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Résultats de recherche pour 'HU' (4902)

REVANCHE DES PURS Chessex, Jacques
Grasset
« Maintenant ce qui a été moi est libre De recevoir la vraie neige Ouverte à l’absence de moi Elu le voyageur qui chante Parce qu’il est attendu Mais plus heureux celui qui se perd Déjà sans corps sans regard O buée de l’Imparfait Dans le puits de Dieu et du vide » Prosaïsme et sublime, nature et humanité dévoyée, Dieu et son absence, animaux et odeurs, plantes et crânes des vanités, ainsi va la poésie de Jacques Chessex.
13,90 €
Ce que Dominique n'a pas su
Grasset
En 1863, Eugène Fromentin publiait Dominique, fiction autobiographique dans laquelle le héros éponyme raconte son amour impossible, quoique réciproque, pour Madeleine d’Orsel. Aujourd’hui, Julie d’Orsel, sœur cadette de Madeleine et personnage secondaire du roman de Fromentin, toujours vivante puisque « les héros de romans ne meurent jamais », raconte ce que Dominique n’a pas su... Car, si Dominique n’a d’yeux que pour la belle et blonde Madeleine, Julie, « noiraude et petite » selon ses propres mots, l’aime depuis toujours. Et si Madeleine, mariée à Alfred de Nièvres - bon parti et médiocre mari - renonce à son amour pour Dominique, Julie s’interdit d’aimer. Elle voudra au contraire faire le bonheur de sa sœur et ne cesse d’intriguer, mais en vain, pour que Dominique et Madeleine cèdent à leur passion… Julie, femme libre et moderne, féministe avant l’heure, refuse depuis l’adolescence le mariage en même temps que les bigoudis, et privilégie les plaisirs de la chair non contrainte, initiée en ceci, à sa demande, par son cousin, confident, et double masculin, le très libertin Olivier. Narratrice et démiurge de ces liaisons dangereuses, Julie s’insurge contre les conventions de tous ordres, contre l’esprit de soumission de ses contemporaines, contre l’idée d’une vertu nécessairement douloureuse. Et fustige Dominique, égoïste romantique, au fond trop occupé de lui-même et de son propre malheur. Comme le fut Eugène Fromentin&hellip.
24,90 €
Berlin trafic
Grasset
Berlin trafic est un parcours initiatique où le jeune narrateur, « en miettes » après la mort de son ami, essaie de se « ravauder », à l’image de Berlin qui ne cesse, depuis la chute du Mur, de se reconstruire… Obsession du corps malade, tentation du suicide, tragédie où le risque du sida instaure une nouvelle temporalité tragique, Berlin trafic raconte avant tout l’histoire d’un deuil qui s’achève et les errances d’un jeune homme qui va jusqu’aux confins de la folie. Ironie mordante, comique de certaines scènes burlesques, art du croquis et galerie de portraits carnavalesques, ce premier roman témoigne aussi de la haine de l’homophobie ou du racisme.
22,40 €
Mort et vie d'Edith Stein
Grasset
Tout d’abord, quelques précisions biographiques sur Edith Stein, qui traversait déjà Panthéon, le précédent roman de Yann Moix… Née en 1891, à Breslau, dans une famille juive, Edith Stein fut, dans sa jeunesse, une des plus brillantes élèves du philosophe Edmond Husserl – puis, tentée par la foi chrétienne, elle finit par se convertir au catholicisme et se retira au Carmel sour le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. C’est dans ce Carmel, en 1942, que les nazis vinrent l’arrêter, « en tant que juive ». Elle fut déportée et gazée à Auschwitz. En 1987, Jean-Paul II béatifia Edith Stein… C’est donc à partir de cette vie, toute de philosophie et d’amour, que Yann Moix a bâti son livre. Et sur ce sujet a priori tragique, il écrit un ouvrage profond, émouvant, drôle – « moixien ». Ses questions : qui était vraiment Edith ? Qu’est-ce qu’un juif ? Qu’est-ce qu’un juif devenu catholique ? Qu’est-ce qui distingue le sacré du profane ? A quoi se veut-on fidèle en devenant infidèle ? Etc… Biographie ? Roman ? Biographie romancée ? Roman vrai ? On hésite à qualifier le genre de cet ouvrage. Ce qui est certain, c’est qu’il est écrit avec une grâce et une légèreté sans pareille. Et qu’il déconcertera tous ceux qui ignorent encore que Yann Moix a plus d’un tour – et d’une obsession – dans son sac.
16,50 €
Trop bien élevé
Grasset
« Je vais tenter, dans ce bref récit, de parler de mon enfance. Au fil des ans me sont souvent revenus des visages, des gestes, des scènes, parfois même des mots que je souhaiterais avoir assemblés avant que vienne la nuit. Ce n’est pas que mon aventure humaine, ma personne de petit bonhomme dans les immenses fourmilières de tous les temps me semble mériter intérêt ; j’ai l’impression de me divertir d’un sujet secondaire : nulle modestie dans cette indifférence, peut-être de l’ogueil d’abord déçu puis dispersé. Mais cet enfant triste, ce figurant pétri de bonnes manières, cet adolescent tourmenté, cet éternel patient sous toutes ses identités, ils ne me quittent guère. Peut-être les ai-je trop remués ? Peut-être m’a-t-on trop longtemps laissé seul avec moi ? Ce que je voudrais ici, c’est décrire les premières années d’un enfant trop éduqué, et, à travers lui, si je le puis, les sentiments, les mentalités, les rites qui dominaient encore une part de la bourgeoisie quand vint la guerre de 1939. Je voudrais tâcher de retrouver ceux que j’ai connus, aimés, et chez eux, toute la peine qu’ils se donnaient pour fabriquer des enfants très solitaires et parfaitement bien élevés […]. Excusez-moi, oui, excusez-moi, si je suis là, car je vous gêne. Si vous m’avez bousculé, c’est que je n’aurais pas dû me trouver sur votre chemin. Si vous êtes de mauvaise humeur, je dois y être pour quelque chose. Comment vivre, marcher, respirer, sans déranger ? Frapper avant d’entrer, s’effacer dans les portes, sourire, toujours sourire … Il ne suffira pas d’une vie entière pour se faire pardonner d’exister. » J-D. Bredin
12,90 €
99 Francs Le film
Grasset
Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain.

Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? « Une mongolienne de moins de cinquante ans. » Les nababs de la publicité ? « Ils mènent la troisième guerre mondiale. »

De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel.

En quelque sorte, un livre moral.

Pour 99 francs, seulement.

Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'amour dure trois ans (1997); et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).
18,00 €
Un effondrement
Grasset
« Je voulais écrire ce livre avec une voix douce, cette histoire pour laquelle j’étais restée longtemps sans voix. J’ai raconté mon effondrement comme un tremblement de terre sans bruit, et la traversée des jours où j’avais tout perdu sans bien comprendre, en saisissant l’étrangeté de ce qui était là, parce que je n’arrivais plus à vivre et que tout était étrange. J’ai construit ce récit sans écrire le mot dépression, je n’ai pas cherché à exposer la maladie ou ses raisons. Je n’ai pas pris le ton de l’autobiographie, ce qu’on apprend de la vie de la narratrice prend peu de place. Ce sont les journées qu’elle vit que j’ai cherché à écrire. Les lieux, ce qu’elle y trouve, ce qu’elle sent d’elle et des autres. Les situations où elle touche ce vide qui la cerne jusqu’à l’insupportable. La vie qu’elle guette, qu’elle attend, qu’elle ne sait pas comment attraper mais dont elle attend tout le temps un signe. Et ceux qui sont là, qu’elle scrute, qui la désespèrent, qu’elle ne comprend pas ou qu’elle se met à rechercher parce que, auprès d’eux, ce sera enfin l’ouverture. J’ai voulu raconter cet effondrement sans pathos, sans plainte surtout, parce que l’état de dénuement m’a paru riche. Une réponse à la honte. J’ai cherché à le faire vivre ce dénuement avec des mots et des phrases qui tâtonnent, qui suivent le singulier trajet que fait la peur dans la tête, ou la stupeur. Je me suis émerveillée de la netteté des images qui étaient restées après plus de trente ans, elles étaient si fortes qu’elles se détachaient. Elles ne comptaient plus pour moi mais pour ce qu’elles racontaient. Ce qui s’est dessiné derrière le livre que j’écrivais, c’était cette question, comme c’est difficile d’être un être humain, une personne. C’est devenu le titre dans ma tête, la phrase qui me guidait. La narratrice est face à ce qu’elle est ou n’arrive plus à être, face à l’incertitude de vivre. Tout doucement et comme sans s’en apercevoir, les autres, un voisin de chambre, Robert, l’herbe sur laquelle elle vient s’asseoir avec eux à la tombée du jour, ce moment volé à la clinique, vont devenir réels à ses yeux, vont exister pour ce qu’ils lui donnent, sa vie à elle. » .
15,00 €
L'autre rive
Grasset
Georges-Olivier Châteaureynaud a écrit ici un roman-monde. Entre fresque populaire dans la tradition du feuilleton et fable empruntant à la mythologie, entre l’ici et l’ailleurs, le familier et le surprenant, l’auteur dresse la carte d’un univers qui nous est parallèle. Nous sommes à Ecorcheville, face à L’autre rive, celle du Styx, mieux connu pour être le fleuve des morts. Ecorcheville, la cité des secrets et des mensonges, hérissée de tourelles gothiques telle une réplique de Gotham City sur une Riviera désolée ou un Monaco loufoque, dresse ses palais, ses gratte-ciels aux deux tiers vides, son orphelinat sinistre, sa cathédrale désaffectée qui abrite les monstres, sirène, centaure, satyre, que les eaux du fleuve déposent sur la berge. A Ecorcheville, il pleut des salamandres, l’esclavage n’a pas été aboli, une machine à s’auto-suicider permet d’en finir avec les états d’âme, les fils de famille rivalisent de vitesse sur la corniche comme s’ils jouaient La fureur de vivre, les enfants du Styx tutoient Charon, le passeur des morts, bref tout y est presque normal… C’est donc aussi un destin singulier que nous suivrons : fils adoptif d’une chirurgienne devenue embaumeuse, Benoît Brisé, quand il ne fréquente pas sa bande de copains, Onagre, Cambouis et l’orpheline Fille-de-Personne tente de percer le mystère de ses origines… On n’en dira pas plus, sinon qu’au cours de quelque 700 pages, on découvre avec jubilation, suspense, drôlerie, tendresse, tragédie, tous les ressorts de l’âme humaine.
23,30 €
Un roi sans lendemain
Grasset
: « Un beau matin, Simon Lechinar appelle Henri Norden pour lui demander d’écrire un scénario de film sur Louis XVII. Henri ne sait pas qui est Louis XVII, mais pendant que Simon Lechinar lui explique que sa fille productrice ne désire rien de plus que de produire un film sur Louix XVII, Henri a le temps de regarder dans le Petit Robert où il découvre que Louis XVII est le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et qu’il est mort dans la prison du Temple à l’âge de dix ans, en 1795. Des théories sur Louis XVII, il y en a eu des dizaines depuis deux siècles, à travers leurs approximations, leurs erreurs, leur utilisation partisane, ces légendes rendent compte de l’interdit qui pèse sur l’histoire de France depuis la Révolution française. Royalistes et révolutionnaires s’accordent à faire silence sur un crime dont ils portent les uns et les autres la responsabilité. La mort du petit roi n’est pas un dommage collatéral dans le vent inévitablement violent de l’Histoire. D’après Henri, Louis XVII est l’enjeu principal de la Révolution. Tout ce qu’il découvre lui montre qu’à l’époque, tout tournait autour du destin de cet enfant. C’est seulement après que les historiens, les politiciens, chacun à leur façon se sont évertués, pour des raisons diverses, à en réduire l’importance, en nier la réalité, jusqu’à n’en plus parler du tout. Les historiens, dit Henri, ont laissé à quelques hurluberlus survivantistes le soin de ridiculiser une affaire qui est en fait le secret d’Etat le mieux gardé de notre histoire. C’est sans doute sa méconnaissance presque complète du sujet qui met l’innocent scénariste sur une piste que personne n’a encore explorée. Sa démarche se résume en une question pourtant fort simple : Qui a tué Louis XVII ? Jacques-René Hébert, répond Henri. Hébert, le fondateur du Père Duchesne, pamphlet périodique le plus odieux et le plus lu sous la Révolution. Reparler de l’enfant du Temple, et au-delà de l’émotion suscitée par ce destin atroce, faire remonter à la surface de notre conscience le passé sacrificiel sur lequel notre société française, laïque et républicaine, vacille aujourd’hui, telle est la tâche que s’est fixé Henri Norden ; il veut rappeler dans un film à dix millions d’entrées, que le « sang impur », qui abreuve le sillon de notre hymne national, c’est aussi celui d’un enfant martyr. La différence entre Henri Norden et moi, c’est que je ne suis pas fou : à aucun moment, je n’ai pensé que ce film irait au bout. J’ai toujours su que j’écrirais finalement un livre sur Louis XVII. Parce que j’ai vraiment été élevé dans l’imminence d’une révolution finale dont je serais le chef. Les livres que j’ai écrits ont raconté la vie de cet enfant en révolte. Puis de l’adulte en révolte contre la révolte. Mais la sortie de ce cycle vicieux, c’est le roi des enfants-rois qui me l’a signalé : il a fait de son cachot une chapelle expiatoire. » C.D.
21,25 €
La passion selon Juette
Grasset
Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. C’est à travers un texte de Georges Duby (Dames du XIIè siècle, Gallimard), où Juette se trouve entre Aliénor d’Aquitaine et Iseut, que l’auteur rencontre cette figure singulière : enfant solitaire dans la demeure de ses riches parents créanciers de l’évêque, pucelle mariée malgré elle à treize ans, veuve à dix-huit, elle refuse toutes les autorités de son temps. Pour éviter un remariage, Juette entre dans l’ordre des veuves, regroupe quelques irréductibles, se retranche dans une léproserie, et finit sa vie en béguine silencieuse pendant 37 années de réclusion volontaire. Mélange de bravoure et d’insoumission, de tourment moral et d’hystérie du corps, Juette est une sainte laïque. Elle a des visions, le diable lui apparaît, la Vierge en dame blanche fait reculer les prétendants au mariage. Si l’on pouvait parler avant l’heure de féminisme, on dirait que la quête de Juette est aussi une guerre des sexes, une guerre contre le pouvoir de l’Eglise, alors que montent en Flandre, en Champagne, en Rhénanie, les premières clameurs des hérésies cathares. Juette meurt en 1228, respectée, en quasi sainte. Clara Dupont-Monod en fait ici une figure de roman, tour à tour passionnée, véhémente, amoureuse sans autre objet qu’un prêtre de l’Abbaye de Floreffe, Hughes, son confident, son seul ami. Roman à deux voix, ce livre de grand talent nous fait découvrir de l’intérieur le Moyen Age des mystiques et des guerriers.
19,00 €
La grande garde Prix Académie Médecine 2007
Grasset
« Il faut avoir vécu une grande garde, l'avoir vécue seul, dans un chaos de sirènes, de sonneries, d'éclairs. Seul, dans la caisse de résonance des urgences, le bruit des voitures, des chariots, dans les lumières blessantes des néons et des gyrophares? Lire dans les yeux des malades, comme on lit dans les mains, leur avenir, leur chance pour les douze heures de la nuit. Il faut savoir déchiffrer les destins dans les chairs, les entrailles. Il faut être plus que médecin. »

Dans le chaos de la garde de neurochirurgie, un interne prénommé Pierre, médecin sans vocation, indécis de talent, observe la chorégraphie mécanique des opérations en urgence. Il la contemple plus qu'il n'y agit. Autour du professeur Vadas, artiste du geste opératoire, tout en silences, gravitent les constellations d'internes, de rivaux, de jaloux nuisibles. On se bat au bistouri pour une faveur. Une nuit au bloc opératoire, parce qu'on est étourdi de fatigue, il y aura un geste en trop. Qui a commis l'erreur ? Qui en porte la responsabilité ? Qui doit payer ? Le patron, ou le subordonné trop obéissant ?

Dans la continuité du J'accuse salvateur qu'était Blouse, mais insufflant à son livre la mélancolie rebelle de personnages cruellement décrits, du patron politique au psychiatre dépressif, Antoine Senanque nous donne ici le roman de la faute.

Dans la pénombre de la grande garde, un portrait sans compassion mais sans injustice de la condition humaine, médecins et malades intimement liés.
17,30 €
Bel de nuit Gerald Nanty
Grasset
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des « snobnambules »? En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, et ce depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin? Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.

Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté « tout le monde », des couturiers (Valentino, Saint-Laurent, Gaultier?) aux écrivains (Sagan), des artistes (Bernard Buffet?) aux maffieux, des mondains aux drogués. A travers lui, défile ainsi toute une faune aux m'urs libres pour laquelle la nuit est un refuge. De Amanda Lear à Manouche, de Roger Peyrefitte à Thierry le Luron, d'un caïd à une galerie de michetons ou de « belles de nuit », les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.

Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les « boîtes » crées par Gérald Nanty du « Club 65 » au « Bronx », du « Colony » jusqu'à l'actuel « Mathi s », ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui « font » Paris.

Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés dans leurs détails les plus croustillants. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes?
16,20 €
L'engagement
Grasset
Sculpteur commercial spécialisé dans le lion de marbre géant ou le Poséidon de salle de bain que lui réclament ses riches commanditaires, le narrateur jouit d'une situation confortable dans la Californie d'aujourd'hui.

Lors d'une folle soirée à San Fransisco, il rencontre Ferenczi, sculpteur génial et méconnu, qui lance des prunes contre les murs, et les expose à un petit nombre d'admirateurs. Ferenczi est en colère : il vient d être fait cocu, et il compte bien régler son compte au tout nouvel amant de sa compagne. Mais au cours de la conversation, le narrateur découvre que cet amant n'est autre? que lui-même. Cette rencontre avec Ferenczi est décisive et salutaire. Elle ouvre au narrateur les portes d'un monde inconnu : le monde de la révolution.

Comme aux temps passés de l'engagement et du grand soir, Ferenczi n'est pas seulement un génie ignoré. Il est surtout le « frère secret », le vrai responsable du « Mouvement », réseau contestataire dont les implantations dépassent la seule Californie. Sous l'influence de Ferenczi, le narrateur rompt avec son ancienne vie et s'engage dans le Mouvement. Il y découvre la gloire et l'influence de Ferenczi, quand lui n'est qu'un quidam dont l'art médiocre et l'engagement tardif font sourire. Il s'émerveille aussi de la beauté de Kate, leader charismatique, à l âme bonne et généreuse. Mais à l'intérieur du Mouvement, la contestation gronde?

Un roman étonnant sur l'engagement, l'art, la culpabilité, la révolution.
22,40 €
Victor
Grasset
Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier, jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans un état de grand désespoir. Usé, catarrheux, ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son réduit mangé par les livres et les journaux. Comment le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée. En organisant une chaîne de générosité, qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel du magazine à gros tirage Global et garantir à Victor une fin de vie heureuse.

Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort. C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit. Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en rondeurs, la mère adepte des régimes minceur, se réjouissent.

Mais Victor n'est pas celui qu'on croit? Crises conjugales, méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui ont approché ce vif exemple de la malignité humaine en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués, certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande illusion?
24,90 €
Le paradis d'en face
Grasset
« Au début, je n'y ai pas vraiment prêté attention. La première fois que j'ai garé la moto près du numéro huit de la rue Girardon, elle a ouvert sa fenêtre, au cinquième étage, s'est penchée à moitié et a demandé d'une voix forte : « Nicolas, c'est toi ? » J'ai levé la tête et regardé tout autour de moi, j étais seul sur le bord de cette rue, pas même une ébauche de profil. »

Chaque jour, quand Thomas rentre chez lui, la même scène se produit : au bruit du moteur, une voix féminine, surgie de l'immeuble voisin, l'appelle, avec un mélange de surprise, d'excitation et de soulagement : « Nicolas, c'est toi ? ». Un soir, intrigué, attendri peut-être, Thomas finit par répondre à cette inconnue qui le prend pour un autre. Il pénètre alors dans la vie d'une vieille femme solitaire, et découvre très vite qu'elle a, dix ans auparavant, perdu son fils unique, Nicolas, victime d'un accident de moto. Ce jour-là, le temps s'est brutalement arrêté ; il n'a, depuis, jamais repris son cours.

Pour Marguerite, dont l'existence n'est plus que dans l'illusion d'un souvenir vivant, Thomas accepte de devenir Nicolas. Entre le jeune homme et la petite dame, Harold et Maud d'aujourd'hui, débute ainsi une singulière histoire d'amour, née d'un malentendu dont, au fond, ni l'un ni l'autre n'est dupe : il suffit juste d y croire?

Lyrique et malicieux, tendre et cru, Paul Marchand fait le portrait émouvant de la vieillesse solitaire. A travers le roman d'une complicité singulière, dans le style inventif qu'on lui connaît, il donne aussi des mots au drame qui, dans notre langue, n'en a pas : la perte d'un enfant. Après l'inceste qui faisait l'objet de son précédent roman, c'est encore, d'une autre manière, sur nos douleurs et nos tabous qu'il se penche.
19,90 €
Kung fu
Grasset
La première scène rappelle le narrateur à son impuissance : il assiste au tabassage en règle d'un passager dans le métro. En d'autres temps, il aurait réagi, implacable, corps délié, volonté de fer, mais il ne bouge pas, la peur au ventre. La mémoire réveillée tisse les liens entre les époques : hier, dans la mouvance de la Gauche Prolétarienne, l'ex-minet du Drugstore aux pulls shetland et aux boots glacées, s'inscrit virilement aux cours du Vô-Vietnam ; dans l'odeur âcre de la salle de boxe parisienne, il apprend à souffrir, découvrant les dures leçons de la sagesse orientale. Hier, pour échapper à l'amour fou qu'incarne Ursula, beauté androgyne, hussarde des seventies condamnée par une overdose, il suit son meilleur ami jusque dans la cité interdite, le légendaire monastère kung-fu de Shaolin dont il sera le premier disciple blanc. Aujourd'hui, aguerri par les coups qu'il a reçus plus que par ceux qu'il a donnés, le narrateur retrouve en Louise la force d'aimer, les larmes enfouies, la fragilité du jeune tigre qu'il fut. L'amour est un combat. Passion et révolution, d'un visage féminin l'autre, en frôlant les dangers.

C'est toute une époque que François Armanet convoque, avec la grâce et la précision qu'on lui sait, une époque qui va des dandys de la nébuleuse gauchiste aux rivages de l'Asie, de l'herbe fumée aux cendres amères des camarades perdus en route, des maîtres du Tao à la rédemption des combattants de l'ombre.
15,90 €
Sa passion
Grasset
Sa passion est le récit d'une enfance revécue le temps d'une nuit par une jeune femme amoureuse et humiliée.

Hélène a 35 ans, elle est écrivain, et cette nuit-là elle dort dans un hôtel isolé de Sologne où elle s'est rendue pour une foire du Livre. Il y a dix jours elle a quitté Patrick, le seul homme qu'elle ait aimé, mais marié, et qui n'a pas choisi de tout quitter pour elle. Cette nuit-là, après dix jours d'insupportables silences, ils se parlent au téléphone, conversation troublée et maladroite où Hélène relate (ou invente, peu importe) qu'un homme vient de lui faire des avances et a déclaré vouloir quitter sa femme pour elle.

A l'autre bout du fil, depuis Paris, l'homme aimé, adoré, rit? Hélène éteint son téléphone? La nuit commence?

De l'énigme même de ce rire va surgir l'énigme de l'amour. Celui d'un homme pour une femme, bien sûr, mais aussi celui (premier et fondateur), des parents pour un enfant?

Dans la chambre d'hôtel froide et anonyme, alors qu'au dehors les bêtes sauvages redoutent l'aube qui annoncera la reprise de la chasse, Hélène se souvient. Le prix de l'amour. Le chèque mensuel que la cousine faisait à ses parents pour avoir le droit de l'avoir en alternance. Les incessants va et vient entre deux mondes opposés, les pauvres et les riches, les nécessiteux et les puissants?

Qui l'aimait alors ? Tout le monde. Qui l'avait choisie vraiment ? Personne?

Et surtout, qui lui manquait réellement, aujourd'hui ? Quel homme ? Le père, adoré, dont elle n'aura jamais comblé la pauvreté ? Où Patrick, son premier amour, dont le rire a brouillé les sentiments et les souvenirs ?

Tous les deux : combien ont-ils donné pour elle ? Combien vaut cette femme-là ?

Après une nuit d'insomnie, dans les premières lueurs du matin, Hélène rejoint le monde des chasseurs et des bêtes traquées et décide de résoudre à jamais, l'énigme de sa passion?
15,90 €
Douce France
Grasset
« Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irrégulière. Il me semblait qu'à tout moment quelqu'un pouvait surgir chez moi en hurlant : Police ! Contrôle d'identité ! Et me contraindre à le suivre. C'était absurde, personne n'avait songé à me mettre à la porte, mon casier judiciaire était vierge et je n'envisageais aucune action terroriste ».

La narratrice, un écrivain français de trente ans, est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins lors d'un contrôle d'identité sauvage. Mi-fascinée, mi-voyeuse, elle décide de se faire passer pour une immigrée roumaine et devient malgré elle victime de la machinerie bureaucratique. Placée dans un centre de rétention administrative de la région parisienne, elle découvre ces immigrés séquestrés qui tournoient dans l'attente hébétée d'une décision du juge : libération ou renvoi au pays, la tour de Babel des langues et des codes, le racisme entre noirs et arabes, la course à l'identité, n'importe laquelle, pourvu qu'on vous laisse en paix. Là-bas, elle va connaître des sentiments contradictoires, entre amour et crainte, pour un clandestin séducteur et manipulateur? Mais ces exilés la ramènent à son propre statut : fille d'immigrés juifs, née en France, elle s'est toujours sentie en situation irrégulière.

Sur ce sujet ô combien d'actualité ! Karine Tuil pose les bonnes questions : pourquoi cherchons-nous à être aimés quand il suffirait qu'on nous tolère ? Quel prix à payer pour avoir la certitude d être français ? Sommes-nous tous des immigrés ? L'auteur, qui a eu exceptionnellement accès au centre de Roissy, a écrit ici un roman coup de poing, bouleversant d'inquiétude, à mi-chemin entre le pamphlet et la lettre d'amour aux siens. Un livre où Karine Tuil s'obsède à traquer l'assimilation impossible à la Douce France.
16,50 €
Moi qui suis né trop tard
Grasset
Dans ce recueil d?essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers.

? « J?ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu?on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n?y crois pas. Je fais semblant d?y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J?ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d?identité, mais cela n?a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m?a servi d?écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d?une âme.

? Viennent ensuite, dans un désordre qui n?est qu?apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d?anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n?aimait pas l?auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l?habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l?être : « N?oubliez pas que je suis d?Ancien régime. »

? On voit aussi passer la silhouette d?Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l?âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu?elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l?agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu?il est permis ! »

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19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Arthur Cravan n'est pas mort noyé
Grasset
Supposons un poète moderne, boxeur, critique d'art, neveu d'Oscar Wilde, personnage illustre et inconnu à la fois, qui a hanté les mémoires des dadaïstes et des surréalistes sans jamais toutefois laisser comprendre sa nature véritable. Imaginons-le sous l'un des noms qu'il s'est donné, Arthur Cravan. On date sa mort approximativement de la fin de 1918. Se serait-il noyé dans le Rio Grande, à la frontière du Mexique et du Texas ? Poignardé, évaporé, englouti ? Mystificateur de lui-même, marchand d'art bonimenteur, artiste génial ? Nul ne le sait.

Admettons maintenant l'hypothèse de Philippe Dagen : Arthur Cravan n'est pas mort noyé, on l'a vu régisseur de plantations à Java et retraité anonyme sur les rives du Léman, à Genève, amant d'une très jeune femme. Et il a disparu comme il a vécu : en homme du secret. Si l'on suit l'hypothèse du romancier, se déroule ici une vie désordonnée, magique, accidentée, où les combats de boxe s'enchaînent aux femmes aimées, les échappées à New York aux parties fines avec Marcel Duchamp et Henri-Pierre Roché, les amitiés avec Francis Picabia et Félix Fénéon aux fâcheries brutales avec Robert Delaunay et Marie Laurencin. Les villes se succèdent, la vieille Europe, Paris, Berlin, Lausanne, mais aussi Djakarta, Sydney, New Delhi, Chicago. On le croirait diplomate, capitaine de cargo, agent de renseignement. Et pourquoi pas ?

A la vraie vie d'Arthur Cravan, Philippe Dagen en a joint plusieurs autres. Elles sont toutes également romanesques et fascinantes. Quelle fut la logique d'un pareil homme, à éclipses ? L'ennui, le goût de la tromperie, le désir d'échapper à soi et à l'identité fixe, un gag issu du dadaïsme mais incarné dans la folie singulière d'un transfuge de l'art ? Le livre serait celui qu'Arthur Cravan se laisserait aller à écrire dans les dernières années de sa vie, quelque chose comme ses mémoires - le journal d'un fantôme.
22,40 €
Panthéon
Grasset
Panthéon est ce qu'il est convenu d'appeler un « roman d'apprentissage » et, de ce fait, il respecte les lois du genre : le narrateur n'y est autre que Yann Moix lui-même, et son enfance à Orléans, dans une famille de petits bourgeois réactionnaires. Mais le « réalisme » de ce roman s'arrête là. Car, avec Yann Moix, le réalisme ne dure jamais bien longtemps. Ce livre raconte ainsi l'histoire du petit Yann qui, pour ne pas passer à côté de son destin, et pour échapper à son sort d'enfant martyr battu par ses parents, va s'inventer le « Panthéon » qui lui permettra de survivre dans son cloaque provincial. Dans ce « Panthéon » très spécial, on retrouve, en vrac, tous les vrais héros de ce livre : Péguy (orléanais comme Moix), mais aussi Sacha Guitry, Roberto Rossellini, Edith Stein, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul Marat (bref locataire du vrai Panthéon) et un certain François Mitterrand. Ce dernier occcupe une place particulière dans le panthéon moixien car il symbolise le destin accompli, le héros nietszchéen par excellence, celui qui « a décidé de ne plus souffrir à cause des femmes » et qui, de fait, dirigea la France pendant toute la période où notre pauvre petit orléanais tentait vainement de diriger ses propres incohérences d'adolescent...

Du coup, chacun de ces « panthéonisés » devient le prétexte de « petits romans » incrustés dans le roman, où le style vertigineusement célinien de Yann Moix fait merveille. A chaque page, le lecteur est ému et diverti. Il rit et pleure avec une égale bonne humeur. Et voyage, au gré d'un capitaine romancier très facétieux, entre des trouvailles, des digressions, des doses de vitriol, des « scènes de genre », qui font de ce livre un roman inclassable.

Le récit se termine avec l'arrivée à Paris du jeune Yann. La littérature et le cinéma attendent de pied ferme ce Rubempré issu des classes moyennes et bien décidé à prendre sa revanche sur son « début dans la vie ». La suite au prochain roman ?
19,20 €
Maos
Grasset
Helsinki, 1975, sommet et fin de la politique de détente entre l'Est et l'Ouest... Les anciens maos commencent à se ranger des voitures, ils enterrent leurs idéaux et leurs cocktails Molotov, découvrent le plaisir, l'argent, le pouvoir : les chiens hurlants du marxisme-léninisme deviennent les chiens couchants du nouveau capitalisme - ou ses caniches de garde. Jérôme est de ceux-là : il a naguère posé des bombes, participé à des enlèvements, crié « victoire au Vietnam » et « vive la révolution culturelle prolétarienne chinoise ». Aujourd'hui il a un bon emploi dans l'édition, une fiancée cadre dynamique BCBG, un cabriolet, un appartement et il veut des enfants. Etre comme tout le monde enfin. N'être plus un héros : jouir ! Mais... son passé le rattrape. Ainsi commence ce roman haletant, mené en virtuose de la désinformation. Des anciens camarades, purs et durs, veulent le réintégrer dans leur bande pour « relancer la révolution mondiale ». Un certain « Astérix » lui remet un revolver enveloppé dans du papier kraft.

Chantage, pressions de toutes sortes... Jérôme en perd les pédales. Mais qui sont ces ex-camarades qui le persécutent : des révolutionnaires vraiment ? Ne sont-ils pas manipulés : par qui ? Dans quel but ? Se penchant sur son passé, Jérôme se demande si son organisation gauchiste n'a pas été de tout temps manipulée : n'auraient-ils été que des marionnettes programmées par une main invisible ? A travers ce récit, construit comme un thriller détourné, ce sont les dessous de la politique internationale des années 60/70 qui resurgissent : magouilles des services secrets, des polices parallèles, terrorisme, provocations, ententes politiques apparemment contre-nature : Mao, Nixon, Brejnev. Un théâtre d'ombres où les individus se métamorphosent en pantins, en personnages d'un roman qui n'est pas le leur. Mais qui est le nôtre, celui de notre jeunesse.
28,40 €
L'atlantique sud
Grasset
Après le suicide d'Arnaud Tonnerre, administrateur du Musée de l'Homme, sa femme Anna sombre dans la dépression. La fille aînée du couple, Laurence, élève ses deux frères, Bertrand et Jérôme.

Bertrand, le fils préféré, connaîtra une belle réussite sociale et épousera Marie-Caroline, une précieuse ridicule. Jérôme, le mal-aimé, passera son enfance en pension et en gardera une névrose carabinée. Adolescent dans les annés 70, il rêve de « faire la route » mais ne parviendra jamais à décider d'une destination. Il deviendra Jérôme Tonnerre, le narrateur de ce roman.

Le ton est celui de l'humour noir, que l'auteur manie en virtuose. Sur son lit d'agonie, la mère de Jérôme a griffonné un message demandant que ses cendres soient dispersées dans l'Atlantique Sud. Mais où exactement dans l'Atlantique sud, et qui va satisfaire ces dernières volontés ? Tout le texte repose sur cette double interrogation qui fabrique deux ressorts romanesques. Une impossibilité comique d'une part, puisque Jérôme, qui se trouve en charge de l'urne et pour lequel aucune carte de géographie ou livre d'aventures n'a plus de secret, a une phobie extrême de toute forme de voyage autre qu'imaginaire. Une enquête biographique et psychanalytique d'autre part, qui conduit progressivement aux secrets intimes de la vie d'une mère « amoureuse de la mer et des marins » et aux origines occultées de la famille...
19,90 €
Le chat botté
Grasset
Ce roman raconte l'ascension d'un homme. Général en disgrâce, à vingt-cinq ans, il monte de Marseille à Paris au printemps de 1795. Il n'est rien et il veut tout. Comment va-t-il se débrouiller, dans ce pays livré au chaos après la chute de Robespierre ? C'est le temps de Barras, de Madame Tallien, des muscadins qui font la loi dans les rues avec leurs gourdins plombés. Les ouvriers de faubourgs meurent de faim et se soulèvent, mais les Parisiens dansent, il y a des bals aux carrefours, dans les salons, dans les églises et même dans les cimetières. Les femmes portent des toges transparentes, les salles de jeux et les restaurants (qu'on vient d'inventer) se multiplient autour du Palais-Royal. Les plus habiles s'enrichissent.

A force d'intrigues, notre général va réussir. En une saison il écrase une émeute royaliste au canon sur les marches de l'église Saint-Roch, épouse la vicomtesse de Beauharnais et se retrouve à la tête de l'armée d'Italie. Sur la route de Nice où il part rejoindre ses troupes pour les lancer en Lombardie dans une guerre de pillage, il francise son nom italien. Désormais il va s'appeler Bonaparte....

Ce titre n'est pas tiré au hasard d'un conte de Perrault, mais des Mémoires de la duchesse d'Abrantès. Celle-ci, Laure Permon, était la fille d'une amie d'enfance de Laetitia Bonaparte. Petite fille, quand elle a vu pour la première fois le jeune Napoléon en uniforme, avec ses jambes maigres dans de trop grandes bottes, elle a éclaté de rire en s'écriant : « Le Chat botté ! » Le surnom est resté.
19,20 €
En nous la vie des morts
Grasset
Nortatem, un trentenaire américain, est complètement seul. Fred, son double, son ami de toujours, vient de se jeter par la fenêtre. Nortatem, lui, a quitté sa maîtresse, Georgia. Et sa proche amie est partie en France pour l'été. Alors il se retire dans le Vermont, où il fait son travail de deuil.

Dans la ferme qu'il a louée, loin de tout, il fume, il boit, il lit. Il marche. Il suffoque. Il enterre la vie et s'ouvre au monde sensible. Nortatem rencontre des êtres qu'il ne voyait pas, jusqu'alors. Une vieille indienne lui prête une moto, fait l'amour avec lui, s'endort comme une enfant dans un hamac. Un voisin rustre et souriant l'invite avec ses filles à des soirs de fête. La ville d'à-côté, personnage en soi, l'accueille dans ses bars, son café internet, dans sa tranquille inhumanité.

Dans une société qui marche vers l'ouest éternellement lointain, sauvage, nouveau, dans une société efficace et rude, Nortatem fait l'ours, un ours à qui l'on raconte des histoires d'enfant. Car il lit chaque soir un livre sans nom, un livre de contes tour à tour légendaires ou prosaïques, où les personnages se transmettent des symboles comme autant de talismans. Il lit des pages qui l'aident à comprendre, qui disent la passion du frère et de la soeur ; la séparation ; la cruauté des hommes ; la naissance d'un enfant ; l'amour...

Lorette Nobécourt mêle habilement la trame des jours ordinaires, dans un décor de primitivité, et les contes magnifiques qui font rendre gorge, et redonnent sens à ces mêmes jours. « Finalement, écrit l'auteur, cela commence de bonne heure un miracle. Il faut des années pour lui donner une forme, il faut d'immenses peines et d'immenses chagrins, il faut des morceaux de foi arrachés au désastre, jusqu'au moment où la vie vous prend tout entier. »
19,20 €
Les conquérants d'eux-mêmes
Grasset
C'est à une promenade au bonheur des chemins de traverse littéraires et historiques que nous convie André Brincourt dans cet essai, recueil de textes divers, hommages, évocation de figures historiques, d'écrivains, d'amis. Ce qui les réunit tous ? La conquête.

C'est Alexandre le Grand, parti au coeur des ténèbres d'Orient conquérir les confins du monde - et qui, en ces noces de sang, fera avant tout la conquête de lui-même. C'est Lawrence d'Arabie, « démon du sable, héros travesti, roi sans couronne », qui à traverser le désert s'est fait homme aussi insaisissable que mythe inoubliable. C'est Malraux, autre grand « mystificateur » de lui-même, qui dépassera « la condition humaine » en faisant de sa propre vie le musée de son imaginaire et de ses désirs. C'est encore Pessoa, Borgès, artistes de la disparition, mais aussi Pouchkine, l'enfant terrible et trublion de la Russie, mais aussi Van Gogh, dont la « malédiction » n'est pas celle que l'on croit, mais aussi Gide, mais aussi Berl...

Portraits hétéroclites d'hommes allés à la recherche de l'autre : l'étrange, l'étranger, l'inconnu du bout du monde, l'inconnu au coeur de soi-même. Tous, ils auront conquis des rivages inouïs pour nous rappeler que « le propre de l'homme est de réaliser ses rêves ».
22,40 €
Fantasmes de demoiselles, femmes faites ou défaites cherchant l'âmes soeur
Grasset
René de Obaldia, poète, romancier, dramaturge, citoyen d'honneur de Waterloo, a été René de Obaldia poursuit son oeuvre merveilleuse, où l'innocence côtoie les amours, dans des formes autant littéraires que modernes. Trente ans après les Innocentines, il nous donne une manière de suite à ces poèmes légendaires qu'apprennent les enfants à l'école. Fantasmes de demoiselles est une série de variations obaldiennes sur les petites annonces amoureuses.

CHERCHE....

Beau jeune homme

Un malabar

Beau jeune homme ayant bon caractère

Un homme qui articule

Un jeune et beau curé

Un homme qui cogne

Beau jeune homme archaïque

Un homme vraiment laid

Un homme avec caniche

Un jeune homme décati

Un garde-chasse

Beau mec très peu porté sur les salamalecs

Un amant-éléphant

Beau jeune homme délicat

Beau chevalier

Bel hidalgo

Beau jeune homme fiévreux

Un mutant sexy

L'oiseau rare

Un gourou

Un agent double

Un homme déjà marié

Un homme tronc

Beau jeune homme au coeur pur

Une femme exquise

Un mec dans l'cinéma

Un huissier de justice

Un beau cuisinier

Beau jeune homme ayant de belles manières

Un homme vrai

Un aimable damoiseau

Un hurluberlu

Un Breton

Un célibataire endurci

Un homme in, crac, cult

Un bel officier

Un gentleman anglais

Un savant

Un homme de la brousse

Un homme genre gallo-romain

Un éphèbe

Un rigolo

Un honnête homme

Beau jeune homme écolo

Un homme bien en chair

Un homme considérable

Un poète

Un beau mâle pas catholique

Un psy

Un homme de paille

Un homme qui n'existe pas

Un académicien encore vert
12,00 €
Paul Morand. Un évadé permanent
Grasset
« J'ai connu Paul Morand dès ma petite enfance, en raison de l'amitié personnelle qui l'avait lié à mon père des les années 1930, puis d'une affinité partagée entre les deux couples, le sien et celui que formaient mes parents, amitié complexe, orageuse, tantôt ouverte, tantôt exclusive de l'un ou l'autre des quatre protagonistes. Il était mon parrain.

Toute sa vie, il aura été un évadé. De quoi ? De qui ? De presque tout. De sa carrière diplomatique, de la vie de famille, des fâcheux, de la guere, de tout ce qui trouble à ses yeux la vie et la capacité de sentir. Aurait-il faut de la fuite une véritable philosophie de la vie ?

C'est de ce être insaississable, que j'ai connu et parfois cru deviner, de l'homme qui m'a tour à tour étonné, diverti, choqué, émerveillé et des quelques précieux moments en sa compagnie qui ont marqué ma jeunesse que je voudrais rendre aujourd'hui témoignage. »

G. J.
16,90 €
L'enfant du miracle
Grasset
L'ouvrage s'ouvre sur la mort par défenestration de Jacques Cabriac, qualifié mystérieusement de « petit salaud »...

Les Cabriac sont notaires de père en fils, à Rodez. Le vieux Dieudonné, bigot austère, a passé la main de l'étude à Urbain. Celui-ci, cinquantenaire, s'accommode d'une vie confortable et désespérée entre sa femme Nathalie, névrosée et alcoolique et leur fils, Florian, qui, il l'ignore ou ne veut pas le savoir, n'est pas de lui (Nathalie l'a conçu lors d'une coucherie accidentelle à Toulouse). La seule véritable passion d'Urbain est sa soeur Claire, à laquelle des liens quasi-incestueux l'ont uni dans sa jeunesse, avant que Claire ne soit répudiée pour cause de grossesse hors mariage : chassée avec l'enfant qu'elle portait (Jacques), elle s'est exilée chez l'ami Biboulac, cafetier aveyronnais à Paris.

Quand Urbain apprend que Claire est hospitalisée à Paris après une chute quasi-mortelle, il se précipite à son chevet ... et toute la machinerie familiale se détraque.

Un roman noir où tous sont coupables et tous châtiés.

Florian, le seul innocent, « l'enfant du miracle » venu d'un autre sang, deviendra meurtrier à son tour, purifiant par le feu les péchés de la lignée (hypocrisie, lâcheté, inceste, mensonge, meurtre).
17,90 €
La touche étoile / roman
Grasset
Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.

Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les celtes le sont si souvent.

Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où « vieillir est un délit ». Jusqu'au jour où elle choisira de mourir dans la dignité.

Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisi.
19,90 €
Les Murs Blancs
Grasset
«  Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l'histoire  intellectuelle du  XXème siècle.  Elle a été aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi  : la maison de nos grands-parents…

Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel Mounier, pour y vivre en  communauté avec les collaborateurs de la revue qu'il a fondé  :  Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach,  le suivent  avec leurs familles dans cette aventure.  Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur.

Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont  la revue  Esprit  est le porte-voix  : la guerre d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de  l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une vingtaine  d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité.  Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est tombée dans  l’oubli, et que personne  n’avait  pris la peine de nous la raconter jusqu'alors. Pourtant, beaucoup  d’intellectuels, d'artistes et  d’hommes  politiques  y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan  Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel Macron. C'est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit familial et politique.  »

L. et H. Domenach
20,00 €
Bon pour un jour de légèreté
Grasset
Est-il permis de rire d’une tragédie  ? Pour Clémentine Mélois, la réponse est oui. Pendant les deux mois du confinement entraîné par le Covid-19, au jour le jour, elle a fixé en images pleines d’humour et de poésie ses réactions face à l’actualité baroque de ce moment qui s’est cru scientifique.

Fameuse pour ses irrésistibles détournements de couvertures des classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014), la plasticienne et écrivaine nous livre une chronique irrésistible. On y rencontrera, entre autres, un Laurent Delahousse en détresse capillaire, un paquet de chewing-gums goût chloroquine, un ticket de concert pour assister au discours télévisé d’Emmanuel Macron ou un vinyle du célèbre Alain Gestes Barrière…

Drôle et décalé, inquiet et parfois mordant, tendre et toujours désopilant, ce Bon pour un jour de légèreté nous rappelle que l’humour est la meilleure façon de rapprocher les êtres humains en ne mettant à distance que l’angoisse  !
10,00 €
Bye bye Blondie
Grasset
Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir...

Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans passés, est de nouveau SDF, avec pour unique point d'échouage Le Royal, « son » bar, le seul endroit où elle puisse librement traîner sa déprime et sa hargne, trouver chez qui squatter, et boire sans limite de crédit.

Mais ce soir-là, c'est un passé bien plus douloureux qu'elle revit en direct, malgré elle : dans la rue, elle croise Eric Muir, désormais parisien et présentateur star du petit écran. Eric, sans qui elle aurait sans doute brutalement sombré, vingt ans plus tôt, quand, adolescente difficile, elle a été internée en hôpital psychatrique pour un temps indéterminé, par des parents dépassés, persuadés de faire son bien. Eric, son premier amour, fils d'une famille de la grande bourgeoisie de Nancy, avec qui elle a vécu son aventure punk. Eric aujourd'hui confortablement installé dans sa voiture avec chauffeur, et qu'elle voudrait sinon feindre d'ignorer, du moins englober dans sa haine du monde et d'elle-même ; mais lui ne l'entend pas ainsi...

Avec une dureté de ton qu'on lui a connu à ses débuts, mais aussi une tendresse certaine pour ses personnages, Virginie Despentes fait le récit d'une adolescence dramatique, marquée au fer rouge par l'incompréhension et la bêtise de parents incapables d'amour véritable, brisée par la violence et la toute-puissance des institutions. Bye bye Blondie est également le portrait rageur d'une femme conditionnée par le manque et l'abandon, et qui ne sait plus vivre que dans la destruction aveugle de tout ce qui pourrait mettre un terme à ses souffrances.
18,30 €
Juste un chagrin d'amour
Flammarion
À trente-huit ans, L. prend une grande décision : s'enfuir des urgences psy où elle vient d'atterrir. Mais elle est vite rattrapée par les hommes en blouse blanche et son envie de se foutre en l'air. Dix mois plus tôt, pourtant, L. démarrait le tournage de sa vie, le premier d'une longue série, elle en était certaine. Dix mois plus tôt, pourtant, l'enthousiasme coulait dans ses veines, sa carrière prenait enfin forme et tous ses rêves avec. Que s'est-il passé pour en arriver là, où personne ne veut être, dans cette chambre sans verrou ni fenêtre ? À quel moment a-t-elle franchi la ligne fatidique, celle qui sépare les gens normaux de tous les autres ? Élodie Wallace nous livre un premier roman vertigineux, où l'humour s'invite même dans les pages les plus sombres, où l'on s'attache aux fêlures et aux incertitudes, aux petits combats autant qu'aux grandes victoires. Et l'on se demande bien, finalement, de quel côté de la folie il est plus juste de se trouver.
20,90 €
Mea Culpa
Flammarion
"- Pardon, je ne peux pas, c'est impossible. Les yeux bleus, de ce bleu profond qui rappelle celui de la nuit floutée par la brume, se détournent, tombent au sol, puis ricochent sur le mur. Elle fait un pas en arrière, semble hésiter. Une seule seconde, ou peut-être deux, un bref temps mort auquel Peter repensera longuement ensuite. Pourquoi, à ce moment précis, ne saisit-il pas sa main, pourquoi n'avance-t-il pas vers elle, pourquoi reste-t-il planté là alors que l'amour de sa vie s'apprête à franchir la porte de leur appartement, la porte vers un autre monde ?" Pour se libérer des fantômes de son passé, Liv a menti et a fait de sa meilleure amie, Claire, sa complice. Aujourd'hui, elle risque de perdre Peter, l'homme qu'elle aime. Que fait-on par amitié ? Qu'accepte-t-on par amour ?
21,90 €
Les beignets de ma mère
Flammarion
L'hôpital, les urgences, la nuit. Un coeur qui s'arrête de battre. Celui d'un détenu en cavale, grièvement blessé après avoir foncé contre un platane. Dans le coffre de la voiture volée, une robe de mariée... Le chirurgien qui l'a réanimé in extremis, Yves, a reconnu à son tatouage son meilleur ami d'enfance, Éric. Tandis que celui-ci est plongé dans un coma artificiel, Yves se souvient de leurs jeux dans le parc de la villa familiale, mais surtout des goûters dans la petite cuisine de la mère d'Éric, modeste couturière qui élevait seule son fils. Les deux garçons étaient promis à un avenir brillant. Mais Éric a rompu violemment avec Yves à la fin de leur première année de médecine. Vingt ans après, le chirurgien découvre le passé mouvementé de celui qui fut cuisinier et légionnaire avant d'être condamné à quinze ans de prison pour homicide. Jacky Durand signe une fresque où l'amour et l'amitié croisent l'injustice, la guerre et la prison. Un vibrant hommage à la cuisine comme souffle de vie et trait d'union entre les êtres humains.
20,90 €
Le prieur de Bethléem
Flammarion
Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.
21,00 €
Les années souterraines
Flammarion
"L'enfance, ce chemin de ronces, je m'en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j'ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n'y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. Il me retrouve. Toujours le même scénario dont je me réveille comme un fugitif traqué, rassemblant quelques objets dans le désordre et sous la menace d'une apparition paternelle. Il n'y a jamais eu aucune photo de moi ici." Ouvrir la porte de l'appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s'est joué jadis avec le père. Puis partir en ayant pris soin de laisser l'enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C'est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, un rêve que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.
21,00 €
Frapper l'épopée
Flammarion
Quand Tass était enfant, les adultes lui ont raconté l'histoire de sa terre à plusieurs reprises et dans différentes versions. Malgré tous ces récits, Tass n'a jamais bien su où commençait l'histoire des siens. Comme elle n'a jamais réussi à expliquer la Nouvelle-Calédonie à Thomas, son compagnon resté en métropole. Aujourd'hui, elle est revenue à Nouméa et a repris son poste de professeure. Dans l'une de ses classes, il y a des jumeaux kanak qu'elle s'agace de trouver intrigants, avec leurs curieux tatouages : sont-ils liés à un insaisissable mouvement indépendantiste ? Lorsqu'ils disparaissent, Tass part à leur recherche, de Nouméa à Bourail - sans se douter qu'en chemin c'est l'histoire de ses ancêtres qui lui sera, prodigieusement, révélée. Le destin de Tass croise celui de l'archipel calédonien et Alice Zeniter, avec une virtuosité romanesque remarquable, met en scène son passionnant visage contemporain, à l'ombre duquel s'invite, façon western, son passé pénitentiaire et colonial.
22,00 €
Qui se souvient de Joseph Diop ?
Flammarion
"Vous pourriez écrire sur Joseph Diop !" me lança Evans. Joseph Diop ? Ce nom m'était familier, et pourtant je peinais à placer sur lui un visage, une histoire encore moins. "Vous savez, continua Evans, cette ancienne star de Liverpool, ce footballeur sénégalais parti en Chine en 2010 - à moins que ce ne soit 2011 ? On lui a tout fait là-bas, tous les sales coups possibles, et puis en fin de saison, alors qu'il venait de se trouver un nouveau club au Qatar, pouf, Diop a disparu des radars, du jour au lendemain. Envolé ! On ne l'a plus jamais revu." Joseph Diop, bien sûr. Le souvenir de cette drôle d'affaire remontait à la surface. "Pendant quinze jours, trois semaines, tout le monde en a parlé, reprit Evans. Et puis c'est retombé comme un soufflé, on est passés à autre chose. Comme d'habitude. C'est assez ironique quand on y pense, parce que ce type a fait les gros titres en Europe et en Asie pendant des années - il a même sa statue à Liverpool ! Mais à part nous, aujourd'hui, qui se souvient de Joseph Diop ?" La question d'Evans a résonné, longtemps. Comme un mystère à percer, celui de l'ascension et de la chute d'un homme. Elle m'a poussé à me lancer sur les traces de Diop.
20,00 €
Yann dans la nuit
Flammarion
"Il est l'étudiant en philosophie qui pense comme Adamov que le rêve de la nuit nous venge du désespoir des jours. Il est l'aquoiboniste du 26, rue Saint-Benoît, disparu un jour non établi de 2014. Il est le héros d'une autre vie que la sienne. Un être de spleen et de nuage. Évidemment qu'il ne reste aucune preuve tangible de son existence, c'est à peine s'il a habité le monde." De Yann Andréa, on sait qu'il a vécu seize ans avec Marguerite Duras, chez qui il s'était présenté à l'été 1980. Il avait vingt-huit ans et elle soixante-six. Cet amour-là, il l'a lui-même écrit dans un livre. Mais de sa vie d'avant et de sa vie d'après, on connaît peu de choses. Julie Brafman est partie sur les traces de ce personnage énigmatique, jusqu'à trouver, dans une chambre rose, des photos, des journaux, des carnets qu'il a laissés avant de disparaître dans la nuit. Avec une écriture élégante et envoûtante, l'autrice fait revivre cet homme aussi singulier qu'émouvant et, en entrelaçant le récit intime, l'enquête et des archives inédites, elle raconte une histoire d'amour et de littérature.
21,00 €
Mettre au monde
Flammarion
Mettre au monde, c'est le métier de Jill, sage-femme dans un hôpital de la banlieue parisienne. Ne pas mettre au monde, c'est le sujet de Marguerite, chercheuse à l'université, qui étudie l'histoire des avortements illégaux et prépare un colloque sur la loi Veil. Tandis que Jill enchaîne les gardes de nuit sous tension, danse frénétique et fascinante avec la vie à l'état le plus pur, Marguerite, elle, navigue entre ses amants avec liberté et tombe accidentellement enceinte à 40 ans passés de l'un d'eux, mais lequel ? Dans une langue puissante et charnelle, Cloé Korman nous offre un roman qui s'empare de l'histoire des femmes, entre hier et aujourd'hui, de leurs corps de filles, de mères et d'amantes, des corps joyeux ou malmenés, traversés de mille vies et occupés, aussi, à la donner.
21,00 €
La mauvaise joueuse
Flammarion
"Jusqu'alors, je ne jouais plus. Ni aux échecs ni aux cartes ni au bowling, ni à rien. Disons que sinon je m'impliquais un peu trop fort." Un soir de semaine comme les autres, Maud, une jeune femme à la vie bien rangée, provoque un accident de voiture et prend inexplicablement la fuite. Paniquée, elle erre sur la route et trouve refuge dans un bowling. C'est le début de trois jours de cavale, et surtout de rechute dans une très vieille addiction, celle de jouer, à tout, frénétiquement. Des environs pluvieux de Saint-Nazaire au village lointain de son enfance, le périple de Maud prend l'allure d'une fugue existentielle. Sur un rythme effréné, Victor Jestin raconte la lutte d'une femme contre une passion infernale, et interroge la place du jeu dans nos vies.
18,00 €
Clamser à Tataouine
Flammarion
"La discutable dextérité dont j'ai fait montre pour me dépatouiller de mon existence laisse à penser que je suis tout sauf un exemple à suivre." C'est le moins qu'on puisse dire. Le narrateur est un jeune marginal qui n'a jamais cherché à s'intégrer. Ce qui ne l'empêche pas de trouver plus commode de rejeter l'entière responsabilité de son ratage sur la société. Et il compte bien, "en joyeux sociopathe", lui faire salement payer l'addition de sa défaite. Son plan ? S'immiscer dans toutes les classes sociales pour dénicher chaque fois une figure représentative de cette société détestée. Et la tuer. En écrivant le roman de ce psychopathe diaboliquement pervers, provocateur et gouailleur, l'auteur entraîne le lecteur dans une épopée macabre mâtinée d'un humour noir très grinçant. Avec un style aussi électrique qu'inventif, Raphaël Quenard dissèque le cerveau malade d'un monstre moderne et met en scène toute la galerie de personnages qui l'entourent.
22,00 €
Paris-Hollywood
Flammarion
Paris, hôtel Meurice. Marianne Corvo, journaliste ciné pour un hebdo culturel, se prépare à interviewer son fantasme numéro un : Ben Whyte, dieu ombrageux du box-office et sex-symbol planétaire. Mais une fois devant LE monstre sacré, l'envoyée (un peu trop) spéciale perd le nord, enchaîne les gaffes et provoque l'hilarité de l'acteur, séduit par sa maladresse. C'est le début d'une histoire d'amour irrésistible et semée d'embûches, entre Paris et Hollywood. Une comédie romantique au charme fou et débordante d'humour.
21,50 €
Refaire l'amour
Flammarion
"Ai-je ma part dans ta chute ? Cette question me hante. Je le crois, Olivier, et ça me tue. Une partie de moi se sent complice de ce que tu as fait. Dis-moi que je me trompe ! Dis-moi que c'est faux ! Sors-moi de là, nom de Dieu ! Tu me dois bien ça." Dix-huit mois après un drame, une femme revient dans la maison familiale. Là où les souvenirs se heurtent au silence. Roman intime et bouleversant, hymne à la rage de vivre, Refaire l'amour est un texte magnétique sur la puissance de l'amour et la force de la résilience.
20,00 €
La dictée
Flammarion
Zéro ! Benjamin a complètement raté sa dictée. Ses parents décident de s'y essayer pour lui donner l'exemple et démontrer, bien malgré eux et sous les rires de leur fils, qu'ils font aussi des fautes. Et pourquoi ne pas prolonger le jeu avec leurs amis lors d'un pique-nique au soleil ? Ils seront une dizaine à plancher sur la dictée la plus difficile de la langue française : celle de Prosper Mérimée. La légende prétend qu'il est impossible de ne pas y faire de fautes... Qui s'en sortira ? Antoine Laurain porte un regard plein de tendresse et d'humour sur notre époque et ses différentes générations, autour de l'emblématique devoir de notre enfance : la dictée, qui, replongeant chacun dans ses souvenirs, pourrait bien renouer les liens entre tous les personnages, petits et grands, de cette histoire.
20,00 €
L'ardente et très secrète Miles Franklin
Flammarion
Australie, 1901 : Miles Franklin, vingt ans, fille de fermiers du bush, parvient contre vents et marées à faire publier son premier roman, un texte remarquable d'insolence et de fougue, qui connaît un immense succès dans le monde anglo-saxon. Alors qu'elle cherche à garder l'anonymat sous un pseudonyme masculin, son identité est révélée et les préjugés misogynes de son époque la heurtent au plus profond. C'est seule et sans le sou qu'elle s'embarque pour l'Amérique, où l'attend une vie de luttes au service des plus faibles et d'engagements féministes. Elle y noue mille amitiés avec des personnalités d'une stupéfiante modernité, et des amours tourmentés. Mais jamais Miles Franklin n'abandonne sa passion d'écrire ni ne renonce à ses rêves de gloire. Folle d'une liberté durement conquise, guidée par sa générosité et son sens de l'humour, elle connaîtra de multiples aventures à travers l'Europe, avant de retrouver sa terre natale et de tenir une formidable revanche, en jouant un dernier tour aux critiques qui disaient sa verve tarie et son génie disparu. Miles Franklin est aujourd'hui l'écrivaine la plus célèbre des Antipodes. Durant ses quatre ans d'enquête, Alexandra Lapierre l'a suivie sur tous les théâtres de son exceptionnel destin.
23,00 €
Ma grand-mère et le Pays de la poésie
Flammarion
Prix du roman Marie Claire 2025. "L'enfance est une vieille dame aux mains blanches, aux cheveux lisses et aux yeux sombres." L'enfance, c'est cette grand-mère qui vit à la maison, élève et chérit l'autrice, si bien que c'est en vietnamien qu'elle prononce ses premiers mots. Puis Minh Tran Huy grandit, s'éloigne de cette deuxième mère, de sa langue, et oublie. Cette grand-mère si modeste, cette Bà qui n'a vécu que pour se dévouer aux autres, se retrouve à l'écart des siens, qui ne parlent plus que français. En s'adressant à Bà, elle revient sur le silence qui entoure son histoire familiale et tente de retracer, dans le Vietnam des années 1970 déchiré par les guerres, le douloureux chemin qui a mené sa grand-mère jusqu'en France. Mais ce Vietnam tragique d'avant l'exil est aussi le territoire merveilleux des contes de son enfance, qui éclairent et nourrissent ce récit. Pour Minh Tran Huy, la littérature, à la manière du kintsugi, vient rassembler les fragments pour reconstituer un tout. Dans un vibrant hommage à sa défunte grand-mère, l'autrice retisse le lien qui les unissait, fait d'histoires intimes et de contes venus du Pays de la poésie.
19,50 €
Give It to Me !
Flammarion
Du Blues au Rap en passant par le Rock, la Disco ou le Punk, il existait déjà des histoires des femmes dans la musique. Mais cet essai illustré est d'un autre registre. C'est un regard lesbien et prolétaire sur toutes celles - toutes des icônes - qui ont augmenté notre réalité et nous ont donné les outils pour démolir l'ange du foyer. Elles ont changé le monde en posant des bombes entre nos oreilles et en incendiant nos pupilles. La Rata écrit sur chacune d'entre elles avec de l'amour et les dessine comme les déesses qu'elles sont. Ce livre parle de musique populaire, de chanteuses qui ont mauvaise réputation, de post- colonialisme, de féminisme radical et de sexe, surtout de sexe. C'est une contre-histoire de la musique mainstream occidentale aussi bien qu'un exercice de massive gratitude pour toutes les chanteuses qui nous ont donné envie de pousser à fond le volume de nos vies et de nos désirs. Les filles qui chantent presque à poil et qui bougent en ne parlant que de sexe le font d'abord pour les filles. Que les mecs en profitent, ça a toujours été annexe. Ils n'ont pas compris grand-chose à ce qui se passait mais nous, on sait. On l'a vécu. On sait qu'elles ont dansé pour nous, chanté pour nous et à travers nous, et qu'elles ont défoncé les frontières de la respectabilité pour inventer d'autres façons d'avoir envie de vivre et de baiser. Elles ont incarné le féminisme radical que nous vivons aujourd'hui. C'est bien ce qu'on leur reproche. Et c'est aussi ce qui fait qu'on ne voudrait surtout pas imaginer nos vies sans leurs présences et leurs voix.
29,00 €
La confession
Flammarion
Quel crime a commis Agnès pour ressentir aujourd'hui l'impérieux besoin de se confier ? Cette jeune catholique pratiquante était pourtant parvenue à rendre sa vie conforme à son rêve de petite fille et au scénario souhaité par son milieu : à vingt ans, elle avait rencontré son futur mari au très prisé bal du Triomphe des saint-cyriens, elle avait abandonné sans regret ses études pour le suivre en régiment à Bayonne, où elle avait attendu tranquillement que s'accomplisse sa destinée de mère de famille nombreuse. Engagements, foi, sociabilité : elle avait tout bien fait. Mais les années ont passé, et son ventre est resté vide. Cette maternité qui se refuse, en instillant chez Agnès le sentiment de son imperfection et de son inutilité, a provoqué en elle une fissure. Au point de la pousser à commettre ce qui ressemble au pire, à ses yeux comme à ceux de sa communauté. Dans ce roman haletant et glaçant, Romane Lafore met en scène une jeune femme, hantée par le bien et le mal, qui tente de trouver son chemin entre culpabilité et liberté.
20,00 €
Rodeo Vice
Flammarion
Quand elle atterrit à Los Angeles, son bac en poche, Rose se réjouit de rencontrer la famille chez qui elle va passer une année pour perfectionner son anglais. Ils vivent à Rodeo Church, une communauté religieuse isolée hostile aux nouvelles technologies. Rose fait la connaissance de la ténébreuse Maxine, qui, très vite, occupe son coeur et ses pensées. Tout se passe pour le mieux dans ce qui semble être le meilleur des mondes, jusqu'au jour où une amie de Maxine disparaît. Pourquoi a-t-elle pris la fuite à cheval en pleine nuit ? Premier roman haletant, aux allures de véritable enquête, Rodeo Vice met en scène une jeune femme prête à tout pour faire éclater la vérité.
20,00 €
À nos vies imparfaites
Flammarion
Qu'est-ce qui rassemble cette constellation de personnages qui vont, viennent et se répondent dans ces huit histoires de vies imparfaites ? Une manière de naviguer, sans doute, et de se débrouiller dans l'existence, ce long fleuve parfaitement intranquille. Des vies compliquées parfois par la malchance, celle qui semble poursuivre Auguste ; par le travail, celui qu'Éva a accepté pour mieux s'occuper de son adolescente ingrate ; par la peur, celle de Rachel quand elle découvre un cambrioleur dans son salon ; ou encore par le silence, celui soudain et obstiné de Lili qui avait promis de rester votre amie. Pour ne pas couler, il est préférable d'avoir de l'humour, de parvenir à composer ou à patienter, ou au contraire de savoir trouver au plus vite la sortie. Avec un esprit rieur et corrosif, Véronique Ovaldé cueille une poignée de personnages qui savent combien de courage il faut pour vivre, et les met en scène dans des nouvelles où son art de l'ellipse et de la chute nous ravit.
19,00 €
Le naufrage de Stanislas
Flammarion
Lorsque le moteur de son chalutier prend feu, Stanislas Warliss, marin pêcheur en bout de course, cherche à financer la réparation de son bateau en prenant part à des détournements de marchandises sur les camions de fret. Et cela au nez et à la barbe de ses fils gendarmes, avec lesquels il n'a jamais eu beaucoup d'affinités. Mais un jour, l'arnaque tourne mal. Il récupère un colis dans lequel s'est caché Opiyo, un enfant africain clandestin. Stanislas n'a d'autre choix que de tout révéler à sa femme, faisant d'elle sa complice. Ils sont loin d'imaginer que cette rencontre sera le point de départ d'une incroyable aventure humaine qui mènera Stanislas aux frontières du rêve et lui permettra enfin d'élucider une ancienne et douloureuse énigme. Philippe Pollet-Villard signe avec ce nouveau roman une fable sociale contemporaine haletante où se mêlent drame, sentiments et humour.
21,00 €
Bienheureux soit notre monde
Flammarion
6 janvier 2029, Berlin. Ehud Elmer, prisonnier politique enfermé depuis trois ans, parvient à s'évader à la faveur d'une cyberattaque. Traqué par toutes les polices, il retrouve ses complices et reprend la tête de son groupe de résistants, les "Vivants". Leur but ? Éliminer systématiquement ceux qu'ils désignent comme les vrais maîtres du monde, les "Sombres", ces dirigeants insaisissables qui se cacheraient derrière les gouvernants et qui seraient responsables de tous les dérèglements de la planète. La situation mondiale est catastrophique : le réchauffement climatique s'est aggravé, provoquant des millions de morts chaque année. À Washington, Donald Trump, élu en 2024 et réélu en 2028, a lancé un vaste programme d'expulsion des étrangers et une lutte sans merci contre le trafic de drogue. En France, Marine Le Pen, élue en 2027 et toujours populaire après deux ans de mandat, tente de faire réformer la Constitution pour rester au pouvoir jusqu'en 2046. Alors que la guerre gronde sur tous les continents, la plupart des gens se résignent à ne pas avoir d'impact sur l'avenir et s'étourdissent de drogues, de malbouffe et de jeux vidéo... Que peut un petit groupe de rebelles contre ces forces immenses ? La bataille est-elle perdue d'avance ? À chacun d'entre nous de choisir son camp...
20,00 €
Que ferais-je à ma place ?
Flammarion
On se demande souvent ce que l'on ferait à la place de l'autre. Mais à cette question, il est impossible de répondre tant chacun a sa façon de vivre et de penser. Pour Charly Delwart, la question qui se pose plutôt serait : "Que ferais-je à ma place ?" De situations anodines - répondre à un SMS, aller aux urgences, lire la presse - surgissent des questions fondamentales : ne communiquerai-je à terme plus qu'en émojis ? Que suis-je prêt à faire pour ma survie ? Serai-je un jour un lanceur d'alerte ? Et pour chacune, plusieurs réponses s'offrent à nous. Charly Delwart a capturé soixante-dix questions et, avec beaucoup d'esprit et d'humour, il les déplie pour former le questionnaire à choix multiple de son existence avec, en filigrane, une question qui nous relie tous : comment mener la seule existence qu'on a ?
20,00 €
Formidable
Flammarion
Dix ans ont passé depuis la mort de son père, mais les circonstances de sa disparition ont été si peu ordinaires que Benoit Cohen devait un jour en raconter l'histoire. Accompagné par sa mère et ses frères, il a cherché à empêcher son père de souffrir sans éveiller les soupçons de cet homme terrorisé par la mort. Le déni tenace et presque irraisonnable de ce père face à ce foudroyant cancer dont il est atteint nous révèle un être bouleversant. Par respect et amour pour lui, sa famille va tout tenter pour trouver en secret un moyen de l'aider à partir en douceur. Mais ils se heurtent à l'absurdité d'un système dans lequel l'accès aux soins palliatifs reste réservé aux plus chanceux et qui interdit le recours à l'euthanasie pour soulager les malades. Dans cet hymne à la vie, Benoit Cohen met en scène, avec autant de délicatesse que de lucidité, la manière dont nous avons le droit et le choix, ou non, de mourir aujourd'hui en France.
20,00 €
Le Secret de la cité sans soleil
Flammarion
Près de huit siècles après sa chute, la forteresse de Montségur n'a toujours pas livré son secret. Quel est donc ce fabuleux trésor que Templiers et cathares ont protégé au prix de leur vie ? Quel inestimable savoir rapporté des confins du monde cachent encore les entrailles du vénérable nid d'aigle ? Quelques hommes que rien ne destinait à vivre cette aventure vont devoir exhumer d'urgence cet héritage avant qu'il ne tombe aux mains de ceux qui veulent en faire l'instrument du chaos. Pour avoir une chance de réussir, il va leur falloir résoudre les énigmes, affronter l'inconnu, et surtout survivre aux pièges... Contre la montre, confrontés à ceux qui les menacent, ils n'ont pas d'autre choix que d'achever ce que leurs prédécesseurs ont commencé en 1244...
19,90 €
Féminin
Flammarion
Quelques années avant la révolution #metoo, Frankie intègre l'équipe d'un journal féminin. Très vite, cette journaliste engagée, militante féministe, se laisse séduire par cet univers de paillettes et d'avantages. Elle ne sait pas encore que le lent étiolement de ses idéaux va la mener au pire. Quand un homme est nommé à la tête de la rédaction, sa vie change brutalement. Frankie va tomber, et sa chute sera terrible. Féminin interroge notre capacité à préserver nos valeurs dans un monde violent. Il analyse aussi les faux récits qui nous gouvernent. Des mensonges qui viennent abattre les femmes, jusque dans les lieux censés les protéger.
19,90 €