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Résultats de recherche pour 'HU' (4902)

Le Serment
Points
Ancien médecin devenu réalisateur, brutalement à l’arrêt du fait du confinement, Thomas Lilti s’engage comme bénévole à l’hôpital où il tournait quelques jours plus tôt dans des services désaffectés, transformés en plateau de cinéma. Saisissant retour de l’autre côté du miroir, en pleine crise sanitaire, dans un grand hôpital de Seine-Saint-Denis. Un retour si bouleversant qu’au fil des jours, il s’interroge à voix haute : qu’est-ce que la vocation de médecin ? Par son humour, ses certitudes et ses doutes, Thomas Lilti invite à découvrir les paradoxes fascinants d’un monde aux secrets si bien gardés.

Médecin de formation, Thomas Lilti s'est imposé en tant que réalisateur avec des films comme *Hippocrate, Médecin de campagne* et *Première année*, succès critiques et publics*.* En 2015, il a obtenu sept nominations aux César pour *Hippocrate*. Au film a succédé la série du même nom diffusée sur Canal Plus. *Le Serment* est son premier récit.
6,30 €
Chaudun, la montagne blessée
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Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d’un village, des blocs de pierre brisés : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l’administration des Eaux et Forêts. Évocation poétique et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur infinie cruauté, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu’à leur fuite inéluctable. L’animal a remplacé l’humain, et Chaudun est désormais le cœur d'un espace ensauvagé, l'une des plus somptueuses vallées d'Europe.

Luc Bronner est grand reporter au *Monde* ; marcheur infatigable, il est familier des sentiers alpins depuis l’enfance.

« Une enquête fouillée et poétique à la recherche du temps passé, des “murmures oubliés ” et des vies lointaines. »

*Libération*
6,95 €
Coupable de tout
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Âgé de 24 ans, Herbert Huncke a déjà sillonné le grand espace américain quand il débarque à New York, en 1939. Il y fait la connaissance de Burroughs, puis de Ginsberg et de Kerouac - qui voyait en lui "le plus formidable raconteur d'histoires" ! Prostitution, drogue, errance, emprisonnements : cette vie pourrait ressembler à une galère. Mais par son regard singulier et jamais plaintif sur les bas-fonds, Huncke réussit à faire pousser des fleurs dans un gros paquet de merde.

Herbert Huncke (1915-1996), immense écrivain, est une des figures de la Beat Generation. Il a écrit toute sa vie dans des carnets dont une partie a malheureusement été perdue. On trouvera ici la presque totalité de ses textes.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Héloïse Esquié.

Avant-propos de William S. Burroughs

Préface de Chantal Thomas et postface de Bernard Comment.
11,40 €
Le chant du collectionneur de pierres
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quand la puce et la baleine bleue se rencontrent

dans l’encyclopédie

elles ont la même taille

quand les couleurs disparaissent

des étendards nationaux

la terre se met à flotter

Avec le lyrisme, l’humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l’Islande, la trivialité des corps, l’absurdité de la réalité, ou encore l’univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l’espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu’inquiétante.

Né à Reykjavík en 1962, Sjón est un poète et romancier parmi les plus reconnus de la littérature islandaise contemporaine. Il est également parolier pour Björk, et a signé

les textes de la comédie musicale Dancer in the Dark de Lars von Trier.

Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt
7,70 €
Romancero gitan
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Ses cuisses, qui m’échappaient

Comme des poissons surpris,

C’était le feu tout entier,

Et aussi la fraîcheur même.

Romancero gitan est le plus célèbre des recueils de García Lorca. Le poète y met en scène l’Andalousie et le monde gitan dans une tragédie musicale et poétique. Il y chante le drame de la condition humaine et les liens de l’amour fou avec la mort. Une superbe illustration des coplas andalouses (chants accompagnés à la guitare) et de l'âme espagnole du XXe siècle.

Federico García Lorca est né en Andalousie en 1898. Installé à Madrid, il publie Livre de poèmes et Chansons gitanes, et fait jouer en 1927 un premier drame théâtral. À partir de 1931, il dirige une troupe de théâtre ambulante, la « Barraca ». En août 1936, au début de la guerre d’Espagne, il est fusillé par les gardes civils, près de Grenade.

Traduit de l’espagnol et annoté par Alice Becker-Ho
8,40 €
Chroniques de l'homme d'avant
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Depuis 2004, Philippe Lançon raconte, à la faveur de ses chroniques dans Charlie Hebdo, ce qu'il voit, ce qu'il pense et ce qu'il imagine : ici une rencontre dans un avion entre une bourgeoise et un banlieusard à casquette, là les confessions de Bernadette sur le plateau de Sophie Davant, là encore Catherine Deneuve dans un palais marocain, entourée d'une « cour de vieux critiques célibataires, venimeux et pâmés »... Des instantanés qui dessinent, avec humour et lucidité, les contours de notre société.

Philippe Lançon est chroniqueur à Charlie Hebdo, journaliste à Libération et écrivain. Son roman, Le Lambeau (Gallimard, 2018), a reçu le prix Femina.

« Les chroniques, légères et piquantes, que Philippe Lançon a données à Charlie Hebdo respirent à pleins poumons l’air du temps. »

Jérôme Garcin, L’Obs
7,80 €
La vie vagabonde
Points
Cinquante années durant, Lawrence Ferlinghetti voyage d’un bout à l’autre de la planète, les poches remplies de carnets et de bouts de crayon. De La Havane à l’Australie, des plages de Bélize aux pavés de Paris, du Transsibérien au Nicaragua – Ferlinghetti est partout, tout le temps, et chante avec passion les mille et un visages de l’humanité. Tour à tour lyrique, drôle, féroce ou halluciné, ce journal de bord nous livre le témoignage d’un homme profondément engagé qui a traversé le siècle et, à lui seul, le résume.

Lawrence Ferlinghetti (1919-2021) est un poète, éditeur, libraire, peintre, militant et voyageur. Légende de la Beat Generation, il est le fondateur de la mythique librairie City Lights à San Francisco qui fut le laboratoire d’où jaillirent les œuvres de Kerouac, Corso, Ginsberg et consorts.

« Inspirés et sensuels, les carnets intimes de Ferlinghetti se lisent comme une lettre ouverte au lecteur. On y entend sa voix distinctive, celle d’un baladin de l’Amérique. » Patti Smith

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicolas Richard
12,00 €
Une jupe trop courte
Points
la nuit je regarde ton cou

et je veux le serrer

comme tu voulais m'étrangler

par terre dans la cuisine

Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
6,90 €
La Monnaie des songes
Points
Un jour, j'oublierai mon nom, ma ville et ma vie, sans façons et sans style, où ne sont passés que les mots dans le tamis des vents.

La Monnaie des songes et autres recueils est à la fois un inventaire des fêlures de notre temps, un hymne pour un autre humanisme, un hommage à la négritude et aux artistes contemporains tels Gaël Faye ou MC Solaar. Marie-Christine Gordien s'impose comme la " voix des sans-voix ", dans ce volume traversé de bout en bout par un lyrisme aussi attachant qu'inoubliable et porté par le rêve du métissage de notre langage.

Marie-Christine Gordien, auteure d'une œuvre poétique saluée par la critique, est née en 1965 à Valence, dans la Drôme, d'une mère ardéchoise et d'un père guadeloupéen. Elle réside à Nîmes où elle a travaillé auprès des populations vivant l'exil ou l'exclusion. Elle fait des lectures publiques et anime des ateliers d'écriture.
8,90 €
Dans le sillage du météore désinvolte
Points
« Je suis assez mal portant, vis dans un trou perdu entre des chicots d’arbres calcinés et, périodiquement une sorte d’obus se traîne, parabolique, et tousse – »

Jacques Vaché écrit ainsi son existence au front, dans une lettre célèbre à André Breton. Il a alors et pour toujours 23 ans, la Première Guerre mondiale va finir et il devient une légende. Personnage remarquable par son aptitude à résister au désastre, Jacques Vaché instille dans ses lettres un ton désinvolte et subversif qui dévitalise les nerfs de la guerre et électrise les avant-gardes naissantes.

La sélection présentée ici comporte plusieurs lettres inédites et permet, au-delà du destin tragique et de la légende, d’apercevoir un jeune homme travaillé par la condition humaine et trop souvent escamoté derrière l’appellation « Dandy des tranchées ».

Édition dirigée et préfacée par Philippe Pigeard
7,70 €
Ces îles de plein sel
Points
Goncourt de la Poésie 2024

et un matin le verbe perdit les échos de la création

s’éparpillant dans des dédales de sable et de végétaux déchus

et un matin la parole se confondit avec le fracas des ténèbres

ce fut silence qui parla si fort

Sont réunis ici, pour la première fois, un ensemble de textes poétiques de Louis-Philippe Dalembert, publiés entre 1989 et 2010. L’Histoire, la Révolution haïtienne, le vagabondage, l’enfance, la mort en dessinent la toile de fond. Lire Louis-Philippe Dalembert,c’est tendre l’oreille au bruit du monde et être en phase avec la Parole. Le poète nous en traduit l’essence dans un style tour à tour lyrique, alerte et concis.

Né à Port-au-Prince, Louis-Philippe Dalembert publie depuis 1993, en France et en Haïti, des romans, des nouvelles, de la poésie et des essais. Ses romans Avant que les ombres s'effacent et Mur Méditerranée sont disponibles chez Points. Ces îles de plein sel et autres poèmes est une pièce primordiale pour comprendre l’œuvre de celui qui est devenu aujourd’hui l’une des voix majeures de la littérature d’expression française.
8,95 €
Une vie violente
Points
Dans le but d’asseoir sa réputation auprès des voyous d’un quartier romain, Tommasino s’adonne à la violence. Devenu un de ces vitelloni, il mène une existence fulgurante. La prison puis la maladie sauront-elles le guider sur le chemin de la rédemption ? Le choix du réalisme, chez Pasolini, est moral et politique : la fugacité de ce destin, la brutalité d’une jeunesse égarée, interrogent le devenir de toute l’Italie d’après-guerre.

Né à Bologne en 1922, Pier Paolo Pasolini s’est illustré dans tous les registres : cinéma, poésie, roman, théâtre, essais critiques et théoriques. Anticonformiste notoire, homme engagé, il meurt assassiné en 1975. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands artistes italiens du xxe siècle.

« Un texte plein de sève, de violence et de tendresse, qui fait la part belle à l’oralité et à la vie. »

Le Monde

Traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro

Préface de René de Ceccatty
12,50 €
La Danse du roi
Points
« Parce que la liberté, c'était alors notre fête. Et voici que se lèvent les temps vides, et qu'en dedans on s'écoute parler tout seul. »

Une femme et un homme. Ce sont deux destins complémentaires et dissemblables, liés seulement par l'expérience de la guerre, tiraillés entre un passé glorieux et un présent désenchanté. Leur double expérience incite l'un et l'autre à se parler, à se réinventer, et à créer ce qui leur manque, dans la parole. Ce livre se veut la geste, non du héros, mais de ce « roi » que le dernier des humains demeure en dépit de tout.

Né à Tlemcen en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) a exercé plusieurs métiers – instituteur, journaliste, comptable… – avant de se consacrer à l’écriture. Son œuvre, qui se déploie sur quelque cinquante années, a embrassé tous les genres : roman, poésie, nouvelle, conte, essai, théâtre. Il est considéré comme l’une des figures majeures de la littérature algérienne.

"Mohammed Dib, la grande voix de l'Algérie."

La Croix
8,50 €
Dis-moi la vérité sur l'amour
Points
« C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,

Mon travail, mon repos,

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;

Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort. »

Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d’amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s’enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots « Je t’aime », et sur la résistance qu’opposent au langage les sentiments les plus intenses.
6,00 €
D'os et de lumière
Points
Il est midi, les cloches retentissent dans le village de Louisburgh. Assis dans sa cuisine, Marcus Conway écoute la radio et lit son journal. Soudain, un article amène un souvenir, le passé se mêle au présent, il se rappelle : ses premières années d’homme marié, la naissance de ses enfants, la folie de son père... Pendant une heure, il désosse son passé avec autant de minutie que d’émerveillement. Jusqu’au jour où, sa vie s’est brutalement mise à vaciller.

Nouvelliste et romancier, Mike McCormack a grandi dans une ferme en Irlande. Son troisième roman, D’os et de lumière a été traduit dans le monde entier. Désigné « Roman de l’année » lors des Irish Book Awards, il a été couronné en 2018 par le très prestigieux International Dublin Literary Award.

« Un roman irradiant, juste dans la complexité humaine, la poussant magnifiquement jusqu’au bout du bout. »

Frédérique Roussel, Libération
10,80 €
Journal
Points
Jean-René Huguenin commence une nouvelle vie. À la veille de ses vingt ans, il décide d’écrire un chef-d’œuvre. Ou rien. Ambitieux et plein d’orgueil, Huguenin se jette tout entier dans l’écriture. Ce Journal, pensé comme une création littéraire à part entière, raconte les espoirs et les déceptions d’un écrivain en devenir, révolté par une époque jugée désespérément vide.

Jean-René Huguenin est né à Paris en 1936. Son unique roman, La Côte sauvage, connaît un succès exceptionnel. Il se tue deux ans plus tard dans un accident de voiture, à l’âge de 26 ans.

« Une méditation angoissée sur la jeunesse, la liberté, le désir de pureté et la mort. »

Le Monde
11,95 €
L'Oubli
Points
« Je gaspillais beaucoup de temps et d’énergie à créer une certaine image de moi-même et à recueillir une approbation ou une acceptation qui ne me faisaient rien, parce qu’elles n’avaient rien à voir avec celui que j’étais vraiment. J’étais un imposteur et ça me dégoûtait, mais je crois que je n’arrivais pas à m’en empêcher. »

Ces mots sont ceux de Neal, son long monologue d’homme en proie au doute, à l’imposture et à l’errance constitue l’une des nouvelles de L’Oubli. Comme Neal, les autres personnages de ce recueil souffrent de l’impossibilité de faire coexister leur propre espace mental avec le reste du monde. Et trouvent leur refuge dans l’effacement et l’oubli : dans l’art le plus absurde, la folie, la chirurgie esthétique, une lettre désespérée, ou même le suicide.

L’univers de David Foster Wallace se retrouve condensé dans ces huit nouvelles qui sont autant de petits romans où se conjuguent humour noir et empathie.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Charles Recoursé.
10,50 €
Les Bons Offices
Points
« Bons-Offices se dit que « quelque chose est en marche » dont tout lui échappe et dont rien ne le concerne plus, quelque chose d’abstrait presque, mais d’apocalyptique, qui pourrait bien être l’Histoire. » Né à l’aube de la guerre, Paul Sanchotte, dit « Bons-Offices », grandit en Belgique, c’est-à-dire n’importe où sauf nulle part. Une catastrophe minière lui révèle les sombres entrailles de son pays. Avide de découvrir le monde, il devient médiateur humanitaire au Proche-Orient. Au cœur d’une terre par deux fois promise, il ne voudra choisir un camp contre un autre. Cela pourrait assurer son salut. Ou précipiter sa perte. Pour dire cela : un roman, bien sûr.

Né en 1939, Pierre Mertens est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Lauréat de nombreux prix littéraires, il a notamment obtenu le Prix Médicis pour Les Éblouissements.
11,40 €
Le Monde selon Barney
Points
Barney Panofsky s’est toujours laissé guider par deux croyances : la vie est absurde et les humains sont incapables de se comprendre. Alors, pourquoi se priver ? De Paris à Montréal, Barney enchaîne les beuveries, les parties de hockey et de jambes en l’air, les amours impossibles… Jusqu’au jour où son ennemi juré, un écrivain à succès, l’accuse publiquement d’être un assassin. Au bord du gouffre, Barney est forcé de se défendre. Il se plonge alors dans l’écriture de ses mémoires, animé par une furieuse envie de vivre.

Fils d’un ferrailleur, Mordecai Richler est né en 1931 à Montréal. À l’âge de dix-neuf ans, il s’exile en Europe, d’abord en France et en Espagne, puis en Angleterre où il publie L’Apprentissage de Duddy Kravitz en 1959. De retour au Canada en 1972, il s’installe dans les Cantons-de-l’Est. Il meurt en 2001, laissant une œuvre incomparable à la renommée internationale.

« La renaissance d’un vieillard épouvantable et merveilleux. » - Le Monde

« Une petite merveille. » - Le Point

« Un Tolstoï de l’autodérision. » - Le Monde des livres

Nouvelle traduction de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
14,60 €
Écrits à la main
Points
Parallèlement à son travail de romancier, Michael Ondaatje poursuit une œuvre poétique exigeante. Écrits à la main propose une sorte d'autoportrait du Sri Lanka. Les « visions » qui le constituent – l'exhumation d'un Bouddha, une famille traversant un champ sur des échasses, la silhouette d'un homme qui marche sous l'orage vers un rendez-vous amoureux – sont autant de clés pour la compréhension de ses romans, une pierre de Rosette permettant d'en déchiffrer le sens caché.

Né au Sri Lanka, Michael Ondaatje vit au Canada. Le Patient anglais, adapté au cinéma par Anthony Minghella, lui a valu le Booker Prize en 1992, puis le Golden Man Booker Prize en 2018. Il a également reçu le prix Nelly-Sachs en 1995.

‘Tumultueux, vibrant, tragique. » Newsday
8,70 €
La musique des mots
Points
« En écoutant vos chansons, j'ai souvent dansé. Et souvent j'ai voulu retenir des phrases, comme on tente de retenir l'écho. Celles qui nous bouleversent, nous transpercent, celles que l'on note sur un carnet parce qu'elles font mouche. Entrent en résonance. Celles qui semblent nous parler à nous et à nous seuls. Désormais, pour retenir vos mots, on pourra corner les pages. » Delphine de Vigan

Arthur H est chanteur, auteur, compositeur et musicien. Il a obtenu trois victoires de la musique et le prix Chanson de l'Académie Charles-Cros.

« Plongés dans la poésie punk mystique et l'imaginaire empreint de liberté d'Arthur H, on laisse les sons et les images nous traverser et nous transporter. » France Culture
9,90 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Derniers feux sur Sunset
Points
En 1937, tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Sa chère Zelda est internée. Ruiné, alcoolique, l’écrivain joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart... Un soir, il croise la ravissante Sheilah Graham. Comment continuer à vivre quand le monde s’effrite autour de soi ?

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Dans son œuvre, il s’attache à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes. Les joueurs, Emily et Speed Queen sont disponibles en Points.

« Stewart O’Nan restitue avec une émotion sans pareille les dernières années d’un auteur de légende. Fitzgerald lui-même applaudirait cet exploit. »

Dennis Lehane
8,00 €
Je vous emmène
Points
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand. Née en 1938, Joyce Carol Oates est une nouvelliste et romancière prolifique, récompensée par de nombreux prix littéraires. Les Chutes, Mudwoman et Maudits sont notamment disponibles en Points. « Je vous emmène véhicule, avec humour, une ardente envie de la vie. » Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
8,95 €
Icare ou l'Insoumission
Grasset
«  Dans ce roman vif, corrosif, plein d’humour et de péripéties, Icare n’est pas ce héros de carton-pâte, doté d’ailes enduites de cire, qui se noie dans la mer pour avoir volé trop près du  soleil. Fils de Dédale, architecte qui ressemble à Frank Gehry, échappé comme lui du labyrinthe, il sait ce qui l’attend. Agé de dix-sept ans, Il ne vit qu’une journée et profite de chaque instant. Tant qu’il vole, il ne tombe pas. Libre comme l’air, il désobéit à sa légende, défie la loi des hommes (et de la pesanteur) et la règle du père. La menace de la chute baigne  cette  épopée  poétique et  prophétique, à la fin inédite et joyeuse.

*Icare ou l’insoumission*  est une fable, un récit moderne qui convoque les mythes anciens pour mieux célébrer la liberté du présent.  »
19,00 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Même la nuit ne veut pas de moi
Grasset
« Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?

J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.

Alors j’ai retiré le masque.

Après  J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.

*Même la nuit ne veut pas de moi*  est le récit d’un homme qui a vacillé dans une époque qui tremble, mais qui a découvert une vérité essentielle : on ne tient pas seul.

C’est un livre sur cette décision, chaque matin recommencée : choisir la lumière.»

Arthur J. Essebag
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
La peur au ventre
Grasset
«  Je veux qu'elle conduise des bateaux, qu’elle connaisse la vitesse, qu’elle aime le froid, marcher sous la pluie. Je veux la débarrasser de la mélancolie que m’a transmise ma mère...  »

Ainsi Rosa Bursztein rêve-t-elle de la fille qu’elle espère avoir un jour, indépendante et libre des superstitions. Car dans la famille Bursztein, de mère en fille, on se répète ce mantra : « Je n’ai pas de chance  ».

Alors que la maladie frappe ses proches et que son désir d'enfant se trouve percuté par une fausse couche douloureuse, elle prend la plume pour s’attaquer aux croyances qui paralysent depuis toujours sa vie amoureuse et professionnelle.

Quand on genre Dieu au féminin et qu’on mange du saucisson pour Kippour, peut-on encore croire au mauvais sort ?   Être à la fois féministe et jalouse de ses amies ? Réussir à devenir mère alors qu’on est toujours la « fifille » de la sienne ? Les peurs sont tenaces...

La chronique tendre, drôle et attachante d’une femme d'aujourd'hui et de sa famille.
22,00 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Dernière lutte avant l'aube
Grasset
Toute course en avant vers des buts trop élevés mène à l'abîme. Les mystificateurs qui affirment l'inverse en falsifiant le réel sont nombreux ; aussi, quand débute cette histoire, on ne sait trop si l'on entre dans un conte fantastique ou dans la plus cruelle des réalités.

Jean et Sarah n'ont pas encore vingt ans.  Quelque part aux îles Moluques, ils rencontrent  Mathilde,  une vieille dame étrange, perdue dans le labyrinthe d'une quête impossible ; depuis sa jeunesse, elle parcourt le monde à la poursuite d'un mythe qui s'évanouit sans cesse : une mer inconnue que le poète Grec Pindare aurait atteinte il y a vingt-cinq siècles, pour y découvrir  qu'elle seule permettait aux hommes  d’« épuiser le champ du possible », comme il le chantait dans ses vers. Nul ne sait où se trouve cette mer, mais certaines légendent la situent  aux confins des territoires glacés du Grand Nord, dans un pays qu’aucune carte ne mentionne…

Jean et Sarah décident de suivre Mathilde dans sa quête.  Aux îles de l’Amirauté, ils croisent la route du capitaine  *Ha Ha* et de son équipage embarqués sur le cargo *Hourra* dans une aventure aussi folle que la leur.Commence alors le plus singulier des voyages. Roman philosophique sur l'absurde, *Dernière lutte avant l'aube*  est une interrogation sur l'espoir et les illusions qui ne cessent de hanter notre imaginaire en dépit de la précarité des entreprises humaines.
17,00 €
Dans le ventre des filles
Grasset
« Vous voyez ce que je vois ? » Lors de sa première échographie, la narratrice découvre qu’elle attend des jumeaux. Mais un fœtus est plus petit que l’autre et semble présenter plusieurs anomalies. Une question se pose immédiatement, qui l’accompagnera tout au long de sa grossesse : pourra-t-elle garder ses deux bébés  ?

L’équipe médicale se lance alors dans une véritable enquête au sein de l’unité de diagnostic prénatal d’un hôpital parisien. A mesure que la tension monte et que les examens se multiplient, la narratrice doit accepter de ne plus rien comprendre. Mais par sa vitalité, son regard aiguisé et plein d’humour, elle parvient à saisir le grotesque au cœur d'une insoutenable attente faite de dilemmes, d’angoisses et de culpabilité.

Page après page, c’est aussi tout un univers qui se déploie : l’hôpital et son personnel, tantôt à l’écoute et bienveillant, tantôt brutal ou indifférent, face auquel notre héroïne se révèle à elle-même – forte et courageuse.

Servi par une écriture délicate et lumineuse, ce texte d’inspiration autobiographique où l’on retrouve l’influence d’autrices telles que Déborah Levy, Sinead Gleeson, ou encore Annie Ernaux, se lit d’une traite. Ode féminine et féministe, intelligent, drôle et d’une émouvante sincérité, *Dans le ventre des filles* s’offre à lire comme la réconciliation entre un destin d’écrivaine et de mère.
22,00 €
1984
Grasset
1984, le chef-d’œuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du XXème siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu’un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L’atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l’illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd’hui une somptueuse édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d’Orwell.

Il s'agit d’un des événements éditoriaux les plus attendus de l’année à travers le monde.

Traduit l'anglais par Josée Kamoun
27,00 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
Un irrésistible penchant
Grasset
Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ?

En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor  ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.

Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
17,00 €
Chemin des falaises
Grasset
Comment Marie, qui a toujours détesté la campagne et n’a jamais tellement aimé les chiens, se retrouve-t-elle à vivre seule dans un hameau normand avec un malinois de vingt-cinq kilos ? Il a suffi d’une seconde. Une seconde d’inattention, un camion dans un virage, et tout a basculé. Alex n’est plus là et Marie se retrouve veuve, avec pour seul compagnon le chien qu’il avait recueilli.

Un long voyage commence pour elle. De Berlin, où ils vivaient leur vie rêvée et cosmopolite, elle part s’installer aux abords de Fécamp, où Alex avait ses racines, et où il espérait finir ses jours. Là, dans la maison du chemin des Falaises, qu’un escalier construit par des prisonniers de guerre allemands relie à la mer, elle affrontera l’épreuve du deuil. Ici, elle survivra ou elle sombrera avec la ville. Car comme elle, Fécamp a connu des jours meilleurs - les années fastes ne sont plus qu'un lointain souvenir pour un peuple de héros déchus, rudoyés par les vagues et lancés à marche forcée vers la modernité.

*Chemin des Falaises* est l’odyssée d’une femme qui navigue sur l'étroite ligne de démarcation entre la solitude et la folie, et que la vie embarque en des contrées inattendues. Marie, qui croyait pouvoir tout maîtriser, doit lâcher prise et se laisser porter... Elle croisera des voisins indiscrets, des femmes bavardes, des lamas, un clown, une veuve ukrainienne, un pêcheur intolérant, des Parisiens plus fermés encore, des jeunes désœuvrés, un loup de mer renfrogné. Grâce à son chien, elle apprendra à les connaître et à les apprécier, de la même manière qu’elle finira par tomber amoureuse de son nouveau port d’attache. Pour Marie comme pour Fécamp,  *Chemin des Falaises*  est une histoire de naufrage et de résurrection.
20,00 €
La vraie vie de Sawsan
Grasset
Mais qui est réellement Sawsan  ? Professeure de danse, amante discrète et amie évanescente, elle a surgi un soir dans la vie de la narratrice alors que celle-ci travaillait derrière le comptoir d’un bar parisien. La jeune femme est immédiatement fascinée par l’aura de la danseuse, une obsession qui ne va cesser de se nourrir de la curiosité et du désir qui croît en elle. Elles se revoient après cette soirée, se rapprochent, mais derrière l’énergie hypnotique de Sawsan semble se dissimuler un soleil noir difficile à déchiffrer.

La barmaid a du mal à trouver sa place dans cette relation, et cela la renvoie à ses propres angoisses sociales  : on lui reproche de trop s’effacer, de ne pas imposer ses choix, de plier face à la violence masculine qui régit son groupe d’amis. Mais alors que l’arrivée de Sawsan bouscule entièrement sa vie, elle ne réalise pas encore que certaines histoires d’amour sont bien différentes de celles auxquelles on aimerait croire…

Après le succès d’*Adieu Tanger*, Salma El Moumni continue d’explorer la complexité des relations humaines en nous plongeant dans une enquête intime jusqu’à sa déflagration finale. Car pour comprendre la vraie vie de Sawsan, elle transforme ses lecteurs en voyeurs. Mais aussi en complices.
18,00 €
Le système de l'argent
Grasset
«  J’ai besoin d’un vieux, pour inspirer confiance. Des vieux, on en trouve partout. Mais des vieux comme toi, je n’en connais qu’un. Pendant toute ta vie, tu as réussi à oublier le petit garde rouge que tu étais dans ta jeunesse, le justicier des usines, le casseur de flics, le voleur de bibliothèques, l’ami des pauvres. Et tu as réussi à ne plus croire en rien. C’est très fort. Tu es un monstre, Lux. Quelqu’un qui ne croit en rien est capable de tout.  »  : ainsi s’adresse Christian Alexander Smith à Luc/ Lux Desanges.

Le premier, la trentaine, est un jeune self made man d’origine européenne, startupper richissime sans autre patrie que celle du profit, ami de tous les milliardaires libertariens de la tech, qui entreprend avec sa folie visionnaire apocalyptique d’acheter à prix d’or de gigantesques zones franches pour la survie des plus nantis, hors du contrôle des Etats impuissants (la Ligue des Territoires de demain), maniant avec dextérité la novlangue cynique d’un discours progressiste (écologie, expérimentation sociale, etc.) pour mieux camoufler ses intentions totalitaires et mercantiles.

Le second, 73 ans, est un ancien militant révolutionnaire établi en usine dans les Vosges. Ses rêves fracassés à 23 ans, il traine le cadavre de sa jeunesse pendant la Révolution des Œillets au Portugal, où il pille les riches bibliothèques privées pour faire commerce de livres anciens au point de devenir bibliophile (il fournit à ce titre un certain… François Mitterrand, qui le prend en affection et se confie à lui lors de ses déambulations parisiennes clandestines). Devenu riche, il se retire en ermite contemplatif et romantique dans une petite île bénie de l’archipel de Malte d’où va l’extirper Smith afin qu’il pilote le commando d’experts embauchés pour   faire main basse sur les médias influents, puis sur les vastes territoires (France, Europe, Afrique) des futures zones franches.

Ce roman-monde nous fait passer sans transition du monde d’en haut où voyagent sans frontière les tycoon de la finance dérégulée (Washington, Moscou, Tripoli, Benghazi, Beyrouth, Bruxelles, La Valette, Gozo, Kigali,   Malte, Lisbonne…) au monde d’en bas (les Vosges, la Lorraine… ) où s’agitent les petits insectes humains que les premiers tentent d’écraser  ; du plan large des kleptocrates idéologues au plan serré des femmes et des hommes encore porteurs d’un idéal  ; du point de vue panoramique des drones tueurs sans âme au point de vue subjectif des individus de chair et d’os (il en reste…).

Ce «  système de l’argent  » au plus haut niveau est-il assez huilé pour broyer les citoyens ordinaires et les déraciner de toutes leurs traditions, ou quelques grains de sable obstinés finiront-ils, dans l’arrière-pays du Mont Tomis (sud de la France), par enrayer la mécanique terrifiante de déshumanisation  ? Luc se réveillera-t-il de sa longue léthargie dépressive  ?
24,00 €
Les Recyclés
Grasset
Bienvenue dans une société qui n'est pas encore la nôtre, où chaque personne insatisfaite de son prochain dispose du droit d’engager contre lui, au sein d'un couple ou d’une famille, une procédure légale de recyclage à laquelle la personne rejetée n’a aucun moyen de s’opposer.

Dépossédé(e) de tout, encaserné(e) dans un centre spécialisé (une manière de SPA pour humains), le ou la recyclé(e) se voit proposé(e) publiquement à l'adoption, chaque week-end, sous un hall. Etant entendu que la personne adoptante a la faculté, si la greffe ne prend pas, de procéder à un "rendu", comme dans un magasin, en restituant l’adopté(e) au Centre.

Cette mise à disposition par voie de recyclage, le plus souvent subie, peut être volontaire. Nivôse, jeune retraité las de lui-même et de sa vie mais répugnant au suicide, a choisi cette échappatoire.

C’est à travers ses yeux que nous découvrons les rituels et la faune du Centre. L'une après l'autre, deux femmes en jachère affective se portent adoptantes du désenchanté et échouent à le réconcilier avec la vie. Peut-être la résurgence d'un épisode oublié de sa jeunesse y parviendra-t-elle ?
19,00 €
Bocuse
Grasset
De la cuisine il a fait un art, de son nom, une légende, et de sa vie, un roman.

Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.

Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d'Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…

Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, *Bocuse* révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.
22,00 €
ROTOTO Ier
Grasset
ROTOTO Ier a pris le pouvoir aux ROTOTOS-UNIS. Il l’exerce de la manière la plus odieuse, se prétendant un génie, terrorisant son chambellan, révélant aux enfants que le Père Noël n’existe pas, écrivant des traités où il tranche d’économie et de science, provoquant un scandale après l’autre, rotant. Le roi *est* le bouffon.

ROTOTO Ier n’a qu’un désir, la guerre. Il vient en visite officielle en France où il compte acheter le château de Versailles pour le transformer en ROTOTOGOLF. La jeune Charlotte, étudiante exaltée, a le projet de l’assassiner. Pareils à des consciences, Winston Churchill et Eleanor Roosevelt interviennent en personne tout au long de l’histoire.

Depuis son premier roman, *Confitures de crimes*, où un poète hystérique prend le pouvoir en France, à *Dans un avion pour Caracas* où c’est Hugo Chávez qui menace, Charles Dantzig s’intéresse à la question de la tyrannie. Donald Trump la pose chaque jour de manière plus insistante.
12,00 €
Une mère en fuite
Grasset
«  Ma mère a toujours été un mystère. Sa vie, sa façon d’être, son histoire. D’origine hongroise, mariée en premières noces à un grand aristocrate de son pays, réfugiée en France après la Seconde Guerre Mondiale, naturalisée après son remariage avec mon père, elle m’a toujours donné l’impression que l’essentiel de sa vie s’était déroulé avant ma naissance. La suite m’a toujours semblé à distance de mon enfance et de ma jeunesse.

J’habitais dans un hameau de la vallée de Chevreuse avec mon père. Ma mère, elle, vivait à Paris. Elle venait régulièrement nous rendre visite. Je savais peu de chose de la vie qu’elle menait. Dessinatrice de mode, créatrice de la première collection de prêt-à-porter pour la maison Hermès, elle a été pour moi un personnage insaisissable à la présence  intermittente. Capable d’une vraie tendresse comme d’une grande froideur, elle m’a transmis le goût de la féérie et du merveilleux. Une exigence terrible. Et de nombreuses fragilités aussi.

J’ai tenté de relier tous les fils qui m’ont attaché à elle, en particulier celui d’une sensualité aussi intense que réprimée, dont les sources viennent sans doute en partie du protestantisme calviniste dont elle était l’héritière. Le regard qui est le mien est celui d’un enfant à la fois déconcerté  et émerveillé. La découverte tardive de son journal intime, dans laquelle elle a fait le récit d’une grande passion malheureuse pour André Malraux, m’a permis de mieux comprendre ses zones d’ombre. Ma mère aura a été avant tout une grande amoureuse d’un autre temps, rêveuse, romanesque, assez seule, et vers qui aujourd’hui encore, et par les mots, j’essaie de tendre la main.  »
18,00 €
Le roman des artistes T2
Grasset
Voici le deuxième volume de la tétralogie, *Le roman des Artistes*, qui raconte, de 1820 à 1885, la vie de tous les grands créateurs depuis la révolution romantique jusqu’aux pastels de l’impressionnisme.

Le cadre historique de ce deuxième volume, qui court de 1847 à 1860, est rythmé par les révolutions de 1848 et les changements de régimes politiques qui déterminent la vie des artistes engagés, condamnés pour les uns à l’exil (Hugo réfugié à Bruxelles puis à Jersey, enfin à Guernesey), pour les autres à la censure (le procès de Flaubert pour *Madame Bovary* et de Baudelaire pour *Les Fleurs du mal*), tandis que d’autres encore jouent un rôle historique de premier plan (Lamartine proclame la Deuxième République en 1848, Tocqueville siège à l’Assemblée, Dumas, Balzac et Eugène Sue se présentent aux élections…)

Les querelles esthétiques redoublent ici les révolutions politiques. On retrouve dans cette décennie les écrivains du premier tome (Dumas, Hugo, Balzac, Lamartine, Musset, Vigny, Mérimée, Nerval, George Sand, Théophile Gautier, Chateaubriand, Baudelaire, auxquels s’ajoutent Flaubert, les frères Goncourt, Louise Colet…).  Côté peinture, Delacroix et Ingres sont rejoints par Corot, Millet, Courbet… Nadar incarne les débuts de la photographie…

Autant de personnages de chair et de sang dont nous partageons les combats, les amitiés, les amours passionnées, les querelles, les brouilles et les réconciliations, le génie et les bassesses.

Et voici que tous ces artistes qui sont devenus pour nous des « classiques » quittent la poussière des étagères et des bancs d’école pour s’ébrouer au grand vent de l’Histoire, dans un tourbillon palpitant où ils inventent la presse et la littérature modernes, se battent sur les barricades, publient des pamphlets dévastateurs…
24,00 €
C
Grasset
Depuis le massacre du 7 octobre 2023, Gilles ne reconnaît plus sa femme Rébecca, une éditrice parisienne dont l’identité juive ressurgit obsessionnellement en même temps qu’apparait au plafond de leur chambre à coucher  un champignon mystérieux impossible à éradiquer.

Tout ce qui lui était familier lui devenant étranger, Gilles se réfugie dans un adultère clandestin avec la belle Capucine, avec laquelle il se sent «  à la maison  » et qui va l’encourager à découvrir les meetings de Jordan et Marine. Passion sexuelle bientôt mêlée de passion politique, dans un monde où tout se défait.

Autour de ce trio, un rabbin séduisant, un avocat provocateur, une écrivaine intersectionnelle qui rêve d’un prix littéraire, un ami fasciste, une influenceuse pro-israélienne, des dîners pleins de vie et d’engueulades, les grands mots, la folie de tous dans une France obsédée par les questions identitaires ( religion, communautés, genres, sexes…) qui semble elle aussi recouverte de moisissure.

20 après le succès de son mythique   *Vieux juif blonde* sur scène, Amanda Sthers, nous offre un roman vif, drôle, implacable, une variation contemporaine sur *La Métamorphose* de Kafka sous forme de fable politique aux dialogues ciselés dont nul ne sort indemne et qui fait du bien dans un monde où la nuance, le recul et l’humour se font rares.
20,00 €
J'ai perdu un bédouin dans Paris
Grasset
Je m’appelle Arthur Essebag.

Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.

Jusqu’à ce matin où l’impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis.

En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D’autres traînées dans des tunnels, en otages.

Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j’ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s’est tue.

C’était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.

Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j’ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j’ai pensé à ma mère. À mes racines. À cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s’est mis à hurler : j’ai dit “Je” et j’ai dit “juif” .

Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge.

Et j’ai écrit. Parce que je n’avais plus d’air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action.

De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ?

*J’ai perdu un Bédouin dans Paris* est mon premier livre.

Et ce Bédouin, finalement… c’est moi.
22,00 €
Les Gréveuses
Grasset
Rita est femme de chambre à l’Inside, hôtel parisien de six cents chambres. Une employée happée par un système : sous-payée, sans protection sociale ni contrat à plein temps, elle est soumise à une entreprise de sous-traitance. A la cité, ses fils l’attendent et trompent l’ennui. Comme elle, Aminata, Diva, Mariama sont payées à la tâche. Une violence de trop sera l’étincelle qui fera débuter la lutte, et embrasera leur été.

Sur le piquet de grève, elles sont dix-sept travailleuses à réclamer leurs droits. Elles ne parlent pas les mêmes langues, ne croient pas aux mêmes dieux, mais ensemble surpassent les douleurs et les humiliations. Leurs corps et leurs rêves abîmés. La grève devient alors une épopée où les femmes de chambre affrontent les grands patrons, invisibles, qui souhaitent que leur mouvement s’essouffle. À la fin, elles seront plus de cent-cinquante.

Dans une langue incandescente, Romuald Gadegbeku nous raconte la vie de ces travailleuses qui, par leurs efforts répétés, tentent d’arracher leur dignité autant qu’une juste place dans ce pays : que leur est-il arrivé ? Un premier roman politique où la grâce répond à la douleur.
22,00 €
Le livre de Kells
Grasset
*Le Livre de Kells* est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie.

À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.

Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de *Kells*, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.

Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse *La Gauche Prolétarienne*à se dissoudre.

Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.

Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit «  Libération  » en septembre  1973.

*Le livre de Kells* est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée…
23,00 €
Soleil invaincu
Grasset
Le jour où elle apprend qu’il lui reste quelques mois à vivre, Jeanne réalise qu’elle a échoué à transmettre l’essentiel à son fils, Quentin, adolescent privilégié, fils d’un producteur télé dont la devise «  more trash more cash  » a fait le succès.

Elle kidnappe Quentin pour le ramener dans la forêt où son propre père lui avait appris, au même âge, à vivre dans la nature, en respecter les règles, en savoir les dangers, en chérir la beauté. Aidée par son ami d’enfance et sa femme, Jeanne devra redevenir celle qu’elle était jadis pour montrer à son fils les secrets de cette forêt millénaire encore hantée par le souvenir de son père. Mais aura-t-elle assez de temps  ?

Haletant, profond et habité, *Soleil Invaincu* nous entraine dans la dernière course d’une mère pour offrir à son fils la possibilité d’habiter autrement le monde qu’elle va quitter.

Un bouleversant roman sur le courage, l’amour, l’humilité et la solidarité.
22,50 €
Un beau diable
Grasset
Un physique enviable a valu au débutant Florian Prairial d'interpréter le rôle-titre d'*Un beau diable*, premier film d'inspiration fantastique d'un jeune réalisateur. Le succès d'estime du film conduit Florian à rencontrer Fallen, un homme d'affaires mordu par le démon du cinéma.

Richissime, mais totalement inconnu de ce milieu, Fallen propose à Florian d'interpréter à nouveau Lucifer, cette fois dans une grandiose adaptation du poème inachevé de Victor Hugo, *La Fin de Satan*, qu'il veut financer et mettre en scène.

Florian hésite : il craint de s'enfermer dans une image préjudiciable à sa carrière en campant à nouveau un rôle aussi typé, et s'inquiète surtout d'une sorte de machination qui semble s'ourdir autour de lui quand sa mère et ses deux maîtresses sont successivement approchées par Fallen.

Cependant la proposition est tentante, car les moyens sont illimités. Florian signe le contrat faustien avec l’inquiétant Fallen. Alors qu'il s'apprête à le poster, un autre projet émanant d'une maison de production classique l'amène à manquer à sa parole vis-à-vis de Fallen.

Dès lors, une série d'événements inquiétants et bientôt terrifiants va faire de sa vie un cauchemar dont il s'éveillera désenvoûté/désenchanté...
22,90 €