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Résultats de recherche pour 'Act In Games' (4526)

Orbital
J'ai Lu
À bord de la Station spatiale internationale, six astronautes s'activent, chacun traversé par des interrogations existentielles. L'un rêve d'emmener sa fille dans l'espace, une autre affronte le deuil de sa mère, et certains se font du souci pour leur mariage. Éloignés mais si profondément connectés à la Terre, ils n'ont jamais ressenti avec autant d'intensité leur appartenance à cette planète, ainsi que la conviction d'en être les gardiens. Le temps s'écoule au rythme des orbites tandis que le berceau de l'humanité devient le personnage central de ce roman contemplatif, teinté de mélancolie. L'écriture aérienne de Samantha Harvey propose ici une conquête poétique de l'espace et de soi.
8,40 €
The Rule Book
J'ai Lu
Travailler avec son ex ? Un vrai sport de contact ! Nora Mackenzie a tout fait pour atteindre son rêve d'être agente sportive. Y compris larguer Derek Pender, son petit ami à la fac. Des années plus tard, le boss de Nora lui annonce que son tout premier client n'est autre que Derek, devenu l'un des joueurs les plus célèbres de la NFL. Pourquoi accepte-t-il de travailler avec elle ? Elle ne tarde pas à le comprendre : si l'on en croit ses demandes farfelues, dignes des plus grandes divas, Derek a bien l'intention de lui rendre la vie infernale et de la forcer à démissionner. Pas de chance pour lui, Nora adore les défis...
19,90 €
Le Cercle des derniers libraires
J'ai Lu
Emma, l'inoubliable propriétaire des Livres penseurs à Saint-Flour, demande à sa jeune et fantasque nièce Miranda de gérer sa librairie en son absence. Celle-ci, néophyte mais dévoreuse de romans, sera secondée par un "libraire volant". Toutefois, l'homme qui se présente n'est pas celui qu'il prétend être, car le véritable employé a été délibérément fauché par une voiture. L'imposteur, qui agit pour le compte de collectionneurs de livres rares, avoue à Miranda qu'il est actuellement à la recherche de poèmes inédits de Rimbaud. Et tout indique que le précieux manuscrit se trouve dans l'une des échoppes du Cercle des derniers libraires... Aimer les livres n'aura jamais été aussi dangereux... bibliophiles, tremblez !
14,90 €
Aimer comme un albatros
Points
L'albatros, en amour, nous livre une précieuse leçon de vie et de sagesse.

Confronté à l’épreuve d’un divorce, le narrateur cherche à surmonter son chagrin. Sur les côtes Bretonnes, il contemple des Fulmars boréaux, cousins des albatros, des Fous de bassan, et des Guillemots de Troïl. Ceux-ci lui offrent un enseignement pour éviter l’échec amoureux : il faut choyer la liberté de l’autre. S’éloigner temporairement, éprouver le manque, afin de mieux se retrouver. Accompagné par les mots salutaires de l’écrivain Maurice Genevoix, également touché par la beauté de la gent ailée, il reprend confiance sur les bords de la Loire et se dit que le véritable amour est peut-être à rechercher dans la manière qu’ont les oiseaux de s’aimer : un savant mélange entre tendresse, caresses, respect, bienveillance, séduction et liberté.

« Ce grand observateur des oiseaux souligne leur importance dans notre quotidien et comment ils peuvent réparer ce qui a été détruit. »

*France Inter*

Jean-Noël Rieffel est vétérinaire et dirige actuellement l’Office français de la biodiversité en Centre-Val de Loire. Ornithologue amateur, sa passion pour les oiseaux lui vient de l’enfance lorsque, comme Jacques Prévert, il contemplait la nature en rêvant. Il est l’auteur d’*Éloge des oiseaux de passage* (Points, 2025).
7,90 €
L'Érotisme de vivre
Points
Catherine Ringer nous ouvre les portes de la poésie d'Alice Mendelson, qui célèbre le désir et l'érotisme au féminin !

Sensuelle et résolument joyeuse, la poésie d’Alice Mendelson est un manifeste éclatant de la poésie comme acte de vie, d’amour et d'audace. De ses textes irradie un chant passionné qui célèbre l’érotisme, le goût des hommes, des couleurs, des instants et des mots. Une poésie fougueuse, espiègle, du désir et de la volupté.

Présentation et sélection par Catherine Ringer

Alice Mendelson (1925-2025) est conteuse et poétesse. Née de parents juifs, elle échappe à la déportation et s'engage dans la Résistance avant de devenir enseignante. L'Érotisme de vivre est son unique recueil de poésie.

Catherine Ringer est autrice-compositrice-interprète. Elle est notamment le membre fondateur du groupe Les Rita Mitsouko. Depuis 2021, elle monte sur scène pour déclamer les poèmes d'Alice Mendelson, accompagnée au piano.
10,80 €
Poésie d'Afrique au sud du Sahara
Points
Par-delà les frontières, Bernard Magnier a réuni des textes écrits en français, traduits de l’anglais, du portugais, mais aussi du swahili, du peul, du haoussa, du yoruba, du pidgin-english, de l’afrikaans ou du créole cap-verdien et de bien d’autres langues africaines.

Les poèmes se côtoient, sans autre classement que l’ordre alphabétique du nom de leurs auteurs et autrices. Ils témoignent des convulsions du continent, dénoncent la dureté du quotidien, les furies des humains, les douleurs de l’exil mais ils célèbrent aussi la beauté, les amours, les engagements et offrent une écoute attentive aux bruissements du monde.

Des formes classiques ou empruntées à des modèles issus de la tradition jusqu’aux textes de la scène, des chansons et des slams, les voix se mêlent et tissent une mosaïque vibrante de l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui.

280 poèmes – 240 poètes – 30 langues

Édition augmentée de 80 nouvelles voix contemporaines

Bernard Magnier est journaliste. Spécialiste des littératures africaines, il a créé et dirigé la collection « Lettres africaines » chez Actes Sud. Ouvert également à d’autres horizons, il programme et anime de multiples rencontres et festivals littéraires.
14,90 €
Un homme dangereux
Points
Une enquête saisissante dans des hôpitaux psychiatriques ultrasécurisé sur les meurtriers les plus dangereux de France.

Il est « le patient le plus dangereux de France ». Qui se cache derrière cette formule ? Intrigué, Alexandre Kauffmann se lance dans une enquête qui prend rapidement la tournure d’un « polar psychiatrique ». Il se plonge dans les archives judiciaires et s’introduit dans plusieurs UMD (Unité pour malades difficiles), faisant face à des cannibales ou des tueurs d’enfants, pour glaner quelques informations sur cet homme mystérieux. Un jour, au détour d’une conversation, il apprend que ce détenu promis à un enfermement à perpétuité pourrait bientôt être libéré. Un face-à-face devient alors possible…

« Une plongée saisissante dans ces services de psychiatrie où sont retenus des patients jugés irresponsables de leurs actes. » *Le Monde*

Alexandre Kauffmann est romancier et reporter indépendant (*Le Monde*, *XXI*, *Slate*…). Il est l’auteur de *Surdose* (2018) et de *La Mythomane du Bataclan* (Points, 2024).
8,70 €
Gaza
Points
Une anthologie inédite de poèmes de Gaza, un territoire où, chaque jour, "l’œil de l’espérance" se ferme un peu plus.

*Que peut bien vouloir dire être en sécurité

en temps de guerre ?

Cela veut dire avoir honte de ton sourire

d’être au chaud, de tes habits propres

de l’eau disponible, de l’eau potable

de pouvoir prendre un bain

et de te rendre compte que tu es encore vivant !

Ô mon Dieu !

Je ne veux pas être une poétesse en temps de guerre*

Hind Joudeh

À Gaza, la poésie se dresse en rempart contre la dégradation de l’humain par l’homme, comme une « arme miraculeuse », selon la formule d’Aimé Césaire. Alors que les bombes pleuvent et que la terreur règne, vingt-six voix gazaouies s’élèvent, crues, effrénées et lucides. Elles crient les horreurs de la guerre, et le silence du reste du monde. Face à une réalité apocalyptique, dans ce lieu où l’espoir a été aboli, le miracle des mots continue néanmoins d’opérer.

Abdellatif Laâbi est né en 1942 au Maroc. Il est traducteur de l’arabe et auteur d’une œuvre poétique et littéraire foisonnante. Il a été couronné, notamment, par le prix Goncourt de la poésie (2009), le Grand Prix de la francophonie décerné par l’Académie française (2011) et le prix Mahmoud-Darwich pour la création et la liberté (2020).

Yassin Adnan est né en 1970 au Maroc. Il a été cofondateur de la revue *L’Algarade poétique* et a été le concepteur et l’animateur d’émissions littéraires et culturelles télévisées, au Maroc et en Égypte. Il a publié plusieurs recueils de poésie et un roman *Hot Maroc* (Sindbad-Actes-Sud en 2020).
10,80 €
Les Élégies de Duino
Points
« Nulle part, ô bien-aimée, le monde

ne sera comme à l'intérieur de nous-mêmes.

Notre vie s’use en transfigurations.

Et de plus en plus mince, le dehors, disparaît. »

L’écriture des Élégies de Duino, débutée entre Venise et Trieste en 1912, fut achevée dix ans plus tard en Suisse, en même temps que la rédaction des Sonnets à Orphée. Dans ces poèmes, la mort n’est plus seulement le « fruit qui mûrit à l’intérieur de la vie », mais « la face cachée de l’existence – l’autre côté de la nature... ».

Chant nostalgique, célébration de l’enfance, méditation sur l’amour et la mort, ces deux recueils constituent le chef-d’œuvre poétique de Rilke.

Né à Prague en 1875, Rainer Maria Rilke, le célèbre auteur des Lettres à un jeune poète, est le plus grand poète de langue allemande du début du siècle. Les Élégies de Duino, Les Sonnets d'Orphée, Histoires pragoises et Le Testament sont également disponibles en Points.

Traduit de l'allemand par Lorand Gaspar et Armel Guerne

Édition bilingue
9,30 €
Une ardente patience
Points
« Au Chili, tout le monde est poète. Tu seras plus original en restant facteur. » Réfractaire au métier de pêcheur, Mario Jimenez trouve son bonheur grâce à une petite annonce du bureau de poste de l'île Noire. Facteur il sera, avec pour seul et unique client le célèbre poète Pablo Neruda. Leur relation, d'abord banale et quotidienne, se transforme, par la magie du verbe et de la métaphore, en une amitié profonde. Mais malgré leur isolement, l'Histoire les rattrape…

Romancier et cinéaste, Antonio Skármeta dut quitter le Chili en 1973 à la suite du putsch du général Pinochet. Une ardente patience a été adaptée au cinéma sous le titre Le Facteur par Michael Radford.

Traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero

« Un roman d'une souveraine maturité. »

La Quinzaine littéraire
9,30 €
Bain de lune
Points
Stupéfait, un pêcheur découvre une jeune fille échouée sur les rivages d’Haïti après trois jours de tempête. Son corps martyrisé montre qu’elle a été victime d’une grande violence. Quand la voix de la naufragée s’élève, elle en appelle à tous les dieux vaudous et à ses ancêtres pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là.À l’origine de cet acte barbare, le ressentiment entre deux familles que tout oppose : les Lafleur qui ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d’Haïti où la terre et les eaux se confondent, et les Mésidor devenus seigneurs des lieux en faisant main basse sur toutes les bonnes terres de la région.

Dans ses romans, comme dans ses nouvelles et ses essais, Yanick Lahens brosse avec lucidité et sans complaisance la réalité de l’île où elle est née, Haïti.
8,40 €
Le Cosmonaute
Points
Nous vivions quelque chose d’extraordinaire. Nous nous aimions. Et puis Pimprenelle, si imprévisible, si aérienne, est devenue obsessionnelle et jalouse. Heureusement, j’ai adopté une méthode pour affronter la vie en toute sérénité : celle du chameau sauvage d'Australie. Lors des duels, il décide lui-même s'il a gagné ou non, et il se couche sur le flanc, sans se soucier de son adversaire.

Romancier français né en 1964, Philippe Jaenada est l’auteur du Chameau sauvage (prix de Flore 1997), adapté à l’écran sous le titre À + Pollux. Ses ouvrages Les Brutes et Plage de Manaccora, 16h30 sont disponibles en Points.

« Il est question d'amour, de turf et de détectives. Rien ne manque : le ton Jaenada (badin), les gags Jaenada (irrésistibles) et, bien sûr, l'héroïne Jaenada bizarre, caractérielle et sublime. »

Chronic'art
8,95 €
Trois hommes dans un bateau
Points
« Cette absence de moutarde jeta un froid sur le bateau. L’existence nous paraissait vide et terne » : quand trois gentlemen anglais, totalement dénués de bon sens, décident d’entreprendre une croisière sur la Tamise, un simple voyage devient une épopée. Pour Jerome, George, Harris, et Montmorency, le fox-terrier irritable et grognon, monter une tente est un casse-tête, trouver l’ouvre-boîtes, un effort titanesque, et survivre sans « cup of tea » totalement insensé. De cette joyeuse bande, loufoque et désopilante, la Tamise se souviendra longtemps.

Né en 1859, Jerome K. Jerome a été successivement employé des chemins de fer, journaliste, acteur et instituteur avant de se consacrer à l’écriture. Il a connu un immense succès public avec *Trois hommes dans un bateau (sans oublier le chien)*.

« Un classique de l’humour victorien. »

*Le Nouvel Observateur*

Traduit de l’anglais par Déodat Serval

Préface de Jean-Loup Chiflet
10,80 €
Le Doute m'habite
Points
« Ce nouveau spectacle, d’une facture un peu moins sophistiquée que le premier afin d’être compréhensible à l’entendement des plus cons, se composera d’une série de vrais sketches avec des vrais morceaux de bravoure entiers dedans reliés entre eux par une bassesse d’inspiration qui volera au-dessous de la ceinture du moindre nain. »

Pierre Desproges

La Comédie-Française a donné carte blanche à Christian Gonon pour jouer, lors d’une représentation exceptionnelle, un choix de textes de Pierre Desproges. Le succès du spectacle fut tel qu’il a été repris en tournée, notamment au Théâtre du Vieux-Colombier.
6,20 €
Extrêmement fort et incroyablement près
Points
Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu'elle expliquera cette disparition injuste, le garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête l'entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l'après 11-Septembre.
10,20 €
Replay
Points
En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau new-yorkais, et écoute sa femme lui répéter au téléphone : " Il nous faut, il nous faut... " Il leur faudrait, bien sûr, un enfant, une maison plus confortable. Mais surtout parler. A cœur ouvert. Sur ce, Jeff meurt d'une crise cardiaque. Il se réveille en 1963, à l'âge de dix-huit ans, dans son ancienne chambre d'université. Va-t-il connaître le même avenir ? Non, car ses souvenirs sont intacts. Il sait qui va gagner le prochain Derby, et ce qu'il en sera D'IBM et d'Apple... De quoi devenir l'homme le plus puissant du monde, jusqu'à... sa deuxième mort, et qu'une troisième, puis une quatrième vie commencent...
9,90 €
Les Romans de l'interdit
Points
Un diptyque sur les défauts et manigances humaines dans une langue riche, soulignée par un humour à nul autre pareil.

« Ne me déshonore pas, ne me perds pas, ne révèle rien de ce secret qui est ma mort. […] Que le passé reste enfoui, comme s’il datait d’il y a mille ans, qu’aucun être humain ne le sache… »

Madrid, 1868. Amparo - dite Tormento - est pauvre, très belle, dévouée à en mourir, mais manque cruellement de caractère. Ainsi passe-t-elle ses journées à servir la famille Bringas et ses nuits à empêcher sa sœur de dépenser leurs maigres économies. Agustín Caballero, richissime célibataire, s'éprend de la jolie domestique. Tormento n'y est pas insensible, mais elle doit cacher ungrave secret qui, déjà, commence à s'ébruiter...

Le second roman révèle le personnage ridicule et attachant de madame Bringas, doté d’une finesse psychologique inattendue.

« On disait de Benito Pérez Galdós (1843-1920) qu’il était le Balzac espagnol. Toujours est-il que, Balzac ou pas, don Benito, qui a toujours affiché des idées politiquement progressistes, a un immense talent de conteur et une verve caustique pour peindre la société madrilène de ce XIXe siècle » *Télérama*

Maître incontesté de la littérature espagnole du XIXe siècle, Benito Pérez Galdós (1843-1920) est notamment l’auteur d'une oeuvre monumentale publiée entre 1875 et 1912 sous le titre *Épisodes nationaux, une histoire romancée de l'Espagne de son époque*. Il est élu à la Real Academia Española en 1897.

Traduit de l’espagnol par Sadi Lakhdari et Pierre Guénoun
15,30 €
Ivo et Jorge
Points
Dans un portrait croisé sensible de Jorge Semprun et Yves Montand, Patrick Rotman revient sur la profonde amitié qui lia les deux hommes

Presque tout oppose les deux hommes : Jorge Semprun, l’enfant de la grande bourgeoisie madrilène qui parle couramment trois langues, et Ivo Livi, dit Yves Montand, le fils d’immigré qui a quitté l’école à douze ans. Le chanteur, à la culture hétéroclite d’autodidacte est spontané, angoissé et extraverti, quand l’écrivain, pétri de littérature et de philosophie, est ténébreux et secret. Ce récit entrelace les parcours hors du commun de ces deux hommes engagés qui évoluent lentement de l’illusion lyrique à la désillusion. Acteurs de leur siècle, Ivo et Jorge, l’italien et l’espagnol, condensent dans leurs vies trépidantes et romanesques les tragédies de leur temps.

Patrick Rotman est historien, auteur et scénariste-réalisateur.
8,95 €
Bonjour Pa'
Points
Intimes et universelles, ces lettres d’Ariane Ascaride à son père depuis longtemps disparu mêlent les souvenirs d’enfance de la fille d’immigré italien de Marseille à un regard féroce et tendre sur notre époque. Ces missives tracent l’autoportrait émouvant d’une femme qui a hérité de son père son verbe haut, son humour ravageur et une part de révolte. Elles disent, avec verve et parfois colère, la violence de notre société néolibérale, la bêtise humaine, mais aussi les plaisirs du quotidien et la joie des liens qui nous unissent.

Ariane Ascaride est comédienne. Elle joue notamment dans les films de son mari, Robert Guédiguian, qui se déroulent pour la plupart dans les quartiers populaires de Marseille. À travers ses rôles, elle défend un cinéma social et engagé. Elle a reçu le César de la meilleure actrice pour *Marius et Jeannette* en 1998 et le prix d’interprétation à la Mostra de Venise pour *Gloria Mundi*, en 2019.
6,50 €
Derniers Poèmes
Points
*"Sur les parois et les murs verdissait le lierre, verdissait*

*Une ombre bienfaisante de hautes allées. Souvent,*

*Au soir, au matin, nous étions là,*

*Disant mainte chose et nous regardant plein de joie."*

Ce recueil rassemble les deniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes – les saisons, le temps qui passe – procurent pourtant une forte impression de simplicité et de limpidité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

« J’ouvre Hölderlin. Je lis, je relis et je suis envahi d’une stupeur immense. Soudain le monde, qui me paraissait voué à une fermeture définitive, se déploie. »

Philippe Sollers

Friedrich Hölderlin est né en Allemagne en 1770. D'un caractère sensible, tourmenté et mystique, il s'oriente très tôt vers la poésie. Il passe la seconde moitié de sa vie reclus dans « la tour de Tübingen », où il écrit ses *Derniers poèmes*. Il meurt en 1843.

Nouvelle traduction de l'allemand et présentation par Jean-Pierre Burgart

Édition bilingue
8,40 €
Le Pain perdu
Points
Avec lucidité et humanité, Edith Bruck revient sur son destin. Tout commence lorsque sa famille, de confession juive, est fauchée par la déportation nazie. L'auteure raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie. Elle n’a que quinze ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l'Orient, et enfin, à vingt-quatre ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Edith Bruck, née Steinschreiber, voit le jour le 3 mai 1931 à Tiszabercel en Hongrie. À sa déportation, elle consacre à partir de 1959 plusieurs récits et poèmes dans la langue italienne qu’elle a adoptée en choisissant de vivre à Rome, dès 1954. Journaliste, scénariste, documentariste, comédienne, cinéaste, dramaturge, elle a multiplié les activités, sans jamais renoncer à témoigner de son expérience et sans jamais recourir à la haine.
7,90 €
Comedian Rhapsodie
Points
Avant d’être acteur, Thomas VDB a été journaliste dans la presse musicale et, par un concours de circonstances, a été promu à 25 ans rédacteur en chef d’un magazine de rock. Concrétisant un rêve d’adolescent, sa passion pour la musique s’effritait pourtant au fur et à mesure que ses responsabilités augmentaient. C’est cette quête de sens qu’il raconte ici, dans un récit qui nous replonge dans les années 1980 et 1990, au temps où les compilations étaient des cassettes qu’on concoctait avec patience et application.

Thomas VDB est comédien et humoriste. Il est féru de musique et de vêtements bariolés. *Comedian rhapsodie* est son premier récit.
7,80 €
Partition rouge
Points
*je brille comme une étoile*

*l’animal qui me regarde*

*est ébloui*

La création mythique des peuples indiens, l’usage et l’invention des noms indiens, les métamorphoses animalières, les litanies des chamans et médecins, tels sont les grands thèmes regroupés dans cette anthologie de référence. Poèmes, petites chansons, légendes, incantations, épopées se déploient au fil du livre et tracent une conception toute particulière de la langue, de la parole, de l’écrit. Pour les Indiens d’Amérique du Nord, qui s’appelaient simplement « Les Hommes » ou « Le Peuple », le mot était un acte, le poème agissait, l’art était la vie même. Véritable partition poétique, à la fois cosmogonique et musicale, d’une liberté d’imagination sans pareille, cette anthologie est un formidable hymne à la beauté.

Traduit et présenté par Florence Delay et Jacques Roubaud
11,40 €
Anthologie de la poésie palestinienne d’aujourd’hui
Points
*Un de ces jours

j’arracherai la porte

et me mettrai debout à sa place

afin de m’interdire de sortir

vers la fosse du monde*

Mazen Maarouf

Cette anthologie pose un acte fort : réunir les plumes les plus prometteuses de la nouvelle poésie palestinienne, rompre le silence en redonnant une voix à celles et ceux qui vivent aujourd’hui dans la pénombre de l’impasse, presque invisibles, en tout cas inaudibles. S’y révèle un champ poétique entièrement renouvelé, espace sans limites où tout est encore possible : écrire, aimer, rêver, voyager loin, penser librement.

« Jamais auparavant nous n’avions eu, venant de l’aire culturelle à laquelle ces femmes et hommes appartiennent, une poésie s’inscrivant avec autant de naturel dans ce qui se fait de plus pertinent, de plus percutant en matière de poésie contemporaine. »

Abdellatif Laâbi

Textes réunis par Yassin Adnan

Choisis et traduits de l’arabe par Abdellatif Laâbi
9,30 €
De l'aube au crépuscule
Points
Je suis parvenu aux confins

de l’éternité où rien ne

peut se dissiper – ni l’espoir,

ni l’extase, ni la vision

d’un visage entrevu derrière les larmes.

Les poèmes de Rabindranath Tagore sont autant de prières et de dialogues avec le divin. Ils célèbrent la vie, malgré les tragédies qu’elle engendre, et magnifient un monde en constant changement de couleurs, de sons et d’harmonies.

L’accessibilité de ces vers, leur portée spirituelle, situent l’œuvre de Tagore au croisement de la poésie lyrique et des grands textes de la sagesse orientale.

Né en 1861, mort en 1941, R. Tagore est un écrivain indien qui publia des romans et récits, des essais et de très nombreux poèmes. Il était aussi compositeur, dramaturge, acteur, peintre et philosophe. Le rayonnement universel de son œuvre lui valut le prix Nobel de littérature en 1913.

Traduit de l’anglais par Laurence E. Fritsch

Préface d’Albert Schweitzer
8,40 €
Rumeurs d'Amérique
Points
Ici, Alain Mabanckou s’est fondu dans la masse, il a tâté le pouls de ceux qui ont sa couleur, et de ceux qui sont différents de lui, avec lesquels il compose au quotidien. Certains lieux lui soufflent leur histoire car il les connait intimement. D'autres lui résistent, et il lui faut quelquefois excaver longtemps pour voir enfin apparaître leur vrai visage. Entre les rebondissements de l'insolite, la digression de l'anecdote et les mirages de l'imaginaire, l’écrivain monde livre une autobiographie américaine, infiniment personnelle.

Alain Mabanckou est poète et romancier. En 2015, il a été Professeur de création artistique au Collège de France. Il enseigne actuellement la littérature française à l'UCLA. Il est notamment l'auteur de Mémoires de porc-épic – prix Renaudot – et Petit Piment, disponibles chez Points.

« Un errance toute musicale, impressions vagabondes sur l’Amérique et le monde. »

Marianne
7,60 €
Le chant du collectionneur de pierres
Points
quand la puce et la baleine bleue se rencontrent

dans l’encyclopédie

elles ont la même taille

quand les couleurs disparaissent

des étendards nationaux

la terre se met à flotter

Avec le lyrisme, l’humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l’Islande, la trivialité des corps, l’absurdité de la réalité, ou encore l’univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l’espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu’inquiétante.

Né à Reykjavík en 1962, Sjón est un poète et romancier parmi les plus reconnus de la littérature islandaise contemporaine. Il est également parolier pour Björk, et a signé

les textes de la comédie musicale Dancer in the Dark de Lars von Trier.

Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt
7,70 €
Nous ne trahirons pas le poème
Points
J’accroche une rose à mes cheveux

Je chante le pacte de la route

J’ai besoin de ton regard

Pour tracer l’écart

Entre l’exil et mon visage

Passeur de mots, de formes et de mémoire, Rodney Saint-Éloi est une des voix majeures des lettres contemporaines. Son oeuvre, à l’écoute du monde, est une longue traversée

des villes et des visages. Nous ne trahirons pas le poème célèbre la Poésie comme moyen de survie, invoque la Femme symbolisée par le baobab ancestral et préfigure la Renaissance

dans une « ville d’eau, de terre et d’arcs-en-ciel heureux ». La parole de Saint-Éloi, tendre et rebelle, est un véritable baume en ces temps où nos sociétés sont à la quête d’un centre de gravité…

Poète, essayiste et éditeur, Rodney Saint-Éloi est né à Cavaillon (Haïti). Il a reçu le prix Charles Biddle qui souligne l’apport exceptionnel de personnes ayant immigré au Québec. Membre de l’Académie des lettres du Québec, il a été promu compagnon des arts et des lettres.
8,90 €
Dis-moi la vérité sur l'amour
Points
« C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,

Mon travail, mon repos,

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;

Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort. »

Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d’amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s’enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots « Je t’aime », et sur la résistance qu’opposent au langage les sentiments les plus intenses.
6,00 €
Les Pierres sauvages
Points
« Mon inquiétude égale mon impatience. Je ressens un doute, la création est comme un miracle, et le doute est conséquence de l’incertitude du miracle. » Un moine bâtisseur est chargé de la construction de l’abbaye du Thoronet. Une œuvre qu’il veut pure, vraie, réelle. Jour après jour, il décrit la vie du chantier entre travail harassant et discipline de fer, les difficultés techniques, la lente marche vers l’édification du lieu saint. Les doutes assaillent l’architecte. Pour parvenir au chef-d’œuvre distingué entre mille, il faut allier l’expérience du métier et la spontanéité de l’art, apprivoiser l’inconnu. La création est, d’abord, un acte de foi.

Fernand Pouillon (1912-1986) a conçu au cours de son impressionnante carrière d’architecte de nombreux bâtiments publics et des équipements en France, en Algérie et en Iran. Il a écrit Les Pierres sauvages en prison, condamné à tort pour malversations.

« A-t-on jamais mieux décrit ce qui anime les architectes lorsqu'ils exercent leur art ? »

La Croix
10,20 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
Fils d'homme
Points
Les habitants d’Itapé et de Sapukai sont des êtres exsangues. Les premiers vénèrent un Christ de bois et de souffrance. Les seconds sont des révoltés. À Itapé, la famille Jara tente l’impossible pour échapper à l’esclavage. À Sapukai, un mystérieux docteur guérit tous les maux. Dans ces deux villages du Paraguay brûlés par le destin, les hommes vont résister durant un siècle à la folie et à la guerre. Fils d’homme, intense chef-d’œuvre de la littérature latino-américaine, valut à Roa Bastos 42 ans d’exil.

Né au Paraguay en 1917, Augusto Roa Bastos est décédé en 2005. Son œuvre est une réflexion rarement égalée sur l’histoire de l’Amérique latine. Il a reçu en 1989 le prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres hispano-américaines.

« Dans ce roman tout en sobriété, Augusto Roa Bastos s’attaque aux blessures de sa terre natale. Sans complaisance. »

Le Matricule des anges

« C’est en mesurant l’impact des tyrannies et des conflits sur l’homme paraguayen que l’écriture roabastienne saisit au mieux sa réalité profonde, sans verser dans le roman historique. »

Éric Faye

Traduit de l’espagnol par François Maspero
10,30 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Derniers feux sur Sunset
Points
En 1937, tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Sa chère Zelda est internée. Ruiné, alcoolique, l’écrivain joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart... Un soir, il croise la ravissante Sheilah Graham. Comment continuer à vivre quand le monde s’effrite autour de soi ?

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Dans son œuvre, il s’attache à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes. Les joueurs, Emily et Speed Queen sont disponibles en Points.

« Stewart O’Nan restitue avec une émotion sans pareille les dernières années d’un auteur de légende. Fitzgerald lui-même applaudirait cet exploit. »

Dennis Lehane
8,00 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
La femme au manteau de loutre
Grasset
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d’un building de verre sur la Vème Avenue.

Sarah, chanteuse de jazz, vient d’avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa sœur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick’s. On les appelle les «  Sisters Dean  ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l’accident de personne », sur le quai d’une station de métro, brise leur duo.

Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d’images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l’identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort.

Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s’entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la «  malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l’âge de 27 ans…)  ?

Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s’écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du *New York Times*. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s’invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l’énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou.

C’est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d’effroi et de tendresse, d’emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
22,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
Les courants d'arrachement
Grasset
Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. »  Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.

Pourquoi ce pèlerinage  ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français.

Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante  pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle…

Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin.
23,00 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
1984
Grasset
1984, le chef-d’œuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du XXème siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu’un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L’atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l’illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd’hui une somptueuse édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d’Orwell.

Il s'agit d’un des événements éditoriaux les plus attendus de l’année à travers le monde.

Traduit l'anglais par Josée Kamoun
27,00 €
Les filles du 9 juin
Grasset
9 juin 1944. L’ambiance est à la fête dans les rues de Tulle tout juste libérées, lorsque soudain un grondement résonne – celui des blindés de la division SS «  Das Reich  », qui avant d’atteindre Oradour-sur-Glane reprend brièvement le contrôle de la ville et décide de mettre en œuvre des représailles. 99 hommes, sélectionnés au hasard, sont pendus aux balcons des maisons, sous le regard horrifié de la population. Parmi eux, le mari d’Hortense Chambel. Alors que la jeune femme enceinte assiste impuissante au spectacle funeste, les premières contractions se font sentir. Louise, qui voit le jour à l’instant même où son père meurt en martyr, sera traversée toute sa vie par une colère inextinguible contre l’impunité des bourreaux nazis, que l’Allemagne refuse d’extrader. Il faudra encore attendre une génération pour qu’une promesse d’apaisement émerge, incarnée par Zoé, la petite-fille d’Hortense, qui se lance à corps perdu dans le combat contre la résurgence des haines, près d’un demi-siècle après la fin de la guerre.

À travers cette vaste fresque familiale, c’est le destin de tout un pays que ce roman évoque en microcosme – ses blessures, ses secrets, ses fantômes. Trois femmes, trois époques, reliées par un même traumatisme auquel chacun répond comme il peut, tantôt par le silence, tantôt par la révolte.
24,00 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
J'ai perdu un bédouin dans Paris
Grasset
Je m’appelle Arthur Essebag.

Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.

Jusqu’à ce matin où l’impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis.

En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D’autres traînées dans des tunnels, en otages.

Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j’ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s’est tue.

C’était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.

Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j’ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j’ai pensé à ma mère. À mes racines. À cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s’est mis à hurler : j’ai dit “Je” et j’ai dit “juif” .

Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge.

Et j’ai écrit. Parce que je n’avais plus d’air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action.

De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ?

*J’ai perdu un Bédouin dans Paris* est mon premier livre.

Et ce Bédouin, finalement… c’est moi.
22,00 €
Avale
Grasset
Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du Monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de 29 ans, de son vrai nom Romain Marais, est étudiant en pharmacie et depuis l’enfance l’objet de brimades, de rejets et de frustrations qui l’ont mué en homme largué et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration.

Jeune actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, sa rencontre décisive avec son amie Génia, ses rêves de cinéma… et tente ainsi d’échapper à un sentiment de menace qui la hante.

L’un est un monstre en puissance ; l’autre une comédienne en devenir qui réalise que ce corps, qu’elle veut offrir et voir vibrer au contact du monde, lui échappe et la met en danger. Les deux trajectoires vont se juxtaposer jusqu’à leur collision…

*Avale* est un livre *de genre* (à entendre dans sa polysémie), à l’écriture éclatante et sensuelle. Un premier roman qui ne laisse pas indemne, à l’image de son autrice dont le talent déjà connu sur scène s’exprime ici avec une force impressionnante.
20,00 €
Libido
Grasset
Alors que sa mère vient de mourir, Nawel, trentenaire las de son quotidien comme de son couple, trompe son ennui et sa peine sur Internet. Par hasard, elle reconnait sur un site porno le visage d'une amie d’enfance, Élodie, devenue actrice de X sous le pseudonyme de Queenor. Elle décide de tout faire pour la retrouver. Devenue mère célibataire et cantinière dans un lycée, Élodie ne veut plus entendre parler de ce passé. Elle pense avoir droit à l'oubli. Elle se trompe. Un père d'élève vient justement de lancer une pétition pour la faire licencier… Dans ce combat impossible, Nawel voudra l’aider. Elle ne sait pas ce qui l'attend.

Tendu, ultraréaliste, admirablement écrit, Libido nous plonge dans l’industrie du porno contemporain et dans la mémoire éternelle de ses corps de pixels, en racontant l’amitié de deux femmes qui voudraient seulement vivre en paix.

Un roman éblouissant de vérité et d’empathie qui confirme le talent d’Antoine Hardy.
20,90 €
Apnée
Grasset
Traverser le XXème siècle, sous l’eau et en alexandrin – telle est l’ébouriffante expérience poétique à laquelle nous invite Yann Moix dans *Apnée*. Accompagné d’Emmanuelle, comme Dante avant lui de Béatrice, le narrateur retient son souffle et plonge en eau trouble où un siècle d’histoire bouillonnante, terrible et éclatante s’anime sous ses yeux. La Grande guerre, 39-45, le débarquement en Normandie, l’Indochine, la guerre froide…  dans cet univers liquide où tout n’est que courant, vortex, lumière et tourbillon, hommes et créatures sous-marines se mêlent et se métamorphosent. On y croise d’illustres figures qui ont marqué leur époque- soldats, artistes, écrivains, danseurs, sportifs, acteurs, chefs d’Etat, des héros magnifiques et d'inquiétants personnages – mais aussi des poissons, cétacés, coraux, algues, fleurs qui luisent, teintent et éclairent les tréfonds.  Ballotés au gré des caprices de l’océan, le narrateur et Emmanuelle dérivent, main dans la main, au cœur de ce singulier théâtre parmi les ombres d’hier qui ont fait et défait le XXème.

Renouant avec l’antique tradition de l’épopée en vers, Yann Moix se fait aède et nous propose avec *Apnée* un texte inclassable, parfaitement classique et résolument moderne. Une entreprise littéraire complète où la langue, l’Histoire, les Hommes, la matière et le sensible se déclinent en douze pieds pour redonner vie aux morts.
20,90 €
Le cercle des obligés
Grasset
Automne 1968, dans une décharge des Yvelines, Stefan Markovic, homme à tout faire et doublure d’Alain Delon, est retrouvé mort, ligoté dans une housse de matelas, le visage détruit et une balle dans la nuque. Automne 1993, sur le parking d’une résidence, le long des marais salants de la presqu’île de Giens, Henri Diana, grande figure du Milieu varois, est assassiné.

Vingt-cinq années, deux morts, et un peu de sable blanc de la côte d’Azur comme piste oubliée.

Ainsi commence Le cercle des obligés, le roman vrai de Philippe Brunel. Son héros, un jeune journaliste sans pratique mais avide de s'élever, suit les pas d’un reporter de légende, Pierre Salberg, qui enquête sur la plus sulfureuse des affaires des années 70. Simple règlement de compte, crime d’honneur, vendetta personnelle, complot politique, le meurtre de Markovic soulève autant de fantasmes que d’énigmes. Et maintient, égare, blesse les êtres dans une connaissance impossible.

On croise ici des ombres, le réalisateur Jean-Pierre Melville, dont le studio-maison s’enflamme ; Alain Delon, magnifique et provocateur ; Markovic, garde du corps, ami, amant de l'épouse de l'acteur ; des femmes de grande vie, des hommes de basse vertu, des chefs d’Etat ; et une France cinématographique, violente et trouble, entre Série noire et le Café de la jeunesse perdue.

A coup d’hypothèses, de rencontres et de choses vues, Philippe Brunel reconstitue l’histoire perdue derrière l’affaire Marcovic.
20,90 €
Un homme seul
Grasset
Ce récit aurait pu s'intituler "Le Livre de mon Père". Frédéric Beigbeder part à la découverte de Jean-Michel Beigbeder (1938-2023),  dont il fait un vrai personnage de roman, à situer entre Roger Martin du Gard et Ian Fleming  : «  c’était un Français qui s’est cru Américain alors qu’il était Anglais  ».

Il tente de comprendre cet homme  solitaire et secret, fils d'une américaine et d'un béarnais, qui se qualifiait lui-même de "solipsiste". Une enfance dans un pensionnat militaire catholique, l'abbaye-école de Sorèze, puis après les «  kapos à chapelets  » de Sorèze, chez les frères marianistes de la Villa Saint-Jean à Fribourg, l'a endurci à vie. À peine majeur, il a fui son pays natal pour apprendre le management à Harvard Business School. Au début des années  1960, il a importé en France le métier de "chasseur de têtes" (executive search), «  plaçant  » tous les dirigeants du CAC 40 (ou presque), durant cinquante ans. Ou les débauchant («  la guerre économique est la seule dont les déserteurs sont récompensés  »). A moins que cette activité prestigieuse, le conduisant à voyager dans le monde entier et à tisser des réseaux dans toute ce que la France de l’époque comptait de «  décideurs  », n’ait été une parfaite couverture pour des activités d’honorable correspondant de la CIA ?

Ce tombeau d'un père brillant et absent est aussi le portrait d'une génération de jouisseurs. Ces hommes seuls que l'on appelle aujourd'hui les "boomers" ont forgé leur égoïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Le confort fut leur idéologie, le luxe leur utopie, le divorce leur fatalité, l'Amérique leur horizon. Ils n'étaient pas faits pour être des pères de famille. À la fois philosophe pessimiste et playboy de la jet-set, Jean-Michel Beigbeder a épousé le XXème siècle, ses plaisirs, sa mondialisation et ses errements.

Son fils contemple avec sensibilité la disparition d'un homme qui symbolise aussi l'écroulement d'un monde, et profile en creux son autoportrait au miroir de ce père si fraichement disparu, dont il peut enfin faire la connaissance…
20,00 €
Patronyme
Grasset
Attendue sur le plateau de La Grande Librairie pour parler de son livre, Le Consentement, l’autrice est appelée par la police pour venir reconnaître le corps sans vie de son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Dans l’appartement de banlieue parisienne où il vivait, et qui fut jadis celui de ses grands-parents, elle est confrontée à la matérialisation de la folie de cet homme toxique, mythomane et misanthrope, devenu pour elle un étranger. Tandis qu’elle s’interroge, tout en vidant les lieux, sur sa personnalité énigmatique, elle tombe avec effroi sur deux photos de jeunesse de son grand-père paternel, portant les insignes nazis. La version familiale d’un citoyen tchèque enrôlé de force dans l’armée allemande après l’invasion de son pays par le Reich, puis déserteur caché en France par celle qui allait devenir sa femme, et travaillant pour les Américains à la Libération avant de devenir «  réfugié privilégié  » en tant que dissident du régime communiste, serait-elle mensongère  ?

C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était ce grand-père dont elle porte le nom d’emprunt, quelle était sa véritable identité, et de quelle manière il a pu, ou non, «  consentir  », voire collaborer activement, à la barbarie. Au fil de recherches qui s’étendront sur deux années, s’appuyant sur les documents familiaux et les archives tchèques, allemandes et françaises, elle part en quête de témoins, qu’elle retrouvera en Moravie, pour recomposer le puzzle d’un itinéraire plausible, auquel il manquera toujours des pièces. Comment en serait-il autrement dans une Tchécoslovaquie qui a changé cinq fois de frontières, de nationalité, de régime, prise en tenaille entre les deux totalitarismes du XXème siècle  ? À travers le parcours accidenté d’un jeune homme pris dans la tourmente de l’Histoire, c’est toute la tragédie du XXème siècle qui ressurgit, au moment où la guerre qui fait rage sur notre continent ravive à la fois la mémoire du passé et la crainte d’un avenir de sauvagerie.

Dans ce texte kaléidoscopique, alternant fiction et analyse, récit de voyage, légendes familiales, versions alternatives et compagnonnage avec Kafka, Gombrowicz, Zweig et Kundera, Vanessa Springora questionne le roman de ses origines, les péripéties de son nom de famille et la mythologie des figures masculines de son enfance, dans une tentative d’élucidation de leurs destins contrariés. Éclairant l’existence de son père, et la sienne, à l’aune de ses découvertes, elle livre une réflexion sur le caractère implacable de la généalogie et la puissance dévastatrice du non-dit.
22,00 €
« Vous êtes l'amour malheureux du Führer »
Grasset
1969 : Albert Speer, architecte favori et Ministre de l'armement d'Hitler, publie ses Mémoires. Revisitant son passé, de ses mises en scène des congrès nazis à la chute du Reich, il parachève l'ultime métamorphose qui a sauvé sa tête au procès de Nuremberg et va faire de lui la star de la culpabilité allemande. Affirmant n'avoir rien su de la Solution Finale, il se déclare "responsable, mais pas coupable." Les historiens auront beau démontrer qu'il a menti, sa version de lui-même s'imposera toujours.

Comment écrire sur un homme qui a rendu la fiction plus séduisante que la vérité ?

A l'heure des fake news et de la guerre des récits, voici le roman d'un des plus grands mensonges de l'Histoire. Traquant les scènes de la vie de Speer, s'interrogeant sur leur vraisemblance, éclairant certains aspects, allant là où il s'arrête en convoquant les acteurs capitaux d'après guerre, notamment l'historienne Gitta Sereny, l'auteur propose une lecture vertigineuse de celui à qui l'un de ses collaborateurs affirmait : « Savez-vous ce que vous êtes ? Vous êtes l'amour malheureux du Führer ».
20,90 €
Le rôle du père
Grasset
Tout le monde se souvient de Bruno Cremer, un des plus célèbres acteurs du cinéma français du XXe  siècle. Du  Bon et les méchants  de Claude Lelouch à  Une histoire simple  de Claude Sautet et Noces blanche de Jean-Claude. Brisseau, en passant par sa célèbre interprétation du commissaire Maigret à la télévision, il est resté dans la mémoire collective comme l’incarnation de la virilité bienveillante.

Dans ce récit, son fils Stéphane nous raconte tout autre chose. «  Qu’est-ce que ça te ferait si ta mère se prostituait  ?  ». Telle est la question que son père lui a posée, alors qu’il avait treize ans. Et ce n’est là qu’une des multiples cruautés qu’il a eu à subir. «  Je ne veux pas tenir le rôle du père  », lui a dit l’acteur. Là, il n’a pas menti. L’envers d’une légende.

D’une écriture précise, qui mêle force et humour, lucidité et ironie, sans s’épargner lui-même, Stéphane Cremer nous fait vivre la duplicité d’un homme qui en était un autre, jusque contre son fils.
17,50 €
De vive voix
Grasset
Au fil des années, en parallèle avec essais, journaux ou romans, Marc Lambron a réalisé de nombreux entretiens avec écrivains, acteurs, chanteurs, créateurs de mode, artistes en général. Pour la première fois, il rassemble les transcriptions d’une soixantaine de ces rencontres selon le verbatim alors enregistré puis transcrit par ses soins.

On y trouvera de grands disparus, Jeanne Moreau, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Raymond Devos, Françoise Gilot, Johnny Hallyday, Karl Lagerfeld, Jane Birkin, et du côté des écrivains Alberto Moravia, Tom Wolfe ou Martin Amis.

Beaucoup de cinéma : les actrices françaises les plus en vue, de Catherine Deneuve à Isabelle Adjani, d’Isabelle Huppert à Fanny Ardant, y apparaissent, tout autant que des Anglo-Saxons tels Robert Redford, Faye Dunaway, Woody Allen, Charlotte Rampling ou John Malkovich.

La réputation de mutisme d’un Sami Frey ou d’un Hedi Slimane s’y trouve démentie, tandis que Patti Smith, Gérard Garouste ou Philippe Starck, parmi beaucoup d’autres, y revisitent leur carrière.

Au fil de ces entretiens, l’auteur cultive continument une même approche : proposer à ses interlocuteurs, regardés comme des personnages de roman, de se livrer à une sorte d’autobiographie parlée, de la naissance d’une vocation à ses accomplissements majeurs. Pour la plupart conduites en longueur, ces rencontres offrent comme la photographie verbale d’un parcours restitué par le locuteur lui-même. L’ensemble constitue une archive unique mise en perspective, de vive voix, sur le mode de la confidence et de la remémoration.
26,00 €
La voix des Saules
Grasset
Contactée pour animer des ateliers d’écriture en milieu psychiatrique, Nathalie Skowronek, qui n’en a jamais dispensé, se demande bien ce qu’elle pourrait apporter à des gens atteints de troubles psychiques. Pourtant, sans en comprendre les raisons, elle accepte. Autour de la table, entre exercices d’écriture et confidences lâchées avec une sincérité qui la désarme, elle découvre une humanité en souffrance, digne, sans fard, sans complaisance sur son état de perte, prompte à rire d’elle-même. Elle y reconnaît cette éternelle difficulté de vivre qui attend consolation et reconnaissance. De quoi se poser la question  : et elle, où en est-elle dans sa vie, qu’en attend-elle  ?

Au fil des séances, de plus en plus confuse et vulnérable, elle voit la distance s’amenuiser entre les participants et elle. Basile qui fuit l’atelier car il lui cause trop d’hallucinations, Pierrot qui déconstruit les phrases des uns et des autres par des jeux de mots vertigineux, Lina, la fine mouche, qui se demande si leur animatrice va aussi bien qu’elle le dit. Sans nier le gouffre de souffrance qui les sépare, elle lit ses angoisses dans le regard de ceux à qui elle est censée apporter son soutien. Le vrai et le faux, l’art et la vie, le contrôle et le lâcher-prise, le dedans et le dehors, tout s’entremêle dans ce chemin qu’elle parcourt avec ses compagnons de détresse, où l’on croise aussi Virginia Woolf, Ionesco, Prévert, Stevenson. Jusqu’à avoir le sentiment de basculer de l’autre côté du miroir. C’est un nouveau monde qui se dévoile alors, où les faux-semblants, les conventions sociales, les zones de confort s’évanouissent.

Dans ce remarquable récit, aussi puissant que ses personnages sont fragiles, émouvant mais dépourvu de pathos, Nathalie Skowronek nous fait remettre en question une certaine idée de la normalité.
17,00 €
Clause de conscience
Grasset
Un été de canicule. Au bord de l’Atlantique, une jeune actrice, Clémence Moncoeur, attend la sortie de son premier film. Elle est coachée par la redoutable Corinne Content, dite Coco Contexte. Grande courtière en célébrités et manipulatrice de destinées virtuose, elle lui a obtenu grâce à ses relations avec l’Elysée un long sujet dans le fameux magazine Scoop. Quand Clémence rencontre le rédacteur-en-chef, quelque chose se passe entre la fausse ingénue et le journaliste revenu de tout. Le charme piquant de l’une et le détachement surjoué de l’autre ont la couleur des vacances.

Or, au même moment, on annonce la reprise prochaine de Scoop par Vincent Bolloré. Si la chaleur ne baisse pas, la tension monte, médiatique, politique, amoureuse... Les people gagnent à ne pas être connus, les bobos se déguisent en résistants pour rejouer le Grand Soir. Dans les studios télévisés, les salles de rédaction, les terrasses de restaurants, promesses, calculs, pièges et illusions déjeunent en tête à tête. On promet des photos à Brégançon, on menace un ministre d’en publier d’autres, on améliore celles d’une star vétilleuse....

Le plomb et l’or se mélangent, l’influence et l’autorité aussi. Tout comme l’amour, l’odieux et le ridicule. Paris n’a pas de conscience. Mais sait jouer de ses clauses…

Le roman mélancolique et joyeux d’un homme qui prend ses cliques et distribue quelques claques à notre époque ridicule.
20,00 €
Paris dans tous ses siècles
Grasset
Que peuvent avoir en commun Victor, écrivain vieillissant qui ne publie plus et devient un commentateur d’actualité grincheux, son amie Gabrielle, galeriste quinquagénaire éprise d’un homme beaucoup plus jeune, le fils de Victor, la mère et la fille de Gabrielle, des étudiants qui tentent de devenir artistes, des provinciaux qui rêvent de se faire une place, un escort brésilien, le chat Xanax et le teckel Guillaume, un cadavre qui disparaît, un éléphant qui s’échappe et tant d’autres personnages de cette ronde qui efface les frontières entre les espèces, les espaces et les temps  ?

Tous vivent à Paris, cette scène du jugement perpétuel. Or, «  Paris est un combat ». Certains cherchent la clef pour conquérir la capitale, d’autres croient l’avoir, d’autres l’espèrent, d’autres pensent qu’elle n’existe pas. Qu’adviendra-t-il des ambitions de chacun  ?

Parmi les mille inventions de ce roman qui fourmille de trouvailles, de traits d’esprit, de brio et de profondeur, soulignons quelques surprises  :

Au début de chaque chapitre, un animal parle, animal domestique ou symbolique du personnage qui va suivre, et traité à égalité avec lui. De temps à autre, les rues de Paris se complètent de «  déroulés historiques  » : leur bitume est retiré, des rambardes s’élèvent et les passants assistent, comme du balcon d’un théâtre, à des scènes du passé, celles de la Libération aussi bien que des conversations des «  précieuses  » de l’hôtel de Rambouillet.

En bas de page, quand les personnages se trouvent dans la rue, sont notées des bribes de phrases qui forment la bande passante de conversations saisies au vol en marchant. On n’est pas plus obligé de les lire que de les écouter, mais elles contribuent à donner sa tonalité à la capitale.

Une façon nouvelle de raconter des vies nouvelles, dans un Paris désordonné, vivace, imprévisible, créatif. Sous les auspices de l'Ulysse  de Joyce, du Berlin Alexanderplatz de Döblin et du Petersbourg de Biély, une histoire à la fois contemporaine et mythologique, un grand roman de la ville.
22,00 €
Les corps hostiles
Grasset
« J’avais envie que ce corps-là, ce corps inouï, me terrasse et m’étreigne, me fragilise, m’amplifie. Ça n’arrive pas si souvent, un désir qui vous foudroie la moelle et s’impose avec une telle puissance. Je suis fatiguée, si fatiguée d’être, parfois… »

Ainsi parle Maude, hostile, puissante et fragile, en lutte contre les images ou les stéréotypes de son époque. Parolière réputée, elle a accepté de travailler à un album avec Loïc Quemener, ancien délinquant fiscal reconverti dans le pop-rock et le développement personnel, corps instagramé et un peu en déclin. Tout au centre, Maude aime les marges. La moto, sur route ou sur circuit. Les mots, s’ils ne sont pas surgelés ou en boîte. Un homme, Franck, qui documente l’économie du déchet, et que Maude quitte pour Loïc, pourtant pas son genre…

Loïc est une légende à sa façon, et un homme d’aujourd’hui : sculptural, mécanique, travaillé par l’impuissance et l’angoisse – une virilité déchue en quête de force. Maude lui donnera des mots pour sa musique, un désir nouveau et…. l’occasion d’un combat.

Dans ce roman magnifique, et dans une écriture libre, scandée, profonde, Stéphanie Polack nous fait vivre, aimer et rire, combattre parfois. Transmutée en Maude, elle documente ce que signifie être une femme dans un temps où chacun doit se définir. Elle réactive les figures masculines d'un Jean Genet, queer avant la lettre. Maude dérange. Cabosse. Frôle. Esquive. Et traverse avec nous une époque où il faut à tout instant choisir l’hostilité, tendre façon d’être avec l’autre.
20,90 €