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Résultats de recherche pour 'Découpe et colle' (16171)

Poèmes et chansons
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C’est de la « mauvaise herbe », un copain de Brel et Ferré ; c’est un portraitiste d’exception aux mélodies décalée ; un poète, qui chante Ronsard et Villon ; un timide aussi, qui fredonne « sous un coin de parapluie ». Plus de deux cents chansons scandent cette ballade du temps jadis, menée par le parolier génial qu’était Brassens, l’éternel « polisson de la chanson ».

Georges Brassens, parolier, chanteur et poète français, est né à Sète en 1921. Avec quinze disques publiés de son vivant, il est l’un des chansonniers français les plus emblématiques. Il est mort en 1981.
12,90 €
Sept graines de lumière dans le cœur des guerriers
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Apprendre à apprivoiser ses émotions et à vivre en harmonie avec celles des autres

Il était une fois un roi dont le Pays Bleu était en conflit permanent avec le Pays Rouge voisin.

Après de multiples et vaines tentatives pour résoudre le différend qui oppose les deux pays, il confie à son fils Om la mission de rétablir la paix. Sous la conduite d'un vieux sage, celui-ci entreprend un voyage initiatique qui le mène dans sept mondes successifs, à la conquête de sept graines de lumière. Fort de ses nouveaux talents, Om se rend au Pays Rouge et met en pratique l'enseignement reçu.

À travers cette fable astucieusement menée, l'auteur donne des outils simples et concrets pour apprendre à résoudre les situations de conflit par la non-violence.

Aviateur, Pierre Pellissier est devenu formateur, coach et psychanalyste. Formé à l'approche systémique paradoxale et à la communication non violente, diplômé de l'ESCP, il enseigne dans les grandes écoles et en entreprise.
9,30 €
Fils d'homme
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Les habitants d’Itapé et de Sapukai sont des êtres exsangues. Les premiers vénèrent un Christ de bois et de souffrance. Les seconds sont des révoltés. À Itapé, la famille Jara tente l’impossible pour échapper à l’esclavage. À Sapukai, un mystérieux docteur guérit tous les maux. Dans ces deux villages du Paraguay brûlés par le destin, les hommes vont résister durant un siècle à la folie et à la guerre. Fils d’homme, intense chef-d’œuvre de la littérature latino-américaine, valut à Roa Bastos 42 ans d’exil.

Né au Paraguay en 1917, Augusto Roa Bastos est décédé en 2005. Son œuvre est une réflexion rarement égalée sur l’histoire de l’Amérique latine. Il a reçu en 1989 le prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres hispano-américaines.

« Dans ce roman tout en sobriété, Augusto Roa Bastos s’attaque aux blessures de sa terre natale. Sans complaisance. »

Le Matricule des anges

« C’est en mesurant l’impact des tyrannies et des conflits sur l’homme paraguayen que l’écriture roabastienne saisit au mieux sa réalité profonde, sans verser dans le roman historique. »

Éric Faye

Traduit de l’espagnol par François Maspero
10,30 €
Eugène Oniéguine
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Amour déçu, trahison, jalousie, regrets. Pourquoi diable ce jeune Oniéguine, bienheureux héritier oisif, s’acharne-t-il à agir avec tant d’emphase ? Est-il guidé par la force de ses sentiments ou par le poids de son ennui ? Cet anti-héros, éternellement suspendu entre le sublime et le ridicule, embrasse un destin à la fois tragique et banal… qui est aussi le nôtre.

Alexandre Pouchkine (1799-1837) est un poète, auteur, dramaturge et romancier russe. Il est notamment l’auteur de La Dame de pique, du Convive de pierre et de La Demoiselle Paysanne.

« La littérature russe est née avec Pouchkine. »

Henry Troyat

Traduit du russe par Nata Minor

Annexes et notes de Léonid et Nata Minor
7,90 €
La Ligne de fuite
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« Si tu penses que quelqu'un te fait du tort, ce n'est pas à toi de juger. Tue-le d'abord, et laisse à Dieu le soin de juger. » Saigon. La guerre du Vietnam touche à sa fin. Un journaliste, Converse, confie de l’héroïne à Hicks, un Marine. Celui-ci doit livrer la drogue à Marge, la femme de Converse, en Californie. De retour aux États-Unis, Converse découvre que Marge et Hicks ont disparu. Il est enlevé par des agents fédéraux aux méthodes peu orthodoxes. Leur folle course-poursuite se terminera tragiquement dans le désert du Nouveau-Mexique.

Inspiré par le regard visionnaire de Joseph Conrad et la prose survoltée de Jack Kerouac, Robert Stone (1937-2015) offre une des œuvres les plus puissantes de la littérature américaine. Il s’est inspiré de sa propre expérience pour écrire La Ligne de fuite, qui a obtenu le National Book Award en 1975.

Traduit de l'anglais (États-Unis) et préfacé par Philippe Garnier
11,95 €
La Matière de l'absence
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« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
On n'empêche pas un petit coeur d'aimer
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Claire Castillon n'a pas son pareil pour décrire avec finesse, d'une plume au vitriol, les relations entre les hommes et les femmes. Amours déçues, violence, abandon, rancœurs, jalousies, perversion, amours incestueuses, mal-être, médiocrité… autant de thèmes abordés dans ce recueil de nouvelles terrible et magnifique. Claire Castillon est l’auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels : Insecte, Les Cris, Les Merveilles, Eux (prix Marie-Claire 2014), Les Messieurs et Rebelles, un peu. « D'une main tendre, voire caressante, Claire Castillon étreint ; de l'autre, impitoyable, elle frappe, violemment. Une dynamique dont elle maîtrise les ressorts et qui confirme le talent de ce visage d'ange à la prose diabolique. » Le Figaro
6,55 €
Ni le feu ni la foudre
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Du petit matin jusqu'au soir du 13 novembre 2015, cinq personnages chassent le bonheur dans les rues de Paris, poussés par des vents contraires : l'espoir et les regrets, la colère et le calme, la joie et le deuil. Les pas de ces Parisiens les rapprochent du concert ou les en éloignent ; leurs destins s'entrelacent ou s'écartent. Ni le feu ni la foudre capte la lumière de ces étoiles sur le point de s'éteindre. Julien Suaudeau vit à Philadelphie (États-Unis) depuis 2006. Il y enseigne le français à l'université. Ses romans Dawa (2014) et Le Français sont disponibles en Points. « Pour que la vie l’emporte. » Le Parisien magazine « C’est dans la fragilité des êtres que la vie acquiert toute sa splendeur. » Le Courrier
7,20 €
Patrice Franceschi et La Boudeuse
Points
Embarquez à bord de La Boudeuse ! Cinglez les mers d’Asie et d’Océanie, remontez l’Amazone ! Partagez l’émerveillement et le quotidien des scientifiques qui vivent à bord: entomologistes, anthropologues, botanistes, ethnologues, géologues, volcanologues, géographes, spéléologues… Réjouissez-vous de la découverte de rivages fabuleux et rencontrez les peuples qui les habitent. Vivez une vaste odyssée habitée par l’âme d’un équipage atypique, menée par un capitaine hors normes ! Plus de 100 photos couleurs
11,90 €
Le Clan des chiqueurs de paille
Points
La nouvelle se répand à la vitesse de l’éclair : les sauterelles arrivent dans les marais du canton nord-est de Gaomi. Ganba se précipite au sein de son clan pour assister à l’invasion meurtrière des animaux sacrés. Après leur passage, le clan des chiqueurs de paille est anéanti. Seul Ganba semble avoir survécu et raconte, à travers ses rêves, les épisodes légendaires de l’histoire du clan disparu. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l’alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. « Le roman fait l’effet d’un manège enchanté. » Livres Hebdo Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro
8,50 €
Le Nuage d'obsidienne
Points
« Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence. C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. » C’est à Duncairn que Harry a été trahi par l’amour de sa vie. Depuis, cette petite ville des Uplands écossais le hante. Devenu ingénieur des mines, il découvre lors d’un voyage au Mexique un mystérieux ouvrage dans une librairie miteuse : Le Nuage d’obsidienne. En page de titre, le nom de Duncairn le ramène des années en arrière. Peut-être vers la résolution du plus grand mystère de son existence… Né en Écosse en 1938, Eric McCormack a émigré au Canada en 1966. Il enseigne à l’université Saint Jerome en Ontario. Il est notamment l’auteur de L’Épouse hollandaise, disponible en Points. « Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman d’Eric McCormack à ce jour. » The National Post « Eric McCormack livre un nouveau roman riche en suspense et en rebondissements. » Le Figaro Préface inédite de Fabrice Colin Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
10,60 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
Les Pêchers
Points
Tamara est avec Claude et rêve de Quick, son amour perdu. Aimée, l’ex-femme de Claude, entre dans la vie de Quick par hasard. Un chassé-croisé dangereux qui pourrait bien révéler la violence en chacun… Au milieu de ces adultes prisonniers de leurs désirs mais terrifiés par la liberté, Esther, la fille de Claude et d’Aimée, espionne, juge, brise les équilibres, joue les héroïnes. Cherche sa place. Claire Castillon est l’auteur de dix romans et de cinq recueils de nouvelles dont Eux, Insecte et Les Messieurs, disponibles en Points. « Claire Castillon est une esthète de la littérature, elle a en elle cette musique qui sonne juste. Elle poursuit son parcours littéraire intimiste, gracieuse et acide. » France Info
6,00 €
#Scoop
Points
Qui sont les meilleurs enquêteurs après les flics ? Les journalistes people ! Baptiste Jourdain maîtrise la planque, la poursuite, la fouille dans les tréfonds du net. Plus le potin est croustillant, plus il doit être documenté. Quand Baptiste découvre son supérieur, chef des infos de Scoop, égorgé dans les toilettes, il est prêt à tout pour élucider le meurtre. D’autant plus que la commissaire est canon ! Yann Le Poulichet est journaliste pour Voici depuis plus de quinze ans. Objet de nombreux fantasmes, l’univers de la presse people qu’il connaît bien, à la fois réjouissant et crapoteux, sert de décor à #Scoop. « Yann Le Poulichet démonte avec une certaine délectation la façade de la presse people… Avec juste un petit soupçon de voyeurisme. » Les Échos
7,50 €
Le Metteur en scène polonais
Points
Et si le roman changeait tandis qu'on ne le lit pas ? Voilà qui n’arrange pas les affaires du metteur en scène polonais qui doit l’adapter pour les planches. Les répétitions parisiennes sont catastrophiques. Tout le monde le sait : sa femme, le directeur du théâtre, l’assistante norvégienne, le scénographe hongrois… Ce ne sont pas les œufs durs dont ses poches débordent qui empêcheront le fiasco. Antoine Mouton est né en 1981. Libraire, il a publié quatre recueils de nouvelles et de poèmes. Le Metteur en scène polonais est son premier roman. « Un petit roman délicieux. » Elle
6,00 €
Les Petits Vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure
Points
Après leur tentative de colocation, nos nonagénaires sont de retour au Bois du Couchant. Sauf que la maison de retraite a bien changé : murs et pantalons intelligents, microcerveaux dans le plancher et Mangeomatique à la cantine… Pour couronner le tout, la résidence est envahie par les rats et les bénévoles chrétiens. Les petits vieux sont perdus mais Siiri et Irma ne vont pas se laisser faire !

Née en 1963 en Finlande, Minna Lindgren est une journaliste connue pour ses éditos farfelus. « Les petits vieux d’Helsinki » constituent une trilogie dont les deux premiers volets sont disponibles en Points.

« Longue vie aux petits vieux d’Helsinki ! »

Avantages

Traduit du finnois par Martin Carayol
7,40 €
Eclipses japonaises
Points
L’histoire méconnue, énigmatique et sidérante de dizaines de japonais kidnappés par des espions de Corée du Nord.

Sans laisser la moindre trace, elles ont été arrachées au Japon et à leur famille. Naoko a disparu à la sortie de son cours de badminton, Setsuko s’est volatilisée au bord d’une route. Elles sont devenues des fantômes. Pourtant, en Corée du Nord, une nouvelle vie a commencé pour elles. Une vie animée par une mission qu’elles n’ont pas choisie et le secret espoir de rentrer un jour au pays…

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, essais et nouvelles dont Nagasaki qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française. Il faut tenter de vivre et Le Mystère des trois frontières sont notamment disponibles en Points

*

« Un choix littéraire aussi audacieux qu'intelligent. » Télérama

« Beau et brillant. » Le Figaro littéraire
7,90 €
La Sainte Famille
Points
Hantée par les lieux de son enfance, Suzanne se souvient. De la maison d’été aux portes closes, des jeux au bord du lac avec son frère. Puis il y avait les adultes. L’oncle pervers, le maître d’école sadique, la cousine tyrannique. Odette qui seule prenait soin d’eux… Que me manque-t-il, se demande Suzanne. Comme Ariane dans le labyrinthe, elle revisite les lieux et les moments où tout s’est joué.

Née en 1967, Florence Seyvos est écrivain et scénariste. Elle est notamment l’auteur des Apparitions et du Garçon incassable disponibles en Points.

« Florence Seyvos, avec un art subtil, sans jamais forcer la note, mais parfois avec une cruauté qui laisse pantois, montre les masques qui ne cachent pas les figures mais les constituent. »

La Croix
6,95 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Comme l'ombre qui s'en va
Points
4 avril 1968. James Earl Ray tire sur Martin Luther King. Puis s’enfuit à Lisbonne, dans l’attente d’un visa pour l’Angola. L’attente s’éternise, il erre dans des rues inconnues. Trente ans après, Antonio Muñoz Molina arpente la ville, théâtre de son premier roman, sur les traces de l’assassin. Reconstituant le passé, l’écrivain mêle ses propres souvenirs à ceux de l’homme le plus recherché du monde.

Né en 1956, Antonio Muñoz Molina a reçu de nombreux prix littéraires dont le Prix national de littérature en Espagne, le prix Femina étranger pour Pleine Lune et le prix Principe de Asturias pour l'ensemble de son œuvre. Il est membre de la Real Academia de Letras.

« Un roman d’une exceptionnelle ampleur. »

L’Obs

« Vertigineux et singulier. »

Le Figaro littéraire

Traduit de l’espagnol par Philippe Bataillon
8,30 €
Cannibales
Points
Noémie a quitté Geoffrey. Elle s’en plaint à son ancienne belle-mère, Jeanne, et trouve chez elle un soutien. Dans des lettres passionnées, l’amante bafouée et la génitrice furieuse rêvent de vengeance, prévoyant de sacrifier l’odieux représentant de la race pénienne. Ensemble, elles rêvent de le tuer, de le faire rôtir, de se repaître de ses chairs persillées…

Régis Jauffret est l’auteur de nombreux romans, dont Clémence Picot, Asiles de fous (prix Femina 2005), Microfictions. Sévère, Claustria, La Ballade de Rikers Island et Bravo sont disponibles en Points.

« Vous dévorerez ce Cannibales comme des morts de faim. »

Marie-Claire
6,50 €
Boxe
Points
La boxe ? Une guerre, oui, avec ses drames et ses gueules cassées ; la vie et la mort au bout des gants mais avec des règles et une éthique. Torero dans l’arène, boxeur sur le ring, leur carburant c’est la rage. L’écrivain Jacques Henric rencontre Jean-Marc Mormeck à la veille de son dernier combat. L’histoire et la philosophie de la boxe s’emparent de lui. Après tout, l’écriture est une arme comme le poing.

Né à Paris en 1938, Jacques Henric est romancier, essayiste et critique. Dans les années soixante, il collabore aux Lettres françaises dirigées par Louis Aragon. Il est le codirecteur du magazine Art Press.

« Le coup de génie de Jacques Henric tient dans l’évocation d’un souvenir d’enfance. Un coup de poing reçu à douze ans. »

Cultureboxe
7,90 €
Mariées rebelles (édition bilingues)
Points
Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C’est ce charme singulier et hypnotique que l’on retrouve ici avec bonheur.

Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille – comme on ferait plier une matière rétive – le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

Laura Kasischke, née en 1961, est une poétesse et romancière américaine. Elle est l’auteur, notamment, des Revenants et d’Esprit d’hiver, Grand Prix des lectrices de Elle. Son œuvre poétique et romanesque a reçu de nombreux prix et distinctions. Laura Kasischke est professeur d’écriture à l’université du Michigan.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

Préface de Marie Desplechin
8,70 €
Dans la gueule du loup
Points
Dans le tumulte du débarquement de 1942, trois hommes que tout oppose luttent pour la victoire alliée. Will, le Britannique, Ray, le New-Yorkais, et Cirò, le Sicilien, vivent dans leur chair la brutalité d’un conflit qui, dans ses éclats de colère, agit en révélateur d’âme. Dans un monde où il n’y a plus de règles, chacun devra faire face à l’éveil de démons profondément enfouis.

Né en 1974, Adam Foulds est un poète et romancier anglais. Membre de la Royal Society of Literature, il est considéré comme l’un des meilleurs jeunes écrivains britanniques de sa génération.

« Adam Foulds projette une lumière ensorcelante et crue sur un monde à reconstruire. »

Transfuge
8,95 €
La Divine Comédie
Points
Voyage parmi les morts, tableau politique de l’Italie, de l’Antiquité au xive siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d’aventures, qui, par ses visions d’horreur et d’extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu’à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d’un style éternellement moderne, où s’entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

Dante Alighieri (1265-1321) est né dans une Florence en guerre, lors d’une des périodes les plus agitées de l’Europe, que se disputaient l’Église, l’Empire romain germanique, la France. Son œuvre poétique, linguistique, théologique et politique a déterminé à jamais la littérature italienne.

René de Ceccatty, à côté de son travail personnel de romancier et d’essayiste, a traduit de nombreux ouvrages classiques et contemporains du japonais, en compagnie de Ryôji Nakamura, et de l’italien (Pasolini, Moravia, Leopardi, Michel-Ange, Pétrarque, Saba, Penna).
14,60 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Derniers feux sur Sunset
Points
En 1937, tout va mal pour Francis Scott Fitzgerald. Sa chère Zelda est internée. Ruiné, alcoolique, l’écrivain joue sa dernière carte et débarque à Hollywood comme scénariste pour la Metro Goldwyn Mayer. Ses collègues se nomment Dorothy Parker, Ernest Hemingway, Humphrey Bogart... Un soir, il croise la ravissante Sheilah Graham. Comment continuer à vivre quand le monde s’effrite autour de soi ?

Stewart O'Nan est né en 1967 à Pittsburgh. Dans son œuvre, il s’attache à dépeindre la face cachée du rêve américain, celle du quotidien, des actes et des lieux ordinaires, cette vraie Amérique loin de ses propres légendes. Les joueurs, Emily et Speed Queen sont disponibles en Points.

« Stewart O’Nan restitue avec une émotion sans pareille les dernières années d’un auteur de légende. Fitzgerald lui-même applaudirait cet exploit. »

Dennis Lehane
8,00 €
Le Voyage infini vers la mer Blanche
Points
« Chaque fois qu’il était tenté de succomber au désespoir, il s’était dit : Ô monde, tu ne m’as pas encore mis à genoux ! » Étudiant à Cambridge, secrètement écrivain et marin dans l’âme, Sigbjørn ne pense qu’à reprendre la mer. Son frère s’est suicidé et son père, armateur norvégien, a vu deux de ses bateaux faire naufrage. Pour ne pas que sa vie se fracasse elle aussi sur les récifs, Sigbjørn envisage une nouvelle traversée sur les flots de la mer Blanche, vers Oslo où vit son modèle, le romancier Erikson. Qui sait, ce voyage sans retour le réconciliera peut-être avec son destin.

Romancier anglais (1909-1957), Malcolm Lowry est l’auteur du chef-d’œuvre Sous le volcan, en partie autobiographique, et de romans et poèmes.

« Tout est brûlant dans cet inédit enthousiasmant. »

Le Point

« Une œuvre puissante où l’écrivain britannique bataillait déjà avec ses démons : la culpabilité, l’appel du voyage et l’écriture. »

Les Inrocks

Traduit de l’anglais par Martine De ClercqTraduit de l’anglais par Martine De Clercq
10,30 €
Des femmes qui dansent sous les bombes
Points
Elles se prénomment Séraphine, Blandine, Ina… On les appelle les Lionnes impavides. Elles débusquent les miliciens au cœur des forêts. Pourquoi craindre la mort ? La guerre civile leur a déjà tout pris. Combattantes impitoyables, il ne leur reste plus qu'une colère inextinguible et l'amour de leur pays. Leur force est indomptable. Quiconque tente de les asservir, elles le tuent. Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Des femmes qui dansent sous les bombes est son deuxième roman. « Un long cri de fureur proféré avec une tranquille, presque douce, obstination, celle d'une Antigone revenue d'entre les morts. » ELLE « Une allégorie. Celle du refus absolu de toutes les dominations et de tous les abus de pouvoir. » Le Monde
7,90 €
Les Pêcheurs
Points
Ikenna, Boja, Obembe et Benjamin ont désobéi aux ordres paternels. Les quatre frères sont allés pêcher dans les eaux du fleuve interdit, l'Omi-Ala. Ils savourent cette pêche clandestine, jusqu'au jour où le fou Abulu les maudit : Ikenna, l'aîné, mourra de la main d'un de ses frères. Peu à peu, le poison de la terrible prophétie infiltre les esprits… Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique. « Premier roman virtuose, à la richesse de langue, de composition et de significations stupéfiante. » Le Monde des Livres Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin Finaliste du Man Booker Prize 2015
9,30 €
Les Vents barbares
Points
Un soir de 1968, un haut dirigeant du KGB confie à son fils le secret de ses origines. En 1920, la Sibérie est à feu et à sang, l'Armée rouge est en marche. Alors qu'il n'est qu'un enfant, il assiste au meurtre de ses parents, accusés de bolchevisme. Il est sauvé par le Baron sanglant, ennemi juré de la révolution russe. Le célèbre général signera la gloire et la perte de l'orphelin trop vite fait homme… Philippe Chlous est journaliste et scénariste. Les Vents barbares est son premier roman.
7,40 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
Je vous emmène
Points
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand. Née en 1938, Joyce Carol Oates est une nouvelliste et romancière prolifique, récompensée par de nombreux prix littéraires. Les Chutes, Mudwoman et Maudits sont notamment disponibles en Points. « Je vous emmène véhicule, avec humour, une ardente envie de la vie. » Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
8,95 €
Icare ou l'Insoumission
Grasset
«  Dans ce roman vif, corrosif, plein d’humour et de péripéties, Icare n’est pas ce héros de carton-pâte, doté d’ailes enduites de cire, qui se noie dans la mer pour avoir volé trop près du  soleil. Fils de Dédale, architecte qui ressemble à Frank Gehry, échappé comme lui du labyrinthe, il sait ce qui l’attend. Agé de dix-sept ans, Il ne vit qu’une journée et profite de chaque instant. Tant qu’il vole, il ne tombe pas. Libre comme l’air, il désobéit à sa légende, défie la loi des hommes (et de la pesanteur) et la règle du père. La menace de la chute baigne  cette  épopée  poétique et  prophétique, à la fin inédite et joyeuse.

*Icare ou l’insoumission*  est une fable, un récit moderne qui convoque les mythes anciens pour mieux célébrer la liberté du présent.  »
19,00 €
Paradisier superbe
Grasset
*À l’aéroport d’Ibiza, les larmes sont venues. À une hôtesse qui portait un chemisier à rayures et un calot bleu sur la tête, j’ai demandé une corde pour me pendre : mon mauvais anglais et son sourire m’ont sauvé.*

Le Paradisier superbe est cet oiseau rare qui, pour séduire, se met à nu. Il est le sujet de ce texte, et le texte lui-même.

Le narrateur, père de deux adolescents, séparé, sans travail fixe, et dont la mère s’éteint dans un Ehpad, décide de pousser la porte du cabinet d’un psychiatre pour y déposer ses désirs, sa foi, ses amours, et retrouver le sens de ce qu’on nomme « sa vie ».   Dans cette parade de la parole, défilent les souvenirs de ses âges : enfant à la piété ardente grandissant dans un village du Sud-Ouest, adolescent anxieux et somnambule, jeune homme errant dans la nuit parisienne. A ses côtés, on croise d’autres drôles d’oiseaux : une prostituée romantique, un jeune torero bravant la mort, un migrant peul, un travesti flamboyant…tous animés par un même désir de vivre. Mais quelle vie ?

Récit court et aérien, *Paradisier superbe* est un premier roman étincelant dans lequel affleure à chaque ligne l’intelligence sensible du narrateur et la poésie de son regard.
18,00 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
La femme au manteau de loutre
Grasset
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d’un building de verre sur la Vème Avenue.

Sarah, chanteuse de jazz, vient d’avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa sœur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick’s. On les appelle les «  Sisters Dean  ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l’accident de personne », sur le quai d’une station de métro, brise leur duo.

Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d’images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l’identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort.

Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s’entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la «  malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l’âge de 27 ans…)  ?

Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s’écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du *New York Times*. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s’invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l’énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou.

C’est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d’effroi et de tendresse, d’emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
22,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Les trois Hortense
Grasset
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.

La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?

Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.

La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.

Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
22,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Même la nuit ne veut pas de moi
Grasset
« Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?

J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.

Alors j’ai retiré le masque.

Après  J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.

*Même la nuit ne veut pas de moi*  est le récit d’un homme qui a vacillé dans une époque qui tremble, mais qui a découvert une vérité essentielle : on ne tient pas seul.

C’est un livre sur cette décision, chaque matin recommencée : choisir la lumière.»

Arthur J. Essebag
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
La peur au ventre
Grasset
«  Je veux qu'elle conduise des bateaux, qu’elle connaisse la vitesse, qu’elle aime le froid, marcher sous la pluie. Je veux la débarrasser de la mélancolie que m’a transmise ma mère...  »

Ainsi Rosa Bursztein rêve-t-elle de la fille qu’elle espère avoir un jour, indépendante et libre des superstitions. Car dans la famille Bursztein, de mère en fille, on se répète ce mantra : « Je n’ai pas de chance  ».

Alors que la maladie frappe ses proches et que son désir d'enfant se trouve percuté par une fausse couche douloureuse, elle prend la plume pour s’attaquer aux croyances qui paralysent depuis toujours sa vie amoureuse et professionnelle.

Quand on genre Dieu au féminin et qu’on mange du saucisson pour Kippour, peut-on encore croire au mauvais sort ?   Être à la fois féministe et jalouse de ses amies ? Réussir à devenir mère alors qu’on est toujours la « fifille » de la sienne ? Les peurs sont tenaces...

La chronique tendre, drôle et attachante d’une femme d'aujourd'hui et de sa famille.
22,00 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Un violeur attentionné et délicat
Grasset
«  Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels  », écrit depuis sa cellule un juge condamné à  perpétuité après le renversement du régime.

Il nous raconte les souffrances de son enfance misérable, son éveil précoce à l’amour honteux et coupable, son adolescence en quête de martyr à la guerre,  jouant  avec nos émotions au point de susciter notre empathie.

Il reconnaît avoir condamné à mort des innocents mais se défend d’avoir violé les jeunes prisonnières  : «  Le viol me répugnait, j’avais besoin d’être admiré.  Je courtisais les détenues et rendais hommage à leur féminité bafouée. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté.  »

Ce «  violeur attentionné et délicat  », qui se prend pour le «  Talleyrand iranien  », est-il un bouc-émissaire qui paie pour les horreurs  d’un système  dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience affichée trahit la profonde perversion  ?

A vous, lectrices et lecteurs, de le juger…

Pour la première fois, un homme formé par les ayatollahs  dévoile de l’intérieur la complexité sociale et politique  d’un régime islamique  de terreur et de torture qui a conditionné son destin comme celui d’une nation prise en otage.

*Dans ce dixième roman* *au style  tantôt féroce,  tantôt poétique,  Chahdortt Djavann crée un personnage qui marquera les esprits et la  littérature.*
20,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
L'Âme d'une épée - Discours de réception à l'Académie française
Grasset
Ce volume reprend le discours de réception à l’Académie française de Raphaël Gaillard, prononcé le 22 mai 2025, suivi de la réponse de Monsieur Pascal Ory.

Comme le veut la tradition, ces deux textes sont précédés du discours de remise de l’épée, prononcé par Florence Delay et des interventions lors de la cérémonie de remise de l’épée.
16,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Explosives
Grasset
*«  Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à  la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-clac, et il serait déjà trop tard.  »*

Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes  ?

Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre.

Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer  ?
19,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
Les courants d'arrachement
Grasset
Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. »  Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.

Pourquoi ce pèlerinage  ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français.

Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante  pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle…

Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin.
23,00 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
In violentia veritas
Grasset
Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père Henri Girard – plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman *Le Salaire de la peur*. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d’amour, elle se confronte à ce passé abyssal.

Le matin du 24 octobre 1941, au château d’Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des

cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté. L’énigme du triple assassinat d’Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.

Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa  vérité. D’une puissance exceptionnelle, *In violentia veritas* marque la naissance d’une écrivaine.
22,00 €