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Résultats de recherche pour 'Le grand livre' (11390)

Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Le Vicomte de Bragelonne
Gallimard
Le volet central de la trilogie des Mousquetaires était intitulé Vingt ans après. Le Vicomte de Bragelonne est sous-titré "Dix ans plus tard". Alexandre Dumas est un romancier du temps. Du temps historique : l'un des sujets du roman, le principal peut-être, est la prise du pouvoir par Louis XIV et la consolidation de son règne personnel. La disgrâce de Fouquet et l'ascension de Colbert, sur lesquelles se greffe la romanesque affaire du Masque de fer, sont au coeur du livre. Du temps individuel aussi : les mousquetaires ont pris de l'âge. Dumas peint leur vieillissement et leurs déchirements. Car leurs routes divergent, et le "tous pour un" prononcé trente ans plus tôt n'est plus qu'un souvenir. Le romancier de l'avenir et du présent devient celui du passé et de la mémoire. "Ce que je cherche, surtout, ce que je regrette avant tout, ce que mon regard rétrospectif cherche dans le passé, c'est la société qui s'en va, qui s'évapore, qui disparaît." Le charme puissant qui émane de Bragelonne confirme que cette évaporation est un très grand sujet romanesque. Ce qui est vrai des sociétés l'est aussi des hommes : il ne fait pas bon vieillir. Les héros ne sont plus ce qu'ils étaient. Mais le souvenir de ce qu'ils furent nous rend sensibles à ce qu'ils deviennent. Aramis est désormais évêque de Vannes. Un secret découvert, celui du Masque de fer, fait de lui le général des jésuites, fonction dans laquelle il redouble d'intrigues. Il y survivra, ce qui n'est pas le cas de ses compagnons. Enrichi, entiché de noblesse, Porthos se laisse berner et entraîner par son prélat d'ami ; sa mort dans l'effondrement de la grotte de Locmaria - "Trop lourd !" - est celle d'un titan. Athos, comte de La Fère, le plus âgé des quatre, jouit du bonheur d'être père puis meurt de la mort de son fils. Quant à d'Artagnan, resté mousquetaire, il a pris du galon, est devenu plus politique, mais songe parfois à tout quitter. Un boulet le renverse sous les murs d'une ville assiégée au moment où on lui apporte le bâton de maréchal de France. "Des quatre vaillants hommes dont nous avons conté l'histoire, il ne restait plus qu'un seul corps. Dieu avait repris les âmes." Et Bragelonne ? Le jeune Raoul, qui est le fils naturel d'Athos, tient le rôle-titre. Mais il arrive, dans les romans, que les amoureux soient fades. Mlle de La Vallière, dont le jeune homme est épris, est désirée en plus haut lieu ; la faveur du roi lui fait oublier l'amour de son ami d'enfance. La mort de Raoul, qui ressemble à un suicide, n'a pas la dimension mythologique de celle de Porthos. Disparaître dans une guerre lointaine, d'un point de vue romanesque, c'était sans doute simplement ce qu'il avait de mieux à faire. Mélancolique roman des générations, de l'échec et du souvenir, Le Vicomte de Bragelonne est l'un des grands livres du XIXᵉ siècle et le chef-d'oeuvre de Dumas. Non pas, comme on le dit souvent, son Temps retrouvé. Mais son Temps disparu.
75,00 €
Évangiles canoniques et apocryphes
Gallimard
Ce volume rassemble vingt-six textes précédemment parus (à une exception près : l'Évangile de Judas) dans les éditions de la Pléiade respectivement consacrées au Nouveau Testament, aux Écrits apocryphes chrétiens (2 vol.) et aux Écrits gnostiques.

Certains s'intitulent "Évangile", d'autres portent des titres différents, parfois surprenants, mais ils ont tous comme caractéristique commune, depuis les quatre évangiles intégrés au Nouveau Testament jusqu'au Livre du coq, à l'Évangile de Judas (traduction inédite) ou à l'Évangile selon Thomas, de rapporter ce qui concerne Jésus de Nazareth et son entourage immédiat : ses antécédents familiaux, sa naissance, ses faits et gestes, ses discours et ses paroles, sa passion et sa résurrection, ou encore, comme l'Évangile de la vérité, de proposer une réinterprétation méditative de son message. Composés entre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère et la fin de l'Antiquité et transmis en diverses langues, depuis le grec jusqu'à l'éthiopien, ces écrits témoignent éloquemment de la vitalité des traditions et légendes qui se sont cristallisées autour du personnage de Jésus de Nazareth et qui ont nourri l'imaginaire des croyants, des artistes ou des écrivains, aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque contemporaine.

Ils sont offerts ici en une traduction française accompagnée de leur appareil critique intégral et d'une préface inédite.
75,00 €
Œuvres
Gallimard
Ce volume contient plusieurs oeuvres majeures. Initialement, le projet d'Ainsi parlait Zarathoustra, livre ici retraduit, était d'exposer la notion d'éternel retour sur laquelle se concluait Le Gai Savoir. Non seulement Nietzsche y rompt avec le genre aphoristique (auquel il reviendra), mais il y nourrit une ambition plus profonde que ne l'indiquent le lyrisme et le symbolisme de ce poème philosophique. Il espérait en effet y faire entendre la lutte des instincts à l'oeuvre dans sa propre pensée, et faire coexister le pathos musical et l'acuité de la réflexion lorsqu'elle parvient à d'irréductibles contradictions, comme celle de l'éternel retour, notion qu'il nomme aussi "midi et éternité", cette heure illusoirement immobile et sans ombre, éternellement vouée à n'être que fugitive. Le succès dont Zarathoustra a joui après la mort de Nietzsche a parfois occulté le reste de son oeuvre. Or Par-delà bien et mal et Pour la généalogie de la morale offrent un exposé plus abouti de sa pensée. À commencer par sa conception de la "volonté de puissance", sur laquelle il annonce alors préparer un ouvrage. Il abandonnera ce projet, utilisant ce qu'il en avait écrit dans Crépuscule des idoles et dans L'Antéchrist. Le livre publié en 1901 sous le titre La Volonté de puissance par sa soeur est un montage posthume qui falsifi e le projet originel. Chez Nietzsche, "volonté de puissance" désigne un projet et un concept, non un livre. Le volume se clôt sur Ecce homo, qui inaugure une nouvelle forme d'exposition de la pensée philosophique et propose un panorama de l'oeuvre de Nietzsche.
76,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €
Romans et récits
Gallimard
Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l'y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d'avis) et Paulhan avaient, comme on dit, "des réserves". Peut-être n'était-il à leurs yeux qu'un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter ? Un pur romancier ? un authentique reporter ? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes. Cette édition ne fait pas acception de "métiers" ni d'ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l'ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire - un mot encore neuf dans les années 1920 et qu'il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d'autre part d'un fait nouveau : les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments - dont le scénario inédit du Bataillon du ciel - et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l'oeuvre. Le "système Kessel", on croit le connaître : courir le monde, faire provision de "choses vues", livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman "kényan" de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L'oeuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l'auteur de Makhno et sa juive, la réalité n'est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui en bon français la creative non fiction. L'aventure, l'événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d'eux des objets pour l'imagination. Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l'imaginaire. Ce faisant, il place son oeuvre - et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans - aux confins "du réel, du rêve, de l'errance et de l'histoire" (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l'aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il "l'air du temps", qui est aussi le nom d'une collection à laquelle il donna des livres ; mais il sait s'en abstraire et atteindre à l'essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l'espèce humaine, toute son oeuvre peut être lue
78,00 €
Les Trois Mousquetaires - Vingt ans après
Gallimard
Dumas découvrit tôt à travers Walter Scott, Shakespeare, Schiller, puis les mémorialistes du passé et enfin Augustin Thierry, que l'histoire pouvait inspirer de grandes oeuvres littéraires. Il fut le romancier de l'histoire. C'est d'abord sous cet angle qu'il est présenté et étudié dans cette édition. Les notes qui accompagnent le texte des deux romans éclairent non seulement les personnages et les allusions historiques de Dumas, mais aussi les sources qui sont nombreuses et variées. Plus d'un lecteur découvrira avec surprise que si Dumas était un merveilleux conteur, il connaissait aussi fort bien l'histoire et que le fond de tableau des Trois Mousquetaires et de Vingt ans après n'est pas une brillante improvisation mais le résultat d'une mise au point sérieuse. Cette édition, présentée et annotée par Gilbert Sigaux, réunit autour des deux célèbres romans de Dumas, une préface où le " cas" Maquet est étudié, une chronologie détaillée de la vie et des oeuvres de Dumas, des notes nombreuses et une bibliographie.
76,00 €
Le Blé en herbe et autres écrits
Gallimard
Claudine à l'école est le grand succès de mars 1900. Le livre est signé Willy. On sait généralement qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, pourtant, le texte sort du lot. Il ne ressemble à rien de connu, la langue est nouvelle, le ton insolent, le propos scandaleux. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy : il est de sa jeune femme, Sidonie-Gabrielle, née Colette. Colette : il faudra attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre. Avant cela, il y aura eu d'autres "Willy", des "Colette Willy" et même des "Colette (Colette Willy)". Mais on a vite compris. Catulle Mendès écrit à Colette : "vous avez créé un type". Claudine en effet est un type, et elle deviendra un mythe. Colette en créera d'autres : celui de Sido, sa mère, "le personnage principal de toute [s]a vie" ; celui de Gigi, jeune fille élevée pour devenir une femme entretenue et qui échappe à ce destin ; et celui de Colette elle-même, qui se construit au fil de plusieurs vies - elle fut danseuse, mime, actrice, journaliste, directrice d'un institut de beauté, publicitaire... comme si la littérature ne pouvait suffire à lui assurer l'indépendance et la liberté qui sont, avec l'aptitude au plaisir, ses valeurs les plus hautes. Des tenues succinctes portées sur la scène du Moulin Rouge à la croix de grand-officier de la Légion d'honneur reçue en 1953, la ligne droite n'est pas le chemin le plus court. Mais l'oeuvre de Colette s'est nourrie de ce sinueux parcours. Colette appelle "littérature" tout ce qu'elle n'ai me pas : l'emphase, la "ciselure" et les idées générales, qui lui vont aussi mal, dit-elle, que les chapeaux empanachés. L'année du Blé en herbe, elle déclare à Simenon : "Supprimez toute la littérature, et ça ira." "C'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie", dira le romancier. C'est aussi ce qui préserve l'oeuvre de Colette du vieillissement. L'ouverture de Chéri, en 1920, a époustouflé les lecteurs. Cent ans plus tard, on l'admire toujours. Mais le style ne serait rien s'il n'était au service d'un regard d'une extraordinaire sensibilité. Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes (Le Blé en herbe), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du "genre" (dans Le Pur et l'Impur, en 1941), etc. Mais ce sont ces trois domaines - l'enfance, la sensation, la mémoire - qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira
71,00 €
Romans (Tome 1)
Gallimard
1839. "Le roi des romanciers modernes, c'est une femme", déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s'agit pour lui d'ôter sa couronne à Balzac, dont il n'a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c'est elle, "le roi") est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d'Amérique : "Énormité et Douceur." Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l'oeuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu'ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu'elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia - révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 - fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d'amour, d'aventures, noir, humanitaire, social... Pauline est un "roman de l'artiste", veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l'ethnographie et de l'ethnolinguistique, et de l'ethnomusicologie si l'on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l'ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman "industriel" à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au coeur de la science. Nanon enfin récrit l'histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. "Je fais des romans, parce que c'est une manière de vivre hors de moi", dit Sand, prompte à se glisser "dans la peau de [s]es bonshommes", comme elle appelle ses personnages. L'essentiel pour elle est dans le mouvement vers l'autre, quête inquiète et patiente ; ce qu'avait bien senti Janin, qui voyait en elle l'"un de ces grands esprits plein d'inquiétudes qui cherchent leur voie". Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice...), le bon roman exige que soient mêlés "le réel et le poétique". Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c'est l'artiste qui crée le réel, "son réel à lui". Le roman chez Sand a un effet sur "l'emploi de la vie". De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l'idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.
78,50 €
Histoire Auguste et autres historiens païens
Gallimard
En 313, Constantin, empereur chrétien, accorde la liberté de culte à toutes les religions ; nul ne sera plus contraint de vénérer l'empereur à l'égal d'un dieu. En 391-392, Théodose, empereur très chrétien, interdit les cultes païens. Le monde a basculé. Ce qui est en cause, ce ne sont pas seulement des croyances et des cultes, mais toute une civilisation fondée sur la paideia - la culture, les moeurs et les pratiques de la Rome éternelle. C'est en ce sens que les historiens réunis dans ce volume peuvent être dits païens : nourris à l'antique paideia, ils en partagent toujours les valeurs. Ils écrivent entre 360 et 394 (avant 408 pour l'auteur des Vies et moeurs des empereurs) sous les règnes de princes chrétiens, occupent des postes importants, proches du pouvoir, et, par force, s'avancent masqués. De belles carrières restent ouvertes à ces lettrés, émules de Tite-Live, de Suétone ou de Tacite ; les empereurs chrétiens ne peuvent se passer d'eux. Les lois de 391-392 ne les réduisent pas au silence, mais ils sont assez lucides pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller dans leur éloge du passé. La plupart évitent prudemment de parler du christianisme. L'Histoire Auguste, elle, s'autorise des moqueries, des parodies des Évangiles ou des Pères de l'Église, des allusions plus ou moins voilées. Le livre - trente vies d'empereurs, à partir d'Hadrien - est truffé d'indices révélant à des lecteurs choisis le fond de la pensée de son auteur, écrivain dissimulé, semet ridente, "souriant dans son for intérieur". Cet auteur pourrait passer pour le digne successeur du Suétone des Douze Césars. Il a du goût pour les frivolités d'alcôve, les anecdotes à portée moralisante, les prodiges et les oracles. Mais il se révèle en outre particulièrement imaginatif. L'Histoire Auguste n'est pas une oeuvre historique au sens moderne du terme : elle enrichit son récit par tous les moyens qu'offre l'écriture romanesque, jusqu'à effacer les frontières entre histoire et fiction. C'est l'occasion de savoureux morceaux de bravoure, d'autant plus soignés littérairement qu'ils sont historiquement douteux. Histoire sans autorité donc, mais pleine de vie et finalement de vérité : une oeuvre personnelle et sensible sur l'âge d'or du paganisme et sur son déclin. "Une effroyable odeur d'humanité monte de ce livre", disait Marguerite Yourcenar, qui y avait trouvé la matière des Mémoires d'Hadrien. Cette humanité en désarroi, c'est celle des païens qui assistent impuissants à la dissolution du monde auquel ils tiennent et appartiennent. À la bataille de la Rivière froide, en 394, les armées de Théodose affrontent l'usurpateur Eugène et le général Arbogast, soutenus par le parti païen. Théodose vainqueur, certains vaincus se donnent la mort. Parmi eux, Nicomaque Flavien senior, aristocrate, préfet du prétoire d'Italie, probable auteur de l'énigmatique Histoire Auguste.
70,00 €
Romans et récits
Gallimard
"Tu tires des récits de tes vices, tu rêves des doubles pour tes démons" : c'est ainsi que Nathan Zuckerman, la créature de papier de Philip Roth, décrit son entreprise d'écriture dans La Leçon d'anatomie. Apparu sous la plume de l'écrivain Peter Tarnopol dans Ma vie d'homme (1974), ce double assumé du fictif Tarnopol et de Roth, lequel les invente tous deux en vertu d'un processus de création fait de reflets et de répliques, prend pour ainsi dire vie dans le premier cycle romanesque qui lui est consacré, Zuckerman enchaîné. Cette série de romans - une trilogie et son épilogue - offre à Roth l'occasion d'exposer les métamorphoses de la subjectivité. Elle met en scène quatre moments-clefs de la carrière de Zuckerman : la relation de l'aspirant écrivain avec son mentor (L'Écrivain fantôme, 1979) ; le romancier devenu une célébrité et la victime de son succès (Zuckerman délivré, 1981) ; l'homme souffrant de douleurs mystérieuses en pleine crise de la quarantaine, rattrapé à la fois par la complexité de sa vie amoureuse et sexuelle et par la mort de ses parents (La Leçon d'anatomie, 1983) ; l'homme de lettres privilégié face aux intellectuels de l'Europe de l'Est communiste (L'Orgie de Prague, 1985). On retrouvera Zuckerman dans La Contrevie (1986), un "labyrinthe de miroirs" (Philippe Jaworski), et un chef-d'oeuvre de virtuosité, qui est en quelque sorte la réponse de Roth au postmodernisme américain incarné notamment par Thomas Pynchon. Un brouillon donne à penser que le roman aurait pu être intitulé Tu dois changer ta vie ; "Tout peut arriver, et c'est précisément ce qui arrive : tout." Pendant la période de création couverte par ce volume, Roth explore la frontière poreuse entre réalité et fiction. S'il occupe le devant de la scène jusqu'en 1986, Zuckerman n'est pas l'unique alter ego de l'auteur. Émerge en effet un nouveau personnage (de fiction ?) nommé Philip ou Philip Roth. Il dialogue avec Zuckerman dans Les Faits (1988), sous-titré "Autobiographie d'un romancier" ; avec des femmes dans Tromperie (1990), roman tout entier construit en dialogues - "la bande-son d'un roman sans images", selon Ph. Jaworski -, tandis que Patrimoine (1991), récit de la maladie et de la mort du père (non plus celui de Zuckerman, celui de Roth), est présenté comme "Une histoire vraie". Les faits seraient-ils enfin débarrassés de leur gangue de fiction ? À la fin de la lettre que le Roth des Faits écrit à son lecteur Zuckerman, il admet que les "faits" sont en réalité des souvenirs déjà retravaillés. Ses expériences personnelles et son passé ne prennent forme et sens qu'une fois racontés. Et c'est à un personnage de fiction, l'inévitable Zuckerman donc, que Roth confie le soin de porter un jugement sur son manuscrit "autobiographique". L'autobiographie est sans doute "le genre le plus manipulateur dans toute la littérature", estime Zuckerman. C'est le moins que l'on puisse dire. Toute tentative de figer la frontière entre
73,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
Love, Freddie
J'ai Lu
Quelques jours après m'avoir dit être mourant, mon père m'a remis ses journaux intimes. Trois mois après, il m'a annoncé qu'il avait le sida. Quatre semaines plus tard, il était mort. " Alors que Queen est au sommet de la gloire, Freddie Mercury commence à rédiger un journal intime. À sa mort, en 1991, il laisse derrière lui 17 carnets manuscrits, retraçant ses pensées et sa vie, qu'il n'a jamais fait lire à personne. Il y raconte absolument tout, sans peur du jugement : son enfance et les abus dont il a été victime, ses relations amoureuses, son rapport au succès. Mais, surtout, il dévoile son grand secret : sa fille cachée, qu'il adore, et dont l'identité n'est connue que de quelques proches. L'auteure s'est plongée dans les journaux intimes de Freddie pour offrir un récit qui bouleverse tout ce que nous pensions savoir de la star. Loin des paillettes et des scandales, c'est l'autoportrait fascinant d'un homme secret, génial et profondément humain. Voici les confessions intimes inédites de Freddie Mercury.
10,00 €
La Philosophie dans le boudoir - Edition collector
La Musardine
Ne pourrait-on, ne devrait-on lire qu'un seul texte de Sade, c'est incontestablement La Philosophie dans le boudoir qu'il faudrait choisir. " En premier lieu ", a écrit André Pieyre de Mandiargues, " parce qu'il me semble que celui-là est aussi superbement que joliment rédigé ". Il règne en effet d'un bout à l'autre de ce livre un bonheur d'expression, une allégresse, un humour capable de plonger le lecteur dans une jouissance pareille à celle qui, manifestement, a transporté l'auteur pendant qu'il l'écrivait.

Mais aussi, cette Philosophie dans le boudoir présente la particularité de concentrer en un seul volume ce que Sade a produit de plus brillant, en même temps que de plus profond. Jamais son étonnante façon de penser ne s'est exprimée plus nettement, plus hautement. Lecture brûlante ? " Je ne m'adresse qu'à des gens capables de m'entendre ", écrit-il, " et ceux-là me liront sans danger ".

Cette édition s'ouvre sur la préface de Jean-Jacques Pauvert à l'édition de 1997, suivie de celle qu'écrivit Apollinaire en 1909 pour L'Œuvre du marquis de Sade qu'il dirigea pour la Bibliothèque des curieux. Des pages dans lesquelles ces autres monstres sacrés de la littérature disent leur fascination pour l'écrivain et le citoyen Sade et s'interrogent sur sa portée politique et morale.
12,00 €
L'Abbaye de Northanger
Gallimard
«Alors que vers la fin du XVIIᵉ siècle le roman noir semait ses naïves terreurs dans les foyers anglais, Jane Austen, née en 1775 et qui écrit depuis l'âge de douze ans, ne s'intéresse ni à l'histoire ni à la politique ni aux fantômes. Elle n'a de goût que pour la vie - la vie telle qu'un œil acéré peut en surprendre les manèges dans un salon, voire une salle de bal où les jeunes gens dansent, tandis que leurs parents évaluent rentes et dots. [...]Dans ce chef-d'œuvre, qu'elle a remanié en 1815, Jane Austen, sans doute l'un des esprits les plus implacablement satiriques de toute la littérature, traite sa protagoniste non comme une créature de chair et d'os, à l'instar de tous les romanciers, mais bel et bien comme une héroïne de roman égarée au milieu de conjonctures qui, par rapport aux habitudes du genre, la rabaissent aux yeux du lecteur.Et c'est avec une allégresse féroce que Jane Austen nous la montre se comportant, à la moindre occasion, en référence à son livre de chevet, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, publiés en 1794, juste avant qu'elle ne commence elle-même L'Abbaye de Northanger.Ainsi parodiait-elle le roman gothique et ses candides lecteurs, promis aux mêmes déboires que Don Quichotte intoxiqué par les ouvrages à la gloire de la chevalerie. Et ainsi, du même coup, annonçait-elle et énonçait-elle l'idée qui serait plus tard au cœur de la modernité, et selon laquelle la vie finit toujours par imiter l'art.»Hector Bianciotti.

Présenté et annoté par le traducteur

«À voir Catherine Morland telle qu'elle était dans son enfance, personne n'eût imaginé qu'elle fût destinée à être une héroïne...»
11,50 €
Le pauvre cœur des hommes
Gallimard
Quelle vie plus calme en apparence, plus unie, plus heureuse que celle de Natsume Sôseki ? Il naît en 1867 à Edo, l'ancienne Tokyo, étudie l'anglais, enseigne dans les écoles secondaires de 1893 à 1900 et passe en Angleterre trois années à l'issue desquelles on le nomme chargé de cours à l'Université impériale de Tokyo. Son premier roman, Je suis un chat, d'emblée le rend célèbre et lui permet d'entrer au grand quotidien Asahi. Après une existence discrète et retirée, il meurt en 1916. Le pauvre coeur des hommes est le plus représentatif sans doute des romans du Meiji. De tous les écrivains qu'a produits cette ère, nul n'exerça une influence aussi prestigieuse que Sôseki. C'est que cet ami de l'Occident ne s'était pas coupé de sa propre culture : il s'était nourri des lettres chinoises et formé à la méditation qu'enseigne le bouddhisme zen. Sa vie tout unie cachait une âme douloureuse : obsédé par l'inéluctable "péché qui est sur l'homme", ce solitaire analyse et absout le coeur humain, mais non sans avoir pris sur soi, comme pour l'expier, ce qu'il tient pour l'irrémédiable misère de la condition humaine.
14,10 €
Ma chambre à moi
Leduc
Est-ce que tu es devenue celle que tu t’étais promis d’être ?

Figure incontournable de la scène musicale internationale, Yael Naim explore depuis plus de deux décennies de nouveaux horizons artistiques. Dans ce livre, elle s’interroge sur ce que signifie être une femme, une artiste indépendante, une mère et une citoyenne du monde. Elle s’y dévoile comme jamais auparavant, revisite avec une grande honnêteté son parcours, ses choix, le succès mondial de « New Soul » en 2008 qui a marqué un tournant dans sa carrière, ainsi que les profondes transformations intimes qui ont façonné sa vie. Femme, artiste, mère et personnalité engagée, Yael Naim livre le récit d’une femme libre, en quête de sens, qui explore avec sincérité les liens entre création, identité, transmission et humanité.

Autrice-compositrice-interprète et réalisatrice franco-israélienne, Yael Naim est devenue une figure incontournable de la scène musicale française et internationale, notamment depuis son tube « New Soul ». Elle a toujours fait de sa vie son art, et inversement : innover, explorer et partager.
19,90 €
Le Pavillon des Sept Princesses
Gallimard
Le Pavillon des Sept Princesses, en persan Haft Paykar ou «Les Sept Icônes», composé en l'an 1197 de notre ère par le poète Nezâmî de Gandjeh en Azerbaïdjan, est le chef-d'œuvre narratif absolu de toute la littérature musulmane médiévale, l'épopée lyrique et mystique où une civilisation entière s'est reconnue. Aucun livre poétique n'a été, en Islam d'Orient, plus médité, calligraphié, enluminé que ce songe visionnaire d'un prince initié à la sagesse, au cours d'une semaine fantasmagorique, par les sept récits de ses sept épouses, chacune logée sous une coupole astrale à la couleur de son signe stellaire ; car à chaque récit correspond une nouvelle teinte de l'âme.Le traducteur, érudit polyglotte pétri de plusieurs cultures, spécialiste reconnu de l'Asie Centrale médiévale et moderne, propose ici une traduction flamboyante et passionnée, poétique et inspirée, portée par un souffle épique mais attentive aussi aux plus fines nuances ; par un remarquable travail sur la langue, il nous entraîne, dirait-on, à la source même du poème, restitue l'éblouissante richesse de l'original, son ampleur, sa complexité, ses foisonnantes beautés.

Chef-d'œuvre de la littérature musulmane médiévale, Le Pavillon des Sept Princesses (1197) marque l'apogée du récit proche-oriental (dont les Mille et Une Nuits ne furent qu'une ébauche populaire).
35,00 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahãbhãrata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a cessé d'être présent à la conscience hindoue. Le "grand poème du monde" raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava.Voici, dans ce second volume (livres VI à XI), la guerre pressentie depuis le début de l'épopée. Cette guerre pour la restauration du dharma voit bien les Pandava et Krishna l'emporter. Cependant il n'y a pas de victoire claire, pas même pour Krishna, auquel ses ruses valent une malédiction. Les deux armées sont détruites et la dynastie lunaire aura du mal à sauvegarder un héritier. À l'évidence, le bon roi ne peut triompher sans l'aide de l'avatar, mais celui-ci n'hésite pas pour ce faire à détruire le monde...Version abrégée, traduite du sanscrit.Présentation, résumés et commentaires des livres XII à XVIII, glossaire et répertoire des noms propres.
7,00 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahābhārata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a pas cessé d'être présent à la conscience hindoue. Ce «grand poème du monde» raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava. Ce premier volume expose les origines fabuleuses des personnages, l'enfance des héros, les premières violences et le partage inégal du royaume. Au cours d'une fameuse partie de dés, le sort du royaume se décide : l'aîné des Pandava perd tout au profit des Kaurava, y compris ses frères, lui-même et l'épouse commune des cinq frères, la princesse Draupadi. Les Pandava partent pour 13 ans en exil dans la forêt avec leur épouse. Années d'obscurité, montée des périls, où interviennent dieux et démons, où l'on acquiert des armes meurtrières. En dépit des efforts de Krishna, «avatar» de Vishnou descendu sur la terre, tout laisse craindre la fin des temps. Ce volume se termine à la veille de la grande bataille de 18 jours (Livre I à V). Il sera suivi d'un second volume.
7,00 €
L'Art d'être grand-père
Flammarion
L'Art d'être grand-père (1877) est le testament poétique de Victor Hugo : à soixante-quinze ans, il écrit ses derniers vers. Entièrement dédié à ses petits-enfants Georges et Jeanne, le recueil marque une parenthèse intimiste au sein d'une oeuvre majoritairement engagée, et livre une ode à l'innocence enfantine. Longtemps méconnu, "L'Art d'être grand-père, dit Aragon, est un livre d'avenir". C'est qu'il ne s'agit pas seulement "d'obéir aux petits" et de sourire à leurs enfantillages : Hugo, parvenu à l'âge de savoir pardonner, se dévoile apaisé et plein d'espoir, lui "qu'un tout petit enfant rend tout à fait stupide".
7,40 €
Calligrammes
Flammarion
Sept mois avant sa mort, Apollinaire publie des poèmes "de la paix et de la guerre", écrits de 1913 à 1916, sous le titre Calligrammes. Ce néologisme, qu'il forge à partir des mots "calligraphie" et "idéogramme", annonce un mode d'expression original : le poème-dessin, qui allie jeu du langage et jeu des formes. Les mots dessinent ici un cigare, là une montre ou une colombe, et traversent la page sous forme de gouttes de pluie ou de trains partant pour les champs de bataille de la Première Guerre mondiale... Car Apollinaire a en partie composé ses Calligrammes au front, pour ses correspondantes aimées, Lou et Madeleine. S'il a pu se nourrir du spectacle de la guerre, c'était pour mieux la transfigurer. Et c'est aussi pour continuer de croire en l'avenir qu'il a osé, sous le fracas des bombes, cette étonnante synthèse de plusieurs arts. DOSSIER - Une conférence d'Apollinaire : "L'Esprit nouveau et les poètes" - Les poètes et la Grande Guerre - Autour du calligramme - Poètes contemporains d'Apollinaire - Le jugement d'André Breton.
7,90 €
Le Roman de l'anneau
Gallimard
Œuvre du prince Ilangô Adigal, moine ermite, Le roman de l'anneau fut composé entre le IIIᵉ et le VIIᵉ siècle de notre ère. Foisonnante d'aventures, de catastrophes, de tableaux de mœurs (guerriers ou libertins), l'histoire douloureuse de Kannaki et de Kôvalan, qui se marient au début du livre et qui, «enroulés l'un à l'autre comme deux serpents noirs», connaissent d'abord l'amour parfait, illustre à la fois la civilisation tamoule et la philosophie du bouddhisme. L'auteur, qui ne manquait pas d'esprit critique, définit ainsi ce qu'il a voulu faire : «Dans un langage clair et châtié, ce roman décrit et l'amour et la guerre, les chansons, le théâtre, les formes de la danse, y compris la danse d'amour, et bien d'autres sujets.»
11,50 €
Psaumes du pèlerin
Gallimard
De 1598 à 1650 - à deux ans près les dates de Descartes - vivait dans le Deccan, au cœur du pays marathe, un boutiquier des plus humbles, et même des plus humiliés puisqu'il appartenait à la dernière des castes, celle des choudras. Un illettré, au sens actuel du mot, un véritable analphabète. Négligeant un beau jour les siens, le voilà qui se réfugie dans la jungle, en prière. Bien des femmes chez nous font encore les cafés, pour en arracher leur homme ; la femme du boutiquier courait elle aussi les collines afin de leur dérober ce nouvel amant de Dieu. Mais les affaires ennuyaient Toukârâm, notre boutiquier, qui s'occupait plutôt d'apprendre par cœur les 36000 vers du Jnânechvarî, cet illustre commentaire de la Bhagavad-Gitâ qu'à la fin du XIIᵉ siècle Jnândév composait à l'usage des petites gens. Bientôt, il sut aussi les 20000 vers du Bhâgavata d'Eknâth, le brahmane acquis à la mystique et qui se voulait «brique rouge», rien de plus, «sous les pieds de l'enfant-dieu».«Je n'ai pas lu les livres», chantera un jour Toukârâm. Sans doute, mais il avait écouté le chant de ses deux maîtres, et sur les routes empoussiérées, l'Inde marathe tout entière scande aujourd'hui les Psaumes du pèlerin, l'œuvre du choudra illettré.
11,00 €
Au cabaret de l'amour
Gallimard
Kabîr naquit vers 1440 et mourut en 1518 après avoir vécu l'humble vie de tisserand. Ses Paroles sont à l'origine du mouvement religieux des Kabîr-Panthi (4 millions d'adhérents) ; les Sîkh eux aussi le tiennent pour un de leurs maîtres. Musulman d'ascendance - car Kebir, en arabe, signifie "grand" -, Kabîr s'était pourtant assimilé à l'hindouisme. Il subit l'influence de Râmânanda et du Hatha-Yoga, puis, à la suite d'une "illumination", prêcha les petites gens. Pandits, mollahs, yogis, tous ceux qui vivent en parasites des religions, il les condamnait. Il veillait à se garder "du Véda comme du Coran". Ainsi que Toukârâm, le mystique marathe, il aspirait à l'union directe avec Râm, l'Absolu, qui transcende toutes les sectes. On l'accusa donc de vouloir se diviniser, ainsi qu'à Bagdad un peu plus tôt Mansûr Hallâj. Plus chanceux, il échappa de peu au supplice. Aujourd'hui, musulmans et hindous se reprochent mutuellement de l'avoir persécuté. La belle traduction de Charlotte Vaudeville colle à ce chant si simple et fulgurant, très modeste et plus ambitieux encore, celui d'un homme qui répudie à la fois le syncrétisme banal et les arcanes de l'ésotérisme, et qui, prophète une fois de plus de l'Unité, à ce titre doit toucher l'agnostique aussi bien que le croyant.
11,00 €
Crime et châtiment - Collector
Pocket
Grand classique de la littérature russe en version collector : une plongée dans la psyché d'un meurtrier et les conséquences de son crime.

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikoff doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce " songe monstrueux ", il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu'à ce qu'il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.

Œuvre majeure de la littérature russe, *Crime et Châtiment* est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikoff son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l'Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.

Traduit du russe par Victor Derély

*@ Disponible chez 12-21*

L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
10,50 €
Sarah Bernhardt
Tallandier
Vénérée pour la virtuosité de son jeu, son incroyable vaillance et ses audaces, ou dénigrée pour son anticonformisme et ses outrances médiatiques, jamais star n’a autant déchaîné les passions que Sarah Bernhardt (1844-1923), dont le seul nom reste une légende.

Celle qui fut la muse des plus grands écrivains et des plus célèbres portraitistes de son temps, avant d’inspirer romanciers et cinéastes, ne fut pas seulement une actrice géniale. La mythique « Voix d’or », comme la surnommait Victor Hugo, cumulait tous les talents, également auteure, peintre et sculptrice de renom. Révulsée par la misère, l’injustice et l’intolérance, elle ne cessa de lutter contre la peine de mort et combattit pour les droits des femmes.

On croyait tout connaître de « la Divine », mais l’ouverture de sources longtemps inaccessibles a permis de découvrir des aspects insoupçonnés de cette personnalité brûlante. C’est la vie de cette femme étonnamment moderne que ressuscite Hélène Tierchant avec une plume vivante et délicate.
11,00 €
La Tempête
Flammarion
Grondements de tonnerre, éclairs, mer démontée : La Tempête s'ouvre sur le chaos. Un navire tangue et chavire. À son bord : Alonso, roi de Naples, son fils et Antonio, roi de Milan. Sur l'île où ils échouent règne Prospéro, grand connaisseur en sciences occultes, qui a su domestiquer les êtres fantastiques, comme Caliban, le fils monstrueux de la sorcière Sycorax, ou Ariel, l'esprit de l'air et de l'eau, qui fait se lever les tempêtes. Coup de théâtre : Antonio, l'un des naufragés, n'est autre que le frère de Prospéro qu'il a exilé de Milan pour lui ravir le trône. Pour Prospéro, l'heure de la vengeance a sonné... Avec La Tempête (1611), sa dernière pièce, Shakespeare signe sa tragicomédie la plus grave : sur fond de rivalité entre deux frères qui se disputent le pouvoir se joue la lutte éternelle entre le bien et le mal, entre la vérité et l'illusion.
8,40 €
La Dame de Monsoreau (IV et V), Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
La Reine Margot, La Dame de Monsoreau (I à III)
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
Le Deuxième Sexe
Gallimard
Il est rare qu'un livre change la face des choses. Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir l'a fait. C'était en 1949, et son ferment continue d'agir. On ne peut créer un tel bouleversement sans susciter le scandale. Qu'ils soient de droite ou de gauche, libéraux progressistes ou communistes orthodoxes, athées ou religieux, qu'ils s'appellent Camus, Mauriac ou Nimier, les adversaires du Deuxième Sexe réagirent d'une seule voix au moment de sa publication. La condamnation fut confirmée par le Vatican, qui mit le livre à l'Index. Par-delà ces réactions immédiates, quel est le véritable objet du scandale ? Beauvoir sape les fondements d'un ordre ancestral, en contestant la domination dans laquelle les femmes sont maintenues par les hommes, que ce soit par le mariage ou par la maternité. Elle bat en brèche l'existence d'un instinct maternel, de même qu'elle aborde frontalement des thèmes alors tabous, comme la sexualité féminine. Elle anéantit en outre l'idée d'un Éternel féminin, qui servit, au cours des siècles, à figer les femmes dans un mythe ennemi de leur liberté. À l'origine du livre : le désir d'écrire sur elle-même éprouvé par Beauvoir durant l'été de 1946. À l'arrivée : un monument inédit dans sa composition et son propos, et dont la portée philosophique est considérable. Il s'agit d'étudier l'oppression subie par les femmes tout en tenant compte du caractère absolu de leur liberté, et cela, dans la perspective de leur émancipation. Pour ce faire, Beauvoir a rassemblé une immense documentation. Histoire, biologie, physiologie, psychanalyse, sociologie, anthropologie... aucun champ intellectuel n'est laissé de côté, ce qui fait du Deuxième Sexe un essai organique aux foyers multiples. Quant à la littérature, la romancière (et future mémorialiste) lui accorde une place privilégiée : depuis Montherlant, auquel elle assène des coups féroces, jusqu'à Stendhal, chez qui elle discerne un admirable féminisme, en passant par Claudel, qui l'accompagne depuis ses vingt ans. Les pages consacrées à "l'expérience vécue" sont nourries de très nombreux exemples tirés des oeuvres de Colette, Virginia Woolf, Edith Wharton, Katherine Mansfield, ou encore Carson McCullers. Le Deuxième Sexe propose une philosophie littéraire où, conformément au projet initial, sont sédimentés les souvenirs de Beauvoir. Ainsi le livre construit-il un universel singulier dont la maxime, empruntée à Érasme et détournée, continue de rayonner à travers les années : "On ne naît pas femme : on le devient."
68,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
La Reine Margot - La Dame de Monsoreau - Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
136,00 €
Le Benarès-Kyôto
Éditions du Rocher
Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Bien Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie. Ecrivain voyageur et romancier, Olivier Germain-Thomas a notamment publié En chemin vers le Bouddha (Albin Michel Poche), Le Voyage des Indes (Imprimerie nationale), avec des photographies de R. et S. Michaud, La Traversée de la Chine à la vitesse du printemps (Le Rocher), Mosaïque du feu (Le Rocher) et en 2005, Un matin à Byblos (Le Rocher). Grand Prix de littérature décerné pour l'ensemble de son oeuvre par l'Académie française (Prix Henri Gal, Institut de France).
18,30 €
Nullarbor
Hoëbeke
À l'orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le grand ouest australien. Une échappée, plus qu'un voyage, par-delà les confins désolés de la Nullarbor Plain. Une campagne de pêche sanguinaire dans l’Océan Indien fera tout basculer. La fuite en avant s'accélère, toujours plus au nord. C'est en naufragé, éreinté, que le narrateur vient s'échouer à Broome, puis sur les terres aborigènes de Wreck Point. Une main se tend alors, la dernière. Celle d'Augustus, ancien de la tribu Bardi, qui lui ouvre les portes d'un ailleurs fantastique. Mais il est bien trop tard. Et la nature hostile resserre son étreinte. Récit singulier, sombre et sans fard, d'un «monde sans prudence, où tout n'est que violence et ruine». «L’Australie comme elle a été rarement donnée à voir - et l’évidence, tout à coup, du surgissement d’un véritable écrivain. Enfin ! La découverte de ce manuscrit aura été pour moi un véritable choc. Dans d’autres collections, j’ai fait découvrir au public français les plus grands auteurs écrivains-voyageurs : Nicolas Bouvier, Redmond O’Hanlon, Peter Matthiessen, Patrick Leigh Fermor, Colin Thubron, bien d’autres encore… (...) Bien au-delà de ces pâles sous-produits "formatés" que l’on nous a vendus ces récentes années comme les "nouveaux voyageurs" dont l’appétit à courir les plateaux de télévision était à proportion inverse de leur talent. Quel bonheur dès lors de découvrir un David Fauquemberg ! D’ores et déjà je puis affirmer qu’il est l'une des révélations du festival Étonnants Voyageurs.» Michel Le Bris.
18,50 €
Tout surmonter !
Albin Michel
« Depuis toujours, la chance m'a été donnée de raconter les aventures et les engagements que j'avais choisis de vivre à travers le monde. Ces récits laissaient souvent de côté la part obscure de l'aventure : échecs, ratages, déconvenues, trahisons... J'ai eu le désir de revenir sur ces expériences pour en dévoiler la face cachée parce que, un jour, je me suis rendu compte qu'on peut toujours tirer de nos drames des enseignements positifs pour surmonter les épreuves de la vie. » Patrice Franceschi

De l'abandon d'un ministre qui lui supprime sa subvention sans même le prévenir aux moments passés dans une geôle pakistanaise pendant la guerre d'Afghanistan, en passant par le naufrage de son navire au large de Malte, rien n'aura été épargné à Patrice Franceschi, intrépide écrivain-aventurier. Il en a tiré ce surprenant livre d'apprentissage d'un inébranlable optimisme.

Un petit traité aux grandes ambitions qui nous fait du bien, en remettant à sa juste place tout ce qui gâche notre vie quotidienne.
17,90 €
Ce que le GIGN m'a appris
Albin Michel
J'ai passé plus de dix-sept ans au GIGN. J'ai vu cette unité grandir, se réinventer, changer d'échelle sans renoncer à son âme.

Ce livre n'est ni un récit d'opérations ni un manuel de management. Je raconte ce que le GIGN m'a appris du commandement, mais aussi ce que toute entreprise, toute institution, toute équipe peut retenir de cette école de l'exigence : écouter, arbitrer, agir avec audace. Et puis il y a la confiance, la transmission et la capacité à changer sans se renier.

Car on ne commande pas par le grade et par les mots, mais en donnant du sens aux actes. On commande une volonté, on décide seul mais après avoir consulté. On transmet des connaissances tout en acceptant d'être transformé à son tour. Commander c'est expliquer pour convaincre. C'est oser quand l'incertitude domine. C'est anticiper quand les signaux sont faibles.

Au fond, commander revient toujours à répondre à cette question simple et décisive : au nom de quoi acceptons-nous d'agir ensemble ?
19,90 €
Les morts de la Saint-Jean
Points
Nuit de la Saint-Jean. Dans une clairière isolée, trois jeunes gens se livrent à d'étranges jeux de rôle. Bientôt, la fête tourne au drame. La peur s'installe dans la région. L'inspecteur Wallander est assailli par le doute. Pris dans l'enchaînement des découvertes macabres et des rebondissements, parviendra-t-il à mener à bien cette enquête qui s'annonce particulièrement ardue ?

« Alors il s'avança, arme brandie, et il tira. Une balle dans chaque front. »

« Lentement Wallander encerclera le coupable tandis que son lecteur, le souffle court, accompagnera le policier comme on soutient un ami qui mérite de s'en sortir. »

Télérama
10,20 €
Tokyo Detective
Points
LA SUITE DE *TOKYO VICE*

Enquêtes, crimes et rédemption au pays du soleil-levant.

Après avoir fait tomber l’un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l’ancien journaliste Jake Adelstein s’est reconverti en détective privé. Il traque les yakuzas devenus hommes d’affaires. Mais la catastrophe de Fukushima vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où on ne l’attendait pas et touche ses amis les plus proches. Jake est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ?

*« Un nouvel opus qui entremêle enquêtes décapantes sur la pègre japonaise et cheminement spirituel. » L’Express*

Jake Adelstein est journaliste d’investigation. Il est l’auteur de *Tokyo Vice*, succès mondial adapté en série (sur Canal +), du *Dernier des Yakuzas* etde *J’ai vendu mon âme en bitcoins*, tous disponibles chez Points. Il vit au Japon depuis trente ans.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Doug Headline
9,90 €
Indio
Points
« L’auteur remonte le temps pour raconter l’aventure méconnue de Cosme Fernandes, un colon portugais qui voulut faire du Brésil une utopie fraternelle. »

*PARIS MATCH*

À Cananéia, au sud du Brésil, où la lagune dispute son territoire à l’océan Atlantique, un homme est retrouvé noyé parmi les mangroves. Il s’appelle Indio Pessoa et sa mort est tout sauf naturelle. Indio avait posé ses valises depuis peu dans la ville. Les notes retrouvées chez lui mentionnent un certain Bacharel, fondateur de cette première cité du Brésil que l’histoire officielle semble avoir éclipsée… Que cherchait Indio ? Un de ses amis mène l’enquête...

Cesare Battisti est né à Rome en 1954. À 21 ans, durant « les années de plomb », il rejoint la lutte armée. En 1981, il s’évade de prison et s’exile au Mexique, puis s’installera en France où il publiera son premier livre à la Série Noire, *Les Habits d’ombre* (1993). Il participe à l'aventure du Poulpe (*J'aurai ta Pau*, 1997), avant d'être édité par Joëlle Losfeld et aux éd. Rivages, soit une quinzaine de romans.
7,80 €
Laisse pas traîner ton fils
Points
« Puissant romanquête d’une descente aux enfers,

ce livre interroge les nouveaux codes de la violence des quartiers. »

Élise Lépine – ALIBI

Automne 2017, un adolescent, Sofiane, filme le lynchage d’un jeune homme par ses deux complices. Le supplice de Mathieu, torturé puis jeté dans un canal, est diffusé sur les réseaux sociaux. Quelques jours plus tard, les trois responsables sont arrêtés. Comment des ados en arrivent-ils à s’entretuer pour des raisons parfois futiles ? Avec une sincérité bouleversante, ce docu-fiction exceptionnel décortique l’enchaînement d’une tragédie, inspirée d’un fait divers réel, et analyse l'implacable loi de la cité.

Né en 1973, Rachid Santaki est un écrivain engagé. Après Les anges s'habillent en caillera (Points, 2011), il publie une dizaine de romans policiers. Également scénariste, il est connu pour avoir créé et développé le concept de « La Dictée Géante », désormais sur France-Culture.
6,80 €
L'Emprise du chat
Points
« Un polar bien noir qui caresse dans le sens du poil, et redonne le sourire tout en faisant réfléchir. »

L’ALSACE

Léa Bernard a été découverte morte dans son appartement près de la Grand’Place à Lille. La jeune hôtesse d’accueil travaillait à Genève pour une exposition de cadavres plastinés, procédé interdit en France. Serait-ce là un début de piste pour la commissaire Romano et son adjoint Tellier ? Et comment la victime a-t-elle été empoisonnée ? Alors que ses chats, Ruru et Mandela, lui mènent la vie dure, Romano poursuit un seul objectif : tirer au clair cette ténébreuse affaire…

Sophie Chabanel a publié huit romans et essais. En parallèle à son travail d'écriture, elle anime des formations et ateliers d'écriture pour des entreprises et associations. Voici le troisième opus des enquêtes de la commissaire lilloise, toutes parues chez Points.
8,70 €
Le Bal des porcs
Points
« Un roman puissant, plein de rage et de colère, et passionnant par ce qu’il révèle d’un pays accablé par la corruption de ses élus et le pouvoir qu’y exerce la mafia. »

Michel Abescat – FRANCE INTER

Dans le « Joli Petit Pays sous la Minuscule Chaîne de Hautes Montagnes » fleurissent depuis des années les trafics en tout genre : femmes, armes, drogues. Alors quand des adolescentes disparaissent d’un centre de désintoxication, personne ne s’en soucie. Sauf peut-être un journaliste cherchant à établir un lien entre la mort de la jeune Brona, la carrière fulgurante de politiciens véreux et la mafia calabraise ?

Árpád Soltész, né en 1969, est un journaliste slovaque bien connu dans son pays pour son travail sur le crime organisé. Ardent militant de la lutte anti-corruption, il dirige le Centre slovaque de journalisme d’investigation Ján-Kuciak. Son autre livre, Il était une fois dans l’Est, prix du Premier roman slovaque 2017, est disponible chez Points.

Traduit du slovaque par Barbora Faure
8,40 €
Les fantômes de Reykjavik
Points
« Indridason livre, une fois de plus, une réflexion féroce et passionnante sur la société islandaise. »

L’HUMANITÉ DIMANCHE

Un couple fait appel à Konrad, flic à la retraite, car leur petite-fille a disparu. Et leur inquiétude est légitime à cause des sérieux problèmes de drogue de la jeune femme. Dans le même temps, Eyglo, une médium amie de l’ancien policier, lui parle d’un cold case : une enfant noyée en 1947 dans l’étang devant le Parlement. Grâce à une construction brillante, Indridason crée un suspense où Konrad mène deux enquêtes de front, avec, en filigrane, la face sombre de l’Islande.

Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d’une nouvelle série. Tous les livres de l’auteur sont disponibles chez Points.

Traduit de l’islandais par Éric Boury
8,95 €
À sang perdu
Points
« Un premier roman à la fois maîtrisé, d'une intensité quasi existentielle, et totalement inattendu de par sa violence et sa rugosité. »

VOGUE

Wyatt Smith vit seul avec sa sœur jumelle, Lucy, dans un ranch isolé de l’Utah. Un matin, sans mobile apparent, une adolescente au regard fiévreux décime la moitié de leur troupeau à l'arme automatique, les condamnant à une faillite certaine. Fou de rage, ignorant à quel point elle est dangereuse, le jeune homme se lance à sa poursuite. Au cœur de paysages grandioses et inhospitaliers s'engage alors une équipée sauvage de douze jours où il croisera la route de bikers sanguinaires et de membres des cartels.

Rae DelBianco a grandi en Pennsylvanie où elle a été éleveuse de bétail. Après des études à l'université, elle s’est installée dans le New Jersey et y a écrit son premier roman. À sang perdu est la révélation d’une voix puissante de la littérature américaine.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
7,50 €
Vampires
Points
La famille Radescu, noctambules sans âges au teint blafard, se terre depuis des siècles dans une arrière-cour de Belleville. Pour en finir avec l’éternité, elle décide de réintégrer la communauté humaine. Mais un immigré roumain découvre dans un hangar un quidam empalé dans la meilleure tradition de Dracula. Chargé de l’enquête, le substitut Valjean sait que les vampires n’existent pas. Et pourtant...

Né en 1954, Thierry Jonquet est un maître du roman noir. Il est l’auteur de Rouge, c’est la vie, Ad vitam aeternam, Mon vieux, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, disponibles en Points. Il est mort brutalement à 55 ans, le 9 août 2009, laissant le manuscrit de Vampires inachevé.

« L’inachèvement du livre n’est pas un drame ; au contraire, cela ouvre les portes à une immense rêverie. »

France Inter
6,50 €
Le Pacte du petit juge
Points
Alberto Lenzi, magistrat calabrais, aime les repas fins et les jolies femmes. Mais la belle vie ne saurait durer : on lui confie une enquête impossible. D'un côté, trois ouvriers clandestins sauvagement assassinés, de l'autre une cargaison de deux cents kilos de cocaïne disparue de manière inexplicable. Et pas le moindre indice en vue. Mais une chose paraît sûre : la 'Ndrangheta est impliquée. Né en 1950 en Calabre, Mimmo Gangemi est ingénieur. Le Pacte du petit juge est son deuxième roman. « Le Pacte du petit juge a la polyvalence des livres réussis : roman policier qui cloue au fauteuil et récit d'une extrême précision anthropologique dont on doit forcément tenir compte si on veut comprendre le tableau italien dans son ensemble. » Corriere della Sera Traduit de l'italien par Christophe Mileschi
7,95 €
À chaque jour suffit son crime
Points
Du 1er janvier au 31 décembre, pas un jour qui ne réserve son lot de faits divers, de meurtres sanglants, d'arrestations mémorables. Stéphane Bourgoin, expert en criminologie, recense dans ce livre 365 histoires plus cruelles et insolites que n'importe quelle fiction. Spécialiste mondialement reconnu, Stéphane Bourgoin travaille depuis plus de 35 ans sur le sujet des serial killers. Il en a rencontré près de 80 pour les besoins de ses enquêtes et documentaires.
9,90 €
Ombres et Soleil
Points
Lola Jost est sous le choc. Du mobile jusqu'aux preuves, tout accuse son ami Sacha Duguin du meurtre du divisionnaire Mars. Pour établir son innocence, Lola et Ingrid se lancent dans une course-poursuite qui les mène d'Europe en Asie en passant par l'Afrique. À chaque détour de leur traque surgissent spécialistes du terrorisme islamique, mercenaires sadiques, para reconverti en serviteur modèle… Née en Lorraine en 1957, Dominique Sylvain a débuté en tant que journaliste. Elle est l'auteur de nombreux romans policiers, dont Passage du Désir (Grand Prix des lectrices de Elle), Le Roi Lézard et Guerre sale, disponibles en Points. « Politiques, mafieux, terroristes, bœufs-carottes… tout y est et tout s'emboîte parfaitement. La mécanique narrative est nickel. Dominique Sylvain est une des grandes du polar français. » Les Échos
7,50 €
Au bout de la route, l'enfer
Points
Cette nuit, le Roi Reptile est en chasse. Il écume les relais routiers du Wyoming en quête de nouvelles proies – des prostituées laides et vulgaires qui ne manqueront à personne. Mais lorsque deux étudiantes aussi séduisantes qu'impertinentes viennent perturber ses plans, l'occasion est trop belle. Cette nuit, dans les montagnes sauvages du Yellowstone, le Roi Reptile leur fera vivre l'enfer. Auteur de dix-huit romans policiers couronnés par de nombreux prix, C.J. Box tisse ses intrigues dans le cadre grandiose et sauvage du Wyoming, où il vit. Il nous propose une nouvelle enquête de Cody Hoyt. « Prenez Duel, de Steven Spielberg, Thelma et Louise, de Ridley Scott, ajoutez-y les paysages du Montana et du Wyoming et vous obtiendrez le dernier roman de C.J. Box. Un polar efficace et musclé. » La Croix Traduit de l'anglais (États-Unis) par Freddy Michalski
7,90 €
Les Ecailles d'or
Points
Hanafi, milliardaire issu de la pègre, charge le privé Makana de retrouver la star de son équipe de foot. L’ex-flic soudanais en exil n’a aucun contact dans les milieux d’affaires égyptiens, mais il est tenace et aidé par un journaliste. Sa route croisera celle d’une riche Anglaise à la recherche de sa fille disparue vingt ans plus tôt dans les souks du Caire. Y aurait-il un lien entre les deux affaires ?

Parker Bilal est le pseudonyme de Jamal Mahjoub, auteur anglo-soudanais de six romans publiés par Actes Sud. Il est né à Londres, a grandi à Khartoum, reçu une formation de géologue à l'université de Sheffield, vécu au Caire, au Danemark, à Barcelone et est maintenant installé à Amsterdam.

« Dépaysant et remarquablement mené, à la manière des polars made in US des années Hammett. »

Le Point

Traduit de l’anglais par Gérard de Chergé
7,90 €
La Revanche du petit juge
Points
Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril. Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman. « Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s'accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l'État. » Le Monde des livres Traduit de l'italien par Christophe Mileschi
7,70 €
Retour à Watersbridge
Points
Dans la neige, Elsphet Howell, sage-femme, regagne sa ferme du nord de l’État de New York. Là-bas, le sang a coulé : toute sa famille a été massacrée. Seul Caleb, 12 ans, a échappé à la fusillade : il a tout vu de la grange où il s’était réfugié. Mère et fils partent alors à la poursuite des trois tueurs à travers une contrée hostile et glacée. Pourtant cette soif de vengeance dissimule bien des secrets.

Né en 1977, James Scott est diplômé de Middlebury College et a publié des nouvelles dans American Short Fiction et One Story. Il collabore au magazine de musique Under the Radar et vit à Boston, où il enseigne au prestigieux centre littéraire de GrubStreet.

« À la fois western et roman noir, Retour à Watersbridge est un roman grandiose. »

Télérama

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Maillet
7,90 €
Une enquête de Claire DeWitt : La ville des morts
Points
La Nouvelle-Orléans n’est plus ce qu’elle était. Sinistrée par l’ouragan Katrina, il n’en reste que les mystères que le Mississippi n’a pas engloutis. Claire DeWitt, détective au caractère bien trempé, revient dans la ville des morts afin de percer le secret de la disparition d’un procureur. Hantée par ses démons, elle sait qu’ici, entre anciens amis et nouveaux ennemis, personne n’est innocent. Sara Gran, née à New York en 1971, est l’auteur de Viens plus près et Dope (disponibles en Points). La Ville des morts est la première des enquêtes de Claire DeWitt, en cours d’adaptation à la télévision. « Un grand roman de Sara Gran. En inventant le personnage ébouriffant de Claire DeWitt, elle se place dans la lignée d’Hammett et de Chandler. » Le Monde Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton Macavity Edward 2012
7,80 €
L'Ombre des chats
Points
Apparent suicide « assisté par ordinateur » d'une jeune mariée, messages obscènes à l'orthographe défaillante sur son téléphone portable… Décidément, Einar est fâché avec les nouvelles technologies. Enquêteur nonchalant et lucide, le journaliste est bien décidé à résoudre ces énigmes malgré l'hostilité du commissaire de police local. Après tout, remplacer le mensonge par la vérité, c'est son boulot.Arni Thorarinsson est né à Reykjavík en 1950, où il vit. Il travaille pour différents grands journaux islandais. Tous ses romans sont disponibles en Points.« L'auteur dénonce avec ironie et mordant les dérives de nos sociétés à travers une intrigue à suspense qui nous fait dévorer, haletant jusqu'au bout, ce roman policier noir. »L'ExpressTraduit de l'islandais par Éric Boury
7,80 €
Vent froid
Points
Entre le garde-chasse Joe Pickett et Missy, sa belle-mère, ça n’a jamais été le grand amour. Mais quand son cinquième époux est retrouvé pendu à l’une de ses éoliennes et qu’elle se voit accusée de meurtre, même Joe ne peut y croire. Les preuves semblent irréfutables, pourtant Joe ne l’imagine pas tuer son mari et encore moins le hisser au sommet d’une éolienne. Missy aurait-elle été piégée ?

Auteur de nombreux romans policiers couronnés par de nombreux prix, C.J. Box tisse ses intrigues dans le cadre grandiose et sauvage du Wyoming, où il vit. Les enquêtes du garde-chasse Joe Pickett sont disponibles en Points.

« C.J. Box nous embarque à chaque fois avec une économie de mots et un talent fou. Vent froid est un très bon cru. »

La Croix
8,10 €
Meurtre à Tombouctou
Points
Trois coups de feu. Et dans le silence qui suit : « Sales Français, vous allez tous mourir. Qu'Allah vous maudisse. » Habib, chef de la brigade criminelle, et Guillaume, responsable de la cellule antiterroriste française au Mali, sont dépêchés à Tombouctou où, quelques heures avant les tirs, un jeune Touareg a été assassiné. Dans ce climat délétère, Habib sait qu'il va devoir agir avec prudence.

Moussa Konaté est né à Kita, au Mali, en 1951. Cofondateur du festival Étonnants Voyageurs à Bamako, il était aussi dramaturge et éditeur. Il s'est éteint à Limoges en 2013. Deux autres enquêtes du commissaire Habib, L’Empreinte du renard et La Malédiction du lamantin, sont disponibles en Points.

« La réussite de ce roman, c’est la façon dont l’auteur parvient à mêler la couleur locale et la résolution de l’intrigue. »

Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
7,90 €
Les nouvelles enquêtes du juge Ti Thé vert et arsenic
Points
Comme chaque année dans la Cité interdite, le Fils du Ciel attend la livraison de son thé personnel. Mais en cette année 670 il charge le juge Ti de superviser la récolte. Une série d’empoisonnements survient tout près des plantations, et le juge comprend alors les vraies raisons de sa venue. Il va devoir redoubler d’inventivité pour apprendre à discerner, de tasse en tasse, le thé vert du poison.

Né en 1964, Frédéric Lenormand est l’auteur de nombreux romans et essais historiques. Douze Nouvelles Enquêtes du juge Ti sont déjà disponibles en poche chez Points.

« Le juge Ti a rejoint Sherlock Holmes et Hercule Poirot au panthéon des grands détectives. »

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8,40 €