féroces, jusqu'à Stendhal, chez qui elle discerne un admirable féminisme, en passant par Claudel, qui l'accompagne depuis ses vingt ans. Les pages consacrées à "l'expérience vécue" sont nourries de très nombreux exemples tirés des oeuvres de Colette, Virginia Woolf, Edith Wharton, Katherine Mansfield, ou encore Carson McCullers. Le Deuxième Sexe propose une philosophie littéraire où, conformément au projet initial, sont sédimentés les souvenirs de Beauvoir. Ainsi le livre construit-il un universel singulier dont la maxime, empruntée à Érasme et détournée, continue de rayonner à travers les années : "On ne naît pas femme : on le devient."
68,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Romans
Gallimard
En publiant Casse-pipe dans la Pléiade en 1988, Henri Godard parlait de ce roman comme d'un texte "mutilé" et il déplorait "la perte du reste". Sans doute espérait-il que ce "reste" sortirait un jour des oubliettes. Rien ne permettait alors de prévoir que ce seraient des milliers de feuillets, concernant des projets romanesques inconnus (Guerre et Londres), ou attestés mais perdus (La Légende du roi René et La Volonté du roi Krogold), ou encore déjà publiés en partie (Casse-pipe), voire en totalité (Mort à crédit et Guignol's band), qui referaient surface, comme ce fut le cas dans l'été de 2021. Les manuscrits n'avaient donc pas été mis au feu : ils hibernaient. Leur importance est considérable. Tous concernent la première moitié de l'oeuvre romanesque de Céline. Pour l'essentiel, ce sont des récits autonomes, et non pas des "avant-textes" de romans publiés par leur auteur (mais quelques-uns relèvent de cette catégorie et ils sont passionnants). S'ils peuvent avoir l'apparence de brouillons, ils ne sont les brouillons que d'eux-mêmes. Ils ont (au moins) deux intérêts : ils favorisent une meilleure compréhension de la manière dont l'oeuvre romanesque de Céline s'est constituée, et ils valent pour eux-mêmes, comme des récits inattendus et captivants. Que nous apprennent-ils ? Par exemple que ce qu'on appelle le "cycle de Ferdinand" n'a pas toujours été composé de Mort à crédit, de Casse-pipe et de Guignol's band (1936-1944). Que Guerre, Londres et le manuscrit retrouvé de Mort à crédit jouent un rôle dans l'affaire. Que la légende du roi Krogold (ou René) n'a cessé de passionner Céline. Ou encore que des liens étroits unissent Guerre et Casse-pipe. Les thèmes et la tonalité des récits retrouvés sont immédiatement reconnaissables : si les textes sont encore, stylistiquement, en chantier, leur univers, lui, est entièrement célinien. La découverte, dans Guerre, de personnages et de situations que l'on connaissait par Casse-pipe est l'une des émotions fortes que peut éprouver un amateur de Céline. On en dirait autant de la rencontre avec le Dr Yugenbitz de Londres, prototype du Clodovitz de Guignol's band. Ou de la présence, dans un récit aussi étrange que Krogold, d'une idée centrale dès Voyage, celle de la vie vécue comme une agonie. Pour recueillir ces nouveautés, deux volumes de la Pléiade ont été remis en chantier. Dans le premier (1932-1934), les textes réapparus en 2021 figurent sous un intitulé, Textes retrouvés, qui traduit leur statut et rappelle qu'il s'agit de manuscrits, non de romans mis au point par Céline. De même, dans le deuxième (1936-1947), les séquences nouvelles de Casse-pipe sont réunies sous la rubrique Scènes retrouvées. Quant aux éditions des romans publiés du vivant de Céline, elles ont été revues et enrichies d'appendices nouveaux. Du manuscrit et du dactylogramme de Voyage, qui n'étaient pas accessibles dans les années 1980, il a été tiré des transcriptions révélatrices. Le passionnant manuscrit de travail de Mort à
84,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
La Reine Margot - La Dame de Monsoreau - Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
136,00 €
Ce que le GIGN m'a appris
Albin Michel
J'ai passé plus de dix-sept ans au GIGN. J'ai vu cette unité grandir, se réinventer, changer d'échelle sans renoncer à son âme.

Ce livre n'est ni un récit d'opérations ni un manuel de management. Je raconte ce que le GIGN m'a appris du commandement, mais aussi ce que toute entreprise, toute institution, toute équipe peut retenir de cette école de l'exigence : écouter, arbitrer, agir avec audace. Et puis il y a la confiance, la transmission et la capacité à changer sans se renier.

Car on ne commande pas par le grade et par les mots, mais en donnant du sens aux actes. On commande une volonté, on décide seul mais après avoir consulté. On transmet des connaissances tout en acceptant d'être transformé à son tour. Commander c'est expliquer pour convaincre. C'est oser quand l'incertitude domine. C'est anticiper quand les signaux sont faibles.

Au fond, commander revient toujours à répondre à cette question simple et décisive : au nom de quoi acceptons-nous d'agir ensemble ?
19,90 €
Le Pacte du petit juge
Points
Alberto Lenzi, magistrat calabrais, aime les repas fins et les jolies femmes. Mais la belle vie ne saurait durer : on lui confie une enquête impossible. D'un côté, trois ouvriers clandestins sauvagement assassinés, de l'autre une cargaison de deux cents kilos de cocaïne disparue de manière inexplicable. Et pas le moindre indice en vue. Mais une chose paraît sûre : la 'Ndrangheta est impliquée. Né en 1950 en Calabre, Mimmo Gangemi est ingénieur. Le Pacte du petit juge est son deuxième roman. « Le Pacte du petit juge a la polyvalence des livres réussis : roman policier qui cloue au fauteuil et récit d'une extrême précision anthropologique dont on doit forcément tenir compte si on veut comprendre le tableau italien dans son ensemble. » Corriere della Sera Traduit de l'italien par Christophe Mileschi
7,95 €
Tango parano
Points
« Le tango ? Sait-on jamais avec qui on le danse ? Qui a écrit la partition ? Qui la joue ?

Méfiance…

Tango, parano. Ça rime à quoi ? »Vallès, un ex-flic mis au vert après avoir pété les plombs, est contacté par les services spéciaux pour tirer au clair le meurtre d’une jeune Bordelaise de bonne famille. Il infiltre une secte richissime, dont les rapports avec l’État s’avèrent complexes. Peu à peu, il se rend compte qu’il est utilisé bien malgré lui dans des joutes de pouvoir au sommet. Une série de situations rocambolesques commence alors pour Vallès, qui cherche tant bien que mal à préserver son indépendance d’esprit.Hervé Le Corre est un auteur de polars reconnu par le public et la critique, notamment grâce à Après la guerre. Il est enseignant dans la région de Bordeaux.
8,70 €
Les Ecailles d'or
Points
Hanafi, milliardaire issu de la pègre, charge le privé Makana de retrouver la star de son équipe de foot. L’ex-flic soudanais en exil n’a aucun contact dans les milieux d’affaires égyptiens, mais il est tenace et aidé par un journaliste. Sa route croisera celle d’une riche Anglaise à la recherche de sa fille disparue vingt ans plus tôt dans les souks du Caire. Y aurait-il un lien entre les deux affaires ?

Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, auteur anglo-soudanais de six romans publiés par Actes Sud. Il est né à Londres, a grandi à Khartoum, reçu une formation de géologue à l'université de Sheffield, vécu au Caire, au Danemark, à Barcelone et est maintenant installé à Amsterdam.

« Dépaysant et remarquablement mené, à la manière des polars made in US des années Hammett. »

Le Point

Traduit de l’anglais par Gérard de Chergé
7,90 €
Une enquête de Claire DeWitt : La ville des morts
Points
La Nouvelle-Orléans n’est plus ce qu’elle était. Sinistrée par l’ouragan Katrina, il n’en reste que les mystères que le Mississippi n’a pas engloutis. Claire DeWitt, détective au caractère bien trempé, revient dans la ville des morts afin de percer le secret de la disparition d’un procureur. Hantée par ses démons, elle sait qu’ici, entre anciens amis et nouveaux ennemis, personne n’est innocent. Sara Gran, née à New York en 1971, est l’auteur de Viens plus près et Dope (disponibles en Points). La Ville des morts est la première des enquêtes de Claire DeWitt, en cours d’adaptation à la télévision. « Un grand roman de Sara Gran. En inventant le personnage ébouriffant de Claire DeWitt, elle se place dans la lignée d’Hammett et de Chandler. » Le Monde Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton Macavity Edward 2012
7,80 €
Dawa
Points
Il se dira beaucoup de choses après les attentats. Sur lui, sur ses motivations. Après l'effroi et la peur viendra l'incompréhension. Il entend déjà les commentateurs s'essayer à une analyse, brouillée par l'émotion. Comprendront-ils le sens de son action ? Comprendront-ils que c'est la faillite de la France qui a été le détonateur de ces cinq bombes ? Au fond peu importe. Son père, lui, sera fier.

Né en 1975, Julien Suaudeau vit à Philadelphie. Dawa est son premier roman.

« Étonnant polar sociopolitique, Dawa nous fait entrer dans les cités, les ministères, le siège de la DGSI ou les instances musulmanes françaises. Un récit riche et puissant. »

Le Parisien

« Julien Suaudeau signe un premier roman très noir et monté comme les meilleures séries américaines. »

L’Obs
8,80 €
Marée d'équinoxe
Points
Élève à l’école de police, Olivia, pour son mémoire d’études, planche sur un meurtre vieux de vingt ans : une inconnue enterrée vivante sur une plage et noyée par la marée. Le policier jadis chargé de l’affaire est introuvable. En quête d’une piste, Olivia va découvrir la face cachée de Stockholm : le milieu des SDF et sa violence, les réseaux de prostitution de luxe, la corruption politique…

Cilla et Rolf Börjlind forment un couple de scénaristes célèbres en Suède. Marée d’équinoxe est le premier volet d’une série best-seller en Suède et en Allemagne, traduite dans plus de vingt pays.

« L’un des meilleurs polars de l’année. Marée d’équinoxe a été comparé à Millénium, tant pour le caractère bien trempé de ses personnages que pour la modernité brûlante de son intrigue. »

Les Échos

Traduit du suédois par Carine Bruy
8,00 €
On y passera tous !
Robert Laffont
Histoires vraies, conseils pour vos obsèques, idées reçues : un thanatopracteur répond à toutes vos questions sur la mort, même les plus taboues

" Ce n'est un secret pour personne, nous allons tous mourir !

C'est notre point commun, personne n'y échappe. Si vous avez déjà mille questions en tête sur ce qu'il se passe après la mort – sur le corps, sur mon métier un peu particulier, sur l'organisation des funérailles ou encore sur la meilleure façon d'en parler avec vos proches –, alors vous êtes au bon endroit.

Bienvenue dans le monde du funéraire ! "

Entre anecdotes du quotidien, cas précis et informations concrètes, Mickaël Boilon, thanatopracteur atypique, brise les tabous sur la mort avec une franchise désarmante. Loin des clichés morbides, il nous emmène dans les coulisses d'un univers méconnu où la mort côtoie paradoxalement la vie sous toutes ses formes.

Avec un mélange savoureux d'humour et de gravité, de moments touchants et de situations cocasses, Mickaël répond sans détour aux questions que personne n'ose poser et transforme notre regard sur cette profession essentielle, et sur ce moment inévitable de la vie. Un récit nécessaire qui réconcilie avec l'inéluctable tout en célébrant ce qui nous rend vivant.
16,90 €
Des fourmis dans ma tête
Jouvence
Une plongée saisissante dans la tête d'une thérapeute découvrant son trouble dissociatif de l'identité.

Et si trois jours pouvaient s’effacer de votre mémoire en une fraction de seconde ?

Émilie se réveille après plusieurs jours dont elle n’a aucun souvenir, confrontée à des comportements qu’elle ne comprend pas et une étrange sensation de fragmentation intérieure. Sa vie bascule quand elle découvre enfin la vérité : elle est atteinte du trouble dissociatif de l’identité (TDI), un trouble encore méconnu où s’entremêlent pertes de mémoire, traumatismes et voix intérieures.

Thérapeute de profession, Émilie voit son quotidien lui échapper. Comment continuer à vivre, à travailler, à aimer, quand des parts de soi prennent tour à tour le contrôle ? Comment composer avec ces « alters » qui redoublent d’ingéniosité pour se faire entendre ?

La jeune femme entame alors un voyage intime au cœur d’elle-même, une traversée faite de tâtonnements, de peur, de résistance mais aussi de résilience et de pardon. Peu à peu se dessinent les contours d’un monde intérieur insoupçonné : une fourmilière mentale où chacun tente de trouver sa place.

Plus qu’un témoignage, *Des fourmis dans ma tête* est une plongée rare et authentique dans l’un des troubles les plus stigmatisés de la santé mentale.
19,95 €
Salina
Actes Sud
Trois fois exilée, Salina incarne le rejet de l'étrangère comme l'humiliation faite aux femmes trop libres.

Enfant-malheur abandonnée par les siens dès sa naissance, elle n'est sauvée des hyènes que pour être livrée à la méchanceté du monde. Au lendemain de sa mort, son fils Malaka raconte sa vie. Peu à peu, ses mots transforment une existence de larmes en destinée légendaire, et la marginalité en signe d'élection.

De cette tragédie hors du temps et des lieux, Laurent Gaudé a d'abord fait une pièce de théâtre avant de livrer cette épopée contemporaine captivante, qui est aussi une célébration de la puissance du verbe.
4,90 €
Histoire de Khady Demba
Belin Gallimard
Dossier pédagogique de Sophie Yavari Au Sénégal, Khady Demba se retrouve sans biens et sans enfant lorsque son époux meurt. Sa belle-famille l'expulse alors du foyer et la force à migrer vers l'Europe pour travailler et lui envoyer de l'argent. Pour Khady, héroïne à la dignité sans faille, commence une errance, au gré des rencontres, entre espoir et cruauté. Une oeuvre poignante en résonance avec l'actualité. Ce récit est le dernier qui compose l'oeuvre Trois femmes puissantes pour laquelle Marie NDiaye a reçu le prix Goncourt en 2009. Groupements de textes : 1. L'inquiétante étrangeté dans Trois femmes puissantes 2. La figure du migrant dans la littérature contemporaine
5,30 €
Big Bad Wolf (Maple Hollow, 1) - Poche
HarperCollins
“If you enjoyed Dream Harbor and are a fan of paranormal, come join me in Maple Hollow… my next obsession series from Laurie Gilmore ”—NetGalley Reader

“Cozy and atmospheric… a delicious blend of small town romance, paranormal magic and swoon worthy tension … will have you howling for the next book!"––Elena Armas, *New York Times* bestselling author

From the #1 *New York Times* bestselling author of the Dream Harbor series, comes a new small-town romance set in the quirky town of Maple Hollow.

\*\*\*

*The darker the woods, the bigger the secrets…*

Ruby Bellerose lives on the edge of the woods, in a cottage more akin to a fairy tale than modern day life. Her love life is practically non-existent, and she keeps away from the whispered gossip that travels through Maple Hollow.

Until a chance encounter with Rafe.

As mysterious as he is brooding, Ruby is drawn to the woodsman, curious to find out about the stranger who lives deep within the woods.

But Rafe is hiding a secret. And with something lurking in the shadowy forest, will Ruby find that Rafe is her knight in shining armor, or something altogether more dangerous…

*Big Bad Wolf* is book 1 in the Maple Hollow trilogy and is available to pre-order now!

Tropes:

Small Town

Fated Mates

Grumpy MMC

Spicy

Forced Proximity

Found Family

*A version of this book was previously published as A Curse of Blood and Wolves. This book has been rewritten and edited again, however some character names and plot points do remain the same as the original story.*

See why readers love Big Bad Wolf:

“ Cozy, charming, and full of yearning , Maple Hollow has such an immersive aesthetic with enough secrets and twists that had me binging it from the start… a perfectly magical, spooky season read .”—Julie Olivia, bestselling author of *If It Makes You Happy*

“Packed to the brim with yearning and tension… will grab you by the heart … the perfect fall romance read that will deliver any time of the year!”—Kandi Steiner, *USA Today* bestselling author

“Darker and edgier than [Gilmore’s] Dream Harbor romances… delivers the small-town coziness and sharp humor [her] readers love.”—Booklist

"Dream Harbor's darker, moodier cousin." ★★★★★

“I loved the *Little Red Riding Hood* aspect… Maple Hollow will be my next obsession. ” ★★★★★

“ I was genuinely giddy reading this … could not put it down… the vibes are unreal…I was already a Laurie Gilmore fan but I was not prepared for this.” ★★★★★

“ Had the Dream Harbor feel but mix it with *Once Upon a Time* and some secrets in a sleepy old town… I’m obsessed. ” ★★★★★

“A dark but cozy small-town feel with unique characters… I zoomed through this. ” ★★★★★
15,40 €
Le Mariage de Figaro
Belin Gallimard
Au cours de cette folle journée, Beaumarchais évoque les rapports maîtres-valets et la question de la condition de la femme, tout en renouvelant profondément le genre de la comédie. Dans le volume, de nombreuses activités d’appropriation et d’étude de la langue, ainsi qu’un cahier photos et un groupement de textes en lien avec le parcours associé «La comédie du valet» (Nouveaux programmes, Bac 2020). Groupements de textes : 1. La comédie du valet 2. Scènes de reconnaissance.

Notes, présentation et dossier par Julie Proust

Nouvelle édition en 2019
3,30 €
On ne badine pas avec l'amour - BAC 2027 (voies générales et technologiques)
Actes Sud
Le baron attend ce moment avec impatience : les retrouvailles de son fils Perdican et de Camille, qui s'aiment depuis l'enfance, doivent sceller leur union. Mais peut-on croire à l'amour, s'interroge Camille ? La jeune femme choisit le couvent et, pour piquer son orgueil, Perdican déclare sa flamme à une autre. Entre inconstance, badinage et manipulation, les héros, à peine sortis de l'enfance, courent à la catastrophe, au milieu d'adultes qui ne voient rien du drame en train de se jouer. Dans une langue vibrante, Musset, l'enfant terrible du romantisme, dépeint une jeunesse éprise de liberté et de vérité, et raconte les aventures universelles du coeur et de la parole.

L'édition comprend le texte intégral de l'oeuvre, avec :

UNE ENTRÉE PAR LA BD

UN DOSSIER COMPLET SPÉCIAL BAC :

- La fabrique du texte : présentation de l'auteur, de l'oeuvre et de l'histoire littéraire dans laquelle elle s'inscrit

- L'atelier de lecture : études d'ensemble, explications de texte guidées, activités d'appropriation, entraînement aux épreuves écrites et à l'entretien oral du bac

- Résonances et rebonds : groupement de textes en lien avec le parcours associé et histoire des arts

UN CAHIER PHOTOS COULEUR
2,90 €