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Résultats de recherche pour 'De la gouttière' (19811)

Le héron
Gallimard
Edgardo Limentani mène à Ferrare une existence désabusée et «végète au fond d'un sombre puits de paresseuse tristesse». Au cours d'un dimanche de chasse à l'affût, en pleine campagne ferraraise, Edgardo acquiert l'angoissante conscience non pas de mourir, mais d'être déjà mort. Comme certains oiseaux que le fusil dédaigne, comme les hérons, il ne peut garder son allure dans la vie qu'empaillé. La mort finalement offre la transfiguration, le repos ; elle est la perfection de la beauté.Histoire d'une contemplation de la mort, Le héron est un bref voyage aux enfers, à la fois prétexte à une méditation sur la vanité d'une vie qui s'épuise dans un quotidien terne et mesquin, et attaque voilée contre les sombres mythes de l'esthétisme contemporain.

Le héron est un bref voyage aux enfers, à la fois prétexte à une méditation sur la vanité d'une vie et attaque voilée contre les sombres mythes de l'esthétisme contemporain.
7,80 €
Voyage dans les ténèbres
Gallimard
«C'était comme si un rideau était tombé, dissimulant tout ce que j'avais connu. C'était presque comme de venir au monde une seconde fois. Les couleurs n'étaient plus les mêmes, plus les mêmes les parfums, plus la même impression laissée par les choses tout au fond de soi. Pas simplement la différence entre chaud et froid ; violet et gris ; lumière et ténèbres. Mais une différence dans ma façon d'avoir peur et ma façon d'être heureuse. Pour commencer, l'Angleterre me déplut.»Anne a quitté ses Antilles natales pour l'Angleterre. À dix-huit ans, sans ressources, elle se retrouve à Londres, figurante dans une troupe de théâtre minable. La ville est froide et triste, la pension de famille où elle habite, sinistre. D'expédients en expédients, de bras en bras, elle s'enfoncera petit à petit dans les ténèbres...Récit de la désillusion, Voyage dans les ténèbres retrace l'histoire d'Anne, jeune fille paumée qui erre dans la vie, de débâcle en désastre. Un roman poignant, sans concession, sur la misère des femmes «trop naïves pour vivre").

Récit de la désillusion, Voyage dans les ténèbres retrace l'histoire d'Anne, jeune fille paumée qui erre dans la vie, de débâcle en désastre. Un roman poignant, sans concession, sur la misère des femmes «trop naïves pour vivre».
7,80 €
Corrections
Gallimard
Roithamer, Autrichien de quarante-deux ans, biologiste et professeur à Cambridge, s'est pendu à un arbre de la forêt de Kobernauss, au coeur de laquelle il avait construit le Cône d'habitation : un édifice parfait destiné à sa soeur bienaimée, censé lui offrir le bonheur mais dont elle n'a pu supporter la vue. Le narrateur, ami et exécuteur testamentaire, s'attelle au tri des manuscrits illisibles du professeur. Peu à peu se révèle une figure non pas folle mais géniale, évoquant Wittgenstein : un homme d'une exigence extrême, rejetant famille, Autriche et savoir imparfait, voué à corriger tout ce qui dévie de la perfection, jusqu'à sa propre destruction.
13,00 €
Monsieur Ladmiral va bientôt mourir
Gallimard
"Quand il avait quitté Paris, dix ans plus tôt, pour venir habiter à Saint-Ange-des-Bois, Monsieur Ladmiral avait fait savoir, pour vanter la maison qu'il achetait, qu'elle était à huit minutes de la gare. C'était presque vrai à cette époque. Par la suite, et à mesure que Monsieur Ladmiral vieillissait, la maison avait été à dix minutes, puis à un bon quart d'heure de la gare. Monsieur Ladmiral n'avait constaté ce phénomène que très lentement, n'avait jamais su l'expliquer et, pour mieux dire, ne l'avait jamais admis." Monsieur Ladmiral va mourir, et par petites touches, Pierre Bost livre un récit intimiste et pur, qui exhale tout au long de ses pages une fraîcheur presque douloureuse à force de tendresse implicite, d'extrême bonheur, mais également de résignation aux décrets irrévocables de la mort.
8,00 €
Les boutiques de cannelle
Gallimard
Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent. Dans une ambiance de sourde étrangeté, hantée par la figure emblématique du père, se déploient le thème obsessionnel des mannequins et le contraste, si spécifique à Bruno Schulz, entre beauté et pacotille.Entre innocence et perversité, entre cauchemar et merveilleux, les récits des Boutiques de cannelle se situent dans un «treizième mois, postiche et superfétatoire, en marge du temps réel, sur ses voies de garage».

Présentation par Maurice Nadeau

Entre innocence et perversité, entre cauchemar et merveilleux, les récits des Boutiques de cannelle se situent dans un «treizième mois, postiche et superfétatoire, en marge du temps réel, sur ses voies de garage».
10,00 €
Jack dans la brousse
Gallimard
Jack Grant, un jeune Anglais, arrive en Australie en 1882 pour commencer une nouvelle vie après avoir été renvoyé du collège et de son école d'agriculture. Dans ce pays neuf, sauvage, au sein d'une famille qui le fascine et pour laquelle il se prend d'un amour profond, il va, au risque d'y perdre son âme, se mettre en quête de sa propre identité. Il domptera des étalons, luttera contre des kangourous, deviendra chercheur d'or et finira par réussir et imposer sa personnalité.Cette histoire d'un adulte qui émerge, après une lutte longue et opiniâtre pour triompher de toutes les épreuves morales et physiques et des pièges mortels de la brousse, est une des denières œuvres de D.H. Lawrence.

Nouvelle édition révisée par Janine Hérisson

Jack Grant, un jeune Anglais, arrive en Australie en 1882 pour commencer une nouvelle vie. Il va, au risque d'y perdre son âme, se mettre en quête de sa propre identité...
11,50 €
L'Homme à la colombe
Gallimard
L'ONU est en émoi. Un fantôme hante les couloirs de l'Organisation. On découvre qu'il s'agit d'un jeune cow-boy du Texas, venu faire des études supérieures à New York, au grand dam de son père. Dévoué avec passion à l'idéal des Nations unies, le jeune homme loge avec sa colombe dans un réduit secret du gratte-ciel. Il s'aperçoit vite que l'ONU est une machine qui fonctionne à vide. Déçu, le héros extravagant et tragique conçoit alors un complot qui doit ridiculiser l'institution... Romain Gary a publié ce roman en 1958 sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi. L'auteur occupait alors des fonctions diplomatiques qui l'empêchaient de signer un tel texte. Il inaugure avec ce livre le recours au pseudonyme, qui lui permit de recevoir deux fois le prix Goncourt.
8,00 €
Aminadab
Gallimard
«Il faisait grand jour. Thomas qui jusque-là avait été seul vit avec plaisir un homme d'aspect robuste, tranquillement occupé à balayer devant sa porte. Le rideau de fer du magasin était à demi levé. Thomas se pencha un peu et aperçut à l'intérieur une femme couchée dans un lit qui tenait toute la place laissée libre par les autres meubles. Le visage de la femme, quoique tourné vers le mur, n'échappait pas à la vue : doux et fiévreux, tourmenté et pourtant déjà gagné par le repos, voilà ce qu'il était. Thomas se redressa. Il n'avait qu'à continuer sa route. Mais l'homme qui balayait l'interpella : - Entrez, dit-il tandis que son bras se tendait vers la porte et indiquait le chemin à suivre.»

Maurice Blanchot (1907-2003) fut romancier et critique. Sa vie fut entièrement vouée à la littérature et au silence qui lui est propre.
11,00 €
Vacances
Gallimard
«Je n'ai jamais connu personne qui, autant que Marc Bernard, eût le travail en horreur. Il suffisait que l'on en proposât un à cet homme si bon pour qu'une lueur mauvaise s'allumât dans ses yeux bleus. Une fois pour toutes, entre le travail et la pauvreté, il avait choisi. C'est pourquoi le lecteur qui ouvre le présent recueil, Vacances, ne doit pas se laisser abuser par le titre. Venant de celui qui tenait si farouchement le travail à distance, il n'est pas possible qu'il s'agisse de congés payés, et pas davantage de Club Méditerranée. Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc appelle vacances les moments privilégiés où il s'est vraiment senti libre.»Roger Grenier.

Nouvelle édition

«Vacances, malgré son titre, n'est pas fait de pages heureuses, de souvenirs ensoleillés. Marc Bernard appelle vacances les moments privilégiés où il s'est senti vraiment libre.» Roger Grenier.
8,05 €
Tous les feux le feu
Gallimard
Qui de nous ne s'est jamais trouvé pris dans un embouteillage ? Qui n'a tenté de tuer le temps en observant les passagers des voitures voisines, en essayant de gagner quelques mètres sur eux et en échangeant des pronostics, bons ou mauvais, sur le développement de la situation ? Mais que se passe-t-il si l'embouteillage dure des jours, des semaines, des saisons ? C'est ce que Cortázar imagine dans L'autoroute du Sud, la première des huit nouvelles de ce recueil. En décrivant les rapports de solidarité et de peur, de tendresse et de hargne qui s'établissent entre les victimes de cet «état de siège» moderne, c'est toute une nouvelle sociologie - tantôt drôle ou tendre, tantôt tragique - qu'il invente au cours des péripéties.Ainsi, dans l'admirable Autre ciel, l'on voit le protagoniste circuler avec la plus grande aisance entre le passage Güemès à Buenos Aires, où il laisse sa fiancée Irma à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et la galerie Vivienne à Paris, où il retrouve la prostituée Josiane à la fin de la guerre de 70... Dans la nouvelle qui donne son titre à l'ouvrage, le parallélisme de deux séries temporelles nettement distinctes brise résolument la succession linéaire du temps, comme la structure euclidienne de l'espace, pour atteindre à une vérité plus humaine...Pour Julio Cortázar, rien, en effet, n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités, et la trame du quotidien est tissée de signes insolites, pour qui sait les lire.

Pour Julio Cortázar, rien n'est plus inquiétant que la plus banale des réalités...
10,00 €
Nioque de l'Avant-Printemps
Gallimard
«NIOQUE est l'écriture phonétique (comme on pourrait écrire inivrant) de GNOQUE, mot forgé par moi à partir de la racine grecque signifiant connaissance, et pour ne pas reprendre le GNOSSIENNE de Satie ni le CONNAISSANCE (de l'Est) de Claudel.»Francis Ponge.

«Je ne puis rien dire, écrire (ni penser) d'autre que ce que la saison m'inspire», avoue Francis Ponge. Impressions de vie à la campagne, paysages mouillés, poiriers... et textes politiques ou moraux.
6,00 €
La Pierre et l'oreiller
Gallimard
«J'avais dormi à l'hôtel du Chemin de Fer. J'avais fait ce que j'avais pu, j'avais couru et marché, j'avais dormi, j'avais écrit et lu, j'avais eu des contacts avec les femmes, l'histoire, j'avais même été communiste, l'art, la culture. Tout ça pour en arriver à se coucher. [...]Je comprenais ainsi pourquoi elle s'était finalement attachée à moi : parce que je lui offrais et l'aventure et l'organisation, et l'instabilité et la stabilité, la stabilité du mari et l'instabilité de l'amour, l'oreiller et la pierre.»

Poète, essayiste, romancier, critique d'art, Christian Dotremont (1922-1979) a tenu une place importante dans le surréalisme sous l'Occupation et après la guerre, et dans les mouvements artistiques.
7,80 €
Façons d'endormi Façons d'éveillé
Gallimard
«Rêves : amas de faits-divers, des petits faits-divers de la personne répétés en vrac en vitesse, faits-divers qui renvoient à d'autres faits de toute date, de faits passés où l'on trouva à redire, par quoi on fut attaqué, troublé. Rêve-réponse qui renvoie la balle. Alors pourquoi vouloir à tout prix interpréter ? Un sage arabe répond : "Un rêve non interprété ressemble à un oiseau qui plane au-dessus de la maison, sans se poser".»

«Rêver étant endormi, est-ce avant tout voir des images et des scènes, est-ce avoir affaire à du visible, de l'audible ?»
9,50 €
Béton
Gallimard
Pour écrire son étude sur Mendelssohn-Bartholdy, Rudolf a besoin d'être seul chez lui, à la campagne. Il a attendu avec impatience le départ de sa sœur qui était venue passer quelques jours avec lui. Mais n'est-ce pas lui qui l'avait invitée, justement parce qu'il n'arrivait pas à se mettre au travail ? Après son départ, il ne parvient pas davantage à écrire. Il sent partout sa présence, envahissante, il entend son discours, protecteur, ironique, provocant. Pour s'échapper, il part à Palma où il retrouve le souvenir atroce d'un drame qu'il a connu quelques années auparavant ; un suicide, un fait divers d'une banalité navrante.Thomas Bernhard construit une machine qui fonctionne à la perfection et se resserre comme un garrot : impossibilité d'être seul ou de ne pas l'être, impossibilité d'écrire et de renoncer à écrire...

Thomas Bernhard a construit une machine qui fonctionne à la perfection et se resserre comme un garrot : impossibilité d'être seul ou de ne pas l'être, impossibilité d'écrire et de renoncer à écrire...
9,50 €
Sergent Getúlio
Gallimard
Sergent de la police militaire, fanfaron et roublard, Getúlio est aussi, comme la plupart de ces fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d'un grand propriétaire terrien. Le voici chargé de conduire un «prisonnier», indésirable aux yeux du propriétaire, d'un village à l'autre pour le livrer à la justice. C'est ce voyage en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici, comme une épopée, en un monologue hallucinatoire.À travers cette équipée riche en péripéties nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques et les vengeances personnelles qui se règlent à coup de cadavres.

João Ubaldo Ribeiro est né en 1941 dans l'île d'Itaparica (État de Bahia) au Brésil. Sergent Getúlio, son second roman, a connu un succès mondial.
7,65 €
Le cœur pur
Gallimard
L'histoire de Cupidon et Psyché forme la trame du Cœur pur, roman d'amour dans l'Angleterre victorienne. Une adolescente de seize ans, orpheline, naïve et amoureuse obstinée, Sukey, prend peu à peu possession d'un paysage de marais verts et de ruisseaux bleus, celui de ses randonnées amoureuses et de ses ferveurs, avec l'innocence et la délicatesse d'un «cœur pur» qui défie à sa manière les certitudes des gens de raison et de pouvoir.Un roman où se côtoient humour, insolence et tendresse.

L'histoire de Cupidon et Psyché forme la trame du Cœur pur, roman d'amour dans l'Angleterre victorienne, où se côtoient humour, insolence et tendresse.
10,15 €
Minuit sur les jeux
Gallimard
«On m'a appris à regarder et à écouter. Et comme depuis le lycée j'ai un souci d'excellence, je regarde et j'écoute excellemment. Mes misères viennent de là. Lorsque j'écoute on dirait que ma vie tout entière dépend de mon interlocuteur. Petit à petit son discours lui apparaît du plus grand intérêt, et cette bouffée de confiance en soi le conduit assez naturellement au désir. Mes problèmes viennent de là. La courtoisie doit-elle satisfaire au désir qu'elle a provoqué ?»

Minuit sur les jeux, publié en 1973, est le premier roman de Florence Delay élue à l'Académie française en décembre 2000.
7,80 €
Histoire d'un Blanc
Gallimard
«J'étais décidé à tout écrire mais voici qu'au seuil d'un passé qui forme mon présent, je n'ose avouer. Ce n'est pas par pudeur, ce n'est pas par peur de souffrir. Je crois qu'au contraire, en expliquant certains de mes gestes, certaines de mes cruautés, certaines de mes indifférences, je me rendrais justice et l'on comprendrait mieux ce qui m'a fait reculer. C'est que je ne veux pas que ma vie puisse être changée et bouleversée par un aveu. Je suis infiniment curieux de savoir ce que je vais devenir, je ne veux pas aiguiller sur une autre voie cette locomotive qui est le symbole de ma vie.»

«Je décidai d'écrire ces souvenirs de mon enfance et de mon adolescence sans vouloir censurer le flot de l'écriture...»
6,50 €
Cahier Kangourou
Gallimard
"Malgré moi, je me suis mis sur la pointe des pieds. J'avais le sentiment que, ainsi, je pourrais m'éloigner, un tant soit peu, de mes propres jambes. Pendant les heures que j'avais passées dans la salle d'attente, la croissance s'était accélérée. Elle était d'autant meilleure qu'on se rapprochait des genoux : la tige atteignait environ un centimètre, deux feuilles parfaites s'ouvraient à son extrémité et la concentration était telle qu'on ne voyait plus ma peau." Un homme se réveille un matin les mollets recouverts d'une espèce de légume qui ressemble à de la luzerne. Il se précipite chez un dermatologue aussi stupéfait que lui devant ces étranges symptômes. Dès lors, la journée du malade se déroule comme un rêve d'une extraordinaire précision réaliste. Des événements plus incongrus les uns que les autres s'enchaînent ... Kôbô Abe, qui devait mourir moins d'un an après la parution de ce dernier roman, était atteint d'une grave maladie. Sur un ton tour à tour guilleret et dramatique, il décrit dans cette fable onirique les dernières heures d'un malade.
9,00 €
Conte de la 1002ᵉ nuit
Gallimard
À un chah de Perse saisi de tenace mélancolie, le chef de ses eunuques conseille un voyage dans la vieille Europe. Ainsi, pour la première fois depuis des siècles, le descendant des envahisseurs orientaux revient à Vienne, en voyage officiel cette fois. Il jette bientôt son dévolu sur une ravissante comtesse, exige de passer une nuit avec elle. Les autorités, police, militaires, s'emploient à satisfaire son caprice. Mais c'est dans une maison close aménagée pour l'occasion, auprès d'une prostituée qui ressemble à la comtesse, que sera habilement guidé le potentat ravi.Commencé à la manière d'un conte oriental, le récit prend bientôt sa véritable dimension de roman viennois, roman d'une société naïve et cynique, corrompue et promise à la mort. Cette 1002ᵉ nuit est bien l'une des dernières fêtes viennoises célébrée par la littérature.

«Cette nuit-là, Sa Majesté le shah de Perse fut convaincue que l'art de l'amour était beaucoup plus raffiné en Occident que dans son pays...»
8,00 €
Le Professeur Frœppel
Gallimard
«Le présent ouvrage rassemble tout ce que l'on sait actuellement du Professeur Frœppel : le journal de sa folie, le récit de sa mort, ses œuvres théâtrales, scientifiques, poétiques et pédagogiques connues, mais revues corrigées et augmentées de nombreux inédits.La première découverte de ses œuvres se situe entre 1944 et 1947. Leur première publication, aux Éditions Gallimard, date de 1951, sous le titre : Un mot pour un autre.Outre les ouvrages publiés il y a plus de trente ans, comme le Journal intime, la célèbre comédie Un mot pour un autre, Le Dictionnaire des Mots Sauvages de la Langue Française, les Petits problèmes et travaux pratiques, l'édition que voici comporte de nombreux inédits récemment retrouvés, tels que les esquisses comiques : Finissez vos phrases et De quoi s'agit-il ?, La Poésie usuelle, un essai mnémotechnique : Au chiffre des grands hommes, diverses adjonctions aux œuvres pédagogiques, ainsi que la principale œuvre plastique du Professeur : les Variations sur une ligne.»

Nouvelle édition revue et augmentée d'Un mot pour un autre

«Tous les malheurs de l'homme viennent de ce qu'il s'arrête en chemin. J'irai, moi, j'irai plus loin : passionnante rencontre de la linguistique, de la mimologie, de la psychanalyse, de la sociologie, de l'ethnographie et du magnétisme.» Professeur Frœppel.
9,50 €
La chevelure sacrifiée
Gallimard
Dans l'atmosphère de l'entre-deux-guerres, un passé révolu renaît sous nos yeux, porté par la grâce de l'amour et de la mémoire. Dans une ville paisible, Maryška, l'épouse flamboyante du brasseur, bouscule les conventions. Elle dépèce les porcs avec assurance, raccourcit sa jupe pour enfourcher sa bicyclette, escalade la cheminée de l'usine, savoure la vie avec une gourmandise assumée et laisse sa chevelure flotter au vent. Son mari semble bien terne à ses côtés, prisonnier de sa timidité et des convenances. Leur couple atypique est rejoint par un oncle tonitruant qui ne tarde pas à scandaliser leur petite communauté de Bohême. Ce roman, à la fois drôle et poétique, cocasse et débridé, nous plonge au coeur des sensations de la vie. Il est un appel à la liberté, contre les conservatismes, pour la joie de vivre.
9,50 €
Octaèdre
Gallimard
Telles les faces d'un prisme qui captent et réfractent chaque rayon lumineux, les huit nouvelles de ce recueil s'emparent de la réalité quotidienne, la fractionnent en milliers de particules infimes pour lui donner une dimension inattendue : une rame de métro un soir d'hiver est un lieu chargé de mystère, un cheval blanc rôde autour d'une maison isolée où vit un couple désuni...Cortázar ne se contente pas de la surface des choses : il leur confère un volume qui conduit le lecteur dans cet espace inexploré où se situe la véritable relation entre les hommes.

Telles les faces d'un prisme qui captent et réfractent chaque rayon lumineux, les huit nouvelles de ce recueil s'emparent de la réalité quotidienne, la fractionnent et lui donnent une dimension inattendue.
8,50 €
Le Voyage d'Urien
Gallimard
Voyage imaginaire, quête improbable... Urien et ses compagnons errent de la mer des Sargasses à la mer glaciale. "Ils ignorent leur destinée et ne gouvernent pas leur navire, mais un désir de volonté les leurre et leur fait prendre pour résolue la route que suivra leur nef hasardeuse." Profondément marquée par le symbolisme, Le voyage d'Urien est une oeuvre riche et ambiguë dans laquelle se mêlent poésie, émotion et ironie.
8,00 €
La Photo du colonel
Gallimard
«Il se leva, mit son chapeau de feutre orné d'un crêpe noir, son pardessus gris-fer, prit sa lourde serviette bourrée qu'il laissa tomber avant d'avoir fait un pas. Celle-ci s'ouvrit dans sa chute. Nous nous précipitâmes, en même temps. D'une des poches de la serviette, des photos s'étaient échappées, représentant un colonel en grand uniforme, moustachu, un colonel quelconque, une bonne tête plutôt attendrissante. Nous mîmes la serviette sur la table, pour y fouiller plus à l'aise : nous en sortîmes encore des centaines de photos avec le même modèle."Qu'est-ce que cela veut dire ? demandai-je, c'est la photo, la fameuse photo du colonel ! Vous l'aviez là, vous ne m'en aviez jamais parlé !"»Les récits de ce recueil constituèrent le point de départ de quelques-unes des plus célèbres pièces de Ionesco (Rhinocéros, Victime du devoir). Comme dans son théâtre, leur réalisme précis rejoint tout naturellement le fantastique, l'imaginaire.

Tout comme dans le théâtre de leur auteur, le réalisme précis de ces nouvelles rejoint naturellement le fantastique et l'imaginaire.
9,00 €
Le Club des métiers bizarres
Gallimard
«La nature de cette société [...] peut facilement se résumer en quelques mots : c'est un club excentrique et bohème ; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci, que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre, et que cette profession doit être entièrement nouvelle. La définition exacte de cette exigence tient en deux règles principales : 1° Il ne faut pas que ce soit une simple application ou variante d'un métier déjà existant. Ainsi, par exemple, le club n'accepterait pas comme membre un agent d'assurances simplement parce que, au lieu d'assurer le mobilier des gens contre l'incendie, il assurerait, mettons, leur culotte contre les morsures d'un chien enragé. [...]2° Cette profession doit être une véritable source de revenus commerciaux, le gagne-pain de son inventeur. Ainsi, le club n'admettrait pas comme membre un individu simplement parce qu'il lui plairait de passer ses journées à ramasser des boîtes à sardines vides, à moins qu'il ne réussisse par ce moyen à gagner un argent fou.»

Fantastique, bizarre, brillamment original, audacieux et paradoxal sont les adjectifs invariablement appliqués aux œuvres de Chesterton...
10,00 €
Le Destin de A. D.
Gallimard
Officier de la Reichswehr, amoureux d'une jeune communiste, A. D. essaie d'intervenir en faveur de son beau-père qui risque d'être arrêté. Lorsqu'il apprend que la police a retrouvé son nom dans une circulaire destinée aux membres du Parti communiste, il déserte, affolé, avant de se constituer prisonnier. Il est condamné à quatorze ans de réclusion.Transféré en 1933 dans un camp de concentration comme communiste, puis à Buchenwald, il est à nouveau condamné par les Américains à la fin de la guerre avant d'être, enfin, réhabilité. Il aura passé vingt-sept ans en prison.Le destin incroyable d'un homme, témoin impuissant et victime d'une époque tragique.

Le destin incroyable d'un homme, témoin impuissant et victime d'une époque tragique.
12,10 €
La Cave
Gallimard
"Aller dans le sens opposé." À seize ans, Thomas Bernhard prend une décision inconcevable aux yeux de tous : quitter le lycée pour travailler comme commis dans une épicerie sordide, au coeur d'un quartier ouvrier de Salzbourg. C'est dans cette cave humide, parmi les exclus, les vieillards, les alcooliques et les mendiants, qu'il affirme son rejet du monde bourgeois et de ses hypocrisies. Avec son style inimitable, fait de martèlement, d'obsession et d'ironie rageuse, Bernhard transforme ce geste de rébellion en acte fondateur. La cave est moins un récit d'apprentissage qu'un manifeste contre la norme, un refus de se soumettre aux attentes sociales, familiales ou scolaires, un éloge de la marge. Deuxième volume de son cycle autobiographique, ce texte d'une intensité implacable montre un jeune homme qui choisit de descendre pour mieux voir - et mieux penser. Bernhard y polit déjà cette langue furieuse qui fera de lui l'un des écrivains les plus singuliers du XXᵉ siècle.
8,50 €
Les muses parlent
Gallimard
En 1955, en pleine guerre froide, une troupe de chanteurs noirs va de Berlin à Leningrad pour y jouer le fameux opéra de George Gershwin, Porgy and Bess.Truman Capote suit la tournée comme correspondant du New Yorker et tient une chronique précise et pleine de malice des aventures - et mésaventures - de la troupe dans la Russie soviétique : voyage en train spécial, accueil par les officiels russes qui ignoraient que les chanteurs étaient noirs, description des grands magasins, balades en bus jusqu'au soir de la générale...Malgré une impartialité affichée, Truman Capote excelle à rendre les situations, les personnages et les dialogues dans un style vivant et poétique et nous offre un grand moment de littérature.

Correspondant du New Yorker, Truman Capote a suivi, en pleine guerre froide, la tournée d'une troupe de chanteurs noirs américains en Russie...
10,00 €
Le Naufrage
Gallimard
«Quand Ramesh reprit ses sens, il se trouva étendu sur les bords d'une île de sable. Il eut quelque peine d'abord à se rendre compte de ce qui lui était arrivé, puis, comme dans un rêve fiévreux, le souvenir de la catastrophe lui revint, et il se leva vivement. Sa première pensée fut pour son père et ses amis. Il regarda autour de lui, mais il ne vit pas trace humaine. Il erra le long des rives, cherchant en vain. Cette île d'une blancheur de neige s'étendait comme un enfant nouveau-né dans les bras de sa nourrice, doucement posée entre deux embranchements de la grande rivière Padma, affluent du Gange. Ramesh passa de l'autre côté de l'île, et soudain distingua quelque chose de rouge. Pressant le pas il vit alors, évanouie à terre, une jeune femme vêtue d'écarlate, comme une nouvelle mariée.»

«Personne ne doutait que Ramesh réussirait à son examen de droit. La Déesse du Savoir, qui veille sur nos Universités, avait toujours, de ses lotus d'or, répandu une pluie de pétales sur lui...»
11,50 €
La Mer couleur de vin
Gallimard
Ce recueil groupe des récits écrits entre 1959 et 1972. Presque tous ont pour cadre la Sicile et sa «mer couleur de vin». Avec l'ironie et la rigueur qui lui sont propres, Sciascia regarde autour de lui la misère du peuple, les ravages de la mafia alliée à l'Église et aux nantis. Mais c'est à travers un réjouissant humour que s'opère la dénonciation.

Édition revue et corrigée par Mario Fusco en 2002
10,00 €
Vercoquin et le plancton
Gallimard
«Le Major avait une façon assez personnelle de danser, un peu déroutante au premier abord, mais à laquelle on s'accoutumait assez vite. De temps à autre, s'arrêtant sur le pied droit, il levait la jambe gauche de façon que le fémur fasse avec le corps, tenu vertical, un angle à 90°. Le tibia restait parallèle au corps, puis s'en écartait légèrement dans un mouvement spasmodique, le pied demeurant parfaitement horizontal pendant ce temps. Le tibia, redevenu vertical, le Major abaissait son fémur, puis continuait comme si de rien n'était.» Les surprises-parties en 1945 racontées par Boris Vian.

Les surprises-parties en 1945, racontées par Boris Vian.
9,50 €
Manuscrit trouvé à Saragosse
Gallimard
«Officier dans l'armée française, je me trouvai au siège de Saragosse. Quelques jours après la prise de la ville, m'étant avancé vers un lieu un peu écarté, j'aperçus une petite maisonnette [...]. Je frappai à la porte, mais je vis qu'elle n'était pas fermée. Je la poussai et j'entrai. [...] j'aperçus par terre, dans un coin, plusieurs cahiers de papier écrits. Je jetai les yeux sur ce qu'ils contenaient. C'était un manuscrit espagnol ; je ne connaissais que fort peu cette langue, mais, cependant, j'en savais assez pour comprendre que ce livre pouvait être amusant : on y parlait de brigands, de revenants, de cabalistes, et rien n'était plus propre à me distraire des fatigues de la campagne que la lecture d'un roman bizarre. Persuadé que ce livre ne reviendrait plus à son légitime propriétaire, je n'hésitait point à m'en emparer.»

Un véritable chef-d'œuvre de la littérature française comme de la littérature fantastique mondiale.
11,20 €
De l'Assassinat considéré comme un des Beaux-Arts
Gallimard
«Le Roman noir anglais avait déjà plus d'un demi-siècle quand De Quincey s'avisa d'y ajouter l'Essai noir. Il imagina de considérer le meurtre sous un angle esthétique, inventant une société d'amateurs qui appréciaient la qualité esthétique des assassinats commis depuis Caïn jusqu'à Burke et Hare, qui attiraient les vagabonds chez eux pour les étouffer sous des oreillers et les vendre comme sujets anatomiques ; et jusqu'à Williams qui, tout dernièrement, avait terrifié Londres en anéantissant deux familles entières. Cette récapitulation meurtrière s'effectuait selon des variations drolatiques, sur un mode ironique et léger.»Pierre Leyris.

«Les gens commencent à voir qu'il entre dans la composition d'un beau meurtre quelque chose de plus que deux imbéciles - l'un assassinant, l'autre assassiné...»
10,00 €
Les Oncles de Sicile
Gallimard
"Après avoir déjeuné - nous mangions presque tous du pain avec des sardines salées et de l'oignon cru - nous reprîmes le travail. Mon oncle nous recommanda une fois encore : "tenez vos lampes très bas", une minute plus tard, il vint du fond de la galerie un rugissement de feu ; le feu vint vers nous en hurlant comme l'eau que j'avais vue au cinéma se ruer par les vannes ouvertes ; mais cela, je le pense maintenant, et je ne suis pas sûr que cela ait été exactement comme ça, je voyais le feu qui m'arrivait dessus et je ne comprenais rien, mon oncle criait "le grisou !" et m'entraînait, et je courais déjà comme dans un rêve. " Dans chacune de ces nouvelles de Leonardo Sciascia, le petit monde sicilien se trouve transformé par un tournant de l'Histoire : la victoire de Garibaldi bouleverse la vie d'un hobereau monarchiste ; pendant la guerre d'Espagne, un paysan engagé du coîté des franquistes découvre qu'il se bat contre ses frères ; à la Libération, les Américains débarquent avec leurs bienfaits, mais aussi leurs incompréhensions ; à la mort de Staline, un cordonnier ne se remet pas des révélations du XXᵉ Congrès.
12,00 €
Nuits sans nuit et quelques jours sans jour
Gallimard
Qu'est donc le rêve ? Si quelques-uns, sans être dupes, puisent dans leurs rêves une mythologie et, sans être des savants, prennent soin de scrupuleusement les noter, c'est que le rêve - mirage qui scintille sur un fond de ténèbres - est essentiellement poésie.Tel est (s'il en faut) le mot clé de cette suite de récits, tantôt d'événements rêvés, tantôt d'événements réels, qui semblent au narrateur avoir projeté par instant sur sa terne silhouette un même éclairage de seconde vie.

Recueil de courts récits, tantôt d'événements rêvés, tantôt d'événements réels, dans le même éclairage d'une sorte de seconde vie.
7,80 €
Béatrice Cenci
Gallimard
En 1595, François Cenci, noble Romain, débauché, criblé de dettes et torturé de jalousie, emmène et séquestre dans les monts Albains sa seconde femme Lucrèce et sa fille Béatrice. Celle-ci se morfond dans sa solitude et finit par céder au bel Olimpio Calvetti, l'intendant du château. Les deux amants assassinent François Cenci...Du palais Cenci à la prison de Tordinona, toute l'Italie de la Renaissance est reconstituée avec un pittoresque coloré. Après Shelley et Stendhal, Frederic Prokosch raconte cette célèbre et dramatique affaire judiciaire en une œuvre éblouissante.

Une éblouissante reconstitution de la Renaissance italienne, avec, en contrepoints, la densité d'un drame et la violence des passions...
13,20 €
La belle vie
Gallimard
C'était hier. Des Américains débarquaient en Europe. Ils s'appelaient Hemingway, Dos Passos, Fitzgerald et quelques autres. Ce fut le coup de foudre. Paris et la Côte d'Azur, le jazz et les bistrots, les lacs italiens et les fêtes de Barcelone, les promenades et l'écriture : c'était le bon temps, c'était la belle vie.De l'affaire Sacco et Vanzetti à la guerre d'Espagne, de la révolution littéraire que fut le roman américain aux premiers hôtels de Juan-les-Pins, les années 20 sont revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.

Les années 20 revisitées grâce aux souvenirs d'un des plus grands écrivains contemporains.
11,50 €
Le Fils et autres nouvelles
Gallimard
Ce recueil réunit trois nouvelles : Le pélican, écrite en 1898, Les lettres en 1930, et Le fils en 1933.Toutes les trois traitent de la maternité, thème cher à Edith Wharton, trop tôt privée d'un père adulé, meurtrie par une relation difficile avec une mère égoïste et frivole, et victime d'un mariage désastreux et stérile qui la conduira au divorce.L'auteur impose une fois de plus, par son art incomparable de soulever les voiles du mystère, une atmosphère de «suspense» psychologique au charme envoûtant.

Trois nouvelles admirables au charme envoûtant, qui traitent de la maternité, thème cher à l'auteur.
10,50 €
La Vie secrète de Salvador Dali
Gallimard
«Suis-je un génie ?»Pour Salvador Dali la réponse est oui. Pour lui, cela ne fait pas le moindre doute depuis l'enfance.Ce livre est un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie en est absente, en revanche sa sincérité est brûlante. Dali s'y dépouille de ses secrets avec une impudence insolente.Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.

«Regarde ! Salvador Dali vient de naître. Le vent a cessé de souffler et le ciel est pur.» Une autobiographie passionnante et outrancière à l'image du peintre.
14,00 €
L'Épingle du jeu
Gallimard
Tandis qu'en cet hiver 1944 la guerre s'enfonce dans l'horreur, quelques jeunes gens cherchent un sens à la vie. Ils croient le trouver dans cette liberté même qui leur est refusée et se réfugient dans une révolte permanente.Un homme pourrait les sauver, le Préfet des Études, personnage ambigu, matamore et despote, mais doué d'un pouvoir de séduction peu commun. Il leur parle d'héroïsme et de vertu...Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.

Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.
11,00 €
Au-dessus de l'abysse
Gallimard
Un auteur dramatique américain fait la traversée New York-Angleterre. Il raconte tous les détails du bateau, les personnages qu'il vit évoluer autour de lui, les potins du bord, et se trouve plus ou moins séduit par plusieurs jeunes femmes. Il est pourtant parti à la recherche de celle qu'il aime, en Europe... et il la rencontre un jour sur le pont des «premières» où il faisait une incursion interdite. Elle va se marier...Un roman où abondent les descriptions étonnantes de couleur, des personnages observés avec une ironie perçante. Ce roman, subtil et cocasse, permet d'entendre la voix originale d'un écrivain mal connu, disparu en 1973. Malcolm Lowry, sur qui il exerça une grande influence, partageait avec lui le même désir de dépassement et de liberté.

Un roman où abondent les descriptions, étonnantes de couleur, des personnages observés avec ironie.
11,50 €
Une vie
Gallimard
"Il erra par les rues de la ville, mécontent de lui-même et des autres. Comme il avait l'habitude de monologuer lorsqu'il était agité, il en vint à comprendre combien sa colère était ridicule. Il suffit, même dans le rêve le plus abstrait, qu'une parole précise soit prononcée pour qu'elle vous ramène à la réalité. Il en était arrivé à désirer Annetta, à l'aimer, à en être jaloux ; elle, au contraire, savait à peine quel pouvait être le son de sa voix. À qui devait-il s'en prendre ?" Ce roman retrace quelques années de la vie d'Alfonso Nitti, un jeune campagnard transplanté à Trieste, où il fait à la fois la découverte du monde du travail et celle de l'amour. Mais cette double initiation révèle une double faillite... Une vie, premier ouvrage d'Italo Svevo, présente une multiplicité d'intrigues autour d'un jeune homme dont les rêves se heurtent à la réalité brutale. Au long d'un récit à la fois critique et introspectif, le lecteur se retrouve au coeur des pensées sinueuses du personnage, de ses hésitations, de ses doutes ; dans une forme littéraire qui annonce le XXᵉ siècle.
13,00 €
Ballets sans musique, sans personne, sans rien
Gallimard
Quand Céline rencontre les dieux et revisite la mythologie, quand il met en scène son imaginaire, on assiste à un spectacle total où l'amour, la jalousie, les sons et les lumières se mêlent en une sarabande extravagante d'invention et de drôlerie. Et Céline n'est jamais loin de la scène. Ne serait-ce pas lui-même qui parle ainsi du dieu Mars : «En musique formidable, il rémoule, rémoule... Je vous roule tous dans la farine ! Voilà son invective finale.»

Céline, dans ces textes pleins de chants et de danses mais aussi de morts, prouve que son style peut s'adapter à tous les genres.
11,00 €
H
Gallimard
«Les raisons pour lesquelles ce livre ne peut pas comporter de présentation seraient sans doute aussi longues à exposer que ce livre lui-même. Il faut donc éprouver son rythme : dictions, timbres, accents, ponctuation latente, tourbillon, flot, appel. Au-delà de l'automatisme un calcul joue, veille, critique, partant à la fois de tous les points de l'histoire. Ce calcul se dit par masses dans l'unité discontinue de ses coupes. Il module, frappe, chuchote, apostrophe, marque, efface, compte, signale l'absence mouvante mais cependant adressée, dialoguée, de toute langue de fond.Voilà, détendez-vous, c'est clair. Restez sur le sens, c'est simple. Ils sont deux, ici, dans la nuit. Tempo.»Philippe Sollers, 1973.

«qui dit salut la machine avec ses pattes rentrées son côté tortue cata socle ses touches figées accents toniques [...]»
8,00 €
Le lit à colonnes
Gallimard
«Son visage cerné d'ombre et ses yeux, dont il distinguait la large place sous son front, avaient l'expression que l'on voit à certains portraits d'inconnues dans les châteaux : quelque chose de fatal et d'éperdu qui rend plus touchante la beauté de la jeunesse et fait haïr le temps."Qui est-elle ?" murmura-t-il. Comme il se posait cette question, une chauve-souris vint se coller à la vitre illuminée et sembla coiffer Marie-Dorée d'un présage de malheur.»
12,50 €
L'Inconnu sur la terre
Gallimard
«Ceci n'est pas tout à fait un essai, pas tout à fait une tentative pour comprendre quelques mystères, ou pour forger quelques mythes. Ceci est une histoire, écrite sur plusieurs cahiers d'écolier italiens, en même temps que, selon un autre mode, et sur des feuilles de papier machine 21 x 27, s'écrivaient les phrases de Mondo et autres histoires.C'est une longue histoire, qui pourrait être celle d'un oiseau, celle d'un poisson et celle d'un arbre, car elle parle beaucoup du ciel, de la mer et de la terre où avancent les racines. À la fin de cette histoire, rien n'a changé, ou presque. Mais c'est comme une très longue journée, qui serait passée, depuis la première heure de l'aube jusqu'à la nuit.Ceci est peut-être aussi, tout simplement, l'histoire d'un petit garçon inconnu qui se promène au hasard sur la terre, pas loin de la mer, un peu perdu dans les nuages - et qui aime la lumière extrême du jour.»J.M.G. Le Clézio.
13,00 €
Si je t'oublie, Jérusalem
Gallimard
C'est le roman de Faulkner où la souffrance atteint peut-être sa plus grande intensité : l'histoire tragique des deux amants est l'une des plus douloureuses qu'il ait écrites, et la mort de Charlotte Rittenmeyer, «le personnage féminin le plus déchirant de Faulkner», devient un récit poignant...Le titre est tiré d'un psaume qui rappelle la captivité des Juifs à Babylone. Ce thème de la captivité, de la privation de liberté, littérale ou métaphorique, est central dans le roman.

Réédition, dans une traduction revue, des Palmiers sauvages (1952).
13,00 €
Oneïros ou la belle lurette
Gallimard
«Mon bouquin intitulé Oneïros raconte d'abord l'histoire d'un garçon qui cherche avec obstination - puérile si l'on veut : il a vingt ans - ce qu'il y a derrière les apparences. Puis il comprend une suite de mélanges - je ne sais trop comment appeler cela, ce ne sont pas exactement des poèmes en prose - composés plus tard par le narrateur lorsqu'il possède assez de recul et de lucidité pour faire le bilan de ses souvenirs, de ses rêves : virées en banlieue et dans les bals musette, contact avec l'insolite, figures des années de "la belle lurette", descriptives de songes, paysages qui s'emboîtent soudain dans l'irréel.[...] Je ne sais si tout ça tient debout : je sais simplement qu'il me fallait fixer certaines images sur les plaques sensibles de l'imagination. [...]»André Hardellet.Cet ouvrage est composé de vingt-trois textes, dont onze sont inédits.

Un recueil de vingt-trois textes de prose poétique, dont onze sont inédits.
7,00 €
Sous la lame
Gallimard
«Il s'agit ici, bien entendu, de la lame du couteau, qui par le simple fait de sa nudité introduit l'érotisme dans le récit en même temps qu'elle y annonce l'apparition du sang et de la mort.La lame, par synonymie, est encore la vague marine des graveurs de l'ancien Nippon, sœur du mascaret et de la marée, spirale où l'homme tournoie "dans le déroulement infini" avant d'être jeté aux pieds de la femme. Mais tout homme qui va joindre une femme pour la première fois n'est-il pas une sorte de kamikaze ? Et la lame du poignard, instrument de blessure, ne se peut-elle concevoir aussi comme un trait d'union entre le déchirant et le déchiré, c'est-à-dire comme une flèche d'amour ?»André Pieyre de Mandiargues.

Recueil de nouvelles paru initialement en 1976.
7,00 €
Le Napoléon de Notting Hill
Gallimard
Auberon Quin, un original qui pousse l'humour jusqu'à l'absurde, se promène avec des amis à Westminster Gardens lorsque deux officiers s'approchent et leur annoncent que M. Quin a été proclamé roi d'Angleterre. Auberon s'en tient alors à sa résolution de ne plus rien prendre au sérieux. Jusqu'au jour où il rencontre plus fou que lui : Adam Wayne qui se présente à la Cour comme prévôt de Notting Hill et veut lutter, l'épée à la main, pour l'indépendance de Pump Street.À la lecture de ce roman paru en 1904, on rit souvent, on s'étonne parfois et, finalement, on s'aperçoit que toute la civilisation moderne a été remise en question.

Où l'on s'aperçoit que toute la civilisation a été remise en question. Première parution française en 1912.
10,50 €
Effi Briest
Gallimard
Effi Briest, jeune femme adultère, brisée par une société d'hommes, est la victime d'un monde soumis aux lois des conventions morales. Dans la Prusse dévergondée par l'argent, le destin de cette femme n'est que résignation et mélancolie.Dernier roman de l'écrivain allemand Theodor Fontane, Effi Briest est l'un des chefs-d'œuvre de l'école réaliste allemande.

Dernier roman de Theodor Fontane (1819-1898), Effi Briest est l'un des chefs-d'œuvre de l'école réaliste allemande.
12,00 €
Lois
Gallimard
«Messieurs, dit le pdg, la situation n'est pas bonne. Les affaires tournent en rond, des fuites partout. Le foncier enfoncé, l'immobilier traqué, le change est enfin ce que vous savez. Plus nous misons sur lui et plus il nous mange. Tant va le change à l'eau qu'à la fin c'est la fange. Montons les prix, desserrons l'étreinte. Les syndicats sont à nos trousses, raisonnables au sommet mais parfois, hélas, débordés. Débordé est le mot, mais j'espère que chacun de vous sait comment border son rebord. Les sanctions d'abord. La crise vient évidemment de l'étalon-or.»Philippe Sollers, 1972.

«nié face à face, niant la membrane, l'entrée : ce qui s'y trouve existe ailleurs, ce qui n'y est pas n'est nulle part : NÉ- [...]»
7,00 €
Ainsi soit-il ou Les jeux sont faits
Gallimard
«Non ! Je ne puis affirmer qu'avec la fin de ce cahier, tout sera clos ; que c'en sera fait. Peut-être aurai-je le désir de rajouter encore quelque chose. De rajouter je ne sais quoi. De rajouter. Peut-être. Au dernier instant, de rajouter encore quelque chose... J'ai sommeil, il est vrai ; mais je n'ai pas envie de dormir. Il me semble que je pourrais être encore plus fatigué. Il est je ne sais quelle heure de la nuit ou du matin. Ai-je encore quelque chose à dire ? Encore à dire je ne sais quoi. Ma propre position dans le ciel, par rapport au soleil, ne doit pas me faire trouver l'aurore moins belle.»

Nouvelle édition revue et augmentée

«Je ne sais ce que ça donnera : j'ai résolu d'écrire au hasard. Entreprise difficile : la plume (c'est un stylo) reste en retard sur la pensée.»
8,50 €
Les Irresponsables
Gallimard
"Le roman décrit des situations et des types allemands de la période préhitlérienne. Les personnages choisis pour les représenter sont dépourvus de convictions politiques. Dans la mesure où ils en ont, ils flottent dans le vague et le nébuleux. Aucun d'eux n'est directement “responsable” de la catastrophe hitlérienne. C'est pourquoi le livre s'appelle Les irresponsables. C'est, malgré tout, dans cet état d'âme que le nazisme a puisé sa vraie force." C'est par ces mots que Hermann Broch définissait le projet de ce grand roman, le dernier qu'il a publié. Critique virulente d'une petite bourgeoisie allemande indifférente à l'éthique et incapable d'assumer ses choix face à la montée des périls, Les irresponsables se distingue par son atmosphère onirique, qui évoque de façon extrêmement précise et vivante la période précédant l'arrivée de Hitler au pouvoir. Roman d'une société en crise minée par l'individualisme, le livre interroge de façon très actuelle notre responsabilité dans les tragédies collectives et les failles de la condition humaine.
13,00 €
Le bouquet
Gallimard
«Le bouquet n'est pas un roman, mais l'histoire du mitrailleur Adrien Gaydamour qui n'avait pas de mitrailleuse, un soldat de quarante, depuis son incorporation au "... ième Débineurs" jusqu'à sa levée d'écrou. Il s'agirait donc plutôt d'une tranche de mauvaise vie qu'il n'a pas été le seul à avaler. Avant, Gaydamour a suçoté une existence des plus quelconques : l'école, la caserne, le chômage, l'autobus quotidien, le bureau, en compagnie d'autres Gaydamour. Mais voilà qu'on l'invite à entrer dans un conflit mondial. Puis il est fait prisonnier : le bouquet.Adrien a pu s'échapper. Mais, il reste là-bas une chiourme innombrable. D'autres parleront après lui. C'est une histoire répandue par le monde à des millions d'exemplaires. Des variations sur le froid, la faim, l'ennui et la mort. Des histoires toutes simples qui ne s'inventent pas. J'ai fait ce livre en 1942, dans un village de montagne pendant un printemps, un été. Fait après l'avoir souffert. Et aujourd'hui que nous sommes enfin libres, ce récit peut venir au grand jour. Je n'y ai rien changé.»Henri Calet, octobre 1944.

Fait prisonnier en juin 1940, Henri Calet s'évada après sept mois de captivité ; de ses souvenirs, il tira Le bouquet qui ne parut qu'en 1945.
9,00 €
Nombres
Gallimard
«Le roman imprimé ici renvoie au milieu mythique en train de vous irriguer, de se glisser en vous, hors de vous, partout, depuis toujours, pour demain. Il tente de dégager une profondeur mouvante, celle d'après les livres, celle d'une pensée ébranlant dans ses fondations le vieux monde expressionniste dont s'annonce, pour qui veut risquer sa lecture, la fin.»Phlippe Sollers, 1968.

«Le roman imprimé ici renvoie au milieu mythique en train de vous irriguer...»
7,00 €
La Chasse à l'amour
Gallimard
«Après avoir terminé La folie en tête, Violette Leduc a poursuivi son autobiographie ; elle l'a arrêtée en 1964, à la veille de la publication de La Bâtarde. Elle a soigneusement mis au net sur de grandes feuilles quadrillées ses brouillons couverts de ratures et elle s'apprêtait à revoir avec moi son manuscrit quand la mort l'a saisie.Elle avait l'intention de donner une suite à ce livre ; et ses lecteurs auraient aimé savoir comment elle avait accueilli le succès, la célébrité. Elle en a parlé, très bien, dans quelques interviews, mais brièvement et nous restons sur notre faim. Ces pages sont les dernières qu'elle ait écrites.»Simone de Beauvoir.

Les dernières pages écrites par Violette Leduc, ultime volet d'une autobiographie inachevée.
13,00 €
Le Bâtisseur de ruines
Gallimard
Un ingénieur, Martin, a commis un meurtre et est en fuite. Il marche sans but, dans une plaine à peu près désertique, et sans cesse sa marche est interrompue par des rencontres : arbre, oiseau, ruisseau... Rencontres grâce auxquelles il commence à comprendre non pas qui il est, mais ce que fut sa vie jusque-là et ce qu'elle pourrait être, à comprendre notamment que son crime fut une libération pour lui. Sa fuite le conduit à une fazenda dirigée par une femme, Victoria. Il devient garçon de ferme, cède aux avances d'une jeune veuve, Ermelinda, et continue de réapprendre le monde.

Martin, un meurtrier en fuite, commence à comprendre que son crime fut une libération pour lui...
13,00 €
À cor et à cri
Gallimard
Crier. Parler. Chanter. Tels sont les trois thèmes qui guident ici Michel Leiris.«Obscénité du cri qui, déchirant le voile du silence, semble mettre à nu toute l'horreur.Paroles : fondement des échanges humains ou clapotis sans lequel il n'y aurait qu'eau morte ?Quand cela chante à notre oreille ou sur nos lèvres, c'est que - fût-ce en les heures les plus noires - un vent fait frémir notre mâture.»De l'inventaire des cris, en deçà de la parole, Leiris s'élève jusqu'au chant. Du cri qui troue le calme plat à la parole qui tresse un lien, puis à l'ivresse du chant, il fait suivre au lecteur l'itinéraire capricieux d'une chasse à la poésie, qui est aussi une lutte contre les déprédations de l'âge ainsi qu'une quête de justification.

La parole, le cri et le chant.
7,80 €