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Résultats de recherche pour 'Eden' (373)

Un jeudi saveur chocolat
J'ai Lu
Dissimulé à l'ombre des cerisiers qui bordent la rivière du quartier, le Café Marble à Tokyo ne compte que trois petites tables en bois brut. Et pourtant, les clients se succèdent dans ce havre de paix où les habitués peuvent contempler le passage des saisons à travers la baie vitrée. Une mystérieuse femme qui vient chaque jeudi y rédiger une longue lettre en anglais devant une tasse de chocolat chaud ; une brillante publicitaire complètement dépassée par son rôle de mère ; une jeune institutrice qui cherche un sens à son travail... Chacun arrive au Café Marble avec son histoire, perdu dans les noeuds de son existence, et trouvera dans ce lieu apaisant l'élan pour avancer sur le chemin tortueux de la vie.
8,00 €
La nuit des pères
J'ai Lu
Appelée par son frère Olivier, Isabelle rejoint le village des Alpes où ils sont nés. La santé de leur père décline, il entre dans les brumes de l'oubli. Après de longues années de séparation, il s'agit peut-être de l'ultime possibilité de comprendre qui était cet homme destructeur, si difficile à aimer - et qui n'aura cessé de se dérober aux siens pour partir obstinément arpenter la montagne. Sur une poignée de jours, l'histoire familiale se noue et se dénoue. Quel drame s'est-il joué autrefois pour faire planer sur eux trois l'ombre des silences jamais percés ? À travers leurs voix qui se succèdent affleurent l'ambivalence des sentiments filiaux et les violences invisibles, ces déchirures qui poursuivent un homme jusqu'à son crépuscule.
7,40 €
Jalna : La saga des Whiteoak
J'ai Lu
Un siècle, une famille, un domaine. Finch a une vingtaine d'années quand il hérite de l'immense fortune d'Adeline, la matriarche du domaine de Jalna. Souffre-douleur de ses frères, rêveur invétéré, il fuit le Canada pour rejoindre sa tante Augusta en Angleterre. Il y retrouve son frère Eden, poète maudit, et s'éprend de sa cousine Sarah. Mais la jeune femme pourrait s'avérer dangereuse pour la fratrie Whiteoak, qui semble frappée par un terrible coup du sort... Réunis en un seul volume, les neuvième et dixième tomes d'une saga intemporelle qui a fait vibrer des millions de lectrices et de lecteurs à travers le monde depuis sa première parution en 1927.
9,90 €
Jalna : La saga des Whiteoak
J'ai Lu
Un siècle, une famille, un domaine. Le domaine de Jalna, en terre canadienne, près du lac Ontario, s'apprête à accueillir un événement qui bouleversera à jamais le destin de tous : le centenaire d'Adeline, la fondatrice de la dynastie des Whiteoak. Et lorsque l'un de ses descendants, Eden, revient de New York où, pour son plus grand bonheur, il a réussi à se faire publier, le clan pourrait être de nouveau malmené par la folie des passions. Réunis en un seul volume, les septième et huitième tomes d'une saga intemporelle qui a fait vibrer des millions de lectrices et de lecteurs à travers le monde depuis sa première parution en 1927.
9,90 €
Une sale affaire
Points
Un récit qui questionne la création, la mémoire et l’expression de l’intime.

Ce livre est né du procès intenté par sa mère et son ex-compagnon pour empêcher Virginie Linhart de publier son précédent ouvrage, *L’Effet maternel*. Le procès a été gagné, *L’Effet maternel* a été publié in extenso.

Quatre ans après l’épreuve judiciaire, l’autrice revient sur cette procédure rarissime. Comment peut exister l’écriture biographique si l’entourage en interdit le récit ? Comment écrire sur soi en passant sous silence son enfance, ses parents, ses amours ? Jusqu’où peut-on aller dans la narration personnelle sans blesser l’autre ? Que dit la justice sur l’écriture de soi ? Comment protège-t-elle la liberté de création des auteurs ?

À travers ces questions, l’autrice interroge un enjeu central de la littérature contemporaine : à qui appartient l’histoire ? Et signe ici l’un de ses récits les plus personnels.

« *Une sale affaire* est un texte passionnant, qui expose et décortique un cas d’école qui l’est tout autant. » *Les Inrocks*.

Réalisatrice de documentaires, Virginie Linhart a notamment publié *LeJour où mon père s’est tu (Points, 2018),L’Effet maternel(Points, 2021), La vie après (Points, 2025)*.
7,90 €
Poèmes d'amour de l'Andalousie à la mer Rouge
Points
*Prononçant de doux mots, à Lui elle s’adresse :*

*- Couvre, oh oui, couvre-moi d’amour et d’élixir,*

*Couche, oh oui, couche-moi sur le lit du désir !*

Moïse ibn Ezra

Du roi Salomon au Siècle des lumières, de l’Andalousie à la mer Rouge, la poésie amoureuse hébraïque a puisé son inspiration dans les lettres arabes, le sonnet italien, et la poésie courtoise. Empruntant aux sources bibliques, qu’il s’agisse de passions humaines ou d’adoration divine, cette poésie chante avec une ferveur égale les amours sacrées et les amours profanes.

Masha Itzhaki est professeur émérite à l’INALCO, à Paris. Michel Garel a été conservateur en chef du département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Ensemble, ils ont notamment publié *Jardin d’Eden, jardins d’Espagne* (Seuil/Bibliothèque Nationale, 1993) et traduit plusieurs poètes hébreux modernes et contemporains.

Traduit de l’hébreu et présenté par Masha Itzhaki et Michel Garel
8,60 €
La Vie et demie
Points
Chaïdana et les siens sont le jouet d’une violence sans fin : le Guide Providentiel fait régner sur le peuple de Katamalanasie sa dictature absurde et sanglante. Dans ce pays maudit, les vivants ont à peine le droit de vivre et les morts refusent de mourir. Les guerres, les croyances et les amours se succèdent, déroulant la fable visionnaire d’un monde bien réel.

Sony Labou Tansi est né en 1947 au Congo où il a vécu jusqu’à sa mort en 1995. Romancier, poète et dramaturge, il est l’auteur de six romans, dont *Les Sept Solitudes de Lorsa Lopez* qui est disponible en Points, et d’une douzaine de pièces de théâtre. *La Vie et demie* est son roman le plus célèbre.
9,90 €
Les trois Hortense
Grasset
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.

La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?

Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.

La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.

Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
22,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
Explosives
Grasset
*«  Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à  la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-clac, et il serait déjà trop tard.  »*

Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes  ?

Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre.

Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer  ?
19,00 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
La trilogie de Constantinople L'espion d'Atatürk
Grasset
1935. Cible des opposants au régime laïque turc, l’ancien champion de lutte Gülgül est contraint de fuir le pays. Il le fait chargé d’une mission secrète par Atatürk  : de lui rapporter tout ce qui se dit et se trame dans le nid d’espions qu’est la Suisse d’avant-guerre.

Commence pour lui une double vie, enseignant la lutte à l’institut de l’inquiétant professeur Alderson, et renseignant Atatürk sur les stratégies de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. Il se fait passer pour ami du Reich aux yeux d’Alderson, de Regamey, un avocat antisémite, et de leurs amis conspirateurs, risquant chaque jour davantage d’être découvert.

À Istanbul, Bella et sa fille Deniz, Danilo et son fils Jako, marchands au Grand Bazar, ne sont pas plus à l’abri,  dans une ville où se succèdent pogromes, lois iniques et insurrections violentes. Les trahisons se multiplient, une enquête en paternité s’enclenche …

Dans *L’Espion d’Atatürk*, suite du *Danseur Oriental* et deuxième tome de *La Trilogie de Constantinople,* Metin Arditi mêle destins individuels et chocs de l’Histoire, dressant un saisissant portrait d’une Constantinople hagarde et d’une Europe au bord du gouffre.
22,00 €
Un pont sur la Seine
Grasset
D’un côté de la Seine, le village de Champagne. De l’autre, celui de Saint-Amand. Un pont est construit à la fin du XIXe siècle pour les relier.

A Saint-Amand, chez les Vernet, on est viticulteur de toute éternité. Le patriarche compte sur ses deux fils pour poursuivre l’exploitation de son fameux chasselas. Mais voilà qu’advient une nouveauté incroyable  : le XXe siècle. Il ne sera pas comme le précédent, lequel avait été comme tous les autres, rural. En 1902, une usine ouvre à Champagne. En 1914, c’est la guerre et sa prodigieuse mécanisation. Georges Vernet prend un emploi à l’usine, son frère Lucien est tué au front. Et voici l’évolution dramatique des Vernet, à cause de ce pont qui a rattaché deux villages, deux temps, deux France. Les femmes s’en mêlent. Le jour où une fille de Saint-Amand tombe amoureuse d’un ingénieur de Champagne, l’indignation explose. Et puis l’autre guerre, et puis la mondialisation, et, à chaque fois, conflits et trahisons.

Les ponts ne permettent pas toujours de relier, Champagne n’est pas toujours synonyme de fête. Dickens a écrit *Un conte de deux villes* pour montrer une partie de l’histoire de la révolution politique ; voici un conte de deux villages qui nous raconte l’histoire d’une révolution sociale à travers les inoubliables figures de la famille Vernet. Un roman familial de la France.
19,50 €
Un certain art de vivre
Grasset
Voici l'art de vivre de Dany Laferrière. Sous forme de maximes, de réflexions commentées, de rêveries, cent pages pour devenir soi-même un peu japonais.

«  J’ai voulu savoir comment les choses s’étaient passées dans cette vie où je n’ai pas cessé de bouger, souvent malgré moi. Toutes ces villes où j’ai vécu (Port-au-Prince, Petit-Goâve, Montréal, New-York, Miami, Paris, Tokyo), assez pour les intégrer en moi sans devenir sédentaire pour autant. Je suis passé, à peine étonné, du sud au nord, du rhum au vin, de l’été à l’hiver, jusqu’à devenir un cerisier en fleurs. J’ai franchi clandestinement les frontières de classes, de races ou encore celles qui séparent un pays d’un autre. J’ai accumulé diverses expériences au fil des jours ensoleillés ou pluvieux, mais je n’avais pas encoreévalué ce parcours.

L’été dernier, j’ai découvert sous forme de réflexions fulgurantes, de haïkus langoureux, de descriptions hâtives d’un lieu, d’une situation ou d’un état d’esprit, ce qui s’était passé dans ma vie durant ce dernier demi-siècle. Lecteur horizontal, j’ai choisi de vivre dans ma baignoire ou dans mon lit sans quitter l’espoir qu’une inconnue frappe à ma porte. Je note que la plupart des gens veulent savoir ce que l’écrivain cache alors que je me contente de ce qu’il tente de me faire voir.

Pour rester dans cette simplicité proche de l’enfance, j’ajouterai que je lis une page les yeux ouverts, pour la repasser dans ma tête les yeux fermés. L’eau chaude de la baignoire me permet de fuguer en regrettant de ne pas l’avoir fait à certains moments comme la fois où j'ai manqué de prendre cette petite route de terre qui m’appelle depuis si longtemps, et cela même si j’ignore où elle me mènera. J’ajouterai que c’est quand on n'a rien à faire que le temps devient précieux. Mais pensant que la vie est linéaire, je tente vainement d’en sortir en prenant le bon chemin au mauvais moment. Pour finalement comprendre que ces petites notes, comme des touches de couleur, me dessinent un portrait naïf. Ce mince livre m’aura pris plus de temps qu’aucun autre.  »

D.L
15,00 €
Mensonges au paradis
Grasset
« De l’âge de 6 ans à celui de 20 ans, j’ai passé toutes mes vacances dans un Home d’enfants situé dans une vallée paradisiaque, en Suisse. Une vie à la dure, des heures de marche dans la montagne, des punitions, des frites : tout me plaisait. Le chalet était tenu par Karl et Anne-Marie Ammann, avec leurs enfants Patou et Vava. Ils ont été ma famille d’adoption alors que mes parents étaient absents. Trente ans après, je suis retournée dans la vallée. Je l’ai retrouvée intacte. J’ai commencé à écrire un livre, je souhaitais qu’il soit tendre et pur comme ce passé. Et voilà que commençant ce livre, j’ai appris qu’il y avait eu mensonge au paradis.  Patou était en prison pour escroquerie, il avait passé sa vie à mentir et à voler. Sa sœur Vava, mon amie d’enfance, souffre de délires paranoïaques. Elle est schizophrène, ne sort plus de chez elle, passe ses journées sur les réseaux sociaux. Sidérée, j’ai enquêté de manière obsessionnelle. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi ont-ils renoncé à la réalité pour vivre au pays du mensonge ? Mais répondre à ces questions n’était pas suffisant. Pour écrire enfin la vérité, avoir la force de l’accepter, il fallait que je me regarde en face. Pourquoi, alors que j’avais été si heureuse dans cette vallée, n’y étais-je jamais retournée ? Il a fallu que je termine une première fois ce livre pour admettre mon aveuglement. Moi aussi je mentais. En enquêtant sur le passé des autres, j’ai pu ouvrir les yeux sur le mien. Je devais tout réécrire, en acceptant la face triste de ma propre enfance, la face violente de ma vie d’adulte. Est-ce que mes livres précédents n’étaient pas des fictions alors que j’avais l’ambition d’écrire la vérité ? S’il faut « un cœur d’airain » pour accepter la réalité, j’étais enfin prête à le faire. »

Colombe Schneck
18,50 €
Les Innocents
Grasset
Noé Stéphan, 35 ans, est en garde à vue. La police l’accuse d’avoir intentionnellement tué l’un de ses amis, Paul Chance, qui avait roué de coups sa propre femme. Noé plaide son innocence, il s’agit d’un accident.

Alors que l’épouse de Noé, Ayla, avocate, tarde à le rejoindre au commissariat, l’interrogatoire se déroule de façon musclée. Noé tente de s’enfuir, mais sa tête heurte très violemment le sol, on le jette en cellule à demi-inconscient. Il va mourir, il appelle à l’aide, c’est alors que les figures de son enfance lui apparaissent  : le voici devant le tribunal de sa conscience, dont le juge est sa mère, Jocelyne Daoulas. L’affaire en cours ? Déterminer comment Noé en est arrivé là. Il doit prouver à la juge qu’il est innocent.

Noé voit alors toute son enfance défiler devant ses yeux et se retrouve à Saint-Sébastien-sur-Loire, près de Nantes. Un premier âge marqué par l’absence du père, et où sa mère, La Joce, trime comme intérimaire pour entretenir son fils et son frère étudiant en philosophie. Sur ordre de sa mère, dans la cour de récréation, Noé joue avec les filles pour éviter la violence, mais se retrouve victime d’une bande de garçons. Il se lie d’amitié alors avec Gabriel Kalender, un enfant de l’école, réfugié kurde, capable de mettre en déroute n’importe qui. La famille Kalender l’accueille comme un des leurs, il épouse leur cause et leurs combats.

Les premières amours, les premières fois se succèdent, alors que le père absent, prétendument «  marin au long cours  » mais en réalité en prison, meurt le jour de sa libération dans un accident de voiture. L’enfant doit dès lors construire sa masculinité sans figure paternelle. Au seuil de l’adolescence, Noé apprend que son père a fait partie d’un réseau indépendantiste breton et part enquêter sur son propre passé. Avec l’amour sous tous ses visages (la vierge inaccessible, la bonne copine confidente, l’initiatrice délurée…), le sport (des pages inouïes sur le hockey subaquatique  !), le sexe, les soirées, les bagarres, il découvre la part de violence inhérente à l’existence. Gare au jugement de la mère Joce… s’il se réveille du coma où l’a plongé le choc initial au commissariat.

Cette épopée de l’enfance chez les jeunes de la France des classes moyennes, des pavillons et des petites cités est une incroyable «  comédie humaine  » contemporaine, où Mahir Guven mêle avec brio le grave et le comique, la légèreté des premières fois et l’examen de conscience d’un homme adulte, sur un ton cocasse, proche du dirty realism.
24,00 €
L'homme de trop, II
Grasset
Voici le deuxième volet du diptyque *L’homme de trop* dont le premier opus a été publié en mars 2021.

L’auteur poursuit l'exploration de la question gay aujourd'hui, aussi bien dans ses aspects extrêmes et périlleux que dans sa progressive normalisation. On suit les péripéties et les polémiques suscitées par le mariage pour tous, à travers deux des principaux personnages du premier tome, Gaël et Morgan. On assiste à leur mariage, aux réactions qu'il provoque, en particulier chez un gay de la génération précédente, Lucas. Celui-ci est partagé entre le bonheur de constater le considérable progrès des mœurs, et le regret et la mélancolie de voir comment les gays, autrefois force vive de contestation dans la société, s'embourgeoisent peu à peu dans le confort que procure la liberté.
24,00 €
La France goy
Grasset
« Trente ans après L’Esprit de vengeance, qui évoquait mes sentiments envers mon grand-père, Jean Gosset, le temps était venu de chercher à savoir pourquoi cet homme s’était engagé dans la Résistance, qui le conduirait au camp de concentration de Neuengamme où il allait mourir. Les réponses, c’était son père qui allait me les fournir. »

C.D.

L’enquête s’emballe quand un trésor est découvert dans les archives familiales : lettres, journaux intimes, articles de presse, manuel d'escrime, de la main d'Henri Gosset, le père de Jean. C’est l'étincelle qui fait exploser le réel, et le romanesque s'impose autour du personnage de Henri et de sa correspondance, qui nous font remonter à la fin du XIXème siècle, jusqu’aux racines de l’antisémitisme français et à son «  patient zéro  », Edouard Drumont. Si Henri Gosset, en arrivant à Paris, en 1892, à seize ans et demi, n’a pas rencontré l’auteur du best-seller haineux La France juive, il a en revanche très bien connu son disciple et successeur, Léon Daudet, le fils du célèbre écrivain. Léon initie Henri à l’antisémitisme et lui présente le professeur Bérillon, praticien réputé de l’hypnose, fondateur de l’Ecole de psychologie dont Henri devient un des professeurs et son trésorier.  Mais les mauvaises fréquentations d’Henri ne l’empêchent pas de tomber follement amoureux d’une jeune institutrice anarchiste, Marcelle Bernard. De l’union de ces extrêmes naîtra Jean Gosset...

Léon Daudet, Edouard Drumont, Charles Maurras, les leaders anarchistes Gustave Hervé et Almeyreda, Clemenceau, Caillaux, le directeur du Figaro Calmette, Dreyfus, Zola, Jules Bonnot, Jean Jaurès et tant d'autres, c'est une humanité grouillante et furieusement vivante qui habite La France goy. La fresque couvre les deux décennies qui précédent la première guerre mondiale. L'époque est féroce, avec ses scandales (Panama), ses campagnes de diffamation contre les Juifs, les capitalistes dénoncés comme espions par L’Action Française, les procès, les grèves, les attentats anarchistes, et les duels au petit matin blême… Au carrefour de tous ces complots, la presse, corrompue par la politique et inversement, la littérature, le théâtre, et même du cinéma puisque c’est de cette tourbe que naîtra le cinéaste Jean Vigo. Avec ce roman, Christophe Donner suggère une histoire de France hantée par une « question juive  » qui déterminerait plus que ce qui a été dit. Il découvre à travers la saga familiale une haine des Juifs, ancestrale, qui se réinvente en antisémitisme, se déchaîne, et participe à l’inexorable montée des nationalismes qui entraîneront l’Europe dans la Grande Guerre.
24,00 €
Le mal des ruines
Grasset
«  Il m’arrive encore de me demander qui je suis, après tant d’années, mais je sais bien d’où je viens. Il me suffit d’attraper un avion à Orly et de retrouver une heure et demie plus tard la Corse pour avoir la certitude de toucher à mes origines. Comme si cette île m’avait défini avant même que je ne me soucie de le faire.  »

Pour beaucoup, «  le pays de l’enfance  » est un monde fait de souvenirs idéalisés. Pour Claude Arnaud, descendant des Zuccarelli, une famille qui tint longtemps la mairie de Bastia et celle de Santa-Lucia-di-Mercurio, petit village niché entre deux lignes crêtes, c’est une terre bien réelle où il passa ses premiers étés et revient dès qu’il peut. Un Eden où la nature déploie encore ses merveilles, hautes montagnes à pic, maquis aux parfums envoûtants, vallées de solitude et villages intouchés. Mais une origine suffit-elle à définir une identité  ? Que faire quand son paradis se change en enfer où les maisons des siens cèdent sous les bombes, où l’un de ses frères va se noyer, et où un corps sans tête est retrouvé dans son village même  ? Qu’est-ce qu’une terre dit de soi  ? Et que faire d’une île aussi belle que mortelle  ?

Dans cet époustouflant road trip à travers les routes sinueuses de la Corse, Claude Arnaud retrace l’histoire de sa famille, revisite les morts et les vivants, revient sur   l’énigme de ce meurtre survenu en 2005 (une partie de poker qui tourne mal, un corps jeté aux cochons, une tête enfouie sous 700 kilos de gravats et les secrets de l’île qui ressurgissent). A jamais marqué par cet ailleurs qui est en lui, il fait le portrait de cette île souvent fantasmée, toujours mystérieuse. Une éblouissante traversée.

Prix du Mémorial d'Ajaccio
15,00 €
Les enquêtes de Pénélope Intrigue en Egypte
Grasset
Voici la cinquième enquête artistique et historique de Pénélope, la pétulante (quoiqu’inquiète) conservatrice de musée, et de Wandrille, éternel pigiste qui n’arrive pas à se prendre au sérieux. En 1799, lors de l’expédition d’Egypte, Bonaparte aurait caché un objet destiné lui permettre de régner sur la France. De nos jours, un cambriolage a lieu à Reims, dans le trésor des sacres  des rois, faisant disparaître un anneau égyptien portant le cartouche de Néfertiti qui avait été offert au musée par l’impératrice Eugénie. Pénélope, chargée des collections de bijoux égyptiens au Louvre, est dépêchée de toute urgence sur le site archéologique des ermitages coptes de Baouit. Quel est le lien secret qui unit les Bonaparte et les Bourbon, et dont la clé se trouverait encore au pays des Pharaons  ?

Erudite et humoristique, cette *Intrigue* qui, comme les précédentes, nous fait apprendre mille détails de l’histoire de l’Art mêlés à des aventures rocambolesques. Pénélope et Wandrille courent à la recherche de la clef (ou de la bague) de l’affaire, accompagnés de nouveaux personnages tout aussi pittoresques, comme Diane, irrésistible blonde aux yeux verts qui veut épouser Wandrille, ou la présidente du musée du Louvre, qui résiste à des manifestants ayant envahi le département des Antiquités égyptiennes, sans parler d’un médecin médiatique et d’un escroc corse. Nous voici conduits, sur un rythme frénétique, de Paris à l’Egypte, en passant des hauteurs d’Ajacccio. Quel est donc le secret du talisman égyptien de Bonaparte  ?
19,50 €
Le Male Blanc - Roman
Grasset
« La Morénie du prince Albéric, dit « le mâle blanc », a été l’an dernier le théâtre d’événements abondamment repris par les journaux, radios et chaînes de télévision de ses voisins de l’Union européenne. Ils ont entrainé une réprobation très vive des commentateurs et une condamnation sans équivoque de la part de plusieurs gouvernements. Me trouvant sur place, j’ai pu constater une réalité bien différente de celle qui a été présentée. Il m’a semblé de mon devoir de dire ce que j’ai vu et appris en sept mois. »

Le margraviat de Morénie est une petite monarchie absolue située quelque part entre la France, l’Allemagne et la Belgique. Confits dans le flegme, l’amour de la discussion et une farouche indépendance, les Moréniens ont su se prémunir des guerres ravageuses du XXème siècle et préserver la douce quiétude anachronique de leur Etat. Mais tout bascule quand la douairière Irène se met en tête de marier son fils Albéric. Entre un prince insaisissable trop occupé à chasser et conter fleurette à la fille du pâtissier, une mère américaine et autoritaire, un conseiller débonnaire, un préfet bonapartiste, un métropolite ondoyant et un pamphlétaire impétueux qui n’a que le mot démocratie à la bouche, la Morénie est à l’aube d’une crise politique sans précédent : plus malin qu’il n’y paraît, le Prince Albéric se met en tête de faire diversion en donnant la parole au peuple par voie de référendum à répétition sur tous les sujets qui passent et qui fâchent. Avec le suffrage universel, Les Moréniens ont rendez-vous avec l’Histoire…

Dans cette fable savoureuse, Stéphane Denis s’en prend aux mœurs, à la morale et aux ridicules d’un petit pays ravagé par la tyrannie de tous les « politiquement correct » de notre époque : et si la Morénie était française ?
15,00 €
Troisième chronique du règne de Nicolas Ier
Grasset
Dans sa précédente chronique, Patrick Rambaud nous présentait un Souverain Précieux et modeste, adouci, cravaté, libéré des mauvais courtisans et des conseillers bling-bling. Nicolas Ier, aux mains de de l’habile première dame, s’était converti à la tempérance, à la sagesse, à l’équanimité. Le grand homme perçait sur la talonnette. L’automne se présentait bien, sur un matelas de feuilles de chêne mais… Tout s’effondra. La bourse. La croissance. L’économie. Les ambitions libérales et fiscales. A mi-règne, la crise rhabillait son Souverain. La faute à ces salauds de traders, à ces incapables de banquiers, américains, français, de tous pays, autrefois riches et unis, la faute à tous les autres, à Adam Smith, à la Vicomtesse de La Garde, au baron de Trichet, la faute au Premier Ministre Anonyme. Alors ce fut la fin du programme de 2007 : le bouclier fiscal se fissura, le chômage s’emballa, il n’y eut plus d’heures supplémentaires, mais des usines vides, puis des usines occupées… et Nicolas Ier nous épuisa, une fois encore, en paroles, en chiffres, en faux mensonges et vraies vérités, courant du Cap Nègre à Berlin, de Washington au parc de Versailles, esquivant Villiers-le-Bel et La Courneuve… Patrick Rambaud ne s’en laisse pas compter. La légende dorée, les communications chantournées ne sont pas pour lui. Il a donc choisi de continuer son hilarante chronique, dressant ainsi le véritable tableau du règne...
14,20 €
Les prétendants
Grasset
Ce roman a pour cadre une sublime demeure, « L’Agapanthe », située au cap d’Antibes. Laure, la narratrice et Marie, deux sœurs d’une trentaine d’années, veulent à tout prix empêcher leur père de vendre cette maison où depuis toujours elles passent leurs étés. Elles vont donc organiser un casting de riches prétendants dans l’espoir que l’un d’eux, en épousant l’une des sœurs, sauve « L’Agapanthe ». Ainsi, pendant quatre week-ends du même été, vont défiler les éventuels prétendants. C’est le point de départ d’une comédie de mœurs où Cécile David-Weill décrit un milieu, la très haute bourgeoisie d’affaires, bousculé entre les anciennes élites et les nouvelles. Le trader, l’actrice, le couturier, l’aigrefin, le boute-en-train, le pique-assiette, le mondain, la canaille, se succèdent alors au rythme d’une comédie humaine tendre et acide. Des Russes s’en mêlent, on aperçoit Madonna et Pénélope Cruz, et d’autres, beaucoup d’autres, sont aisément reconnaissables sous leurs patronymes d’emprunt… L’Agapanthe restera-t-elle dans la famille ? Quel « prétendant » l’emportera ? Cela a peu d’importance, au fond. Cécile David-Weill n’a voulu, dans ce livre, que décrire un milieu qu’elle connaît bien. On s’y divertit à chaque page. En s’instruisant, bien sûr, sur les mœurs d’une classe sociale qui, finalement, n’est pas plus à l’abri qu’une autre sous les lambris dorés de ses belles villégiatures…
24,90 €
Un roman français
Grasset
« C’est l’histoire d’une Emma Bovary des seventies, qui a reproduit lors de son divorce le silence de la génération précédente sur les malheurs des deux guerres. C’est l’histoire d’un homme devenu un jouisseur pour se venger d’être quitté, d’un père cynique parce que son cœur était brisé. C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées, et ensuite à perdre son empire colonial en faisant comme si cela ne changeait rien à son importance. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. » F.B.
18,30 €
La mauvaise rencontre
Grasset
Dans la vie de Loup, le narrateur, trois personnages comptent plus que tout : Nina, la mère qu’il s’est choisie, Gaby, amie de Nina, fantasque et rebelle et Mando, avec lequel, depuis la petite enfance, s’est nouée une amitié indestructible. Les deux garçons se complètent, Loup est indécis, Mando plus entier. Aux jeux d’enfants succèdent les premières conquêtes. Mando note tous les événements de « leur » vie dans un carnet, inscrivant, au fil des mois et des années leur histoire commune, telle qu’il la perçoit. Etudiants, ils vont choisir des voies différentes. Loup découvre la psychanalyse et se trouve un mentor en la personne du Professeur, personnage qui ressemble beaucoup à Lacan. Mando vit cela comme une trahison. C’est seulement à la fin de cette histoire, au moment où tout basculera dans une conclusion tragique, que Loup en comprendra les ressorts cachés. Quels abîmes cette amitié à la vie à la mort recouvrait-elle ? Loup, peu à peu, le découvrira et cette révélation fera vaciller son existence. Il connaîtra la blessure inguérissable des promesses non tenues, cette lorude chaîne qui, à jamais, nous attache à nos fantômes.
16,30 €
Faux-père
Grasset
Turin, début du XXIe siècle. Un Français d’une trentaine d’années mène avec une Italienne de son âge la vie des jeunes couples d’aujourd’hui. Ils se voient irrégulièrement, ils font l’amour régulièrement, ils s’aiment. Un jour (peut-on dire un beau jour ?) Stefania annonce à son ami qu’elle est enceinte. Pour lui, c’est un choc. Car cet enfant, elle se l’est fait faire sans lui demander son avis. Il considère cela comme une forme de vol – sinon de viol. Il hésite à le dire à Stefania. Dans les paniques inavouées de la paternité qui s’approche, nous assistons aux intermittences du cœur de ce narrateur qui ne sait pas s’il le veut, cet enfant, ou non. Ce qui arrive est-il nécessairement naturel ? Est-ce parce qu’une femme est enceinte que son amant doit l’admettre ? L’indécision (typiquement masculine ?) du narrateur en fera-t-elle un faux-père, comme on dit faux-frère ? On retrouve ici les personnages typiques de Philippe Vilain : une héroïne belle, décidée, quasi divine, et un narrateur amoureux que son amour encombre aussi et qui hésite, hésite, jusqu’à prendre une décision qui n’est peut-être pas la bonne… Faux-père s’inscrit dans la lignée des précédents romans de Philippe Vilain, après la jalousie de L’Etreinte, l’amour filial de La dernière année, la différence d’âge et la séparation du Renoncement, le mariage de L’Eté à Dresde et l’adultère de Paris l’après-midi. A sa manière délicate et toute en finesse, Philippe Vilain y aborde un sujet rarement traité par les écrivains, la paternité. Serait-ce un des derniers tabous ?
15,00 €
Ils ont tué Pierre Overney
Grasset
« A vrai dire je me sentais une dette vis-à-vis de Pierre Overney, une dette que Maos, mon précédent roman, ne me semble pas avoir comblée. J’ai songé qu’il eût été dommage de ne pas tirer un récit des milliers de documents que j’ai lus, de la soixantaine d’interviews que j’ai faites pour aboutir au roman Maos. Mais d’abord qui est Pierre Overney ? « Qui se souvient de lui aujourd’hui ? » me disait un de ses frères non sans amertume. Les nouvelles générations auront du mal à croire que, dans les années 70, plus de 200 000 personnes ont défilé à Paris derrière le cercueil de cet inconnu : Lionel Jospin, Simone Signoret, Jean-Luc Godard, André Glucksmann et j’en passe… Pierre Overney était un ouvrier maoïste de 24 ans que ses petits chefs de la Gauche prolétarienne ont envoyé en commando pour casser la gueule aux gardiens « fascistes » de l’usine Renault, à Boulogne-Billancourt. Un membre du service d’ordre, Jean-Antoine Tramoni, a sorti son arme : Overney-le-mao est mort d’une balle en plein cœur. C’était le 25 février 1972. Ironie de l’Histoire, au même moment, en Chine, le président des Etats-Unis, Richard Nixon, se congratulait avec… Mao. Simultanément, dans nombre de pays d’Europe, dont la France, des groupements gauchistes s’en prenaient avec violence moins au capitalisme qu’au parti communiste, à qui ils reprochaient de ne pas « faire la révolution ». La montée du terrorisme des années 70 a-t-elle été manipulée ? Pierre Overney, dans la naïveté de ses vingt ans, est-il mort à la confluence de jeux politiques et policiers souterrains qu’il était bien incapable de soupçonner ? Lors de l’enterrement d’Overney, le philosophe communiste Louis Althusser aurait dit : c’est le gauchisme qu’on enterre. On peut se demander maintenant si, ce jour là, ça n’est pas tout simplement la Gauche qui est morte. » Morgan Sportès
28,40 €
L'armoire aux poisons
Grasset
Des drames semblables à ceux qui se succèdent dans la famille du colonel Brazier et dans celle de son gendre, le pharmacien Bauvrain, se sont peut-être produits dans votre famille. Nul doute que quelques-unes de vos proches relations en aient connu d’analogues. Qu’il s’agisse de brouilles pour des questions d’argent et de captation d’héritages, ou bien de coups de folie et de morts mystérieuses, les situations qu’expose ce roman peuvent s’observer dans toute la société. Elles sont la banalité même, mais l’auteur de L’Armoire aux poisons les a liées dans une intrigue qui vous retient jusqu’au dénouement. Sur un thème qui se prêtait à des développements mélodramatiques, Jacques Brenner a composé un récit insolite, sobre et dépouillé. On est peu à peu envoûté par ce monde d’étouffement et de noirceur. Jacques Brenner est l’auteur d’un journal de la vie littéraire et de plusieurs romans où l’on retrouvera le mode de narration très personnel qu’il utilise ici. Citons, entre autres, La Tour Saint-André, Une femme d’aujourd’hui et L’Inconnue de la Seine.
17,90 €
Ce que Dominique n'a pas su
Grasset
En 1863, Eugène Fromentin publiait Dominique, fiction autobiographique dans laquelle le héros éponyme raconte son amour impossible, quoique réciproque, pour Madeleine d’Orsel. Aujourd’hui, Julie d’Orsel, sœur cadette de Madeleine et personnage secondaire du roman de Fromentin, toujours vivante puisque « les héros de romans ne meurent jamais », raconte ce que Dominique n’a pas su... Car, si Dominique n’a d’yeux que pour la belle et blonde Madeleine, Julie, « noiraude et petite » selon ses propres mots, l’aime depuis toujours. Et si Madeleine, mariée à Alfred de Nièvres - bon parti et médiocre mari - renonce à son amour pour Dominique, Julie s’interdit d’aimer. Elle voudra au contraire faire le bonheur de sa sœur et ne cesse d’intriguer, mais en vain, pour que Dominique et Madeleine cèdent à leur passion… Julie, femme libre et moderne, féministe avant l’heure, refuse depuis l’adolescence le mariage en même temps que les bigoudis, et privilégie les plaisirs de la chair non contrainte, initiée en ceci, à sa demande, par son cousin, confident, et double masculin, le très libertin Olivier. Narratrice et démiurge de ces liaisons dangereuses, Julie s’insurge contre les conventions de tous ordres, contre l’esprit de soumission de ses contemporaines, contre l’idée d’une vertu nécessairement douloureuse. Et fustige Dominique, égoïste romantique, au fond trop occupé de lui-même et de son propre malheur. Comme le fut Eugène Fromentin&hellip.
24,90 €
Mort et vie d'Edith Stein
Grasset
Tout d’abord, quelques précisions biographiques sur Edith Stein, qui traversait déjà Panthéon, le précédent roman de Yann Moix… Née en 1891, à Breslau, dans une famille juive, Edith Stein fut, dans sa jeunesse, une des plus brillantes élèves du philosophe Edmond Husserl – puis, tentée par la foi chrétienne, elle finit par se convertir au catholicisme et se retira au Carmel sour le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. C’est dans ce Carmel, en 1942, que les nazis vinrent l’arrêter, « en tant que juive ». Elle fut déportée et gazée à Auschwitz. En 1987, Jean-Paul II béatifia Edith Stein… C’est donc à partir de cette vie, toute de philosophie et d’amour, que Yann Moix a bâti son livre. Et sur ce sujet a priori tragique, il écrit un ouvrage profond, émouvant, drôle – « moixien ». Ses questions : qui était vraiment Edith ? Qu’est-ce qu’un juif ? Qu’est-ce qu’un juif devenu catholique ? Qu’est-ce qui distingue le sacré du profane ? A quoi se veut-on fidèle en devenant infidèle ? Etc… Biographie ? Roman ? Biographie romancée ? Roman vrai ? On hésite à qualifier le genre de cet ouvrage. Ce qui est certain, c’est qu’il est écrit avec une grâce et une légèreté sans pareille. Et qu’il déconcertera tous ceux qui ignorent encore que Yann Moix a plus d’un tour – et d’une obsession – dans son sac.
16,50 €
Bel de nuit Gerald Nanty
Grasset
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des « snobnambules »? En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, et ce depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin? Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.

Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté « tout le monde », des couturiers (Valentino, Saint-Laurent, Gaultier?) aux écrivains (Sagan), des artistes (Bernard Buffet?) aux maffieux, des mondains aux drogués. A travers lui, défile ainsi toute une faune aux m'urs libres pour laquelle la nuit est un refuge. De Amanda Lear à Manouche, de Roger Peyrefitte à Thierry le Luron, d'un caïd à une galerie de michetons ou de « belles de nuit », les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.

Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les « boîtes » crées par Gérald Nanty du « Club 65 » au « Bronx », du « Colony » jusqu'à l'actuel « Mathi s », ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui « font » Paris.

Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés dans leurs détails les plus croustillants. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes?
16,20 €
Le paradis d'en face
Grasset
« Au début, je n'y ai pas vraiment prêté attention. La première fois que j'ai garé la moto près du numéro huit de la rue Girardon, elle a ouvert sa fenêtre, au cinquième étage, s'est penchée à moitié et a demandé d'une voix forte : « Nicolas, c'est toi ? » J'ai levé la tête et regardé tout autour de moi, j étais seul sur le bord de cette rue, pas même une ébauche de profil. »

Chaque jour, quand Thomas rentre chez lui, la même scène se produit : au bruit du moteur, une voix féminine, surgie de l'immeuble voisin, l'appelle, avec un mélange de surprise, d'excitation et de soulagement : « Nicolas, c'est toi ? ». Un soir, intrigué, attendri peut-être, Thomas finit par répondre à cette inconnue qui le prend pour un autre. Il pénètre alors dans la vie d'une vieille femme solitaire, et découvre très vite qu'elle a, dix ans auparavant, perdu son fils unique, Nicolas, victime d'un accident de moto. Ce jour-là, le temps s'est brutalement arrêté ; il n'a, depuis, jamais repris son cours.

Pour Marguerite, dont l'existence n'est plus que dans l'illusion d'un souvenir vivant, Thomas accepte de devenir Nicolas. Entre le jeune homme et la petite dame, Harold et Maud d'aujourd'hui, débute ainsi une singulière histoire d'amour, née d'un malentendu dont, au fond, ni l'un ni l'autre n'est dupe : il suffit juste d y croire?

Lyrique et malicieux, tendre et cru, Paul Marchand fait le portrait émouvant de la vieillesse solitaire. A travers le roman d'une complicité singulière, dans le style inventif qu'on lui connaît, il donne aussi des mots au drame qui, dans notre langue, n'en a pas : la perte d'un enfant. Après l'inceste qui faisait l'objet de son précédent roman, c'est encore, d'une autre manière, sur nos douleurs et nos tabous qu'il se penche.
19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Arthur Cravan n'est pas mort noyé
Grasset
Supposons un poète moderne, boxeur, critique d'art, neveu d'Oscar Wilde, personnage illustre et inconnu à la fois, qui a hanté les mémoires des dadaïstes et des surréalistes sans jamais toutefois laisser comprendre sa nature véritable. Imaginons-le sous l'un des noms qu'il s'est donné, Arthur Cravan. On date sa mort approximativement de la fin de 1918. Se serait-il noyé dans le Rio Grande, à la frontière du Mexique et du Texas ? Poignardé, évaporé, englouti ? Mystificateur de lui-même, marchand d'art bonimenteur, artiste génial ? Nul ne le sait.

Admettons maintenant l'hypothèse de Philippe Dagen : Arthur Cravan n'est pas mort noyé, on l'a vu régisseur de plantations à Java et retraité anonyme sur les rives du Léman, à Genève, amant d'une très jeune femme. Et il a disparu comme il a vécu : en homme du secret. Si l'on suit l'hypothèse du romancier, se déroule ici une vie désordonnée, magique, accidentée, où les combats de boxe s'enchaînent aux femmes aimées, les échappées à New York aux parties fines avec Marcel Duchamp et Henri-Pierre Roché, les amitiés avec Francis Picabia et Félix Fénéon aux fâcheries brutales avec Robert Delaunay et Marie Laurencin. Les villes se succèdent, la vieille Europe, Paris, Berlin, Lausanne, mais aussi Djakarta, Sydney, New Delhi, Chicago. On le croirait diplomate, capitaine de cargo, agent de renseignement. Et pourquoi pas ?

A la vraie vie d'Arthur Cravan, Philippe Dagen en a joint plusieurs autres. Elles sont toutes également romanesques et fascinantes. Quelle fut la logique d'un pareil homme, à éclipses ? L'ennui, le goût de la tromperie, le désir d'échapper à soi et à l'identité fixe, un gag issu du dadaïsme mais incarné dans la folie singulière d'un transfuge de l'art ? Le livre serait celui qu'Arthur Cravan se laisserait aller à écrire dans les dernières années de sa vie, quelque chose comme ses mémoires - le journal d'un fantôme.
22,40 €
Une promesse
Grasset
Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close.

Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, ui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge.

Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.

Voici l'histoire d'une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d'enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu'un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu'au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent.

Voici l'histoire d'une fraternité.
18,90 €
Tout sauf un ange
Grasset
« Je ne sais plus chez quel romancier russe j'ai lu que le monde est peuplé de velléitaires tourmentés par leurs illusions » : Jean-Simon Blaize et Cora Eden, les deux narrateurs principaux, sont de ceux-là. Le premier, comédien raté, asthmatique comme Jouvet, mais frivole et paresseux, célèbre à l'orée du roman ses quarante ans et sa retraite loin de la capitale, dans une bastide cévenole. A la fête qu'il organise surgit Cora Eden, qu'il connut à ses débuts sur scène : comme lui, mais plus tôt, Cora a renoncé à sa carrière de comédienne. Ce soir-là, Cora et Jean-Simon, dont la relation se teinte d'un mépris réciproque, se découvrent une attache commune : Georgio Vilanovitch, metteur en scène et dramaturge tyrannique, dont les créations oscillent entre sordide et féérie ; Georgio, grand solitaire, « aux yeux verts qui ne vous laissent pas tranquilles ». Jean-Simon et Georgio sont amis depuis le lycée ; au fil des années, le premier a pu suivre, non sans quelque amertume, le succès grandissant du second. Cora est devenue l'assistante du metteur en scène : à défaut de jouer sous sa direction, factotum résignée, elle a su se rendre indispensable. Pour l'un et pour l'autre, Georgio est le miroir inversé et cruel d'une existence médiocre. Quant à Gladius, le clown mélancolique et depuis peu l'amant de Cora, il n'a pas su voir, vingt ans auparavant, que le jeune Georgio qui le conduisait alors au succès, lui prenait aussi sa femme...

Georgio meurt prématurément, fauché par une auto sur un boulevard parisien. Il laisse à Jean-Simon et à Cora une confession inachevée, comme un dernier coup de théâtre, levant le voile sur le ressort énigmatique de son existence, celle d'un être plein d'orgueil, « tout sauf un ange », né de père inconnu, mu par le seul désir d'échapper au destin misérable de sa propre mère battant le pavé le soir pour vendre, contre quelques pièces, des fleurs à l'unité.

Reprenant la plume qu'il leur tend au-delà de la mort, Cora et Jean-Simon, en alternance, comme s'ils se donnaient la réplique, racontent : à leur tour ils mettent à nu leur propre existence, sous les feux de la rampe d'une relation triangulaire désormais sans fard. C'est l'histoire que nous lisons, orchestrée par les mots de l 'ami disparu, dont la confession, récit gigogne inséré à la fin du roman, fournit la clé : « ne pas sourire dans la défaite ».
19,90 €
L'Amour et la Violence
Flammarion
Valentin a l'âge d'aller à l'école et n'a toujours pas de nom. Pas de nom, pas d'existence dans la Cité où sa mère et lui sont entrés par effraction avant que le régime de séparation relègue la multitude à son sort. Bien décidé à accomplir son ascension très haut, tout en haut, il est rattrapé par le passé de sa mère, les soubresauts de sa mémoire, les tremblements d'une société obsédée par l'ordre, la paix et la volupté. Par le réel et l'irréel. Par Arsène, surtout, que Valentin rencontre alors qu'il vient d'avoir vingt ans, et les garde-fous qui s'effondrent d'un seul coup. Jusqu'à la fin, on le suit dans une lutte féroce avec l'amour, la révolte, la vérité, ou plutôt avec les formes qu'ils ont prises dans une société qui en étouffe jusqu'au désir.Entremêlant les voies du roman social, du récit d'apprentissage et de la dystopie, Diana Filippova nous entraîne dans un roman politique qui est aussi une histoire d'amour. D'une douloureuse beauté qui n'est pas sans rappeler celle de Martin Eden, la quête de Valentin tend un miroir à une société d'une monstrueuse bienveillance, où tout est permis et rien n'est possible.
21,00 €
Styx riders - Tome 01
Hugo Poche
Quand l'univers des bikers rencontre la mythologie, préparez-vous à une intrigue détonante.La colère. C'est le sentiment qui guide Ash depuis que sa fiancée l'a quitté le jour de leur mariage, il y a dix ans de cela. Aussi solitaire qu'Hadès dans son royaume des Enfers, il partage sa vie entre son salon de tatouage et les Styx Riders, le club de bikers qui est pour lui plus qu'une famille. Sergent d'armes en son sein, il laisse libre cours à sa rage pour mettre au pas les ennemis du MC. Mais tout change le jour où Heden apparaît dans son existence. Elle-même fille de biker, la pétillante fleuriste dégage une joie de vivre qui perce aussitôt les défenses d'Ash, ramenant enfin la lumière dans son monde obscur. Pour elle, parviendra-t-il à trouver le chemin de l'apaisement ?
8,90 €
Styx riders - Tome 01
Hugo Roman
La colère. C'est le sentiment qui guide Ash depuis que sa fiancée l'a quitté le jour de leur mariage, il y a dix ans de cela. Aussi solitaire qu'Hadès dans son royaume des Enfers, il partage sa vie entre son salon de tatouage et les Styx Riders, le club de bikers qui est pour lui plus qu'une famille. Sergent d'armes en son sein, il laisse libre cours à sa rage pour mettre au pas les ennemis du MC. Mais tout change le jour où Heden apparaît dans son existence. Elle-même fille de biker, la pétillante fleuriste dégage une joie de vivre qui perce aussitôt les défenses d'Ash, ramenant enfin la lumière dans son monde obscur. Pour elle, parviendra-t-il à trouver le chemin de l'apaisement ?
17,00 €
Nos âmes tourmentées
Hugo Roman
Lorsqu’Azalée revient à Charleston, sa ville natale, ce n’est pas de gaîté de coeur. Elle a préféré partir quelques années auparavant pour échapper à des souvenirs pénibles et pour mettre le plus de distance possible entre elle et ceux qui lui ont fait du mal.

Sa mère, avec qui elle n’avait plus aucun lien, vient de mourir lui laissant sa maison et une succession à régler.

Là voilà de nouveau dans la maison familiale, pour un temps qu’elle espère le plus bref possible.

Jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’Eden, son nouveau voisin.

Il est charmant, amusant, différent des hommes qu’elle a rencontrés jusqu’alors. Il lui donne envie de changer, de bousculer le fragile équilibre qu’elle avait trouvé loin d’ici. Peut-être même de céder à son attirance. De vivre heureuse à nouveau tout simplement.

Mais cela impliquerait de rester à Charleston. Est-elle capable de faire table rase du passé, d’oublier tout ce qui s’est passé ici ?

Eden a ses propres fêlures mais il est prêt à l’aider. Azalea a un long chemin à parcourir mais il pourrait la conduire vers l’amour et le bonheur.
17,00 €
Hors limites T1
Eden
Il suffit de trois coups frappés à la porte pour que le monde d'Ember s'effondre. Des militaires sont venus annoncer la nouvelle tant redoutée, celle qui hante ses jours et ses nuits depuis sa naissance : son père adoré vient de mourir au combat. Comment trouver la force de faire face ? De soutenir sa famille en ruines ? La jeune femme vit un véritable cauchemar. Jusqu'au jour où Josh Walker, l'ancien bad boy du lycée qui la faisait tant craquer, refait irruption dans sa vie. Devenu coach de hockey, le jeune homme est toujours terriblement séduisant et d'un seul regard, il a le pouvoir d'apaiser toutes ses souffrances. Leur attirance est immédiate et intense. Mais Josh a un secret. Un secret qui pourrait tout remettre en question et totalement détruire Ember...
19,00 €
Hors limites T2
Eden
Le coeur de Paisley pourrait s'arrêter de battre à tout instant. La jeune femme est atteinte d'une maladie cardiaque et chaque jour pourrait être le dernier. Mais rien ne l'empêchera d'aller au bout de la liste des choses qu'elle veut faire, même si cela doit la tuer... Et c'est presque le cas lorsqu'un jour elle plonge dans l'océan en apnée et qu'elle est sauvée in extremis par Jagger. Le jeune homme la sort de l'eau et la réanime en lui faisant du bouche à bouche. Et quand elle se réveille, Paisley a l'âme en feu... Élève pilote dans une école militaire aéronautique, Jagger est incroyablement séduisant et imprudent. Parfait pour une fille qui cherche à vivre intensément. Mais il y a un léger problème : Paisley est la fille du général qui commande la base et son petit ami est le plus grand rival de Jagger. La jeune femme va devoir décider quels risques elle est prête à prendre pour un homme qui fait battre son coeur dangereusement...
20,90 €
Soyez imprudents les enfants
Flammarion
Révélation à soi-même.

"Avant mes treize ans, il n'y avait rien. Seulement la longue attente de l'enfance". Anastasia est une enfant taciturne et mélancolique, détachée de sa famille. Et pourtant une passion bout en elle et s'enflamme véritablement à treize ans par la découverte d'une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Devant la présentation de cette femme dénudée, en déséquilibre, elle pressent les propres mutations de son corps de jeune fille et décidera de poursuivre la connivence avec ce peintre devenue adulte. A dix-huit ans, elle se rend à Paris où elle rencontre Velevine, la spécialiste de Uribe. Commence alors pour Anastasia une quête initiatique entre l'Espagne du peintre, le Paris de sa nouvelle vie, l'histoire européenne autant que sa propre histoire familiale...

Véronique Olvadé excelle dans les portraits de femmes, intimes et lucides, dans lesquels elle insuffle un vent de liberté, d'autonomie et persévérance. Dans ce nouveau roman, Soyez imprudents les enfants, elle abandonne le réalisme magique de ses précédents livres (Et mon cœur transparent, Les hommes en général me plaisent beaucoup) au profit d'une écriture plus classique et de thématiques fortes : la quête de soi et l'exploration de son passé familial. Planté dans le décor de la movida espagnole, cet ample roman tient toutes ses promesses.
20,00 €
L'Exercice de la médecine
Flammarion
Léna Kotev est cancérologue à Paris. Elle descend d’une longue lignée de médecins : Pavel Alexandrovitch exerça dans la Russie tsariste, Mendel fut professeur dans le Berlin des années 1920, Natalia fut victime, sous Staline, de l’affaire du complot des Blouses blanches. Loin des glorieux combats, Léna rêve de se soustraire à la légende familiale. Mais peut-on échapper à un destin inscrit dans une mythologie qui nous dépasse ?Comme dans ses précédents romans, Laurent Seksik entremêle les destinées, les personnages illustres et anonymes, l’intime et l’Histoire. À la fois quête contemporaine et traversée du siècle, L’Exercice de la médecine tend un miroir à notre époque et célèbre l’art de guérir et le refus de la fatalité. -
20,00 €
Peine perdue
Flammarion
Alors qu'une tempête ravage la côte, Antoine, jeune joueur de football, se fait agresser à coups de batte de base-ball à la veille de disputer un match important. Vingt-deux voix se succèdent, toutes en rapport avec ces deux événements.
21,50 €
Les aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour Montségur, 1201
J'ai Lu
Les aventures de Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour

Montségur, 1201

Le château de Saverdun fait l'objet d'une querelle entre le comte de Toulouse et le comte de Foix. Pour initier un accord, ce dernier envoie sa soeur, Esclarmonde, négocier avec Toulouse. La rencontre a lieu lors des fêtes de Pâques de l'an de grâce 1201. Durant les festivités, des événements tragiques se succèdent, entraînant Guilhem d'Ussel dans une incroyable conspiration, où des destins que tout oppose vont s'affronter.

Que cherche l'inquiétant comte Dracul, ambassadeur de Transylvanie ? Que convoitent les moines de Cîteaux dans leur chasse contre les hérétiques cathares ? Guilhem parviendra-t-il à sauver la femme qu'il aime dans cette quête éperdue du Graal ?
8,90 €
Ève
J'ai Lu
La révolte gronde dans la ville d'Hénoch. Pourquoi Élohim condamne-t-il ses habitants ? Quelle est cette faute originelle dont ils subissent le châtiment sept générations plus tard ?Adam rejette toute la responsabilité sur Ève : la colère de Dieu, l'anéantissement promis... Une enquête est ouverte, le procès d'Ève se prépare. Les témoins de l'accusation se succèdent. Ils parlent de la mort et de la guerre, du deuil et de la famine auxquels les a soumis le renvoi du paradis. En désobéissant à Dieu, Ève n'a-t-elle pas servi les hommes ?À sa suite, des voix s'élèvent pour interroger Élohim, et c'est Nahamma, l'épouse de Noé, qui raconte le procès d'Ève, auquel elle a assisté. Survivante du déluge, elle seule accepte de témoigner des temps d'avant l'apocalypse.Mythe sans équivalent dans l'histoire humaine, Ève conclut le cycle romanesque par lequel Marek Halter explore depuis plus de quinze ans l'existence des héroïnes des trois religions monothéistes.
8,00 €
Les enquêtes de Louis Fronsac Le grand arcane des rois de France : la vérité sur l'aiguille creuse
J'ai Lu
1663. Une voleuse au talent de faussaire du nom d'Anne Lupin. Des Anglais espions qui veulent s'emparer d'un trésor caché. Le marquis de Louvois et Jean-Baptiste Colbert qui jouent des coudes et complotent pour s'attirer les faveurs de Louis XIV. Au milieu de ces intrigues, plongés dans une aventure où mort et trahison rôdent, Gaston de Tilly et Louis Fronsac enquêtent.Leur dessein ? Découvrir le Grand Arcane des rois de France, ce secret que les souverains se transmettent depuis mille ans. Les échauffourées, les cabales, les chevauchées et les combats se succèdent.Fronsac et son ami parviendront-ils à percer le mystère alors que les dragons de Louvois, les hommes de main de Colbert et les truands de lady Carlisle sont à leurs trousses ?
8,80 €
Noir de lune
J'ai Lu
Noir de lune

« Tout compte fait, je n'ai pas eu de mal à tuer ma mère. »

Comment survivre au matricide ? Pendant les vingt-quatre heures qui vont suivre, Helen Knightly se réfugie dans ses souvenirs... Surgissent alors les images d'une enfance passée auprès d'une femme splendide et démente, impitoyable et fragile, qui s'enfonce volontairement dans la maladie.

Même après le meurtre, l'amour-haine que Helen voue à sa mère est toujours vivace. Et l'angoisse monte, inéluctablement...

« Le troisième roman d'Alice Sebold est aussi dévastateur des pensées correctes et des bons sentiments que les précédents... [Elle] parcourt la face cachée, le noir que laisse la lune quand cesse de briller le désir de vivre. » ¤

Le point

« Sebold pourrait bien être une héritière authentique d'Edgar Poe. » ¤

Philadelphia Enquirer
7,20 €
Mauvais cœur
Points
La suite des *Malvenus* ! Sombre et rédempteur, le nouveau roman d’Audrey Brière nous emmène en 1922 dans une communauté unique...

1922. Dans un bourg du nord de la France se dresse le Familistère, bâtiment en briques rouges où sont logés les employés des fonderies Godin. Une communauté ouvrière unique et utopique. Quand une institutrice est retrouvée assassinée, Matthias Lavau est dépêché sur les lieux. Alors qu’il mène l’enquête, Esther, son adjointe, et la femme qu’il aime, réapparaît soudain. Bientôt un nouveau corps est découvert. Le mal se serait-il introduit dans cette communauté parfaite ?

« Atmosphère pesante, écriture vive et rythme soutenu : Audrey Brière échafaude une intrigue détonante qui égratigne les douces utopies. »

*LE FIGARO MAGAZINE*

Audrey Brière vit en région parisienne. *Les Malvenus*, son premier roman, a été plébiscité par les libraires et les lecteurs. On retrouve dans *Mauvais Cœur* les personnages qui ont fait le succès de son polar précédent, l'inspecteur Matthias Lavau et Esther Louve.
8,95 €
Les Jeunes fauves
Points
« Beaucoup de plaisir à savourer la prose très aboutie de cet auteur. »

*20 MINUTES*

Turin, été 2008. Sur un chantier, des ouvriers exhument le squelette d’un homme exécuté d’une balle, puis les ossements de douze personnes. Une équipe spéciale des crimes liés à la Seconde Guerre mondiale court-circuite le commissaire Arcadipane, initialement chargé de l’enquête. Mais pour lui, tout paraît louche dans cette histoire. Aidé d’Isa Mancini, sa jeune collègue, et de son mentor, Corso Bramard, Arcadipane s’acharne et pourrait bien découvrir l’impensable…

Né en 1971, Davide Longo est l’une des figures montantes de la littérature italienne. Plusieurs fois primé, documentariste, il écrit des pièces pour la radio et le théâtre. Son précédent roman paru chez Points, *L’Affaire Bramard*, a reçu le prix *Le Point* du polar européen 2024.

Traduit de l’italien

par Marianne Faurobert
9,30 €
The Guilty Mother
Points
Et vous, croiriez-vous en son innocence ?

Melissa Slade avait tout pour elle : une vie douce à Bristol, un mari aimant et d’adorables jumelles. Mais soudain, tout bascule. Ses deux bébés décèdent coup sur coup. Accident ? Mort subite du nourrisson ? La justice l’envoie pourtant en prison pour meurtre. Un journaliste, Jonathan Hunt, s’en émeut et reprend l’enquête. De fausses pistes en rebondissements, il devient peu à peu obsédé par une seule question : qu’est-il vraiment arrivé à Amber et à Ellie Slade ?

Née en Angleterre, Diane Jeffrey est auteure de polars à succès. *The Guilty Mother* est son premier roman à paraître en France. Ce *domestic thriller* a figuré sur la liste des best-sellers du journal USA Today et est resté plusieurs semaines dans le « Top 100 » des livres numériques les plus vendus au Royaume-Uni.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Jean Esch
9,30 €
La Vérité sur l'affaire Savolta
Points
« Un savant mélange d’humour, de roman noir et d’étude sociologique. »

*LIBÉRATION*

Qui a assassiné au coin d’une ruelle le journaliste anarchiste Pajarito de Soto ? Par qui l’industriel Savolta a-t-il été tué le jour de la Saint-Sylvestre ? Pourquoi Paul-André Lepprince, dandy et trafiquant d’armes, a-t-il péri dans l’incendie de son usine ? Dans la Barcelone révolutionnaire des années 1917-1919, où grèves et répressions policières se succèdent, la tension est à son paroxysme…

Eduardo Mendoza,né à Barcelone en 1943, a notamment écrit *Le Mystère de la crypte ensorcelée*, *La Ville des prodiges* et *Une comédie légère* – Prix du meilleur livre étranger 1998. Il est l’un des auteurs espagnols contemporains les plus lus et les plus traduits. Ses romans sont disponibles chez Points.

Traduit de l’espagnol par Jean-Marie Saint-Lu
10,40 €
Brunetti et le mauvais augure
Points
Corruption, gourou et assassinats : une enquête du commissaire Brunetti au sein même du système judiciaire de Venise.

Venise baigne dans la torpeur d’un été caniculaire. Brunetti s’ennuie et ne rêve que de vacances. Sa seule enquête : la vieille tante d’un de ses collègues, obsédée par les prédictions, semble avoir été escroquée par un pseudo-voyant. La bourrasque d’un scandale de corruption sans précédent au sein du tribunal de la Sérénissime réveille le commissariat. Meurtre d’un greffier, trafic d’influence, Brunetti ne sait plus où donner de la tête. Son horoscope lui prédisait pourtant un été calme...

« La nouvelle enquête du commissaire Brunetti est un succès de plus pour la plus vénitienne des romancières américaines. »

*Le Figaro*

Née dans le New Jersey, Donna Leon a vécu pendant plus de trente ans à Venise. Traduites dans trente-cinq langues, les enquêtes du commissaire Brunetti ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par William Olivier Desmond
8,95 €
Le Don du mensonge
Points
Mensonges, arnaques et menaces à Venise : Brunetti aux prises avec les milieux mafieux de la Sérénissime.

Alors que Venise sort de la pandémie du Covid, une amie d’enfance du commissaire Brunetti le sollicite d’urgence. Elle soupçonne son gendre d’être mêlé à des affaires sordides, mettant ainsi en danger toute sa famille. Aidé de la signorina Elettra et de la fidèle Claudia Griffoni, Brunetti mène l’enquête dans les milieux mafieux de la ville. Au risque de désobéir à sa hiérarchie, il va faire éclater au grand jour une vérité terrible…

« Cette nouvelle aventure du commissaire est aussi addictive que les précédentes. » *Public*

Née dans le New Jersey, Donna Leon a vécu pendant plus de trente ans à Venise. Traduites en trente-cinq langues, les enquêtes du commissaire Brunetti ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles chez Points.

*Traduit de l’anglais (États-Unis) par Gabriella Zimmermann*
8,95 €
L'Amant et autres écrits
Gallimard
Indochine, fin des années 1920. Une mère lutte contre l'océan qui rend incultivable sa concession. Sa fille est courtisée par un homme riche, mais l'affaire n'aboutit pas. Son fils cède à la violence. En 1950, Un barrage contre le Pacifique est l'un des premiers sommets de l'oeuvre de Marguerite Duras. Bien que le roman soit autobiographique, l'histoire intime de la jeune fille, rebaptisée Suzanne, y est comme tenue à distance. Le temps n'est pas encore venu. L'Éden Cinéma de 1977, pièce "à lire autant qu'à entendre", est la réécriture du roman pour la scène. Le Barrage était l'histoire d'un héroïsme ; Duras tient sa pièce pour l'histoire d'une femme "comme les autres". Un premier verrou a sauté ; la relation entre la jeune fille et le "petit frère" se fait plus explicite, au point que le metteur en scène Claude Régy voit dans l'inceste un motif essentiel de l'ouvrage. Quoi qu'il en soit, il existe à présent un "cycle indochinois" dans l'oeuvre de Duras. Le livre qui en sera la clé de voûte paraît en 1984 et obtient le prix Goncourt. Tout va changer pour Marguerite. Et dans L'Amant tout a déjà changé. Le ton, le style ni la narration ne sont plus ceux du Barrage. La célèbre "écriture courante" durassienne est à l'oeuvre. Les images mentales se mêlent à la description de photos absentes : un album photographique sans photographies, dira Sylvie Loignon. Et le récit de l'éveil des sens. Duras a gagné sa "bataille avec le silence", elle dit ce qu'elle avait tu jusqu'alors, "la défloration de l'enfant blanche" par l'amant chinois : déshonneur, transgression, scandale. Le cinéma s'en mêle. Elle veut écrire l'adaptation, mais son scénario est mis de côté. On connaît la suite. L'Amant de la Chine du Nord est en 1991 le livre né du projet de film lui-même né du livre qui a porté à son point d'ébullition l'histoire racontée dans un premier livre puis sur scène. Les éléments constitutifs du cycle indochinois restent en place, mais ils portent, profondément gravée, la marque du film qui n'a pas eu lieu et à quoi Duras songe encore, au conditionnel ("en cas de film..."). "C'est un livre. / C'est un film." Le texte tire de cette hybridité une force unique. Essentiels dans l'oeuvre de Marguerite Duras, ces quatre livres, enrichis de documents qui en éclairent la conception, l'écriture et la réception, se trouvent réunis dans ce Tirage spécial, qui comporte en outre - hors texte - les photos "absentes".
64,00 €
Romans
Gallimard
Ce volume propose la "trilogie du travail" formée par En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), ainsi qu'À l'est d'Éden (1952), roman de la maturité.

Le fil conducteur des trois premiers livres, c'est la réaction de l'individu à la pression du groupe. En un combat douteux, qui prône l'action collective, revêt une dimension épique. Des souris et des hommes traduit, par la simplicité de son intrigue et ses ressorts dramatiques, la dimension tragique d'une humanité abandonnée à la fragilité de ses rêves. Les Raisins de la colère, grand roman de la route, entremêle le destin de la famille Joad et des chapitres "collectifs" qui élargissent la perspective à l'ensemble du "peuple". À l'est d'Éden enfin donne corps à l'imaginaire familial de Steinbeck et illustre la faculté de l'homme à choisir son destin. S'y mêlent souvenirs intimes et éléments allégoriques et historiques ; le bien et le mal s'y livrent une lutte placée sous le signe de Caïn.

En s'inspirant de thèmes et de figures bibliques, Steinbeck participe à l'écriture du mythe américain, y compris dans ses aspects les plus désespérés. Marqués au fer rouge par la Grande Dépression, ses personnages, laissés-pour-compte du rêve américain, sont des victimes de la modernité en marche. Dans des dialogues d'une grande virtuosité, le romancier fait entendre la crudité de leur langue (ce qui choqua ses contemporains) et leur confère une présence véritablement poétique. Quant aux analyses écologiques, économiques et sociales qui sous-tendent ses livres, elles demeurent troublantes d'actualité.
72,00 €
Les Trois Villes
Gallimard
Septembre 1891. Zola cherche à échapper au naturalisme, il rêve d'une "peinture de la vérité plus large et plus complexe", ancrée dans la réalité contemporaine. C'est à Lourdes que va naître le renouvellement d'inspiration qu'il attendait. Saisi par ce qu'il voit, il rédige le plan d'un roman sur le pèlerinage et la cité des miracles. Le spectacle de cette foule, dans laquelle se joignent le besoin de surnaturel et la misère physique et sociale, va le hanter durablement. En septembre 1892, il a l'idée des Trois Villes, trilogie romanesque dont le héros est un prêtre, Pierre Froment. Son trajet le conduira de l'espoir d'un christianisme régénéré à l'acceptation d'une autre religion, celle de la science. À la peinture d'une cour des miracles modernes (Lourdes, 1894, qui sera mis à l'index) succèdent des intrigues vaticanes entrelacées à l'histoire d'une passion dévorante (Rome, 1896), puis les scandales politiques, les attentats anarchistes, la finance, la prostitution, l'art, la "cohue" parlementaire (Paris, 1898). Outre le texte des Trois Villes, la présente édition donne à lire des transcriptions des manuscrits préparatoires, dont plusieurs sont inédites, ainsi que les Journaux que Zola tint lors de ses voyages à Lourdes et à Rome, et qui sont des chefs-d'oeuvre de reportage.
79,00 €
Évangiles canoniques et apocryphes
Gallimard
Ce volume rassemble vingt-six textes précédemment parus (à une exception près : l'Évangile de Judas) dans les éditions de la Pléiade respectivement consacrées au Nouveau Testament, aux Écrits apocryphes chrétiens (2 vol.) et aux Écrits gnostiques.

Certains s'intitulent "Évangile", d'autres portent des titres différents, parfois surprenants, mais ils ont tous comme caractéristique commune, depuis les quatre évangiles intégrés au Nouveau Testament jusqu'au Livre du coq, à l'Évangile de Judas (traduction inédite) ou à l'Évangile selon Thomas, de rapporter ce qui concerne Jésus de Nazareth et son entourage immédiat : ses antécédents familiaux, sa naissance, ses faits et gestes, ses discours et ses paroles, sa passion et sa résurrection, ou encore, comme l'Évangile de la vérité, de proposer une réinterprétation méditative de son message. Composés entre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère et la fin de l'Antiquité et transmis en diverses langues, depuis le grec jusqu'à l'éthiopien, ces écrits témoignent éloquemment de la vitalité des traditions et légendes qui se sont cristallisées autour du personnage de Jésus de Nazareth et qui ont nourri l'imaginaire des croyants, des artistes ou des écrivains, aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque contemporaine.

Ils sont offerts ici en une traduction française accompagnée de leur appareil critique intégral et d'une préface inédite.
75,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €