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Résultats de recherche pour '1 2 3 Soleil' (17681)

Une vraie Parisienne
Grasset
Elle s'appelle Agnès de Couroye. C'est une aristocrate ravissante, drôle et cultivée. Son métier : faire visiter Paris à des étrangers fortunés. Avec elle, ils ne s'ennuient jamais. Elle les promène, les amuse et leur offre quelques jours de civilisation française.

Aux Etats-Unis, c'est une superstar. Bruce Fairfield a vendu des millions de disques. Avec elle, il va du Château de Fontainebleau au défilé Galliano, de la Sainte-Chapelle au bureau de Nicolas Sarkozy, d'un palace à un musée... Et il tombe amoureux. La presse people est sous le charme.

Quand Agnès l'accuse de viol, la police, la justice et les avocats s'en mêlent. Une certaine idée de la France romantique et futile se transforme en piège « Vieille Europe » pour yankee naïf, et chacun apparaît sous son vrai jour.

Soudain se révèle l'indécence d'une époque où les stars se croient tout permis, où l'argent s'étale, où la justice devient un instrument et l'amour un calcul.
22,40 €
Beckett avant la lettre
Grasset
Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle où il enseigna le français à l'Université de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs français pour les étudiants de Trinity College.

Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a découvert, dans les archives de l'université, un cahier de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document capital pour la compréhension de l'oeuvre de Beckett et, d'une façon plus générale, pour sa conception de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité, voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire d'un des plus grands auteurs de notre temps.
12,90 €
Le côté d'Odessa / roman
Grasset
Tout commence ici par la réapparition d'un tableau : « La source », copie par Picasso d'un célèbre tableau d'Ingres, a disparu en 1940 à Paris en même temps que d'autres biens appartenant à un collectionneur d'origine juive, Léopold. C'est à Odessa, entre les mains d'un affairiste russe, que la toile réapparaît mystérieusement, identifiée par un historien d'art, mêlé malgré lui à cette intrigue presque policière. Faut-il le restituer à l'héritière, Marina, qui vit à Volterra dans la villa que lui légua son grand-père Léopold, génial mais ambigu collectionneur ? Faut-il au contraire garder le secret au risque de spolier encore une fois Marina ? Le passé se visite comme une maison aux recoins secrets : Marina en orpheline de la mémoire ignore tout des conditions tragiques dans lesquelles sa grand-mère déportée trouva la mort ; en écho à cette révélation, le narrateur enquête sur le judaïsme possible d'une partie de sa famille native d Odessa, ressuscite les pogroms russes et les conversions forcées, auscultant en lui la part d'étrangeté qu'on lui a longtemps cachée. « La source » devient le sésame d'une quête des origines où progressivement le désir, et peut-être l'amour, vont sceller un pacte entre Marina et le narrateur. Le présent leur apporte alors les réponses que le passé leur refuse. Une nouvelle page s'ouvre.

D une demeure en toscane au cimetière juif de Livourne, d Odessa cosmopolite et baroque à New York éternel refuge des immigrés, se noue une intrigue habillement tressée où les jeux de l'amour et du hasard entraînent les personnages à la découverte d'eux-mêmes : mais sait-on jamais qui nous sommes ?
18,90 €
La biographe
Grasset
« J'ai eu envie de revoir La Passante du sans-souci. L'intrigue, les noms de personnages, les visages s'effacèrent, mais certaines images de ce film un peu convenu se gravèrent dans ma mémoire, éveillant un sentiment confus et pénible.

Et puis un jour, j'ai compris : ces visions me hantaient parce qu'elles prenaient leur source en moi. Des pans entiers d'une histoire oubliée, que j'avais VOULU oublier avant même de la connaître. Celle de ma mère, juive allemande, et de toute sa famille. La passante que Romy Schneider avait incarnée surgissait d'un monde enfoui, mais étrangement familier.

Ma mère Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : « Comment peut-on être allemande ? » répond l'écho : « Comment peut-on être juive allemande ? »

Et si chacune d'elle possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. »

E.B.-D.

S emparant de l'histoire de Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano tente d y lire l'histoire en miroir de sa propre famille : « la biographe » passe de l'une à l'autre, tressant, pour les entrelacer et les éclairer, ces vies à priori si différentes, l'une, exemplaire parce que célèbre, l'autre, anonyme et pour cela universelle.

Au-delà de la figure irradiante de Romy Schneider dont il fait le portrait, ce livre est aussi une histoire d'amour et de haine de la mère-patrie, l'Allemagne, et plus simplement : le livre des mères, comme on sait sujet de prédilection de l'auteur celle, entre autres, de Romy, Magda la Bavaroise, elle-même actrice populaire de l'époque, dont Hitler fut un fervent admirateur et peut-être l'amant, Magda, terrible Pygmalion pour sa fille, et qui fut, finalement, effacée dans les mémoires par sa créature?
17,30 €
Le vampire de Ropraz / roman
Grasset
« Dans ces campagnes perdues une jeune fille est une étoile qui aimante les folies. Inceste et rumination, dans l'ombre célibataire, de la part charnelle à jamais convoitée et interdite. Sans répit déchiffrer la menace venue du fond de soi et du dehors, de la forêt, du toit qui craque, du vent qui pleure ; de l'au-delà, d'en haut, de dessous, d'en bas : la menace venue d'ailleurs. »

En 1903 à Ropraz, dans le Haut Jorat vaudois, la fille du juge de paix, la virginale Rosa, meurt à vingt ans d'une méningite. Dans l'hiver qui souffle, un promeneur trouve le couvercle du cercueil soulevé, le cadavre violé, la main gauche coupée net, le sexe mastiqué, le coeur disparu. Profanation. Horreur. Stupéfaction villageoise, crainte du diable, soupçons de vampirisme, ail et crucifix accrochés aux maisons pourtant protestantes?

En avril de la même année, deux autres profanations atroces sont exécutées de manière semblable : à Carrouge, des gamins jouent à la balle avec la tête scalpée de Nadine ; à Ferlens, c'est la blanche Justine qu'on profane. Monte la rumeur, comme une houle : il faut un coupable pour des crimes qui rappellent à chacun la « crasse primitive », les vices cachés, les étreintes contre-nature. Favez, un garçon de ferme un peu idiot aux yeux rougis, à l'épaule saillante, aux longues canines, qu'on a surpris à l'étable abusant des génisses, sera le coupable idéal. Il sera jugé et condamné, puis on perd sa trace après 1915.

Sur un fait-divers réel, et si proche de l'auteur dont le jardin jouxte le cimetière de Ropraz, Jacques Chessex romance : qui mieux que lui sait dire les crimes impunis, les fantasmes des notables, la mauvaise conscience d'une époque ?
13,90 €
Le paradis d'en face
Grasset
« Au début, je n'y ai pas vraiment prêté attention. La première fois que j'ai garé la moto près du numéro huit de la rue Girardon, elle a ouvert sa fenêtre, au cinquième étage, s'est penchée à moitié et a demandé d'une voix forte : « Nicolas, c'est toi ? » J'ai levé la tête et regardé tout autour de moi, j étais seul sur le bord de cette rue, pas même une ébauche de profil. »

Chaque jour, quand Thomas rentre chez lui, la même scène se produit : au bruit du moteur, une voix féminine, surgie de l'immeuble voisin, l'appelle, avec un mélange de surprise, d'excitation et de soulagement : « Nicolas, c'est toi ? ». Un soir, intrigué, attendri peut-être, Thomas finit par répondre à cette inconnue qui le prend pour un autre. Il pénètre alors dans la vie d'une vieille femme solitaire, et découvre très vite qu'elle a, dix ans auparavant, perdu son fils unique, Nicolas, victime d'un accident de moto. Ce jour-là, le temps s'est brutalement arrêté ; il n'a, depuis, jamais repris son cours.

Pour Marguerite, dont l'existence n'est plus que dans l'illusion d'un souvenir vivant, Thomas accepte de devenir Nicolas. Entre le jeune homme et la petite dame, Harold et Maud d'aujourd'hui, débute ainsi une singulière histoire d'amour, née d'un malentendu dont, au fond, ni l'un ni l'autre n'est dupe : il suffit juste d y croire?

Lyrique et malicieux, tendre et cru, Paul Marchand fait le portrait émouvant de la vieillesse solitaire. A travers le roman d'une complicité singulière, dans le style inventif qu'on lui connaît, il donne aussi des mots au drame qui, dans notre langue, n'en a pas : la perte d'un enfant. Après l'inceste qui faisait l'objet de son précédent roman, c'est encore, d'une autre manière, sur nos douleurs et nos tabous qu'il se penche.
19,90 €
Kung fu
Grasset
La première scène rappelle le narrateur à son impuissance : il assiste au tabassage en règle d'un passager dans le métro. En d'autres temps, il aurait réagi, implacable, corps délié, volonté de fer, mais il ne bouge pas, la peur au ventre. La mémoire réveillée tisse les liens entre les époques : hier, dans la mouvance de la Gauche Prolétarienne, l'ex-minet du Drugstore aux pulls shetland et aux boots glacées, s'inscrit virilement aux cours du Vô-Vietnam ; dans l'odeur âcre de la salle de boxe parisienne, il apprend à souffrir, découvrant les dures leçons de la sagesse orientale. Hier, pour échapper à l'amour fou qu'incarne Ursula, beauté androgyne, hussarde des seventies condamnée par une overdose, il suit son meilleur ami jusque dans la cité interdite, le légendaire monastère kung-fu de Shaolin dont il sera le premier disciple blanc. Aujourd'hui, aguerri par les coups qu'il a reçus plus que par ceux qu'il a donnés, le narrateur retrouve en Louise la force d'aimer, les larmes enfouies, la fragilité du jeune tigre qu'il fut. L'amour est un combat. Passion et révolution, d'un visage féminin l'autre, en frôlant les dangers.

C'est toute une époque que François Armanet convoque, avec la grâce et la précision qu'on lui sait, une époque qui va des dandys de la nébuleuse gauchiste aux rivages de l'Asie, de l'herbe fumée aux cendres amères des camarades perdus en route, des maîtres du Tao à la rédemption des combattants de l'ombre.
15,90 €
Faut-il brûler la Galigaï ?
Grasset
Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France.

Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini.

Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser.

Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
22,40 €
Sa passion
Grasset
Sa passion est le récit d'une enfance revécue le temps d'une nuit par une jeune femme amoureuse et humiliée.

Hélène a 35 ans, elle est écrivain, et cette nuit-là elle dort dans un hôtel isolé de Sologne où elle s'est rendue pour une foire du Livre. Il y a dix jours elle a quitté Patrick, le seul homme qu'elle ait aimé, mais marié, et qui n'a pas choisi de tout quitter pour elle. Cette nuit-là, après dix jours d'insupportables silences, ils se parlent au téléphone, conversation troublée et maladroite où Hélène relate (ou invente, peu importe) qu'un homme vient de lui faire des avances et a déclaré vouloir quitter sa femme pour elle.

A l'autre bout du fil, depuis Paris, l'homme aimé, adoré, rit? Hélène éteint son téléphone? La nuit commence?

De l'énigme même de ce rire va surgir l'énigme de l'amour. Celui d'un homme pour une femme, bien sûr, mais aussi celui (premier et fondateur), des parents pour un enfant?

Dans la chambre d'hôtel froide et anonyme, alors qu'au dehors les bêtes sauvages redoutent l'aube qui annoncera la reprise de la chasse, Hélène se souvient. Le prix de l'amour. Le chèque mensuel que la cousine faisait à ses parents pour avoir le droit de l'avoir en alternance. Les incessants va et vient entre deux mondes opposés, les pauvres et les riches, les nécessiteux et les puissants?

Qui l'aimait alors ? Tout le monde. Qui l'avait choisie vraiment ? Personne?

Et surtout, qui lui manquait réellement, aujourd'hui ? Quel homme ? Le père, adoré, dont elle n'aura jamais comblé la pauvreté ? Où Patrick, son premier amour, dont le rire a brouillé les sentiments et les souvenirs ?

Tous les deux : combien ont-ils donné pour elle ? Combien vaut cette femme-là ?

Après une nuit d'insomnie, dans les premières lueurs du matin, Hélène rejoint le monde des chasseurs et des bêtes traquées et décide de résoudre à jamais, l'énigme de sa passion?
15,90 €
Douce France
Grasset
« Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irrégulière. Il me semblait qu'à tout moment quelqu'un pouvait surgir chez moi en hurlant : Police ! Contrôle d'identité ! Et me contraindre à le suivre. C'était absurde, personne n'avait songé à me mettre à la porte, mon casier judiciaire était vierge et je n'envisageais aucune action terroriste ».

La narratrice, un écrivain français de trente ans, est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins lors d'un contrôle d'identité sauvage. Mi-fascinée, mi-voyeuse, elle décide de se faire passer pour une immigrée roumaine et devient malgré elle victime de la machinerie bureaucratique. Placée dans un centre de rétention administrative de la région parisienne, elle découvre ces immigrés séquestrés qui tournoient dans l'attente hébétée d'une décision du juge : libération ou renvoi au pays, la tour de Babel des langues et des codes, le racisme entre noirs et arabes, la course à l'identité, n'importe laquelle, pourvu qu'on vous laisse en paix. Là-bas, elle va connaître des sentiments contradictoires, entre amour et crainte, pour un clandestin séducteur et manipulateur? Mais ces exilés la ramènent à son propre statut : fille d'immigrés juifs, née en France, elle s'est toujours sentie en situation irrégulière.

Sur ce sujet ô combien d'actualité ! Karine Tuil pose les bonnes questions : pourquoi cherchons-nous à être aimés quand il suffirait qu'on nous tolère ? Quel prix à payer pour avoir la certitude d être français ? Sommes-nous tous des immigrés ? L'auteur, qui a eu exceptionnellement accès au centre de Roissy, a écrit ici un roman coup de poing, bouleversant d'inquiétude, à mi-chemin entre le pamphlet et la lettre d'amour aux siens. Un livre où Karine Tuil s'obsède à traquer l'assimilation impossible à la Douce France.
16,50 €
Le Silence
Grasset
Depuis 1944, l'écrivain Simon Leibowitz n'a plus prononcé un mot : il avait alors 10 ans. Fascinée par ce mutisme et le mystère qui entoure l'homme, Livia, une jeune française orpheline, étudiant l'histoire à Rome, décide de lui écrire. Ils échangent quelques lettres avant que Simon ne mette brutalement fin à leur correspondance. Dans son dernier courrier, quelques vieilles photographies : une église de campagne ; un portrait d'enfant aux côtés d'un chien avec en arrière-plan, un homme au sourire figé ; un groupe de jeunes gens armés, à la lisière d'une forêt?

Dès lors, Livia n'aura de cesse de comprendre. Le mutisme de Simon est-il un refus du monde ou au contraire la décision d'un sage ? Où ont été prises ces photographies ? Pour quelle raison Simon s'enferme-t-il dans son silence ? Pourquoi quelques années auparavant a-t-il tiré en pleine rue sur un ancien officier allemand ? Avec l'aide de son ami Ignatio et des souvenirs de son père Giorgio, ancien résistant italien dans les Appenins, qui a connu le père de Simon, Livia plonge dans le passé de l'écrivain, au coeur des Alpes et de la seconde guerre mondiale. Ce faisant, c'est, à son insu, son propre passé qu'elle explore?
19,90 €
Moi qui suis né trop tard
Grasset
Dans ce recueil d?essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers.

? « J?ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu?on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n?y crois pas. Je fais semblant d?y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J?ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d?identité, mais cela n?a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m?a servi d?écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d?une âme.

? Viennent ensuite, dans un désordre qui n?est qu?apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d?anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n?aimait pas l?auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l?habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l?être : « N?oubliez pas que je suis d?Ancien régime. »

? On voit aussi passer la silhouette d?Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l?âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu?elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l?agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu?il est permis ! »

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19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Sartre, roman
Grasset
Sartre vivant, dans ses amours multiples, ses relations avec Simone de Beauvoir, ses révoltes, ses luttes politiques, ses amitiés. Au-delà des essais et des biographies, seule une fiction pouvait rendre la prodigieuse séduction qu'il exerçait sur quiconque l'approchait. Ainsi retrouvons-nous Sartre, écrivain forcené, au beau milieu de la guerre d'Algérie, un Sartre qui se dresse presque seul contre Charles de Gaulle, contre la torture et pour la victoire des colonisés, le Sartre des Mots et du prix Nobel refusé, un Sartre voyageur, de Rome à Venise et de Cuba à Moscou, un Sartre flirteur, un Sartre amoureux.

? A Paris, sortant dune réunion militante à laquelle participaient Sartre, Simone de Beauvoir et leurs amis des Temps Modernes, l'un des auteurs de cet ouvrage rencontra l'une de ses belles amies.

? ? Tu sais quoi? Sartre m'a draguée.

? ? Tu as dit oui, j'espère.

? ? T'es fou, il est trop laid.

? ? T'es complètement conne. Tu serais entrée dans l'Histoire!

? Et si elle avait dit oui? C'est ce qu'ont voulu imaginer Michel-Antoine Burnier et Michel Contat dans ce roman où la jalousie croise la politique, révolution rêvée, amours trahies, bref, le récit d'une jeunesse sartrienne au coeur de la guerre coloniale.

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22,40 €
Arthur Cravan n'est pas mort noyé
Grasset
Supposons un poète moderne, boxeur, critique d'art, neveu d'Oscar Wilde, personnage illustre et inconnu à la fois, qui a hanté les mémoires des dadaïstes et des surréalistes sans jamais toutefois laisser comprendre sa nature véritable. Imaginons-le sous l'un des noms qu'il s'est donné, Arthur Cravan. On date sa mort approximativement de la fin de 1918. Se serait-il noyé dans le Rio Grande, à la frontière du Mexique et du Texas ? Poignardé, évaporé, englouti ? Mystificateur de lui-même, marchand d'art bonimenteur, artiste génial ? Nul ne le sait.

Admettons maintenant l'hypothèse de Philippe Dagen : Arthur Cravan n'est pas mort noyé, on l'a vu régisseur de plantations à Java et retraité anonyme sur les rives du Léman, à Genève, amant d'une très jeune femme. Et il a disparu comme il a vécu : en homme du secret. Si l'on suit l'hypothèse du romancier, se déroule ici une vie désordonnée, magique, accidentée, où les combats de boxe s'enchaînent aux femmes aimées, les échappées à New York aux parties fines avec Marcel Duchamp et Henri-Pierre Roché, les amitiés avec Francis Picabia et Félix Fénéon aux fâcheries brutales avec Robert Delaunay et Marie Laurencin. Les villes se succèdent, la vieille Europe, Paris, Berlin, Lausanne, mais aussi Djakarta, Sydney, New Delhi, Chicago. On le croirait diplomate, capitaine de cargo, agent de renseignement. Et pourquoi pas ?

A la vraie vie d'Arthur Cravan, Philippe Dagen en a joint plusieurs autres. Elles sont toutes également romanesques et fascinantes. Quelle fut la logique d'un pareil homme, à éclipses ? L'ennui, le goût de la tromperie, le désir d'échapper à soi et à l'identité fixe, un gag issu du dadaïsme mais incarné dans la folie singulière d'un transfuge de l'art ? Le livre serait celui qu'Arthur Cravan se laisserait aller à écrire dans les dernières années de sa vie, quelque chose comme ses mémoires - le journal d'un fantôme.
22,40 €
Quartier général du bruit
Grasset
Janvier 1934. Un homme dans la trentaine, élégant, décidé, range sa voiture devant une belle demeure où l'on choque les grands dépressifs, avant de les installer, tels des azalées, des hellébores, dans une verrière qui domine Paris.

Kobald, c'est son nom, rend visite à son ami, son patron, son maître, un homme à moustache, qui somnole devant une gouache : Berrnard Grasset. L'éditeur génial a déjà publié Radiguet, Cocteau, Kafka. Mais aussi Hitler et Trotski. Il s'est disputé avec Malraux. Dans Paris-papier, on dit qu'il est fou. Chaque année, le Patron reste de longs mois vides à Meudon, dormant parmi les manuscrits et les lettres, hébété. Puis, en tweed et cravate, il reconquiert Saint-Germain des prés : le centre du monde.

Kobald n'a qu'une idée en tête, s'assurer que le roi est mort. Que le Patron, lessivé par la lecture sans fin, par son métier, par les auteurs, leurs caprices, leur génie parfois, lessivé par ses amours, lui laissera sous peu les clefs de la maison des livres, sise depuis vingt ans au 61 rue des Saints-Pères.

Ce roman étonnant nous conte six mois de passions chez les « gens du papier ». Six mois de lutte entre ces deux hommes qui s'aiment fraternellement, s'épient, se mentent, mentent à tous les autres, surtout, en souvenir du temps où, venus de province, ils n'avaient qu'un costume pour deux et pour les soirs de fête. Six mois qui s'achèvent par la remise du prix Goncourt 1934.

Quartier général du bruit est donc un roman sur la littérature, et la passion absolue de la littérature. Dans cette secte un peu à part, on croise peu de notaires. Les éditeurs jettent les manuscrits par les fenêtres, lisent jour et nuit, se baignent, une page à la main, et récitent la Chanson du mal-aimé à celle qu'ils aiment. On croise aussi des romanciers, des révolutionnaires, des poètes, quelques industriels, des femmes de haute tenue ou de basse volée, des joueurs de pokers - rois secrets de notre époque.
13,50 €
Panthéon
Grasset
Panthéon est ce qu'il est convenu d'appeler un « roman d'apprentissage » et, de ce fait, il respecte les lois du genre : le narrateur n'y est autre que Yann Moix lui-même, et son enfance à Orléans, dans une famille de petits bourgeois réactionnaires. Mais le « réalisme » de ce roman s'arrête là. Car, avec Yann Moix, le réalisme ne dure jamais bien longtemps. Ce livre raconte ainsi l'histoire du petit Yann qui, pour ne pas passer à côté de son destin, et pour échapper à son sort d'enfant martyr battu par ses parents, va s'inventer le « Panthéon » qui lui permettra de survivre dans son cloaque provincial. Dans ce « Panthéon » très spécial, on retrouve, en vrac, tous les vrais héros de ce livre : Péguy (orléanais comme Moix), mais aussi Sacha Guitry, Roberto Rossellini, Edith Stein, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul Marat (bref locataire du vrai Panthéon) et un certain François Mitterrand. Ce dernier occcupe une place particulière dans le panthéon moixien car il symbolise le destin accompli, le héros nietszchéen par excellence, celui qui « a décidé de ne plus souffrir à cause des femmes » et qui, de fait, dirigea la France pendant toute la période où notre pauvre petit orléanais tentait vainement de diriger ses propres incohérences d'adolescent...

Du coup, chacun de ces « panthéonisés » devient le prétexte de « petits romans » incrustés dans le roman, où le style vertigineusement célinien de Yann Moix fait merveille. A chaque page, le lecteur est ému et diverti. Il rit et pleure avec une égale bonne humeur. Et voyage, au gré d'un capitaine romancier très facétieux, entre des trouvailles, des digressions, des doses de vitriol, des « scènes de genre », qui font de ce livre un roman inclassable.

Le récit se termine avec l'arrivée à Paris du jeune Yann. La littérature et le cinéma attendent de pied ferme ce Rubempré issu des classes moyennes et bien décidé à prendre sa revanche sur son « début dans la vie ». La suite au prochain roman ?
19,20 €
Maos
Grasset
Helsinki, 1975, sommet et fin de la politique de détente entre l'Est et l'Ouest... Les anciens maos commencent à se ranger des voitures, ils enterrent leurs idéaux et leurs cocktails Molotov, découvrent le plaisir, l'argent, le pouvoir : les chiens hurlants du marxisme-léninisme deviennent les chiens couchants du nouveau capitalisme - ou ses caniches de garde. Jérôme est de ceux-là : il a naguère posé des bombes, participé à des enlèvements, crié « victoire au Vietnam » et « vive la révolution culturelle prolétarienne chinoise ». Aujourd'hui il a un bon emploi dans l'édition, une fiancée cadre dynamique BCBG, un cabriolet, un appartement et il veut des enfants. Etre comme tout le monde enfin. N'être plus un héros : jouir ! Mais... son passé le rattrape. Ainsi commence ce roman haletant, mené en virtuose de la désinformation. Des anciens camarades, purs et durs, veulent le réintégrer dans leur bande pour « relancer la révolution mondiale ». Un certain « Astérix » lui remet un revolver enveloppé dans du papier kraft.

Chantage, pressions de toutes sortes... Jérôme en perd les pédales. Mais qui sont ces ex-camarades qui le persécutent : des révolutionnaires vraiment ? Ne sont-ils pas manipulés : par qui ? Dans quel but ? Se penchant sur son passé, Jérôme se demande si son organisation gauchiste n'a pas été de tout temps manipulée : n'auraient-ils été que des marionnettes programmées par une main invisible ? A travers ce récit, construit comme un thriller détourné, ce sont les dessous de la politique internationale des années 60/70 qui resurgissent : magouilles des services secrets, des polices parallèles, terrorisme, provocations, ententes politiques apparemment contre-nature : Mao, Nixon, Brejnev. Un théâtre d'ombres où les individus se métamorphosent en pantins, en personnages d'un roman qui n'est pas le leur. Mais qui est le nôtre, celui de notre jeunesse.
28,40 €
L'atlantique sud
Grasset
Après le suicide d'Arnaud Tonnerre, administrateur du Musée de l'Homme, sa femme Anna sombre dans la dépression. La fille aînée du couple, Laurence, élève ses deux frères, Bertrand et Jérôme.

Bertrand, le fils préféré, connaîtra une belle réussite sociale et épousera Marie-Caroline, une précieuse ridicule. Jérôme, le mal-aimé, passera son enfance en pension et en gardera une névrose carabinée. Adolescent dans les annés 70, il rêve de « faire la route » mais ne parviendra jamais à décider d'une destination. Il deviendra Jérôme Tonnerre, le narrateur de ce roman.

Le ton est celui de l'humour noir, que l'auteur manie en virtuose. Sur son lit d'agonie, la mère de Jérôme a griffonné un message demandant que ses cendres soient dispersées dans l'Atlantique Sud. Mais où exactement dans l'Atlantique sud, et qui va satisfaire ces dernières volontés ? Tout le texte repose sur cette double interrogation qui fabrique deux ressorts romanesques. Une impossibilité comique d'une part, puisque Jérôme, qui se trouve en charge de l'urne et pour lequel aucune carte de géographie ou livre d'aventures n'a plus de secret, a une phobie extrême de toute forme de voyage autre qu'imaginaire. Une enquête biographique et psychanalytique d'autre part, qui conduit progressivement aux secrets intimes de la vie d'une mère « amoureuse de la mer et des marins » et aux origines occultées de la famille...
19,90 €
Une promesse
Grasset
Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close.

Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, ui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge.

Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.

Voici l'histoire d'une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d'enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu'un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu'au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent.

Voici l'histoire d'une fraternité.
18,90 €
Le chat botté
Grasset
Ce roman raconte l'ascension d'un homme. Général en disgrâce, à vingt-cinq ans, il monte de Marseille à Paris au printemps de 1795. Il n'est rien et il veut tout. Comment va-t-il se débrouiller, dans ce pays livré au chaos après la chute de Robespierre ? C'est le temps de Barras, de Madame Tallien, des muscadins qui font la loi dans les rues avec leurs gourdins plombés. Les ouvriers de faubourgs meurent de faim et se soulèvent, mais les Parisiens dansent, il y a des bals aux carrefours, dans les salons, dans les églises et même dans les cimetières. Les femmes portent des toges transparentes, les salles de jeux et les restaurants (qu'on vient d'inventer) se multiplient autour du Palais-Royal. Les plus habiles s'enrichissent.

A force d'intrigues, notre général va réussir. En une saison il écrase une émeute royaliste au canon sur les marches de l'église Saint-Roch, épouse la vicomtesse de Beauharnais et se retrouve à la tête de l'armée d'Italie. Sur la route de Nice où il part rejoindre ses troupes pour les lancer en Lombardie dans une guerre de pillage, il francise son nom italien. Désormais il va s'appeler Bonaparte....

Ce titre n'est pas tiré au hasard d'un conte de Perrault, mais des Mémoires de la duchesse d'Abrantès. Celle-ci, Laure Permon, était la fille d'une amie d'enfance de Laetitia Bonaparte. Petite fille, quand elle a vu pour la première fois le jeune Napoléon en uniforme, avec ses jambes maigres dans de trop grandes bottes, elle a éclaté de rire en s'écriant : « Le Chat botté ! » Le surnom est resté.
19,20 €
Les conquérants d'eux-mêmes
Grasset
C'est à une promenade au bonheur des chemins de traverse littéraires et historiques que nous convie André Brincourt dans cet essai, recueil de textes divers, hommages, évocation de figures historiques, d'écrivains, d'amis. Ce qui les réunit tous ? La conquête.

C'est Alexandre le Grand, parti au coeur des ténèbres d'Orient conquérir les confins du monde - et qui, en ces noces de sang, fera avant tout la conquête de lui-même. C'est Lawrence d'Arabie, « démon du sable, héros travesti, roi sans couronne », qui à traverser le désert s'est fait homme aussi insaisissable que mythe inoubliable. C'est Malraux, autre grand « mystificateur » de lui-même, qui dépassera « la condition humaine » en faisant de sa propre vie le musée de son imaginaire et de ses désirs. C'est encore Pessoa, Borgès, artistes de la disparition, mais aussi Pouchkine, l'enfant terrible et trublion de la Russie, mais aussi Van Gogh, dont la « malédiction » n'est pas celle que l'on croit, mais aussi Gide, mais aussi Berl...

Portraits hétéroclites d'hommes allés à la recherche de l'autre : l'étrange, l'étranger, l'inconnu du bout du monde, l'inconnu au coeur de soi-même. Tous, ils auront conquis des rivages inouïs pour nous rappeler que « le propre de l'homme est de réaliser ses rêves ».
22,40 €
Fantasmes de demoiselles, femmes faites ou défaites cherchant l'âmes soeur
Grasset
René de Obaldia, poète, romancier, dramaturge, citoyen d'honneur de Waterloo, a été René de Obaldia poursuit son oeuvre merveilleuse, où l'innocence côtoie les amours, dans des formes autant littéraires que modernes. Trente ans après les Innocentines, il nous donne une manière de suite à ces poèmes légendaires qu'apprennent les enfants à l'école. Fantasmes de demoiselles est une série de variations obaldiennes sur les petites annonces amoureuses.

CHERCHE....

Beau jeune homme

Un malabar

Beau jeune homme ayant bon caractère

Un homme qui articule

Un jeune et beau curé

Un homme qui cogne

Beau jeune homme archaïque

Un homme vraiment laid

Un homme avec caniche

Un jeune homme décati

Un garde-chasse

Beau mec très peu porté sur les salamalecs

Un amant-éléphant

Beau jeune homme délicat

Beau chevalier

Bel hidalgo

Beau jeune homme fiévreux

Un mutant sexy

L'oiseau rare

Un gourou

Un agent double

Un homme déjà marié

Un homme tronc

Beau jeune homme au coeur pur

Une femme exquise

Un mec dans l'cinéma

Un huissier de justice

Un beau cuisinier

Beau jeune homme ayant de belles manières

Un homme vrai

Un aimable damoiseau

Un hurluberlu

Un Breton

Un célibataire endurci

Un homme in, crac, cult

Un bel officier

Un gentleman anglais

Un savant

Un homme de la brousse

Un homme genre gallo-romain

Un éphèbe

Un rigolo

Un honnête homme

Beau jeune homme écolo

Un homme bien en chair

Un homme considérable

Un poète

Un beau mâle pas catholique

Un psy

Un homme de paille

Un homme qui n'existe pas

Un académicien encore vert
12,00 €
Vallauris plage
Grasset
Tout commence par une femme et tout s'achève par elle : Arianne Backer. Ce n'est pas tant sa beauté qui la rend différente mais sa maladresse de toxicomane amoureuse, les hommes qu'elle collectionne et qu'elle n'aime pas, celui qu'elle aime en vain et qui n'est pas tout à fait son genre. Le temps d'un été qui n'en finit pas de mourir, sur une plage de la Côte d'Azur éternellement frelâtée, festival de Cannes et bronzages mazoutés, estivants et parasols, le cercle des prétendants va se refermer autour d'Arianne : le narrateur, Frank Bastide, garçon de restaurant volontiers neurasthénique, n'a rien d'autre à faire de son existence que penser au bonheur d'Arianne. Il partage cette occupation avec un major fort en gueule, un médecin à la chemise bariolée, un emploi-jeune de la SNCF reconverti en plagiste. Mais seul Frank ira jusqu'à commettre un meurtre : sacrifice qui sera sa rédemption.

Nicolas Rey, passé maître dans l'art de la mélancolie masculine, décrit la consommation des corps et la consumation des âmes. Son héroïne déploie dans ce roman qu'on lira tout l'été la séduction à la fois vénéneuse et innocente d'une fille qui refuse l'ordinaire. C'est la tragi-comédie de la passion autant qu'une chronique riche en excès de la peur de vieillir.
19,90 €
Paul Morand. Un évadé permanent
Grasset
« J'ai connu Paul Morand dès ma petite enfance, en raison de l'amitié personnelle qui l'avait lié à mon père des les années 1930, puis d'une affinité partagée entre les deux couples, le sien et celui que formaient mes parents, amitié complexe, orageuse, tantôt ouverte, tantôt exclusive de l'un ou l'autre des quatre protagonistes. Il était mon parrain.

Toute sa vie, il aura été un évadé. De quoi ? De qui ? De presque tout. De sa carrière diplomatique, de la vie de famille, des fâcheux, de la guere, de tout ce qui trouble à ses yeux la vie et la capacité de sentir. Aurait-il faut de la fuite une véritable philosophie de la vie ?

C'est de ce être insaississable, que j'ai connu et parfois cru deviner, de l'homme qui m'a tour à tour étonné, diverti, choqué, émerveillé et des quelques précieux moments en sa compagnie qui ont marqué ma jeunesse que je voudrais rendre aujourd'hui témoignage. »

G. J.
16,90 €
L'enfant du miracle
Grasset
L'ouvrage s'ouvre sur la mort par défenestration de Jacques Cabriac, qualifié mystérieusement de « petit salaud »...

Les Cabriac sont notaires de père en fils, à Rodez. Le vieux Dieudonné, bigot austère, a passé la main de l'étude à Urbain. Celui-ci, cinquantenaire, s'accommode d'une vie confortable et désespérée entre sa femme Nathalie, névrosée et alcoolique et leur fils, Florian, qui, il l'ignore ou ne veut pas le savoir, n'est pas de lui (Nathalie l'a conçu lors d'une coucherie accidentelle à Toulouse). La seule véritable passion d'Urbain est sa soeur Claire, à laquelle des liens quasi-incestueux l'ont uni dans sa jeunesse, avant que Claire ne soit répudiée pour cause de grossesse hors mariage : chassée avec l'enfant qu'elle portait (Jacques), elle s'est exilée chez l'ami Biboulac, cafetier aveyronnais à Paris.

Quand Urbain apprend que Claire est hospitalisée à Paris après une chute quasi-mortelle, il se précipite à son chevet ... et toute la machinerie familiale se détraque.

Un roman noir où tous sont coupables et tous châtiés.

Florian, le seul innocent, « l'enfant du miracle » venu d'un autre sang, deviendra meurtrier à son tour, purifiant par le feu les péchés de la lignée (hypocrisie, lâcheté, inceste, mensonge, meurtre).
17,90 €
La touche étoile / roman
Grasset
Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.

Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les celtes le sont si souvent.

Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où « vieillir est un délit ». Jusqu'au jour où elle choisira de mourir dans la dignité.

Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisi.
19,90 €
Une saison sur la terre
Grasset
1974-2004 : d'une décennie à l'autre, comme mise entre parenthèses, tient la vie d'un écrivain qui tisse de mystérieuses correspondances entre deux époques. En 1974, Marc Lambron a dix-sept ans. Elève de la Khâgne lyonnaise du lycée du Parc, il néglige les manuels de latin pour promener ses cheveux longs dans les caves où l'on danse sur les Rolling Stones. Une jeune fille éblouissante, Marianne, occupe ses pensées. Elle est « lyonnaise par le goût des chansons et des venelles, italienne pour les blasons, française selon sa voix ».

Trente ans plus tard, au cours de l'automne 2004, les temps paraissent se brouiller. Lors d'une session musicale dans les mythiques studios londoniens d'Abbey Road, l'auteur côtoie en chair et en os les idoles de sa jeunesse rock'n roll, rassemblés en un étrange bal des vampires autour de Scotty Moore, l'ancien guitariste d'Elvis Presley. Au même moment, l'énigmatique Marianne réapparaît dans sa vie. Une saison peut-elle en cacher une autre ? Les mirages du présent font-ils revenir les fantômes du passé ? A-t-on jamais perdu ce que l'on a aimé ? Entre les brumes lyonnaises et le fog londonien, c'est le fil de Marianne qui va nous conduire à travers le labyrinthe d'un temps perdu.

Marc Lambron donne ici à la première personne, en contrepoint de son oeuvre romanesque, une autobiographie singulière et collective, parce qu'elle éclaire autant les époques traversées que l'homme qui nous y sert de guide. Cette Saison sur la terre évoque à la fois la Nadja d'André Breton pour le hasard objectif, la Sylvia d'Emmanuel Berl pour le récit d'une adolescence rêveuse chauffée au brasier des femmes, Les Mots de Sartre pour la genèse d'une formation. C'est le livre d'un amour innocent qui revient toujours, une confession mélancolique où l'auteur des Menteurs tombe le masque.
20,50 €
Zones à défendre
Flammarion
Après cinq années à l'étranger, Clémence, la trentaine, revient en France. Elle doit piloter la création d'un centre de stockage de déchets dans le village de Saint-Romain. Ce village, elle le connaît bien, malheureusement : c'est celui où vit sa mère, Sylvie, tombée dans le complotisme au moment du Covid. Son frère, Tristan, poète anarchiste, gravite lui aussi dans les marges. Tiraillée entre sa loyauté familiale et sa fidélité à l'entreprise, Clémence devra amadouer Sylvie, rétive à l'idée de convertir quelques arpents de forêt en champ d'ordures, et parer aux incessantes critiques de son frère. Ce trio familial est à l'image d'une société fragmentée où les discours s'affrontent en archipels irréconciliables. Que reste-t-il alors d'une vérité commune ? Porté par une écriture jouissive, Zones à défendre raconte l'ironie d'un monde désenchanté, mais aussi la poésie des utopies réalisées. Ce roman explore la bataille des récits - complotistes, politiques, intimes - et fait le pari que, en s'assumant comme fiction, la littérature peut encore dire vrai.
21,50 €
Les Murs Blancs
Grasset
«  Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l'histoire  intellectuelle du  XXème siècle.  Elle a été aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi  : la maison de nos grands-parents…

Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel Mounier, pour y vivre en  communauté avec les collaborateurs de la revue qu'il a fondé  :  Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach,  le suivent  avec leurs familles dans cette aventure.  Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur.

Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont  la revue  Esprit  est le porte-voix  : la guerre d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de  l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une vingtaine  d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité.  Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est tombée dans  l’oubli, et que personne  n’avait  pris la peine de nous la raconter jusqu'alors. Pourtant, beaucoup  d’intellectuels, d'artistes et  d’hommes  politiques  y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan  Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel Macron. C'est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit familial et politique.  »

L. et H. Domenach
20,00 €
Bon pour un jour de légèreté
Grasset
Est-il permis de rire d’une tragédie  ? Pour Clémentine Mélois, la réponse est oui. Pendant les deux mois du confinement entraîné par le Covid-19, au jour le jour, elle a fixé en images pleines d’humour et de poésie ses réactions face à l’actualité baroque de ce moment qui s’est cru scientifique.

Fameuse pour ses irrésistibles détournements de couvertures des classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014), la plasticienne et écrivaine nous livre une chronique irrésistible. On y rencontrera, entre autres, un Laurent Delahousse en détresse capillaire, un paquet de chewing-gums goût chloroquine, un ticket de concert pour assister au discours télévisé d’Emmanuel Macron ou un vinyle du célèbre Alain Gestes Barrière…

Drôle et décalé, inquiet et parfois mordant, tendre et toujours désopilant, ce Bon pour un jour de légèreté nous rappelle que l’humour est la meilleure façon de rapprocher les êtres humains en ne mettant à distance que l’angoisse  !
10,00 €
Bye bye Blondie
Grasset
Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir...

Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans passés, est de nouveau SDF, avec pour unique point d'échouage Le Royal, « son » bar, le seul endroit où elle puisse librement traîner sa déprime et sa hargne, trouver chez qui squatter, et boire sans limite de crédit.

Mais ce soir-là, c'est un passé bien plus douloureux qu'elle revit en direct, malgré elle : dans la rue, elle croise Eric Muir, désormais parisien et présentateur star du petit écran. Eric, sans qui elle aurait sans doute brutalement sombré, vingt ans plus tôt, quand, adolescente difficile, elle a été internée en hôpital psychatrique pour un temps indéterminé, par des parents dépassés, persuadés de faire son bien. Eric, son premier amour, fils d'une famille de la grande bourgeoisie de Nancy, avec qui elle a vécu son aventure punk. Eric aujourd'hui confortablement installé dans sa voiture avec chauffeur, et qu'elle voudrait sinon feindre d'ignorer, du moins englober dans sa haine du monde et d'elle-même ; mais lui ne l'entend pas ainsi...

Avec une dureté de ton qu'on lui a connu à ses débuts, mais aussi une tendresse certaine pour ses personnages, Virginie Despentes fait le récit d'une adolescence dramatique, marquée au fer rouge par l'incompréhension et la bêtise de parents incapables d'amour véritable, brisée par la violence et la toute-puissance des institutions. Bye bye Blondie est également le portrait rageur d'une femme conditionnée par le manque et l'abandon, et qui ne sait plus vivre que dans la destruction aveugle de tout ce qui pourrait mettre un terme à ses souffrances.
18,30 €
Juste un chagrin d'amour
Flammarion
À trente-huit ans, L. prend une grande décision : s'enfuir des urgences psy où elle vient d'atterrir. Mais elle est vite rattrapée par les hommes en blouse blanche et son envie de se foutre en l'air. Dix mois plus tôt, pourtant, L. démarrait le tournage de sa vie, le premier d'une longue série, elle en était certaine. Dix mois plus tôt, pourtant, l'enthousiasme coulait dans ses veines, sa carrière prenait enfin forme et tous ses rêves avec. Que s'est-il passé pour en arriver là, où personne ne veut être, dans cette chambre sans verrou ni fenêtre ? À quel moment a-t-elle franchi la ligne fatidique, celle qui sépare les gens normaux de tous les autres ? Élodie Wallace nous livre un premier roman vertigineux, où l'humour s'invite même dans les pages les plus sombres, où l'on s'attache aux fêlures et aux incertitudes, aux petits combats autant qu'aux grandes victoires. Et l'on se demande bien, finalement, de quel côté de la folie il est plus juste de se trouver.
20,90 €
Mea Culpa
Flammarion
"- Pardon, je ne peux pas, c'est impossible. Les yeux bleus, de ce bleu profond qui rappelle celui de la nuit floutée par la brume, se détournent, tombent au sol, puis ricochent sur le mur. Elle fait un pas en arrière, semble hésiter. Une seule seconde, ou peut-être deux, un bref temps mort auquel Peter repensera longuement ensuite. Pourquoi, à ce moment précis, ne saisit-il pas sa main, pourquoi n'avance-t-il pas vers elle, pourquoi reste-t-il planté là alors que l'amour de sa vie s'apprête à franchir la porte de leur appartement, la porte vers un autre monde ?" Pour se libérer des fantômes de son passé, Liv a menti et a fait de sa meilleure amie, Claire, sa complice. Aujourd'hui, elle risque de perdre Peter, l'homme qu'elle aime. Que fait-on par amitié ? Qu'accepte-t-on par amour ?
21,90 €
Les filles de la librairie
Flammarion
À Nice, le soleil brille trois cents jours par an. À Nice, de vieilles haines grattent à la porte. À Nice, Maud et Malika tiennent une librairie. Quand elles se sont rencontrées, quand elles sont tombées amoureuses, quand elles ont tout quitté, elles ont ouvert Les Affranchies. Trois ans plus tard, on y croise, entre autres, un anarchiste italien en cavale, un baby-sitter fan de Taylor Swift, une journaliste en lutte - un peu à l'ouest sur ses cycles ovariens -, une jeune mère tatouée qui promène sa poussette au bord du précipice, un prof de yoga déconstruit et le club de lecture des Veuves Poignet. Ce que les filles de la librairie espéraient, c'était offrir un refuge à celles et ceux qui voudraient continuer à respirer, à lutter, à s'aimer librement. Ce qu'elles n'imaginaient pas, c'est qu'il faudrait, pour aider l'une d'entre elles, enterrer un cadavre sur les rives du Paillon.
22,00 €
Selon Barbara
Flammarion
En 1976, une nuit d’été à Marseille, une série de gestes minuscules déplace silencieusement des vies entières. Barbara traverse alors un drame. Sa sœur, Nathalie, âgée de quinze ans, n’a pas les armes pour tout comprendre. Trente ans plus tard, devenue chroniqueuse judiciaire, elle tente de saisir ce qui, dans l’histoire de sa sœur, résiste encore à la logique. Pourquoi l’affaire la concernant n’a-t-elle jamais été résolue ? Il y a des archives incomplètes, un journal destiné à ne jamais être lu, une île battue par les vents, et cette impression persistante que le hasard n’explique pas tout.

Entre maternité et renoncement, vérité et protection, ce roman explore ces instants où des décisions presque invisibles – un mensonge, une omission, un réveil en pleine nuit – deviennent le point de bascule d’une existence. Car parfois, ce ne sont pas les grandes tempêtes qui bouleversent le monde, mais les plus infimes variations.
21,00 €
Le chemin des gens perdus
Flammarion
"Je me demande si quelqu'un s'inquiète de notre disparition, si on a donné l'alerte. Parce que, à un moment, il faut arrêter de se voiler la face, appeler un chat, un chat : on est des disparus." Certains chemins ne mènent nulle part. D'autres vous ramènent à vous-même. Pour son treizième roman, Xavier de Moulins signe une fable mystérieuse et addictive. Vous ne verrez plus jamais la forêt du même oeil.
20,00 €
Derrière les arbres
Flammarion
"Combien sommes-nous ? Combien d'enfances bousillées ? De corps meurtris ? De coeurs en loques ? Et combien serons-nous - combien de millions, de milliards - à défiler lors de la procession des abusés que j'organiserai ce soir encore dans mes cauchemars ?" Petit, il n'a pas raconté ce qui lui était arrivé. Petit, on n'a pas les mots, et on lui avait imposé de se taire. Alors il s'est tu. Et il a enfoui ses souvenirs, sans savoir que, même profondément ensevelis, ils continueraient à le hanter de mille façons. Si bien que c'est toute son enfance, son adolescence, sa jeunesse et sa vie d'adulte qui se sont écrites à l'ombre de ce qu'il avait subi. Construit comme une tragédie en cinq actes, Derrière les arbres est l'histoire d'un long retentissement, celui que les viols ont eu sur la vie d'un homme. Jusqu'à ce que, peu à peu, la mémoire lui revienne et avec elle la possibilité de comprendre puis, enfin, de raconter. Dans une langue d'une justesse et d'une puissance remarquables, Frédéric Pommier retrace la quarantaine d'années qu'il lui a fallu pour sortir de la nuit. Avec la minutie que la recherche de la vérité impose, il éclaire en chemin le destin de toutes les enfances "bousillées".
21,50 €
Les âmes folles
Flammarion
Elle le voit tout de suite en descendant les marches en pierre du perron de l’hôtel. Elle ne peut pas ne pas le voir, on ne voit que lui. Ils sont pourtant une dizaine assis autour de la table, mais on ne voit que lui. Il se retourne, comme s’il avait senti son regard, sourit.

Bonjour, vous vous asseyez avec nous ?

Sans très bien savoir pourquoi, elle répond oui. »

Où s’arrête l’amour ? Où commence l’emprise ?

Géraldine Dalban-Moreynas a déjà publié deux romans : On ne meurt pas d’amour (2019, prix du Premier Roman) et Elle voulait juste être heureuse (2021). Elle est aussi entrepreneuse. Plus de 200 000 personnes la suivent au quotidien sur son compte Instagram @geraldinefromlabutte.
20,00 €
Le prieur de Bethléem
Flammarion
Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.
21,00 €
Un rêve immense
Flammarion
Berlin, 1927, Nora rencontre Ludwig. Nourri de théories libertaires, passionné de philosophie, végétarien, cet homme singulier aspire à changer de vie. Nora tombe sous son charme et se convertit vite à son désir de nouveauté. Et s'ils quittaient cette Allemagne exsangue pour se réinventer ailleurs ? Ensemble, ils découvrent l'existence de Charles, une île déserte de l'archipel des Galápagos. L'endroit leur semble parfait, Nora aime les animaux et la nature, Ludwig pourra y écrire ses traités de philosophie loin du bruit du monde. Quelques mois plus tard, en débarquant sur Charles, ils croient toucher du doigt leur rêve immense : une autre vie peut commencer. Mais rien ne se passe jamais comme on l'a rêvé. Et Nora et Ludwig ne vont pas rester seuls longtemps. Inspiré de faits réels qui ont autrefois défrayé la chronique, Un rêve immense raconte l'histoire de deux idéalistes aux aspirations résonnant fortement avec notre époque. Dans ce roman foisonnant où les lieux deviennent terres de magie, la lumière vient d'une femme, en quête de son destin. Prix Coup de coeur Betjeman and Barton 2026.
22,00 €
Simone Émonet
Flammarion
Elle était née en 1918 à la veille d'une mauvaise victoire et elle s'était mariée en 1939, quelques mois avant que son mari ne parte à la guerre pour être retenu prisonnier pendant cinq ans. Elle était jolie, élégante, et intelligente. Elle était appréciée, mais, comme on disait, elle avait eu des malheurs. Un matin splendide du printemps 1982, elle décida d'en finir avec ce corps dont elle n'avait plus d'image. Je suis sa fille, et à moi il reste quantité d'images, et je fais avec.
19,50 €
Et toute la vie devant nous
Flammarion
"C'est au retour, dans la voiture, que nous avons commencé à nous raconter notre propre histoire. Ça te paraissait le bon moment pour tout récapituler, et nous dire ce que nous n'avions jamais réussi à nous dire jusqu'alors. Le bon moment aussi pour nous rappeler ensemble ce que nous avions partagé." Pourquoi Paul et Sarah se décident-ils à retisser le fil de quarante années d'amitié ? Est-ce pour tenter de comprendre l'insaisissable et irrésistible Alex, pierre angulaire de leur trio amical ? De leur enfance en banlieue pavillonnaire, où leur pacte s'est scellé à l'ombre d'un secret et dans le creuset de leurs aspirations communes, jusqu'à leur vie d'adultes et son lot de joies et d'épreuves, c'est peut-être aussi ce qui les a liés et déliés au fil du temps que ces "inséparables" cherchent à ausculter. Dans cet ample roman qui embrasse l'histoire de trois amis, Olivier Adam traverse les époques en faisant résonner l'intime et le collectif, et met au jour ce que l'amitié grave d'indélébile dans nos vies.
22,00 €
Frapper l'épopée
Flammarion
Quand Tass était enfant, les adultes lui ont raconté l'histoire de sa terre à plusieurs reprises et dans différentes versions. Malgré tous ces récits, Tass n'a jamais bien su où commençait l'histoire des siens. Comme elle n'a jamais réussi à expliquer la Nouvelle-Calédonie à Thomas, son compagnon resté en métropole. Aujourd'hui, elle est revenue à Nouméa et a repris son poste de professeure. Dans l'une de ses classes, il y a des jumeaux kanak qu'elle s'agace de trouver intrigants, avec leurs curieux tatouages : sont-ils liés à un insaisissable mouvement indépendantiste ? Lorsqu'ils disparaissent, Tass part à leur recherche, de Nouméa à Bourail - sans se douter qu'en chemin c'est l'histoire de ses ancêtres qui lui sera, prodigieusement, révélée. Le destin de Tass croise celui de l'archipel calédonien et Alice Zeniter, avec une virtuosité romanesque remarquable, met en scène son passionnant visage contemporain, à l'ombre duquel s'invite, façon western, son passé pénitentiaire et colonial.
22,00 €
La vie à mort
Flammarion
"Lorsque les nuages assombrissent le ciel andalou, les taureaux de combat se bagarrent souvent au pré, allant parfois jusqu'à y laisser la vie. On dit alors qu'ils “ruminent le temps”. J'ai rencontré Léa Vicens sous un cumulonimbus. Une lutte sourde s'est engagée mais l'affrontement ne nous dirige pas l'une contre l'autre. C'est une bataille intérieure, sournoise, une guerre froide née de l'un de ces paradoxes de l'âme. Je soutiens difficilement la vision d'une corrida, j'aime Léa. Ce livre est une tentative de comprendre et d'embrasser son monde car il est impossible d'assouvir sa passion pour un gangster sans braquer une banque avec lui." Durant un an, Gaël Tchakaloff a suivi la torero vedette Léa Vicens, accompagnant les aventures quotidiennes de cette femme hors norme. De sa finca perdue au fin fond de l'Espagne, où elle vit entourée d'animaux, aux arènes dans lesquelles elle règne à cheval, la nature et le silence côtoient les vertiges d'un univers clair-obscur, très éloigné des représentations que l'on en a.
21,00 €
Deepfake mon amour
Flammarion
Yzabel, scénariste et passionnée de poker, mère divorcée de 45 ans, tombe sous le charme d'un homme idéal rencontré en ligne. Mais derrière les mots tendres et les regards séduisants échangés par écran interposé se cache une réalité bien plus sombre : cet homme n'existe pas. Fabriqué par un deepfake - cette technologie de l'intelligence artificielle qui manipule les vidéos et les visages -, le personnage dont elle est tombée amoureuse n'est qu'un mirage, une illusion savamment orchestrée. Bravant la dépression qui la guette, elle va se confronter à celui qui l'a dupée, puis décider de partir à la rencontre du véritable homme dont il a usurpé l'identité : Murat, un médecin turc. Entre Los Angeles, Paris, Istanbul et les méandres de ses émotions, elle découvre que l'illusion a ouvert la porte à une vérité plus profonde qu'elle n'aurait osé imaginer. Mais peut-on bâtir une histoire sur des fondations si fragiles ? Peut-on aimer pour de vrai après avoir aimé une ombre ?
21,00 €
Yann dans la nuit
Flammarion
"Il est l'étudiant en philosophie qui pense comme Adamov que le rêve de la nuit nous venge du désespoir des jours. Il est l'aquoiboniste du 26, rue Saint-Benoît, disparu un jour non établi de 2014. Il est le héros d'une autre vie que la sienne. Un être de spleen et de nuage. Évidemment qu'il ne reste aucune preuve tangible de son existence, c'est à peine s'il a habité le monde." De Yann Andréa, on sait qu'il a vécu seize ans avec Marguerite Duras, chez qui il s'était présenté à l'été 1980. Il avait vingt-huit ans et elle soixante-six. Cet amour-là, il l'a lui-même écrit dans un livre. Mais de sa vie d'avant et de sa vie d'après, on connaît peu de choses. Julie Brafman est partie sur les traces de ce personnage énigmatique, jusqu'à trouver, dans une chambre rose, des photos, des journaux, des carnets qu'il a laissés avant de disparaître dans la nuit. Avec une écriture élégante et envoûtante, l'autrice fait revivre cet homme aussi singulier qu'émouvant et, en entrelaçant le récit intime, l'enquête et des archives inédites, elle raconte une histoire d'amour et de littérature.
21,00 €
Le secret de Jeanne
Flammarion
Trois femmes, trois époques et un mystérieux héritage : celui d'un secret jamais révélé. Tout commence quand Alexandra apprend le décès de son père... qu'elle croyait mort depuis dix-sept ans. La jeune femme n'ose pas interroger sa mère, certaine qu'elle gardera le silence. Au même moment, elle doit vider la maison de sa grand-mère tant aimée. C'est dans le sac à main de cette dernière qu'elle découvre un plan mystérieux qui lui révèle, près de la chambre, l'existence d'une porte cachée. Et derrière, sans doute, autant de secrets à percer. En entremêlant, avec une écriture aussi romanesque qu'inspirée, trois destinées féminines à trois époques différentes, Sophie Astrabie construit un roman vertigineux sur ce que l'on transmet malgré soi. Et, ce faisant, elle embrasse tout un pan de l'histoire des femmes.
21,00 €
Je suis la sterne et le renard
Flammarion
"Ma soeur, il est temps d'écouter Aam la brodeuse. Puisse cette histoire dénouer ce qui t'étouffe et t'ouvrir à l'immensité des landes." Ainsi commence la saga du clan de l'Ormr. Barbra, Aana, Álfheidr et les autres forment une lignée de femmes sans père ni mari. À la fois brodeuses d'histoires, guérisseuses, sages-femmes, chamanes, gardiennes des Hautes Terres et des forêts, elles sont en butte à la violence que les hommes exercent sur elles aussi bien que sur la nature. Aam raconte leurs destins, qui débutent quand l'esclave Barbra, quelque temps après avoir assisté à la naissance d'un volcan, est accusée d'avoir réveillé l'Ormr, le dragon de feu, et d'attendre son enfant. Mais qui est cette soeur à laquelle Aam adresse son récit depuis le réduit obscur d'une maison de tourbe ? Et ce qu'elle transmet n'est-il pas de tous les temps et de tous les lieux, tant il est vrai que les hommes ont crû et multiplié, asservissant les femmes et la Terre ? Grande saga islandaise traversée par des paysages somptueux et des landes ancestrales, ce roman, tissé de légendes et d'imaginaire, déploie une fable aux résonances contemporaines.
22,00 €
Les enquêtes de Camille Flammarion L'astronome et les naufragés d'outre-monde
Flammarion
D'où viennent ces étranges lumières que l'astronome Camille Flammarion observe, toute une nuit, au sommet d'une montagne de Norvège ? Pourrait-il s'agir d'engins pilotés par des êtres venus d'un autre monde ? Et si des créatures, dans les profondeurs de l'espace, nous scrutaient depuis des millénaires ? Avec quelles intentions ? Passionné par ces phénomènes inhabituels, Camille fait la connaissance de l'écrivain anglais H.G. Wells, l'auteur de La Guerre des mondes. Que sait-il au sujet de ces visiteurs d'outre-monde ? Des naufragés, issus d'un univers lointain, se cacheraient-ils parmi nous depuis des siècles ? À partir de là commence l'enquête la plus extraordinaire de Camille Flammarion. Avec le concours de H.G. Wells, il trouvera la réponse à ses questions là où il s'y attendait le moins : dans la France profonde du Sud-Ouest, au coeur du Béarn !
21,00 €
L'Arabe qui sourit
Flammarion
"Je veux que cette histoire soit terminée pour rentrer en France. En même temps, une porte s'ouvre pour moi, m'offre la tranquillité incroyable de ma terre natale, celle de vivre hors du temps, sans pression, sans rien attendre. Les gens marchent, mangent, boivent, très lentement, ils sont comme avant : ils n'ont rien à foutre du monde entier." Un ami disparu, un nouvel amour, une dernière aventure. De La Rochelle à la Syrie en passant par Beyrouth, L'Arabe qui sourit est le récit d'un retour d'exil vers un Proche-Orient aimé où la poésie d'Omar Youssef Souleimane se déploie sur fond d'enquête clandestine.
20,00 €
La Femme cachée
Flammarion
"Il est certain que nous côtoyons tous les jours des demi-fous ; on ne peut pas les interner comme des aliénés, on ne peut pas les punir comme des bien portants. Si certaines personnes hésitent encore à admettre l'existence des demi-fous, elles n'ont qu'à lire les journaux quotidiens pour être convaincues..."
14,90 €
Démêlés avec la mort et le temps
Flammarion
"Arrêtez cet homme ! Il se fait passer pour mort et il ne l'est pas." S'il reconnaît être "un homme à visions", le narrateur est néanmoins formel : c'est bien son ami Payelle, qu'il vient tout juste d'enterrer, qui est monté ce matin dans le bus, place de la Bastille.
14,90 €
À propos d'un village oublié
Flammarion
Oh, ce ne fut pas grand-chose, presque rien, à les entendre. Quand la traque commença, en 1940, les habitants de Mirabelle firent ce qu'ils purent pour aider Marguerite Stzurmpf. Pas grand-chose : une place au chaud dans le grenier et une assiette en plus, ni vu ni connu. Presque rien : un berceau pour son enfant, un coup de main pour les faux papiers, bouche cousue. Ce sont, en vérité, de précieux éclats de bonté que partage Véronique Mougin dans ce roman, mettant en scène les anonymes qui permirent à sa grand-mère d'échapper à la déportation. "Mes voisines, et le pasteur bien sûr, le fermier, plus la secrétaire de mairie... Dis donc, chérinette, tu réussiras à caser tous mes Justes, dans ton bouquin ?" On l'aura compris : il arrivera qu'au fil des pages retraçant son sauvetage Marguerite elle-même ajoute son grain de sel, malicieuse et têtue, mais après tout c'est son histoire, et y a-t-il jamais trop de mots pour dire le courage et la gratitude ?
20,00 €
La dictée
Flammarion
Zéro ! Benjamin a complètement raté sa dictée. Ses parents décident de s'y essayer pour lui donner l'exemple et démontrer, bien malgré eux et sous les rires de leur fils, qu'ils font aussi des fautes. Et pourquoi ne pas prolonger le jeu avec leurs amis lors d'un pique-nique au soleil ? Ils seront une dizaine à plancher sur la dictée la plus difficile de la langue française : celle de Prosper Mérimée. La légende prétend qu'il est impossible de ne pas y faire de fautes... Qui s'en sortira ? Antoine Laurain porte un regard plein de tendresse et d'humour sur notre époque et ses différentes générations, autour de l'emblématique devoir de notre enfance : la dictée, qui, replongeant chacun dans ses souvenirs, pourrait bien renouer les liens entre tous les personnages, petits et grands, de cette histoire.
20,00 €
Ne vois-tu rien venir
Flammarion
Lise, dix-neuf ans, assise sur le tabouret métallique d'une gendarmerie, est prête à être entendue. Que s'est-il passé ? Retour en arrière. Lise a sept ans. A-t-elle rêvé ou, depuis plusieurs mois, les disputes entre ses parents s'intensifient ? Son père, Bernard, pourtant si tendre avec elle, se montre autoritaire et colérique avec sa mère. Et, surtout, il aime dangereusement la compagnie des autres femmes : les employées de son usine, la nouvelle voisine, et même la jeune Anglaise qui donne des cours à Lise... Alors que Lise grandit, toutes ces femmes voient leur vie brisée. Est-ce le hasard ? Dans ce conte cruel, Sonia Feertchak retrace avec beaucoup d'acuité le trajet chaotique d'une jeune femme élevée dans une famille où règnent en maîtres le mensonge et l'ambiguïté.
21,00 €
La beauté des ruines
Flammarion
Le couple que forment Antoine et Moïse est à la croisée des chemins. À cinquante ans passés, Moïse s'obstine à vivre comme une adolescente, Antoine est las de ces nuits où il se contente de mimer ses premiers élans. L'ivresse s'est tarie, le monde a changé, il n'est plus à sa place. C'est alors que le hasard remet son vieil ami Zac sur sa route. Cette rencontre éclaire sa quête et le pousse à changer de vie. Bousculée par les décisions de son compagnon, Moïse est forcée de se réinventer. Mais au coeur des ruines d'une jeunesse illusoire l'attend une infinie beauté. Entre Paris et Athènes, La beauté des ruines est le roman de la génération X, celle de ces quinquagénaires exilés de leur époque qui cherchent à renouer les fils de leur existence.
20,00 €
Safari
Flammarion
"Il faut être deux pour jouer à cache-cache." Voilà ce qu'entend le narrateur en recouvrant ses esprits après qu'il a cru perdre son fils de quatre ans dans la serre tropicale de Chicago où ils se promenaient. Cette voix qui lui parle, c'est celle de Gabriel, le jeune homme qui a retrouvé son petit garçon. Mais c'est aussi exactement la voix de son père, disparu sans laisser de trace il y a bientôt vingt ans. Hasard ? Hallucination ? Pour le découvrir, le narrateur cherche à se lier d'amitié avec Gabriel jusqu'à l'obsession et enregistre sa voix à son insu. Pour la première fois depuis deux décennies, sur fond de fêtes de Noël, entre sa mère fantasque et sa femme psy, des souvenirs précis de son père, sujet tabou dans la famille, lui reviennent. Mais l'énigme de sa disparition se remet alors à brûler au centre de sa vie, menaçant de tout embraser. Avec Safari, Sabri Louatah signe un roman "américain", à la fois haletant et existentiel, sur la paternité et la présence envahissante dans nos vies de ceux qui nous ont quittés.
21,00 €
Give It to Me !
Flammarion
Du Blues au Rap en passant par le Rock, la Disco ou le Punk, il existait déjà des histoires des femmes dans la musique. Mais cet essai illustré est d'un autre registre. C'est un regard lesbien et prolétaire sur toutes celles - toutes des icônes - qui ont augmenté notre réalité et nous ont donné les outils pour démolir l'ange du foyer. Elles ont changé le monde en posant des bombes entre nos oreilles et en incendiant nos pupilles. La Rata écrit sur chacune d'entre elles avec de l'amour et les dessine comme les déesses qu'elles sont. Ce livre parle de musique populaire, de chanteuses qui ont mauvaise réputation, de post- colonialisme, de féminisme radical et de sexe, surtout de sexe. C'est une contre-histoire de la musique mainstream occidentale aussi bien qu'un exercice de massive gratitude pour toutes les chanteuses qui nous ont donné envie de pousser à fond le volume de nos vies et de nos désirs. Les filles qui chantent presque à poil et qui bougent en ne parlant que de sexe le font d'abord pour les filles. Que les mecs en profitent, ça a toujours été annexe. Ils n'ont pas compris grand-chose à ce qui se passait mais nous, on sait. On l'a vécu. On sait qu'elles ont dansé pour nous, chanté pour nous et à travers nous, et qu'elles ont défoncé les frontières de la respectabilité pour inventer d'autres façons d'avoir envie de vivre et de baiser. Elles ont incarné le féminisme radical que nous vivons aujourd'hui. C'est bien ce qu'on leur reproche. Et c'est aussi ce qui fait qu'on ne voudrait surtout pas imaginer nos vies sans leurs présences et leurs voix.
29,00 €
Soleil d'Or
Flammarion
Hiver 1944-1945 : sur le quai d'une gare de l'est de la France, Anna, infirmière engagée dans l'armée américaine, et François, combattant de la Libération, attendent un train qui ne vient pas. En apparence, tout les oppose : elle est la fille d'un magnat de l'acier, il est orphelin et commis de ferme. Mais au premier regard, c'est le coup de foudre. L'absolu, l'unique, celui de peu de vies. Ils passent une nuit à s'aimer, sur la paille d'un entrepôt. À l'aube, quand leurs trains arrivent enfin, ils se promettent de se retrouver après la guerre, sur une petite île de la Méditerranée où Anna, enfant, passait ses vacances. C'est le début d'une épopée amoureuse inouïe.
19,90 €