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Résultats de recherche pour 'Mon livre nomade' (3959)

Eloge des oiseaux de passage
Points
Observez. Ressentez. Émerveillez-vous. Jean-Noël Rieffel nous guide dans un voyage extraordinaire à travers le monde des oiseaux, où chaque battement d'aile raconte une histoire de liberté, de survie et de beauté.

Dans cet ouvrage captivant, Jean-Noël Rieffel nous emmène au cœur d'une aventure ornithologique unique, mêlant observations scientifiques et méditations poétiques. À travers ses récits personnels et ses rencontres avec des espèces fascinantes, l'auteur révèle comment les oiseaux peuvent nous reconnecter à l'essentiel dans un monde de plus en plus déconnecté de la nature.

De l'observation d'un harfang des neiges sur l'île de Ré aux nuits passées en forêt à l'écoute des engoulevents, chaque chapitre dévoile les secrets d'un univers ailé en péril. L'auteur partage ses techniques d'observation, ses découvertes exceptionnelles et sa philosophie de l'attention, transformant l'ornithologie en véritable art de vivre.

Plus qu'un simple guide naturaliste, ce livre est un manifeste pour la préservation de notre patrimoine naturel. Les lecteurs découvriront une nouvelle façon de percevoir le monde, où chaque chant d'oiseau devient une invitation à ralentir, observer et s'émerveiller. Une lecture essentielle pour tous ceux qui cherchent à renouer avec la beauté du monde sauvage.
11,95 €
Le Monde d'hier
Points
« […] cette décadence ne paraîtra qu’une interruption momentanée dans le rythme éternel de l’irrésistible progrès ».

Réfugié au Brésil pour fuir l’antisémitisme et la progression des idées nazies en Autriche, Stefan Zweig rédige en 1941 *Le Monde d’hier.* Dans ce dernier livre aux confins de l’intime et du politique, l’auteur autrichien plonge le lecteur dans la période qu’il qualifie d’« âge d’or de la sécurité », avant 1914. Il retrace son enfance, son goût pour l’art, qu’il nourrit dès l’adolescence, ses voyages à travers une partie de l’Europe, son entourage créatif et intellectuel, composé de Freud, Rilke ou Valéry. Mais Zweig se confie également sur ses craintes quant aux guerres entre les nations européennes et à la barbarie de l’époque. En février 1942, il envoie le manuscrit du *Monde d’hier* à son éditeur. Il se suicidera le lendemain avec sa femme, Lotte Altmann.

Titulaire d’un doctorat en philosophie, Stefan Zweig (1881-1942) se fit d’abord connaître pour ses traductions (Verlaine, Rimbaud). Il fut également biographe (*Les Bâtisseurs du monde*), critique littéraire, auteur de pièces de théâtre (*Jérémie*) et maître incontesté dans l’art de la nouvelle (*Le Joueur d’échecs*, *La Confusion des sentiments*).

Traduit de l’allemand (Autriche) par Jean-Paul Zimmermann
12,90 €
Les Fleurs du Mal
Points
*J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.*

*Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,*

*De vers, de billets doux, de procès, de romances,*

*Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,*

*Cache moins de secrets que mon triste cerveau.*

Au croisement entre le classicisme, le romantisme et le symbolisme, *Les Fleurs du Mal* est l’un des chefs-d’œuvre de la poésie française. Paru pour la première fois en 1857, ce recueil d’une splendeur incomparable, rapidement condamné pour son immoralité, ouvre pourtant la voie à la modernité.

À travers ses vers teintés de spleen, où la souffrance se mue en beauté, le vertige côtoie l’indolence et la volupté embrasse le blasphème, Baudelaire livre la confession d’un incurable mélancolique.

Charles Baudelaire est né à Paris en 1821. Menant grand train en véritable dandy, il fréquente aussi bien les prostituées que le monde artistique du Quartier latin. Son œuvre sulfureuse lui vaut d'être condamné à plusieurs reprises et de souffrir de la censure. Il meurt en 1867, diminué par la syphilis, sans avoir pu établir une édition définitive des *Fleurs du Mal*.

Édition de 1861 suivie des *Épaves* et des ajouts de la troisième édition de 1868
10,20 €
Une sale affaire
Points
Un récit qui questionne la création, la mémoire et l’expression de l’intime.

Ce livre est né du procès intenté par sa mère et son ex-compagnon pour empêcher Virginie Linhart de publier son précédent ouvrage, *L’Effet maternel*. Le procès a été gagné, *L’Effet maternel* a été publié in extenso.

Quatre ans après l’épreuve judiciaire, l’autrice revient sur cette procédure rarissime. Comment peut exister l’écriture biographique si l’entourage en interdit le récit ? Comment écrire sur soi en passant sous silence son enfance, ses parents, ses amours ? Jusqu’où peut-on aller dans la narration personnelle sans blesser l’autre ? Que dit la justice sur l’écriture de soi ? Comment protège-t-elle la liberté de création des auteurs ?

À travers ces questions, l’autrice interroge un enjeu central de la littérature contemporaine : à qui appartient l’histoire ? Et signe ici l’un de ses récits les plus personnels.

« *Une sale affaire* est un texte passionnant, qui expose et décortique un cas d’école qui l’est tout autant. » *Les Inrocks*.

Réalisatrice de documentaires, Virginie Linhart a notamment publié *LeJour où mon père s’est tu (Points, 2018),L’Effet maternel(Points, 2021), La vie après (Points, 2025)*.
7,90 €
Mes années chinoises
Points
Un récit autobiographique qui dépeint l’aveuglement d’une génération d’intellectuels face au maoïsme, « laboratoire de l’homme nouveau »

« Je suis partie en Chine à l’aube des années 1970 parce que je croyais au maoïsme, et donc à la Révolution culturelle. Nous sommes partis sans savoir si nous allions revenir. Seuls Français à Canton à l’époque, nous sommes devenus des soldats de Mao. Que s’est-il passé durant ces années chinoises ? Qu’ai-je voulu quitter ? Ai-je voulu devenir une autre ? Oublier ? Dans ce livre, je tente de faire le point sur cette tache aveugle de ma propre vie, à la fois en historienne et en ancienne militante.

Je suis revenue en Chine, aux endroits où j’avais vécu. Ce récit au pays de ma mémoire est aussi une réflexion sur le devenir de la Chine aujourd’hui. »

*« Une rétrospection sans complaisance ni nostalgie, dans laquelle Annette Wieviorka se confronte à cette expérience qui a éprouvé ses idéaux. »* Philippe Lançon, *Libération*

Annette Wieviorka est directrice de recherche honoraire au CNRS. Spécialiste mondialement reconnue de la mémoire de la Shoah, elle a notamment publié *Auschwitz expliqué à ma fille* (Seuil, 1999), *1945. La Découverte* (« Points Histoire », 2016) et récemment *Tombeaux. Autobiographie de ma famillle* (Prix Femina de l’Essai 2022, disponible chez Points).
8,70 €
Le destin va ramener les étés sombres
Points
« Il y a une douceur à l’existence, un dire renouvelé, des ombres qui apportent du repos, l’atténuation des angles, la pousse des plantes… »

Résonnant comme un testament littéraire, cette anthologie est le fruit d’une sélection toute personnelle d’Etel Adnan : Saisons, Mer et Brouillard, Nuit, Surgir, Déplacer le silence, cinq recueils constituant la quintessence de son oeuvre poétique. L’écrivaine y livre ses méditations sur le monde, les mythes, l’histoire, l’amour, le silence, le langage, l’avancée dans l’âge, la contemplation de la nature, la quête de la beauté, la mort ou encore la renaissance. Mêlant poésie, prose et philosophie, elle propose une exploration fragmentaire de la réalité, questionne la condition humaine et tente de concilier la mémoire et le temps.

Née à Beyrouth, Etel Adnan (1925-2021) est une artiste, poète et essayiste libano-américaine mondialement reconnue et érigée en modèle par les poètes et poétesses d’aujourd’hui.

Préface de Hans-Ulrich Obrist (traduite par Virginie Poitrasson)

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Richet, Jérémy Victor Robert, Françoise Despalles, Pascal Poyet et Françoise Valéry
9,90 €
L'Inconnu de la poste
Points
Ce livre est l’histoire d’un crime. Celui de Catherine Burgod, tuée de vingt-huit coups de couteau, dans le bureau de poste où elle travaillait à Montréal-la-Cluse. Il a fallu sept ans à Florence Aubenas pour en reconstituer tous les épisodes – tous, sauf un. Le résultat est saisissant. Au-delà du fait divers et de l’enquête policière, *L’Inconnu de la poste* est le portrait d’une France que l’on aurait tort de dire ordinaire. Car si le hasard semble gouverner la vie des protagonistes de ce récit, Florence Aubenas offre à chacun d’entre eux la dignité d’un destin.

Florence Aubenas est grand reporter au *Monde.* Elle est l’auteure de nombreux essais et enquêtes, dont *La Méprise : l’affaire d’Outreau*, *En France* et *Le Quai de Ouistreham,* disponibles chez Points.
7,90 €
Le Nouveau
Points
" Dee le repéra avant tout le monde. Elle en fut très heureuse et fit durer l'instant. "

En six ans, c'est la quatrième fois qu'Osei, fils d'un diplomate ghanéen, arrive dans une nouvelle école. Premier élève noir de cet établissement de la banlieue de Washington, Osei intrigue. Osei diffère. Osei dérange. Seule Dee, petite fille modèle et populaire, ose l'aborder. Les deux enfants se rapprochent et nouent une relation particulière tandis qu'autour d'eux la jalousie fait rage et les complots se forment. Un seul but : briser les liens qui unissent les deux amis.

Née à Washington en 1962, Tracy Chevalier est romancière. Son livre, La Jeune Fille à la perle (1998), lui a apporté une renommée internationale.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg
10,20 €
En Attendant Le Vote Des Betes Sauvages
Points
Le président Koyaga est un maître chasseur… et un dictateur de la pire espèce. Lors d'une cérémonie purificatoire, un griot des chasseurs et son bouffon lui racontent sa propre vie, sans omettre les parts d'ombre et de sang. Après avoir fait la guerre d'Indochine, Koyaga a en effet pris la tête de la République du Golfe en usant de la sorcellerie et de l'assassinat. Accompagné de son âme damnée Maclédio, il a parcouru l'Afrique, prenant des leçons auprès de ses collègues en despotisme. On n'aura guère de peine à reconnaître au passage Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Bokassa, Mobutu. Prix du Livre Inter, 1999. Ahmadou Kourouma (1927-2003) est l'un des écrivains majeurs du continent africain depuis Les Soleils des indépendances (1970). Il est notamment l'auteur de Allah n'est pas obligé (prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens, 2000). Le Grand Prix Jean Giono, pour l'ensemble de son œuvre, lui a été décerné en 2000. "Puissance, chatoiement de langue empreint d'aphorismes, de proverbes, de petit nègre et de geste de conteur" L'Express
11,95 €
Le Livre d'un homme seul
Points
« Il n’a pas oublié qu’il a eu une autre vie. » Un dramaturge chinois en exil et une jeune juive allemande se découvrent au gré des cicatrices qui dessinent leurs corps. De la profondeur des silences et des tabous, dans la chaleur des corps amoureux, jaillit le récit d’une vie de terreur. Le héros raconte les purges et la barbarie du régime de Mao, mais aussi la fuite et l’espoir…

Né 1940, en Gao Xingjian est peintre, dramaturge, critique littéraire, metteur en scène et traducteur. Réfugié politique, il vit en France. Il est notamment l’auteur du roman La Montagne de l’âme, disponible en Points. En 2000, il a reçu le prix Nobel de littérature.

« C’est le livre de deux détresses qui se rencontrent dans la douleur du souvenir et le plaisir de la chair. »

L’Express

Traduit du chinois par Noël et Liliane Dutrait

Préface de Noël Dutrait
12,90 €
La Nuit sacrée
Points
La vingt-septième nuit du mois de ramadan, l’existence d’Ahmed est bouleversée. En mourant, son père la libère d’un lourd fardeau : élevée comme un fils, elle retrouve sa féminité. Aujourd’hui âgée, Ahmed, devenue Zahra, rétablit la vérité et livre son secret. Elle revient sur son passé, et sur cette belle journée où, enlevée par un mystérieux cavalier, elle atterrit dans un village hors du temps, entre rêve et réalité…

Écrivain d’origine marocaine mondialement connu, Tahar Ben Jelloun est né à Fès en 1944. Membre de l’académie Goncourt depuis 2008, Tahar Ben Jelloun a été distingué par de très nombreux prix littéraires. La plupart de ses romans sont disponibles en Points.

« Un beau chant de grâce en l’honneur de la femme qui trouve en elle la force, dans une société régentée par les mâles, d’affirmer son existence autonome. » Le Monde
6,95 €
A moi seul bien des personnages
Points
Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces « erreurs d’aiguillage amoureux » ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l’initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l’art de la dissimulation ?

Né en 1942, John Irving a longtemps hésité entre devenir lutteur ou écrivain. Il est mondialement connu pour ses romans, notamment Le Monde selon Garp, Une veuve de papier, La Quatrième Main et Dernière nuit à Twisted River.

« Ironie ravageuse, provocation tranquille, obsessions burlesques, sexe et névroses à tous les étages… : c’est bien du meilleur Irving qui nous parvient aujourd’hui. »

Le Monde des livres

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Josée Kamoun et Olivier Grenot
8,50 €
L'astragale
Points
• Ce livre culte est le récit autobiographique de la cavale d'Anna, dix-neuf ans, évadée de prison qui, dans sa fuite, s'est brisé un os du pied nommé astragale. Sa route croise celle de Julien : il deviendra l'amour de sa vie. Il parle comme elle le langage des prisons et va l'aider à échapper aux autorités qui la traquent. De planque en planque, de rencontre en rencontre, la jeune fugitive est prête à toutes les audaces pour défendre sa fragile liberté. Quoi qu'il en coûte, chaque rayon de soleil est à prendre.

• Albertine Sarrazin a mené une vie digne d'un roman d'aventures. Née à Alger en 1937, recueillie par l'Assistance publique, violée à l'âge de dix ans avant d'être envoyée en maison de redressement à quinze, elle s'enfuit, se prostitue et vole. Arrêtée pour tentative de braquage, Albertine est condamnée à sept ans de prison. Là, elle se met à écrire. En 1957, elle se fait la belle et rencontre son mari, Julien Sarrazin, qui la recueille et la cache. Elle meurt à trente ans à Montpellier des suites d’une erreur médicale.
9,90 €
Les Veilleurs
Points
Oscar Nexus, veilleur de nuit marginal, tue trois personnes dans la rue, puis s’endort sur les cadavres. Interné dans une clinique, il affirme avoir sauvé le monde. Son médecin, Joachim Traumfreund, fait une fascinante découverte : chaque nuit, Oscar reprend le même Grand Rêve. Pour comprendre le mobile des crimes, il s’immerge dans cet univers onirique où Nexus mène une véritable vie parallèle.

Né en 1983 à Paris, Vincent Message a fait des études de lettres et de sciences humaines. Après avoir vécu à Berlin et New York, il enseigne aujourd’hui la littérature à Paris. Les Veilleurs est son premier roman.

« Ce livre a du souffle et vibre de littérature. »

Le Monde

Prix Laurent-Bonelli 2009
9,10 €
Le monde selon Garp
Points
Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin… Un livre culte, à l’imagination débridée, facétieuse satire de notre monde.

Né en 1942, John Irving a longtemps hésité entre devenir lutteur ou écrivain. Scénariste, il est surtout mondialement reconnu pour ses romans, disponibles en Points, dont Je te retrouverai, Une veuve de papier, La Quatrième Main et L’Épopée du buveur d’eau.
11,40 €
L'Année des dernières fois
Points
*C’était ton année des dernières fois,*

*mais tu étais lumineuse*

*dans ces ultimes feux.*

Michael Ondaatje livre dans ce recueil une succession d’instants nourris par sa trajectoire : né au Sri-Lanka pendant la Seconde Guerre mondiale, il émigre en Angleterre, puis au Canada. Il explore les thèmes qui lui sont chers : la mémoire, le rapport au temps, le voyage, la frontière, la multiplicité culturelle, tissant à travers le langage poétique des échos et des correspondances entre ces expériences plurielles.

Michael Ondaatje est né à Ceylan en 1943. Son roman *Le Patient anglais*, adapté au cinéma et vendu à près de cinq millions d’exemplaires dans le monde, lui a valu le Booker Prize 1992 et le Golden Booker Prize 2018. Il a également reçu le prix Médicis étranger en 2000 pour *Le Fantôme d’Anil*.

Traduit de l'anglais (Canada) par Michel Lederer
9,90 €
Les passeurs de livres de Daraya
Points
« Un ouvrage magnifique où les mots ont plus de force que les armes. »

Elle

Contenu :

Bachar al-Assad s’était juré de les enterrer vivants, d’ensevelir leur ville et leurs espoirs. Daraya, un des berceaux du printemps syrien de 2011, à sept kilomètres de Damas, est devenu un tombeau à ciel ouvert. Mais sous les bombes, les derniers insoumis assiégés ont bâti une forteresse de papier pour résister : pendant quatre années de blocus, Ahmad, Shadi, Hussam ou Omar ont exhumé des milliers d’ouvrages ensevelis sous les décombres de la ville et les ont rassemblés dans une bibliothèque secrète, calfeutrée dans un sous-sol. Au cœur du chaos, un refuge où la parole circule, contre les atrocités, l’absurde, l’oubli…

Bio :

Delphine Minoui est grand reporter au Figaro et spécialiste du Moyen-Orient. Lauréate du prix Albert-Londres 2006 pour ses reportages en Iran et en Irak, elle sillonne le monde arabo-musulman depuis vingt ans. Ses ouvrages Je vous écris de Téhéran (2016) et Badjens (2025) sont disponibles chez Points.

Grand Prix des lectrices de Elle Document
6,95 €
Poésie haïtienne contemporaine
Points
Les 289 plus beaux poèmes jamais écrits par les poètes haïtiens d’aujourd’hui

Le peuple haïtien est un peuple de poètes, dit-on souvent pour faire vite. Un peuple aux rêves d’épopée avec des traces qui n’en finissent pas. Nous avons demandé aux « poètes vivants » de nous livrer leurs cinq plus beaux poèmes. Ils se sont attelés à cette tâche périlleuse de rendre *rapport d’écriture*… *en état de poésie*. La singularité de cette anthologie tient au fait qu’elle forme un tapis volant de subjectivités éclatées. Un brassage de tempéraments passionnants qui rassemble quatre générations ouvertes et poreuses aux grands flux de l’Histoire, de l’amour, du pays, du jeu, de la colère, du monde, du sexe, de l’exil, de la mer, de la joie…

Préface de James Noël

Postface de James Noël et Rodney Saint-Éloi
14,60 €
Le Fanal bleu
Points
« […] la lueur du fanal bleuit la cafetière brune et le pot à lait blanc. Je fais de moins en moins la différence entre les heures de la nuit et les heures du jour, l’heure de lire, d’écrire, de regarder… »

Ultime écrit de Colette, *Le Fanal bleu* célèbre la dernière aube littéraire d'une écrivaine qui a marqué son siècle.

Au crépuscule de sa vie, à demeure dans son appartement du Palais-Royal, Colette déambule dans ses souvenirs. Elle retrouve le parfum de jasmin de son enfance, la blancheur du lait qu’elle buvait avec délice, les gâteaux secs qu’elle dévorait. La profusion du passé soutient l’immobilité de la vieillesse. En puisant dans sa bibliothèque intérieure, Colette livre dans *Le fanal bleu* l’ultime démonstration de son immense talent.

Colette(1873-1954) est une femme de lettres, aussi célèbre pour son génie littéraire que pour la modernité de ses choix de vie. Elle est notamment l’autrice de la série des Claudine et du *Blé en herbe*. Sa plume compte parmi les plus belles de son siècle.

Préface d’Emmanuelle Lambert
9,90 €
Je te laisse dormir
Points
Une lettre d’amour délicate et un grand livre sur le deuil.

Ce livre est le témoignage bouleversant d'une histoire d'amour, à travers lequel Edith Bruck évoque sa dévotion poignante à l'égard de son mari, Nelo Risi, atteint de la maladie d'Alzheimer. Entre journal et autobiographie, l'auteure replonge dans leur histoire, reconstitue le passé – notamment l’œuvre de son époux, poète et cinéaste, leur vie commune ; elle se remémore également sa propre jeunesse hongroise, sa déportation et son retour des camps. Avec simplicité, elle raconte la vie quotidienne du trio qu'ils forment avec Olga, leur aide à domicile, et la manière dont elles maintiennent en vie cet être cher tout en tentant de préserver sa dignité jusqu'au bout. Un grand livre sur le deuil, délicat et inoubliable.

« Ce livre sur la fin de vie est tout simplement inoubliable. »*Le Monde des livres*« Ce livre sur la fin de vie est tout simplement inoubliable. »*Le Monde des livres*

Née en Hongrie en 1931, Edith Bruck a subi la déportation en camps nazis. Installée désormais en Italie, elle est immensément connue pour ses témoignages, auxquels elle a consacré sa vie. *Le Pain perdu* et *Qui t’aime ainsi* sont notamment disponibles chez Points.
8,70 €
La Mythomane du Bataclan
Points
Le livre qui a inspiré la série *Une amie dévouée* réalisée par Just Philippot avec Laure Calamy.

L'enquête sur l'arnaque montée par une fausse rescapée du Bataclan, devenue responsable de l'association de victimes Life for Paris.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, une certaine “Flo Kitty” se rapproche des rescapés. Elle leur parle de son meilleur ami Greg, blessé au Bataclan. Appréciée de tous, “Flo” devient salariée de la principale association de victimes, Life for Paris. Un mystère demeure : pourquoi personne ne peut jamais rencontrer son ami hospitalisé ? Un jour, une survivante découvre que Flo suit un agenda secret et hors-la-loi. La police est prévenue, une contre-infiltration débute.

Alexandre Kauffmann retrace ici l’enquête policière. Il a aussi plongé dans le passé de Flo Kitty, découvrant que son mensonge avait commencé vingt ans plus tôt.

« La sensation de vertige étreint jusqu’à la dernière page. » *20 Minutes*

Alexandre Kauffmann est romancier et reporter indépendant (*Le Monde, XXI, Slate*…). Il est l’auteur de *Surdose* (2018) et de *Un homme dangereux* (2024).
8,40 €
Le Sable et l'écume et autres poèmes
Points
« Si vous révélez vos secrets au vent, ne lui reprochez pas de les révéler aux arbres. »

La production poétique de Khalil Gibran (aphorismes de *Le Sable et l’écume*, poèmes du *Livre des processions* et de *Rires et larmes*, dialogue poétique des *Dieux de la terre)* ici rassemblée entremêle poésie lyrique et paraboles philosophiques ou mystiques. Gibran dispense une parole empreinte de mystère : spectateur attentif de la vie, il interprète le monde et, par ses intuitions profondes, en révèle la beauté et les richesses.

« Une perle est un temple bâti par la douleur

autour d’un grain de sable.

Quelle nostalgie bâtit nos corps et autour de quels grains ? »

Né au Liban en 1883, Khalil Gibran a beaucoup voyagé, séjourné en Europe et s’est fixé aux Etats-Unis où il est mort en 1931. Poète, mais aussi peintre et philosophe, la publication du *Prophète* en 1923 lui assure un succès durable et une reconnaissance qui ne cessera de croître, jusqu’à atteindre aujourd’hui celle d’un auteur universel.

Traduit de l’anglais par Thierry Gillyboeuf et de l’arabe par Elie Dermarker

Préface de Thierry Gillyboeuf
8,70 €
La Libraire du Caire
Points
Les chroniques d’une libraire dans une Égypte féministe et moderne, luttant avec passion pour la liberté intellectuelle.

Dans le tumulte des rues du Caire, se situe Diwan, la première librairie moderne et indépendante d’Égypte. C’est en 2002 que Nadia Wassef, sa sœur et une amie, inexpérimentées mais passionnées, décident de tenter l’impossible et d’ouvrir cette librairie désormais emblématique. Face à la censure, au patriarcat, aux clients exigeants, elles luttent obstinément pour établir leurs idées et révolutionner les institutions culturelles en Égypte. Récit de ce parcours ardent, cet ouvrage brosse un portrait empreint d’humanité d’une Égypte en transformation et résonne comme une déclaration d’amour aux libraires du monde entier.

*"Nadia Wassef a révolutionné le commerce du livre dans la capitale égyptienne, au début des années 2000. Une aventure qu’elle raconte dans un récit foisonnant.*" *Le Monde*

Nadia Wassefest l’une des trois fondatrices de la librairie Diwan en Égypte. *La Libraire du Caire*, son premier livre, a été traduit en onze langues.
8,70 €
Couleurs primitives
Points
Une ode colorée à l’érotisme, la poésie et le dessin.

Au fil de trente poèmes, Jeanne Cherhal nous invite à suivre une femme amoureuse et libre, et à partager des moments intimes de sa vie.

Subtilement illustré par les dessins silhouettés de *Petites Luxures*, ce nuancier du désir propose une émouvante palette de trente couleurs dont les noms ont été imaginés par l'autrice, sous des formes multiples (sonnet, haïku, blason, calligramme...). De *Fauve* à *Béluga*, de *Saint-Crème* à *Bleu d'orage*, poèmes et illustrations se répondent, se mêlent et s'entrelacent dans un jeu aussi doux et lyrique que sensuel et érotique.

Chanteuse, compositrice et pianiste, Jeanne Cherhal est aussi autrice : en 2020, elle a écrit son premier livre *À cinq ans, je suis devenue terre à terre*, paru chez Points.

Simon Frankart est graphiste et illustrateur. En 2014, il a lancé son projet érotico-poétique « Petites Luxures ». De cette page Instagram sont nés trois livres, édités chez Hoëbeke.
12,90 €
Clair-Obscur
Points
Une centaine de poèmes en vers classiques où fait merveille la virtuosité verbale de l’écrivain.

« Poèmes, vos parfums, vos formes, vos couleurs

Servent à d’autres fins que je ne l’imagine.

/…/

Poèmes, fleurs cruelles, ensemble je vous range

Pièges auréolés de dangereux rayons »

Publié en 1954, Clair-Obscur rassemble une centaine de poèmes. Ce livre chante la désillusion du poète devant le monde moderne et sa révolte devant l'altérité du temps. Fidèle à son génie, Cocteau conjugue humour et gravité. Il rend aussi hommage aux peintres et écrivains qui l'inspirèrent et à l’Espagne, pays qui lui était cher.

Jean Cocteau, né en 1889 et mort en 1963, est un des plus grands poètes français du XXe siècle, artiste aux multiples talents, romancier, dessinateur, peintre, auteur de théâtre et cinéaste. Il fut élu à l’Académie française en 1955.

Lettre-préface de Gaston Bachelard
9,30 €
Nous sommes maintenant nos êtres chers
Points
*J’ai l’âme gavée de poussières

Morceaux d’étoiles crachés

Depuis que le ciel tombe*

Dans le même esprit que ses romans, les poèmes de Simon Johannin sont ceux des belles âmes esseulées dans un monde souvent aride et brutal. Les voix crient la liberté dans des vers délestés de leur ponctuation, aussi vifs que des éclairs. Des voyous pas méchants, des jeunes gens pas prêts quoique robustes se chamaillent pour trouver une place au soleil. La précarité guette le porte-monnaie et les sentiments avec la même férocité. Pourtant, devant le vertige du quotidien, il s’agit de ne pas tomber dans les écueils du ressentiment, de s’acharner à trouver du sens et du plaisir, pour que l’amour jaillisse de la noirceur avec éclat.

Romancier et poète né en 1993, Simon Johannin est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Allia, dont *L’Été des charognes* et *Nino dans la nuit* (en collaboration avec Capucine Johannin), tous deux disponibles chez Points.
6,90 €
Qui t'aime ainsi
Points
Edith Bruck a treize ans lorsqu’elle est déportée à Auschwitz au printemps 1944. Elle survit à l’horreur des camps. Livrée à elle-même, la jeune femme expérimente l’errance des survivants car la fin de la guerre n’apporte en aucun cas la restitution du monde d’avant. Pour Edith Bruck, la solution s’impose : la quête de soi passera par l’écriture, fougueuse et vitale. Un récit d’une rare intensité considéré comme une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

D’origine hongroise, Edith Bruck est née en 1931. Son œuvre narrative, autobiographique et poétique, devenue incontournable, est traversée par l’expérience de la Shoah. Accueilli comme un chef d’œuvre et primé en Italie, *LePain perdu* est disponible aux Éditions du sous-sol.

« Un témoignage passionnant et inoubliable. » Primo Levi

Traduit de l’italien par Patricia Amardeil
6,30 €
Miarka
Points
Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier jusqu’au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. C’est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu’au même moment sa famille, dont sa petite sœur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s’appuyant sur des archives inédites. Une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires.

« Un livre magnifique, qui ébranle et inspire pour toujours. » Elle
7,80 €
La Faille du temps
Points
Par une nuit de tempête, un Afro-Américain et son fils sont témoins d’un terrible crime. Un homme a été tabassé à mort. Quelques mètres plus loin, à l’abri : un nourrisson dort paisiblement. Abasourdis, craignant la police, les deux hommes décident de fuir en emportant avec eux la mystérieuse petite fille. Dans cette libre adaptation du Conte d’hiver de Shakespeare, Jeanette Winterson offre une superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’avidité.

Jeanette Winterson est née à Manchester en 1959. Icône féministe, elle est l’auteure de nombreux romans baroques et irrévérencieux, dont Les oranges ne sont pas les seuls fruits, Le Sexe des cerises, Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? et Passion, disponibles chez Points.

« L’auteure déploie une langue contemporaine et désinhibée. Offrant ainsi une immense jouissance de lecture - authentique remède contre les failles, du temps et du reste. »

Maylis Besserie, Le Monde des Livres

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy.
8,90 €
209 rue Saint-Maur, Paris Xe
Points
Retraçant les vies passées et présentes des habitants d’un immeuble du Xe arrondissement de Paris, Ruth Zylberman livre un magnifique récit. Là se sont succédé, depuis les années 1850 jusqu’à nos jours, des générations d’habitants. Là, l’ordinaire du quotidien a côtoyé l’extraordinaire du fait divers et des violences de l’Histoire. Ruth Zylberman propose une réflexion bouleversante sur les traces du passé, les lieux où se loge la mémoire, et le lien invisible entre les vivants et les morts. Car cette autobiographie d’un immeuble est aussi une forme d’écriture de soi.

Née en 1971, Ruth Zylberman est cinéaste et écrivaine. Son film Les Enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe (2018, Zadig Productions/Arte) a été couronné par de nombreux prix.

« Un livre magnifique. » Emmanuel Carrère, Le Monde des livres
10,20 €
Rumeurs d'Amérique
Points
Ici, Alain Mabanckou s’est fondu dans la masse, il a tâté le pouls de ceux qui ont sa couleur, et de ceux qui sont différents de lui, avec lesquels il compose au quotidien. Certains lieux lui soufflent leur histoire car il les connait intimement. D'autres lui résistent, et il lui faut quelquefois excaver longtemps pour voir enfin apparaître leur vrai visage. Entre les rebondissements de l'insolite, la digression de l'anecdote et les mirages de l'imaginaire, l’écrivain monde livre une autobiographie américaine, infiniment personnelle.

Alain Mabanckou est poète et romancier. En 2015, il a été Professeur de création artistique au Collège de France. Il enseigne actuellement la littérature française à l'UCLA. Il est notamment l'auteur de Mémoires de porc-épic – prix Renaudot – et Petit Piment, disponibles chez Points.

« Un errance toute musicale, impressions vagabondes sur l’Amérique et le monde. »

Marianne
7,60 €
Romancero gitan
Points
Ses cuisses, qui m’échappaient

Comme des poissons surpris,

C’était le feu tout entier,

Et aussi la fraîcheur même.

Romancero gitan est le plus célèbre des recueils de García Lorca. Le poète y met en scène l’Andalousie et le monde gitan dans une tragédie musicale et poétique. Il y chante le drame de la condition humaine et les liens de l’amour fou avec la mort. Une superbe illustration des coplas andalouses (chants accompagnés à la guitare) et de l'âme espagnole du XXe siècle.

Federico García Lorca est né en Andalousie en 1898. Installé à Madrid, il publie Livre de poèmes et Chansons gitanes, et fait jouer en 1927 un premier drame théâtral. À partir de 1931, il dirige une troupe de théâtre ambulante, la « Barraca ». En août 1936, au début de la guerre d’Espagne, il est fusillé par les gardes civils, près de Grenade.

Traduit de l’espagnol et annoté par Alice Becker-Ho
8,40 €
Le Quai de Ouistreham
Points
" Une fois le livre terminé, on se dit que non, jamais on ne verra plus les choses du même œil. "

Le Monde

En 2009, Florence Aubenas part pour Caen et s'inscrit au chômage, avec un bac pour tout bagage et sans révéler qu'elle est journaliste. À Pôle Emploi, on lui propose de saisir sa chance : devenir agent de propreté dans des entreprises. Le Quai de Ouistreham est le récit saisissant de cette plongée dans le monde de la précarité. Un monde où on ne trouve plus d'emploi, mais des " heures ".

Florence Aubenas est grand reporter au Monde. Elle est l'auteur de nombreux essais et enquêtes, dont La Méprise : l'affaire d'Outreau et En France, disponibles chez Points, ainsi que L'Inconnu de la Poste, paru en 2021 aux Éditions de L'Olivier.
8,40 €
Portrait de groupe avec dame
Points
Belle et mystérieuse, Léni est faite d’ombre et de lumière. Pour tous ceux qui l’approchent, elle est impénétrable : à la fois au centre de toutes les attentions, et hors du monde, elle évolue en marge de la société. Tandis que le portrait de Léni est éclairé par de nombreux témoignages, une grande fresque de la société allemande se dessine en arrière-plan. Mais Léni demeure une fascinante énigme…

Heinrich Böll (1917-1985) est considéré comme le chef de file des écrivains allemands d'après-guerre. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1972.

Traduit de l’allemand par S. et G. de Lalène

« Un livre bourré de personnages à la dérive, abîmés par ce qu’ils ont vu et ce qu’ils ont fait, consciences salies, planètes cabossées tournant autour d’un astre mystérieux. » Geneviève Brisac
10,60 €
Le Monde selon Barney
Points
Barney Panofsky s’est toujours laissé guider par deux croyances : la vie est absurde et les humains sont incapables de se comprendre. Alors, pourquoi se priver ? De Paris à Montréal, Barney enchaîne les beuveries, les parties de hockey et de jambes en l’air, les amours impossibles… Jusqu’au jour où son ennemi juré, un écrivain à succès, l’accuse publiquement d’être un assassin. Au bord du gouffre, Barney est forcé de se défendre. Il se plonge alors dans l’écriture de ses mémoires, animé par une furieuse envie de vivre.

Fils d’un ferrailleur, Mordecai Richler est né en 1931 à Montréal. À l’âge de dix-neuf ans, il s’exile en Europe, d’abord en France et en Espagne, puis en Angleterre où il publie L’Apprentissage de Duddy Kravitz en 1959. De retour au Canada en 1972, il s’installe dans les Cantons-de-l’Est. Il meurt en 2001, laissant une œuvre incomparable à la renommée internationale.

« La renaissance d’un vieillard épouvantable et merveilleux. » - Le Monde

« Une petite merveille. » - Le Point

« Un Tolstoï de l’autodérision. » - Le Monde des livres

Nouvelle traduction de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
14,60 €
Le Monde est rond
Points
C'est Rose qui, assise ou non sur une chaise bleue, voit le monde et les animaux autour d'elle. C'est Rose qui, avec ou sans son cousin Willie, pense, chante, pleure et va sur la montagne. Voilà pour l'histoire, si l'on veut une histoire.

La version bilingue permet d’incarner les tribulations de Rose et Willie dans un texte à la fois chanson, poème, comptine, et légende, tout en goûtant la langue de Gertrude Stein si magnifiquement musicale.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle a considérablement participé au développement de l’art moderne et de la littérature.

« À sa manière poétique et musicale, Gertrude Stein questionne le monde à hauteur d'enfance, dans ce texte publié pour la première fois en 1939, qui tient de la comptine et invite au jeu, à la rêverie. »

Béatrice Kahn, Télérama

« Au fil des pages, les jeunes comprendront que Gertrude Stein a écrit comme Cézanne peignait. Et qu'il peut exister aussi des "livres cubistes". »

Florence Noiville
8,40 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Le Nuage d'obsidienne
Points
« Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence. C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. » C’est à Duncairn que Harry a été trahi par l’amour de sa vie. Depuis, cette petite ville des Uplands écossais le hante. Devenu ingénieur des mines, il découvre lors d’un voyage au Mexique un mystérieux ouvrage dans une librairie miteuse : Le Nuage d’obsidienne. En page de titre, le nom de Duncairn le ramène des années en arrière. Peut-être vers la résolution du plus grand mystère de son existence… Né en Écosse en 1938, Eric McCormack a émigré au Canada en 1966. Il enseigne à l’université Saint Jerome en Ontario. Il est notamment l’auteur de L’Épouse hollandaise, disponible en Points. « Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman d’Eric McCormack à ce jour. » The National Post « Eric McCormack livre un nouveau roman riche en suspense et en rebondissements. » Le Figaro Préface inédite de Fabrice Colin Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
10,60 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
Les Pêcheurs
Points
Ikenna, Boja, Obembe et Benjamin ont désobéi aux ordres paternels. Les quatre frères sont allés pêcher dans les eaux du fleuve interdit, l'Omi-Ala. Ils savourent cette pêche clandestine, jusqu'au jour où le fou Abulu les maudit : Ikenna, l'aîné, mourra de la main d'un de ses frères. Peu à peu, le poison de la terrible prophétie infiltre les esprits… Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique. « Premier roman virtuose, à la richesse de langue, de composition et de significations stupéfiante. » Le Monde des Livres Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin Finaliste du Man Booker Prize 2015
9,30 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
Même la nuit ne veut pas de moi
Grasset
« Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?

J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.

Alors j’ai retiré le masque.

Après  J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.

*Même la nuit ne veut pas de moi*  est le récit d’un homme qui a vacillé dans une époque qui tremble, mais qui a découvert une vérité essentielle : on ne tient pas seul.

C’est un livre sur cette décision, chaque matin recommencée : choisir la lumière.»

Arthur J. Essebag
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
Quand viendra l'aube
Grasset
«  Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un.  »

Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédié aux livres, ayant pourtant choisi de ne jamais écrire, à ses propres réflexions sur la création, l’écriture et le pouvoir des mots pour prolonger la vie.

Des rives du fleuve Saint-Laurent où elle dit adieu à son père, jusqu’au bord d’une plage balayée par l’écume dans le Maine, elle nous emmène avec elle dans ses marches et confie, par fragments, avec l’extrême précision d’une dentellière et la parole d’une poète, ses pensées qui lient entre elles images (coquillages, couleurs indéfinissables du cie ou de la mer), questions (écrit-on pour guérir nos blessures ou pour les partager  ? le bonheur existe-t-il  ? ), voix d’autres auteurs (de Leonard Cohen, Emily Dickinson, Fernando Pessoa), confessions, et le portrait d’un père qui, dans la poésie, aimait surtout « ce qui nous met en garde que la vie est brève et la mort longue  ».

Un texte étincelant de grâce et de finesse qu’on ouvre comme une boite aux trésors et dans lequel on puise savoir, beauté et espoir.
16,00 €
Le système de l'argent
Grasset
«  J’ai besoin d’un vieux, pour inspirer confiance. Des vieux, on en trouve partout. Mais des vieux comme toi, je n’en connais qu’un. Pendant toute ta vie, tu as réussi à oublier le petit garde rouge que tu étais dans ta jeunesse, le justicier des usines, le casseur de flics, le voleur de bibliothèques, l’ami des pauvres. Et tu as réussi à ne plus croire en rien. C’est très fort. Tu es un monstre, Lux. Quelqu’un qui ne croit en rien est capable de tout.  »  : ainsi s’adresse Christian Alexander Smith à Luc/ Lux Desanges.

Le premier, la trentaine, est un jeune self made man d’origine européenne, startupper richissime sans autre patrie que celle du profit, ami de tous les milliardaires libertariens de la tech, qui entreprend avec sa folie visionnaire apocalyptique d’acheter à prix d’or de gigantesques zones franches pour la survie des plus nantis, hors du contrôle des Etats impuissants (la Ligue des Territoires de demain), maniant avec dextérité la novlangue cynique d’un discours progressiste (écologie, expérimentation sociale, etc.) pour mieux camoufler ses intentions totalitaires et mercantiles.

Le second, 73 ans, est un ancien militant révolutionnaire établi en usine dans les Vosges. Ses rêves fracassés à 23 ans, il traine le cadavre de sa jeunesse pendant la Révolution des Œillets au Portugal, où il pille les riches bibliothèques privées pour faire commerce de livres anciens au point de devenir bibliophile (il fournit à ce titre un certain… François Mitterrand, qui le prend en affection et se confie à lui lors de ses déambulations parisiennes clandestines). Devenu riche, il se retire en ermite contemplatif et romantique dans une petite île bénie de l’archipel de Malte d’où va l’extirper Smith afin qu’il pilote le commando d’experts embauchés pour   faire main basse sur les médias influents, puis sur les vastes territoires (France, Europe, Afrique) des futures zones franches.

Ce roman-monde nous fait passer sans transition du monde d’en haut où voyagent sans frontière les tycoon de la finance dérégulée (Washington, Moscou, Tripoli, Benghazi, Beyrouth, Bruxelles, La Valette, Gozo, Kigali,   Malte, Lisbonne…) au monde d’en bas (les Vosges, la Lorraine… ) où s’agitent les petits insectes humains que les premiers tentent d’écraser  ; du plan large des kleptocrates idéologues au plan serré des femmes et des hommes encore porteurs d’un idéal  ; du point de vue panoramique des drones tueurs sans âme au point de vue subjectif des individus de chair et d’os (il en reste…).

Ce «  système de l’argent  » au plus haut niveau est-il assez huilé pour broyer les citoyens ordinaires et les déraciner de toutes leurs traditions, ou quelques grains de sable obstinés finiront-ils, dans l’arrière-pays du Mont Tomis (sud de la France), par enrayer la mécanique terrifiante de déshumanisation  ? Luc se réveillera-t-il de sa longue léthargie dépressive  ?
24,00 €
La Petite sauvage
Grasset
«  Car la haine est partout qui désarticule notre langue, et le diable lui-même se déplace dans le monde en voiture diplomatique. Je n’ai pas retrouvé la parole perdue, et il n’y aura donc rien d’autre pour nous hisser jusqu’à la haute tendresse que la  parole  présente, peu importe la vérité, désormais…  »

Ainsi se livre la «  Petite sauvage  », l’héroïne, le double d’enfance de Laurence Nobécourt, prise dans une des grandes guerres des familles : la succession.

Après le père, c’est la mère qui est morte, laissant trois sœurs blessées, peut-être aussi soulagées  : Stella, l’aînée  ; Petra, et puis la Petite sauvage elle-même, celle qui depuis toujours écrit, et vers qui tout converge, l’amour, la jalousie, la dépossession. Car il n’y a pas d’équilibre ou de justice, quand il faut répartir les biens, les séparer à jamais - maisons, tableaux, photos, menus papiers,  vaisselles  : dans ce combat dérisoire et violent, il n’y a plus d’adultes, seulement des histoires d’enfance  passionnelles. Stella était la préférée du père, l’adorée-adorée. Petra fut tant aimée de la Petite sauvage, telle une soeur tchekhovienne, vitale et chérie. Et la Petite sauvage, c’est simple  : la mère n’en voulait pas.

Alors, elle nous raconte  : son père, dans les dédales de l’argent et de l’extrême-droite, son oncle, qui l'aima comme il ne faut pas, et tout l’arbre familial, de blessure et de répétition, dans les branches duquel se vivent les souffrances, les rôles, et si peu la joie.

Le roman de Laurence Nobécourt nous montre comment la haine des familles, se charriant sur des générations, induit certains paysages politiques. En  mêlant histoire intime et  sociale, elle  clôt, après des années, le cycle familial initié avec *La  Démangeaison* et nous emmène vers la possibilité d’une vie nouvelle.
22,00 €
Bocuse
Grasset
De la cuisine il a fait un art, de son nom, une légende, et de sa vie, un roman.

Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.

Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d'Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…

Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, *Bocuse* révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.
22,00 €
J'ai perdu un bédouin dans Paris
Grasset
Je m’appelle Arthur Essebag.

Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.

Jusqu’à ce matin où l’impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis.

En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D’autres traînées dans des tunnels, en otages.

Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j’ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s’est tue.

C’était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.

Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j’ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j’ai pensé à ma mère. À mes racines. À cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s’est mis à hurler : j’ai dit “Je” et j’ai dit “juif” .

Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge.

Et j’ai écrit. Parce que je n’avais plus d’air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action.

De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ?

*J’ai perdu un Bédouin dans Paris* est mon premier livre.

Et ce Bédouin, finalement… c’est moi.
22,00 €
Avale
Grasset
Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du Monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de 29 ans, de son vrai nom Romain Marais, est étudiant en pharmacie et depuis l’enfance l’objet de brimades, de rejets et de frustrations qui l’ont mué en homme largué et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration.

Jeune actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, sa rencontre décisive avec son amie Génia, ses rêves de cinéma… et tente ainsi d’échapper à un sentiment de menace qui la hante.

L’un est un monstre en puissance ; l’autre une comédienne en devenir qui réalise que ce corps, qu’elle veut offrir et voir vibrer au contact du monde, lui échappe et la met en danger. Les deux trajectoires vont se juxtaposer jusqu’à leur collision…

*Avale* est un livre *de genre* (à entendre dans sa polysémie), à l’écriture éclatante et sensuelle. Un premier roman qui ne laisse pas indemne, à l’image de son autrice dont le talent déjà connu sur scène s’exprime ici avec une force impressionnante.
20,00 €
Le livre de Kells
Grasset
*Le Livre de Kells* est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie.

À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.

Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de *Kells*, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.

Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse *La Gauche Prolétarienne*à se dissoudre.

Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.

Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit «  Libération  » en septembre  1973.

*Le livre de Kells* est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée…
23,00 €
Nuit blanche
Grasset
«  On se souvient de la légende de la gravure de Goya, «  le sommeil de la raison engendre des monstres  ». Bienvenue chez les monstres  !

Au fil de cinq chapitres entrecoupés eux-mêmes de fragments, comme autant d’éclats d’un temps suspendu, circulaire, où se perd la notion même du temps, voici le bestiaire de la nuit d’un insomniaque qui laisse s’écouler, à ciel ouvert, le flux de conscience de ses pensées, rêveries, souvenirs, portraits, cauchemars éveillés, associations d’idées cocasses, poétiques ou graves.

L’homme ne parvient plus à dormir  : parce qu’il «  en a trop vu  »  ? Parce qu’il hait le sommeil ou le redoute comme la mort ? Parce qu’il ne supporte pas de ne plus être en contrôle  ? Parce que ce temps perdu pourrait mieux être mis à profit pour d’autres «  recherches  »  ? Parce qu’il est devenu l’esclave d’un cocktail de somnifères qui tue en lui la faculté du rêve  ?

Ceux qui croient connaitre la caricature publique du personnage «  BHL  » seront surpris par cet autoportrait d’une vie intérieure en ébullition où se consigne méticuleusement le jaillissement d’un inconscient qui ne tarit jamais.

L’humour succède à l’intensité, la gravité à la dérision, le sens du tragique à la légèreté et la rage à l’auto-ironie. Jamais l’auteur n’avait fait preuve d’un tel «  lâcher-prise  », matière et manière confondues, ni n’avait livré autant de détails intimes sur ce qui a fait de lui ce qu’il est devenu. Enfance, amis, amours, présence des morts, obsession du Livre et des livres, échos du passé qui ne passe pas dans le présent le plus brûlant, tels sont les thèmes qui traversent ce récit.

Qui n’a rêvé de se retrouver «  dans la tête  » d’un autre – qui plus est écrivain, philosophe ? Entrez dans Nuit blanche  : vous y êtes  !  »

O.N.
18,50 €
Un homme seul
Grasset
Ce récit aurait pu s'intituler "Le Livre de mon Père". Frédéric Beigbeder part à la découverte de Jean-Michel Beigbeder (1938-2023),  dont il fait un vrai personnage de roman, à situer entre Roger Martin du Gard et Ian Fleming  : «  c’était un Français qui s’est cru Américain alors qu’il était Anglais  ».

Il tente de comprendre cet homme  solitaire et secret, fils d'une américaine et d'un béarnais, qui se qualifiait lui-même de "solipsiste". Une enfance dans un pensionnat militaire catholique, l'abbaye-école de Sorèze, puis après les «  kapos à chapelets  » de Sorèze, chez les frères marianistes de la Villa Saint-Jean à Fribourg, l'a endurci à vie. À peine majeur, il a fui son pays natal pour apprendre le management à Harvard Business School. Au début des années  1960, il a importé en France le métier de "chasseur de têtes" (executive search), «  plaçant  » tous les dirigeants du CAC 40 (ou presque), durant cinquante ans. Ou les débauchant («  la guerre économique est la seule dont les déserteurs sont récompensés  »). A moins que cette activité prestigieuse, le conduisant à voyager dans le monde entier et à tisser des réseaux dans toute ce que la France de l’époque comptait de «  décideurs  », n’ait été une parfaite couverture pour des activités d’honorable correspondant de la CIA ?

Ce tombeau d'un père brillant et absent est aussi le portrait d'une génération de jouisseurs. Ces hommes seuls que l'on appelle aujourd'hui les "boomers" ont forgé leur égoïsme pendant la Seconde Guerre mondiale. Le confort fut leur idéologie, le luxe leur utopie, le divorce leur fatalité, l'Amérique leur horizon. Ils n'étaient pas faits pour être des pères de famille. À la fois philosophe pessimiste et playboy de la jet-set, Jean-Michel Beigbeder a épousé le XXème siècle, ses plaisirs, sa mondialisation et ses errements.

Son fils contemple avec sensibilité la disparition d'un homme qui symbolise aussi l'écroulement d'un monde, et profile en creux son autoportrait au miroir de ce père si fraichement disparu, dont il peut enfin faire la connaissance…
20,00 €
Giulietta Shakespeare
Grasset
Benjamin, universitaire, tente de soigner sa mélancolie depuis que Juliet, son amoureuse danoise, l’a quitté sans explication. C’est le moment que choisit Andrea, son vieil ami italien, pour resurgir dans sa vie et lui faire part d’une étonnante découverte  : le journal de Scopritori, un spécialiste de Shakespeare, écrit à Turin pendant les années du fascisme. Fascinés par cette lecture, les deux chercheurs se rendent en Italie où le journal les conduit jusqu’à un livre unique, victime d’un autodafé et miraculeusement sauvé. Qui est donc ce Scopritori expert en littérature anglaise  ? Qu’a-t-il à nous révéler  ? Et qui est cette Giulietta dont les apparitions dans ses rêves troublent Benjamin ?

Il est aujourd’hui communément admis que le «  Barde  » de Stratford-upon-Avon n’avait ni le talent ni les connaissances nécessaires pour devenir le dramaturge génial qui nous bouleverse encore aujourd’hui. Depuis des siècles, de grands auteurs, des amateurs éclairés, des comédiens de renom ont questionné l’identité réelle de William Shakespeare. Parmi eux, l’essayiste italo-canadien Lamberto Tassinari, dont la thèse invitait à chercher le dramaturge du côté de l’Italie. Sous forme romanesque, Patricia Reznikov suit ses traces et nous convie à un périple éblouissant qui entremêle trois récits, à trois époques différentes  : celui de Benjamin et Andrea, nos contemporains, embarqués dans une quête inattendue  ; celui du mystérieux Scopritori, à Turin, dans les années 30  ; celui, enfin, de William Shakespeare et ses doubles dans le monde élisabéthain. Avec eux, nous vivons le quotidien d’un homme de la Renaissance, dans un Londres effervescent, à la fois trivial et raffiné, où la foi, le théâtre, l’amour de l’Italie et la peste se partagent les premiers rôles, parmi ses chevaliers-poètes, les questions de religion et de pouvoir qui hantent la cour, et la naissance de cet extraordinaire théâtre de l’humain dont Shakespeare reste le maître incontesté et le symbole.

Questionnement sur l’amour, hommage aux femmes, amantes ou poétesses, ode à l’Italie, si présente dans l’œuvre shakespearienne, aux vertiges du langage, en un temps où la langue anglaise s’invente littéralement, réflexions sur les souffrances et les bonheurs de l’exil, Giulietta Shakespeare envoûte par ses jeux de miroirs et ses mises en abîmes. Et si l’œuvre de William Shakespeare avait été écrite par deux personnes  ? Un homme et une femme  ?
22,00 €
De vive voix
Grasset
Au fil des années, en parallèle avec essais, journaux ou romans, Marc Lambron a réalisé de nombreux entretiens avec écrivains, acteurs, chanteurs, créateurs de mode, artistes en général. Pour la première fois, il rassemble les transcriptions d’une soixantaine de ces rencontres selon le verbatim alors enregistré puis transcrit par ses soins.

On y trouvera de grands disparus, Jeanne Moreau, Juliette Gréco, Charles Aznavour, Raymond Devos, Françoise Gilot, Johnny Hallyday, Karl Lagerfeld, Jane Birkin, et du côté des écrivains Alberto Moravia, Tom Wolfe ou Martin Amis.

Beaucoup de cinéma : les actrices françaises les plus en vue, de Catherine Deneuve à Isabelle Adjani, d’Isabelle Huppert à Fanny Ardant, y apparaissent, tout autant que des Anglo-Saxons tels Robert Redford, Faye Dunaway, Woody Allen, Charlotte Rampling ou John Malkovich.

La réputation de mutisme d’un Sami Frey ou d’un Hedi Slimane s’y trouve démentie, tandis que Patti Smith, Gérard Garouste ou Philippe Starck, parmi beaucoup d’autres, y revisitent leur carrière.

Au fil de ces entretiens, l’auteur cultive continument une même approche : proposer à ses interlocuteurs, regardés comme des personnages de roman, de se livrer à une sorte d’autobiographie parlée, de la naissance d’une vocation à ses accomplissements majeurs. Pour la plupart conduites en longueur, ces rencontres offrent comme la photographie verbale d’un parcours restitué par le locuteur lui-même. L’ensemble constitue une archive unique mise en perspective, de vive voix, sur le mode de la confidence et de la remémoration.
26,00 €
L'invention de la famille
Grasset
Prémenry est une vaste propriété en bord de Loire où les grands-parents maternels de Sonia David, Lili et Ruben, ont fait le choix de s’installer dans les années 50 alors que rien ne les liait à la région. Le couple y accueillera jusqu’à leur mort leurs cinq enfants et treize petits-enfants.

Si les robinets dans chaque chambre alimentaient ses rêves de petite fille, Sonia David en retient surtout un lieu ouvert aux arts et au débat, lieu mouvant où les meubles allaient et venaient sans attache particulière. Car jamais le passé n’y était célébré, au contraire : Lili et Ruben n’ont eu de cesse d’y transmettre l’esprit critique, le goût de l’altérité, le sens des responsabilités, le devoir de se modeler son propre destin, et de partir. La mère de l’autrice, tout comme ses quatre oncles ont pris la route, et d’autres nationalités. Ses douze cousines et cousins également, éparpillés à travers le monde, qui parfois même ne se connaissent plus les uns les autres. Peut-on encore parler de famille, et à quoi tient-elle précisément ? Et pourquoi cette injonction au départ ? Celle-ci trouve évidemment ses raisons dans l’histoire de Lili et Ruben : elle, issue de la grande bourgeoisie catholique marseillaise, lui, juif russe émigré et ancien déporté.

Dans ce livre bouleversant d’humanité et de sincérité, Sonia David sonde les secrets, déroule un XXe siècle cosmopolite au fil des choix et parcours de chacun, et de chapitre en chapitre, explore cet héritage commun : le devoir de s’inventer.
24,00 €
Les Jeux Olympiques de littérature
Grasset
Le saviez-vous  ? De 1912 à 1948, les Jeux Olympiques comprenaient des épreuves d’art et de littérature. Inspiré par l’Antiquité, Pierre de Coubertin croyait essentiel d’associer écrivains et artistes à sa nouvelle religion du sport.

À l’olympiade parisienne de 1924, on recrute pour les lettres des jurés prestigieux  : les diplomates Jean Giraudoux et Paul Claudel, le pirate décadent Gabriele d’Annunzio, le poète Paul Valéry, la romancière Edith Wharton, les prix Nobel Maurice Maeterlinck et Selma Lagerlöf… Parmi les concurrents, on remarque les jeunes Henry de Montherlant et Robert Graves.

Raconter ce concours et ses médailles, c’est plonger dans l’histoire du sport durant les Années folles, quand il devient un objet politique en démocratie comme en dictature. C’est aussi réfléchir aux liens entre spectacle littéraire et spectacle sportif. Sueur, argent, célébrité, paniers de crabes mais aussi camaraderie  : ce livre s’attache à rendre un corps aux littérateurs. D’anecdotes en exploits, il propose une flânerie sur un terrain méconnu, à une époque où l’écriture passionnait les foules autant que les prouesses athlétiques.
20,00 €