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Résultats de recherche pour 'NOUS LES ENFANTS DE' (4157)

The Devil's Sons - Tome 03
Editions Plumes du Web
Les Devil’s Sons sont plus unis que jamais, pourtant, la vie semble vouloir les mettre à genoux. Ils surmontent les obstacles les uns après les autres, trop nombreux pour que ce soit une simple coïncidence. Si les Devil’s Sons ont donné un sens à mon existence, Clarke, lui, a offert à mon cœur une raison de battre. L’amour est la plus puissante source de bonheur, sauf qu’il peut aussi s’avérer extrêmement dévastateur. On dit qu’un malheur n’arrive jamais seul, mais qu’en est-il de l’accalmie ? Je commence à croire que nous sommes destinés au chaos… Ensemble, nous faisons front, et s’il nous arrive de plier sous la tempête, nous ne rompons pas. Du moins, c’est ce que je pensais… Devil’s un jour, Devil’s toujours… Peu importe le sacrifice…
25,90 €
The Devil's Sons - Tome 04
Editions Plumes du Web
*Devil's un jour, Devil's toujours...*

Trois années se sont écoulées depuis les tragiques événements. Trois années durant lesquelles Avalone s'est tenue loin d'Ann Arbor et des Devil's Sons.

*Le manque me conduit à rentrer chez moi, auprès des miens. Mais l'accueil que me réservent les Devil's Sons est loin d'être chaleureux. Ils éprouvent à mon égard un ressentiment légitime. Tant de questions se bousculent dans leur esprit, et je ne suis pas en mesure de leur apporter des réponses. Je traîne derrière moi un fardeau, et j'ai de nombreux secrets que je dois préserver à tout prix.

L'ignorance, c'est ce qui protègera ma famille de cette nouvelle menace qui plane sur nous.

Devil's un jour, Devil's toujours... à moins que la rancœur et le temps aient eu raison de nous.*
25,90 €
La jeunesse d'Adrien Zograffi : Codine - Mikhaïl - Mes départs - Le Pêcheur d'éponges
Gallimard
L'enfance et la jeunesse d'Adrien Zograffi se situent dans une misérable banlieue du port de Braïla, sur les bords du Danube. Adrien devient le protégé de Codine, le bon géant. Puis il se fait vagabond et, pendant huit ans, a Mikhaïl pour inséparable compagnon. À Alexandrie, Le pêcheur d'éponges lui raconte sa vie. Chacun de ces textes pourrait lui aussi s'appeler Mes départs.Avec ces quatre titres, qui composent La jeunesse d'Adrien Zograffi, Panaït Istrati, qui ressemble à son héros, nous offre un chant d'amour, de justice et de liberté.
12,50 €
Martereau
Gallimard
«Ce n'est pas par hasard que j'ai rencontré Martereau. Je ne crois pas aux rencontres fortuites (je ne parle évidemment que de celles qui comptent). Nous avons tort de penser que nous allons buter dans les gens au petit bonheur. J'ai toujours le sentiment que c'est nous qui les faisons surgir : ils apparaissent à point nommé, comme faits sur mesure, sur commande, pour répondre exactement (nous ne nous en apercevons souvent que bien plus tard) à des besoins en nous, à des désirs parfois inavoués ou inconscients.»

Martereau constitue une étape de cette recherche d’une substance et d’une forme romanesque nouvelles que Nathalie Sarraute n’a cessé de poursuivre à travers tous ses livres.
9,20 €
Sans la miséricorde du Christ
Gallimard
«S’il y avait eu un autre témoin, je lui céderais volontiers la place, ici, pour qu’il mène à bien le récit de la vie d’Adélaïde Marèse, telle qu’elle me la laissa entrevoir au fil des quelques mois où nos exils coïncidèrent. Je ne sais pas trop à quoi j’obéis en essayant de préserver par l’écrit une vie dont les jours ne s’éclairèrent d’aucune gloire, qui fut toute de discrétion et de secrète intransigeance, d’autant plus que je tends à croire que si une chose est exemplaire en ce monde, toutes le sont : ou bien les célébrations de la mémoire sont toutes méritées, ou bien aucune. Nous ne savons pas pourquoi nous agissons ; la vie se sert de nous pour faire des échanges qui nous dépassent. Je tâcherai de décrire le cheminement d’une femme depuis les jours de ce qu’elle appelait le continent austral et qui est morte un dimanche, il y a quelques semaines, à Paris, dans l’une des nefs de l’hôpital Saint-Louis, après avoir vécu ses derniers mois dans le quartier du faubourg Saint-Denis où quelques personnes garderont, avant de s’en aller à leur tour, juste le souvenir de sa silhouette d’institutrice.»
12,50 €
Deux villes
Gallimard
Dans le quartier noir de Pittsburgh, l'amour est une promesse de deuil. Et Kassima, qui a perdu son mari et ses fils, se dérobe à l'homme qui l'aime et qu'une violence fratricide pourrait lui arracher. C'est compter sans la présence derrière le mur de M. Mallory, le vieillard sans âge qui porte en lui la mémoire d'un peuple, et qui lutte contre la mort et l'éphémère, photographiant des vies sacrifiées pour leur offrir une image digne.Dans cet oratorio blues à trois voix, Wideman mêle les destins, les lieux et les époques, de Pittsburgh à Philadelphie, de l'Italie libérée aux ghettos opprimés, saisissant l'épaisseur du réel et de la mémoire par un regard intense, dont la rage n'a d'égale que la vigueur poétique. Et son souci de la beauté, la sensualité de son écriture transforment ce requiem en célébration obstinée de la vie, en chant de résistance. Convoquant les paysages et les motifs qui lui sont chers, il nous offre l'aboutissement d'une œuvre qui compte aujourd'hui parmi les plus hautes de la littérature américaine.
8,50 €
La Danse sacrale
Gallimard
Ce roman, le dernier qu'Alejo Carpentier a pu achever, est l'aboutissement de son œuvre. Depuis des années, il composait, touche par touche, cette grandiose fresque historique qui devait retracer le vécu de toute une génération de part et d'autre de l'Atlantique, depuis la guerre civile espagnole jusqu'à la victoire de Fidel Castro. Deux couples sont les étoiles de cette uvre conçue comme un ballet : Vera, danseuse d'origine russe, et Enrique le Cubain, d'abord ; puis Calixto et Mirta, élèves de Vera à La Havane, lui est noir, elle est blanche. L'aventure personnelle des protagonistes s'inscrit dans l'histoire : la résistance cubaine à la dictature de Machado, qui oblige Enrique à s'exiler en Europe, la guerre d'Espagne, puis la Seconde Guerre mondiale, le régime sanglant de Batista, qui provoque la révolte armée de Fidel Castro et de ses guérilleros, la bataille de la baie des Cochons. Baroque à souhait par l'évocation des fêtes où les riches font congeler l'eau des piscines tropicales, lyrique et réaliste, le récit d'Alejo Carpentier est aussi une chronique de la vie culturelle de toute une époque : Picasso et les surréalistes, Jean Cocteau et Django Reinhardt nous sont contés de la même manière que les «bals nègres» de Paris et la folle urbanisation de Caracas.

Ce roman, le dernier qu'Alejo Carpentier a pu achever, est l'aboutissement de son œuvre. Depuis des années, il composait, touche par touche, cette grandiose fresque historique qui devait retracer le vécu de toute une génération de part et d'autre de l'Atlantique, depuis la guerre civile espagnole jusqu'à la victoire de Fidel Castro.
16,90 €
Couples
Gallimard
Tarbox, petite ville située entre les marais salants et les grands réseaux routiers des environs de Boston, préserve soigneusement une façade de rusticité et de charme vieillot. La bonne société y mène sans drame ses jeux plus ou moins innocents. Freddy Thorne, dentiste, Matt et Piet, associés dans les affaires immobilières, travaillent à Tarbox ; leurs amis, Frank, Roger et Harold, évoluent dans les milieux financiers et universitaires de Boston ; leurs épouses s'emploient à organiser les divertissements. De réception en réception, des liens particuliers s'établissent dans ce cercle d'amis, où les couples semblent partager une curiosité malsaine pour la vie intime des autres. Peu à peu, l'auteur nous révèle la profonde insatisfaction sentimentale et sexuelle de ces couples pour qui de brèves et discrètes aventures sont les seules évasions possibles. L'adultère de fait ou d'intention est la règle générale à Tarbox. Foxy Whitman et son mari Ken, installés dans cette petite ville depuis peu, n'y échapperont pas. Foxy prend la place de Georgene auprès de Piet, mais cette fois, les deux amants se trouvent pris à leur propre jeu.
14,90 €
Slammed Entre nous
J'ai Lu
L'amour de Lake et Will a résisté aux épreuves les plus difficiles. Ils peuvent enfin profiter d'un peu de sérénité. Le bonheur permettant un regard neuf sur le passé, Lake se surprend à vouloir tout savoir de celui qui partage son quotidien. Malgré ses craintes, le si secret Will se livre peu à peu et révèle ses pensées les plus intimes. Mais Lake est-elle vraiment prête à les entendre ?
8,50 €
Deadly Divine - L'intégrale
HarperCollins
Elle aurait dû avoir peur... mais il est trop tard pour renoncer.

Elle, elle n'a pas de nom, pas de famille, rien. Échangée dès la naissance avec un autre enfant, elle n'a jamais trouvé sa place. Mais tout cela est bientôt terminé. À vingt ans, elle a enfin l'âge pour partir à la recherche de ses origines. Hélas, à la mort de sa tutrice, elle se voit condamnée à travailler dans une maison close pour régler ses dettes. Son premier client, un homme au regard glacial, la terrifie. Et, lorsqu'elle apprend qu'il s'agit de Florian, le roi fae du royaume voisin, et qu'il a une proposition à lui faire, elle se doit d'accepter. Car en échange de devenir sa fiancée, il lui promet de l'aider à retrouver sa famille. Son rêve est sur le point de se réaliser. Mais, si pactiser avec un fae pour atteindre ses objectifs lui semblait être une bonne idée, c'en est une autre de tomber amoureuse d'un tyran sans coeur...

L'intégrale de la duologie Deadly Divine !Cette intégrale comprend : *Le Nectar du Mal* et *La Furie des Damnés.Tropes : #mariage arrangé ; #proximité forcée;#enemies-to-lovers.

Niveau d'intensité : 4/4

*Présence de trigger warnings.*Traduit de l'anglais (Australie) par LAURIANE CRETTENAND.*« Cette dark romantasy coche toutes les cases et nous laisse impatients (et terrifiés) de découvrir la suite. » @thebookstheory

À propos de l'autrice :Grande amatrice de chocolat et amoureuse de l'amour, Ella Fields adore explorer les différents genres de la romance. Elle n'hésite pas à mettre en lumière les côtés sombres de ses personnages ainsi que la sensualité de leur relation.
12,90 €
Le Nectar du Mal (Deadly Divine - Tome 1)
HarperCollins
*Elle aurait dû avoir peur… mais il est trop tard pour renoncer.*

Elle, elle n’a pas de nom, pas de famille, rien. Échangée dès la naissance avec un autre enfant, elle n’a jamais trouvé sa place. Mais tout cela est bientôt terminé. À vingt ans, elle a enfin l’âge pour partir à la recherche de ses origines. Hélas, à la mort de sa tutrice, elle se voit condamnée à travailler dans une maison close pour régler ses dettes. Son premier client, un homme d’une irrésistible beauté à la stature imposante et au regard glacial, la terrifie. Et, lorsqu’elle apprend qu’il s’agit de Florian, le roi fae du royaume voisin et propriétaire de l’établissement dans lequel elle est employée, et qu’il a une proposition à lui faire, elle se doit d’accepter. Car en échange de devenir sa fiancée, Florian lui promet de l’aider à retrouver sa famille. Son rêve est sur le point de se réaliser. Mais, si pactiser avec un fae pour atteindre ses objectifs lui semblait être une bonne idée, c’en est une autre de tomber amoureuse d’un tyran sans cœur…

À propos de l'autrice :

Grande amatrice de chocolat et amoureuse de l’amour, Ella Fields adore explorer les différents genres de la romance. Dans sa duologie *Deadly Divine*, elle n’hésite pas à mettre en lumière les côtés sombres de ses personnages ainsi que la sensualité de leur relation. L’autrice nous plonge dans un univers où règnent danger et tromperies, et une chose est sûre, on n’en ressort pas indemne…
18,50 €
La femme au petit renard
Gallimard
«Malgré "les larmes et les cris", les livres de Violette Leduc sont "ravigotants" - elle aime ce mot - à cause de ce que j'appellerai son innocence dans le mal, et parce qu'ils arrachent à l'ombre tant de richesses. Des chambres étouffantes, des cœurs désolés ; les petites phrases haletantes nous prennent à la gorge : soudain un grand vent nous emporte sous le ciel sans fin et la gaieté bat dans nos veines. Le cri de l'alouette étincelle au-dessus de la plaine nue. Au fond du désespoir nous touchons la passion de vivre et la haine n'est qu'un des noms de l'amour.»Simone de Beauvoir.

Sous la lucarne de sa chambre, une vieille fille calcule. Elle répartit sur huit jours six pommes de terre, un peu de café, quelques morceaux de sucre. Elle a faim. Pour tromper sa faim, elle se promène dans son quartier. Des souvenirs la traversent, venus de son enfance provinciale dans une famille bourgeoise...
7,50 €
Before Storm #2 : Le projet
HarperCollins
L'ouragan et la tempête sont dans l'arène

Contrainte de quitter l'équipe Storm pour rejoindre celle de son père, principal adversaire de Damen à l'élection présidentielle, Juliette n'a qu'un seul objectif : abattre l'ennemi de l'intérieur et prouver à Damen qu'elle ne l'a pas trahi. Mais la tempête n'est jamais bien loin...

Si officiellement Juliette et Damen ne peuvent plus s'approcher, chaque moment volé en coulisses est plus passionné que le précédent. Plus Juliette en apprend sur le passé du candidat, plus elle est déterminée à faire tomber ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour lui nuire. Son enquête la mène en terrain miné, où le danger rôde à chaque pas. Mais, dans cette partie où tous les coups sont permis, la reine joue pour gagner.

Alors que les pièces sont de plus en plus nombreuses sur l'échiquier, Juliette et Damen vont devoir affronter leurs propres démons pour espérer survivre au déluge.

« Deuxième tome, deuxième claque. Un roman fort, engagé, bouleversant. Une romance qui fait battre le coeur, des personnages inoubliables, et une fin qui nous laisse à genoux. »

paulina\_bookaddict

#romancepolitique #girlboss

* Niveau d'intensité = 3/4

* Présence de trigger warnings

À propos de l'autrice

Passionnée de cinéma et de littérature, Emilie Hicks se définit comme une autrice de romance engagée. Elle explore des sujets d'actualité forts dans ses intrigues, les questionne à travers ses personnages et espère ainsi nourrir la réflexion de ses lecteurs.
8,90 €
Mayorquinas
Gallimard
«Ainsi que son titre l'indique, Mayorquinas a été écrit dans l'île de Majorque durant un séjour de cinq mois. C'est au bord d'une cala déserte que ma femme et moi avons fait la connaissance d'une île, très différente de celle où se pressent les touristes, et des vents, des tempêtes, des pluies de commencement du monde, des cris qui emplissent les forêts de pins. L'angoisse nous gagnait parfois dans l'isolement sur cette côte où nous étions absolument seuls, dans une maison sans électricité, sans eau autre que celle d'une citerne, sans moyen de chauffage que les troncs que j'allais scier dans la forêt. Où étions-nous, dans quel monde de la Genèse où Dieu était à la fois présent et absent de toutes parts ? C'est cet envahissement de la nature, ses sortilèges, ce qu'elle peut avoir de magique, d'éblouissant, d'effrayant, qui forme la trame de ce livre.» Marc Bernard.

Ce volume ne contient que la première partie de Mayorquinas, intitulée «Présentation de l'île»

Contient 1 DVD (Le bien aimé, film de Stéphane Bonnefoi, 2016). Durée : 50 mn
14,00 €
L'histoire de ma femme
Gallimard
«Quel est le secret de ce livre ? Ce qui, en lui, nous a tout d'abord attirés, c'est la figure du héros, le capitaine Störr, cet ours de mer, ce mélancolique géant rabelaisien qui jouit au maximum de sa vie de marin, de son prodigieux appétit, de ses voyages, de ses affaires et de ses aventures, jusqu'au jour où - Rabelais n'y avait pas pensé - il se marie à une petite Française dont il est - dont surtout il sera - passionnément, exclusivement, incurablement amoureux et cela à mesure même qu'il découvre l'indifférence, la résistance, l'imperméabilité de sa femme à l'égard de cet amour tempétueux qui, loin de se résigner et de renoncer à sa chimère, ou encore de s'adapter tant bien que mal aux dimensions limitées d'une petite âme futile, semble au contraire croître encore, se nourrissant de tous les obstacles qu'il rencontre et suscite. Ni les ententes momentanées ou la domination passagère, ni les ruses pas plus que les tromperies, les bassesses de sa femme, ne parviennent à éteindre, affaiblir ou seulement altérer cet amour qui survivra à la rupture du couple et même à la mort de la bien-aimée. (...) Un tel amour est-il possible ? Qu'importe ! Nous en avons aimé, nous en aimons encore l'ardeur et aussi l'aspect charnel et spirituel, démoniaque et angélique, tendre et furieux tout ensemble.» Albert Gyergyai.
16,50 €
Book Lovers
Hauteville
La réalité est définitivement bien plus surprenante que la fiction...

Redoutable agente littéraire new-yorkaise, Nora Stephens ne vit que pour les livres. Après une énième rupture, sa soeur l'embarque pour un mois à Sunshine Falls. Elle connaît le cliché : la citadine accro au boulot métamorphosée par un séjour dans une jolie petite ville. C'est même devenu un *running gag*, vu que tous ses ex l'ont larguée en trouvant « la bonne » dans un décor de comédie romantique. Mais au lieu d'un bûcheron sexy, celui qu'elle croise sans arrêt, dans une série de coïncidences digne d'un roman à l'eau de rose, c'est Charlie Lastra, un éditeur taciturne et l'antagoniste de sa vie professionnelle. Elle n'a rien d'une héroïne. Il n'est pas le prince charmant. Pourront-ils écrire leur propre histoire ?

L'autrice phénomène, aux plus de 10,5 millions d'exemplaires vendus dans le monde !

« Magique, réjouissant et absolument unique : l'écriture d'Emily Henry est un vrai cadeau qu'elle offre au monde. J'ai aimé chacun de ses romans plus encore que le précédent, au point de brûler d'impatience de voir dans quel état me mettra le prochain !» Ali Hazelwood, autrice de *The Love Hypothesis*

« La lecture parfaite pour les fans de comédies romantiques. C'est un roman à la plume mordante et résolument moderne, porté par une héroïne déterminée qui ne s'excuse pas d'être ambitieuse, et qui aborde avec justesse le thème du deuil. Les lecteurs savent qu'Emily Henry excelle dans l'art du dialogue et des romances à faire fondre... mais celui-ci pourrait bien être son meilleur. Une vraie bouffée d'air frais. » Taylor Jenkins Reid, autrice des *Sept Maris d'Evelyn Hugo*

« C'est le signe que j'aime un livre - et son autrice - quand je dégaine mon fidèle stylo bille et que je prends frénétiquement des notes sur chaque page... et c'est exactement ce que je viens de faire avec la divine Emily Henry. J'ai dévoré *Book Lovers* sans pouvoir m'arrêter. L'écriture de cette autrice est un vrai rayon de soleil. Je suis totalement sous le charme de son humour mordant et lucide, de la jubilation qu'elle insuffle à chaque phrase finement ciselée, et de son irrésistible penchant pour les belles histoires d'amour. » Katherine Center, autrice de *The Bodyguard*

« Les livres d'Emily Henry sont un véritable cadeau, l'équilibre parfait entre sensualité et tendresse. Son écriture est d'une fluidité déconcertante, ses personnages irrésistibles. Mon seul reproche : on voudrait que le roman ne se termine jamais ! » V.E. Schwab, autrice de *La Vie invisible d'Addie Larue*

« Charmant, sincère et plein d'esprit, *Book Lovers* est un *Schitt's Creek* pour les amoureux des livres. Un pur bonheur pour tous ceux qui ont déjà secrètement pris le parti de la carriériste dans une comédie romantique. Personne n'écrit ce genre d'histoire aussi bien qu'Emily Henry. » Casey McQuiston, autrice de *My Dear F\*\*\*ing Prince*

« On peut toujours compter sur Emily Henry pour nous offrir une bonne romance à dévorer en vacances ! » *L'Éclaireur Fnac*
18,95 €
Funny Story
Hauteville
La vengeance est un plat qui se mange... à deux ?

Daphne adorait la façon dont son fiancé, Peter, racontait leur histoire : leur coup de foudre, leur retour dans sa ville natale au bord du lac. Jusqu'à ce qu'il ajoute un chapitre final inattendu : il était, en fait, amoureux de sa meilleure amie d'enfance, Petra.

C'est ainsi que Daphne se retrouve en coloc avec Miles, l'ex de Petra, qui vient lui aussi de se faire larguer. Ils n'ont rien en commun, sauf un coeur brisé, une bonne dose de rancoeur et une idée folle : s'afficher en « couple » pour semer le trouble.

Tout est faux, bien sûr. Aucune chance que Daphne oublie l'amour de sa vie avec ce mec qui porte des Crocs et écoute des ballades déprimantes toute la journée. Ce serait ridicule... non ?

Emily Henry revient avec un nouveau best-seller, toujours aussi authentique, lumineux, et drôle. Les lecteurs vont craquer pour ces deux personnages que tout oppose, mais qu'un bien triste point commun va rapprocher !

Désigné comme l'un des livres les plus attendus de 2024 par *TIME*, *The New York Times*, *Goodreads*, *Entertainment Weekly*, *Today*, *SheReads*, *BookPage*, *Woman's World* et bien d'autres !

« Chacun de ses romans est toujours meilleur que le précédent. » Ali Hazelwood

« Emily Henry a conquis un lectorat fidèle en proposant régulièrement des histoires d'amour modernes et enchanteresses. Après une série de best-sellers - de *Beach Read* à *Happy Place* - où elle a brillamment réinventé les codes du genre, dans *Funny Story* elle s'approprie parfaitement le fameux adage qui dit que les contraires s'attirent. »*TIME*

« La célèbre Emily Henry s'attaque au "*fake dating"* dans cette histoire aussi poignante que charmante sur l'amour qui renaît après une rupture difficile... Henry équilibre parfaitement le chagrin et les disputes avec la tendresse et l'humour. Les lecteurs apprécieront l'évolution des relations entre les personnages, ainsi que celle de Daphne. » *Publishers Weekly*

« La prolifique Emily Henry signe un nouveau succès, à la fois nostalgique, sexy et drôle... Comme toujours, sa plus grande force réside dans ses dialogues percutants, souvent hilarants, qui rendent l'histoire joyeusement captivante. Fans d'Emily Henry, réjouissez-vous : c'est son meilleur livre à ce jour. » *Kirkus Reviews*

« Avec sa dernière comédie romantique impeccablement écrite, la supernova littéraire Emily Henry continue de nous combler avec esprit, fantaisie et sagesse en quantités égales. Les fans de "*grumpy and sunshine"* se délecteront des échanges pétillants entre les personnages et des moments romantiques à couper le souffle, sans oublier la délicieuse association d'une bibliothécaire psychorigide et d'un employé de vignoble qui pourrait donner des leçons de détente à Matthew McConaughey. »*Booklist*

« Ce mélange entre les tropes "*grumpy and sunshine"* et "*fake dating"* offre des personnages qui captiveront les fidèles de l'oeuvre d'Emily Henry et séduira de nouveaux lecteurs. » *Library Journal*
8,95 €
Funny Story
Hauteville
La vengeance est un plat qui se mange... à deux ?

Daphne adorait la façon dont son fiancé, Peter, racontait leur histoire : leur coup de foudre, leur retour dans sa ville natale au bord du lac. Jusqu'à ce qu'il ajoute un chapitre final inattendu : il était, en fait, amoureux de sa meilleure amie d'enfance, Petra.

C'est ainsi que Daphne se retrouve en coloc avec Miles, l'ex de Petra, qui vient lui aussi de se faire larguer. Ils n'ont rien en commun, sauf un coeur brisé, une bonne dose de rancoeur et une idée folle : s'afficher en « couple » pour semer le trouble.

Tout est faux, bien sûr. Aucune chance que Daphne oublie l'amour de sa vie avec ce mec qui porte des Crocs et écoute des ballades déprimantes toute la journée. Ce serait ridicule... non ?

Emily Henry revient avec un nouveau best-seller, toujours aussi authentique, lumineux, et drôle. Les lecteurs vont craquer pour ces deux personnages que tout oppose, mais qu'un bien triste point commun va rapprocher !

Désigné comme l'un des livres les plus attendus de 2024 par TIME, The New York Times, Goodreads, Entertainment Weekly, Today, SheReads, BookPage, Woman's World et bien d'autres !

« Chacun de ses romans est toujours meilleur que le précédent. » Ali Hazelwood

« Emily Henry a conquis un lectorat fidèle en proposant régulièrement des histoires d'amour modernes et enchanteresses. Après une série de best-sellers - de Beach Read à Happy Place - où elle a brillamment réinventé les codes du genre, dans Funny Story elle s'approprie parfaitement le fameux adage qui dit que les contraires s'attirent. » TIME

« La célèbre Emily Henry s'attaque au "fake dating" dans cette histoire aussi poignante que charmante sur l'amour qui renaît après une rupture difficile... Henry équilibre parfaitement le chagrin et les disputes avec la tendresse et l'humour. Les lecteurs apprécieront l'évolution des relations entre les personnages, ainsi que celle de Daphne. » Publishers Weekly

« La prolifique Emily Henry signe un nouveau succès, à la fois nostalgique, sexy et drôle... Comme toujours, sa plus grande force réside dans ses dialogues percutants, souvent hilarants, qui rendent l'histoire joyeusement captivante. Fans d'Emily Henry, réjouissez-vous : c'est son meilleur livre à ce jour. » Kirkus Reviews

« Avec sa dernière comédie romantique impeccablement écrite, la supernova littéraire Emily Henry continue de nous combler avec esprit, fantaisie et sagesse en quantités égales. Les fans de "grumpy and sunshine" se délecteront des échanges pétillants entre les personnages et des moments romantiques à couper le souffle, sans oublier la délicieuse association d'une bibliothécaire psychorigide et d'un employé de vignoble qui pourrait donner des leçons de détente à Matthew McConaughey. » Booklist

« Ce mélange entre les tropes "grumpy and sunshine" et "fake dating" offre des personnages qui captiveront les fidèles de l'oeuvre d'Emily Henry et séduira de nouveaux lecteurs. » Library Journal
18,95 €
Utopie sauvage
Gallimard
Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. De l’Eldorado à la Guerre de Guyane, des tribus amazoniennes et des missionnaires aux révélations d’un document volé sur l’Utopie Multinationale de Próspero, l’Empereur Immaculé, c’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte. Érudite, moqueuse et libertaire, une voix y bavarde sans cesse sur la civilisation et le monde des Indiens, avec leurs «mains si habiles à tout faire». Mains capables de porter à une perfection indicible les choses les plus simples, par pure joie de créer, car ils ne savent pas qu’ils travaillent. «Leur fort néanmoins ne réside pas dans la sagesse du faire, mais plutôt dans l'art de cohabiter. En cela, ils sont uniques. Ils organisent leur vie en communauté comme si l'important dans la vie était de vivre tous ensemble, de cohabiter librement, sans la peur de maîtres, de rois, ni de dieux.» Avec cet ouvrage, paru en 1981, Darcy Ribeiro nous donne à lire ses obsessions, ses choix, sa révolte : «C'est le livre de mes lectures», comme il le dit lui-même. Thomas More, Shakespeare, Rousseau, Swift, Tocqueville, Fourier, Hegel, Marx, Orwell et bien d'autres auteurs sont convoqués à son alchimie littéraire.

Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. C’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte.
8,90 €
São Bernardo
Gallimard
Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie - au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant «le feuillage noir des orangers la nuit», il trouve une sorte de sérénité. Devant nous ressurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.

São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
8,90 €
Le brigand
Gallimard
Découvert parmi des manuscrits rédigés dans une écriture microscopique et déchiffrés seulement douze ans après la mort de l'auteur, Le brigand est une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un marginal énigmatique, double de l'auteur lui-même. Un narrateur captivé, faussement naïf, nous entraîne dans le sillage de ce personnage insaisissable, qui oscille entre charme et pathétique. Dans un style foisonnant, Walser entrelace dans ce grand roman-portrait destins, réflexions et scènes de la vie quotidienne, brossant un tableau saisissant des Années folles allemandes. Par une prose poétique, il fait résonner les tourments de l'âme humaine et explore les frontières floues entre identité et folie, entre réalité et fiction.
10,00 €
La sagesse dans le sang
Gallimard
"Elle ne le battit pas cette fois, mais elle le regarda, simplement, la bouche pincée, et il oublia le péché de la baraque, ne pensant plus qu'au péché vague et sans nom qui était en lui." La sagesse dans le sang, étonnant premier roman de Flannery 0' Connor, est un classique. Il raconte l'histoire de Hazel Motes, un jeune homme de vingt-deux ans pris dans une lutte sans fin contre son destin désespéré. Tombé sous le charme d'un prêcheur ambulant et de sa fille de quinze ans, Hazel Motes fonde dans un geste plein de cynisme l'Église sans Christ : le début d'une quête existentielle vaine et d'une descente aux enfers. Cette histoire de rédemption, de châtiment, de faux prophètes, d'aveuglement, de cécité et de sagesse nous offre l'un des personnages les plus fascinants de la fiction américaine.
11,00 €
Mémoires secrètes d'une poupée
Gallimard
"Puis le beau temps devient du mauvais temps, comme dans la vie ; le contraire de ce que nous attendions triomphe toujours sur ce que nous attendions, ou vice versa. A-t-on une raison de croire ce que je dis ? Aucune raison." Avec son goût de l'étrange et du fantastique, Silvina Ocampo brouille avec virtuosité les frontières entre le réel et l'imaginaire, donnant vie à une nuée de croyances et de fantasmes. L'humour subtil de l'autrice, teinté de nonsense et d'énigmes faussement naïves, invite les lecteurs à une réflexion profonde sur la notion même de réalité. Dans ce recueil, le quotidien le plus banal se révèle être un monde de rêves et de cauchemars, où les personnages oublient leur passé pour ne se souvenir que de l'avenir et où les rêves voyagent d'un lit à l'autre. Autant d'exemples qui illustrent l'univers singulier et fascinant de cette figure emblématique de la littérature argentine, autrice "géniale", selon le mot de Borges.
10,50 €
Le Promontoire du songe
Gallimard
«Invité trente ans plus tôt par son ami Arago, directeur de l’Observatoire, à regarder la lune au télescope, Victor Hugo se souvient n’avoir d’abord rien vu sinon "un trou dans l’obscur". À lire les pages éblouissantes qu’il consacre à la découverte soudaine de la lune, de son relief et du volcan appelé le Promontoire du songe, on comprend qu’il s’agit pour lui de l’un de ses "profonds souvenirs". Scène primordiale, pourrait-on dire, en ce que cette "secousse du réel", dont il dit la nécessité, fait voir, entre la "lune métaphorique" des poètes et la "lune algébrique" des savants, justement ce qu’on ne pourrait voir autrement, la "mappemonde de l’ignoré", nous rappelant que nous avançons dans l’inconnu. Et voilà que devant ce débordement de ce qui est par ce qui advient, la réflexion de Victor Hugo, tentant de penser ce à quoi il vient d’assister, se fait elle-même débordement, prolifération, foisonnement, jusqu’à retrouver, comme par mimétisme, les fulgurances, les aberrations, les monstruosités mais aussi le tragique, le grotesque, l’ "hilarité des ténèbres"…, ramenant à la source d’une imagination toujours en quête d’elle-même comme de l’insaisissable.» Annie Le Brun.

Invité trente ans plus tôt par son ami Arago, directeur de l’Observatoire, à regarder la lune au télescope, Victor Hugo se souvient n’avoir d’abord rien vu sinon «un trou dans l’obscur». À lire les pages éblouissantes qu’il consacre à la découverte soudaine de la lune, de son relief et du volcan appelé le Promontoire du songe, on comprend qu’il s’agit pour lui de l’un de ses «profonds souvenirs».
10,00 €
Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants
Gallimard
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d'une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne. Leur éducateur les place sous l'autorité d'un maire convaincu qu'un mauvais enfant doit être supprimé «dès le bourgeon». Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d'une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d'une vie en société. Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s'expriment les douceurs de la fraternité et les joies d'un premier amour. Malgré la présence d'un jeune Coréen et d'un soldat déserteur qui tentent de les aider, l'affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité.Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d'analyse, foisonnement de l'imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

Une impressionnante fable sociale écrite en 1958, qui appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d'analyse, foisonnement de l'imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.
10,50 €
Miguel Street
Gallimard
Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947.Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles.L'étrangeté des personnages, leur tristesse, leur folie, leurs comportements comiques, leurs mésaventures, tout ceci nous est conté avec humour, et partout transparaît une étrange bonhomie qui nous fait apprécier les faits divers de Miguel Street.

Préface inédite de l'auteur traduite de l'anglais par Claude Demanuelli. Nouvelle édition en 2011

Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947. Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles...
8,15 €
L'odeur du foin
Gallimard
Les récits qui composent ce livre sont étroitement liés aux écrits précédents de Giorgio Bassani. Cette fois encore, nous sommes presque constamment à Ferrare, et toujours dans la sphère de cette moyenne bourgeoisie, en majorité juive, que le fameux Jardin des Finzi-Contini aussi bien que les épisodes des Lunettes d'or et de Derrière la porte ont rendue familière au lecteur. Et lorsque nous ne sommes pas à Ferrare, mais à Rome ou à Naples, c'est encore le même narrateur que l'on rencontre ici et qui cherche inlassablement à comprendre les mystères de ce microcosme. L'odeur du foin constitue ainsi un ensemble de compléments à cette sorte de saga, d'inspiration parfois directement autobiographique, à laquelle l'auteur a travaillé de nombreuses années.La dernière phrase du livre, de l'un des écrivains les plus pudiques qui soient, est celle-ci : «À partir de maintenant, cela valait peut-être la peine que l'auteur des Cinq histoires ferraraises et des trois premiers chapitres des Lunettes d'or essaie lui aussi de sortir de sa tanière, qu'il se présente et ose finalement dire "moi".»

Traduction révisée par Vincent Raynaud.
6,60 €
Mémorial / Marcel Jouhandeau Mémorial, I : Le livre de mon père et de ma mère
Gallimard
Il demeure dans les replis de notre chair des vestiges de toute notre histoire et de toute l'histoire du monde. Rien ne se perd dans la nature et encore moins dans la nature de l'homme. Sous l'effet de certains traitements appropriés, qui sait si la mémoire d'Adam ou de quelqu'une de nos mères dont il reste en nous nécessairement trace ne s'éveillerait pas ? Au moins, de tout ce que nous avons vécu personnellement depuis notre naissance et même avant, qui représente un passé plus récent, plus immédiat, rien n'est mort tout à fait et si nous nous en donnions la peine, grâce à une lente éducation et à l'aide de pièges, encore à inventer, pourquoi ne serait-il pas permis de ressusciter, une à une, la suite de nos sensations, de nos expériences ?

Premier volume du Mémorial, ensemble de sept volumes que Marcel Jouhandeau a consacré à sa jeunesse, Le livre de mon père et de ma mère est centré sur les figures parentales à travers l’ambiance si particulière d’une enfance dans la boucherie familiale.
7,80 €
Chaka
Gallimard
Chaka est le livre le plus célèbre de l'écrivain de langue souto, Thomas Mofolo. C'est une épopée inspirée de la vie réelle de Chaka (1786-1828) qui fonda un véritable empire en Afrique australe avant d'être assassiné par ses frères. Voici ce qu'écrit J.M.G. Le Clézio de ce livre où l'épopée est faite de la naissance d'un peuple : «L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels. Ce livre tragique et violent est aussi un livre d'images, un conte fabuleux, et un document sur la vie du peuple zoulou à la veille de l'arrivée des Oum'loungou, les Hommes Blancs. C'est bien là la force des grands poèmes épiques. Ils sont à la fois les livres d'un peuple, pleins de la vérité terrestre, et les messages secrets de l'au-delà. Chaka, symbole de la grandeur et de la chute de l'empire zoulou, par son aventure exemplaire nous révèle un autre monde où les vérités essentielles sont encore vivantes. Alors, écoutant cette parole pleine de force, nous reconnaissons notre propre aventure, qui va du réel au magique.»

Nouvelle édition en 2010

«L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels.» J.M.G. Le Clézio. Nouvelle édition.
12,50 €
La famille Vortex
Gallimard
La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Les Vortex ? C’est d’abord Solon, le père, ancien marin, et Olga, la mère, descendante des Arawaks (premiers occupants de l’île). Mais c’est surtout, issu de ce couple magnifique et solaire, de la «matrice d’or» d’Olga, un tourbillon d’enfants : Joseph le prélat, Louis le professeur, Edgard l’officier, Sylvain le médecin, et encore Astrid, Sylvie, Ludovic. Tous se jettent avec passion dans la vie sociale. Les enfants Vortex portent en eux les plus riches qualités d’Haïti. Mais pourquoi cette histoire, qui s’ouvre sur un Noël familial en Haïti, s’achève-t-elle par un Noël d’exil ? C’est que les destinées des Vortex ont été brisées par les tempêtes politiques, par la lutte pour le pouvoir et par la brutalité rusée de l’armée… La fécondité des Vortex, qui est celle même d’Haïti, s’est retournée en une stérilité désolée. Le roman de Métellus affirme, de tout son éclat sensuel, les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir. C’est avec cette vie humiliée mais indomptable que le romancier fait alliance, par son écriture même, par ses rythmes, par ses images, par ces «poignées de vent que chaque parole éjecte».

La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Le roman de Métellus affirme les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir.
9,00 €
Le temps
Gallimard
La première histoire de ce livre lui a donné son titre. Mais ce thème du temps qui s'écoule, on le retrouve, obsédant, dans tous les contes, violents et colorés, réunis ici. Qu'il s'agisse de deux enfants perdus à la recherche de leur vie, Pedro et Paulina, ou de Miguel Bruno, amené par sa mobilisation à s'interroger sur ses jeunes années, ou de la quête d'une femme - l'auteur peut-être ? - à travers une aventure de son enfance, ou de ce vieillard, don Julian, peu à peu détruit par le vieillissement, c'est toujours le vertige, tour à tour lumineux et angoissant, de la fuite des années. Telle est la chaîne sur laquelle l'auteur a tissé son œuvre. Quant aux soies employées, c'est surtout la variété et l'intensité fraîche de leurs coloris qui étonnent. Le récit, chez Ana María Matute, est plein d'inventions, d'inattendu. Ses notations sont violentes, ses contrastes subtils. À la fois nouvelles et longs poèmes, ces textes éclairent un monde très humain, un univers pétri de souffrance et de nostalgie.

La première histoire de ce livre lui a donné son titre. Mais ce thème du temps qui s'écoule, on le retrouve, obsédant, dans tous les contes, violents et colorés, réunis ici. À la fois nouvelles et longs poèmes, ces textes éclairent un monde très humain, un univers pétri de souffrance et de nostalgie.
7,80 €
L'Ancolie
Gallimard
«Les récits présentés ici m'ont aidé à faire affleurer, avec son poids et sa durée, une épaisseur de terre où s'enracine l'arbre sur lequel n'a cessé de tirer une balançoire, où rôde encore le mythe des loups, où de vieux pièges se ferment sur une poignée de neige. La maison d'enfance y est centre d'un cercle qui va s'élargissant : les fermes demeurent tapies dans les écarts et les chemins s'effacent dont l'encre cherche à retrouver la pente. Au fond du sabot que façonnent les mots s'ouvrent des étangs peu éclairés, une immense forêt où des temps encore plus anciens se tiennent cachés. L'ancolie fleurissait toujours sous un même pommier, dans un seul petit pré. Chaque année nous rendions visite à ce point bleu de l'espace. L'un des ancrages où se tient le temps de maintenant est la verticalité de cette tige, aussi fine que tendue.» Jean-Loup Trassard. Appel ou dernier adieu à l'ancien monde paysan, L'ancolie est une quête intime du sens et des signes, où Jean-Loup Trassard révèle son goût de la description lente et minutieuse des gens et des choses.

Appel ou dernier adieu à l'ancien monde paysan, L'ancolie est une quête intime du sens et des signes, où Jean-Loup Trassard révèle son goût de la description lente et minutieuse des gens et des choses. Prix des Critiques 1975.
8,00 €
En liberté dans les champs du Seigneur
Gallimard
«La Famille Martin Quarrier est arrivée ! Priez avec ferveur pour Ses serviteurs Martin et Hazel Quarrier, priez pour votre correspondant et sa femme, Andy, qui ont pour tâche de porter Sa parole aux sauvages Niarunas, car l'entreprise s'annonce dangereuse et ardue. Nous avons besoin de toutes vos prières, car Satan rassemble ses forces et l'Opposition, toujours vigilante, tirera profit de notre premier faux pas.» En compagnie de leur fils, Martin et Hazel Quarrier partent rejoindre Leslie et Andy Huben, comme eux missionnaires protestants, pour évangéliser une des tribus les plus primitives de la jungle amazonienne, les Indiens Niarunas. Leurs efforts se heurteront à l'obscurantisme et à la duplicité des Indiens, aux entreprises de l'opposition catholique, à l'hypocrisie des autorités locales, au cynisme de deux hors-la-loi américains retenus par les circonstances à Madre de Dios, mais aussi, et surtout, à leurs propres contradictions… En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise. Il livre dans ces pages d'une rare beauté de ton et d'inspiration une fresque dense et envoûtante, à l'image de la jungle, aux frontières du document.

En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise.
10,65 €
Faust au village
Gallimard
Recueil de sept nouvelles, dont trois publiées en 1950, composées, pour certaines, dans les haltes, les pauses et les marges du Hussard sur le toit, ces histoires sont presque toutes de sang et de mort… «Ce sang que nous avons tous envie de faire verser, de faire répandre et de faire ruisseler. Le sang des autres dans lequel se trouve toute notre liberté»… «Nous nous délectons à des choses lugubres et tristes… Il est agréable de penser à la mort des autres.» Giono fait ainsi monologuer quelques personnages qui l'accompagnent pendant qu'il rédige le Hussard. La mort d'un riche fermier fait s'entre-tuer les héritiers (de la main gauche), alors qu'il n'est pas encore en terre. Une veuve règle ses aigreurs familiales en faisant savoir ou non aux parents et voisins le décès de son mari. Deux autres nouvelles ont un reflet diabolique : une croix qui saccage une maison, un auto-stoppeur qui pourrait être une figure du diable. Leur cadre est très familier à l'auteur qui y a situé entre autres Un roi sans divertissement : pays de montagne, de neige, région de Mens et de Tréminis, l'extrême sud de l'Isère. Giono apparaît une fois de plus comme un extraordinaire nouvelliste, au-delà de tout réalisme, dans une sorte de tragédie noire et rouge, dominée de bout en bout par un style superbe.

Recueil de sept nouvelles, composées, pour certaines, dans les haltes, les pauses et les marges du Hussard sur le toit, ces histoires sont presque toutes de sang et de mort… Giono apparaît une fois de plus comme un extraordinaire nouvelliste, au-delà de tout réalisme, dans une sorte de tragédie noire et rouge, dominée de bout en bout par un style superbe.
9,00 €
Le fantôme du cinéma Roxy
Gallimard
«À travers les trois nouvelles qui composent ce recueil, Juan Marsé recrée son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile. Dans Histoire de détectives, des enfants jouent gravement aux justiciers dans une Barcelone meurtrie, mystérieuse et morbide ; dans Le fantôme du cinéma Roxy, un cinéaste caricatural et un écrivain parodique composent un scénario en reconstituant l'atmosphère des vieux cinémas de quartier à l'époque où le pouvoir franquiste asservissait la Catalogne  ; enfin, Les aventures d'un lieutenant têtu nous transporte dans une enclave espagnole au Maroc où de jeunes recrues jouent aux soldats de plomb, sous les ordres d'un sergent plus truculent que nature et d'un lieutenant bravache qui joue les acrobates. Ce qui nous vaut un morceau de bravoure à double titre. Et bien entendu, celui qui joue le plus, c'est encore le narrateur, en pinçant tour à tour les cordes de l'ironie, du sordide, du rêve, de la dérision et de la noslagie.» Jean-Claude Masson.

Ce livre est composé de trois nouvelles : Histoire de détectives, Le fantôme du cinéma Roxy et Les aventures d'un lieutenant têtu. Trois histoires qui permettent au romancier espagnol de recréer son enfance et son adolescence au lendemain de la Guerre civile.
7,65 €
Voyage babylonien
Gallimard
«Un grand seigneur est tombé dans des difficultés conformes à l'air du temps et se trouve contraint d'abandonner son train de maison habituel. Avec deux compagnons, qui ne sont pas mieux lotis que lui, il mène la vie d'un pauvre diable, passe par un grand nombre de villes, dont nous ne nommerons que Bagdad, Constantinople et Paris, pour signaler l'ampleur de leurs efforts et des résistances auxquelles ils se heurtent. En chemin, ils rencontrent bien des obstacles, liés à l'amour, à la boisson, au mensonge, auxquels ils n'avaient été exposés jusqu'ici ni de près ni de loin. Lentement, juché sur les épaules des deux autres, le grand seigneur réussit à prendre pied. La paix dans l'âme, il tient. Lui qui ne s'était pas soumis volontairement aux fatigues du voyage, il doit à la fin reconnaître qu'il fut long, mais que cela valait la peine. Accessoirement, c'est l'histoire d'un Adam qui rencontre beaucoup d'Èves, mais non le péché, et qui a du mal à quitter le paradis. Accessoirement, l'histoire d'un tyran qui se croit pareil à Dieu, se trouve précipité dans les plaisirs et les misères de notre existence, et c'est son ascension à la pauvre humanité.» C'est ainsi qu'Alfred Döblin résume son Voyage babylonien, grand livre comique, qui se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique. D'une verve exceptionnelle, le roman révèle, à travers cette immense et jouissive déambulation, le goût des chemins de traverse, de la légèreté et la dérision, et surtout une liberté totale d'invention.

Traduction révisée par Michel Vanoosthuyse

Voyage babylonien, grand livre comique, se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique ?
12,50 €
La Mort de Virgile
Gallimard
Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, à Brindisi, le 21 septembre 19 av. J.-C., au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de L'Enéide.

Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologue intérieur, aux ultimes conversations qu'il a avec ses amis.

Le livre s'ouvre sur la vision de la flotte romaine entrant dans le port de Brindisi. Le poète, déjà moribond, se trouve à bord d'un des vaisseaux. Porté à travers les rues misérables de la ville, Virgile arrive au palais impérial où il va lutter une nuit et un jour contre la mort. C'est là le premier «mouvement» du livre, «l'Eau», comparable à celui d'une symphonie. Le second mouvement, intitulé «le Feu», nous entraîne dans les régions de l'horreur et de la peur où s'abîme l'esprit du poète. Nous vivons la grande tentation qui s'offre à lui : brûler L'Enéide.

Avec le jour se lève le troisième mouvement, «la Terre» : Virgile reçoit ses amis, l'empereur Auguste notamment, qui obtient que L'Enéide soit sauvée. Le dernier mouvement, «l'Air», nous plonge dans les affres de l'agonie du poète.

La Mort de Virgile, par sa facture poétique et sa conception symphonique, évoque La Tentation de saint Antoine ou encore Moby Dick, mais c'est aux grands écrivains de l'Antiquité, à l'auteur de L'Enéide lui-même qu'il met en scène, à Platon à la fois philosophe et poète, que l'écrivain allemand a voulu se mesurer.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1945.
17,00 €
L'Origine
Gallimard
Salzbourg, c'est la beauté, l'art, la culture. C'est aussi une ville au climat pourri, peuplée de bourgeois bornés, mesquins, matérialistes, hypocrites, une ville haïe de l'auteur qui y est né, qui ne peut jamais y retourner sans se sentir à nouveau accablé par l'atmosphère qui s'en dégage, où tout être sensible se sent condamné à tous les abandons et parfois au suicide. C'est l'idée du suicide qui obsédait le collégien lorsque, dans le cagibi à chaussures de l'internat où l'avait placé son grand-père, il étudiait le violon. Internat dirigé par un nazi, selon des méthodes éprouvées, guère différentes de celles des bons catholiques qui le remplacèrent après la défaite. Entre-temps il y a eu la guerre et les bombardements avec leurs visions d'horreurs.Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. D'abord tenu par les nazis, il est reconverti en établissement catholique, après la chute du IIIᵉ Reich, mais les méthodes restent les mêmes... Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.

Premier volume autobiographique de Thomas Bernhard, L'origine nous plonge dans l'enfer quotidien de l'internat dans lequel il a passé son adolescence. Un surprenant roman d'éducation écrit dans une langue admirable.
9,50 €
Les trois arbres de Palzem
Gallimard
«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.» La plume de Jean Giono chroniqueur n'est pas différente de celle du romancier. En peu de mots, il crée des mondes, il enchante. Ici, il nous fait part d'une sagesse un peu amère. Dans ces textes écrits de 1951 à 1965, l'écrivain découvre que le monde est mauvais, que l'homme aime le sang, qu'il s'acharne à détruire la nature. Giono, toujours du côté de l'individu contre la masse, du travailleur contre ceux qui le gouvernent, peut paraître passéiste, sans doute, mais c'est parce que le monde de naguère lui semble plus humain. Quelques pages lui suffisent pour inventer une histoire fabuleuse, l'œil toujours prêt à croquer sur le vif personnages et paysages, et à les mettre en scène pour un de ces merveilleux spectacles que lui dicte son imagination.

«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.»
9,50 €
Vie de Samuel Belet
Gallimard
Il n'y a peut-être pas de livre de Ramuz qui soit plus représentatif de son genre que la Vie de Samuel Belet. Dans le déroulement de cette existence qui, par le chemin des passions et de la violence, aboutit au renoncement joyeux et à la paix de l'âme, Ramuz semble avoir fait tenir toute sa riche expérience humaine. Ce petit paysan suisse que l'amour et l'ambition arrachent à son milieu et à sa patrie - pour qui le désespoir n'est pas la leçon de l'échec, non plus que l'envie ne peut être celle de la pauvreté -, qui croit envers et contre tout à l'amour, à l'amitié et à la pureté, nous enrichit d'une leçon qui est la leçon même de l'œuvre de Ramuz. Ce livre a le rythme même de la vie qu'il conte - une vie simple et pleine, dont l'effort est la grande loi, mais qui accueille également la passion dont la fatalité est aussi une grande loi de la vie de l'homme. Les fautes de Samuel Belet sont, comme ses vertus, nées du plus profond de lui-même ; elles sont, les unes et les autres, son expression complète. De là, le merveilleux équilibre de l'un des récits les plus humains qui soit tombé de la plume de Ramuz.

Nouvelle édition en 2005

Il n'y a peut-être pas de livre de Ramuz qui soit plus représentatif de son genre que la Vie de Samuel Belet. Il a le rythme même de la vie qu'il conte - une vie simple et pleine, dont l'effort est la grande loi, mais qui accueille également la passion dont la fatalité est aussi une grande loi de la vie de l'homme.
12,50 €
Tous les feux le feu
Gallimard
Qui de nous ne s'est jamais trouvé pris dans un embouteillage ? Qui n'a tenté de tuer le temps en observant les passagers des voitures voisines, en essayant de gagner quelques mètres sur eux et en échangeant des pronostics, bons ou mauvais, sur le développement de la situation ? Mais que se passe-t-il si l'embouteillage dure des jours, des semaines, des saisons ? C'est ce que Cortázar imagine dans L'autoroute du Sud, la première des huit nouvelles de ce recueil. En décrivant les rapports de solidarité et de peur, de tendresse et de hargne qui s'établissent entre les victimes de cet «état de siège» moderne, c'est toute une nouvelle sociologie - tantôt drôle ou tendre, tantôt tragique - qu'il invente au cours des péripéties.Ainsi, dans l'admirable Autre ciel, l'on voit le protagoniste circuler avec la plus grande aisance entre le passage Güemès à Buenos Aires, où il laisse sa fiancée Irma à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et la galerie Vivienne à Paris, où il retrouve la prostituée Josiane à la fin de la guerre de 70... Dans la nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, le parallélisme de deux séries temporelles nettement distinctes brise résolument la succession linéaire du temps, comme la structure euclidienne de l'espace, pour atteindre à une vérité plus humaine...Pour Julio Cortázar, rien, en effet, n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités, et la trame du quotidien est tissée de signes insolites, pour qui sait les lire.

Pour Julio Cortázar, rien n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités...
10,00 €
Sergent Getúlio
Gallimard
Sergent de la police militaire, fanfaron et roublard, Getúlio est aussi, comme la plupart de ces fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d'un grand propriétaire terrien. Le voici chargé de conduire un «prisonnier», indésirable aux yeux du propriétaire, d'un village à l'autre pour le livrer à la justice. C'est ce voyage en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici, comme une épopée, en un monologue hallucinatoire.À travers cette équipée riche en péripéties nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques et les vengeances personnelles qui se règlent à coup de cadavres.

João Ubaldo Ribeiro est né en 1941 dans l'île d'Itaparica (État de Bahia) au Brésil. Sergent Getúlio, son second roman, a connu un succès mondial.
7,65 €
La chevelure sacrifiée
Gallimard
Dans l'atmosphère de l'entre-deux-guerres, un passé révolu renaît sous nos yeux, porté par la grâce de l'amour et de la mémoire. Dans une ville paisible, Maryška, l'épouse flamboyante du brasseur, bouscule les conventions. Elle dépèce les porcs avec assurance, raccourcit sa jupe pour enfourcher sa bicyclette, escalade la cheminée de l'usine, savoure la vie avec une gourmandise assumée et laisse sa chevelure flotter au vent. Son mari semble bien terne à ses côtés, prisonnier de sa timidité et des convenances. Leur couple atypique est rejoint par un oncle tonitruant qui ne tarde pas à scandaliser leur petite communauté de Bohême. Ce roman, à la fois drôle et poétique, cocasse et débridé, nous plonge au coeur des sensations de la vie. Il est un appel à la liberté, contre les conservatismes, pour la joie de vivre.
9,50 €
La Photo du colonel
Gallimard
«Il se leva, mit son chapeau de feutre orné d'un crêpe noir, son pardessus gris-fer, prit sa lourde serviette bourrée qu'il laissa tomber avant d'avoir fait un pas. Celle-ci s'ouvrit dans sa chute. Nous nous précipitâmes, en même temps. D'une des poches de la serviette, des photos s'étaient échappées, représentant un colonel en grand uniforme, moustachu, un colonel quelconque, une bonne tête plutôt attendrissante. Nous mîmes la serviette sur la table, pour y fouiller plus à l'aise : nous en sortîmes encore des centaines de photos avec le même modèle."Qu'est-ce que cela veut dire ? demandai-je, c'est la photo, la fameuse photo du colonel ! Vous l'aviez là, vous ne m'en aviez jamais parlé !"»Les récits de ce recueil constituèrent le point de départ de quelques-unes des plus célèbres pièces de Ionesco (Rhinocéros, Victime du devoir). Comme dans son théâtre, leur réalisme précis rejoint tout naturellement le fantastique, l'imaginaire.

Tout comme dans le théâtre de leur auteur, le réalisme précis de ces nouvelles rejoint naturellement le fantastique et l'imaginaire.
9,00 €
Les muses parlent
Gallimard
En 1955, en pleine guerre froide, une troupe de chanteurs noirs va de Berlin à Leningrad pour y jouer le fameux opéra de George Gershwin, Porgy and Bess.Truman Capote suit la tournée comme correspondant du New Yorker et tient une chronique précise et pleine de malice des aventures - et mésaventures - de la troupe dans la Russie soviétique : voyage en train spécial, accueil par les officiels russes qui ignoraient que les chanteurs étaient noirs, description des grands magasins, balades en bus jusqu'au soir de la générale...Malgré une impartialité affichée, Truman Capote excelle à rendre les situations, les personnages et les dialogues dans un style vivant et poétique et nous offre un grand moment de littérature.

Correspondant du New Yorker, Truman Capote a suivi, en pleine guerre froide, la tournée d'une troupe de chanteurs noirs américains en Russie...
10,00 €
Les Oncles de Sicile
Gallimard
"Après avoir déjeuné - nous mangions presque tous du pain avec des sardines salées et de l'oignon cru - nous reprîmes le travail. Mon oncle nous recommanda une fois encore : "tenez vos lampes très bas", une minute plus tard, il vint du fond de la galerie un rugissement de feu ; le feu vint vers nous en hurlant comme l'eau que j'avais vue au cinéma se ruer par les vannes ouvertes ; mais cela, je le pense maintenant, et je ne suis pas sûr que cela ait été exactement comme ça, je voyais le feu qui m'arrivait dessus et je ne comprenais rien, mon oncle criait "le grisou !" et m'entraînait, et je courais déjà comme dans un rêve. " Dans chacune de ces nouvelles de Leonardo Sciascia, le petit monde sicilien se trouve transformé par un tournant de l'Histoire : la victoire de Garibaldi bouleverse la vie d'un hobereau monarchiste ; pendant la guerre d'Espagne, un paysan engagé du coîté des franquistes découvre qu'il se bat contre ses frères ; à la Libération, les Américains débarquent avec leurs bienfaits, mais aussi leurs incompréhensions ; à la mort de Staline, un cordonnier ne se remet pas des révélations du XXᵉ Congrès.
12,00 €
Lois
Gallimard
«Messieurs, dit le pdg, la situation n'est pas bonne. Les affaires tournent en rond, des fuites partout. Le foncier enfoncé, l'immobilier traqué, le change est enfin ce que vous savez. Plus nous misons sur lui et plus il nous mange. Tant va le change à l'eau qu'à la fin c'est la fange. Montons les prix, desserrons l'étreinte. Les syndicats sont à nos trousses, raisonnables au sommet mais parfois, hélas, débordés. Débordé est le mot, mais j'espère que chacun de vous sait comment border son rebord. Les sanctions d'abord. La crise vient évidemment de l'étalon-or.»Philippe Sollers, 1972.

«nié face à face, niant la membrane, l'entrée : ce qui s'y trouve existe ailleurs, ce qui n'y est pas n'est nulle part : NÉ- [...]»
7,00 €
Le bouquet
Gallimard
«Le bouquet n'est pas un roman, mais l'histoire du mitrailleur Adrien Gaydamour qui n'avait pas de mitrailleuse, un soldat de quarante, depuis son incorporation au "... ième Débineurs" jusqu'à sa levée d'écrou. Il s'agirait donc plutôt d'une tranche de mauvaise vie qu'il n'a pas été le seul à avaler. Avant, Gaydamour a suçoté une existence des plus quelconques : l'école, la caserne, le chômage, l'autobus quotidien, le bureau, en compagnie d'autres Gaydamour. Mais voilà qu'on l'invite à entrer dans un conflit mondial. Puis il est fait prisonnier : le bouquet.Adrien a pu s'échapper. Mais, il reste là-bas une chiourme innombrable. D'autres parleront après lui. C'est une histoire répandue par le monde à des millions d'exemplaires. Des variations sur le froid, la faim, l'ennui et la mort. Des histoires toutes simples qui ne s'inventent pas. J'ai fait ce livre en 1942, dans un village de montagne pendant un printemps, un été. Fait après l'avoir souffert. Et aujourd'hui que nous sommes enfin libres, ce récit peut venir au grand jour. Je n'y ai rien changé.»Henri Calet, octobre 1944.

Fait prisonnier en juin 1940, Henri Calet s'évada après sept mois de captivité ; de ses souvenirs, il tira Le bouquet qui ne parut qu'en 1945.
9,00 €
La Chasse à l'amour
Gallimard
«Après avoir terminé La folie en tête, Violette Leduc a poursuivi son autobiographie ; elle l'a arrêtée en 1964, à la veille de la publication de La Bâtarde. Elle a soigneusement mis au net sur de grandes feuilles quadrillées ses brouillons couverts de ratures et elle s'apprêtait à revoir avec moi son manuscrit quand la mort l'a saisie.Elle avait l'intention de donner une suite à ce livre ; et ses lecteurs auraient aimé savoir comment elle avait accueilli le succès, la célébrité. Elle en a parlé, très bien, dans quelques interviews, mais brièvement et nous restons sur notre faim. Ces pages sont les dernières qu'elle ait écrites.»Simone de Beauvoir.

Les dernières pages écrites par Violette Leduc, ultime volet d'une autobiographie inachevée.
13,00 €
Les chasseurs I et II
Gallimard
«Vous raconterai-je la jeunesse des roseaux et des mares ? Vous dirai-je les déambulations nocturnes des statues qui changent de socle au clair de lune ?Nous explorions les balcons et les toits où l'on pénètre dans des flaques de musique inexprimable. De haut et de loin, nous apercevions le Guet, si ridiculement pesant qu'il devait renoncer à l'espoir de nous atteindre jamais. Le vin puissant de la tristesse nous faisait chanter. Nous mettions les filles à mal en exigeant l'Olympe dans leurs yeux, dans leurs reins. Puis, redescendus sur le pavé, nous nous battions au poignard contre les assassins de l'aube, les peaux-rouges surgis de coupe-gorge atroces.Mais le plus souvent, nous nous contentions de regarder n'importe quoi - des promesses par exemple. C'est un art subtil où nous étions passés maîtres.»André Hardellet.
8,50 €
Les Causes célèbres
Gallimard
«Le lecteur s'interrogera sur le genre auquel relier ces Causes célèbres. En 1945, Jean Paulhan classait ce qu'il en publiait parmi les "Contes". Je dirais même : "faits divers". De tels faits divers sont quotidiens, privés ; ils n'ont rien des Causes célèbres dont s'occupent les tribunaux. C'est sans doute que nous ne sommes pas assez sensibles à leurs résonances morales. En tout cas, il ne s'agit pas d'"Entretiens sur des faits divers". Chacune de ces "Causes" est aussi "chose" poétique».Yvon Belaval.
6,50 €
Puissances de Paris
Gallimard
On sait l'importance de la ville et, en premier lieu, de Paris dans l'œuvre poétique et romanesque de Jules Romains, depuis La vie unanime jusqu'aux Hommes de bonne volonté.Paru pour la première fois en 1911, ce recueil de «radioscopies» unanimistes tentait de fixer l'âme d'une grande métropole, d'en saisir les lois physiques, mentales, d'ausculter ses rythmes et ses pulsations, comme d'un être aux multiples visages, à la fois changeants, insaisissables et mystérieux.Les «puissances de Paris», c'étaient les forces, les pouvoirs qui émanaient de ses rues, de ses squares, de ses places, de ses passages et de ses rassemblements plus ou moins éphémères que Jules Romains, inlassable arpenteur de «sa» ville, prétendait détecter pour nous en restituer la singulière poésie, conçue comme une traversée des apparences.
7,00 €
L'Iguane
Gallimard
«Je hais, lit-on dans ce texte, l'imaginaire qui n'a pas son équivalence dans la vie réelle.» Aussi, ce livre est-il avant tout une méditation construite sur l'expérience de toute une vie.Les fables qui le composent ont pour thème la Mort, la Peur, la Justice, l'Amour, la Souffrance et le Mal.Le «fantastique» - mot ici approximatif -, quand il se rencontre, n'est que le moyen d'aborder d'une façon aussi neuve et directe que possible les problèmes de chacun de nous.Le style de L'Iguane est simple et solide comme un minéral. On pense à un Livre luciférien qui répondrait aux Livres des Sages, des Rois ou des Prophètes.
7,80 €
Refuges
Gallimard
Léon-Paul Fargue est de ceux qui préfèrent errer plutôt que s'enfermer. Refusant les écoles et les cercles, il choisit les cafés de Montmartre et de Montparnasse, où se croisent, au début du XXᵉ siècle, artistes, poètes et rêveurs. Dans Refuges, Fargue nous entraîne dans un Paris disparu : celui des chambres d'étudiants, des guinguettes, des nuits sans fin et des amitiés fulgurantes. Un monde populaire, vivant, misérable parfois et profondément humain. "Piéton de Paris", comme il se surnommait lui-même, l'auteur marche, observe, s'imprègne. Il dessine une ville intime, fragile, menacée par les transformations modernes qui effacent peu à peu ses anciens repères. Entre poésie et nostalgie, Refuges est une invitation à découvrir Paris autrement : comme un territoire secret, fait de lieux cachés... et de souvenirs prêts à disparaître.
10,00 €
La Tête vide
Gallimard
«D'un côté, on voit un mari cocu, bafoué, grugé qui, sachant qu'il avait épousé une femme indigne et très inférieure à son milieu, essayait malgré tout de maintenir debout son ménage, en reportant son affection sur ses enfants.De l'autre, un mari toujours cocu, sans doute, mais qui ne l'a pas volé ; un mari jaloux, grippe-sou, tyrannique, brutal, sans aucune moralité, cynique (et dans le sens le plus péjoratif qui soit) ; bref, un mari impossible et pour lequel on ne peut avoir que mépris.Entre ces deux portraits, si dissemblables, où est donc le véritable Barcenas ?»
8,50 €
Mots sans mémoire
Gallimard
Ce recueil, publié en 1969, rassemble des textes écrits entre 1925 et 1961, parmi lesquels figure le célèbre Glossaire, j'y serre mes gloses. Ce livre révèle la nature du travail poétique de Michel Leiris, attaché à définir le langage comme révélation de soi-même et des autres : «Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations naturelles... En disséquant les mots que nous aimons, nous découvrons leurs vertus les plus cachées et leurs ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage.»
9,00 €
Les jardins et les fleuves
Gallimard
Comme Molière, dont il découvre la biographie, Jeandé aime sa fille. Nous ne suivons pas la naissance d'une passion, nous rêvons autour d'une incertitude. Au cours d'un voyage en Arabie Saoudite, il épouse Armène - et vit avec elle sans la toucher. Nous ne saurons la violence de cette passion qu'au jour où la jeune femme se laisse enlever par un milliardaire d'Amérique du Sud. Au plus profond de sa détresse le vieil acteur, amoureux de sa jeune fille lointaine, se prend pour Molière, pour Chaplin, souffre d'une souffrance obscure, inextricable. Un soir Armène revient vers son père...Curieux livre et, comme tous ceux d'Audiberti, envoûtant : de Paris en Arabie, d'Alger à la Lozère, ce livre touffu, parfois échevelé, nous assiège comme les récits de Melville - à coups d'hallucinations vraies.
13,95 €
Les Épées
Gallimard
«... tous les soirs, cette banquette grise où je me retrouve moi-même, la traversée de Paris, les agents en pèlerine, les phares qui glissent mais ne coupent pas. Je monterai au troisième étage. Elle m'ouvrira dans un peignoir rouge et des mules de cuir rouge. Nous entrerons dans le salon. Je prendrai son visage entre mes mains et je l'embrasserai sur les joues. Visage obstinément retiré - la sagesse d'un monde moins avide, une conscience embarrassée d'ailes, une vision mystérieuse faite d'épées rentrées au fourreau et qui brillent à l'intérieur de l'ombre. Elle se laissera tomber devant la cheminée, je m'allongerai à côté d'elle.»
9,50 €
Déjeuners de soleil
Gallimard
Le ton des textes de Fargue est à la fois intemporel et délicieusement désuet. Comment ne pas sourire devant ses réflexions sur les automobiles qui crachotent, sur la naissance du métro à laquelle il assista, sur les cadeaux de Noël des enfants où il n'est question que de trains électriques et de jeux de patience ? En ces années de guerre (ces textes ont paru en 1942), il s'attache au difficile quotidien des Parisiens, aux bouleversements que connaît la capitale. Mais l'écrivain évoque aussi des thèmes intemporels comme le bavardage, le printemps, la neige... Et dans ces pages le chroniqueur rejoint souvent le poète.
9,50 €
Terres étrangères
Gallimard
«Vous vous rappelez ces années inquiètes - c'était l'époque de Dada - où tant de jeunes écrivains se trouvaient partagés entre le défi, le jeu et la détresse. Cette époque, nous étions assez lucides pour la juger, assez faibles pour en souffrir. Un jour, je pris la fuite ; je regagnai le village où chaque année me ramenaient les vacances, qui étaient mon vrai décor, et plus qu'un décor. Là, dans un grenier, la fenêtre ouverte sur la vallée où s'achevait la fenaison, j'écrivis Terres étrangères. Cela naquit et se développa comme un chant, sans calcul ni grande ambition. Ce que je pouvais y mettre, je m'en rendais mal compte ; je le vois mieux aujourd'hui. J'y mettais ce qu'un jeune écrivain, s'il est sincère, confie à sa première œuvre : son trouble, ses appels, sa fable intime - cette fable tout ensemble exaspérée et chaste. (...) Le garçon de vingt-trois ans qui écrivait ce récit n'est point pour moi un étranger.»Marcel Arland (1923).
6,05 €