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Résultats de recherche pour '1 2 3 Soleil' (17659)

La vita nuova
Points
Ô vous qui empruntez le chemin de l’amour,

Observez s’il existe un mal au mien pareil.

Je vous prie de souffrir de m’écouter me plaindre.

Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l’intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l’histoire de la littérature, ce n’est pas seulement parce qu’il contient des poèmes d’amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l’allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

Traduit de l’italien et préfacé par René de Ceccatty
11,00 €
Portrait de groupe avec dame
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Belle et mystérieuse, Léni est faite d’ombre et de lumière. Pour tous ceux qui l’approchent, elle est impénétrable : à la fois au centre de toutes les attentions, et hors du monde, elle évolue en marge de la société. Tandis que le portrait de Léni est éclairé par de nombreux témoignages, une grande fresque de la société allemande se dessine en arrière-plan. Mais Léni demeure une fascinante énigme…

Heinrich Böll (1917-1985) est considéré comme le chef de file des écrivains allemands d'après-guerre. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1972.

Traduit de l’allemand par S. et G. de Lalène

« Un livre bourré de personnages à la dérive, abîmés par ce qu’ils ont vu et ce qu’ils ont fait, consciences salies, planètes cabossées tournant autour d’un astre mystérieux. » Geneviève Brisac
10,60 €
Le Monde selon Barney
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Barney Panofsky s’est toujours laissé guider par deux croyances : la vie est absurde et les humains sont incapables de se comprendre. Alors, pourquoi se priver ? De Paris à Montréal, Barney enchaîne les beuveries, les parties de hockey et de jambes en l’air, les amours impossibles… Jusqu’au jour où son ennemi juré, un écrivain à succès, l’accuse publiquement d’être un assassin. Au bord du gouffre, Barney est forcé de se défendre. Il se plonge alors dans l’écriture de ses mémoires, animé par une furieuse envie de vivre.

Fils d’un ferrailleur, Mordecai Richler est né en 1931 à Montréal. À l’âge de dix-neuf ans, il s’exile en Europe, d’abord en France et en Espagne, puis en Angleterre où il publie L’Apprentissage de Duddy Kravitz en 1959. De retour au Canada en 1972, il s’installe dans les Cantons-de-l’Est. Il meurt en 2001, laissant une œuvre incomparable à la renommée internationale.

« La renaissance d’un vieillard épouvantable et merveilleux. » - Le Monde

« Une petite merveille. » - Le Point

« Un Tolstoï de l’autodérision. » - Le Monde des livres

Nouvelle traduction de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
14,60 €
Écrits à la main
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Parallèlement à son travail de romancier, Michael Ondaatje poursuit une œuvre poétique exigeante. Écrits à la main propose une sorte d'autoportrait du Sri Lanka. Les « visions » qui le constituent – l'exhumation d'un Bouddha, une famille traversant un champ sur des échasses, la silhouette d'un homme qui marche sous l'orage vers un rendez-vous amoureux – sont autant de clés pour la compréhension de ses romans, une pierre de Rosette permettant d'en déchiffrer le sens caché.

Né au Sri Lanka, Michael Ondaatje vit au Canada. Le Patient anglais, adapté au cinéma par Anthony Minghella, lui a valu le Booker Prize en 1992, puis le Golden Man Booker Prize en 2018. Il a également reçu le prix Nelly-Sachs en 1995.

‘Tumultueux, vibrant, tragique. » Newsday
8,70 €
Herland
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« Avant La Servante écarlate de Margaret Atwood, il y avait Herland de Charlotte Perkins Gilman.»

The Guardian
8,80 €
Poèmes choisis
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Ma Douce, entrons dans le jardin abandonné,

Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire

Où l’autrefois se plaît à rôder, solitaire

Et farouche, tel un vieux roi découronné.

Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d’impossibles désirs. Celle qu’on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d’une beauté et d’une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l’esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l’art de mourir en beauté » – ce que Renée Vivien a fait tout au long d’une vie trop courte, uniquement dédiée à l’amour et à la littérature.

Pauline Mary Tarn (1877-1919) est la fille d’une Américaine et d’un Britannique fortunés. Cette aisance lui permet de voyager à travers le monde. Elle finit par s’installer à Paris, et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Elle s’éteint à 32 ans, après deux ans d’une lente agonie durant laquelle, ne se nourrissant plus, elle sombre dans l’alcool et la drogue.
10,80 €
Le Monde est rond
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C'est Rose qui, assise ou non sur une chaise bleue, voit le monde et les animaux autour d'elle. C'est Rose qui, avec ou sans son cousin Willie, pense, chante, pleure et va sur la montagne. Voilà pour l'histoire, si l'on veut une histoire.

La version bilingue permet d’incarner les tribulations de Rose et Willie dans un texte à la fois chanson, poème, comptine, et légende, tout en goûtant la langue de Gertrude Stein si magnifiquement musicale.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle a considérablement participé au développement de l’art moderne et de la littérature.

« À sa manière poétique et musicale, Gertrude Stein questionne le monde à hauteur d'enfance, dans ce texte publié pour la première fois en 1939, qui tient de la comptine et invite au jeu, à la rêverie. »

Béatrice Kahn, Télérama

« Au fil des pages, les jeunes comprendront que Gertrude Stein a écrit comme Cézanne peignait. Et qu'il peut exister aussi des "livres cubistes". »

Florence Noiville
8,40 €
La musique des mots
Points
« En écoutant vos chansons, j'ai souvent dansé. Et souvent j'ai voulu retenir des phrases, comme on tente de retenir l'écho. Celles qui nous bouleversent, nous transpercent, celles que l'on note sur un carnet parce qu'elles font mouche. Entrent en résonance. Celles qui semblent nous parler à nous et à nous seuls. Désormais, pour retenir vos mots, on pourra corner les pages. » Delphine de Vigan

Arthur H est chanteur, auteur, compositeur et musicien. Il a obtenu trois victoires de la musique et le prix Chanson de l'Académie Charles-Cros.

« Plongés dans la poésie punk mystique et l'imaginaire empreint de liberté d'Arthur H, on laisse les sons et les images nous traverser et nous transporter. » France Culture
9,90 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
Les Papiers d'Aspern
Points
« Son art du récit tient à la fois du coup de théâtre et de l'enquête à suspense. » Télérama

« Elle pourrait mourir la semaine prochaine, elle pourrait mourir demain : alors je pourrais m’emparer de ses papiers. » Critique sans scrupules, le Narrateur découvre que Juliana Bordereau, ancienne maîtresse du poète Jeffrey Aspern, vit recluse avec sa nièce Tita dans un palais vénitien délabré. Certain qu’elle a conservé des papiers intimes de son amant décédé soixante ans plus tôt, il invente, afin de s’en emparer, un stratagème meurtrier qui se retournera contre lui.

L’adaptation théâtrale de Jean Pavans a été la base du scénario anglais du film de Julien Landais, The Aspern Papers, avec Vanessa Redgrave, Joely Richardson et Jonathan Rhys-Meyers.

Henry James (1843-1916) est reconnu comme le grand maître du suspense psychologique. Son œuvre admirable comprend romans, nouvelles, essais, récits de voyage… Chef-d’œuvre de construction dramatique, Les Papiers d’Aspern forment également son plus célèbre hommage à la magie de Venise.
9,90 €
Poèmes et chansons
Points
C’est de la « mauvaise herbe », un copain de Brel et Ferré ; c’est un portraitiste d’exception aux mélodies décalée ; un poète, qui chante Ronsard et Villon ; un timide aussi, qui fredonne « sous un coin de parapluie ». Plus de deux cents chansons scandent cette ballade du temps jadis, menée par le parolier génial qu’était Brassens, l’éternel « polisson de la chanson ».

Georges Brassens, parolier, chanteur et poète français, est né à Sète en 1921. Avec quinze disques publiés de son vivant, il est l’un des chansonniers français les plus emblématiques. Il est mort en 1981.
12,90 €
Sept graines de lumière dans le cœur des guerriers
Points
Apprendre à apprivoiser ses émotions et à vivre en harmonie avec celles des autres

Il était une fois un roi dont le Pays Bleu était en conflit permanent avec le Pays Rouge voisin.

Après de multiples et vaines tentatives pour résoudre le différend qui oppose les deux pays, il confie à son fils Om la mission de rétablir la paix. Sous la conduite d'un vieux sage, celui-ci entreprend un voyage initiatique qui le mène dans sept mondes successifs, à la conquête de sept graines de lumière. Fort de ses nouveaux talents, Om se rend au Pays Rouge et met en pratique l'enseignement reçu.

À travers cette fable astucieusement menée, l'auteur donne des outils simples et concrets pour apprendre à résoudre les situations de conflit par la non-violence.

Aviateur, Pierre Pellissier est devenu formateur, coach et psychanalyste. Formé à l'approche systémique paradoxale et à la communication non violente, diplômé de l'ESCP, il enseigne dans les grandes écoles et en entreprise.
9,30 €
Eugène Oniéguine
Points
Amour déçu, trahison, jalousie, regrets. Pourquoi diable ce jeune Oniéguine, bienheureux héritier oisif, s’acharne-t-il à agir avec tant d’emphase ? Est-il guidé par la force de ses sentiments ou par le poids de son ennui ? Cet anti-héros, éternellement suspendu entre le sublime et le ridicule, embrasse un destin à la fois tragique et banal… qui est aussi le nôtre.

Alexandre Pouchkine (1799-1837) est un poète, auteur, dramaturge et romancier russe. Il est notamment l’auteur de La Dame de pique, du Convive de pierre et de La Demoiselle Paysanne.

« La littérature russe est née avec Pouchkine. »

Henry Troyat

Traduit du russe par Nata Minor

Annexes et notes de Léonid et Nata Minor
7,90 €
La Ligne de fuite
Points
« Si tu penses que quelqu'un te fait du tort, ce n'est pas à toi de juger. Tue-le d'abord, et laisse à Dieu le soin de juger. » Saigon. La guerre du Vietnam touche à sa fin. Un journaliste, Converse, confie de l’héroïne à Hicks, un Marine. Celui-ci doit livrer la drogue à Marge, la femme de Converse, en Californie. De retour aux États-Unis, Converse découvre que Marge et Hicks ont disparu. Il est enlevé par des agents fédéraux aux méthodes peu orthodoxes. Leur folle course-poursuite se terminera tragiquement dans le désert du Nouveau-Mexique.

Inspiré par le regard visionnaire de Joseph Conrad et la prose survoltée de Jack Kerouac, Robert Stone (1937-2015) offre une des œuvres les plus puissantes de la littérature américaine. Il s’est inspiré de sa propre expérience pour écrire La Ligne de fuite, qui a obtenu le National Book Award en 1975.

Traduit de l'anglais (États-Unis) et préfacé par Philippe Garnier
11,95 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
On n'empêche pas un petit coeur d'aimer
Points
Claire Castillon n'a pas son pareil pour décrire avec finesse, d'une plume au vitriol, les relations entre les hommes et les femmes. Amours déçues, violence, abandon, rancœurs, jalousies, perversion, amours incestueuses, mal-être, médiocrité… autant de thèmes abordés dans ce recueil de nouvelles terrible et magnifique. Claire Castillon est l’auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels : Insecte, Les Cris, Les Merveilles, Eux (prix Marie-Claire 2014), Les Messieurs et Rebelles, un peu. « D'une main tendre, voire caressante, Claire Castillon étreint ; de l'autre, impitoyable, elle frappe, violemment. Une dynamique dont elle maîtrise les ressorts et qui confirme le talent de ce visage d'ange à la prose diabolique. » Le Figaro
6,55 €
Ni le feu ni la foudre
Points
Du petit matin jusqu'au soir du 13 novembre 2015, cinq personnages chassent le bonheur dans les rues de Paris, poussés par des vents contraires : l'espoir et les regrets, la colère et le calme, la joie et le deuil. Les pas de ces Parisiens les rapprochent du concert ou les en éloignent ; leurs destins s'entrelacent ou s'écartent. Ni le feu ni la foudre capte la lumière de ces étoiles sur le point de s'éteindre. Julien Suaudeau vit à Philadelphie (États-Unis) depuis 2006. Il y enseigne le français à l'université. Ses romans Dawa (2014) et Le Français sont disponibles en Points. « Pour que la vie l’emporte. » Le Parisien magazine « C’est dans la fragilité des êtres que la vie acquiert toute sa splendeur. » Le Courrier
7,20 €
Le Clan des chiqueurs de paille
Points
La nouvelle se répand à la vitesse de l’éclair : les sauterelles arrivent dans les marais du canton nord-est de Gaomi. Ganba se précipite au sein de son clan pour assister à l’invasion meurtrière des animaux sacrés. Après leur passage, le clan des chiqueurs de paille est anéanti. Seul Ganba semble avoir survécu et raconte, à travers ses rêves, les épisodes légendaires de l’histoire du clan disparu. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l’alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. « Le roman fait l’effet d’un manège enchanté. » Livres Hebdo Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro
8,50 €
Le Nuage d'obsidienne
Points
« Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence. C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. » C’est à Duncairn que Harry a été trahi par l’amour de sa vie. Depuis, cette petite ville des Uplands écossais le hante. Devenu ingénieur des mines, il découvre lors d’un voyage au Mexique un mystérieux ouvrage dans une librairie miteuse : Le Nuage d’obsidienne. En page de titre, le nom de Duncairn le ramène des années en arrière. Peut-être vers la résolution du plus grand mystère de son existence… Né en Écosse en 1938, Eric McCormack a émigré au Canada en 1966. Il enseigne à l’université Saint Jerome en Ontario. Il est notamment l’auteur de L’Épouse hollandaise, disponible en Points. « Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman d’Eric McCormack à ce jour. » The National Post « Eric McCormack livre un nouveau roman riche en suspense et en rebondissements. » Le Figaro Préface inédite de Fabrice Colin Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
10,60 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
Les Pêchers
Points
Tamara est avec Claude et rêve de Quick, son amour perdu. Aimée, l’ex-femme de Claude, entre dans la vie de Quick par hasard. Un chassé-croisé dangereux qui pourrait bien révéler la violence en chacun… Au milieu de ces adultes prisonniers de leurs désirs mais terrifiés par la liberté, Esther, la fille de Claude et d’Aimée, espionne, juge, brise les équilibres, joue les héroïnes. Cherche sa place. Claire Castillon est l’auteur de dix romans et de cinq recueils de nouvelles dont Eux, Insecte et Les Messieurs, disponibles en Points. « Claire Castillon est une esthète de la littérature, elle a en elle cette musique qui sonne juste. Elle poursuit son parcours littéraire intimiste, gracieuse et acide. » France Info
6,00 €
#Scoop
Points
Qui sont les meilleurs enquêteurs après les flics ? Les journalistes people ! Baptiste Jourdain maîtrise la planque, la poursuite, la fouille dans les tréfonds du net. Plus le potin est croustillant, plus il doit être documenté. Quand Baptiste découvre son supérieur, chef des infos de Scoop, égorgé dans les toilettes, il est prêt à tout pour élucider le meurtre. D’autant plus que la commissaire est canon ! Yann Le Poulichet est journaliste pour Voici depuis plus de quinze ans. Objet de nombreux fantasmes, l’univers de la presse people qu’il connaît bien, à la fois réjouissant et crapoteux, sert de décor à #Scoop. « Yann Le Poulichet démonte avec une certaine délectation la façade de la presse people… Avec juste un petit soupçon de voyeurisme. » Les Échos
7,50 €
Les Petits Vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure
Points
Après leur tentative de colocation, nos nonagénaires sont de retour au Bois du Couchant. Sauf que la maison de retraite a bien changé : murs et pantalons intelligents, microcerveaux dans le plancher et Mangeomatique à la cantine… Pour couronner le tout, la résidence est envahie par les rats et les bénévoles chrétiens. Les petits vieux sont perdus mais Siiri et Irma ne vont pas se laisser faire !

Née en 1963 en Finlande, Minna Lindgren est une journaliste connue pour ses éditos farfelus. « Les petits vieux d’Helsinki » constituent une trilogie dont les deux premiers volets sont disponibles en Points.

« Longue vie aux petits vieux d’Helsinki ! »

Avantages

Traduit du finnois par Martin Carayol
7,40 €
Eclipses japonaises
Points
L’histoire méconnue, énigmatique et sidérante de dizaines de japonais kidnappés par des espions de Corée du Nord.

Sans laisser la moindre trace, elles ont été arrachées au Japon et à leur famille. Naoko a disparu à la sortie de son cours de badminton, Setsuko s’est volatilisée au bord d’une route. Elles sont devenues des fantômes. Pourtant, en Corée du Nord, une nouvelle vie a commencé pour elles. Une vie animée par une mission qu’elles n’ont pas choisie et le secret espoir de rentrer un jour au pays…

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, essais et nouvelles dont Nagasaki qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française. Il faut tenter de vivre et Le Mystère des trois frontières sont notamment disponibles en Points

*

« Un choix littéraire aussi audacieux qu'intelligent. » Télérama

« Beau et brillant. » Le Figaro littéraire
7,90 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Cannibales
Points
Noémie a quitté Geoffrey. Elle s’en plaint à son ancienne belle-mère, Jeanne, et trouve chez elle un soutien. Dans des lettres passionnées, l’amante bafouée et la génitrice furieuse rêvent de vengeance, prévoyant de sacrifier l’odieux représentant de la race pénienne. Ensemble, elles rêvent de le tuer, de le faire rôtir, de se repaître de ses chairs persillées…

Régis Jauffret est l’auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Asiles de fous (prix Femina 2005), Microfictions. Sévère, Claustria, La Ballade de Rikers Island et Bravo sont disponibles en Points.

« Vous dévorerez ce Cannibales comme des morts de faim. »

Marie-Claire
6,50 €
Boxe
Points
La boxe ? Une guerre, oui, avec ses drames et ses gueules cassées ; la vie et la mort au bout des gants mais avec des règles et une éthique. Torero dans l’arène, boxeur sur le ring, leur carburant c’est la rage. L’écrivain Jacques Henric rencontre Jean-Marc Mormeck à la veille de son dernier combat. L’histoire et la philosophie de la boxe s’emparent de lui. Après tout, l’écriture est une arme comme le poing.

Né à Paris en 1938, Jacques Henric est romancier, essayiste et critique. Dans les années soixante, il collabore aux Lettres françaises dirigées par Louis Aragon. Il est le codirecteur du magazine Art Press.

« Le coup de génie de Jacques Henric tient dans l’évocation d’un souvenir d’enfance. Un coup de poing reçu à douze ans. »

Cultureboxe
7,90 €
Mariées rebelles (édition bilingues)
Points
Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C’est ce charme singulier et hypnotique que l’on retrouve ici avec bonheur.

Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille – comme on ferait plier une matière rétive – le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

Laura Kasischke, née en 1961, est une poétesse et romancière américaine. Elle est l’auteur, notamment, des Revenants et d’Esprit d’hiver, Grand Prix des lectrices de Elle. Son œuvre poétique et romanesque a reçu de nombreux prix et distinctions. Laura Kasischke est professeur d’écriture à l’université du Michigan.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

Préface de Marie Desplechin
8,70 €
Dans la gueule du loup
Points
Dans le tumulte du débarquement de 1942, trois hommes que tout oppose luttent pour la victoire alliée. Will, le Britannique, Ray, le New-Yorkais, et Cirò, le Sicilien, vivent dans leur chair la brutalité d’un conflit qui, dans ses éclats de colère, agit en révélateur d’âme. Dans un monde où il n’y a plus de règles, chacun devra faire face à l’éveil de démons profondément enfouis.

Né en 1974, Adam Foulds est un poète et romancier anglais. Membre de la Royal Society of Literature, il est considéré comme l’un des meilleurs jeunes écrivains britanniques de sa génération.

« Adam Foulds projette une lumière ensorcelante et crue sur un monde à reconstruire. »

Transfuge
8,95 €
La Divine Comédie
Points
Voyage parmi les morts, tableau politique de l’Italie, de l’Antiquité au xive siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d’aventures, qui, par ses visions d’horreur et d’extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu’à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d’un style éternellement moderne, où s’entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

Dante Alighieri (1265-1321) est né dans une Florence en guerre, lors d’une des périodes les plus agitées de l’Europe, que se disputaient l’Église, l’Empire romain germanique, la France. Son œuvre poétique, linguistique, théologique et politique a déterminé à jamais la littérature italienne.

René de Ceccatty, à côté de son travail personnel de romancier et d’essayiste, a traduit de nombreux ouvrages classiques et contemporains du japonais, en compagnie de Ryôji Nakamura, et de l’italien (Pasolini, Moravia, Leopardi, Michel-Ange, Pétrarque, Saba, Penna).
14,60 €
Derniers feux sur Sunset
Points
En 1937, tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Sa chère Zelda est internée. Ruiné, alcoolique, l’écrivain joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart... Un soir, il croise la ravissante Sheilah Graham. Comment continuer à vivre quand le monde s’effrite autour de soi ?

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Dans son œuvre, il s’attache à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes. Les joueurs, Emily et Speed Queen sont disponibles en Points.

« Stewart O’Nan restitue avec une émotion sans pareille les dernières années d’un auteur de légende. Fitzgerald lui-même applaudirait cet exploit. »

Dennis Lehane
8,00 €
Le Voyage infini vers la mer Blanche
Points
« Chaque fois qu’il était tenté de succomber au désespoir, il s’était dit : Ô monde, tu ne m’as pas encore mis à genoux ! » Étudiant à Cambridge, secrètement écrivain et marin dans l’âme, Sigbjørn ne pense qu’à reprendre la mer. Son frère s’est suicidé et son père, armateur norvégien, a vu deux de ses bateaux faire naufrage. Pour ne pas que sa vie se fracasse elle aussi sur les récifs, Sigbjørn envisage une nouvelle traversée sur les flots de la mer Blanche, vers Oslo où vit son modèle, le romancier Erikson. Qui sait, ce voyage sans retour le réconciliera peut-être avec son destin.

Romancier anglais (1909-1957), Malcolm Lowry est l’auteur du chef-d’œuvre Sous le volcan, en partie autobiographique, et de romans et poèmes.

« Tout est brûlant dans cet inédit enthousiasmant. »

Le Point

« Une œuvre puissante où l’écrivain britannique bataillait déjà avec ses démons : la culpabilité, l’appel du voyage et l’écriture. »

Les Inrocks

Traduit de l’anglais par Martine De ClercqTraduit de l’anglais par Martine De Clercq
10,30 €
Les Pêcheurs
Points
Ikenna, Boja, Obembe et Benjamin ont désobéi aux ordres paternels. Les quatre frères sont allés pêcher dans les eaux du fleuve interdit, l'Omi-Ala. Ils savourent cette pêche clandestine, jusqu'au jour où le fou Abulu les maudit : Ikenna, l'aîné, mourra de la main d'un de ses frères. Peu à peu, le poison de la terrible prophétie infiltre les esprits… Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique. « Premier roman virtuose, à la richesse de langue, de composition et de significations stupéfiante. » Le Monde des Livres Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin Finaliste du Man Booker Prize 2015
9,30 €
Les Vents barbares
Points
Un soir de 1968, un haut dirigeant du KGB confie à son fils le secret de ses origines. En 1920, la Sibérie est à feu et à sang, l'Armée rouge est en marche. Alors qu'il n'est qu'un enfant, il assiste au meurtre de ses parents, accusés de bolchevisme. Il est sauvé par le Baron sanglant, ennemi juré de la révolution russe. Le célèbre général signera la gloire et la perte de l'orphelin trop vite fait homme… Philippe Chlous est journaliste et scénariste. Les Vents barbares est son premier roman.
7,40 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
Je vous emmène
Points
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand. Née en 1938, Joyce Carol Oates est une nouvelliste et romancière prolifique, récompensée par de nombreux prix littéraires. Les Chutes, Mudwoman et Maudits sont notamment disponibles en Points. « Je vous emmène véhicule, avec humour, une ardente envie de la vie. » Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
8,95 €
Icare ou l'Insoumission
Grasset
«  Dans ce roman vif, corrosif, plein d’humour et de péripéties, Icare n’est pas ce héros de carton-pâte, doté d’ailes enduites de cire, qui se noie dans la mer pour avoir volé trop près du  soleil. Fils de Dédale, architecte qui ressemble à Frank Gehry, échappé comme lui du labyrinthe, il sait ce qui l’attend. Agé de dix-sept ans, Il ne vit qu’une journée et profite de chaque instant. Tant qu’il vole, il ne tombe pas. Libre comme l’air, il désobéit à sa légende, défie la loi des hommes (et de la pesanteur) et la règle du père. La menace de la chute baigne  cette  épopée  poétique et  prophétique, à la fin inédite et joyeuse.

*Icare ou l’insoumission*  est une fable, un récit moderne qui convoque les mythes anciens pour mieux célébrer la liberté du présent.  »
19,00 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
Les trois Hortense
Grasset
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.

La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?

Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.

La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.

Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
L'Âme d'une épée - Discours de réception à l'Académie française
Grasset
Ce volume reprend le discours de réception à l’Académie française de Raphaël Gaillard, prononcé le 22 mai 2025, suivi de la réponse de Monsieur Pascal Ory.

Comme le veut la tradition, ces deux textes sont précédés du discours de remise de l’épée, prononcé par Florence Delay et des interventions lors de la cérémonie de remise de l’épée.
16,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
Les courants d'arrachement
Grasset
Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. »  Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.

Pourquoi ce pèlerinage  ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français.

Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante  pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle…

Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin.
23,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
In violentia veritas
Grasset
Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père Henri Girard – plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman *Le Salaire de la peur*. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d’amour, elle se confronte à ce passé abyssal.

Le matin du 24 octobre 1941, au château d’Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des

cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté. L’énigme du triple assassinat d’Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.

Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa  vérité. D’une puissance exceptionnelle, *In violentia veritas* marque la naissance d’une écrivaine.
22,00 €
Quand viendra l'aube
Grasset
«  Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un.  »

Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédié aux livres, ayant pourtant choisi de ne jamais écrire, à ses propres réflexions sur la création, l’écriture et le pouvoir des mots pour prolonger la vie.

Des rives du fleuve Saint-Laurent où elle dit adieu à son père, jusqu’au bord d’une plage balayée par l’écume dans le Maine, elle nous emmène avec elle dans ses marches et confie, par fragments, avec l’extrême précision d’une dentellière et la parole d’une poète, ses pensées qui lient entre elles images (coquillages, couleurs indéfinissables du cie ou de la mer), questions (écrit-on pour guérir nos blessures ou pour les partager  ? le bonheur existe-t-il  ? ), voix d’autres auteurs (de Leonard Cohen, Emily Dickinson, Fernando Pessoa), confessions, et le portrait d’un père qui, dans la poésie, aimait surtout « ce qui nous met en garde que la vie est brève et la mort longue  ».

Un texte étincelant de grâce et de finesse qu’on ouvre comme une boite aux trésors et dans lequel on puise savoir, beauté et espoir.
16,00 €
Dans le ventre des filles
Grasset
« Vous voyez ce que je vois ? » Lors de sa première échographie, la narratrice découvre qu’elle attend des jumeaux. Mais un fœtus est plus petit que l’autre et semble présenter plusieurs anomalies. Une question se pose immédiatement, qui l’accompagnera tout au long de sa grossesse : pourra-t-elle garder ses deux bébés  ?

L’équipe médicale se lance alors dans une véritable enquête au sein de l’unité de diagnostic prénatal d’un hôpital parisien. A mesure que la tension monte et que les examens se multiplient, la narratrice doit accepter de ne plus rien comprendre. Mais par sa vitalité, son regard aiguisé et plein d’humour, elle parvient à saisir le grotesque au cœur d'une insoutenable attente faite de dilemmes, d’angoisses et de culpabilité.

Page après page, c’est aussi tout un univers qui se déploie : l’hôpital et son personnel, tantôt à l’écoute et bienveillant, tantôt brutal ou indifférent, face auquel notre héroïne se révèle à elle-même – forte et courageuse.

Servi par une écriture délicate et lumineuse, ce texte d’inspiration autobiographique où l’on retrouve l’influence d’autrices telles que Déborah Levy, Sinead Gleeson, ou encore Annie Ernaux, se lit d’une traite. Ode féminine et féministe, intelligent, drôle et d’une émouvante sincérité, *Dans le ventre des filles* s’offre à lire comme la réconciliation entre un destin d’écrivaine et de mère.
22,00 €
Impardonnable
Grasset
Deux récits, deux voix, deux ennemis a priori.

Lui s’appelle Paul Dufourcq. Jusqu’à peu, il avait une situation, une famille, un grand appartement dans le XVIème arrondissement de Paris, une vie. Mais un soir, il rentre en voiture après avoir bu, renverse un jeune homme à scooter et prend la fuite. L’accident tue l’adolescent et envoie Paul derrière les barreaux d’une prison. Elle s’appelle Anna. Elle a perdu sa fille, Lucie, dans des circonstances similaires, mais son coupable à elle s’en est sorti avec un bracelet électronique. Depuis, Anna va de rage en peine. La justice les a broyés tous deux, murant l’une dans la colère et l’autre dans la culpabilité. Pour les aider, on leur propose de participer à une autre forme de justice, dite restaurative. Anna devra rencontrer Paul, l’écouter, lui parler. De son côté, Paul pourra enfin s’excuser. Mais peut-on accorder son pardon à celui qu’on ne hait que par procuration  ? Et peut-il affranchir de la culpabilité  ?

On suit d’abord à tour de rôle les récits séparés d’Anna et Paul, revivant avec eux leur histoire, du procès aux murs de béton ou de rage entre lesquels ils vivent depuis deux ans. Jusqu’à leur rencontre, point d’acmé de ce roman tendu comme une corde sur laquelle Mathieu Menegaux, funambule attentif, évolue pour nous faire éprouver les sentiments qui rongent ses personnages, honte, rage, peur et désir de vengeance, et éclairer aussi bien les impasses d’une justice qui punit, que les espoirs d’une autre appelant au pardon. Un roman poignant que la tendresse habite.
20,00 €
Cézembre
Grasset
Après son divorce et la mort de son père, Yann de Kérambrun décide de quitter son poste de professeur d’histoire à Paris pour retourner à Saint-Malo, où il a passé les étés de son enfance. Épuisé, il n’a plus qu’un désir  : retrouver la mer et la contempler depuis la maison dont il a hérité, le long de la plage, face à l’île de Cézembre.

Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l’ancien bureau d’Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XXe siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L’entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l’image brillante de grand capitaine d’industrie s’esquisse rapidement un autre visage  : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi  ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d’Octave  ?

En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l’histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu’il fuyait.

Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu’inquiétante, l’époustouflante saga d’une famille malouine  dont la mer a fait la fortune et le malheur.
24,00 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
Un irrésistible penchant
Grasset
Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ?

En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor  ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.

Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
17,00 €
L'agenda idéal
Grasset
Il est rare d’avoir accès au Journal intime qui documente les circonstances de notre arrivée en ce monde. Qui en consigne les désirs et les doutes. Les regrets et les rancœurs. Est-ce un cadeau ? À la disparition de sa mère Judith, avec laquelle elle avait noué depuis toujours une relation difficile, Læticia doit inventorier et débarrasser l’appartement familial. Elle y découvre, laissé en évidence, l’agenda de 1961 de sa mère, comme s’il avait été placé là pour qu’elle prenne connaissance de l’année mystérieuse de sa conception. Descendante d’une famille juive russe qui a fui les pogroms pour s’exiler aux États-Unis, Judith est l’héritière d’une histoire complexe, parfois douloureuse, où le désir et la mélancolie de l’exil, les plaisirs de la vie et du langage, les ambitions intellectuelles, les rêves et les non-dits ont façonné une mythologie dont ce minuscule objet devient le lieu de mémoire. La jeune Américaine brillante et ambitieuse, venue en France pour s’accomplir mais piégée par le destin, y a confié beaucoup d’elle, comme pour laisser, des décennies plus tard, un ultime message de réconciliation à cette fille non désirée qui a bouleversé le cours de son existence. Récit d’investigation intime et regard subtil sur les années 60, *L’Agenda idéal* est un texte puissant et fragile, émouvant et juste.
19,00 €