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Comme dans un roman d'été
Pocket
Un défi. Deux écrivains. Des vacances inoubliables.

Augustus Everett est un écrivain " sérieux ", considéré comme le nouveau génie des lettres américaines. January Andrews, elle, ne compte plus les best-sellers publiés, mais dans un tout autre registre : la comédie romantique. Aux antipodes l'un de l'autre, ils vont néanmoins se croiser et se lancer un défi. Elle passera l'été à écrire un grand roman littéraire, lui s'essayera à une comédie sentimentale. Afin de trouver l'inspiration, January organise pour Augustus des excursions romantiques, et lui l'emmène à la rencontre de personnes à l'existence brisée. Chacun devra achever son roman avant la rentrée et, bien évidemment, aucun des deux n'imagine tomber amoureux. Bien évidemment...
9,30 €
Ponce Pilate
Gallimard
Imaginons que Ponce Pilate ait décidé de faire libérer Jésus. Ainsi le Sauveur est sauvé par le courage inattendu d’un fonctionnaire romain, connu pourtant pour sa prudence, sinon pour sa faiblesse. De sorte que Jésus vit jusqu’à un âge avancé, qu’il n’y a pas de christianisme et que presque aucun des événements des deux derniers millénaires ne se produit. Pilate n’a d’estime que pour la sagesse. Il se méfie des religions. Mais est-il sage de compter sur la sagesse pour transformer le monde ?

Nouvelle édition en 2015

Pilate n’a d’estime que pour la sagesse. Il se méfie des religions. Mais est-il sage de compter sur la sagesse pour transformer le monde ?
7,50 €
Funny Story
Hauteville
La vengeance est un plat qui se mange... à deux ?

Daphne adorait la façon dont son fiancé, Peter, racontait leur histoire : leur coup de foudre, leur retour dans sa ville natale au bord du lac. Jusqu'à ce qu'il ajoute un chapitre final inattendu : il était, en fait, amoureux de sa meilleure amie d'enfance, Petra.

C'est ainsi que Daphne se retrouve en coloc avec Miles, l'ex de Petra, qui vient lui aussi de se faire larguer. Ils n'ont rien en commun, sauf un coeur brisé, une bonne dose de rancoeur et une idée folle : s'afficher en « couple » pour semer le trouble.

Tout est faux, bien sûr. Aucune chance que Daphne oublie l'amour de sa vie avec ce mec qui porte des Crocs et écoute des ballades déprimantes toute la journée. Ce serait ridicule... non ?

Emily Henry revient avec un nouveau best-seller, toujours aussi authentique, lumineux, et drôle. Les lecteurs vont craquer pour ces deux personnages que tout oppose, mais qu'un bien triste point commun va rapprocher !

Désigné comme l'un des livres les plus attendus de 2024 par *TIME*, *The New York Times*, *Goodreads*, *Entertainment Weekly*, *Today*, *SheReads*, *BookPage*, *Woman's World* et bien d'autres !

« Chacun de ses romans est toujours meilleur que le précédent. » Ali Hazelwood

« Emily Henry a conquis un lectorat fidèle en proposant régulièrement des histoires d'amour modernes et enchanteresses. Après une série de best-sellers - de *Beach Read* à *Happy Place* - où elle a brillamment réinventé les codes du genre, dans *Funny Story* elle s'approprie parfaitement le fameux adage qui dit que les contraires s'attirent. »*TIME*

« La célèbre Emily Henry s'attaque au "*fake dating"* dans cette histoire aussi poignante que charmante sur l'amour qui renaît après une rupture difficile... Henry équilibre parfaitement le chagrin et les disputes avec la tendresse et l'humour. Les lecteurs apprécieront l'évolution des relations entre les personnages, ainsi que celle de Daphne. » *Publishers Weekly*

« La prolifique Emily Henry signe un nouveau succès, à la fois nostalgique, sexy et drôle... Comme toujours, sa plus grande force réside dans ses dialogues percutants, souvent hilarants, qui rendent l'histoire joyeusement captivante. Fans d'Emily Henry, réjouissez-vous : c'est son meilleur livre à ce jour. » *Kirkus Reviews*

« Avec sa dernière comédie romantique impeccablement écrite, la supernova littéraire Emily Henry continue de nous combler avec esprit, fantaisie et sagesse en quantités égales. Les fans de "*grumpy and sunshine"* se délecteront des échanges pétillants entre les personnages et des moments romantiques à couper le souffle, sans oublier la délicieuse association d'une bibliothécaire psychorigide et d'un employé de vignoble qui pourrait donner des leçons de détente à Matthew McConaughey. »*Booklist*

« Ce mélange entre les tropes "*grumpy and sunshine"* et "*fake dating"* offre des personnages qui captiveront les fidèles de l'oeuvre d'Emily Henry et séduira de nouveaux lecteurs. » *Library Journal*
8,95 €
Chroniques
Gallimard
"Les romanciers sont des sots, qui comptent par jours et par années. Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant. Pour parcourir les jours, les natures un peu nerveuses surtout disposent, comme les voitures automobiles, de “vitesses différentes”." Sont réunis dans ce volume, sous le titre de Chroniques, un ensemble d'articles de Marcel Proust pour la plupart publiés dans Le Figaro au cours d'une période de trente années qui s'étend de 1892 à 1921. En dehors de ces contributions publiées dans le quotidien, le volume rassemble des articles du Banquet, de Littérature et critique, de La Revue Blanche et de La Nouvelle Revue Française. Ces diverses études ont été classées sous quatre rubriques : Les salons. La vie de Paris - Paysages et réflexions - Notes et souvenirs - Critique littéraire.
10,00 €
Funny Story
Hauteville
La vengeance est un plat qui se mange... à deux ?

Daphne adorait la façon dont son fiancé, Peter, racontait leur histoire : leur coup de foudre, leur retour dans sa ville natale au bord du lac. Jusqu'à ce qu'il ajoute un chapitre final inattendu : il était, en fait, amoureux de sa meilleure amie d'enfance, Petra.

C'est ainsi que Daphne se retrouve en coloc avec Miles, l'ex de Petra, qui vient lui aussi de se faire larguer. Ils n'ont rien en commun, sauf un coeur brisé, une bonne dose de rancoeur et une idée folle : s'afficher en « couple » pour semer le trouble.

Tout est faux, bien sûr. Aucune chance que Daphne oublie l'amour de sa vie avec ce mec qui porte des Crocs et écoute des ballades déprimantes toute la journée. Ce serait ridicule... non ?

Emily Henry revient avec un nouveau best-seller, toujours aussi authentique, lumineux, et drôle. Les lecteurs vont craquer pour ces deux personnages que tout oppose, mais qu'un bien triste point commun va rapprocher !

Désigné comme l'un des livres les plus attendus de 2024 par TIME, The New York Times, Goodreads, Entertainment Weekly, Today, SheReads, BookPage, Woman's World et bien d'autres !

« Chacun de ses romans est toujours meilleur que le précédent. » Ali Hazelwood

« Emily Henry a conquis un lectorat fidèle en proposant régulièrement des histoires d'amour modernes et enchanteresses. Après une série de best-sellers - de Beach Read à Happy Place - où elle a brillamment réinventé les codes du genre, dans Funny Story elle s'approprie parfaitement le fameux adage qui dit que les contraires s'attirent. » TIME

« La célèbre Emily Henry s'attaque au "fake dating" dans cette histoire aussi poignante que charmante sur l'amour qui renaît après une rupture difficile... Henry équilibre parfaitement le chagrin et les disputes avec la tendresse et l'humour. Les lecteurs apprécieront l'évolution des relations entre les personnages, ainsi que celle de Daphne. » Publishers Weekly

« La prolifique Emily Henry signe un nouveau succès, à la fois nostalgique, sexy et drôle... Comme toujours, sa plus grande force réside dans ses dialogues percutants, souvent hilarants, qui rendent l'histoire joyeusement captivante. Fans d'Emily Henry, réjouissez-vous : c'est son meilleur livre à ce jour. » Kirkus Reviews

« Avec sa dernière comédie romantique impeccablement écrite, la supernova littéraire Emily Henry continue de nous combler avec esprit, fantaisie et sagesse en quantités égales. Les fans de "grumpy and sunshine" se délecteront des échanges pétillants entre les personnages et des moments romantiques à couper le souffle, sans oublier la délicieuse association d'une bibliothécaire psychorigide et d'un employé de vignoble qui pourrait donner des leçons de détente à Matthew McConaughey. » Booklist

« Ce mélange entre les tropes "grumpy and sunshine" et "fake dating" offre des personnages qui captiveront les fidèles de l'oeuvre d'Emily Henry et séduira de nouveaux lecteurs. » Library Journal
18,95 €
Utopie sauvage
Gallimard
Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. De l’Eldorado à la Guerre de Guyane, des tribus amazoniennes et des missionnaires aux révélations d’un document volé sur l’Utopie Multinationale de Próspero, l’Empereur Immaculé, c’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte. Érudite, moqueuse et libertaire, une voix y bavarde sans cesse sur la civilisation et le monde des Indiens, avec leurs «mains si habiles à tout faire». Mains capables de porter à une perfection indicible les choses les plus simples, par pure joie de créer, car ils ne savent pas qu’ils travaillent. «Leur fort néanmoins ne réside pas dans la sagesse du faire, mais plutôt dans l'art de cohabiter. En cela, ils sont uniques. Ils organisent leur vie en communauté comme si l'important dans la vie était de vivre tous ensemble, de cohabiter librement, sans la peur de maîtres, de rois, ni de dieux.» Avec cet ouvrage, paru en 1981, Darcy Ribeiro nous donne à lire ses obsessions, ses choix, sa révolte : «C'est le livre de mes lectures», comme il le dit lui-même. Thomas More, Shakespeare, Rousseau, Swift, Tocqueville, Fourier, Hegel, Marx, Orwell et bien d'autres auteurs sont convoqués à son alchimie littéraire.

Dans cette fable, on découvre comment Gasparino Carvalhal, lieutenant de la Glorieuse Armée Nationale, devient Pitum chez les Amazones, puis le drolatique Zoreilles chez les Galibis, paisibles Indiens à l’innocence colorée et savoureusement décrite. C’est un Brésil à la fois mythique et réel que l’on retrouve dans ce texte.
8,90 €
São Bernardo
Gallimard
Rien ne laissait prévoir que Paulo Honório, un jour, tenterait d'écrire son histoire. Orphelin pauvre, ne connaissant même pas la date de sa naissance, il est devenu un propriétaire terrien sans scrupules, brutal et agressif. Il maltraite ses paysans, escroque ses voisins, intrigue lors des échéances électorales. Homme d'action, il ne prend la plume que poussé par l'échec de sa vie : le suicide de Madalena, la jeune institutrice que, dans sa quarante-cinquième année, il a épousé par amour. Mais jamais la jeune femme n'a accepté la conduite de Paulo, ni sa jalousie - au point de préférer mourir plutôt que d'obéir à sa loi. De cette perte, Paulo Honório ne se console qu'en tentant de revivre, par l'écriture, l'itinéraire qui fut le sien. Assis à sa table, fumant la pipe et buvant du café devant «le feuillage noir des orangers la nuit», il trouve une sorte de sérénité. Devant nous ressurgissent les épisodes les plus divers de son existence, les premières rencontres avec Madalena, la mort, sa solitude actuelle, avec ce fils que Madalena lui a donné et qu'il n'aime pas. São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.

São Bernardo est un roman d'apprentissage à rebours, dans lequel un homme vieillissant s'efforce de comprendre son trouble passé à l'aide de mots qu'il doit retrouver au-delà de sa mémoire, derrière le langage utilitaire qui a été le sien toute sa vie.
8,90 €
Vie de Filippo Rubè
Gallimard
«En 1921, dix ans avant qu’il ne choisisse l’exil pour les États-Unis, le grand critique italien Giuseppe Antonio Borgese avait publié un premier roman, Vie de Filippo Rubè, fruit de la Première Guerre mondiale. Courte vie à laquelle le protagoniste va tenter de trouver un sens dans un monde où la peur, la mort, le courage et l’amour tressent un réseau inextricable. Au milieu de paysages essentiels, trois femmes superbes se détachent, Eugenia, Mary et Célestine, qui prendront le visage de son destin. À travers l’errance du personnage s’élabore la vision disparate, parfois sarcastique, d’une société héroïque ou frivole, voire corrompue. Borgese rêvait de créer des "fables pour l'imagination des foules qui soient aussi des modèles ardus de style pour les artistes". Cette ambition trouve ici son accomplissement. On pourrait comparer ce grand roman d'une "génération perdue" à L'adieu aux armes (1929) d'Hemingway, si la prose de Borgese n'était foisonnante d'images à la saveur oubliée. Manière de racheter le désenchantement d'une époque sans espoir, dont l'auteur exilé complétera le profil en 1937 dans son livre Goliath, La marche du fascisme.» Muriel Gallot.

Premier roman de Borgese, la Vie de Filippo Rubè (1921) est un grand classique romanesque, situé à l'époque de la Première Guerre mondiale. Courte vie, à laquelle le protagoniste, avec une lucidité stendhalienne, va tenter de trouver un sens, dans un monde où la peur, la mort, le courage et l'amour tressent un réseau inextricable.
13,90 €
L'embuscade
Gallimard
L'embuscade, roman posthume achevé en 1958 et publié en 1978, s'inscrit dans la veine guerrière de Fenoglio. Il retrace un épisode, parfaitement circonscrit, de la guerre civile qui opposa, au cours de l'été 44, partisans badogliens et fascistes. La ville de Valla qu'il faut reprendre à l'occupant acquiert une valeur mythique pour le petit groupe de résistants qui se cache dans les collines de Langhe et vit une pesante attente, coupée de quelques combats meurtriers. Cette alternance de moments paroxystiques et de temps morts permet à l'auteur de camper, avec le talent qu'on lui connaît, des personnages contrastés, de provenances diverses, luttant également pour des raisons diverses.Bien qu'inachevé, ce roman n'offre aucun blanc, progresse par une suite de flash-back percutants et se referme harmonieusement sur lui-même.La précision et la sobriété stylistique propres à Fenoglio font de ce texte - dont il disait à son éditeur, en dépit de sa modestie : «Ou je me trompe, ou ce livre est d'un grand intérêt» - l'un des chefs-d'œuvre de la littérature contemporaine.

L'embuscade, roman posthume achevé en 1958 et publié en 1978, s'inscrit dans la veine guerrière de Fenoglio. Il retrace un épisode, parfaitement circonscrit, de la guerre civile qui opposa, au cours de l'été 44, partisans badogliens et fascistes. La précision et la sobriété stylistique propres à Fenoglio font de ce texte l'un des chefs-d'œuvre de la littérature contemporaine.
7,90 €
Souriez, s’il vous plaît
Gallimard
Jean Rhys, l'une des plus grandes romancières de son temps, est morte le 14 mai 1979, à près de quatre-vingt-dix ans. Elle travaillait depuis environ quatre ans à cet ouvrage autobiographique qui n'avançait qu'avec une extrême lenteur à cause de sa fragilité physique. Elle parvint à mener les quinze brefs chapitres décrivant son enfance au point où la perfectionniste qu'elle était pût les considérer comme achevés. Ils racontent son histoire jusqu'au moment où elle quitta l'île de la Dominique, aux Antilles, où elle était née, pour aller poursuivre ses études en Angleterre. Pendant la dernière année de sa vie, elle songeait quelquefois à la possibilité de publier ces chapitres indépendamment ; mais elle concluait toujours en espérant avoir le temps de réviser et de polir le reste de son travail, qu'elle avait dicté dans une première version. Ce délai ne lui fut pas accordé. L'autobiographie inachevée fut publiée à titre posthume en incluant les passages non révisés dans leur état brut. Décision en grande partie motivée par le fait que, dans les chapitres non révisés, Jean Rhys raconte comment elle a commencé à écrire, ce qui est du plus haut intérêt pour tous ceux qui aiment et admirent son œuvre, et ne peut être puisé à aucune autre source. Diana Athill, qui fut la conseillère littéraire de Jean Rhys et son amie, donne dans sa préface, écrite pour la première édition de l'autobiographie en 1979 et reprise ici, des détails supplémentaires sur la façon dont ce livre est né et présente une brève chronologie des principaux événements qui ont marqué la vie de Jean Rhys.

Jean Rhys, l'une des plus grandes romancières de son temps, est morte le 14 mai 1979, à près de quatre-vingt-dix ans. Elle travaillait depuis environ quatre ans à cet ouvrage autobiographique qui n'avançait qu'avec une extrême lenteur à cause de sa fragilité physique. Elle parvint à mener les quinze brefs chapitres décrivant son enfance...
8,50 €
Le brigand
Gallimard
Découvert parmi des manuscrits rédigés dans une écriture microscopique et déchiffrés seulement douze ans après la mort de l'auteur, Le brigand est une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un marginal énigmatique, double de l'auteur lui-même. Un narrateur captivé, faussement naïf, nous entraîne dans le sillage de ce personnage insaisissable, qui oscille entre charme et pathétique. Dans un style foisonnant, Walser entrelace dans ce grand roman-portrait destins, réflexions et scènes de la vie quotidienne, brossant un tableau saisissant des Années folles allemandes. Par une prose poétique, il fait résonner les tourments de l'âme humaine et explore les frontières floues entre identité et folie, entre réalité et fiction.
10,00 €
Les chiens aboient
Gallimard
«Je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs - notes sur certaines gens, sur certains sites - comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années.Tout dans ce livre est emprunté à la réalité, ce qui ne veut pas dire que ce soit là le réel à l'état brut ; mettons que c'en est la meilleure approximation possible pour moi : un reportage même, à tout prendre, ne peut se dire vérité pure ; et pas davantage l'objectif d'une caméra. Car enfin, l'art n'est pas de l'eau pasteurisée : notre façon de percevoir, nos préjugés, le choix opéré par notre sensibilité, tout cela vien troubler le cristal du Vrai absolu.» Chacun des vingt-trois textes rassemblés ici vient illustrer cette conception toute intuitive de l'art dans sa relation avec la vie.

«Je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs - notes sur certaines gens, sur certains sites - comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années.»
8,90 €
De ma lucarne
Gallimard
Il n'est ici question que d'amour, de l'amour qu'un écrivain porte à une ville, sa ville. Calet est uni à Paris, c'est l'un des thèmes essentiels de son œuvre. Il entend en montrer toutes les faces, les plus cocasses comme les plus pathétiques, mais surtout, par une apologie du quotidien qui dévoile tout - la grandeur et le moindre -, Calet hausse jusqu'à sa vraie hauteur la ville de son pas et de ses rêves. Les lieux pittoresques abondent, l'étrange est là, prêt au contrepoint. L'art du conteur qui se donne libre cours dans De ma lucarne compose une sorte de périple rêveur au cours duquel Calet opère dans Paris vu de haut des préemptions pleines de tendresse.

Calet est uni à Paris, c'est l'un des thèmes essentiels de son œuvre. Il entend en montrer toutes les faces, les plus cocasses comme les plus pathétiques, mais surtout, par une apologie du quotidien qui dévoile tout...
9,90 €
Au cœur des ténèbres
Gallimard
«Le soleil disparut, l'ombre s'abattit sur le fleuve, des lumières commencèrent à apparaître le long du rivage. Le phare de Chapman, juché sur ses trois pattes au-dessus d'un banc de vase, brillait d'un éclat vif. Des feux de navires se déplaçaient dans la passe - tout un remue-ménage de fanaux qui montaient et descendaient. Et plus loin à l'ouest, très en amont, l'emplacement de la ville monstrueuse avait laissé sa marque sinistre sur le ciel ; la masse pesante et sombre de tout à l'heure, au soleil, était devenue sous les étoiles une énorme lueur blême. "Ici aussi, dit soudain Marlow, ç'a été un des coins obscurs de la terre."» Au cœur des ténèbres relate le voyage de Charlie Marlow, un jeune officier de la marine marchande britannique, qui remonte le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire. Le périple se présente comme un lent éloignement de la civilisation et de l'humanité vers les aspects les plus sauvages et primitifs de l'homme.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
10,00 €
Un drapeau sur l'île
Gallimard
Un drapeau sur l'île rassemble des récits écrits entre 1950 et 1965 dont certains ont été initialement publiés dans des périodiques américains. La plupart des histoires qui composent ce recueil ont pour cadre la Trinité et offrent une peinture humoristique des mœurs d'un milieu d'origine hindoue. Les anecdotes que Naipaul tire de la vie quotidienne et des situations familiales reposent sur les particularités ethniques qu'il note avec une grande exactitude. Certaines de ces nouvelles abordent également la terreur latente qui nourrit la vie ordinaire des immigrants londoniens, mais ne sont pas moins imprégnées de l'humour et du charme qui faisaient déjà la valeur de Miguel Street.

Un drapeau sur l'île rassemble des récits écrits entre 1950 et 1965 dont certains ont été initialement publiés dans des périodiques américains. La plupart des histoires qui composent ce recueil ont pour cadre la Trinité et offrent une peinture humoristique des mœurs d'un milieu d'origine hindoue.
11,50 €
Télex n°1
Gallimard
Dans ces chambres d'hôtel demeurent les lambeaux d'une histoire d'amour, un film se projette, on entend les échos lointains du vacarme du monde. Un téléscripteur dévide son ruban disparate, infini. Ce roman est une mince variation sur le thème de l'hôtel, présent dans de nombreux livres et au cinéma : The Chelsea Girls d'Andy Warhol ou Grand Hôtel de Vicki Baum d'où fut tiré le film célèbre avec Garbo.

Jean-Jacques Schuhl est l'auteur d'Ingrid Caven, prix Goncourt 2000.
8,20 €
La sagesse dans le sang
Gallimard
"Elle ne le battit pas cette fois, mais elle le regarda, simplement, la bouche pincée, et il oublia le péché de la baraque, ne pensant plus qu'au péché vague et sans nom qui était en lui." La sagesse dans le sang, étonnant premier roman de Flannery 0' Connor, est un classique. Il raconte l'histoire de Hazel Motes, un jeune homme de vingt-deux ans pris dans une lutte sans fin contre son destin désespéré. Tombé sous le charme d'un prêcheur ambulant et de sa fille de quinze ans, Hazel Motes fonde dans un geste plein de cynisme l'Église sans Christ : le début d'une quête existentielle vaine et d'une descente aux enfers. Cette histoire de rédemption, de châtiment, de faux prophètes, d'aveuglement, de cécité et de sagesse nous offre l'un des personnages les plus fascinants de la fiction américaine.
11,00 €
Mémoires secrètes d'une poupée
Gallimard
"Puis le beau temps devient du mauvais temps, comme dans la vie ; le contraire de ce que nous attendions triomphe toujours sur ce que nous attendions, ou vice versa. A-t-on une raison de croire ce que je dis ? Aucune raison." Avec son goût de l'étrange et du fantastique, Silvina Ocampo brouille avec virtuosité les frontières entre le réel et l'imaginaire, donnant vie à une nuée de croyances et de fantasmes. L'humour subtil de l'autrice, teinté de nonsense et d'énigmes faussement naïves, invite les lecteurs à une réflexion profonde sur la notion même de réalité. Dans ce recueil, le quotidien le plus banal se révèle être un monde de rêves et de cauchemars, où les personnages oublient leur passé pour ne se souvenir que de l'avenir et où les rêves voyagent d'un lit à l'autre. Autant d'exemples qui illustrent l'univers singulier et fascinant de cette figure emblématique de la littérature argentine, autrice "géniale", selon le mot de Borges.
10,50 €
Les bas-fonds du rêve
Gallimard
Coups d'éclat et coups de gueule, joutes pour rire qui débouchent sur la mort, feux de la rampe braqués l'espace d'un soir sur un champion déchu, une courtisane défraîchie : les personnages de Juan Carlos Onetti sont ceux des tangos populaires que l'on fredonne en Uruguay, en Argentine. Minables héros d'une aventure frelatée avant d'être vécue, ils ont pour rendez-vous Santa María.Santa María : c'est dans cette ville imaginaire, quintessence de la vie provinciale, que se déroulent la plupart des romans et des nouvelles qu'Onetti à écrits tout au long de sa vie.Santa María : labyrinthe parcouru de fantômes voraces, hanté de rêves sordides, paradis des affaires véreuses, carrefour des tripots, terre promise de la supercherie, glorieuse de désirs inassouvis qui tuent ses habitants aussi sûrement que l'alcool qui y coule à flots.Santa María, c'est Montevideo ou Buenos Aires, où échouent les errants du monde entier en quête de fortune, d'identité, d'oubli.Écoutez cette voix poignante qui raconte avec une pitié pudique et une pointe d'humour noir l'angoisse quotidienne, le spleen et les médiocres joies du petit peuple : elle colle à la mémoire comme un air de bandonéon.

Coups d'éclat et coups de gueule, joutes pour rire qui débouchent sur la mort, feux de la rampe braqués l'espace d'un soir sur un champion déchu, une courtisane défraîchie : les personnages de Juan Carlos Onetti sont ceux des tangos populaires que l'on fredonne en Uruguay, en Argentine.
12,50 €
Le Promontoire du songe
Gallimard
«Invité trente ans plus tôt par son ami Arago, directeur de l’Observatoire, à regarder la lune au télescope, Victor Hugo se souvient n’avoir d’abord rien vu sinon "un trou dans l’obscur". À lire les pages éblouissantes qu’il consacre à la découverte soudaine de la lune, de son relief et du volcan appelé le Promontoire du songe, on comprend qu’il s’agit pour lui de l’un de ses "profonds souvenirs". Scène primordiale, pourrait-on dire, en ce que cette "secousse du réel", dont il dit la nécessité, fait voir, entre la "lune métaphorique" des poètes et la "lune algébrique" des savants, justement ce qu’on ne pourrait voir autrement, la "mappemonde de l’ignoré", nous rappelant que nous avançons dans l’inconnu. Et voilà que devant ce débordement de ce qui est par ce qui advient, la réflexion de Victor Hugo, tentant de penser ce à quoi il vient d’assister, se fait elle-même débordement, prolifération, foisonnement, jusqu’à retrouver, comme par mimétisme, les fulgurances, les aberrations, les monstruosités mais aussi le tragique, le grotesque, l’ "hilarité des ténèbres"…, ramenant à la source d’une imagination toujours en quête d’elle-même comme de l’insaisissable.» Annie Le Brun.

Invité trente ans plus tôt par son ami Arago, directeur de l’Observatoire, à regarder la lune au télescope, Victor Hugo se souvient n’avoir d’abord rien vu sinon «un trou dans l’obscur». À lire les pages éblouissantes qu’il consacre à la découverte soudaine de la lune, de son relief et du volcan appelé le Promontoire du songe, on comprend qu’il s’agit pour lui de l’un de ses «profonds souvenirs».
10,00 €
Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants
Gallimard
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des enfants d'une maison de correction fuient les bombardements et se réfugient dans un village de montagne. Leur éducateur les place sous l'autorité d'un maire convaincu qu'un mauvais enfant doit être supprimé «dès le bourgeon». Le jeune narrateur et son petit frère font partie de ce groupe de délinquants bientôt à la merci des villageois haineux, qui les contraignent à enterrer des animaux victimes d'une épidémie. Quand trois personnes meurent, contaminées, les villageois, pris de panique, abandonnent le village en y enfermant les enfants, qui prennent possession des maisons désertées et esquissent même les règles d'une vie en société. Temps suspendu, unique dans cette histoire de bruit et de fureur, où s'expriment les douceurs de la fraternité et les joies d'un premier amour. Malgré la présence d'un jeune Coréen et d'un soldat déserteur qui tentent de les aider, l'affrontement avec les villageois de retour ne pourra être évité.Cette impressionnante fable sociale écrite en 1958 appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d'analyse, foisonnement de l'imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.

Une impressionnante fable sociale écrite en 1958, qui appartient à la grande veine de Kenzaburô Oé. Densité, richesse d'analyse, foisonnement de l'imagination, violence, émotion : toutes les qualités du Prix Nobel se trouvent réunies.
10,50 €
Miguel Street
Gallimard
Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947.Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles.L'étrangeté des personnages, leur tristesse, leur folie, leurs comportements comiques, leurs mésaventures, tout ceci nous est conté avec humour, et partout transparaît une étrange bonhomie qui nous fait apprécier les faits divers de Miguel Street.

Préface inédite de l'auteur traduite de l'anglais par Claude Demanuelli. Nouvelle édition en 2011

Pour l'étranger qui passe en voiture, Miguel Street n'est que l'image sordide de l'un des innombrables quartiers miséreux de Port of Spain, île de la Trinité, entre les années 1939 et 1947. Mais pour ceux qui y vivent, c'est un monde plein de ressources, brillant, coloré, unique ; un univers où toutes les excentricités sont possibles...
8,15 €
Le Bal au Kremlin
Gallimard
Moscou, 1930 : la révolution s'embourgeoise - et la haute société communiste s'amuse, avant le bain de sang. En poste dans la capitale soviétique, Malaparte fréquente les soirées élégantes de la nomenklatura : il y croise Boulgakov, Maïakovski désespéré, mais aussi la soeur de Trotski ou une danseuse étoile du Bolchoï, et bien sûr Staline, dont l'ombre plane déjà sur toutes les têtes... La noblesse marxiste de l'URSS dans ses fastes, avant la chute : tel est le véritable sujet de ce récit. Derrière les croquis au vif perce l'intuition surprenante du chroniqueur politique et du commentateur de l'Histoire. Le Bal au Kremlin, texte inachevé entrepris dès la fin de la guerre, constitue un des livres les plus marquants de Malaparte. On y retrouve le regard incisif et ironique du grand écrivain, prompt à saisir le grotesque, et l'horreur.
10,00 €
L'odeur du foin
Gallimard
Les récits qui composent ce livre sont étroitement liés aux écrits précédents de Giorgio Bassani. Cette fois encore, nous sommes presque constamment à Ferrare, et toujours dans la sphère de cette moyenne bourgeoisie, en majorité juive, que le fameux Jardin des Finzi-Contini aussi bien que les épisodes des Lunettes d'or et de Derrière la porte ont rendue familière au lecteur. Et lorsque nous ne sommes pas à Ferrare, mais à Rome ou à Naples, c'est encore le même narrateur que l'on rencontre ici et qui cherche inlassablement à comprendre les mystères de ce microcosme. L'odeur du foin constitue ainsi un ensemble de compléments à cette sorte de saga, d'inspiration parfois directement autobiographique, à laquelle l'auteur a travaillé de nombreuses années.La dernière phrase du livre, de l'un des écrivains les plus pudiques qui soient, est celle-ci : «À partir de maintenant, cela valait peut-être la peine que l'auteur des Cinq histoires ferraraises et des trois premiers chapitres des Lunettes d'or essaie lui aussi de sortir de sa tanière, qu'il se présente et ose finalement dire "moi".»

Traduction révisée par Vincent Raynaud.
6,60 €
Le chantier
Gallimard
«Larsen, le héros du Chantier, surprendra-t-il le lecteur européen ? On peut imaginer, au contraire, que celui-ci découvrira dans ce personnage "un air de famille". Larsen ne nous est pas inconnu... Il a des cousins, sur le vieux continent, qui pourraient s'appeler Meursault ou Roquentin... Le chantier est le roman d'une sorte de mensonge existentiel. Ces hommes, d'ailleurs, détruisent ce qu'ils voudraient sauver.»Max-Pol Fouchet.

«Larsen, le héros du Chantier, ne nous est pas inconnu... Il a des cousins, sur le vieux continent, qui pourraient s'appeler Meursault ou Roquentin... Le chantier est le roman d'une sorte de mensonge existentiel. Ces hommes détruisent ce qu'ils voudraient sauver.» Max-Pol Fouchet.
8,65 €
Rendez-vous secret
Gallimard
Une femme disparaît. Emmenée à l'aube en ambulance. Hospitalisation forcée ? Enlèvement ? Fugue d'adultère ? Son mari enquête, de plus en plus certain d'être privé de son libre arbitre. Dans les souterrains d'un hôpital labyrinthique, structuré comme une ville fantôme sous surveillance électronique, entre des ruines de fondations, au milieu des préparatifs tragi-comiques d'une sinistre fête de commémoration, l'«homme» ne cesse d'errer, tout en rédigeant minutieusement des cahiers d'enquête. Un cheval qui mène l'opération. Une secrétaire nymphomane, conçue in vitro. Une fillette prostituée et mourante qui rétrécit d'heure en heure. Les figures que le narrateur croise appartiennent à un monde dominé par le sexe, l'angoisse, les manipulations scientifico-policières, le grotesque.Dosant avec une fascinante maîtrise l'absurde et le rationnel, Kôbô Abé signe avec Rendez-vous secret un roman policier, un livre pornographique, une fable poétique, un exercice de style de haute virtuosité. La comédie hyperréaliste du désespoir.

Dosant avec une fascinante maîtrise l'absurde et le rationnel, Kôbô Abé signe avec Rendez-vous secret un roman policier, un livre pornographique, une fable poétique, un exercice de style de haute virtuosité. La comédie hyperréaliste du désespoir.
10,50 €
New York Party
Gallimard
«Si le bon Dieu existait, qu’il eût fourgué dans sa poubelle quelques tonnes d’acier, de verre, de béton, mélangé à tout ça quarante races humaines, et renversé sa poubelle sur l’Hudson, alors il eût créé New York. Si le bon Dieu existait, et qu’il eût fourgué dans sa poubelle douze millions d’hommes et de femelles mélangés à des cubes d’acier, agité le shaker, et qu’il eût renversé sa poubelle sur ce marécage rectiligne que limitent la mer, l’East River et l’Hudson, alors il eût créé New York. Salut, New York ! Salut, vierge rigide aux angles de l’Hudson, et salut, poubelle renversée !»

Né en 1927, Pierre Bourgeade était à la fois romancier, homme de théâtre, scénariste, journaliste et photographe. Parmi ses œuvres, on peut citer Les immortelles, Les serpents ou Pitbull. Pierre Bourgeade est décédé en 2009.
6,60 €
Croquignole
Gallimard
«Croquignole n'était pas un homme comme les autres. Il possédait des yeux, un nez, des joues, une bouche et leur mise en place dans une tête charnue, avec, de plus, une fusion singulière de la chair dans la chair voisine : le nez gros et pris dans le visage, les yeux aux trois quarts entourés par les pommettes et deux joues qui avaient bien mûri. Pour la bouche, elle contenait des dents. D'ailleurs, ce n'était pas tout Croquignole. Il possédait encore une poitrine et deux bras. Il en parlait : - Regardez, ah ! mais regardez donc comme mes deux bras sont vides ! Ses deux jambes lui servaient à marcher de long en large, son poing aussi était utile. Il le tendait vers la fenêtre : - Vous la voyez, elle est encore fermée. Un de ces jours, je lui casserai la gueule.»

Né en 1874 à Cérilly dans l'Allier, mort prématurément en 1909, Charles-Louis Philippe, d'abord élève des Ponts et Chaussées, devint agent de la Ville de Paris. Auteur de nouvelles, de romans (parmi les plus célèbres La mère et l'enfant, Croquignole) et de contes, il a fait partie du comité de rédaction de La Nouvelle Revue Française.
7,00 €
Voyage en Alcarria
Gallimard
L’Alcarria est une région naturelle de la Nouvelle-Castille aux limites imprécises. Peu fréquentée, elle est pittoresque et accidentée, bien arrosée et fertile dans les vallées. La steppe et le maquis occupent une bonne partie de son sol avec une flore aromatique variée et abondante qui produit un miel excellent. Camilo José Cela, maître incontesté du roman espagnol du XXᵉ siècle, a passé jadis quelques jours en Alcarria. Pendant ses allées et venues à travers la région, il a consigné dans un carnet tout ce qu’il voyait : ces notes ont formé le canevas de ce livre qui a été écrit en se promenant et «à la bonne franquette». C’est un livre d’évasion écrit avec bonheur par quelqu’un qui a «pris la clé des champs».

L’Alcarria est une région naturelle de la Nouvelle-Castille aux limites imprécises. Camilo José Cela y a passé jadis quelques jours en consignant dans un carnet tout ce qu’il voyait. C’est un livre d’évasion écrit avec bonheur par quelqu’un qui a «pris la clé des champs».
7,65 €
Valjoie
Gallimard
Venu à Valjoie, où des citoyens de Boston tentent, dans les années 1830, une expérience de vie collective, Miles Coverdale tombe en plein mystère. Voici Zenobia, parfaitement belle et dominatrice, voici Priscilla, d'une grâce timide et frémissante, entraînées toutes deux dans l'orbite d'un inquiétant réformateur qu'obsède l'amendement des criminels, rivales et cependant unies, semble-t-il, par un lien inexplicable. Dans le cadre de ce phalanstère quelque peu fantaisiste, le lecteur est tenu en haleine par un drame psychologique conté au fil des souvenirs de Miles Coverdale - le porte-parole de Nathaniel Hawthorne - avec un humour savant et mesuré, souriant et mélancolique, qui projette un jour inédit sur le génie sombre et passionné de l'auteur de La lettre écarlate, ce compatriote d'Edgar Poe, cet ami de Melville, puritain et poète.

Venu à Valjoie, où des citoyens de Boston tentent, dans les années 1830, une expérience de vie collective, Miles Coverdale tombe en plein mystère...
9,95 €
Braque le patron
Gallimard
«Braque est patient. Son visage, si humble qu’il semble avoir vu la paix. Mais l’épaule est d’un bûcheron ; et la taille d’un géant. "Il faut avoir le temps, dit-il, d’y songer." En effet, il s’assoit. Puis : "Quand j’étais jeune, je n’imaginais pas que l’on pût peindre sans modèle. Ça m’est venu peu à peu. Faire un portrait ! Et d’une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n’ai pas l’esprit assez dominateur." Il s’explique : "Le portrait, c’est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées." Les idées, pour Braque, ce n’est pas un compliment. Quand les gens disent d’un peintre qu’il est intelligent, méfiance.»

«Braque est patient. Son visage, si humble qu’il semble avoir vu la paix. Mais l’épaule est d’un bûcheron ; et la taille d’un géant.»
8,00 €
La boutique obscure
Gallimard
Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films, figures qui ne doivent rien à la rhétorique et tout à une logique de la nuit qui peut-être est notre logique. Cette parole nocturne se développe de page en page avec une intensité que la plupart des romans actuels ne possèdent plus. Bien différente de celle qui le conduisit aux Choses ou à un exercice de style comme La Disparition ou encore à son roman picaresque La Vie mode d’emploi, la démarche de Georges Perec ici découvre une forme d’écriture nouvelle et suggère, au moment où l’expression traditionnelle doute d’elle-même, un mode d’écriture inédit et d’une inquiétante intensité. Dans un commentaire terminal, Roger Bastide montre comment, depuis l’établissement de la psychanalyse, les rêves renvoient aujourd’hui à une nouvelle réalité, une figure logique jusque-là inconnue.

Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films...
11,00 €
Une histoire modèle
Gallimard
«C'est en juillet 1942 que j'ai commencé d'écrire ce que je voulais intituler, en m'inspirant de Desargues : Brouillon projet d'une atteinte à une science absolue de l'histoire Si je publie aujourd'hui ce texte bien qu'inachevé (et dont je n'ai changé que le titre), c'est, d'une part, parce qu'il me semble fournir un supplément d'information aux personnes qui ont bien voulu s'intéresser aux Fleurs bleues, de l'autre parce que, même si l'on estime nulle sa contribution à l'histoire quantitative, on pourra toujours le considérer au moins comme un journal intime.» Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»

Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»
6,50 €
Mémorial / Marcel Jouhandeau Mémorial, I : Le livre de mon père et de ma mère
Gallimard
Il demeure dans les replis de notre chair des vestiges de toute notre histoire et de toute l'histoire du monde. Rien ne se perd dans la nature et encore moins dans la nature de l'homme. Sous l'effet de certains traitements appropriés, qui sait si la mémoire d'Adam ou de quelqu'une de nos mères dont il reste en nous nécessairement trace ne s'éveillerait pas ? Au moins, de tout ce que nous avons vécu personnellement depuis notre naissance et même avant, qui représente un passé plus récent, plus immédiat, rien n'est mort tout à fait et si nous nous en donnions la peine, grâce à une lente éducation et à l'aide de pièges, encore à inventer, pourquoi ne serait-il pas permis de ressusciter, une à une, la suite de nos sensations, de nos expériences ?

Premier volume du Mémorial, ensemble de sept volumes que Marcel Jouhandeau a consacré à sa jeunesse, Le livre de mon père et de ma mère est centré sur les figures parentales à travers l’ambiance si particulière d’une enfance dans la boucherie familiale.
7,80 €
Le bref été de l'anarchie
Gallimard
Si Hans Magnus Enzensberger a choisi de nommer «roman» cette vie de Durruti, ce n'est pas par excès de modestie, et encore moins par ironie. Un souci de rigueur l'y conduit, rigueur ni plus ni moins paradoxale que l'entreprise du livre même. S'en expliquant, l'auteur justifie du même coup le parti qu'il a pris de «raconter» cette vie par le seul moyen d'un assemblage de documents : extraits de reportages, discours, tracts, brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants, sans jamais intervenir directement dans le récit. Roman de collage donc, reconstitution toujours fragmentaire, à la fois lacunaire et trop riche, «contradictoire», toujours ramenée aux incertitudes scintillantes de la tradition orale : roman de Durruti, où l'Histoire apparaît comme «fiction collective».

Hans Magnus Enzensberger est né en 1929 en Bavière. Romancier, poète, essayiste, il est l'un des plus fins analystes de l'époque contemporaine. La publication du Perdant radical (Gallimard, 2006) a suscité la polémique en Allemagne.
13,00 €
Chaka
Gallimard
Chaka est le livre le plus célèbre de l'écrivain de langue souto, Thomas Mofolo. C'est une épopée inspirée de la vie réelle de Chaka (1786-1828) qui fonda un véritable empire en Afrique australe avant d'être assassiné par ses frères. Voici ce qu'écrit J.M.G. Le Clézio de ce livre où l'épopée est faite de la naissance d'un peuple : «L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels. Ce livre tragique et violent est aussi un livre d'images, un conte fabuleux, et un document sur la vie du peuple zoulou à la veille de l'arrivée des Oum'loungou, les Hommes Blancs. C'est bien là la force des grands poèmes épiques. Ils sont à la fois les livres d'un peuple, pleins de la vérité terrestre, et les messages secrets de l'au-delà. Chaka, symbole de la grandeur et de la chute de l'empire zoulou, par son aventure exemplaire nous révèle un autre monde où les vérités essentielles sont encore vivantes. Alors, écoutant cette parole pleine de force, nous reconnaissons notre propre aventure, qui va du réel au magique.»

Nouvelle édition en 2010

«L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels.» J.M.G. Le Clézio. Nouvelle édition.
12,50 €
La famille Vortex
Gallimard
La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Les Vortex ? C’est d’abord Solon, le père, ancien marin, et Olga, la mère, descendante des Arawaks (premiers occupants de l’île). Mais c’est surtout, issu de ce couple magnifique et solaire, de la «matrice d’or» d’Olga, un tourbillon d’enfants : Joseph le prélat, Louis le professeur, Edgard l’officier, Sylvain le médecin, et encore Astrid, Sylvie, Ludovic. Tous se jettent avec passion dans la vie sociale. Les enfants Vortex portent en eux les plus riches qualités d’Haïti. Mais pourquoi cette histoire, qui s’ouvre sur un Noël familial en Haïti, s’achève-t-elle par un Noël d’exil ? C’est que les destinées des Vortex ont été brisées par les tempêtes politiques, par la lutte pour le pouvoir et par la brutalité rusée de l’armée… La fécondité des Vortex, qui est celle même d’Haïti, s’est retournée en une stérilité désolée. Le roman de Métellus affirme, de tout son éclat sensuel, les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir. C’est avec cette vie humiliée mais indomptable que le romancier fait alliance, par son écriture même, par ses rythmes, par ses images, par ces «poignées de vent que chaque parole éjecte».

La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Le roman de Métellus affirme les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir.
9,00 €
Domestique chez Montaigne
Gallimard
Septembre 1980, sud-ouest de la France, une cloche qui tinte. C’est dimanche dans un village, beaucoup de touristes entre les collines couvertes de vignes. Quelqu’un s’interroge, une pancarte indique : «Château de Montaigne». L’homme vient-il ranimer des souvenirs scolaires ? Il hésite, de la fameuse tour au cabaret, à l’église. Que cherche-t-il ? À travers une intense pérégrination géographique, historique, littéraire, sentimentale, il s’abandonne à sa mémoire comme un ivrogne. Il visite, marche, s’identifie à l’air qu’il respire, au vin bu, aux gens d’aujourd’hui, d’hier. Quel souci le hante ? Il semble connaître les gardiens du château. Quel roman l’attache à ces remparts ? Témoigner de ce qui a pu être vécu en ces lieux, s’adonner à une fiction où des figures se forment et se défont au gré de variations infinies, tel paraît être le propos de l’auteur qui, à sa façon, par de singuliers détours, retrouve quelque chose de la démarche des Essais.

Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou a publié une dizaine de livres et a obtenu en 2007 le Grand Prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
9,00 €
Vieille Sicile
Gallimard
Ces nouvelles ont été choisies à dessein pour dévoiler un aspect inconnu de Pirandello, un Pirandello régionaliste, tout nourri du folklore de son île, hanté par les récits entendus dans son enfance - légendes garibaldiennes, évocations de brigands. La Sicile de Pirandello se réduit d'ailleurs à un coin bien localisé, son pays natal, le pays d'Agrigente, son port, ses soufrières, sa campagne semi-tropicale, ses populations croupissant dans la misère, la superstition et l'ignorance séculaires, entretenues par le régime des Bourbons et des prêtres. Ce qu'on trouvera dans ce recueil, à travers la variété des images et du ton, c'est donc l'atmosphère et comme la sensation charnelle de cette «Vieille Sicile», base solide et point de départ de toute l'œuvre pirandellienne.

Ces nouvelles ont été choisies à dessein pour dévoiler un aspect inconnu de Pirandello, un Pirandello régionaliste, tout nourri du folklore de son île, hanté par les récits entendus dans son enfance - légendes garibaldiennes, évocations de brigands...
9,50 €
Thèmes anglais pour toutes les grammaires
Gallimard
«Mallarmé, pour gagne-pain, avait choisi l’emploi de professeur d’anglais. Plus d’un de ses anciens élèves vit encore, dont aucun, que je sache, n’a retiré de ses leçons des fruits certains ? L’enseignement des langues, il y a cinquante ans, n’était point ce qu’il est : il admettait, par-ci par-là, la méthode approximative. Le premier maître que j’ai eu, dans mon collège de province, était un brave homme borgne, qui n’avait, de son œil unique, jamais vu un Anglais de sa vie. La prononciation s’en ressentait. Je m’assure que les choses ont beaucoup changé depuis lors. Les rapports de Mallarmé avec sa fonction étaient difficiles. Toutefois, avant qu’il se soit dépris jusqu’au dégoût de sa besogne professionnelle, Mallarmé avait prononcé quelques tentatives d’accommodement avec la pédagogie. Il eut l’idée de composer quelques ouvrages destinés aux personnes qui veulent apprendre l’anglais. Il pouvait s'en promettre un double avantage : d’abord, celui d’accroître un peu ses ressources ; ensuite, il pensait exposer ses vues personnelles sur la langue anglaise et une certaine méthode pour en acquérir la connaissance.» Paul Valéry, 1937. Au-delà d’un recueil didactique, les thèmes anglais proposés ici par Mallarmé (avec leurs corrigés !) sont un témoignage de la virtuosité, de l’humour du célèbre poète, et de son amour inconditionnel pour les langues française et anglaise.

Au-delà d’un recueil didactique, les thèmes anglais proposés ici par Mallarmé (avec leurs corrigés !) sont un témoignage de la virtuosité, de l’humour du célèbre poète, et de son amour inconditionnel pour les langues française et anglaise.
9,00 €
Winesburg-en-Ohio
Gallimard
«Au commencement du monde, il y avait d'innombrables pensées, mais ce qu'on appelle une vérité n'existait pas encore. C'est l'homme qui fabriqua les vérités, et chaque vérité est composée d'un grand nombre de pensées vagues. Les vérités étaient éparses dans l'univers et voilées de beauté. Le vieillard énumérait dans son livre des centaines de vérités. Je n'essaierai pas de vous les nommer toutes. Il y avait la vérité de la virginité, et la vérité de la passion, les vérités de la richesse et de la pauvreté, de l'avarice et de la prodigalité, de l'insouciance et de l'abondance. il y en avait des centaines et des centaines, et elles étaient toutes belles. Les gens apparaissaient alors. Chacun arrachait une vérité en passant et quelques-uns, qui étaient particulièrement forts, en arrachaient une douzaine. C'étaient les vérités qui rendaient les gens grotesques. Le vieillard avait édifié toute une théorie sur ce sujet. Sa conception était qu'au moment où l'un des individus accaparait une des vérités, la nommait sienne et essayait d'y conformer sa vie, il devenait un grotesque et transformait en mensonge la vérité qu'il étreignait.» Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson, où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.

Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson (1876-1941), où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.
11,90 €
Le grand homme
Gallimard
Qui est le grand homme ? Est-ce Lucien Gavard, qui grâce à sa passion de la mécanique devient un magnat de l'industrie automobile ? Ou Ralph Putnam, étrange et célèbre chanteur de jazz, en tournée à Paris ? L'épouse de Lucien Gavard, Claude, dont la vie est une lente, une monotone promenade sur une route bordée de miroirs, celle des mondanités, hésite. C'est Paris, 1929. Les bourgeois font la fête et les ouvriers font la grève. Les autos vont de plus en plus vite. La crise est pour demain. Ce roman de Philippe Soupault, aux allusions à peine déguisées sur la belle industrie familiale, est porté par un grand air de liberté. Il «part comme une flèche» selon Benjamin Crémieux qui poursuit : «Après le premier chapitre, on se sent soulevé d'espoir et de curiosité. Pas une lourdeur, pas une bavure, pas une description et tout est dit, évoqué, suggéré.» De cette peinture juste, et très fine, de l'atmosphère de Paris à la veille de la crise s'élève pourtant un cri d'angoisse, un cri de détresse. L'écriture désinvolte, au fil de la plume, révèle aussi le désarroi, l'inquiétude de Soupault face à la bourgeoisie, ses préjugés, ses vices et ses volontés criminelles, et fait de ce roman à la poésie désespérée un témoignage tendrement féroce sur une époque.

Paris, 1929. Les bourgeois font la fête et les ouvriers font la grève. Les autos vont de plus en plus vite. La crise est pour demain. Ce roman de Philippe Soupault, aux allusions à peine déguisées sur la belle industrie familiale, est porté par un grand air de liberté...
7,80 €
Collection L'Imaginaire La bandera
Gallimard
Réédité en tirage limité, le roman de Pierre Mac Orlan est ici accompagné du DVD du film de Julien Duvivier. Adulé à sa sortie en 1935, La Bandera fut ensuite rejeté, taxé de toutes les tares du colonialisme et du militarisme avant d'être redécouvert en même temps qu'on réhabilitait son auteur. Des ruelles de Rouen aux sables du Maroc, le film raconte la fuite en avant d'un homme qui tente en vain d'échapper à son destin. En légionnaire brûlé par le soleil, Jean Gabin y compose pour la première fois ce personnage de mauvais garçon au grand cœur qui allait faire de lui l'un des plus grands mythes du cinéma français.

Réédité en tirage limité, le roman de Pierre Mac Orlan est ici accompagné du DVD du film de Julien Duvivier. Adulé à sa sortie en 1935, La Bandera fut ensuite rejeté, taxé de toutes les tares du colonialisme et du militarisme avant d'être redécouvert en même temps qu'on réhabilitait son auteur.
12,60 €
Collection L'Imaginaire Mildred Pierce
Gallimard
Réédité en tirage limité, le roman de James M. Cain est ici accompagné du DVD du film de Michael Curtiz. Tournée en 1945, la version cinématographique de Mildred Pierce instille habilement les codes du film noir dans l'univers familial du mélodrame. Joan Crawford y campe un personnage magnifique de mère tragique, victime de la cruauté de sa propre fille. L'oscar qu'elle remporta pour ce rôle permit de relancer la carrière de cette légende d'Hollywood auquel plus personne alors ne croyait.

Le roman de James M. Cain est ici accompagné du DVD du film de Michael Curtiz. Tournée en 1945, cette version cinématographique instille habilement les codes du film noir dans l'univers familial du mélodrame. Joan Crawford y campe un personnage magnifique de mère tragique, victime de la cruauté de sa propre fille.
13,60 €
La ville est triste
Gallimard
Cette série de nouvelles, extraites de deux recueils de Donald Barthelme, traite de la vie citadine, son rythme chaotique, ses terreurs et ses merveilles : un jeune homme est accablé par la double vision de son père pleurant dans son lit et se faisant écraser sous les roues d'un carrosse ; au «Musée Tolstoï», l'auteur s'ébahit devant l'iconographie délirante consacrée au comte Tolstoï et, habité d'une curieuse tristesse, comprend que ce qu'il a de mieux à faire, c'est de le relire ; un personnage tente l'escalade de la «Montagne de verre» qui se dresse au coin de la 13ᵉ Rue et de la Huitième Avenue... Dans nos villes tristes, tout, de l'architecture à la culture, en passant par les médias et les mentalités, contribue au cauchemar kafkaïen, et cette angoisse qui suinte de la cité moderne ronge les rapports humains. Donald Barthelme est l'homme des détours, des surprises, des dérapages, et ses textes portés par un esprit caustique, une moquerie hautaine et légère, une tendresse ironique et un peu amère, laissent pantelants. Car la forme est aussi importante que le fond pour Donald Barthelme, et son style, d'une extraordinaire richesse, aborde des registres très différents, du dialogue au monologue intérieur, en passant par la description d'un pays imaginaire et l'écriture automatique des surréalistes.

Considéré comme l'un des chefs de file de la nouvelle fiction américaine des années 60 et 70, Donald Barthelme a laissé une œuvre faite de satires, de parodies et de collages, qui brille par son intelligence, son sarcasme, une critique soutenue de la vie moderne, et le désir de renouveler les conventions littéraires.
7,80 €
Dernières aventures du brave soldat Chvéïk
Gallimard
Au début de ce dernier tome de ses aventures, le brave soldat Chvéïk est en route pour la Galicie, où l'armée de l'empereur François-Joseph se bat contre celle du tsar. Un long chemin reste à parcourir avant que la compagnie à laquelle il appartient n'arrive au front, chemin d'autant plus long que la gabegie la plus complète règne dans les transports comme dans le ravitaillement, ce qui donne à Chvéïk maintes occasions de se distinguer. Candide et débrouillard, frondeur et respectueux de la hiérarchie, Chvéïk forme avec le sympathique lieutenant Lucas, qui le protège tout en le rudoyant, un couple inoubliable, entouré d'une foule de personnages pittoresques ou ridicules, sur lesquels l'auteur exerce toute sa verve. Comment Chvéïk, ayant revêtu «par hasard» un uniforme russe, fut fait prisonnier par les siens et faillit être pendu, n'est qu'un épisode parmi d'autres de ce roman plein de drôlerie et d'un humour parfois macabre, portrait vivant et cynique d'un vieil empire sur le déclin. Notre héros, grand conteur, est aussi un moraliste à sa manière, qui, dans les pires circonstances, ne perd ni son sang-froid ni sa bonne humeur.

Comment Chvéïk, ayant revêtu «par hasard» un uniforme russe, fut fait prisonnier par les siens et faillit être pendu, n'est qu'un épisode parmi d'autres de ce roman plein de drôlerie et d'un humour parfois macabre, portrait vivant et cynique d'un vieil empire sur le déclin...
11,50 €
L'Ancolie
Gallimard
«Les récits présentés ici m'ont aidé à faire affleurer, avec son poids et sa durée, une épaisseur de terre où s'enracine l'arbre sur lequel n'a cessé de tirer une balançoire, où rôde encore le mythe des loups, où de vieux pièges se ferment sur une poignée de neige. La maison d'enfance y est centre d'un cercle qui va s'élargissant : les fermes demeurent tapies dans les écarts et les chemins s'effacent dont l'encre cherche à retrouver la pente. Au fond du sabot que façonnent les mots s'ouvrent des étangs peu éclairés, une immense forêt où des temps encore plus anciens se tiennent cachés. L'ancolie fleurissait toujours sous un même pommier, dans un seul petit pré. Chaque année nous rendions visite à ce point bleu de l'espace. L'un des ancrages où se tient le temps de maintenant est la verticalité de cette tige, aussi fine que tendue.» Jean-Loup Trassard. Appel ou dernier adieu à l'ancien monde paysan, L'ancolie est une quête intime du sens et des signes, où Jean-Loup Trassard révèle son goût de la description lente et minutieuse des gens et des choses.

Appel ou dernier adieu à l'ancien monde paysan, L'ancolie est une quête intime du sens et des signes, où Jean-Loup Trassard révèle son goût de la description lente et minutieuse des gens et des choses. Prix des Critiques 1975.
8,00 €
Nocturnes dans Broadway
Gallimard
Le Broadway de Damon Runyon n'est pas celui du strass et des sunlights. Surnommé «les Quarante» - entre la 40ᵉ et la 50ᵉ Rue à New York -, ce quartier est celui des bars et des tripots clandestins, des clubs comme le Hot Box et des boîtes de nuit, des champs de courses et des salles de jeux, peuplés de gangsters, truands, bookmakers, prostituées et autres «poules». Dans ce recueil, Runyon en explore la face nocturne à travers les personnages pittoresques d'Angie le Bœuf, Max le Youpin, Petit Pou, Dolorès la Brune, Kid la Pastille, Samuel les Panards et tant d'autres, occupés à régler leurs petites affaires, d'argent ou de sexe, selon un code d'honneur implicite… Écrites entre 1929 et 1937, ces petites comédies humoristiques savoureuses révèlent le monde de la pègre sous un jour cocasse et réjouissant. Damon Runyon décrit avec minutie un univers très coloré, dont les protagonistes s'expriment dans un argot imagé. Ce livre, débordant d'humour et de drôlerie, immortalise le Broadway des années trente et quarante.

Ce livre, débordant d'humour et de drôlerie, immortalise le Broadway des années trente et quarante. Écrites entre 1929 et 1937, ces petites comédies humoristiques savoureuses révèlent le monde de la pègre sous un jour cocasse et réjouissant.
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En liberté dans les champs du Seigneur
Gallimard
«La Famille Martin Quarrier est arrivée ! Priez avec ferveur pour Ses serviteurs Martin et Hazel Quarrier, priez pour votre correspondant et sa femme, Andy, qui ont pour tâche de porter Sa parole aux sauvages Niarunas, car l'entreprise s'annonce dangereuse et ardue. Nous avons besoin de toutes vos prières, car Satan rassemble ses forces et l'Opposition, toujours vigilante, tirera profit de notre premier faux pas.» En compagnie de leur fils, Martin et Hazel Quarrier partent rejoindre Leslie et Andy Huben, comme eux missionnaires protestants, pour évangéliser une des tribus les plus primitives de la jungle amazonienne, les Indiens Niarunas. Leurs efforts se heurteront à l'obscurantisme et à la duplicité des Indiens, aux entreprises de l'opposition catholique, à l'hypocrisie des autorités locales, au cynisme de deux hors-la-loi américains retenus par les circonstances à Madre de Dios, mais aussi, et surtout, à leurs propres contradictions… En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise. Il livre dans ces pages d'une rare beauté de ton et d'inspiration une fresque dense et envoûtante, à l'image de la jungle, aux frontières du document.

En liberté dans les champs du Seigneur évoque la confrontation de deux mondes, que tout oppose. Peter Matthiessen remet en question le mythe du bon sauvage et celui de la mission civilisatrice, avec ce qu'elle implique de prétention, d'orgueil et de bêtise.
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La mort et le printemps
Gallimard
«Il y a longtemps, le plus vieux d'entre les vieux du village avait expliqué qu'il avait assisté à la naissance de tout. Le village était né d'un grand malaise de la terre. La montagne s'était fendue, puis elle était tombée de tout son long dans la rivière. La rivière s'était répandue dans les champs, mais elle voulait couler en gardant toute son eau et peu à peu elle avait creusé sous la montagne qui était tombée. Le vieux avait ajouté que sur la terre et les pierres décrochées, une nuit la lune avait déposé deux ombres qui s'étaient réunies par la bouche. Et il avait plu du sang. C'est ainsi que tout avait commencé.» Roman inclassable et déroutant, La mort et le printemps évoque, à travers le regard d'un adolescent, un village, perdu aux confins d'une région anonyme, aux rites et traditions étranges. Ce dernier livre de Mercè Rodoreda - auquel elle se consacra pendant près de vingt ans - est à la fois un récit initiatique, un texte poétique et un exercice de fiction complexe et ambitieux, porté par une dimension mythique et une exigence rare.

La mort et le printemps évoque un village, perdu aux confins d'une région anonyme, aux rites et traditions étranges. Dernier livre de Mercè Rodoreda, c'est à la fois un récit initiatique, un texte poétique et un exercice de fiction complexe et ambitieux, porté par une dimension mythique et une exigence rare.
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Le recours de la méthode
Gallimard
L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde : généraux, séditieux, intellectuels, rêveurs, politiciens véreux. Parmi eux l'Étudiant, incarnation de l'espoir. Derrière lui, tout un peuple analphabète et haut en couleur dont le romancier cubain décrit, comme nul autre, les fêtes et les défaites. Mais aussi le Dictateur, dont on suit les aventures depuis le début du siècle jusqu'à son expulsion de son propre pays, vers les années vingt, et sa mort à Paris aux alentours de 1930. L'Amérique hispanique, selon Alejo Carpentier, est le monde anticartésien par essence. Pour la décrire, il faut inventer l'envers du Discours de la méthode. Tel est le sens de ce Recours, des mille péripéties fantastiques du vécu décrites dans une langue dont la perfection éblouit autant que l'humour.

L'histoire déboussolée de l'Amérique latine dépasse, sous la plume d'Alejo Carpentier, la plus folle des fictions et devient fresque baroque où se pressent les archétypes du Nouveau Monde : généraux, séditieux, intellectuels, rêveurs, politiciens véreux, et, parmi eux, l'Étudiant, incarnation de l'espoir...
11,00 €
Des hommes et des femmes
Gallimard
Névrosée, à la fois tyran familial et victime, candidate au suicide et finalement assassinée, lady Harriet est une femme étonnante. Elle rêvait de voir son fils Jermyn faire sa carrière à Cambridge et lui ne rêvait que de poésie. Elle eût voulu que Matthew, son autre fils, exerçât la médecine à Londres ; il n'était attiré que par les recherches scientifiques. Ses ambitions étaient si intimement mêlées à ses conceptions religieuses que ces dernières l'emportaient sur son jugement : pour elle le bien suprême consistait à se dévouer aux autres en se sacrifiant soi-même. À travers cette figure de femme, Ivy Compton-Burnett dissèque, avec un humour carnassier, les menus drames et les tragédies insondables du huis clos familial, univers concentrationnaire où la haine et la volonté de puissance sont les principaux ressorts des intrigues. Elle façonne tout en dialogues la matière romanesque, ses romans ont tous la même structure, une ondoyante conversation ininterrompue - so english - tout en sous-entendus et en non-dits. Et la peinture de ce monde plein d'une exquise politesse n'a rien de mièvre. Il est fait de sauvagerie, de cruauté et d'égoïsme.

Névrosée, à la fois tyran familial et victime, candidate au suicide et finalement assassinée, lady Harriet est une femme étonnante... Ses ambitions sont si intimement mêlées à ses conceptions religieuses que ces dernières l'emportent sur son jugement : pour elle le bien suprême consiste à se dévouer aux autres en se sacrifiant soi-même.
9,00 €
Canicule
Gallimard
Blakie s'est évadé de l'école pénitentiaire du comté, sa guitare sur le dos. Il a quinze ans. Rentré chez sa mère, dans un de ces quartiers populeux de la ville, avec ses terrains vagues et ses hôtels borgnes, il retrouve son frère cadet, Caleb, sa sœur, ses amis. Il va jouer avec eux, danser et boire de la bière. Il fait de Mabel sa maîtresse. Mais ces démarches, ces attachements sont privés de sens. Blakie garde au cœur la douleur d'avoir perdu son seul ami, Whitey. C'est pour le rejoindre qu'un jour, comme lui, il se tue. On songe, en lisant le roman de Donald Windham, aux Faux-Monnayeurs d'André Gide, au film de Buñuel, Los Olvidados. Ces garçons de quatorze et quinze ans se flattent de subjuguer un monde, qu'ils sentent faux et implacable, en prenant tous ses vices. Ils boivent, se battent jusqu'à la mort et trouvent dans le suicide la consécration de l'amitié. Avec Canicule, Donald Windham livre un roman sensible sur l'angoisse et l'aliénation tragique de la jeunesse.

Un roman sensible sur l’angoisse et l’aliénation tragique de la jeunesse, paru il y a plus de cinquante ans, et d’une grande actualité.
8,50 €
La véranda
Gallimard
Il s'agit d'une montagne qui n'est nullement magique : cette véranda, dans un sanatorium des Alpes, est la terrasse commune à la population masculine des lieux, et où le narrateur, un jeune avocat, l'un des rejetons de la famille placée au centre du Jour du jugement, fait l'apprentissage d'un monde trop humain, toutes classes et toutes régions d'Italie confondues, où la hantise de la maladie - le thermomètre, la balance - mais aussi quelque amour ou amourette - car la séparation entre sexes n'y est pas absolue - scandent les journées en chaise longue. On y voit naître, en pleine jeunesse, une âpre méditation qui aboutira au «jugement» : un jugement qu'incarne l'un des personnages les plus singuliers du livre, un certain Aubergine, oublié par la mort aussi bien que par la vie. Salvatore Satta, juriste de grand renom, originaire de la Sardaigne, s'est révélé, au lendemain de sa mort en 1975, être un écrivain magistral : on sait le succès retentissant qu'a obtenu Le jour du jugement. Pour tous ceux qui ont aimé cette histoire sentimentale et populaire de sa Sardaigne natale, La véranda sera une découverte saisissante ; le talent original de l'écrivain transparaît dans ce premier livre percutant écrit dans les années trente.

Salvatore Satta, juriste de grand renom, s'est révélé, au lendemain de sa mort en 1975, être un écrivain magistral : on sait le succès retentissant qu'a obtenu Le jour du jugement. Pour tous ceux qui ont aimé cette histoire sentimentale et populaire de sa Sardaigne natale, La véranda sera une découverte saisissante.
7,80 €
Toute la vérité
Gallimard
Chism Crockett déteste la campagne ; c'est pourquoi il a vendu sa ferme dès que sa femme est morte. Il est allé s'installer en ville, une toute petite ville de Géorgie, avec son père, vieillard de quatre-vingt-cinq ans, ses trois filles et ses deux fils. En réalité, ce que Chism déteste surtout, c'est le travail. L'une des filles est une prostituée, une autre est mariée à un gredin ; le grand-père est quasiment malade de chagrin, autant que Jarvis, le petit dernier ; mais Chism se moque de tout ça. Il veut à tout prix rester à la ville et ne rien faire.Caldwell a fait entrer dans la littérature américaine un nouveau personnage : «le pauvre blanc» des États du Sud : être primitif sans préoccupations morales ni ressources matérielles, être corrompu ou qu'on va corrompre et dont l'innocence s'accomode de la violence. Impassible observateur, Caldwell peint ses héros avec une puissance et une vérité saisissantes. Jamais il ne tire de conclusion, ce qui rend sa peinture d'autant plus bouleversante. Et après le drame qui clôt le livre, on se dit que la vérité, cette sacrée vérité, est bien amère, mais que l'essentiel était de la dire.

Erskine Caldwell a fait entrer dans la littérature américaine un nouveau personnage : «le pauvre blanc» des États du Sud, être primitif, être corrompu ou qu'on va corrompre et dont l'innocence s'accomode de la violence. Impassible observateur, Caldwell peint ses héros avec une puissance et une vérité saisissantes.
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Blèche
Gallimard
Blaquans, le narrateur, est un écrivain catholique, polémiste célèbre. Il se définit comme conservateur et, ayant perdu le goût de Dieu à l'âge de seize ans, débauché repenti. Marié depuis quelques années, père de trois fils, il habite peu avec sa famille, préférant la solitude de la pièce simple qu'il occupe dans une belle maison ancienne, près de Notre-Dame. Il se voit confier par sa femme la vente de boucles d'oreilles pour financer un voyage dont il avait grande envie depuis longtemps, mais lorsqu'il se décide, elles ont disparu. Blaquans entame alors un monologue intérieur tourmenté, soupçonnant tour à tour sa femme de ménage, Amélie Blémard, une fille rubiconde, et Mlle Chardin, Blèche, sa secrétaire… Blaquans se sent bafoué, blessé, méprisé par ce vol qui le plonge dans le désarroi et le révèle tel qu'il est en lui-même : guindé dans ses principes, misogyne, coupable, absorbé dans une sorte de contemplation excessive de soi… Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes de la conscience torturée de ce personnage replié sur lui-même, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.

Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes d'une conscience torturée, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.
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Voyage babylonien
Gallimard
«Un grand seigneur est tombé dans des difficultés conformes à l'air du temps et se trouve contraint d'abandonner son train de maison habituel. Avec deux compagnons, qui ne sont pas mieux lotis que lui, il mène la vie d'un pauvre diable, passe par un grand nombre de villes, dont nous ne nommerons que Bagdad, Constantinople et Paris, pour signaler l'ampleur de leurs efforts et des résistances auxquelles ils se heurtent. En chemin, ils rencontrent bien des obstacles, liés à l'amour, à la boisson, au mensonge, auxquels ils n'avaient été exposés jusqu'ici ni de près ni de loin. Lentement, juché sur les épaules des deux autres, le grand seigneur réussit à prendre pied. La paix dans l'âme, il tient. Lui qui ne s'était pas soumis volontairement aux fatigues du voyage, il doit à la fin reconnaître qu'il fut long, mais que cela valait la peine. Accessoirement, c'est l'histoire d'un Adam qui rencontre beaucoup d'Èves, mais non le péché, et qui a du mal à quitter le paradis. Accessoirement, l'histoire d'un tyran qui se croit pareil à Dieu, se trouve précipité dans les plaisirs et les misères de notre existence, et c'est son ascension à la pauvre humanité.» C'est ainsi qu'Alfred Döblin résume son Voyage babylonien, grand livre comique, qui se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique. D'une verve exceptionnelle, le roman révèle, à travers cette immense et jouissive déambulation, le goût des chemins de traverse, de la légèreté et la dérision, et surtout une liberté totale d'invention.

Traduction révisée par Michel Vanoosthuyse

Voyage babylonien, grand livre comique, se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique ?
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Prostitution
Gallimard
I (9 à 29) «Alger. Une rue. Au 16 ter, bordel mâle. Dehors : Ali, prostitué du tenancier Paulo Martinez, pressé par une bande de jeunes clients, commente ce qui se fait à l'intérieur et qu'on devine à travers la vitre du bordel ; et identifie chacun des trois autres prostitués mâles : la «blonde», la «velue», Rabia (pages 9 à 16, ligne 22). Sortie et accouplement-causette, sur le trottoir et dans la rue, de la blonde avec son client le maçon blond (pages 16 à 18, ligne 18). La blonde passe le maçon à la velue, rentre au bordel. Une nouvelle bande écarte le maçon et presse la velue. La bande réclame la blonde (pages 18 à 25, ligne 5). La velue rentre pour convaincre la blonde, en état d'accouplement avec un nègre, de sortir. La blonde veut, en veut. Paulo, qui tient à la qualification de son favori dont il ferait bien son sous-maître, puis son héritier, refuse. Rébellion de la blonde. Appel du proxénète à la reconnaissance du prostitué. Rabia, le fellateur (pages 25 à 29, ligne 30). II (29 à 45) Comment à moi enfant, adolescent, la langue à écrire m'est venue. Le collège, les condisciples : Drevet, Farlay. La Bible, l'Antiquité, les Invasions barbares, le Japon légendaire, la Seconde Guerre mondiale, je m'y incarne en esclave, en prostitué, en martyr, dont la seule défense est le don poétique. L'État, la Religion, la Loi (Édit de Constantin) ne peuvent rien contre l'inextricable : l'enfant poète n'aura de génie que pour faire entendre ce qui du Monde lui fait le plus horreur et honte.» (Extrait du résumé)

«Comment à moi enfant, adolescent, la langue à écrire m'est venue. Le collège, les condisciples : Drevet, Farlay. La Bible, l'Antiquité, les Invasions barbares, le Japon légendaire, la Seconde Guerre mondiale, je m'y incarne en esclave, en prostitué, en martyr, dont la seule défense est le don poétique.»
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Peau d'ours: Notes pour un roman
Gallimard
Paru après sa mort, ce livre révèle l'image d'un homme qu'une menace de grève inquiétait, rêvant d'un ordre parfait. Il dit aussi quelque chose du Paris d'avant guerre que l'auteur a à peine connu enfant et dont il semblait ne rien ignorer.
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La Mort de Virgile
Gallimard
Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, à Brindisi, le 21 septembre 19 av. J.-C., au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de L'Enéide.

Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologue intérieur, aux ultimes conversations qu'il a avec ses amis.

Le livre s'ouvre sur la vision de la flotte romaine entrant dans le port de Brindisi. Le poète, déjà moribond, se trouve à bord d'un des vaisseaux. Porté à travers les rues misérables de la ville, Virgile arrive au palais impérial où il va lutter une nuit et un jour contre la mort. C'est là le premier «mouvement» du livre, «l'Eau», comparable à celui d'une symphonie. Le second mouvement, intitulé «le Feu», nous entraîne dans les régions de l'horreur et de la peur où s'abîme l'esprit du poète. Nous vivons la grande tentation qui s'offre à lui : brûler L'Enéide.

Avec le jour se lève le troisième mouvement, «la Terre» : Virgile reçoit ses amis, l'empereur Auguste notamment, qui obtient que L'Enéide soit sauvée. Le dernier mouvement, «l'Air», nous plonge dans les affres de l'agonie du poète.

La Mort de Virgile, par sa facture poétique et sa conception symphonique, évoque La Tentation de saint Antoine ou encore Moby Dick, mais c'est aux grands écrivains de l'Antiquité, à l'auteur de L'Enéide lui-même qu'il met en scène, à Platon à la fois philosophe et poète, que l'écrivain allemand a voulu se mesurer.

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1945.
17,00 €