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Résultats de recherche pour 'BRUIT DU MONDE' (3431)

Une enquête de Jack Yu Chinatown beat
Points
" Chang a un style limpide, mesuré, qui met en lumière les côtés sombres d'une société qui vit selon ses propres règles. "

THE NEW YORK TIMES BOOK REVIEW

Muté à la police de Chinatown, quartier de son enfance, Jack Yu est chargé d'une affaire de viol sur mineure. Si le secteur est à 99% chinois, les flics y sont, dans une écrasante majorité, blancs. Lorsque Jack doit enquêter sur le meurtre d'Oncle Quatre, le chef du gang des Hip Chings, les choses se compliquent : comment concilier sa quête de vérité avec la sensation d'être coincé entre deux mondes ?

Né en 1951 dans le Chinatown de New York où il vit toujours, Henry Chang a publié des anthologies de poésie et des romans policiers mettant en scène Jack Yu. La série, dont Chinatown Beat est le premier opus, est en cours d'adaptation pour la télévision.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie Chivot-Buhler
7,80 €
Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués
Points
« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.

« Jean-François Vilar a su restituer le choc des destins individuels

avec le fracas du monde. »

LE MONDE

Victor est furieux. De ses trois ans de détention à l’autre bout du monde, il ne veut rien dire. Il ne reconnaît plus Paris à l’heure où tombe le mur de Berlin, et se réfugie dans la lecture d’un journal intime rédigé en 1938. Entre surréalisme et révolution, entre Paris et Prague, ce roman noir inclassable, à l’écriture magnétique, se déploie sur les décombres de l’Histoire. La dernière aventure de son héros Victor Blainville est bien le chef-d’œuvre de Jean-François Vilar.

Avant de devenir écrivain, Jean-François Vilar (1948 – 2014) a été éducateur, puis journaliste. Il est l’auteur de nouvelles et de sept romans dont Les Exagérés (chez Points) et C'est toujours les autres qui meurent.
8,70 €
Les oubliés de Londres
Points
« Elle dénonce avec force tant la surveillance policière que la gentrification. »

LE MONDE

Un immeuble au milieu d’un vaste chantier de construction à Londres. Quelques rares occupants résistent encore a` l’expropriation. Alors qu’ils célèbrent la sortie d’un livre consacre´ a` leur combat et que la fête bat son plein, Hella, auteure du texte, et Molly, auteure des photos, découvrent l’encombrant cadavre d’un homme. Qui est-il ? Comment est-il mort ? La décision qu’elles prennent ce soir-là va lier leurs destins de manière inextricable.

Eva Dolan vit près de Cambridge et est considérée comme l’étoile montante du roman policier britannique. Après le diptyque Les Chemins de la haine (Grand Prix des lectrices de ELLE) et Haine pour haine, publiés chez Points, elle nous livre ici un polar social d’une redoutable efficacité.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Lise Garond
8,30 €
Le manteau de neige
Points
« Nicolas Leclerc nous fait le coup d’un "Shining franc-comtois". Les amateurs de grand frisson vont adorer. »

L'ALSACE.FR

Jusqu'à quel point le passé de votre famille peut-il vous hanter ? Katia, jeune femme souffrant d’haptophobie, va le découvrir à ses dépens. Dans un Jura aussi enneigé qu'oppressant, le sauvage assassinat de son grand-père soulève des mystères qu'elle seule semble capable de résoudre. De l'autre côté du miroir, il est un monde fragile et violent. Saura-t-elle l'explorer et vaincre ses peurs ?

Né en 1981, Nicolas Leclerc a quitté son Jura natal pour étudier l'audiovisuel et le cinéma. Il travaille aujourd'hui pour la télévision. Après Le Manteau de Neige, un premier roman remarqué, a paru au Seuil La Bête en cage.
8,95 €
Un amour fraternel
Points
« L’œuvre de Pete Dexter est l’une des plus sensationnelles de la littérature américaine contemporaine. »

LE MONDE

À Philadelphie, tandis qu’Irlandais et Italiens se livrent une guerre sans fin pour le contrôle des syndicats, la mort accidentelle de la petite sœur de Peter Flood déclenche une réaction en chaîne qui scellera à jamais le destin du jeune garçon. Pour l’enfant taiseux commence alors une vie faite de solitude, de crimes et de violence, marquée jusqu’à l’âge adulte par sa relation chaotique avec son cousin Michael. Une histoire de voyous aux allures de tragédie grecque.

Né en 1943 dans le Michigan. Pete Dexter a été journaliste d’investigation, chroniqueur et éditorialiste, avant de devenir l’un des auteurs de romans noirs les plus talentueux de sa génération. Outre Cotton Point (National Book Award 1988), on lui doit God’s pocket, Deadwood, Paperboy, Train et Spooner, tous disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicole Bensoussan.
7,90 €
Haine pour haine
Points
« Tout y est : l’épaisseur des personnages, le contexte social de crise identitaire en Europe et une intrigue remarquablement construite. »

Le Canard enchaînéIls ont été sauvagement assassinés à coups de pied dans la rue : leur seule faute, être étrangers. Visage masqué, leur agresseur s’est planté devant les caméras de surveillance pour signer son acte d’un salut nazi. L’inspecteur Zigic et sa coéquipière, le sergent Ferreira, reçoivent alors une consigne claire : ne surtout pas ébruiter la piste raciste auprès des médias, car la ville de Peterborough est déjà au bord de l’implosion. Sur fond de crise économique, Dolan dépeint la haine ordinaire avec une lucidité rare.

Eva Dolan vit près de Cambridge et est considérée comme l’étoile montante du roman policier britannique. Après Les Chemins de la haine récompensé par le Grand Prix des Lectrices de ELLE, voici Haine pour haine, tous deux publiés en Points.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Lise Garond
8,30 €
Scalp
Points
À neuf ans, Hans voit son monde chavirer. Il apprend que l’homme qui l’a vu grandir n’est pas son vrai père. Son père biologique, Alex, vit à quelques centaines de kilomètres de là en pleine forêt, coupé du monde. Sa mère décide alors de l’envoyer rencontrer cet inconnu, parti il y a dix ans, avant même de savoir qu’il avait laissé un enfant derrière lui. Commence alors un parcours initiatique au cœur des bois.

Cyril Herry est né à Limoges en 1970. Auteur, photographe et éditeur, il habite en Haute-Vienne. Scalp, huis clos à ciel ouvert aussi émouvant que glaçant, est son premier roman paru chez Points.
6,90 €
Tuer Jupiter
Points
Le 2 décembre 2018, le corps du plus jeune président de la République française, Emmanuel Macron, rejoint le Panthéon devant les spectateurs du monde entier. Le pays, le gouvernement et ses proches demeurent incrédules face à son assassinat. Ne reste plus qu'à remonter le temps pour suivre les ramifications du complot qui a conduit à cette fin. Le romancier François Médéline, après dix années passées dans les coulisses du gouvernement, nous offre une fiction politique moderne et percutante. De sa plume explosive, il s'amuse à mettre en scène les grands de ce monde et nous parle du règne de l'image, de pouvoir et de démesure.
6,95 €
Killeuse
Points
- Un thriller psychologique palpitant et riche en rebondissements.

- Auteur pilier du catalogue Points Policier : près de 700 000 exemplaires vendus en Points.

- Plus de 12 000 exemplaires vendus chez Points pour les derniers titres de l'auteur (Killeuse, 2019, Les soeurs ennemies, 2018, Que la bête s'échappe, 2017)

- Jonathan Kellerman est l’auteur de plus de trente thrillers psychologiques, best-sellers traduits dans le monde entier.

- Lauréat d’un Edgar Award pour Le Rameau brisé.
8,20 €
Missing : Germany
Points
Kim Sprague a disparu. La belle et parfaite épouse du milliardaire Charles Sprague s’est volatilisé dans Miami. Frank Decker, passé maître dans l’art de retrouver les personnes disparues, n’hésite pas un instant : Charles Sprague lui a sauvé la vie en Irak. Il est temps de rembourser ses dettes et de retrouver Kim. Mais quand son enquête le pousse à traquer les réseaux de call-girls en Allemagne et à frayer avec la mafia ukrainienne, Frank s’interroge : à qui peut-il vraiment faire confiance ?

Né en 1953, Don Winslow a été détective privé avant de devenir l'auteur d’une vingtaine de romans, best-sellers traduits dans le monde entier. Missing : New York est disponible en Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Philippe Loubat-Delranc

« Une intrigue menée à la baguette. » - L’Express
8,95 €
Les Planificateurs
Points
Derrière tous les assassinats qui ont marqué l’Histoire, il y a toujours eu des planificateurs.

Adopté par le directeur d’une organisation criminelle sud-coréenne, Laesaeng, jeune tueur à gages indolent, grandit au milieu des planificateurs, des exécuteurs, et des assassins. Son unique principe : n’en avoir aucun. Hanja, le frère adoptif de Laesaeng, flaire le business lucratif et monte sa propre société. Mais sur le marché de l’assassinat, il ne peut y avoir qu’un seul leader. L’affrontement entre les deux entités commence…

Né en 1972 en Corée du Sud, Kim Un-su est déjà l’auteur de plusieurs nouvelles et romans multi-récompensés. Les Planificateurs est son premier polar.

Traduit du coréen par Choi Kyungran et Pierre Bisiou

« Un thriller de haute volée. » - Le Monde

« Un polar bien exécuté. » - Libération
7,95 €
Les Chemins de la haine
Points
Chantiers de construction, prostitution, tortures… l’Angleterre n’est pas l’Eldorado tant attendu par les immigrés. À Peterborough, où l’extrême droite prospère, nombreux sont ceux qui souhaiteraient se débarrasser de ces nouveaux venus. L’un d’eux, Jaan Stepulov, est retrouvé calciné dans un abri de jardin. Accident dramatique ? Meurtre ? Chargés de l’affaire, l’inspecteur Zigic et le sergent Ferreira plongent au plus profond d'une économie souterraine sordide, basée sur le trafic d’êtres humains. Là où l’humanité revêt un visage monstrueux.

Originaire de l’Essex (Royaume-Uni), Eva Dolan est romancière. Avec son premier polar, Les Chemins de la haine, elle est considérée comme l’étoile montante du roman policier.

Grand Prix des lectrices de ELLE

« Une rare maîtrise. »

Le Monde

Traduit de l’anglais par Lise Garond
8,30 €
Si belle, mais si morte
Points
C’est une chose peu connue : la découverte d’un cadavre peut être très problématique. Comme cette femme en promenade avec son chien peut en témoigner : il faut affronter un stress soudain… et le stress fait vieillir ! Surtout si, à l’instar de ce couple d’adolescents, on craint d’attirer l’attention sur les substances peu légales contenues dans ses poches. Quoi qu’il en soit, on n’appelle pas la police, c’est bien trop compromettant. Et après tout, quelqu’un devrait finir par s’en charger… non ?

Née en 1960 à Turin, Rosa Mogliasso est l’auteure d’une série de romans policiers remarquée par la critique. Si belle, mais si morte est son premier roman traduit en français.

« Ce court roman plonge avec drôlerie dans les affres de la lâcheté et de la culpabilité. »

Le Monde

Traduit de l’italien par Joseph Incardona

« Ce court roman plonge avec drôlerie dans les affres de la lâcheté et de la culpabilité. »

Le Monde
6,40 €
Les Pièges de l'exil
Points
Au milieu des années 1950, Bernie Gunther, devenu concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, trompe l’ennui en fréquentant les tables de bridge. Son talent de joueur lui ouvre les portes de la Villa Mauresque, résidence de Somerset Maugham. L’écrivain au sommet de sa gloire a bientôt besoin de l’ancien détective : victime d’un maître chanteur, Maugham apparaît sur des photos compromettantes en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge... La situation se corse quand Gunther est dangereusement rattrapé par son passé.

Né en 1956 à Édimbourg, Philip Kerr est l’auteur de plus de trente livres acclamés dans le monde entier, il a reçu de nombreux prix.

« À son meilleur, Philip Kerr orchestre l'affaire de main de maître. Un régal. »

L’Express

Traduit de l’anglais par Philippe Bonnet
9,30 €
La Fin de l'histoire
Points
Juan Belmonte le sait bien : il n’y a pas de repos pour les braves. Retiré en Patagonie dans l’espoir de couler des jours paisibles aux côtés de sa compagne, l’ancien guérillero chilien doit accomplir une dernière mission : contrecarrer un complot visant à libérer de prison Miguel Krassnoff, descendant du dernier ataman et général de Pinochet. Animé d’une soif de vengeance, Belmonte est bien décidé à régler de vieux comptes à sa manière.

Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili et vit actuellement en Espagne. Après Un nom de torero, également disponible en Points, il livre une nouvelle aventure de Juan Belmonte.

« Magnifique. »

Le Monde des livres

« De Trotski à Poutine, La Fin de l’Histoire traverse au pas de charge le xxe siècle et ses utopies sanglantes. »

Les Échos

Traduit de l’espagnol (Chili) par David Fauquemberg
6,40 €
La Maison des brouillards
Points
« La nuit sanglante d’Hiddensee » : c’est ainsi que les habitants de cette petite île de la Baltique qualifient le drame. Trois meurtres, un assassin dans le coma et un procès en suspens… De vieux amis réunis dans la grande maison de verre, au bout de l’île, à l’invitation de son propriétaire. Mais les simples retrouvailles ont viré au cauchemar. Deux ans plus tard, la journaliste Doro Kagel relance l’enquête. Que s’est-il véritablement passé dans la Maison des brouillards ?

Eric Berg est le pseudonyme d'Eric Walz, auteur de romans historiques. La Maison des brouillards est son premier thriller.

Traduit de l’allemand par Catherine Barret

« Chaque secret en recèle un autre, jusqu’au retournement final. »

Le Monde

« Chaque secret en recèle un autre, jusqu’au retournement final. »

Le Monde
7,80 €
Kabukicho
Points
Étoile parmi les néons de Kabukicho, quartier sulfureux de Tokyo, Kate Sanders est l’hôtesse numéro un. Conteuse infatigable, elle enchante les hommes. Tant de succès ne finit-il pas par attiser l’envie ? Kate disparaît. À Londres, son père reçoit une photo d’elle, pâle, les yeux clos, suivie du message « Elle dort ici ». Pour le capitaine Yamada, le temps presse… Comment retrouver la Geisha du xxie siècle au cœur de ce théâtre où les faux-semblants sont rois ?

Dominique Sylvain, auteure de nombreux romans policiers, a longtemps vécu au Japon.

« Un fascinant roman noir aux allures de théâtre d’ombres, où les apparences, les faux-semblants, les mensonges et les névroses brouillent sans cesse les pistes d’une intrigue aussi emmêlée qu’un délicieux plat de nouilles yakisoba. »

Le Figaro Magazine

« Loin des clichés, les codes et les règles de la face cachée de Tokyo. »

M le Magazine du Monde
8,40 €
Mon vieux
Points
Alain, scénariste à succès, déchante lorsque sa fille sort défigurée d’un accident de scooter. Il se ruine pour lui rendre un visage. Alors son propre père réapparaît… Atteint d’Alzheimer, il végète dans un hôpital et Alain doit payer les frais. Dans le même temps, la canicule s’abat sur Paris et décime les personnes les plus âgées. Des pensées criminelles germent dans l’esprit du scénariste acculé…

Thierry Jonquet (1954-2009) est un maître du roman noir. Il est notamment l’auteur de Rouge, c’est la vie, Ad vitam aeternam, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte et Vampires, disponibles en Points.

« Comme toujours, on en sort ébloui par le talent de Jonquet et vaguement mal à l’aise tant est fidèle le miroir qu’il nous tend. »

Le Monde
9,30 €
Une enquête du commandant Avraham Avraham Les Doutes d'Avraham
Points
Le monde de Maly s’effrite. Traumatisée par un viol, elle est déstabilisée par le comportement étrange de son mari, Koby. Alors que la pluie noie Tel-Aviv, il découche, ne travaille plus, fuit ses questions. Que lui arrive-t-il ? Dans le même temps, l’inspecteur Avraham, promu à la tête de la section des homicides, dirige sa première enquête. Il reconnaît la victime, violée quelques années plus tôt. Un policier aurait quitté son domicile peu avant qu’elle y soit retrouvée étranglée…

Dror Mishani enseigne la littérature israélienne et l’histoire du roman policier à l’université de Tel-Aviv et collabore occasionnellement au quotidien Haaretz. La première enquête d’Avraham Avraham, Une disparition inquiétante, a reçu le prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points.

« Ce qui intéresse Dror Mishani, ce sont les gens. Leur vie, leurs émotions, leurs ambitions petites ou grandes, leur regard sur les autres, leurs semblables si dissemblables. »

Le Point

Traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz
8,95 €
Islander - Tome 01
Glénat BD
Futur proche

Le continent européen est victime de catastrophes multiples, des réfugiés de tous les pays s'amassent au port du Havre, lieu de transit vers un hypothétique salut. L'Islande est encore épargnée, mais pour combien de temps ? Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter sa chance en subtilisant le pass d'une migrante, sans savoir que l'Islande aussi se déchire à leur sujet. Ballotté dans le chaos du monde, Liam découvrira qu'il a pris la place d'une femme impliquée dans un mystérieux projet, "Islander" ; sa rédemption, si Liam et ses nouveaux compagnons parviennent à survivre.

Après *Sangoma,*le duo explosif formé par Caryl Férey et Corentin Rouge est de retour avec une trilogie sous haute tension. Un récit d’anticipation plus réaliste que jamais, qui nous emporte vers des terres gelées où espoir, conscience politique et drames intimes se côtoient. Les auteurs inversent l’ordre du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui dans un premier tome aussi haletant que prémonitoire.
26,00 €
L’odyssée tragique du MC Ruby
Dupuis
En novembre 1992, au large du Portugal, huit passagers clandestins africains étaient jetés à la mer par les marins ukrainiens d'un cargo en route pour Le Havre, le MC Ruby. Sept Ghanéens et un Camerounais ont été exécutés et offerts à l'Atlantique, complice déchaîné d'une déferlante de haine. De cette tuerie à bord du MC Ruby, nul n'aurait jamais dû entendre parler.

Mais les flots et les hommes de main, pour la plupart ukrainiens, n'ont pu achever leur besogne. Un homme, un seul, a survécu : Ofusu Kingsley Cudjoe, un Ghanéen de vingt-deux ans. Trois jours durant, il s'est caché dans les cales. Et le 6 novembre 1992, lors d'une escale au Havre, il s'est enfui. Les magistrats français ont alors découvert ce que l'un d'eux a qualifié de « far west des océans » : un monde de matelots et de dockers, de pavillons de complaisance et de coques apatrides, un univers où les soutiers ont le dollar pour monnaie et les vagues pour maîtresses.

Du Ghana à l'Ukraine, d'Odessa à Takoradi, Philippe Broussard a reconstitué l'histoire de ce drame pour le journal *Le Monde*.
25,00 €
The Nice House By The Sea tome 1
Urban comics
Aucun des douze convives de cette belle demeure en bord de Méditerranée ne connaissait Max. Elle connaissait pourtant chacun d’entre eux. Experts dans leur domaine, géants de l’industrie et du savoir moderne, chacun d’entre eux est l’excellence personnifiée. Pour échapper à la fin du monde et incarner l’avenir de l’Humanité, tous ont accepté en leur âme et conscience de se réunir dans ce petit paradis créé rien que pour eux, abandonnant vie et proches à leur triste sort. Survivre à la mort programmée de l’humanité ? Vivre éternellement ? Que pourrait-il y avoir de mal à ça ?
25,00 €
Léonarde - vol. 03
Drakoo
Les épidémies de malchance, ça n'existe pas... les créatures magiques susceptibles, si !

À Ptiorupt, chacun s'accorde à dire que Curienne, la nouvelle gouvernante, est exceptionnelle. Depuis son arrivée, tout le monde vit dans le luxe ! Mais le repos est de courte durée : le prince Pippin semble victime d'un sortilège de malchance qui se transmet peu à peu aux habitants du château... alors que des émissaires sont attendus d'un jour à l'autre ! Face à cette nouvelle menace, Léonarde et ses amis vont devoir enquêter et faire preuve d'une vigilance sans faille. D'autant plus que le danger ne se terre pas toujours où l'on s'y attend...
16,90 €
Rook Exodus Tome 1
Urban comics
Au 24e siècle, Rook est un homme piégé sur une planète artificielle qui a sombré dans le chaos. Sa population animale, autrefois contrôlée par les autorités, est désormais régulée par des hors-la-loi. Les plus riches se sont échappés tandis que les autres doivent chercher un moyen de fuir. Mais Rook s'interroge : Ce monde vaut-il la peine qu'on se batte pour lui ?
25,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Récits
Gallimard
H. P. Lovecraft est un créateur de mondes, doublé - on ne mesure pas toujours à quel point - d'un grand écrivain. Son oeuvre a irrigué de larges pans de la culture, inspirant dessinateurs, philosophes, et surtout écrivains qui, de Borges à Michel Houellebecq, furent nombreux à lui rendre hommage. À la fois célébré pour la théogonie qu'il a mise en place et décrié pour son racisme, lié par un attachement viscéral à sa Nouvelle-Angleterre natale, il est un écrivain inclassable. Il s'abreuve, dans un premier temps, aux sources de Poe, de Lord Dunsany, ou encore du mouvement décadent, mais il fait rapidement éclater le cadre du récit fantastique en y introduisant les concepts et le vocabulaire des sciences. Mieux encore, il renouvelle le genre en lui donnant une dimension cosmique qui témoigne de l'insignifiance de l'homme dans un univers qui le dépasse. Des divinités énigmatiques et terrifiantes, Cthulhu, prêtre des Grands Anciens, Nyarlathotep, le Chaos rampant, Azathoth, le Néant primordial, Yog-Sothoth, "Tout en Un et Un en Tout", forment son panthéon. Confronté à cette altérité absolue, le héros de Lovecraft a un seul but : la connaissance, un seul chemin : la découverte de la présence universelle du Mal, une seule issue : la démence ou la mort. Vingt-neuf récits composent ce volume, depuis les premiers contes horrifiques jusqu'aux grands récits qui, écrits à partir de 1926, feront la renommée de leur auteur. Tous bénéficient de nouvelles traductions.
76,00 €
Peter Pan
Gallimard
Les mythes ne sont la propriété de personne. Tout le monde connaît Peter Pan, mais rares sont les lecteurs qui, aujourd'hui, se souviennent du nom de son créateur, J. M. Barrie. Le personnage apparaît au sein d'une sorte de conte pour enfants inséré au coeur d'un roman pour adultes, Le Petit Oiseau blanc (1902). Dès 1904, Peter fait ses débuts sur les planches, en compagnie de la fée Clochette, du capitaine Crochet et des autres figures d'un pays imaginaire, le Neverland. La pièce s'intitule Peter Pan ou le Petit Garçon qui ne voulait pas grandir. Deux ans plus tard, les chapitres du roman de 1902 où figure ce jeune héros sont repris sous le titre Peter Pan dans les jardins de Kensington en un volume orné de planches d'Arthur Rackham. En 1911, un nouveau roman, Peter et Wendy, réorganise et complète l'histoire portée à la scène et restée inédite. Barrie ne publia qu'en 1928 sa pièce, dont il a retouché le texte pendant plus de vingt ans. Toujours jouée avec succès sur les scènes anglophones, elle restait jusqu'ici confidentielle en français. Ce volume présente dans des traductions nouvelles les textes participant du mythe de Peter Pan - dont certains étaient restés inédits du vivant de l'auteur - et les accompagne d'importants dossiers iconographiques.
67,00 €
Le Monde comme volonté et représentation
Gallimard
En France, la découverte de Schopenhauer (1788-1860) au tournant des années 1880 provoque une fièvre qui excède les débats philosophiques habituels. Maupassant choisit pour guide ce professeur de pessimisme et de noirceur. Il hante certains personnages de Huysmans, résignés à admettre avec lui que la vie de l'homme oscille entre la douleur et l'ennui. On est sommé de se positionner par rapport à Schopenhauer, parce que sa philosophie engage radicalement le sens de l'existence. Le Monde comme volonté et représentation est le "grand livre" de son auteur. Celui-ci y ferraille avec les idées de Platon et de Kant, tout en prenant au sérieux l'apport récent des orientalistes et en tirant des implications considérables des Upanishad. Mais ce livre polyglotte commente aussi Cervantès, Shakespeare, Calderón, La Rochefoucauld, Swift, Voltaire, Chamfort, Byron, Goethe ou Leopardi. Il donne corps à une pensée dont on sent bien qu'elle n'avait jamais été formulée jusqu'ici et qu'elle n'est pas de celles que l'on dépasse. Selon Nietzsche, il n'y a chez Schopenhauer ni affectation ni rhétorique : c'est un "discours droit, rude et bienveillant", porté par un "naturel inimitable" et "une vigoureuse aisance". La présente traduction relève le défi de rendre la puissance de la langue de Schopenhauer, qui fascina Kafka et Borges, tout en respectant l'unité de son vocabulaire philosophique.
77,00 €
Sherlock Holmes
Gallimard
Une adresse londonienne, 221B Baker Street, louée à une certaine Mrs. Hudson et dotée d'un bow-window par lequel observer la rue et méditer sur l'existence en attendant que frappe à la porte la nouvelle aventure ; un narrateur, le docteur Watson, colocataire du 221B et qui consacre ses loisirs à mettre en forme les notes qu'il a prises au moment où les enquêtes dont il était le témoin ou l'auxiliaire battaient leur plein ; un ennemi juré, le professeur Moriarty, véritable génie du mal, également appelé le "Napoléon du crime" (ce qui n'est pas peu dire, pour des Britanniques), qui ne l'emportera pas au paradis et dont la chute fera couler beaucoup d'encre ; et comme il se doit un héros, Sherlock Holmes, "détective consultant" de son état, alternativement muni d'une canne, d'une loupe, d'une pipe ou d'un violon, et équipé par ses illustrateurs d'une casquette de chasse qui deviendra son emblème. Non content de posséder une mémoire prodigieuse, Holmes a une autre particularité remarquable. Aux yeux de cet authentique sémiologue, la réalité est un réseau de signes qui ne demandent qu'à être déchiffrés. Dans d'autres circonstances, il eût reconstitué tout un dinosaure à partir d'un osselet. Dans les situations désespérées qu'il affronte, il se révèle l'ultime recours des victimes. Le chevalier Dupin de Poe ou l'inspecteur Lecoq de Gaboriau n'ont qu'à bien se tenir. Holmes a d'ailleurs peu d'estime pour ces collègues. Au reste, il n'est pas toujours commode, et c'est sans doute ce qui fait son charme, et une partie de celui des récits dont il est le protagoniste. D'humeur variable, probablement bipolaire, phobique, mégalomane, parfois hautain, plus ou moins sociopathe, plutôt misogyne (il ne faudra pas moins qu'une Américaine, Irene Adler, pour lui faire manger son chapeau), il moque volontiers son ami Watson, dont le dévouement est pourtant sans faille et qui est pour lui ce que fut Boswell pour Samuel Johnson. C'est que Holmes est aussi troublé que troublant. Il eût été étonnant qu'il n'y eût pas un prix à payer pour détenir un talent tel que le sien. Mais lorsqu'il est sur une piste, on le suit où qu'il aille. Car sans rien abdiquer de son propre mystère, il fait du monde un espace intelligible. Quatre romans, cinquante-six récits réunis en cinq recueils - le tout formant le canon holmésien -, sans oublier quatre histoires dites extracanoniques parce que leur auteur n'a pas souhaité les faire figurer au nombre de celles qu'il revendique, tel est le corpus intégralement retraduit pour cette édition en deux volumes.
68,00 €
Mrs. Dalloway et autres écrits
Gallimard
1925, 1928, 1929. Mrs. Dalloway, Orlando, Une pièce à soi. Un roman ; une biographie, autre forme de roman, surtout quand le personnage biographé est imaginaire ; un essai enfin, qui expose en particulier les raisons pour lesquelles la soeur de Shakespeare n'a pu écrire les pièces de son frère (ce n'est pas seulement parce qu'elle n'a pas existé), et, plus généralement, les conditions matérielles qui doivent être réunies pour qu'une femme puisse se consacrer à l'écriture. Mrs. Dalloway et Orlando sont deux romans aussi différents que complémentaires. Le premier, que Woolf pensa longtemps intituler Les Heures, se déroule à Londres en un jour, qui est la grande journée de Clarissa Dalloway, et le dernier jour de Septimus Warren Smith. Le second, qui aurait pu s'intituler Les Siècles, court sur 350 ans, et jusqu'en Turquie. D'abord appelé à la cour d'Elizabeth Ire, un jeune aristocrate se réveille un jour femme, au siècle suivant ; à la fin du livre - en octobre 1928 -, elle est trentenaire, mariée, et elle a fait paraître "Le Chêne", un poème auquel elle - ou plutôt il puis elle - travaillait depuis 1586. "Dans chaque être humain se produit une oscillation d'un sexe à l'autre..." Très vite, la France s'intéresse à ces romans. Louis Gillet prend prétexte d'Orlando pour consacrer à Woolf une étude dans la Revue des Deux Mondes. Il a compris à quel point la question de la création féminine lui importe, mais l'éloge a ses épines : le grand livre, selon lui, c'est Ulysse. (Woolf allait longtemps être comparée à Joyce, et plus encore à Proust, que le mari de Vita Sackville-West tenait d'ailleurs pour le plus grand des romanciers anglais.) "Orlando est un ravissant bibelot d'étagère, et jolies choses ou jolies femmes sont à leur place dans un salon." Le hasard des dates est cruel : nous sommes en 1929, Gillet ignore encore qu'Une pièce à soi (une pièce qui n'est pas le salon) apporte une réponse cinglante à son appréciation. Mais cet essai est un manifeste littéraire aussi bien que social, et une composante essentielle de l'art poétique que Virginia Woolf construit texte après texte. Quant à Mrs. Dalloway, elle aurait donc cent ans. On a peine à le croire. Le livre, lui, est toujours aussi neuf, ce qui n'est pas le cas de tous les romans "expérimentaux". Il est vrai qu'il ne se résume pas à l'usage virtuose d'une technique narrative, si nouvelle soit-elle. Y coexistent la vie et la mort, la raison et la folie, la durée et les instants, "le temps qui se marque sur l'horloge et le temps qui réside dans l'esprit" (Orlando). La lumineuse préface de Gilles Philippe éclaire les ouvrages ici réunis, trois moments forts dans une période d'écriture décisive pour Virginia Woolf. Une pièce à soi entre au catalogue de la Pléiade dans une traduction inédite de Laurent Bury.
62,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
152,00 €
Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €
Romans et récits
Gallimard
Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l'y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d'avis) et Paulhan avaient, comme on dit, "des réserves". Peut-être n'était-il à leurs yeux qu'un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter ? Un pur romancier ? un authentique reporter ? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes. Cette édition ne fait pas acception de "métiers" ni d'ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l'ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire - un mot encore neuf dans les années 1920 et qu'il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d'autre part d'un fait nouveau : les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments - dont le scénario inédit du Bataillon du ciel - et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l'oeuvre. Le "système Kessel", on croit le connaître : courir le monde, faire provision de "choses vues", livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman "kényan" de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L'oeuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l'auteur de Makhno et sa juive, la réalité n'est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui en bon français la creative non fiction. L'aventure, l'événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d'eux des objets pour l'imagination. Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l'imaginaire. Ce faisant, il place son oeuvre - et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans - aux confins "du réel, du rêve, de l'errance et de l'histoire" (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l'aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il "l'air du temps", qui est aussi le nom d'une collection à laquelle il donna des livres ; mais il sait s'en abstraire et atteindre à l'essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l'espèce humaine, toute son oeuvre peut être lue
78,00 €
Le Blé en herbe et autres écrits
Gallimard
Claudine à l'école est le grand succès de mars 1900. Le livre est signé Willy. On sait généralement qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, pourtant, le texte sort du lot. Il ne ressemble à rien de connu, la langue est nouvelle, le ton insolent, le propos scandaleux. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy : il est de sa jeune femme, Sidonie-Gabrielle, née Colette. Colette : il faudra attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre. Avant cela, il y aura eu d'autres "Willy", des "Colette Willy" et même des "Colette (Colette Willy)". Mais on a vite compris. Catulle Mendès écrit à Colette : "vous avez créé un type". Claudine en effet est un type, et elle deviendra un mythe. Colette en créera d'autres : celui de Sido, sa mère, "le personnage principal de toute [s]a vie" ; celui de Gigi, jeune fille élevée pour devenir une femme entretenue et qui échappe à ce destin ; et celui de Colette elle-même, qui se construit au fil de plusieurs vies - elle fut danseuse, mime, actrice, journaliste, directrice d'un institut de beauté, publicitaire... comme si la littérature ne pouvait suffire à lui assurer l'indépendance et la liberté qui sont, avec l'aptitude au plaisir, ses valeurs les plus hautes. Des tenues succinctes portées sur la scène du Moulin Rouge à la croix de grand-officier de la Légion d'honneur reçue en 1953, la ligne droite n'est pas le chemin le plus court. Mais l'oeuvre de Colette s'est nourrie de ce sinueux parcours. Colette appelle "littérature" tout ce qu'elle n'ai me pas : l'emphase, la "ciselure" et les idées générales, qui lui vont aussi mal, dit-elle, que les chapeaux empanachés. L'année du Blé en herbe, elle déclare à Simenon : "Supprimez toute la littérature, et ça ira." "C'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie", dira le romancier. C'est aussi ce qui préserve l'oeuvre de Colette du vieillissement. L'ouverture de Chéri, en 1920, a époustouflé les lecteurs. Cent ans plus tard, on l'admire toujours. Mais le style ne serait rien s'il n'était au service d'un regard d'une extraordinaire sensibilité. Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes (Le Blé en herbe), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du "genre" (dans Le Pur et l'Impur, en 1941), etc. Mais ce sont ces trois domaines - l'enfance, la sensation, la mémoire - qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira
71,00 €
Romans (Tome 1)
Gallimard
1839. "Le roi des romanciers modernes, c'est une femme", déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s'agit pour lui d'ôter sa couronne à Balzac, dont il n'a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c'est elle, "le roi") est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d'Amérique : "Énormité et Douceur." Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l'oeuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu'ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu'elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia - révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 - fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d'amour, d'aventures, noir, humanitaire, social... Pauline est un "roman de l'artiste", veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l'ethnographie et de l'ethnolinguistique, et de l'ethnomusicologie si l'on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l'ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman "industriel" à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au coeur de la science. Nanon enfin récrit l'histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. "Je fais des romans, parce que c'est une manière de vivre hors de moi", dit Sand, prompte à se glisser "dans la peau de [s]es bonshommes", comme elle appelle ses personnages. L'essentiel pour elle est dans le mouvement vers l'autre, quête inquiète et patiente ; ce qu'avait bien senti Janin, qui voyait en elle l'"un de ces grands esprits plein d'inquiétudes qui cherchent leur voie". Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice...), le bon roman exige que soient mêlés "le réel et le poétique". Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c'est l'artiste qui crée le réel, "son réel à lui". Le roman chez Sand a un effet sur "l'emploi de la vie". De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l'idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.
78,50 €
Histoire Auguste et autres historiens païens
Gallimard
En 313, Constantin, empereur chrétien, accorde la liberté de culte à toutes les religions ; nul ne sera plus contraint de vénérer l'empereur à l'égal d'un dieu. En 391-392, Théodose, empereur très chrétien, interdit les cultes païens. Le monde a basculé. Ce qui est en cause, ce ne sont pas seulement des croyances et des cultes, mais toute une civilisation fondée sur la paideia - la culture, les moeurs et les pratiques de la Rome éternelle. C'est en ce sens que les historiens réunis dans ce volume peuvent être dits païens : nourris à l'antique paideia, ils en partagent toujours les valeurs. Ils écrivent entre 360 et 394 (avant 408 pour l'auteur des Vies et moeurs des empereurs) sous les règnes de princes chrétiens, occupent des postes importants, proches du pouvoir, et, par force, s'avancent masqués. De belles carrières restent ouvertes à ces lettrés, émules de Tite-Live, de Suétone ou de Tacite ; les empereurs chrétiens ne peuvent se passer d'eux. Les lois de 391-392 ne les réduisent pas au silence, mais ils sont assez lucides pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller dans leur éloge du passé. La plupart évitent prudemment de parler du christianisme. L'Histoire Auguste, elle, s'autorise des moqueries, des parodies des Évangiles ou des Pères de l'Église, des allusions plus ou moins voilées. Le livre - trente vies d'empereurs, à partir d'Hadrien - est truffé d'indices révélant à des lecteurs choisis le fond de la pensée de son auteur, écrivain dissimulé, semet ridente, "souriant dans son for intérieur". Cet auteur pourrait passer pour le digne successeur du Suétone des Douze Césars. Il a du goût pour les frivolités d'alcôve, les anecdotes à portée moralisante, les prodiges et les oracles. Mais il se révèle en outre particulièrement imaginatif. L'Histoire Auguste n'est pas une oeuvre historique au sens moderne du terme : elle enrichit son récit par tous les moyens qu'offre l'écriture romanesque, jusqu'à effacer les frontières entre histoire et fiction. C'est l'occasion de savoureux morceaux de bravoure, d'autant plus soignés littérairement qu'ils sont historiquement douteux. Histoire sans autorité donc, mais pleine de vie et finalement de vérité : une oeuvre personnelle et sensible sur l'âge d'or du paganisme et sur son déclin. "Une effroyable odeur d'humanité monte de ce livre", disait Marguerite Yourcenar, qui y avait trouvé la matière des Mémoires d'Hadrien. Cette humanité en désarroi, c'est celle des païens qui assistent impuissants à la dissolution du monde auquel ils tiennent et appartiennent. À la bataille de la Rivière froide, en 394, les armées de Théodose affrontent l'usurpateur Eugène et le général Arbogast, soutenus par le parti païen. Théodose vainqueur, certains vaincus se donnent la mort. Parmi eux, Nicomaque Flavien senior, aristocrate, préfet du prétoire d'Italie, probable auteur de l'énigmatique Histoire Auguste.
70,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
Ma chambre à moi
Leduc
Est-ce que tu es devenue celle que tu t’étais promis d’être ?

Figure incontournable de la scène musicale internationale, Yael Naim explore depuis plus de deux décennies de nouveaux horizons artistiques. Dans ce livre, elle s’interroge sur ce que signifie être une femme, une artiste indépendante, une mère et une citoyenne du monde. Elle s’y dévoile comme jamais auparavant, revisite avec une grande honnêteté son parcours, ses choix, le succès mondial de « New Soul » en 2008 qui a marqué un tournant dans sa carrière, ainsi que les profondes transformations intimes qui ont façonné sa vie. Femme, artiste, mère et personnalité engagée, Yael Naim livre le récit d’une femme libre, en quête de sens, qui explore avec sincérité les liens entre création, identité, transmission et humanité.

Autrice-compositrice-interprète et réalisatrice franco-israélienne, Yael Naim est devenue une figure incontournable de la scène musicale française et internationale, notamment depuis son tube « New Soul ». Elle a toujours fait de sa vie son art, et inversement : innover, explorer et partager.
19,90 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahãbhãrata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a cessé d'être présent à la conscience hindoue. Le "grand poème du monde" raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava.Voici, dans ce second volume (livres VI à XI), la guerre pressentie depuis le début de l'épopée. Cette guerre pour la restauration du dharma voit bien les Pandava et Krishna l'emporter. Cependant il n'y a pas de victoire claire, pas même pour Krishna, auquel ses ruses valent une malédiction. Les deux armées sont détruites et la dynastie lunaire aura du mal à sauvegarder un héritier. À l'évidence, le bon roi ne peut triompher sans l'aide de l'avatar, mais celui-ci n'hésite pas pour ce faire à détruire le monde...Version abrégée, traduite du sanscrit.Présentation, résumés et commentaires des livres XII à XVIII, glossaire et répertoire des noms propres.
7,00 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahābhārata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a pas cessé d'être présent à la conscience hindoue. Ce «grand poème du monde» raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava. Ce premier volume expose les origines fabuleuses des personnages, l'enfance des héros, les premières violences et le partage inégal du royaume. Au cours d'une fameuse partie de dés, le sort du royaume se décide : l'aîné des Pandava perd tout au profit des Kaurava, y compris ses frères, lui-même et l'épouse commune des cinq frères, la princesse Draupadi. Les Pandava partent pour 13 ans en exil dans la forêt avec leur épouse. Années d'obscurité, montée des périls, où interviennent dieux et démons, où l'on acquiert des armes meurtrières. En dépit des efforts de Krishna, «avatar» de Vishnou descendu sur la terre, tout laisse craindre la fin des temps. Ce volume se termine à la veille de la grande bataille de 18 jours (Livre I à V). Il sera suivi d'un second volume.
7,00 €
Sherlock Holmes I, II
Gallimard
Une adresse londonienne, 221B Baker Street, louée à une certaine Mrs. Hudson et dotée d'un bow-window par lequel observer la rue et méditer sur l'existence en attendant que frappe à la porte la nouvelle aventure ; un narrateur, le docteur Watson, colocataire du 221B et qui consacre ses loisirs à mettre en forme les notes qu'il a prises au moment où les enquêtes dont il était le témoin ou l'auxiliaire battaient leur plein ; un ennemi juré, le professeur Moriarty, véritable génie du mal, également appelé le "Napoléon du crime" (ce qui n'est pas peu dire, pour des Britanniques), qui ne l'emportera pas au paradis et dont la chute fera couler beaucoup d'encre ; et comme il se doit un héros, Sherlock Holmes, "détective consultant" de son état, alternativement muni d'une canne, d'une loupe, d'une pipe ou d'un violon, et équipé par ses illustrateurs d'une casquette de chasse qui deviendra son emblème. Non content de posséder une mémoire prodigieuse, Holmes a une autre particularité remarquable. Aux yeux de cet authentique sémiologue, la réalité est un réseau de signes qui ne demandent qu'à être déchiffrés. Dans d'autres circonstances, il eût reconstitué tout un dinosaure à partir d'un osselet. Dans les situations désespérées qu'il affronte, il se révèle l'ultime recours des victimes. Le chevalier Dupin de Poe ou l'inspecteur Lecoq de Gaboriau n'ont qu'à bien se tenir. Holmes a d'ailleurs peu d'estime pour ces collègues. Au reste, il n'est pas toujours commode, et c'est sans doute ce qui fait son charme, et une partie de celui des récits dont il est le protagoniste. D'humeur variable, probablement bipolaire, phobique, mégalomane, parfois hautain, plus ou moins sociopathe, plutôt misogyne (il ne faudra pas moins qu'une Américaine, Irene Adler, pour lui faire manger son chapeau), il moque volontiers son ami Watson, dont le dévouement est pourtant sans faille et qui est pour lui ce que fut Boswell pour Samuel Johnson. C'est que Holmes est aussi troublé que troublant. Il eût été étonnant qu'il n'y eût pas un prix à payer pour détenir un talent tel que le sien. Mais lorsqu'il est sur une piste, on le suit où qu'il aille. Car sans rien abdiquer de son propre mystère, il fait du monde un espace intelligible. Quatre romans, cinquante-six récits réunis en cinq recueils - le tout formant le canon holmésien -, sans oublier quatre histoires dites extracanoniques parce que leur auteur n'a pas souhaité les faire figurer au nombre de celles qu'il revendique, tel est le corpus intégralement retraduit pour cette édition en deux volumes.
136,00 €
Sherlock Holmes
Gallimard
Une adresse londonienne, 221B Baker Street, louée à une certaine Mrs. Hudson et dotée d'un bow-window par lequel observer la rue et méditer sur l'existence en attendant que frappe à la porte la nouvelle aventure ; un narrateur, le docteur Watson, colocataire du 221B et qui consacre ses loisirs à mettre en forme les notes qu'il a prises au moment où les enquêtes dont il était le témoin ou l'auxiliaire battaient leur plein ; un ennemi juré, le professeur Moriarty, véritable génie du mal, également appelé le "Napoléon du crime" (ce qui n'est pas peu dire, pour des Britanniques), qui ne l'emportera pas au paradis et dont la chute fera couler beaucoup d'encre ; et comme il se doit un héros, Sherlock Holmes, "détective consultant" de son état, alternativement muni d'une canne, d'une loupe, d'une pipe ou d'un violon, et équipé par ses illustrateurs d'une casquette de chasse qui deviendra son emblème. Non content de posséder une mémoire prodigieuse, Holmes a une autre particularité remarquable. Aux yeux de cet authentique sémiologue, la réalité est un réseau de signes qui ne demandent qu'à être déchiffrés. Dans d'autres circonstances, il eût reconstitué tout un dinosaure à partir d'un osselet. Dans les situations désespérées qu'il affronte, il se révèle l'ultime recours des victimes. Le chevalier Dupin de Poe ou l'inspecteur Lecoq de Gaboriau n'ont qu'à bien se tenir. Holmes a d'ailleurs peu d'estime pour ces collègues. Au reste, il n'est pas toujours commode, et c'est sans doute ce qui fait son charme, et une partie de celui des récits dont il est le protagoniste. D'humeur variable, probablement bipolaire, phobique, mégalomane, parfois hautain, plus ou moins sociopathe, plutôt misogyne (il ne faudra pas moins qu'une Américaine, Irene Adler, pour lui faire manger son chapeau), il moque volontiers son ami Watson, dont le dévouement est pourtant sans faille et qui est pour lui ce que fut Boswell pour Samuel Johnson. C'est que Holmes est aussi troublé que troublant. Il eût été étonnant qu'il n'y eût pas un prix à payer pour détenir un talent tel que le sien. Mais lorsqu'il est sur une piste, on le suit où qu'il aille. Car sans rien abdiquer de son propre mystère, il fait du monde un espace intelligible. Quatre romans, cinquante-six récits réunis en cinq recueils - le tout formant le canon holmésien -, sans oublier quatre histoires dites extracanoniques parce que leur auteur n'a pas souhaité les faire figurer au nombre de celles qu'il revendique, tel est le corpus intégralement retraduit pour cette édition en deux volumes.
68,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Nullarbor
Hoëbeke
À l'orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le grand ouest australien. Une échappée, plus qu'un voyage, par-delà les confins désolés de la Nullarbor Plain. Une campagne de pêche sanguinaire dans l’Océan Indien fera tout basculer. La fuite en avant s'accélère, toujours plus au nord. C'est en naufragé, éreinté, que le narrateur vient s'échouer à Broome, puis sur les terres aborigènes de Wreck Point. Une main se tend alors, la dernière. Celle d'Augustus, ancien de la tribu Bardi, qui lui ouvre les portes d'un ailleurs fantastique. Mais il est bien trop tard. Et la nature hostile resserre son étreinte. Récit singulier, sombre et sans fard, d'un «monde sans prudence, où tout n'est que violence et ruine». «L’Australie comme elle a été rarement donnée à voir - et l’évidence, tout à coup, du surgissement d’un véritable écrivain. Enfin ! La découverte de ce manuscrit aura été pour moi un véritable choc. Dans d’autres collections, j’ai fait découvrir au public français les plus grands auteurs écrivains-voyageurs : Nicolas Bouvier, Redmond O’Hanlon, Peter Matthiessen, Patrick Leigh Fermor, Colin Thubron, bien d’autres encore… (...) Bien au-delà de ces pâles sous-produits "formatés" que l’on nous a vendus ces récentes années comme les "nouveaux voyageurs" dont l’appétit à courir les plateaux de télévision était à proportion inverse de leur talent. Quel bonheur dès lors de découvrir un David Fauquemberg ! D’ores et déjà je puis affirmer qu’il est l'une des révélations du festival Étonnants Voyageurs.» Michel Le Bris.
18,50 €
Tout surmonter !
Albin Michel
« Depuis toujours, la chance m'a été donnée de raconter les aventures et les engagements que j'avais choisis de vivre à travers le monde. Ces récits laissaient souvent de côté la part obscure de l'aventure : échecs, ratages, déconvenues, trahisons... J'ai eu le désir de revenir sur ces expériences pour en dévoiler la face cachée parce que, un jour, je me suis rendu compte qu'on peut toujours tirer de nos drames des enseignements positifs pour surmonter les épreuves de la vie. » Patrice Franceschi

De l'abandon d'un ministre qui lui supprime sa subvention sans même le prévenir aux moments passés dans une geôle pakistanaise pendant la guerre d'Afghanistan, en passant par le naufrage de son navire au large de Malte, rien n'aura été épargné à Patrice Franceschi, intrépide écrivain-aventurier. Il en a tiré ce surprenant livre d'apprentissage d'un inébranlable optimisme.

Un petit traité aux grandes ambitions qui nous fait du bien, en remettant à sa juste place tout ce qui gâche notre vie quotidienne.
17,90 €
Le Cannibale de Crumlin Road
Points
Cet été-là, la vague de chaleur accablant Belfast n’est pas ce qui perturbe le plus Karl Kane. Le privé est confronté aux meurtres atroces de jeunes femmes marginalisées, retrouvées mutilées, sans foie ni reins. Mais le principal suspect est un membre de l’establishment… et l’enquête piétine. Lorsque Katie, la fille de Kane disparaît, celui-ci ne peut compter que sur sa fureur pour empêcher l’irréparable.

Né à Belfast en 1958, Sam Millar a été combattant au sein de l’IRA avant de devenir écrivain. Il est notamment l’auteur de Poussière tu seras, Rouge est le sang, On the Brinks et Les Chiens de Belfast, disponibles en Points.

« Alternant scènes d’une violence inouïe et dialogues d’une ironie corrosive, Sam Millar réussit le tour de force d’allumer de belles lumières dans un monde de ténèbres. »

Le Monde

Traduit de l’anglais (Irlande) par Patrick Raynal
7,40 €
La Revanche du petit juge
Points
Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril. Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman. « Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s'accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l'État. » Le Monde des livres Traduit de l'italien par Christophe Mileschi
7,70 €
Une enquête de Claire DeWitt : La ville des morts
Points
La Nouvelle-Orléans n’est plus ce qu’elle était. Sinistrée par l’ouragan Katrina, il n’en reste que les mystères que le Mississippi n’a pas engloutis. Claire DeWitt, détective au caractère bien trempé, revient dans la ville des morts afin de percer le secret de la disparition d’un procureur. Hantée par ses démons, elle sait qu’ici, entre anciens amis et nouveaux ennemis, personne n’est innocent. Sara Gran, née à New York en 1971, est l’auteur de Viens plus près et Dope (disponibles en Points). La Ville des morts est la première des enquêtes de Claire DeWitt, en cours d’adaptation à la télévision. « Un grand roman de Sara Gran. En inventant le personnage ébouriffant de Claire DeWitt, elle se place dans la lignée d’Hammett et de Chandler. » Le Monde Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton Macavity Edward 2012
7,80 €
Homme sans chien
Points
Dans la petite ville de Kymlinge, la famille Hermansson est réunie pour fêter l’anniversaire du père et de la fille aînée. Seul manque Robert, le fils honteux qui s’est ridiculisé lors d’une émission de téléréalité. Suicide ? Fugue ? Plus aucune de ces hypothèses ne tient quand Henrik, son neveu, disparaît à son tour. Pour l’inspecteur Barbarotti, chargé de l’enquête, l’hiver s’annonce brumeux.

Håkan Nesser, né en 1950 en Suède, est l’un des écrivains les plus appréciés dans les pays nordiques. Ses romans, largement traduits et couronnés par plusieurs prix, notamment celui de l’Académie suédoise, sont disponibles en Points.

« Un de ces polars rares, vertigineux, qui ouvrent des abîmes de silence et décélèrent le pouls. »

Le Monde

Traduit du suédois par Esther Sermage
7,90 €
Une enquête de Louise Morvan Techno Bobo
Points
Deux heures du matin. La rave bat son plein quand deux amies sous ecstasy et kétamine se jettent d’une falaise. Chargée de rouvrir l’enquête qui a conclu à un double suicide, la privée Louise Morvan infiltre le monde de la nuit : anges et démons s’y confondent sous les flashs crus des stroboscopes. Mais en cet été caniculaire, la vérité est gardée par un dragon qui n’a rien d’une chimère…

Dominique Sylvain est née en 1957, en Lorraine. Elle a débuté en tant que journaliste. Elle est l’auteur de nombreux romans policiers, dont Passage du désir (Grand Prix des lectrices de « Elle »), Le Roi Lézard et Guerre sale, disponibles en Points.

« Un style léger et brillant, avec des pointes d’ironie très british. »

Libération
7,60 €
On y passera tous !
Robert Laffont
Histoires vraies, conseils pour vos obsèques, idées reçues : un thanatopracteur répond à toutes vos questions sur la mort, même les plus taboues

" Ce n'est un secret pour personne, nous allons tous mourir !

C'est notre point commun, personne n'y échappe. Si vous avez déjà mille questions en tête sur ce qu'il se passe après la mort – sur le corps, sur mon métier un peu particulier, sur l'organisation des funérailles ou encore sur la meilleure façon d'en parler avec vos proches –, alors vous êtes au bon endroit.

Bienvenue dans le monde du funéraire ! "

Entre anecdotes du quotidien, cas précis et informations concrètes, Mickaël Boilon, thanatopracteur atypique, brise les tabous sur la mort avec une franchise désarmante. Loin des clichés morbides, il nous emmène dans les coulisses d'un univers méconnu où la mort côtoie paradoxalement la vie sous toutes ses formes.

Avec un mélange savoureux d'humour et de gravité, de moments touchants et de situations cocasses, Mickaël répond sans détour aux questions que personne n'ose poser et transforme notre regard sur cette profession essentielle, et sur ce moment inévitable de la vie. Un récit nécessaire qui réconcilie avec l'inéluctable tout en célébrant ce qui nous rend vivant.
16,90 €
Des fourmis dans ma tête
Jouvence
Une plongée saisissante dans la tête d'une thérapeute découvrant son trouble dissociatif de l'identité.

Et si trois jours pouvaient s’effacer de votre mémoire en une fraction de seconde ?

Émilie se réveille après plusieurs jours dont elle n’a aucun souvenir, confrontée à des comportements qu’elle ne comprend pas et une étrange sensation de fragmentation intérieure. Sa vie bascule quand elle découvre enfin la vérité : elle est atteinte du trouble dissociatif de l’identité (TDI), un trouble encore méconnu où s’entremêlent pertes de mémoire, traumatismes et voix intérieures.

Thérapeute de profession, Émilie voit son quotidien lui échapper. Comment continuer à vivre, à travailler, à aimer, quand des parts de soi prennent tour à tour le contrôle ? Comment composer avec ces « alters » qui redoublent d’ingéniosité pour se faire entendre ?

La jeune femme entame alors un voyage intime au cœur d’elle-même, une traversée faite de tâtonnements, de peur, de résistance mais aussi de résilience et de pardon. Peu à peu se dessinent les contours d’un monde intérieur insoupçonné : une fourmilière mentale où chacun tente de trouver sa place.

Plus qu’un témoignage, *Des fourmis dans ma tête* est une plongée rare et authentique dans l’un des troubles les plus stigmatisés de la santé mentale.
19,95 €
Salina
Actes Sud
Trois fois exilée, Salina incarne le rejet de l'étrangère comme l'humiliation faite aux femmes trop libres.

Enfant-malheur abandonnée par les siens dès sa naissance, elle n'est sauvée des hyènes que pour être livrée à la méchanceté du monde. Au lendemain de sa mort, son fils Malaka raconte sa vie. Peu à peu, ses mots transforment une existence de larmes en destinée légendaire, et la marginalité en signe d'élection.

De cette tragédie hors du temps et des lieux, Laurent Gaudé a d'abord fait une pièce de théâtre avant de livrer cette épopée contemporaine captivante, qui est aussi une célébration de la puissance du verbe.
4,90 €
La Cantatrice chauve
Belin Gallimard
NOUVEAU : Visionnez l'intégralité de la pièce, de janvier à juin, ainsi que des extraits disponibles toute l'année, en flashant le QR Code présent dans l'ouvrage. Découvrez le détail de l'offre sur cette page. Notes, présentation et dossier par Jean-Luc Vincent, mise à jour par Marianne Hubac Un record dans l'histoire du théâtre : La Cantatrice chauve se joue sans interruption depuis plus de soixante ans dans le même théâtre parisien ! La pièce s'est imposée comme le modèle du renouveau dramatique hérité de l'après-guerre. Dans un monde meurtri par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, la foi dans l'homme a faibli : l'art se doit d'en témoigner. Grave, l'oeuvre d'Eugène Ionesco fait aussi beaucoup rire : un drôle de drame ! Groupements de textes : 1. Dialogues absurdes 2. Les scènes classiques du théâtre revues et corrigées par Eugène Ionesco
5,75 €
Le Cœur innombrable - Classiques et Contemporains
Magnard
Le recueil d’Anna de Noailles enrichi de tous les outils pour préparer le Bac de Français.

Le recueil :

En 1901, une jeune poétesse publie son premier recueil, *Le Cœur innombrable*, qui fait sensation et marque le début d’une longue carrière littéraire. Nourrissant son art de références antiques et d’esthétique romantique, Anna de Noailles propose une poésie sensible tout autant que sensuelle.

Au fil des vers, elle chante le « cœur », cette puissance de sensibilité qui connecte chaque humain à tous ses frères vivants, dans des paysages vibrants de la lumière de l’été.

Aimer et ressentir, connaître l’ardeur même au prix de la désillusion, vivre pleinement la vie sans refuser la mort, voilà comment Anna de Noailles se propose d’embrasser le monde, avec un cœur « innombrable à force de désirs ».

L'objet d’étude : la poésie du XIXe au XXIe siècle (1re)

L'accompagnement pédagogique :

* Une présentation complète pour découvrir l’autrice et comprendre le contexte historique, artistique et littéraire de l'œuvre

* Le texte intégral et des extraits audio

* Des axes d’étude avec des questions, des encadrés sur les grandes notions littéraires et une préparation progressive aux épreuves écrite et orale

* Des explications linéaires sur des passages clés

* Un groupement de textes problématisé : voix lyriques

* Une synthèse et des citations clés pour récapituler les enjeux du recueil

* Méthode : des fiches et des exemples pour se préparer à l’examen

* En audio : une épreuve orale complète du Bac pour se mettre en situation

En + : un cahier iconographique de 8 pages en couleur pour les prolongements culturels et artistiques
3,99 €
Romance de l'avent - Secret santa - édition collector
Auzou
Une version collector du best-seller de Sophie Jomain !

Quand on vient d'une famille comme la mienne, on a tout pour être heureux.

La liberté, les voyages, l'argent... J'ai un appart que j'adore, la meilleure coloc du monde et je peux faire les études que je veux... mais il me manque l'essentiel : l'envie.

Je crois que je vais tout plaquer.

Pour quoi ? Pour qui ?

Je ne sais pas encore et c'est peut-être ça le pire.

Mais cette asso pour les étudiants moins chanceux que moi, dans laquelle j'ai accepté de travailler tout le mois de décembre, pourrait bien changer la donne.

Là-bas, je vais devoir organiser le meilleur Secret Santa de toute ma vie, et faire comprendre au mystérieux Romeo, que ses yeux dans les miens, sera notre plus beau cadeau.
25,95 €
La controverse de Valladolid (texte intégral et dossier pédagogique)
Actes Sud
Peu après la découverte du Nouveau Monde, en 1550, dans un couvent de Valladolid en Espagne, deux hommes s'affrontent au sujet de l'esclavage des Indiens. Aux déclarations enflammées du premier, fervent défenseur des populations indigènes, succèdent les froids discours du second, partisan de leur asservissement ; à la passion de justice de l'un répond la volonté de l'autre de légitimer les violences commises. Par-delà le débat historique, la pièce est une invitation à interroger notre rapport à l'Autre, et résonne comme une mise en garde : la liberté est fragile ; à nous de la défendre et de l'entretenir.

Le texte intégral avec :

UNE ENTRÉE PAR LA BD

UN DOSSIER COMPLET EN 3 VOLETS :

- La fabrique du texte : présentation de l'auteur, de l'oeuvre et de l'histoire littéraire dans laquelle elle s'inscrit

- L'atelier de lecture : études d'ensemble, explications de texte guidées et activités d'appropriation

- Résonances et rebonds : groupements de textes et histoire des arts

UN CAHIER PHOTOS COULEUR
4,90 €
Atlas Six - Tome 3 Le complexe d'Atlas
Michel Lafon
Le dernier tome de la trilogie best-seller Atlas Six.

Depuis leur recrutement, les six élus doivent faire face à leurs responsabilités : contrôler la soif de pouvoir de leur maître Atlas Blakely. Pour cela, ils n'ont d'autre choix que de réconcilier des alliances brisées et rester soudés, plus que jamais.

Mais alors que le reste du monde se mobilise pour les renverser, les six recrues de la Société alexandrienne se retrouvent dans une course contre la montre pour survivre. Sont-elles prêtes à trahir pour garder leur place ? Jusqu'où iront-elles pour sauver l'univers de la folie de leur guide ?

Seuls les plus extraordinaires sont sélectionnés.

Et seuls les plus rusés survivront.

Le final explosif de la trilogie événement !
18,95 €
Contes sous la canopée
Actes Sud
Dans nos histoires et nos mythologies, les arbres, les fleurs et les fruits ont toujours occupé une place de premier plan - ils sont à l'origine de la vie. Qu'ils soient habités d'une âme bienveillante ou d'un esprit vengeur, qu'ils nous aident à tenir debout ou qu'ils réparent nos folies, ils sont les héros magnifiques et étonnants de ce nouveau recueil de Praline Gay-Para.

Après le succès de ses Contes curieux ou encore des Contes pour jeunes filles intrépides, elle nous invite cette fois à contempler (la beauté des fleurs de cerisier), à goûter avec délices (au premier fruit de saison), à nous laisser bercer (par le chant du vent dans les feuilles), à humer (le parfum d'une rose), à nous émouvoir (de la sensation de l'herbe mouillée sous nos pieds) : en un mot, à cueillir toutes les joies que nous offre le monde.
7,90 €