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Résultats de recherche pour 'Quelle histoire' (260)

Jack dans la brousse
Gallimard
Jack Grant, un jeune Anglais, arrive en Australie en 1882 pour commencer une nouvelle vie après avoir été renvoyé du collège et de son école d'agriculture. Dans ce pays neuf, sauvage, au sein d'une famille qui le fascine et pour laquelle il se prend d'un amour profond, il va, au risque d'y perdre son âme, se mettre en quête de sa propre identité. Il domptera des étalons, luttera contre des kangourous, deviendra chercheur d'or et finira par réussir et imposer sa personnalité.Cette histoire d'un adulte qui émerge, après une lutte longue et opiniâtre pour triompher de toutes les épreuves morales et physiques et des pièges mortels de la brousse, est une des denières œuvres de D.H. Lawrence.

Nouvelle édition révisée par Janine Hérisson

Jack Grant, un jeune Anglais, arrive en Australie en 1882 pour commencer une nouvelle vie. Il va, au risque d'y perdre son âme, se mettre en quête de sa propre identité...
11,50 €
H
Gallimard
«Les raisons pour lesquelles ce livre ne peut pas comporter de présentation seraient sans doute aussi longues à exposer que ce livre lui-même. Il faut donc éprouver son rythme : dictions, timbres, accents, ponctuation latente, tourbillon, flot, appel. Au-delà de l'automatisme un calcul joue, veille, critique, partant à la fois de tous les points de l'histoire. Ce calcul se dit par masses dans l'unité discontinue de ses coupes. Il module, frappe, chuchote, apostrophe, marque, efface, compte, signale l'absence mouvante mais cependant adressée, dialoguée, de toute langue de fond.Voilà, détendez-vous, c'est clair. Restez sur le sens, c'est simple. Ils sont deux, ici, dans la nuit. Tempo.»Philippe Sollers, 1973.

«qui dit salut la machine avec ses pattes rentrées son côté tortue cata socle ses touches figées accents toniques [...]»
8,00 €
Histoire d'aimer
Gallimard
""... Catherine je vous..." Il s'interrompit et Mme Valle-Didier le regarda. Il cligna des yeux comme s'il cherchait à discerner en elle quelque chose de très lointain ; son souffle se fit à la fois hésitant et haletant, son visage se tendit, ses narines palpitèrent et frémirent, ses lèvres s'entrouvrirent et Catherine, reconnaissant en chacun de ces signes l'approche imminente d'un baiser, fut prise de trouble, s'abandonna, et déjà fermait les yeux lorsque : "Atchoum !" Peter von El éternua. Elle en eut un haut-le-corps. "Que Dieu vous bénisse", dit-elle et, ne sachant quelle contenance prendre, elle murmura les premiers vers d'une poésie qu'elle avait lue le matin."
8,00 €
Djinn T.01 – La Maudite
Pocket
1. La Maudite

1130, Princée d'Antioche - au nord de l'actuelle Syrie.

Fille du roi Baudouin de Jérusalem, la princesse Alix s'apprête à accoucher d'un fils illégitime, fruit de ses amours avec le connétable Renaud Mazoir. Alors que le sort du nouveau-né paraît scellé, son père arrive à temps pour le sauver. L'accoucheuse, elle, est tuée non sans avoir eu le temps de jeter sur Alix une malédiction : un djinn sera à jamais dans son ombre. Mis à l'abri des velléités meurtrières de sa mère, l'enfant grandira au sein de la mystérieuse secte des Assassins, à laquelle son destin sera lié. Et la princesse maudite, poussée par une ambition dévorante, sera emportée dans les tourments d'une terre dont l'histoire s'écrit dans le sang...
8,70 €
Un mal irréparable
J'ai Lu
À la fin d'une vie couronnée de succès, l'écrivain Frédéric Riegerl découvre que ses parents lui ont menti. Ils lui ont délibérément caché les tortures que leur ont infligées les communistes roumains au début des années 1950. Ils lui ont toujours fait croire que son histoire avait commencé à leur arrivée en France. Il avait sept ans. Quelle vie aurait été la sienne s'il avait su la vérité ? Aurait-il connu une autre destinée si ses parents n'avaient pas cru légitime de lui dissimuler le cauchemar qu'ils ont enduré ? Cette question ne va plus cesser de l'obséder.
9,30 €
Je suis la sterne et le renard
J'ai Lu
Barbra, Aana, Álfheidr et les autres forment une lignée de femmes sans père ni mari. À la fois guérisseuses, sages-femmes, chamanes, elles sont en butte à la violence que les hommes exercent sur elles aussi bien que sur la nature. Aam, brodeuse d'histoires, raconte leurs destins, qui débutent quand l'esclave Barbra est accusée d'avoir éveillé le dragon de feu et d'attendre son enfant. Mais qui est cette soeur à laquelle Aam adresse son récit ? Et ce qu'elle transmet n'est-il pas immuable, tant il est vrai que les hommes ont crû et multiplié, asservissant les femmes et la Terre ? Tissée de légendes, une grande saga islandaise traversée par des paysages somptueux et des landes ancestrales, récompensée par le prix littéraire du deuxième roman du festival de Laval.
9,30 €
Le cercle de Lady Tan
J'ai Lu
Dans la Chine du XVᵉ siècle, on dit qu'une femme instruite est une femme inutile. Pourtant, c'est précisément pour être utile que Tan Yunxian, issue d'une puissante famille, est éduquée par ses grands-parents. Sa grand-mère, l'une des rares femmes médecins du pays, lui enseigne les quatre piliers de la médecine chinoise. Une science à laquelle Yunxian décide très tôt de se vouer pour venir en aide aux femmes subissant le poids des traditions, dont celle, atrocement cruelle, des pieds bandés. Mais à l'âge de quinze ans, la jeune fille est arrachée à sa famille pour épouser l'homme qui lui a été désigné. Elle se voit alors condamnée à son seul rôle de génitrice. Comment Lady Tan parviendra-t-elle à s'affranchir de sa condition et à se consacrer à sa vocation ? Des palais somptueux des Grands Ming à la mystérieuse Cité interdite et son quartier de concubines, ce roman envoûtant est inspiré de l'histoire vraie de Tan Yunxian, dont la lutte pour l'émancipation des femmes résonne encore aujourd'hui.
9,50 €
Dans les yeux de Méduse
J'ai Lu
"Tout ce qui vit, elle ne peut que le détruire : quelle incroyable puissance, et quelle terrible malédiction..." Méduse, violée par Poséidon et injustement punie par Athéna, fut transformée en une créature hideuse : une Gorgone aux cheveux de serpents et au regard pétrifiant. Mais que sait-on de son coeur, sinon le récit qu'en a rapporté Persée, le héros qui l'a décapitée pour assouvir sa soif de gloire ? Qui était vraiment cette jeune femme condamnée à une vie de solitude, ne pouvant se faire d'amis ni connaître l'amour ? Et si le monstre n'était finalement pas celui que l'Histoire a retenu ? Si ces yeux pouvaient parler sans condamner, que nous diraient-ils ?
9,00 €
À quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit ?
J'ai Lu
"Quelques éclats demeurent au milieu des heures profondes, en veille. Parfois une silhouette immobile se détache sur le rectangle éclairé. À quoi songent-ils, tous ceux que le sommeil fuit ? À quelle part de leur histoire, de leur mémoire, à quels absents parlent-ils en silence ? C'est l'heure des aveux, des regrets, des impatiences, des souvenirs, de l'attente. Ce sont les heures où le coeur tremble, où les corps se souviennent, peau à peau avec la nuit. On ne triche plus." À travers ces portraits intenses d'hommes et de femmes ordinaires saisis en pleine nuit, tout affairés à leurs songes à l'heure où les autres dorment, Gaëlle Josse poursuit son écoute ultrasensible de nos vies. Les espoirs, les regrets et les doutes de ce choeur d'insomniaques composent ainsi un livre d'une infinie puissance consolatoire, un refuge à offrir à tous ceux qui veillent malgré eux.
7,20 €
La troisième vie
Points
Un livre-enquête relatant une histoire étonnante et méconnue qui hante l’auteur depuis plus de 15 ans.

« Tout le monde a trois vies : une vie publique, une vie privée et une vie secrète ». Ce vertigineux constat de Gabriel Garcia Marquez en tête, Fabrice Arfi décide de raconter l’existence apparemment banale de Vincenzo Benedetto, un Roumain émigré à Villeurbanne dans les années 1970, pour rejoindre sa famille d’origine italienne qu’il ne connait pas. Réalité, ou parfaite « légende » édifiée par des services secrets ? Benedetto pourrait plutôt être un espion à la solde de Bucarest… Incarcéré quelques mois, puis libéré sur intervention politique, cet homme énigmatique ne fera plus jamais parler de lui. Pendant quinze ans, Fabrice Arfi a passé au crible des archives afin de reconstituer le fil de l’existence de ce monsieur Benedetto.

« Une incroyable histoire d’espionnage,

dans laquelle un homme a infiltré une famille

qui n’était pas la sienne. »

*Télérama*

Fabrice Arfi est co-responsable des enquêtes à *Mediapart*. Il a notamment dévoilé l’affaire Sarkozy-Kadhafi, Cahuzac, Bettencourt et des quotas carbone. *D’Argent et de sang* (2019) et *Une histoire de la Françafrique. L'Empire qui ne veut pas mourir* (2023) sont disponibles chez Points.
7,90 €
Mes années chinoises
Points
Un récit autobiographique qui dépeint l’aveuglement d’une génération d’intellectuels face au maoïsme, « laboratoire de l’homme nouveau »

« Je suis partie en Chine à l’aube des années 1970 parce que je croyais au maoïsme, et donc à la Révolution culturelle. Nous sommes partis sans savoir si nous allions revenir. Seuls Français à Canton à l’époque, nous sommes devenus des soldats de Mao. Que s’est-il passé durant ces années chinoises ? Qu’ai-je voulu quitter ? Ai-je voulu devenir une autre ? Oublier ? Dans ce livre, je tente de faire le point sur cette tache aveugle de ma propre vie, à la fois en historienne et en ancienne militante.

Je suis revenue en Chine, aux endroits où j’avais vécu. Ce récit au pays de ma mémoire est aussi une réflexion sur le devenir de la Chine aujourd’hui. »

*« Une rétrospection sans complaisance ni nostalgie, dans laquelle Annette Wieviorka se confronte à cette expérience qui a éprouvé ses idéaux. »* Philippe Lançon, *Libération*

Annette Wieviorka est directrice de recherche honoraire au CNRS. Spécialiste mondialement reconnue de la mémoire de la Shoah, elle a notamment publié *Auschwitz expliqué à ma fille* (Seuil, 1999), *1945. La Découverte* (« Points Histoire », 2016) et récemment *Tombeaux. Autobiographie de ma famillle* (Prix Femina de l’Essai 2022, disponible chez Points).
8,70 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Impardonnable
Grasset
Deux récits, deux voix, deux ennemis a priori.

Lui s’appelle Paul Dufourcq. Jusqu’à peu, il avait une situation, une famille, un grand appartement dans le XVIème arrondissement de Paris, une vie. Mais un soir, il rentre en voiture après avoir bu, renverse un jeune homme à scooter et prend la fuite. L’accident tue l’adolescent et envoie Paul derrière les barreaux d’une prison. Elle s’appelle Anna. Elle a perdu sa fille, Lucie, dans des circonstances similaires, mais son coupable à elle s’en est sorti avec un bracelet électronique. Depuis, Anna va de rage en peine. La justice les a broyés tous deux, murant l’une dans la colère et l’autre dans la culpabilité. Pour les aider, on leur propose de participer à une autre forme de justice, dite restaurative. Anna devra rencontrer Paul, l’écouter, lui parler. De son côté, Paul pourra enfin s’excuser. Mais peut-on accorder son pardon à celui qu’on ne hait que par procuration  ? Et peut-il affranchir de la culpabilité  ?

On suit d’abord à tour de rôle les récits séparés d’Anna et Paul, revivant avec eux leur histoire, du procès aux murs de béton ou de rage entre lesquels ils vivent depuis deux ans. Jusqu’à leur rencontre, point d’acmé de ce roman tendu comme une corde sur laquelle Mathieu Menegaux, funambule attentif, évolue pour nous faire éprouver les sentiments qui rongent ses personnages, honte, rage, peur et désir de vengeance, et éclairer aussi bien les impasses d’une justice qui punit, que les espoirs d’une autre appelant au pardon. Un roman poignant que la tendresse habite.
20,00 €
Cézembre
Grasset
Après son divorce et la mort de son père, Yann de Kérambrun décide de quitter son poste de professeur d’histoire à Paris pour retourner à Saint-Malo, où il a passé les étés de son enfance. Épuisé, il n’a plus qu’un désir  : retrouver la mer et la contempler depuis la maison dont il a hérité, le long de la plage, face à l’île de Cézembre.

Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l’ancien bureau d’Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XXe siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L’entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l’image brillante de grand capitaine d’industrie s’esquisse rapidement un autre visage  : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi  ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d’Octave  ?

En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l’histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu’il fuyait.

Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu’inquiétante, l’époustouflante saga d’une famille malouine  dont la mer a fait la fortune et le malheur.
24,00 €
Un irrésistible penchant
Grasset
Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ?

En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor  ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.

Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
17,00 €
L'agenda idéal
Grasset
Il est rare d’avoir accès au Journal intime qui documente les circonstances de notre arrivée en ce monde. Qui en consigne les désirs et les doutes. Les regrets et les rancœurs. Est-ce un cadeau ? À la disparition de sa mère Judith, avec laquelle elle avait noué depuis toujours une relation difficile, Læticia doit inventorier et débarrasser l’appartement familial. Elle y découvre, laissé en évidence, l’agenda de 1961 de sa mère, comme s’il avait été placé là pour qu’elle prenne connaissance de l’année mystérieuse de sa conception. Descendante d’une famille juive russe qui a fui les pogroms pour s’exiler aux États-Unis, Judith est l’héritière d’une histoire complexe, parfois douloureuse, où le désir et la mélancolie de l’exil, les plaisirs de la vie et du langage, les ambitions intellectuelles, les rêves et les non-dits ont façonné une mythologie dont ce minuscule objet devient le lieu de mémoire. La jeune Américaine brillante et ambitieuse, venue en France pour s’accomplir mais piégée par le destin, y a confié beaucoup d’elle, comme pour laisser, des décennies plus tard, un ultime message de réconciliation à cette fille non désirée qui a bouleversé le cours de son existence. Récit d’investigation intime et regard subtil sur les années 60, *L’Agenda idéal* est un texte puissant et fragile, émouvant et juste.
19,00 €
La vraie vie de Sawsan
Grasset
Mais qui est réellement Sawsan  ? Professeure de danse, amante discrète et amie évanescente, elle a surgi un soir dans la vie de la narratrice alors que celle-ci travaillait derrière le comptoir d’un bar parisien. La jeune femme est immédiatement fascinée par l’aura de la danseuse, une obsession qui ne va cesser de se nourrir de la curiosité et du désir qui croît en elle. Elles se revoient après cette soirée, se rapprochent, mais derrière l’énergie hypnotique de Sawsan semble se dissimuler un soleil noir difficile à déchiffrer.

La barmaid a du mal à trouver sa place dans cette relation, et cela la renvoie à ses propres angoisses sociales  : on lui reproche de trop s’effacer, de ne pas imposer ses choix, de plier face à la violence masculine qui régit son groupe d’amis. Mais alors que l’arrivée de Sawsan bouscule entièrement sa vie, elle ne réalise pas encore que certaines histoires d’amour sont bien différentes de celles auxquelles on aimerait croire…

Après le succès d’*Adieu Tanger*, Salma El Moumni continue d’explorer la complexité des relations humaines en nous plongeant dans une enquête intime jusqu’à sa déflagration finale. Car pour comprendre la vraie vie de Sawsan, elle transforme ses lecteurs en voyeurs. Mais aussi en complices.
18,00 €
Bocuse
Grasset
De la cuisine il a fait un art, de son nom, une légende, et de sa vie, un roman.

Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.

Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d'Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…

Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, *Bocuse* révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.
22,00 €
Une mère en fuite
Grasset
«  Ma mère a toujours été un mystère. Sa vie, sa façon d’être, son histoire. D’origine hongroise, mariée en premières noces à un grand aristocrate de son pays, réfugiée en France après la Seconde Guerre Mondiale, naturalisée après son remariage avec mon père, elle m’a toujours donné l’impression que l’essentiel de sa vie s’était déroulé avant ma naissance. La suite m’a toujours semblé à distance de mon enfance et de ma jeunesse.

J’habitais dans un hameau de la vallée de Chevreuse avec mon père. Ma mère, elle, vivait à Paris. Elle venait régulièrement nous rendre visite. Je savais peu de chose de la vie qu’elle menait. Dessinatrice de mode, créatrice de la première collection de prêt-à-porter pour la maison Hermès, elle a été pour moi un personnage insaisissable à la présence  intermittente. Capable d’une vraie tendresse comme d’une grande froideur, elle m’a transmis le goût de la féérie et du merveilleux. Une exigence terrible. Et de nombreuses fragilités aussi.

J’ai tenté de relier tous les fils qui m’ont attaché à elle, en particulier celui d’une sensualité aussi intense que réprimée, dont les sources viennent sans doute en partie du protestantisme calviniste dont elle était l’héritière. Le regard qui est le mien est celui d’un enfant à la fois déconcerté  et émerveillé. La découverte tardive de son journal intime, dans laquelle elle a fait le récit d’une grande passion malheureuse pour André Malraux, m’a permis de mieux comprendre ses zones d’ombre. Ma mère aura a été avant tout une grande amoureuse d’un autre temps, rêveuse, romanesque, assez seule, et vers qui aujourd’hui encore, et par les mots, j’essaie de tendre la main.  »
18,00 €
Jacky
Grasset
«  Mon père a disparu en l’espace de trois consoles de jeux  »

Au tournant des années 1980 et 1990, Anthony et son frère jumeau grandissent entourés d’une famille paternelle soudée, dans une vallée enclavée de l’arrière-pays niçois. Entre des grands-parents aimants, une cousine atteinte d’une maladie mystérieuse et un jeune oncle plein d’entrain, ils tuent l’ennui grâce aux jeux vidéo – une passion nouvelle, transmise par leur père  : Jacky.

De *Space Invaders*à *Zelda*, de Nintendo à Sega, la conscience du monde dans lequel le narrateur et son frère évoluent s’aiguise avec les capacités techniques de ces étranges machines. Elles vont peu à peu s’imposer comme un refuge face aux injonctions qui pèsent sur eux,  à l’ennui d’un quotidien sans horizon et aux drames qui frapperont bientôt leurs proches. Jusqu’au départ brutal de leur père.

Anthony Passeron plonge le lecteur dans une époque révolue : l’insouciance de la fin du XXème siècle, avec son horizon de prospérité et d’innovations technologiques. Mêlant son histoire personnelle à celle des grands inventeurs de jeux vidéo, il lance un cri d’amour au père, malgré la blessure inguérissable de l’abandon.

Ce roman d’apprentissage en trois consoles, de la tendresse de l’enfance aux désillusions de l’adolescence, a le charme et la puissance d’une chronique sociale douce-amère : « J’aurais voulu qu’on se demande enfin quelle malédiction, quelle pluie de mépris, de bêtise et de brutalité tombait depuis des décennies, des siècles peut-être, dans cette vallée que certains n’avaient d’autre choix que de fuir. »
19,50 €
Apnée
Grasset
Traverser le XXème siècle, sous l’eau et en alexandrin – telle est l’ébouriffante expérience poétique à laquelle nous invite Yann Moix dans *Apnée*. Accompagné d’Emmanuelle, comme Dante avant lui de Béatrice, le narrateur retient son souffle et plonge en eau trouble où un siècle d’histoire bouillonnante, terrible et éclatante s’anime sous ses yeux. La Grande guerre, 39-45, le débarquement en Normandie, l’Indochine, la guerre froide…  dans cet univers liquide où tout n’est que courant, vortex, lumière et tourbillon, hommes et créatures sous-marines se mêlent et se métamorphosent. On y croise d’illustres figures qui ont marqué leur époque- soldats, artistes, écrivains, danseurs, sportifs, acteurs, chefs d’Etat, des héros magnifiques et d'inquiétants personnages – mais aussi des poissons, cétacés, coraux, algues, fleurs qui luisent, teintent et éclairent les tréfonds.  Ballotés au gré des caprices de l’océan, le narrateur et Emmanuelle dérivent, main dans la main, au cœur de ce singulier théâtre parmi les ombres d’hier qui ont fait et défait le XXème.

Renouant avec l’antique tradition de l’épopée en vers, Yann Moix se fait aède et nous propose avec *Apnée* un texte inclassable, parfaitement classique et résolument moderne. Une entreprise littéraire complète où la langue, l’Histoire, les Hommes, la matière et le sensible se déclinent en douze pieds pour redonner vie aux morts.
20,90 €
Patronyme
Grasset
Attendue sur le plateau de La Grande Librairie pour parler de son livre, Le Consentement, l’autrice est appelée par la police pour venir reconnaître le corps sans vie de son père, qu’elle n’a pas revu depuis dix ans. Dans l’appartement de banlieue parisienne où il vivait, et qui fut jadis celui de ses grands-parents, elle est confrontée à la matérialisation de la folie de cet homme toxique, mythomane et misanthrope, devenu pour elle un étranger. Tandis qu’elle s’interroge, tout en vidant les lieux, sur sa personnalité énigmatique, elle tombe avec effroi sur deux photos de jeunesse de son grand-père paternel, portant les insignes nazis. La version familiale d’un citoyen tchèque enrôlé de force dans l’armée allemande après l’invasion de son pays par le Reich, puis déserteur caché en France par celle qui allait devenir sa femme, et travaillant pour les Américains à la Libération avant de devenir «  réfugié privilégié  » en tant que dissident du régime communiste, serait-elle mensongère  ?

C’est le début d’une traque obsessionnelle pour comprendre qui était ce grand-père dont elle porte le nom d’emprunt, quelle était sa véritable identité, et de quelle manière il a pu, ou non, «  consentir  », voire collaborer activement, à la barbarie. Au fil de recherches qui s’étendront sur deux années, s’appuyant sur les documents familiaux et les archives tchèques, allemandes et françaises, elle part en quête de témoins, qu’elle retrouvera en Moravie, pour recomposer le puzzle d’un itinéraire plausible, auquel il manquera toujours des pièces. Comment en serait-il autrement dans une Tchécoslovaquie qui a changé cinq fois de frontières, de nationalité, de régime, prise en tenaille entre les deux totalitarismes du XXème siècle  ? À travers le parcours accidenté d’un jeune homme pris dans la tourmente de l’Histoire, c’est toute la tragédie du XXème siècle qui ressurgit, au moment où la guerre qui fait rage sur notre continent ravive à la fois la mémoire du passé et la crainte d’un avenir de sauvagerie.

Dans ce texte kaléidoscopique, alternant fiction et analyse, récit de voyage, légendes familiales, versions alternatives et compagnonnage avec Kafka, Gombrowicz, Zweig et Kundera, Vanessa Springora questionne le roman de ses origines, les péripéties de son nom de famille et la mythologie des figures masculines de son enfance, dans une tentative d’élucidation de leurs destins contrariés. Éclairant l’existence de son père, et la sienne, à l’aune de ses découvertes, elle livre une réflexion sur le caractère implacable de la généalogie et la puissance dévastatrice du non-dit.
22,00 €
Echappées
Grasset
Sur une île, dans une châtaigneraie coupée du monde, vivent sept femmes et leurs enfants. Elles se nomment Sophie, Miriam, Azalée, Caroline, Livia, Paola, Cléo. Le jour, sous l’égide d’Anita, la matriarche, elles travaillent au rythme des saisons, récoltent les châtaignes, s’occupent de leurs petits. La nuit, les langues se délient, les corps se relâchent. Elles dansent, boivent, se disputent. Dans ce décor aussi idyllique qu’étouffant où corps, faune et flore forment une même chair vibrante, elles tentent de cohabiter les unes avec les autres.

La châtaigneraie est un refuge. Depuis huit ans, Anita y recueille des femmes qui ont fui leurs compagnons. Loin de la peur et de la violence qui guette au dehors, elle leur offre un cocon protecteur où voir grandir leurs enfants.  Élevés en meute, ceux-ci s’aventurent chaque jour dans la forêt. Aux confins de leur royaume, à distance des yeux maternels, les vestiges de la brutalité familiale refont surface. Les poings se ferment et les jeux dégénèrent.

Sophie et sa fille vivent ici depuis la création du refuge. Rien ne semble pouvoir changer le cours de leurs existences, mais l’adolescente grandit et commence à poser des questions. Quelles histoires cache cette vie isolée ? Pourquoi est-il interdit aux enfants de franchir l’enceinte de la châtaigneraie ? Entre ce que sa mère voudra bien lui confier et ce qu’elle découvrira au-delà de leur forêt, les masques tomberont. Jusqu’à menacer la châtaigneraie et ses habitantes.

Charnel, puissant, onirique, singulier, un premier roman au style envoûtant.
20,00 €
Carat
Grasset
De sa mère, Agathe pensait tout connaitre. Notamment qu’elle était une femme excentrique et belle, adorée et courtisée. Elle sait qu’elle a collectionné les amants, elle les a vus défiler chez elles sans pour autant qu’Aimée ait jamais pu lui dire lequel aurait pu être son père. Elle sait aussi combien elle aimait l’art, leur unique point commun puisqu’Agathe en a fait son métier, commissaire-priseur chargée d’organiser les ventes d’œuvres rares. Pour le reste, elle est son opposée. Toujours de noir vêtue, elle est discrète et solitaire, n’a aimé qu’un homme, a une amie, et concentre ses efforts sur son travail et son projet  : ouvrir sa propre étude. Aussi, lorsqu’en vidant l’appartement d’Aimée après son décès elle découvre, dans un coffre, une dizaine de bijoux frappés du poinçon du joailler Van Cleef & Arpels, elle décide de les envoyer à la maison mère pour en connaitre la valeur. Elle ne se doute pas que deux d’entre eux dont elle ne connait pas l’origine, ainsi qu’un paquet de lettres cachées, vont changer sa vie et lui donner la chance de découvrir la vérité sur sa mère, et peut-être l’identité de son père. Mais le veut-elle vraiment  ? Est-elle prête à laisser les carats raconter leur histoire ?

Après L’âme du violon, Marie Charvet revient et signe un deuxième roman aussi brillant que les carats qu’elle fait scintiller sous nos yeux. Avec Agathe, elle nous emporte dans l’univers de la joaillerie et les coulisses de la Maison Van Cleef & Arpels pour laquelle elle travaille depuis des années. C’est là qu’elle fera basculer le destin de son héroïne en lui offrant la possibilité de changer pour apprendre à aimer, sa mère, elle-même, et peut-être ce client indien, qui sait  ? Vibrant, battant, sensible et passionnant, Carat nous rappelle que le plus précieux n’est pas toujours fait de pierres, mais de sentiments.
22,00 €
Un été chez Umberto Eco
Grasset
Apostille au livre d’entretiens entre Umberto Eco et Jean-Claude Carrière dont Jean-Philippe de Tonnac avait été l’initiateur obstiné et l’accoucheur inspiré, publié en 2009 sous le titre N’espérez pas vous débarrasser des livres et traduit depuis dans vingt-six langues, Un été chez Umberto Eco nous fait pénétrer dans les coulisses des rencontres, nous livrant à la fois le portrait des protagonistes, la description des lieux, la nature des conversations - bref, tout le « hors champ » de ce que le premier ouvrage ne pouvait révéler, et les perles de conversation qui n’avaient pu y être retenues.

Nous assistons ici à la danse de séduction de l’auteur auprès des deux monstres sacrés pour les convaincre de dialoguer sur les cinq mille ans d’histoire du livre, du papyrus au fichier électronique ; la visite initiatique à Milan où le «  Professore » ouvre au profane sa « salle des coffres », collection de livres rares consacrés aux sciences occultes, fausses, farfelues, et aux langues imaginaires ; les premières journées de travail chez Jean-Claude Carrière à Paris ; et enfin cet été à Monte Cerignone, la maison de vacances d’Umberto Eco, où tout crépite et étincelle, du salon des joutes oratoires à la piscine et des promenades aux repas.

Quel est le plus beau livre du monde ? Pourquoi un livre est-il un incunable avant le 31 décembre 1500, un « simple » livre après ? Le collectionneur passionné est-il davantage guidé par la quête ou par la possession ? En quoi la bêtise est-elle fascinante et quelles en sont les différentes formes ? Pourquoi le livre va survivre à toutes les métamorphoses induites par la technique et en quoi est-il, pour l’éternité, un vecteur de liberté ?

Voici quelques-unes des questions qui parcourent cet ouvrage où deux puits de culture et d’esprit rivalisent de gai savoir, d’érudition joyeuse, de plaisirs des sens et de l’esprit. Un vade mecum délicieux par nos temps d’obscurantisme galopant.
18,50 €
La prophétie de Dali
Grasset
Balla voit son monde s'effondrer lorsque son père abandonne subitement la concession familiale. Jusqu’alors, lui et ses amis jouaient, insouciants, dans la brousse de l’Ouest malien. Souhaitant garantir un avenir à ses enfants, sa mère quitte le village et emmène sa progéniture de Kayes à Bamako et de Bamako à Paris. Arrivé dans une France froide et inhospitalière, Balla ne connaît rien des codes de ce nouveau pays et devient, à six ans, la risée de son école et bientôt de toute sa famille. Squattant chez les uns chez les autres, l’enfant nomade se plonge dans le mutisme et rêve secrètement de revoir son père. Dali, une griotte qui pratique l’art de la divination, prédit un avenir radieux à l'élève parqué dans une classe destinée “aux enfants arriérés". Depuis, le petit garçon est obsédé par l’intelligence et l’acquisition de la connaissance. Mettra-t-il fin au désespoir de sa mère qui l’emmène de force dans ses cours d’alphabétisation pour essayer de le sortir d'affaire ? Parviendra-t-il à se faire une place dans sa fratrie qui ne croit pas en lui ? La prophétie de Dali se révélera bien plus qu’une simple chimère…

Dans une langue aussi imagée qu’enjouée, Balla Fofana nous livre un très beau premier roman, largement inspiré de sa propre histoire. Il y raconte l’exil à hauteur d’enfant, la violence sourde qu’il engendre, mais surtout la force d’une femme, sa mère, à laquelle il rend un magnifique hommage.
19,50 €
Intrigue à Brégançon
Grasset
Pénélope, la fameuse enquêtrice-conservatrice du Mobilier national, reçoit pour mission de moderniser le fort de Brégançon. Elle y est rejointe par son éternel amoureux, Wandrille, le pigiste qu’elle entraîne dans le plus improbable rôle d’adjoint au cours de ses enquêtes. On leur annonce l’arrivée d’un chef d’État étranger, opéré à l’hôpital de Nice, qui doit passer une semaine de convalescence. Ce qui s’annonçait comme un séjour paisible se transforme en une rocambolesque aventure. Quel mystérieux lien peut-t-il y avoir entre le paisible fort servant de résidence d’été aux présidents de la République française et la Résistance  ?

Une guide-conférencière amie de la mère de Pénélope passionne les visiteurs en racontant les parties de pétanque qui s’y jouaient entre le couple Pompidou et Françoise Sagan, mais aussi comment, à la fin de la guerre, un certain capitaine de Leusse, résistant à la tête d’un petit groupe d’hommes, a pris ce bastion aux Allemands. Et c’est cette inoffensive savante que l’on retrouve poignardée dans la cour intérieure d’un lieu parfaitement clos relié à la côte par une digue très surveillée  ! Le suspect  ? Wandrille, qu’un détail stupide semble accuser. Pour le défendre, Pénélope va s’intéresser aux secrets du fort. De quelle infirmation cruciale la guide était-elle la dépositaire  ? Pourquoi le général de Gaulle a-t-il voulu doter la présidence de cette résidence balnéaire - où il était impossible de se baigner  - et où lui-même ne résida qu’une nuit ? A quoi sert réellement le fort de Brégançon  ?

Pour écrire ce roman, Adrien Goetz a reçu l’autorisation exceptionnelle de visiter l’intégralité du fort, des appartements privés du président aux caves creusées dans le rocher. Il a eu accès aux très discrets entrepôts où, aux environs de Paris, sont conservées les pièces du Mobilier national qui en proviennent. Il a parlé aux descendants du capitaine de Leusse. Une aventure de Pénélope où se mêlent histoire de l’art et grande Histoire.
19,50 €
La Tour
Grasset
Les Olympiades. C’est là, autour de la dalle de béton de cet ensemble d’immeubles du Chinatown parisien que s’est installée la famille Truong, des boat people qui ont fui le Vietnam après la chute de Saigon. Victor Truong chérit l’imparfait du subjonctif et les poésies de Vic-to-Lou-Go (Victor Hugo). Alice, sa femme, est fan de Justin Bieber mais déteste Mitterrand, ce maudit «  communiste  » élu président l’année où est née leur fille Anne-Maï, laquelle, après une enfance passée à rêver d’être blonde comme une vraie Française, se retrouve célibataire à 40 ans, au désespoir de ses parents.

Cette tour de Babel de bric et de broc, où bruisse le murmure de mille langues, est une cour des miracles aux personnages hauts en couleurs. Voilà Ileana, la pianiste roumaine, désormais nounou exilée ; Virgile, le sans-papier sénégalais, lecteur de Proust et virtuose des fausses histoires, qui squatte le parking et gagne sa vie comme arnaqueur. On y croise aussi Clément, le sarthois obsédé du Grand Remplacement, persuadé d’être la réincarnation du chien de Michel Houellebecq, son idole. Tous ces destins se croisent, dans une fresque picaresque, faite d’amours, de deuils, de séparations et d’exils.

La Vie mode d’emploi de Perec est paru en 1978, quand les Olympiades sortaient de terre. Comment Perec raconterait-il le Paris d’aujourd’hui  ? Ce premier roman de Doan Bui tente d’y répondre, en se livrant lui aussi à une topographie minutieuse d’un lieu et de ses habitants. L’auteure y décrit la France d’aujourd’hui, de la coupe du Monde 98 aux attentats de 2015 dans un roman choral d’une drôlerie grinçante.
20,90 €
L'ami posthume / Gérard Philipe, 1922-1959 : récit
Grasset
Cet essai biographique est né le jour où Olivier Barrot a découvert une photographie sur laquelle on voyait son propre père, un technicien de cinéma, sur un tournage aux côtés de Gérard Philipe, alors au sommet de sa gloire… Ce visage, à côté de celui de son père, lui a inspiré aussitôt une sorte de « fraternité » insaisissable – qui est devenue le fil conducteur de ce livre… C’est à un véritable « exercice d’admiration » que se livre l’auteur. Et à une enquête sur l’époque, ainsi que sur les milieux du théâtre et du cinéma… Car Gérard Philipe n’était pas seulement un comédien, mais aussi, dans une France meurtrie par la guerre, le symbole d’une renaissance juvénile et humaine. Olivier Barrot entreprend de suivre son ami posthume, de film en film, du Festival d’Avignon au théâtre de Chaillot, du « Cid » au « Prince de Hambourg ». Au passage, il se glisse dans toutes les coulisses, y compris celles de la politique et de l’Histoire (puisque Gérard Philipe était également le porte-drapeau d’un certain communisme porteur d’avenir radieux). Les années 1950-60 sont ainsi ressuscitées avec tendresse et lucidité. On s’y plonge comme dans un monde d’autrefois, rempli d’espérances et d’illusions…
18,90 €
Ce que nous avons eu de meilleur
Grasset
Peut-on, comme Josué, arrêter la course du soleil ? Les morts sont-ils encore jaloux ? Pourquoi Marlon Brando écrivait-il des cartes postales qu’il n’envoyait à personne ? En quelle circonstance un débauché peut-il s’abandonner au fanatisme religieux ? Quels rapports y a-t-il entre Churchill, Alain Delon et un jeune berbère qui voudrait apprendre à nager ? Qui a inventé le monothéisme amoureux ? Et à quel instant, au juste, franchit-on la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ? Telles sont, entre beaucoup d’autres, quelques unes des questions que se posent les héros de ce roman dont l’intrigue éclatée va et vient autour d’un lieu unique : le Palais de la Zahia (ce mot, en arabe, désigne la joie), situé quelque part, au sud, près d’un désert… Dans ce Palais – splendide, nécrosé, envahi par la végétation et les souvenirs – quelques amis, plutôt bien traités par l’existence, ont pris l’habitude de se retrouver dans une ambiance rieuse. Il y a là, parmi des créatures sexuellement très diversifiées, deux amis : un narrateur (très influencé par les livres de Stendhal et les films de Maurice Ronet ) et un certain Lewis, riche, célèbre, philosophe et épris d’ Ariane, son épouse rêveuse. Est-il nécessaire d’en dire davantage ? Ce roman – rythmé par une série d’interrogatoires confiés à un enquêteur énigmatique – revisite ainsi, dans un grand désordre de sensations et de péripéties: 1/ l’histoire d’une amitié 2/ La mémoire d’un Palais trop fréquenté par ses propres fantômes 3/ La chronique d’une passion clandestine avec une jeune veuve qui n’a pas froid aux yeux 4/ la lutte des uns et des autres contre le temps et ses alliés (haine, tempêtes de sable, solitude, vanité, peur, envie…) Bien entendu, il s’agit d’un roman. Et il va de soi que toute ressemblance avec des personnes existantes, etc, etc…
16,20 €
Résurrection
Grasset
« Un jour, il y a deux ans, Frédéric B. et Michel H., écrivains bien connus et amis de longue date, dans des genres différents, me tombent dessus : « Alors, Christophe, tu ne bois plus, tu ne te drogues plus ? Plus rien ? Tu as remplacé par quoi ? Par le sexe ? » J’ai dit « oui » pour leur faire plaisir. Difficile à l’époque de leur expliquer en quelques mots, comme je vais tenter de le faire pour vous, que j’avais découvert une ivresse bien plus puissante que tous les alcools, bien plus étonnante que toutes les drogues. Ni sexe, donc, ni shopping, ni télé, ni travail, ni histoires d’amour adultères, tout ce par quoi on comble habituellement son vide, par quoi on fuit le monde… Je n’avais simplement plus besoin d’être ailleurs. Seule la réalité m’emplissait. Cette réalité que j’avais fuie presque toute ma vie dans les produits interdits, les médicaments pour soigner le mal-être, la maladie, la dépression, les mensonges et les tromperies… Je retrouvais le monde avec sa dureté mais aussi sa beauté, celle d’un café pris au soleil ou d’un sourire dans la rue. Pour en arriver là, c’est un travail spirituel qu’il m’avait fallu accomplir. Spirituel, oui. Au-delà du spectaculaire, du combat contre le démon ou de la description de l’enfer à travers les souvenirs et les exemples concrets, ce livre est une aventure spirituelle. La plus inédite, la plus incroyable de toutes les aventures que j’ai vécues. Il est le récit d’une quête et des obstacles à surmonter pour parvenir au bout. Parvenir à accepter et à aimer cette réalité à laquelle j’avais tenté d’échapper depuis le traumatisme d’Il m’aimait : parvenir à retrouver l’estime de moi et la confiance. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’étais mort. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’ai cessé de porter ma croix. D’être une victime. Il raconte comment j’ai fait. Concrètement. Pas à pas. Il est la suite, et heureusement la fin, de Il m’aimait .»
18,90 €
Un effondrement
Grasset
« Je voulais écrire ce livre avec une voix douce, cette histoire pour laquelle j’étais restée longtemps sans voix. J’ai raconté mon effondrement comme un tremblement de terre sans bruit, et la traversée des jours où j’avais tout perdu sans bien comprendre, en saisissant l’étrangeté de ce qui était là, parce que je n’arrivais plus à vivre et que tout était étrange. J’ai construit ce récit sans écrire le mot dépression, je n’ai pas cherché à exposer la maladie ou ses raisons. Je n’ai pas pris le ton de l’autobiographie, ce qu’on apprend de la vie de la narratrice prend peu de place. Ce sont les journées qu’elle vit que j’ai cherché à écrire. Les lieux, ce qu’elle y trouve, ce qu’elle sent d’elle et des autres. Les situations où elle touche ce vide qui la cerne jusqu’à l’insupportable. La vie qu’elle guette, qu’elle attend, qu’elle ne sait pas comment attraper mais dont elle attend tout le temps un signe. Et ceux qui sont là, qu’elle scrute, qui la désespèrent, qu’elle ne comprend pas ou qu’elle se met à rechercher parce que, auprès d’eux, ce sera enfin l’ouverture. J’ai voulu raconter cet effondrement sans pathos, sans plainte surtout, parce que l’état de dénuement m’a paru riche. Une réponse à la honte. J’ai cherché à le faire vivre ce dénuement avec des mots et des phrases qui tâtonnent, qui suivent le singulier trajet que fait la peur dans la tête, ou la stupeur. Je me suis émerveillée de la netteté des images qui étaient restées après plus de trente ans, elles étaient si fortes qu’elles se détachaient. Elles ne comptaient plus pour moi mais pour ce qu’elles racontaient. Ce qui s’est dessiné derrière le livre que j’écrivais, c’était cette question, comme c’est difficile d’être un être humain, une personne. C’est devenu le titre dans ma tête, la phrase qui me guidait. La narratrice est face à ce qu’elle est ou n’arrive plus à être, face à l’incertitude de vivre. Tout doucement et comme sans s’en apercevoir, les autres, un voisin de chambre, Robert, l’herbe sur laquelle elle vient s’asseoir avec eux à la tombée du jour, ce moment volé à la clinique, vont devenir réels à ses yeux, vont exister pour ce qu’ils lui donnent, sa vie à elle. » .
15,00 €
Bel de nuit Gerald Nanty
Grasset
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des « snobnambules »? En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, et ce depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin? Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.

Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté « tout le monde », des couturiers (Valentino, Saint-Laurent, Gaultier?) aux écrivains (Sagan), des artistes (Bernard Buffet?) aux maffieux, des mondains aux drogués. A travers lui, défile ainsi toute une faune aux m'urs libres pour laquelle la nuit est un refuge. De Amanda Lear à Manouche, de Roger Peyrefitte à Thierry le Luron, d'un caïd à une galerie de michetons ou de « belles de nuit », les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.

Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les « boîtes » crées par Gérald Nanty du « Club 65 » au « Bronx », du « Colony » jusqu'à l'actuel « Mathi s », ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui « font » Paris.

Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés dans leurs détails les plus croustillants. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes?
16,20 €
Le Silence
Grasset
Depuis 1944, l'écrivain Simon Leibowitz n'a plus prononcé un mot : il avait alors 10 ans. Fascinée par ce mutisme et le mystère qui entoure l'homme, Livia, une jeune française orpheline, étudiant l'histoire à Rome, décide de lui écrire. Ils échangent quelques lettres avant que Simon ne mette brutalement fin à leur correspondance. Dans son dernier courrier, quelques vieilles photographies : une église de campagne ; un portrait d'enfant aux côtés d'un chien avec en arrière-plan, un homme au sourire figé ; un groupe de jeunes gens armés, à la lisière d'une forêt?

Dès lors, Livia n'aura de cesse de comprendre. Le mutisme de Simon est-il un refus du monde ou au contraire la décision d'un sage ? Où ont été prises ces photographies ? Pour quelle raison Simon s'enferme-t-il dans son silence ? Pourquoi quelques années auparavant a-t-il tiré en pleine rue sur un ancien officier allemand ? Avec l'aide de son ami Ignatio et des souvenirs de son père Giorgio, ancien résistant italien dans les Appenins, qui a connu le père de Simon, Livia plonge dans le passé de l'écrivain, au coeur des Alpes et de la seconde guerre mondiale. Ce faisant, c'est, à son insu, son propre passé qu'elle explore?
19,90 €
Le père éternel
Grasset
Sophie perd son père à dix ans. Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, elle quitte Paris pour Nice, où il est enterré. Sur sa tombe, elle dépose une brassée de mimosa et une lettre dans laquelle elle se raconte. Et chaque année, le vieux Max, le gardien du cimetière, l?attend : il voit grandir cette petite fille à la fois naïve et tétue, qui, au fond, ne parvient toujours pas à enterrer son père. Max est un original. Coupé du monde, il partage son existence entre Sainte Thérèse d?Avila, qu?il appelle familièrement Thérèse et à qui il demande chaque matin conseil, et Marilyn, la fleuriste du cimetière, qui vit retirée dans sa boutique qu?elle n?a pas su baptiser autrement que « Certains l?aiment froid ».

?Max et Sophie se lient d?amitié, comme deux solitaires pour qui un deuil impossible semble avoir arrêté le cours du temps. Car Max vit lui aussi dans le souvenir: Hannah, sa petite voisine, sa fiancée, dénoncée par ses propres parents, concierges de l?immeuble, n?est jamais revenue des camps d?extermination.

?Pleins d?ingénuité et de fantaisie, Max et Sophie prendront à contre-pied le tragique de leur existence. A travers leurs récits alternés, tantôt solennels, tantôt cocasses, beaucoup de secrets et de non-dits seront levés, et les histoires de chacun, qu?on croyait distinctes, se révéleront liées.

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18,00 €
Sartre, roman
Grasset
Sartre vivant, dans ses amours multiples, ses relations avec Simone de Beauvoir, ses révoltes, ses luttes politiques, ses amitiés. Au-delà des essais et des biographies, seule une fiction pouvait rendre la prodigieuse séduction qu'il exerçait sur quiconque l'approchait. Ainsi retrouvons-nous Sartre, écrivain forcené, au beau milieu de la guerre d'Algérie, un Sartre qui se dresse presque seul contre Charles de Gaulle, contre la torture et pour la victoire des colonisés, le Sartre des Mots et du prix Nobel refusé, un Sartre voyageur, de Rome à Venise et de Cuba à Moscou, un Sartre flirteur, un Sartre amoureux.

? A Paris, sortant dune réunion militante à laquelle participaient Sartre, Simone de Beauvoir et leurs amis des Temps Modernes, l'un des auteurs de cet ouvrage rencontra l'une de ses belles amies.

? ? Tu sais quoi? Sartre m'a draguée.

? ? Tu as dit oui, j'espère.

? ? T'es fou, il est trop laid.

? ? T'es complètement conne. Tu serais entrée dans l'Histoire!

? Et si elle avait dit oui? C'est ce qu'ont voulu imaginer Michel-Antoine Burnier et Michel Contat dans ce roman où la jalousie croise la politique, révolution rêvée, amours trahies, bref, le récit d'une jeunesse sartrienne au coeur de la guerre coloniale.

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22,40 €
Le Reve De Martin - roman
Grasset
C'est l'histoire d'une mère qui parle à son fils, Martin. Elle veut lui révéler la raison pour laquelle il a été brutalement éloigné de la famille, à l'âge de douze ans, au début des années 1940. Il est le seul des six enfants de ce couple d'agriculteurs à être ainsi « placé », forcé de gagner sa vie. Chez ses patrons, il a été traité en esclave, méprisé et même battu. Toute sa vie, il est resté là-bas, valet de ferme. Sa vie fut totalement gâchée, la vie d'un innocent.

Cette mère est morte depuis plusieurs années et son fils à qui s'adresse la lettre a soixante-dix-sept ans. Entend-il la voix de sa mère ? Cette lettre fantastique est une lettre rêvée, une lettre d'outre-tombe. Avant de quitter cette maison de retraite qui fut son seul havre sur terre, Martin ne peut-il avoir une chance de comprendre enfin ? Peut-il entendre que sa mère l'a aimé malgré tout, plus que tout ?

Tel est le sens de cette lettre, elle n'existe peut-être pas ou seulement dans l'oreille de Martin.
18,90 €
Les Murs Blancs
Grasset
«  Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l'histoire  intellectuelle du  XXème siècle.  Elle a été aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi  : la maison de nos grands-parents…

Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel Mounier, pour y vivre en  communauté avec les collaborateurs de la revue qu'il a fondé  :  Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach,  le suivent  avec leurs familles dans cette aventure.  Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur.

Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont  la revue  Esprit  est le porte-voix  : la guerre d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de  l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une vingtaine  d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité.  Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est tombée dans  l’oubli, et que personne  n’avait  pris la peine de nous la raconter jusqu'alors. Pourtant, beaucoup  d’intellectuels, d'artistes et  d’hommes  politiques  y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan  Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel Macron. C'est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit familial et politique.  »

L. et H. Domenach
20,00 €
Je suis la sterne et le renard
Flammarion
"Ma soeur, il est temps d'écouter Aam la brodeuse. Puisse cette histoire dénouer ce qui t'étouffe et t'ouvrir à l'immensité des landes." Ainsi commence la saga du clan de l'Ormr. Barbra, Aana, Álfheidr et les autres forment une lignée de femmes sans père ni mari. À la fois brodeuses d'histoires, guérisseuses, sages-femmes, chamanes, gardiennes des Hautes Terres et des forêts, elles sont en butte à la violence que les hommes exercent sur elles aussi bien que sur la nature. Aam raconte leurs destins, qui débutent quand l'esclave Barbra, quelque temps après avoir assisté à la naissance d'un volcan, est accusée d'avoir réveillé l'Ormr, le dragon de feu, et d'attendre son enfant. Mais qui est cette soeur à laquelle Aam adresse son récit depuis le réduit obscur d'une maison de tourbe ? Et ce qu'elle transmet n'est-il pas de tous les temps et de tous les lieux, tant il est vrai que les hommes ont crû et multiplié, asservissant les femmes et la Terre ? Grande saga islandaise traversée par des paysages somptueux et des landes ancestrales, ce roman, tissé de légendes et d'imaginaire, déploie une fable aux résonances contemporaines.
22,00 €
Une vie qui se cabre
Flammarion
Et si, après 1945, l'Empire français avait changé de centre de gravité, le pouvoir passant de la "petite France" hexagonale à ses colonies ? Et si Suzanne Césaire, succédant à son mari, Aimé, présidait cette Union française d'un nouveau genre ? En avril 1946, l'Assemblée nationale constituante adopte la loi Lamine Guèye, qui attribue la citoyenneté française à tous les ressortissants de l'Empire. Dans ce roman, Sylvain Pattieu imagine qu'elle a été véritablement appliquée. Presque quinze ans après, la jeune Marie-des-Neiges quitte Dakar, ses parents, sa chère professeure Maryse Condé et rejoint, avec son enfant, Aix-en-Provence, ville où elle ne cesse d'éprouver son désir de liberté. Mais la nouvelle Union française à laquelle elle croit, avec ses camarades, est menacée par des séditieux nostalgiques de l'ordre ancien. Entre Ange, le bandit corse, et Kathy, l'étudiante américaine, Marie-des-Neiges vogue, tangue et cherche sa place dans ce monde ébranlé. Roman d'apprentissage porté par un grand souffle d'écriture, Une vie qui se cabre se saisit des enjeux postcoloniaux et nous embarque dans la destinée d'une femme propulsée dans les soubresauts de l'histoire.
21,50 €
L'éblouissement des petites filles
Flammarion
"Comme j'ai hâte, comme j'ai hâte d'arriver à cet âge où on n'est plus trop jeune." Justine vit seule avec sa mère à Cressac, un village où il ne se passe jamais rien. Sauf cet été, puisqu'Océane a disparu. Justine la connaît de vue, elles sont dans le même lycée. Sa disparition qui se prolonge donne à ce début d'été qui ne promettait qu'ennui une couleur trouble. Son absence réveille chez Justine une soif impérieuse de partir loin d'ici, seule ou avec un garçon - "comment font-elles, toutes les autres, pour trouver quelqu'un ?".Ce premier roman est un voyage dans l'intériorité fiévreuse d'une adolescente qui refuse d'être une fille sans histoires dans une campagne sans histoires. La précision et la sensualité de l'écriture de Timothée Stanculescu restituent au plus près la vérité d'un âge qui ne transige avec rien et nous rappellent avec quelle intensité, adolescents, nous rêvions et désirions.
19,00 €
Deux pieds sur terre
Flammarion
" Quel est le parcours type d'un garçon qui rêve de devenir footballeur ? Quelles sont les chances qu'il y parvienne ? Tous les fans de football ont en tête l'histoire de Zinédine Zidane, des rues de Marseille au centre de formation de Cannes, ou plus récemment de Kylian Mbappé, repéré à Bondy avant d'exploser à Monaco. Mais pour les quelques génies que nous connaissons, combien de sacrifiés ? Qu'est-ce qui peut bien faire la différence ? Le talent ? Le travail ? La chance ? Probablement un peu des trois. La France entretient un rapport particulier avec ses sportifs de haut niveau, les porte aux nues quand ils remportent la Coupe du monde, mais les envoie au bûcher quand ils ne chantent pas La Marseillaise. Et si le début de la réconciliation consistait à s'intéresser à leur histoire, à savoir d'où viennent ces gamins qui ont tout sacrifié pour réaliser leur rêve ? "En immersion au sein du Red Star, le mythique club de Saint-Ouen, Basile de Bure a suivi les parcours de Jhon, Nadir, Esaïe et Sean, 14 ans. Pendant un an, leurs joies, leurs déceptions, leur travail acharné, leur désir d'une autre vie s'échelonnent au fur et à mesure des matchs. Mais au-delà du foot, c'est aussi une histoire d'amitié qui se joue et le portrait d'une jeunesse émouvante qui se dessine.
20,90 €
Roue libre
Flammarion
" Témoin de septembre 2017 à septembre 2019 d'une foultitude d'événements liés à des sujets hexagonaux plus ou moins frivoles, il m'aurait fallu être sourde, aveugle et de fort mauvaise foi pour ne pas comprendre que leurs traitements médiatique et social (qui ne font qu'un) étaient liés à la mutation anthropologique en cours depuis plusieurs années, laquelle n'est jamais plus signifiante que dans le nouveau rapport que l'humanité entretient désormais avec le langage, l'histoire, la mémoire et l'art. C'est pourquoi ces chroniques n'en finissent pas de montrer comment et de prouver pourquoi les apories de l'individualisme de masse débouchent sur toujours plus de grégarisme et de conformisme. "Avec Roue libre, Cécile Guilbert poursuit, avec la même liberté de pensée et la même stupéfiante érudition, une traversée de l'époque entamée avec Sans entraves et sans temps morts I et II. Dans ce nouveau recueil de textes, elle a repris et mis en perspective ses meilleures chroniques parues dans La Croix, mais elle en a aussi écrit de nouvelles, nourries des événements récents, et qui donnent à ce livre un caractère terriblement actuel puisqu'il est question aussi bien de viralité que de virtualité, de littérature au temps du Covid que de la restriction des libertés publiques et de la pulsion de mort qui hantent le "catastrophisme" ambiant.
21,00 €
Ciel et terre
Flammarion
"Il y a quelques mois, j'étais encore un graphiste comme on en trouve des milliers à Paris. Et voici que j'ai tout abandonné, mon travail, mes tableaux numériques, mes amis - et ce pour quelle raison ? J'ai tout simplement habité en face d'un cimetière et j'ai passé un an à vivre sous sa fascination. Si je racontais cette histoire à quelqu'un, qui me prendrait au sérieux ?"Cette histoire, c'est celle de Léonard, qui, en emménageant dans cet appartement, arrêtera aussi de fumer, se mettra à la musculation et aux jeux de hasard, et tentera de retrouver Alma, son premier amour. Est-ce la présence de ces morts, tout proches, qui l'incite à bouleverser sa vie ?Dans ce singulier premier roman aux allures de quête existentielle, Nathan Devers rapproche les vivants et les morts pour tenter de faire émerger un sens à cette agitation que peut constituer la vie - entre ciel et terre.
18,00 €
A tout jamais
Hugo Roman
La suite de Jamais plusLily, depuis que sa fille Emerson est née, lui a promis que le cycle de la violence s'arrêterait avec elles. Que jamais plus, les femmes de leur famille n'endureraient des abus. Alors elle a pris la décision de quitter son mari et père de sa petite fille. Elle ne s'attendait pas à croiser Atlas, son amour d'adolescente par hasard, et elle ne sait pas quelle place il pourrait occuper dans sa vie. A-telle seulement envie de le revoir ? D'avoir à nouveau une vie sentimentale ? De recommencer sa vie et de croire à l'amour éternel, elle qui a appris de la plus dure des façons qu'il était bien difficile à trouver. Atlas n'est plus du tout le même que l'adolescent en perdition qu'elle a connu. Il a un restaurant, a passé de longues années loin d'elle. Leur histoire peut-elle recommencer là où elle s'était arrêtée ?
18,50 €
Felicity Atcock Les anges mordent aussi
J'ai Lu
Felicity Atcock a une tante vampire et attire les représentants de cette espèce sans qu'elle sache pourquoi. Après la métamorphose du colocataire de son amie Daphnée, Toni, en vampire, Felicity fait la connaissance du détective McAllister, qui se révèle être un ange.

« J’ai vraiment pas de bol, il aura suffi d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et… ennuyeuse à mourir. »

Sauf qu’en voulant éloigner les ennuis, il arrive qu’on en attire d’autres… à plumes.
7,40 €
Si les souvenirs sont bons
Flammarion
Des dissertations de philo aux tâches absurdes d'un premier CDI, il s'est joué quelques trucs dans la vie de Garance. La vingtaine. Le départ de la maison familiale, Bruxelles, les petits boulots, les fêtes. Et quelques histoires d'amour ou d'ego.Sous forme de dates clés, Garance se remémore trois périodes de sa vie. Une décennie pendant laquelle il lui semble qu'elle a tout pris à coeur mais rien au sérieux.Si les souvenirs sont bons, elle n'en sait rien. Mais ils sont là. Le tout étant peut-être d'arriver à se raconter l'histoire dans l'ordre.
19,00 €
Personne n'a peur des gens qui sourient
Flammarion
Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l'école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine ? Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants ? où était Gloria ce soir-là ? ?, et comprendre enfin quel rôle l'avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire.Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.
19,00 €
Vous êtes de la famille ?
Flammarion
Il connaît le quartier comme sa poche, mais cette plaque commémorative près de la Sorbonne, il ne l'avait jamais remarquée. "Ici est tombé sous les balles allemandes Jean Kopitovitch, patriote yougoslave, le 11 mars 1943." Il n'en faut pas plus à François-Guillaume Lorrain pour se lancer dans une recherche effrénée autour de ce parfait inconnu. Quelle histoire se cache derrière ces quelques mots ? Des salles d'archives jusqu'au fin fond des Balkans, l'auteur poursuit sans relâche cet homme "minuscule" et, sur les traces des Serbes arrivés en France en 1916, se plonge dans le Paris des exilés de l'époque.Héros ou simple victime ? L'enquête reconstitue obstinément une existence énigmatique foudroyée par le siècle. Dans cette quête de vérité, François-Guillaume Lorrain retrouve aussi en chemin une part de lui-même, rattrapé par ses propres fantômes et par les ombres que le passé projette sur nos vies.
19,00 €
Le dernier cerveau disponible
Flammarion
Sauvagement agressé en pleine rue, un homme atterrit dans la vitrine d'un salon de coiffure. Sous la violence des coups, il perd la mémoire et la parole. Impossible de savoir qui il est, d'autant plus que personne, étrangement, n'a signalé sa disparition. Mais alors : qui voudra bien s'occuper de ce grand blessé sans mémoire et sans famille ? C'est Harold, le propriétaire du salon de coiffure, qui finit par accepter de l'accueillir chez lui. Avec sa femme, Philomène, Daniel, un chauffeur de taxi, et le terrible professeur Strumstick, ils vont, chacun à leur manière, lui réapprendre à vivre, alors que le lieutenant Phorminx cherche inlassablement à percer le mystère de son identité.À travers des portraits hauts en couleur et une intrigue haletante, Alexandre Feraga pose un regard avisé et généreux sur le monde : à l'heure où bon nombre d'individus veulent devenir quelqu'un, à tout prix, notre inconnu, lui, sera un héros anonyme. Il sera le "cerveau disponible", la page blanche sur laquelle chacun projette et réécrit une part de son histoire, dans l'espoir de se révéler à soi-même.
19,00 €
Babylone
Flammarion
Rien ne sera plus jamais comme avant.

Elisabeth, Parisienne de soixante ans, décide d'organiser une fête de printemps à laquelle elle invite sa famille, ses amis, des collègues de travail et aussi un couple de voisins, Jean-Lino et Lydie. Tout se passe pour le mieux, on parle de tout et de rien, les conversations sont badines. Mais le souvenir de cette soirée est marqué par le drame qui advient pendant la nuit. Rien ne sera plus comme avant pour Elisabeth et Pierre son mari, Jean-Lino et Lydie.

En jouant avec les règles d'unité au théâtre, Yasmina Reza donne un rythme fou à son histoire, une profondeur à ses personnages et installe une forme de suspens qui fait qu'on ne lâche pas son roman. Il y a aussi beaucoup d'humour, surtout dans la description des invités, des petits travers de chacun et dans certaines situations plus que cocasses ! Un livre vif, truculent, à l'humour grinçant, à savourer sans réserve.

Prix Renaudot 2016
20,00 €
Philothérapie
Flammarion
"Puis-je vous demander pourquoi vous avez décidé de suivre cette philothérapie et ce que vous en attendez ?- Cela va vous paraître naïf ou idiot... Je crois que je suis malade, Professeur.- Quel genre de maladie avez-vous ?- Je suis malade de l'amour. À chaque fois, c'est la même chose. Je vis des histoires dans lesquelles je m'enivre, je me perds et je me noie. J'en ressors de plus en plus lessivée, désespérée, avec l'impression que je ne trouverai jamais l'homme de ma vie. Je voudrais guérir, me libérer de l'amour pour commencer enfin à vivre, débarrassée à tout jamais de cette illusion mensongère." Éliette Abécassis raconte l'amour à l'heure du virtuel, tout en proposant dans chaque chapitre une leçon de philo, vivante et accessible, sur les déclinaisons de l'amour : le désir, la passion, la trahison...
19,90 €
Pour vous servir
Flammarion
« Gouvernante : nom féminin. Personne qui gouverne, qui a le pouvoir en main. Tu parles ! C'est le plumeau que j'ai en main, moi. Je suis celle qui repasse les robes sublimes de Madame, celle qui sert les invités de Monsieur. Personne ne me remarque mais dans l'ombre je les étudie, ces drôles d'oiseaux. Au lieu de faire domestique, j'aurais pu travailler au Muséum d'histoire naturelle. » Aristocrates maniaques, héritière hystérique, intégriste passionnée, industriel névrosé, sénateur épicurien... Leurs points communs : ils sont riches, très riches, et leur gouvernante c'est Françoise. Après vingt ans d'une carrière silencieuse, la voilà qui raconte sa vie et la leur, avec une réjouissante malice. Des hôtels particuliers de Neuilly aux châteaux du Luberon, elle nous entraîne dans les coulisses de ce théâtre contemporain. Mais quelle mouche a bien pu la piquer ?
19,90 €
Nos vies désaccordées
J'ai Lu
Nos vies désaccordées

François Vallier, célèbre pianiste entraîné dans une vie de triomphes, découvre brutalement que Sophie, la jeune femme qu'il a passionnément aimée puis abandonnée dans des circonstances dramatiques, est internée depuis plusieurs années. Elle écoute, inlassablement, ses enregistrements de Schumann. Il quitte tout pour la retrouver.

Confronté à un univers inconnu, il va revivre le drame de leur rupture et la beauté de leur histoire.

La musique de nos vies parfois nous échappe. Comment la retrouver ?

« Une partition bouleversante, dans laquelle chaque mot, chaque émotion sonnent juste. »

Julien Bisson - Lire
6,80 €
Ève
J'ai Lu
La révolte gronde dans la ville d'Hénoch. Pourquoi Élohim condamne-t-il ses habitants ? Quelle est cette faute originelle dont ils subissent le châtiment sept générations plus tard ?Adam rejette toute la responsabilité sur Ève : la colère de Dieu, l'anéantissement promis... Une enquête est ouverte, le procès d'Ève se prépare. Les témoins de l'accusation se succèdent. Ils parlent de la mort et de la guerre, du deuil et de la famine auxquels les a soumis le renvoi du paradis. En désobéissant à Dieu, Ève n'a-t-elle pas servi les hommes ?À sa suite, des voix s'élèvent pour interroger Élohim, et c'est Nahamma, l'épouse de Noé, qui raconte le procès d'Ève, auquel elle a assisté. Survivante du déluge, elle seule accepte de témoigner des temps d'avant l'apocalypse.Mythe sans équivalent dans l'histoire humaine, Ève conclut le cycle romanesque par lequel Marek Halter explore depuis plus de quinze ans l'existence des héroïnes des trois religions monothéistes.
8,00 €
Erevan
J'ai Lu
Erevan

« Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n 'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées.

Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau, voyez s'ils ne chanteront ni ne prieront de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie. »

William Saroyan

« L'écrivain signe un roman résolument engagé, derrière lequel apparaît l'espoir que le gouvernement turc actuel reconnaisse l'existence du génocide arménien. »

Blaise de Chabalier ¤ Le Figaro
7,80 €
Minuit sur le canal San Boldo
Points
Retrouver Donna Leon et le commissaire Brunetti est toujours un plaisir !

Elle a quinze ans. Une vie entre Venise et la campagne, où elle aime faire du cheval. Mais une chute dans un canal et son destin bascule : Manuela, qui ne sait pas nager, survit mais en garde de graves séquelles. Un accident ? Effondrée, la comtesse Lando-Continui en doute. Et des années plus tard, elle convainc Brunetti de reprendre l’enquête sur sa petite-fille. Ce qui ne semble pas convenir à tout le monde…

« Venise brille de mille feux dans cette incroyable histoire de désir, de trahison et de vengeance. »

*PROVIDENCE JOURNAL*

Née dans le New Jersey, Donna Leon a vécu pendant plus de trente ans à Venise. Traduites en trente-cinq langues, les enquêtes du commissaire Brunetti ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles chez Points.
8,95 €
L'Ami des ombres
Points
« Comme avec le meilleur des illusionnistes, on finit le roman secoué et émerveillé. »

*NEW YORK TIMES*

Le meurtre commis par le jeune Charlie hante la petite ville de Gritten. Paul, ami du tueur et de la victime, y revient 25 ans plus tard, appelé au chevet de sa mère. Mais la mort violente d'un adolescent réveille chez Paul ses pires cauchemars. L'histoire se répéterait-elle ? Pourtant Charlie est mort. Alors quelle est cette ombre qui rôde dans la forêt toute proche ?

Alex North est né à Leeds, en Angleterre. On retrouve ici l'inspectrice Amanda Beck, déjà au cœurdes événements de *L'Homme aux Murmures*, son premier roman, actuellement en cours d'adaptation au cinéma.

Traduit de l'anglais par Brigitte Hébert
7,90 €
Manifestes du surréalisme
Gallimard
Défini par André Breton comme "un certain automatisme psychique qui correspond assez bien à l'état de rêve, état qu'il est aujourd'hui fort difficile de limiter", le surréalisme aurait aujourd'hui cent ans. À la vérité, il peut passer pour beaucoup plus vieux. Il a en effet sa généalogie, dans laquelle Breton enrôle les plus illustres et les plus inattendus des esprits d'autrefois, "à commencer par Dante et, dans ses meilleurs jours, Shakespeare", sans oublier Sade, Chateaubriand, Hugo et d'autres : l'histoire du surréalisme se confond avec celle de l'esprit dans ce qu'il eut toujours de meilleur, de plus inventif et de plus ambitieux. Mais il est aussi plus jeune : Breton ne veut pas se détourner du présent, et il entend façonner le futur. Textes de combat, les Manifestes constituent pour lui l'oeuvre d'une vie, une sorte de work in progress, tentative à jamais inachevable de définir et de redéfinir le surréalisme dont il avait, avec d'autres, inventé la formule et initié le mouvement. L'édition la plus complète des Manifestes paraît en 1962. Toutes ses composantes ont été reprises dans ce "Tirage spécial", et l'on y a joint quelques-uns des écrits qui les éclairent et les prolongent. Ainsi construit, l'ensemble fait apparaître à la fois la formidable cohérence et l'extraordinaire mobilité de la pensée de Breton, la perpétuelle diversité des objets qu'elle se donne et le caractère constant des convictions qu'elle exprime.
72,00 €