Se rendre au contenu

Résultats de recherche pour 'En route pour la maternelle' (11014)

La Fée Cinéma
Gallimard
La Fée-Cinéma est le récit autobiographique d'Alice Guy : première femme cinéaste du monde. Écrire vite. Raconter son enfance, d'abord : la jeune Alice est élevée entre le Chili, la Suisse et la France. Puis le pensionnat et la vie à Paris. Suivent des études de sténographie, avant qu'elle ne devienne en 1895 la secrétaire de Léon Gaumont au Comptoir général de Photographie. C'est à la suite de la première projection du cinématographe des frères Lumière qu'Alice a l'idée de tourner de courtes fictions pour soutenir la vente des caméras Gaumont. Déjà "mordue par le démon du cinéma", elle n'a qu'une obsession : raconter des histoires en réalisant ses propres films, dont le plus célèbre, La Fée aux choux, considéré comme le premier film de fiction... Longtemps effacée de l'Histoire, Alice Guy décrit ici avec précision les débuts du cinéma, la magie des accidents, des expérimentations et autres bouts de ficelle. Sans détour et sans romance, d'une écriture intime et urgente, elle dit la beauté du 7ᵉ art qu'elle a "aidé à mettre au monde" ; elle se réhabilite. Elle meurt en 1968 et ses Mémoires, pourtant achevés en 1953, ne seront publiés qu'en 1976.
14,00 €
Une embellie perdue
Gallimard
"Je m'emplissais de ces cris, de ces "on a gagné", poussés par ces gens qui s'enlaçaient sans se connaître et qui, sans se connaître, s'aimaient d'avoir aimé ensemble l'espérance." En juin 1981, l'avocate est élue députée. Le peuple de gauche rêve de "changer la vie" ; et les femmes de compter, enfin, en politique. Mais l'embellie sera brève. Les socialistes cèdent, assez vite, au réalisme et aux délices du pouvoir. "La gauche a-t-elle encore une âme ?" s'interroge bientôt Gisèle Halimi. En septembre 1984,elle quitte l'assemblée. Pendant quarante mois, elle aura vécu une aventure ambiguë : décevante dans l'univers masculin des politiciens mais riche en découvertes dans sa circonscription. Souvenirs mêlés... Le Palais-Bourbon sous la vague rose. Le chemin - un temps commun - avec François Mitterrand. La campagne des "100 femmes pour les femmes ". Avec une embellie perdue, texte doux-amer mais touiours tourné vers l'avenir, Gisèle Halimi poursuit le récit éclatant entrepris avec Le lait de l'oranger.
13,00 €
L'Atelier noir
Gallimard
Tous les livres que j'ai écrits ont été précédés d'une phase, souvent très longue, de réflexions et d'interrogations, d'incertitudes et de directions abandonnées. À partir de 1982, j'ai pris l'habitude de noter ce travail d'exploration sur des feuilles, avec des dates, et j'ai continué de le faire jusqu'à présent. C'est un journal de peine, de perpétuelle irrésolution entre des projets, entre des désirs. Une sorte d'atelier sans lumière et sans issue, dans lequel je tourne en rond à la recherche des outils, et des seuls, qui conviennent au livre que j'entrevois, au loin, dans la clarté. A. E. Parallèlement à ses romans, Annie Ernaux tient un journal d'avant-écriture ; une sorte de livre de fouilles, rédigé année après année, qui offre une incursion rare de "l'autre côté" de l'oeuvre. Plongé au coeur même de l'acte d'écrire, le lecteur devient témoin du long dialogue de l'autrice avec elle-même : la pensée taillée au couteau, des idées en vrac, des infinitifs en mouvement ; des associations de mots, de morceaux de temps, et de confidences. Pour la réédition de L'atelier noir, Annie Ernaux a souhaité augmenter l'ouvrage de pages inédites de son journal de Mémoire de fille.
10,00 €
Le lait de l'oranger
Gallimard
Dans ce récit autobiographique, Gisèle Halimi écrit à son père tant aimé pour lui dire "ce qui n'a pas été dit". Tout commence en Tunisie au pied de l'oranger. Tous les matins, la petite fille se cache pour jeter son café au lait dans les racines de l'arbre. Gisèle Halimi revient sur son enfance rebelle et ses combats précoces contre les stéréotypes de genre véhiculés par la religion et l'école. La haine de l'injustice chevillée au corps, Gisèle Halimi devient l'avocate la plus célèbre du XXᵉ siècle. Actrice et témoin de notre époque, elle a secoué l'Histoire par des combats difficiles qui résonnent encore fortement aujourd'hui. De la guerre d'Algérie à la reconnaissance du viol comme crime, en passant par le procès de Bobigny et la bataille pour la légalisation de l'avortement, tout en côtoyant Mitterrand, Simone Veil, Bourguiba ou encore Camus, Sartre et Beauvoir, elle retrace ici son parcours hors du commun. Le lait de l'oranger est l'un de ses livres les plus personnels et les plus émouvants.
14,00 €
Cavalerie rouge
Gallimard
Sur le conseil de Maxime Gorki de «courir le monde pour acquérir de l’expérience», Isaac Babel, alors apprenti écrivain, s’engage comme correspondant de guerre dans l’Armée rouge durant la guerre soviéto-polonaise de 1920. De mai à septembre 1920, il accompagne la Iʳ&sup ; armée de cavalerie en Volhynie sous le pseudonyme de Kirill Lioutov. La troupe, commandée par Semion Boudienny, se bat contre

les Blancs et les Polonais. Babel a trouvé dans ces événements vécus l’inspiration des contes de Cavalerie rouge qui font penser aux Désastres de la guerre de Goya : prisonniers fusillés, cadavres accrochés aux arbres, femmes éventrées… La truculence, la passion, le sombre humour de Babel remettent en question la condition humaine.

Texte revu par Andrée Robel
9,50 €
Dévadé
Gallimard
Bottom, trente ans, est par essence un «rada», c'est-à-dire un paumé. Pourvu que la Providence lui donne ses six canettes de bière quotidiennes, il patauge avec complaisance dans l'horreur de vivre. Recueilli par la patronne, il lui sert de nurse et de chauffeur, car elle a les jambes brisées. La patronne passe tout à Bottom, et leur amitié tourne parfois à la tendresse sexuelle. Mais lui aime d'un grand amour sans espoir Juba, qu'il appelle son petit train donzeur, parce qu'elle téléphone tous les jours à onze heures. Il y a aussi Bruno, qu'aime Juba et qui finira percé d'un coup de couteau. Et Nicole, qui couche avec Bottom et aime Adé, le poète fou enfermé dans un asile.Comme le dit Bottom, «ce n'est pas une vie. Avec les ordures dont je la remplis, c'est une poubelle». Et pourtant ces pauvres types et ces filles perdues nous parlent comme s'ils détenaient le secret de la vraie vie. Et surtout, après un long silence, Réjean Ducharme revient au roman avec un style, des mots, une émotion qui le mettent au rang de ces grands écrivains qui, un jour, réinventent le langage. Un magicien qui, à volonté, nous fait rire et pleurer.

Bottom, trente ans, est par essence un «rada», c'est-à-dire un paumé. Pourvu que la Providence lui donne ses six canettes de bière quotidiennes, il patauge avec complaisance dans l'horreur de vivre...
8,90 €
Promenade dans un parc
Gallimard
«Les plus hautes récompenses m’étaient périodiquement décernées, mais, je ne sais comment, on s’arrangeait pour que les bénéfices de cette notoriété retombassent avec éclat sur d’autres dont la médiocrité n’avait pu les obtenir. On faisait même en sorte de ne pas m’allouer les sommes accompagnant ces distinctions et, pour justifiées qu’elles fussent, mes réclamations restaient sans écho, car rapidement l’habitude fut prise de ne faire réponse à aucune de mes lettres.» Soixante-seize textes donnent ainsi du monde une vision de colonie pénitentiaire. Le petit homme y est soumis aux tracasseries d’un quotidien qu’il est tout prêt à accepter, voire même à comprendre. Sommes-nous juste avant le cataclysme ou juste après ? Ou bien sommes-nous tout simplement dans l’univers banal de toute condition humaine, c’est-à-dire pour Calaferte l’aménagement de l’insupportable ?

Soixante-seize textes donnent du monde une vision de colonie pénitentiaire. Sommes-nous juste avant le cataclysme ou juste après ? Ou bien sommes-nous tout simplement dans l’univers banal de toute condition humaine, c’est-à-dire pour Calaferte l’aménagement de l’insupportable ?
9,50 €
Nerrantsoula
Gallimard
«Noiraude et chevelue, pareille à une bohémienne. La grosse natte soigneusement tressée. Le visage - ovale, très sérieux, aux grands yeux perçants, aux lèvres charnues - était toujours bien lavé, comme les mains, les jambes et les pieds. Une orpheline... Venue depuis une année, Dieu sait d'où... Qui s'était toujours refusée à dire son nom et celui de ses parents...» Tout le monde à Braïla l'appelle sacadgitza, la porteuse d'eau, mais Marco, le narrateur amoureux, la surnommera Nerrantsoula, car elle sera pour lui sa petite orange amère, son petit bigaradier. Mais d'autres hommes convoitent l'orpheline... Ce refrain d'une chanson grecque donne son titre à ce roman de Panaït Istrati, où le Danube joue un rôle de premier plan. Ses crues redoutables transforment le destin de ses riverains, c'est à lui que revient le droit de semer la richesse et la pauvreté. C'est lui qui venge les amoureux de Nerrantsoula dont l'arrogance cruelle conduit un ballet infernal. Nerrantsoula est un des plus beaux hymnes à l'enfance et à l'amour, thèmes chers à l'auteur des Récits d'Adrien Zograffi.

Nerrantsoula est un des plus beaux hymnes à l'enfance et à l'amour, thèmes chers à l'auteur des Récits d'Adrien Zograffi.
9,00 €
Extinction
Gallimard
Brebis galeuse d'une famille attachée à ses traditions, héritier d'un domaine dont il n'a que faire, Murau, le narrateur, rentre au château familial de Wolfsegg, en Autriche, pour enterrer ses parents et son frère, morts dans un accident de voiture. Dans ce lieu grandiose, aux rites respectés et bafoués à la fois par son père, ancien membre du parti nazi, et par sa mère, maîtresse de l'archevêque Spadolini, haut dignitaire du Vatican, Murau évoque le passé, les souvenirs inquiétants, comme pour se désenvoûter de cet univers oppressant, et « éteindre » définitivement tout ce qui le rattachait encore à son enfance et à sa jeunesse. Dans cet ultime roman, Thomas Bernhard se livre à une analyse familiale caustique et jubilatoire. Il met en scène les personnages les plus vils et grossiers, sinistres marionnettes dans une tragédie moderne emplie d'amertume.
15,00 €
W ou Le souvenir d'enfance
Gallimard
"Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés ; il pourrait presque sembler qu'ils n'ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun des deux ne pouvait exister seul, comme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu'ils jettent l'un sur l'autre, pouvait se révéler ce qui n'est jamais tout à fait dit dans l'un, jamais tout à fait dit dans l'autre, mais seulement dans leur fragile intersection. L'un de ces textes appartient tout entier à l'imaginaire : c'est un roman d'aventures, la reconstitution, arbitraire mais minutieuse, d'un fantasme enfantin évoquant une cité régie par l'idéal olympique. L'autre texte est une autobiographie : le récit fragmentaire d'une vie d'enfant pendant la guerre, un récit pauvre d'exploits et de souvenirs, fait de bribes éparses, d'absences, d'oublis, de doutes, d'hypothèses, d'anecdotes maigres. Le récit d'aventures, à côté, a quelque chose de grandiose, ou peut-être de suspect. Car il commence par raconter une histoire et, d'un seul coup, se lance dans une autre : dans cette rupture, cette cassure qui suspend le récit autour d'on ne sait quelle attente, se trouve le lieu initial d'où est sorti ce livre, ces points de suspension auxquels se sont accrochés les fils rompus de l'enfance et la trame de l'écriture." Georges Perec.
9,50 €
La cloche de détresse
Gallimard
États-Unis. Années 50. Esther Greenwood, dix-neuf ans, montre un certain talent pour l'écriture. Pendant un séjour à New York - remporté lors d'un concours de poésie -, l'héroïne se sent prise d'un mal-être. Le doute s'installe en elle. De retour dans sa ville natale, la jeune femme apprend qu'elle n'a pas été reçue au cours de littérature qu'elle attendait plus que tout. S'ouvre alors l'été où sa vie bascule ; elle se retrouve face à ses craintes : comment réaliser ses ambitions littéraires et se libérer de ce destin de housewife qui l'attend ? Découragée, rongée par de profondes angoisses sur sa condition de femme, obsédée par sa vocation manquée d'avance, Esther ne mange plus, ne dort plus et n'écrit plus. Elle glisse peu à peu dans une grave dépression qui la détache des siens, de son corps et de la vie. D'une écriture poétique et torturée, Sylvia Plath raconte son combat féministe mené dans un pays de parfaites ménagères, qui éteint volontiers le génie féminin. D'inspiration autobiographique, La cloche de détresse est l'unique roman de l'autrice, qui met fin à ses jours un mois après la publication du livre, à trente et un ans.
12,50 €
La Prisonnière des Sargasses
Gallimard
"Quand ils furent rentrés dans la maison, je m'accoudai sur la froide balustrade du glacis et pensai que je ne l'aimerais jamais beaucoup. Je continuais à l'appeler "Monsieur Mason" en moi-même. "Bonne nuit, papa blanc", ai-je dit un soir et il ne s'en vexa pas, il rit. À certains égards, c'était mieux avant sa venue, bien qu'il nous eût sauvés de la pauvreté et de la détresse." La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, en Jamaïque. Entre l'indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu'elle quittera à l'âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu'il lui porte, elle sombre dans la destruction et la folie. Il fallut neuf ans à Jean Rhys pour écrire La prisonnière des Sargasses, qu'elle publie en 1966, après un silence de vingt-sept ans. L'autrice y maîtrise une narration à deux voix, alternant les paroles d'Antoinette et celles de son mari. Narration qui évoque la haine, la solitude et la démence. L'écriture de Jean Rhys - dont on devine l'inspiration autobiographique - fait de ce roman l'un des plus forts qu'elle ait écrits.
12,00 €
L'habitude d'être
Gallimard
Qu'aurait pu faire Flannery O'Connor sinon écrire ?À vingt-sept ans, elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie qui détruit progressivement et inéluctablement les tissus. Il lui reste juste assez d'énergie pour écrire et comme, à l'en coire, elle n'est «bonne qu'à ça», elle parvient «en clignant de l'œil, à considérer cette épreuve comme une bénédiction». La littérature ne lui suffit pas, alors elle écrit à ses amis pour leur dire qui elle est.Tous les ingrédients de son œuvre sont là, l'angoisse, la cocasserie, la cruauté, la compassion, baignant dans la lumière fulgurante de la foi catholique.Une voix s'élève face au temps qui la menace pour témoigner encore et toujours de son émerveillement quotidien.

Dans sa correspondance, tous les ingrédients de l'œuvre de Flannery O'Connor sont là, l'angoisse, la cocasserie, la cruauté, la compassion, baignant dans la lumière fulgurante de la foi catholique.
13,00 €
Le Vagabond et autres histoires
Gallimard
Les nouvelles de Rabindranath Tagore le placent parmi les grands maîtres de cet art dans le monde. Elles illustrent les qualités de son génie, sa vive imagination alliée à une vue pénétrante de la réalité, son sens large de l'humain, son intolérance pour l'injustice et l'erreur. Tagore a observé le drame des humbles vies des villageois avec une sympathie et une compréhension infinies ; en les décrivant, il réussit à leur donner le pouvoir de nous intéresser et de nous émouvoir profondément.

Tagore a observé le drame des humbles vies des villageois. En les décrivant, il réussit à leur donner le pouvoir de nous émouvoir profondément.
10,50 €
La folie en tête
Gallimard
Violette Leduc s'est peinte et a raconté le début de sa vie dans La Batârde : son enfance à Valenciennes, entre sa mère et sa grand-mère. Le pensionnat, puis le lycée à Paris. Son travail comme secrétaire dans une maison d'édition, puis comme journaliste. Son amitié avec Maurice Sachs.Dans La folie en tête, on la retrouve intacte, tout aussi entière dans ses réactions et dans ses défis.Mais ce sont, autour d'elle, les choses et les gens qui ont changé. Dans le Paris de l'immédiat après-guerre, la Bâtarde fait son entrée - et sans trop, d'abord, s'en apercevoir. Rien n'est modifié dans sa façon d'approcher, puis d'appréhender les êtres. Ses activités clandestines, un temps poursuivies, cèdent le pas à des activités littéraires, auxquelles elle ne se sentait guère destinée, et qui, sans l'éblouir, l'absorbent, et conditionnent enfin sa vie même.Cela nous vaut une étonnante galerie de portraits, où Sartre, Simone de Beauvoir, Jean Genet, Nathalie Sarraute, Colette Audry - entre bien d'autres - apparaissent tels qu'ils pouvaient sembler être aux yeux d'une «provinciale», nullement émerveillée, mais passionnée de comprendre et d'aimer.
15,00 €
Histoire de l'oeil
Gallimard
«À d'autres l'univers paraît honnête. Il semble honnête aux honnêtes gens parce qu'ils ont des yeux châtrés. C'est pourquoi ils craignent l'obscénité. Ils n'éprouvent aucune angoisse s'ils entendent le cri du coq ou s'ils découvrent le ciel étoilé.

En général, on goûte les "plaisirs de la chair" à la condition qu'ils soient fades. Mais, dès lors, il n'était plus de doute : je n'aimais pas ce qu'on nomme "les plaisirs de la chair", en effet parce qu'ils sont fades. J'aimais ce que l'on tient pour "sale". Je n'étais nullement satisfait, au contraire, par la débauche habituelle, parce qu'elle salit seulement la débauche et, de toute façon, laisse intacte une essence élevée et parfaitement pure. La débauche que je connais souille non seulement mon corps et mes pensées mais tout ce que j'imagine devant elle et surtout l'univers étoilé...»
10,00 €
Le Calice de la vie
Gallimard
Sans doute y a-t-il peu de points communs entre Sania Diespérova, qui, après trente années de désillusions, décide de boire la goutte de miel qui reste dans le calice de la vie, et la belle Véra qui rompt paisiblement avec son compagnon de quinze ans. Et peu de relations entre ces femmes et le berger Ignace, assassin amoureux, ou Paracha, trouvée folle sur le bord de la route. Hommes et femmes d'une Russie ancienne, prérévolutionnaire, ils sont tous, pour nous, comme les gens du domaine aujourd'hui désert de Soukhodol : ils sont morts et leur passé prend figure de légende.

Traduction autorisée par l'auteur
10,50 €
L'Homme pressé
Gallimard
Pierre gâche tout, l'amitié, l'amour, la paternité, par sa hâte fébrile à précipiter le temps. A'cette allure vertigineuse, il ne goûte plus ce qui fait le prix de la vie, ni les moments d'intimité que sa femme Hedwige lui ménage, ni la poésie des choses. Il se consume et consume les siens en fonçant vers un but qu'il renouvelle, chaque fois qu'il l'atteint. Pierre saura trop tôt qu'il ne se hâtait ainsi que pour arriver plus vite au rendez-vous de la mort.
11,00 €
Lettres à son frère Théo
Gallimard
Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.

«La première lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, datée d'août 1872, est envoyée de La Haye. Il a dix-neuf ans. Il ne sait pas qu'il va peindre. La dernière lettre, inachevée, Théo la trouve dans la poche de Vincent qui s'est tiré une balle dans la poitrine le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise. Des dizaines de toiles encombrent sa chambre. Presque quotidiennement, pendant dix-huit ans, Vincent a écrit à Théo. Et Vincent écrit à propos de tout à Théo comme il lui envoie toutes ses toiles. Il lui montre ce qu'il peint comme ce qu'il est. Ces lettres incomparables - des récits, des aveux, des appels - sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe... Il n'est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d'écrire, lucide, comme il traque la lumière.» Pascal Bonafoux.

Nouvelle édition, avec une introduction et une chronologie par Pascal Bonafoux, en 1988
15,00 €
Au bout du rouleau
Gallimard
Être capitaine à bord du vapeur-navette Sofala, non, ce n'était vraiment pas une vie aventureuse pour Harry Whalley le risque-tout. C'est pour sa fille qu'il en était arrivé à faire cette monotone tournée de colporteur du sud au nord du Détroit, puis du nord au sud. Après cinquante ans de navigation, dont quarante en Extrême-Orient ! Mais pourquoi diable le capitaine Whalley ne regardait-il plus la mer ?

Notice de Jean-Pierre Vernier
9,50 €
Le Livre des êtres imaginaires
Gallimard
«On emmène un enfant pour la première fois au jardin zoologique. Cet enfant pourrait être n'importe lequel d'entre nous, ou, inversement, nous avons été cet enfant et nous ne nous en souvenons pas. Dans ce jardin, dans ce terrible jardin, l'enfant voit des animaux vivants qu'il n'a jamais vus (...). Passons, maintenant, du jardin zoologique de la réalité au jardin zoologique des mythologies, dont la faune n'est pas de lions mais de sphinx et de griffons et de centaures.».

Ouvrage écrit avec la collaboration de Margarita Guerrero

Première édition
12,50 €
L'enfant brulé
Gallimard
On enterre une femme à deux heures... C'est par ces mots que commence L'enfant brûlé, le chef-d'œuvre de Stig Dagerman, qui date de 1948. En effet, la mère est morte, laissant un mari et un fils de vingt ans. Qui était-elle, qu'était-elle en dehors de cette rumeur quotidienne dont elle remplissait la maison ? Trop tard pour le savoir. Désormais, son absence va prendre un poids que n'avait pas sa présence, suscitant entre père et fils d'étranges rapports faits de questions tacites, de suspicion mutuelle, de jalousie et de haine, mais aussi d'amour. Lire Dagerman - ce Rimbaud du Nord qui mit fin à ses jours en 1954, alors qu'il n'avait que trente et un ans et que, depuis longtemps, il se taisait - c'est lire un écrivain majeur, l'un de ces auteurs dont la voix a la vertu de raccourcir à la seconde les distances entre lecteur et auteur, instaurant entre eux les liens de complicité les plus étroits, commandant un irrésistible

mouvement de sympathie. Ardent et précis à la fois, l'écrivain jette ses filets au plus profond de nous-mêmes, ramenant à la surface nos secrets les plus troubles et les moins avouables. Tandis que, sur fond de rues enneigées, d'archipels lisses et de soleils froids , des personnages ravagés de passion se dressent, à jamais inoubliables, comme dans un film qui serait le plus beau film d'Ingmar Bergman, ce compatriote de Dagerman, «l'enfant brûlé».
13,00 €
Le Mont Analogue
Gallimard
«Toutes les mythologies parlent, soit d'un centre original du monde, soit d'un arbre sorti de terre et qui gagne le ciel, soit d'un mont sacré, en tout cas d'une possibilité de communication avec l'au-delà. Or, il faut que cette possibilité existe, que l'arbre ou la montagne soit là pour de vrai, au même titre que l'Éverest ou le mont Blanc. C'est ce que pense l'auteur du récit et il réunit une expédition pour découvrir le mont Analogue. La description des membres de l'expédition permet à René Daumal d'exprimer sa fantaisie. La base du mont est finalement découverte : c'est la courbure de l'espace qui empêchait de la voir. Le récit est inachevé, mais il est assuré que l'expédition, qui a disparu à nos regards de lecteurs, poursuit son ascension. Naturellement, les personnages et les circonstances du Mont Analogue sont symboliques : telle est la littérature quand elle se veut utile à l'homme. Dans la circonstance, elle éveille doublement, car toutes les phrases portent. Cela tient à l'intelligence très personnelle de René Daumal et à ce qu'on pourrait appeler son lyrisme de l'ironie.» Roger Nimier.

Version définitive sous-titrée Roman d'aventures alpines, non euclidiennes et symboliquement authentiques
9,50 €
MARELLE traduit de l espagnol
Gallimard
«Marelle est une sorte de capitale, un de ces livres du XXᵉ siècle auquel on retourne plus étonné encore que d'y être allé, comme à Venise. Ses personnages entre ciel et terre, exposés aux résonances des marées, ne labourent ni ne sèment ni ne vendangent : ils voyagent pour découvrir les extrémités du monde et ce monde étant notre vie c'est autour de nous qu'ils naviguent. Tout bouge dans son reflet romanesque, la fiction se change en quête, le roman en essai, un trait de sagesse zen en fou rire, le héros, Horacio Oliveira, en son double, Traveler, l'un à Paris, l'autre à Buenos Aires.Le jazz, les amis, l'amour fou - d'une femme, la Sibylle, en une autre, la même, Talita -, la poésie sauveront-ils Oliveira de l'échec du monde ? Peut-être... car Marelle offre plusieurs entrées et sorties. Un mode d'emploi nous suggère de choisir entre une lecture suivie, "rouleau chinois" qui se déroulera devant nous, et une seconde, active, où en sautant de case en case nous accomplirons une autre circumnavigation extraordinaire. Le maître de ce jeu est Morelli, l'écrivain dont Julio Cortázar est le double. Il cherche à ne rien trahir en écrivant et c'est pourquoi il commence à délivrer la prose de ses vieillesses, à "désécrire" comme il dit. D'une jeunesse et d'une liberté inconnues, Marelle nous porte presque simultanément au paradis où on peut se reposer et en enfer où tout recommence.»Florence Delay.
17,00 €
FALAISES DE MARBRE (SUR LES) traduit de l allemand
Gallimard
"Une période étrange s'ouvrit alors pour nous à la Marina. Tandis que dans le pays le crime prospérait comme le réseau des moisissures sur le bois pourri, nous nous absorbions de plus en plus profondément dans le mystère des fleurs, et leurs calices nous semblaient plus grands, plus radieux que jamais." Dans un pays imaginaire, un narrateur et son frère mènent une vie paisible au bord de la Marina, sur les falaises de marbre. Mais non loin de ce refuge tranquille campent le Grand Forestier, seigneur de la Maurétanie, et ses troupes belliqueuses, animés par la violence. Sur les falaises de marbre fut publié en Allemagne un peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Aussitôt il fut interprété comme une protestation contre la montée du nazisme, mais le récit est en réalité une charge contre la terreur et la dictature, qui ne se limitent pas au régime hitlérien. Un chef-d'oeuvre de la littérature romantique, traversé de signes et de symboles, de métaphores, échos de la lente montée de la menace et de la barbarie.
10,00 €
Héliogabale ou l'anarchiste couronné
Gallimard
«Voici le livre le plus violent de la littérature contemporaine, je veux dire d'une violence belle et régénératrice.Héliogabale, né sur un berceau de sperme, mort sur un oreiller de sang, est un noir héros de notre monde. Sa légende est faite de perversité et d'exécration. El Gabal, "Celui de la Montagne", est non seulement l'empereur dépravé de la Rome pourrissante du Troisième Siècle, livré aux vices et à la folie, mais aussi le premier héros infernal de cette rencontre avec l'Orient, dont Apollonius de Tyane fut l'Archange. Incarnation du mythe hermaphrodite, adorateur du Soleil et de la pierre noire Élagabale, il a vécu jusqu'à l'extrême le drame de l'affrontement entre le monde gréco-latin et la Barbarie. Il s'agit bien ici d'un texte initiatique : prêtre païen et empereur de Rome à l'âge de quatorze ans, Héliogabale annonce à la fois le rite solaire des Tarahumaras, et le sacrifice de Van Gogh le Suicidé de la société, puis la descente aux Enfers d'Artaud le Mômo. Héliogabale est l'Anarchiste, avant d'être l'Alchimiste couronné.Ce livre envoûtant, le plus construit et le plus documenté des écrits d'Antonin Artaud, est aussi le plus imaginaire.Qui n'a pas lu Héliogabale n'a pas touché le fond même de notre littérature sauvage.»J.M.G. Le Clézio.
9,00 €
L ALEPH espagnol
Gallimard
"L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse. Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite... Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie." Roger Caillois.
12,50 €
Des villes et des femmes/Paris mis à nu
Gallimard
"Rome est une ville que les femmes aiment. Cela se voit immédiatement dans les rues. Elles ont la démarche à la fois nonchalante et pressée, elles sont fières et pourtant indulgentes, elles sont sceptiques quant aux choses de l'amour et toutes données à leurs passions. Elles aiment la pierre sur laquelle elles appuient leur fausse faiblesse, et les monuments qui les entourent leur donnent de l'assurance. Elles savent que tout change et que rien ne passe." Avec Des villes et des femmes, Etel Adnan nous ouvre les portes d'un voyage méditatif. Barcelone, Beyrouth, Rome, parmi d'autres, se dévoilent au gré des chemins empruntés par des femmes. Chaque étape de ces déambulations sensibles se mue en une exploration intérieure, dialogue entre l'urbain et la sensation, examen minutieux des vies alentour.Paris mis à nu, aussi recueilli ici, prolonge cette flânerie, mêlant réalité et fiction dans une écriture empreinte d'impressions. L'oeuvre d'Etel Adnan, toujours poétique et philosophique, est un témoignage vibrant de la présence de l'artiste au monde. Ses mots transcendent frontières et genres pour offrir une réflexion délicate sur l'humanité.
13,00 €
Un tombeau pour Boris Davidovitch
Gallimard
Publié en Yougoslavie en 1976, Un tombeau pour Boris Davidovitch : Sept chapitres d'une même histoire est un recueil de nouvelles. "Sept chapitres d'une même histoire", celle de milliers de vies que l'Histoire, comme une gigantesque tempête, a brassées, confondues et anéanties. Dans un jeu érudit de références, de documentation faite de bribes de Mémoires, de notes et autres verbatim, ce Tombeau détaille la réalité des liquidations, des procès, des camps et des tourmentes du XXᵉ siècle soviétique. Une compilation de biographies d'antihéros aussi spéculatives que romanesques, rédigées dans une forme ironique par une plume habile et glaçante, où Kiš souligne la violence des fanatismes politiques et religieux. Dans l'interstice entre le réel et la fiction, où l'un et l'autre se confondent, l'auteur construit des lieux et des temps pour nous placer auprès de révolutionnaires sincères, qui, ensemble, disent l'Histoire et la vérité au prix de leur vie. Admiratif d'Isaac Babel, Rabelais, Joyce, souvent comparé à Borges puis aux représentants d'une prose "documentaliste", Danilo Kiš incarnait superbement la figure de l'écrivain européen. Il est le témoignage que la littérature doit être "le dernier bastion du bon sens", un maquis de lutte et un refuge.
13,00 €
La maison de liesse
Gallimard
Lily Bart, orpheline ruinée, cherche désespérément à faire un beau mariage pour assurer sa position sociale. Cependant, difficile de naviguer dans les courants traîtres d'un monde fondé sur les apparences. Tiraillée entre son éducation futile et ses idéaux de liberté, d'amour et de grandeur, Lily évolue jusqu'à l'inévitable au milieu des bals somptueux, des dîners extravagants. Détruite par le scandale, minée par des dilemmes moraux, elle devient le symbole d'une vie violentée. À sa sortie en 1905, ce grand roman de moeurs a suscité la controverse mais a rencontré un succès immédiat. Situé dans la haute société new-yorkaise du XIXᵉ, où seule compte la richesse affichée, La maison de liesse explore l'impact des normes sociales sur le destin des femmes. Dans cette nouvelle traduction, Edith Wharton est au sommet de son art, subtilement cynique et bouleversante.
15,00 €
Le cornet acoustique
Gallimard
Est-ce que les femmes dérangées dérangent ? Marion Leatherby, dont le loisir favori est le tricot de poils de chat, a quatre-vingt-dix-neuf ans et vit au Mexique chez son arrière-petit-fils. Presque sourde, elle est ravie du cornet acoustique que lui offre son amie Carmella. Grâce à lui, Marion découvre que sa famille complote pour se débarrasser d'elle... La voilà placée dans une maison de retraite où une tribu de dames habite d'étranges maisons aux formes d'igloos et de gâteaux d'anniversaire, sous le patronage du Docteur Gambit, un gourou tordu. Le regard d'une abbesse lubrique vient faire dérailler plus encore cette mécanique mal huilée. Sur les pas de Marion s'ouvre alors une quête surréaliste vers des univers en devinettes, des orgies psychédéliques et des escaliers vertigineux. Une recréation exubérante du monde que nous connaissons. Avec ce roman d'apprentissage à rebours, Leonora Carrington entraîne le lecteur dans une suite de péripéties déroutantes, dans les perfidies du monde et le cosmos. Grande farce noire, récit initiatique sur le temps qui passe et jumeau occulte d'Alice au pays des merveilles, Le cornet acoustique est un grand texte surréaliste, injustement oublié.
12,00 €
Le Fil
Gallimard
"Tu as craint longtemps que les baisers, même parcimonieux, que tu te résolvais toujours difficilement à leur donner, fussent des douceurs empoisonnées, ne continssent de la mort, une mort invisible que tu aurais inoculée sciemment." Alors que l'épidémie de sida fait des ravages, Christophe Bourdin apprend sa séropositivité. Il n'a pas encore trente ans. Étudiant en lettres, bientôt professeur, il est habité par le désir d'écrire. Dans le roman et les pages du journal, il raconte la crainte de la maladie, puis la maladie elle-même. L'auteur s'y donne tout entier, sans rien cacher. Le livre, l'un des premiers grands textes littéraires sur le sida, forme une prouesse d'écriture inouïe, dont la structure épouse le cours du temps. Celui des hypocondries, d'une vie qui bascule l'air de rien. Celui de l'agonie, racontée sans détourner le regard. Et le "temps du rêve", pourtant sans futur. Dans la veine d'Hervé Guibert, le texte est à la fois récit d'apprentissage, vision d'une souffrance qui arrache le coeur et souvenir d'une mémoire commune.
11,00 €
Nous /Seul
Gallimard
Dans un futur lointain, les humains vivent enfermés dans une cité de verre, la nature étant bannie derrière la Muraille Verte. Assujettis au bonheur obligatoire dicté par le tout-puissant Bienfaiteur, les hommes sont devenus de simples numéros à qui chaque écart peut coûter la vie. Les rêves et l'amour sont considérés comme des maladies mentales, l'activité sexuelle régulée par l'État Unique. A-503, le constructeur du vaisseau spatial l'INTÉGRALE, tient un journal à la gloire de cet univers totalitaire. Grâce à sa rencontre avec I-330, une femme extravertie et rebelle, le héros redécouvre peu à peu l'essence de son âme. Autour, la révolution gronde... Anti-utopie prophétique, Nous est considéré comme le premier chef-d'oeuvre de la science-fiction, celui qui inspirera 1984 à George Orwell et Le meilleur des mondes à Aldous Huxley. Cet ouvrage traverse le temps pour nous délivrer un message d'une puissance philosophique et politique inouïe. Cette toute nouvelle traduction propose le texte complet établi d'après l'unique manuscrit d'auteur retrouvé à ce jour. Il est suivi de Seul, la première nouvelle du grand écrivain russe.
15,00 €
Les mots de hasard
Gallimard
Les héroïnes de ces cinq nouvelles semblent avancer à tâtons, hésitant entre parole et silence, caressant un langage qui étouffe autant qu'il délivre. Si les mots sont des masques et de frêles passerelles, si la conversation se fait mouvement désarticulé, faut-il alors croire à l'ellipse pour se rapprocher de soi-même ? Pauline, Geneviève, Julie, Stéphanie et Valentine, les héroïnes des Mots de hasard, peinent à se rencontrer dans l'ordinaire de la vie, comme si une mince membrane les éloignait du monde, toutes entraînées cependant par un élan qui les porte vers l'Autre. Un quotidien fait d'amour anxieux, de pur désir, d'une mélancolie en points de suspension. Délicat, le livre mêle rêve et réalisme dans une langue sensible et libre. Avec ce recueil, son premier, Mireille Best atteint sa vérité. "Simplement le nom donné à ce qu'on cherche et qui se dérobe sans cesse", comme l'écrit Annie Ernaux, qui a longtemps correspondu avec cette autrice injustement oubliée.
13,00 €
La tour d'amour
Gallimard
La tour d'amour, un des plus célèbres romans de Rachilde, met en scène le huis clos oppressant de deux hommes isolés dans le phare d'Ar-Men. Comme des prisonniers, Mathurin Barnabas et le jeune Jean Maleux luttent contre les vagues déchaînées et entretiennent les feux pour guider les navires au large d'Ouessant. Tout autour, la mer gronde. Un jour, alors que des marins viennent de s'échouer sur les côtes, Maleux découvre la morbide passion que nourrit Barnabas... Conte caustique, romantique et tourmenté, La tour d'amour nous précipite dans un cauchemar qui fait se rencontrer la cruauté de la mer et celle des hommes. Terrible et puissant, le livre brûle d'une beauté noire et crée le scandale dès 1899. Chef-d'oeuvre de la littérature fin-de-siècle, il marie symbolisme et naturalisme, tout en révélant la face obscure de la Belle Époque.
8,90 €
Ravages
Gallimard
Pensé comme un roman de formation et d'émancipation, l'ouvrage retrace l'itinéraire amoureux de Thérèse, l'alter ego de Violette Leduc, de l'adolescence à la maturité. Thérèse aime Isabelle, puis Cécile, puis Cécile et Marc, puis Marc. Jugé obscène, Ravages est censuré en 1955. Le livre paraît amputé des cent cinquante premières pages (Thérèse et Isabelle) et de plusieurs passages clés (les scènes du taxi, de la chambre d'hôtel et de l'avortement final). "C'est un assassinat" pour Violette Leduc. La censure déséquilibre l'ouvrage et en modifie la portée. Ravages est un roman mort-né. Aujourd'hui, pour la première fois, Thérèse et Isabelle retrouve Ravages. L'Imaginaire propose une édition hors-série annotée et augmentée des passages censurés, repérés à l'encre violette. L'occasion unique de redécouvrir le roman subtil et engagé d'une pionnière féministe.
23,00 €
Journal d'une ménagère folle
Gallimard
États-Unis. Années 1960. Bettina Munvies Balser, femme au foyer de trente-six ans et mère de deux filles, décide un matin de tenir un journal pour tenter d'y voir plus clair dans sa vie. Pendant six mois, au fil d'une écriture qu'elle dissimule à son entourage, nous entrons dans l'intimité la plus crue de cette "ménagère" au bord de la dépression. Mariée depuis dix ans à Jonathan, avocat et producteur de théâtre, elle voit son mariage se déliter peu à peu. Bettina éprouve le besoin de se raconter, de s'éprouver par les mots. Avec une sincérité bouleversante, du cynisme et beaucoup d'humour, elle dévoile impudemment ses névroses. Si le récit est mené depuis le point de vue de la narratrice, le roman déborde vite de la chronique d'une trajectoire personnelle. Sue Kaufman dénonce ici les violences symboliques que subissent les femmes de la classe moyenne. Elle explore, avec une repartie rugueuse, la "folie" d'un être qui perd pied dans une société américaine paternaliste.
14,00 €
La femme qui boit
Gallimard
"Les gens heureux ne boivent pas, décréta-t-elle. Qu'un peu de pitié, par grâce, accueille ceux qui cherchent dans la boisson un bonheur illusoire, ou plutôt le mépris du bonheur inaccessible. Ce vice, il est inutile de vouloir le combattre. Il serait vaincu s'il était possible de créer la joie en ce monde." Voici le portrait de Guita, une buveuse distinguée. Héroïne pleine d'esprit, elle trouve la source de son seul bonheur véritable dans l'alcool. À côté, tout ne lui paraît que souffrance et ennui. Malmenée par la vie, le quotidien, la société et les hommes, la jeune Guita morcelle le temps, entre ébriété, dégrisement et manque : une ritournelle pour supporter sa peine. Pour raconter ces sensations procurées par l'ivresse, Colette Andris découpe son roman en "points d'alcoolisme". Intitulés Éveil, Initiation, Insomnie, Flirt, Spasmes ou Éthers, ces courts chapitres décrivent avec une ironie sévère et sans pudeur l'addiction de son personnage. On redécouvre une plume colorée et scandaleuse injustement tombée dans l'oubli. Publié en 1929, ce roman lève le voile sur un sujet encore terriblement tabou : l'alcoolisme chez la femme.
9,00 €
La Passe imaginaire
Gallimard
Fruit d'une correspondance entretenue de l'été 1980 à l'hiver 1991 avec Jean-Luc Hennig - journaliste et écrivain -, La Passe imaginaire dresse un autoportrait singulier de Grisélidis Réal, écrivaine et prostituée. À travers une écriture engagée et vivante, l'autrice raconte ses jours, ses nuits, ses clients, ses amants imaginaires, ses rêveries, ses coups de gueule, ses révoltes contre Dieu, ses verres de royal-kadir, ses usures. Alternant poésie, hyperréalisme documentaire et onirisme, ces lettres révèlent celle qui se nommait "la catin révolutionnaire", une grande amoureuse, une militante passionnée, épicurienne et libertaire. Loin du misérabilisme et du sentiment de honte, Grisélidis Réal donne ici à la prostitution une portée puissante : celle d'un combat à la fois individuel et collectif pour changer la société tout entière. Publiée pour la première fois en 1992, cette oeuvre maîtresse de l'autrice reste aujourd'hui cruciale dans le combat pour les droits des travailleuses du sexe et au sein de la littérature féministe.
12,50 €
Les Impardonnables
Gallimard
Cristina Campo, qui a peu écrit, déclarait qu'elle aurait voulu écrire encore moins. Livre admirable et d'une rare incandescence, Les impardonnables réunit une part essentielle de son oeuvre. Qu'elle explore les contes de fées, les Mille et Une Nuits, le chant grégorien, l'art du tapis ou qu'elle consacre sa méditation à Chopin, Tchekhov, Proust ou Borges, c'est toujours la même saisissante luminosité qui émane de sa prose. Pour Cristina Campo, la splendeur du style n'était pas un luxe mais une nécessité. Cette "trappiste de la perfection" aspirait à une parole nourricière dont chaque mot aurait été soupesé avec délicatesse. Considérant que notre profondeur d'attention est à la fois "le noyau de toute poésie" et "le seul chemin vers l'inexprimable, la seule voie vers le mystère", elle a su porter son regard plus loin que les décrets du visible. Animé par une passion ardente et une sensibilité subtile, Les impardonnables fait partie des livres impérissables qui sont aussi des livres de vie.
13,00 €
Pétrole
Gallimard
L'histoire du tapuscrit de Pétrole suit celle de l'auteur : en novembre 1975, Pier Paolo Pasolini est battu à mort sur une plage d'Ostie. Affaire criminelle irrésolue. Le texte dactylographié auquel il travaillait depuis trois ans est alors retrouvé dans son bureau, inachevé. Pour sa rédaction, Pasolini avait enquêté longuement sur la mort mystérieuse de l'industriel Enrico Mattei. Publié dix-sept ans après la mort de l'auteur et réédité, en 2022, dans une version révisée dont les ajouts ont été intégrés à la présente traduction, Pétrole raconte le quotidien d'un homme vivant un dédoublement de personnalité. Carlo, catholique issu d'une famille de la haute bourgeoisie et cadre de l'industrie pétrolière, conclut un pacte avec le diable. On suit son ascension vers le pouvoir, et les liens qu'il crée avec une société corrompue... Son double, Carlo 2, explore quant à lui une sexualité empreinte de domination : métaphore des aliénations sociales et politiques. Exempt de toute forme d'autocensure, ce "romanlaboratoire" constitue tout un monde expérimental. Miroir de la personnalité exceptionnelle de son auteur, il entreprend une profonde réflexion sur la puissance de la forme romanesque et un dialogue avec l'histoire de la littérature et de l'anthropologie, dans une sorte de Divine Comédie moderne.
20,00 €
Les belles
Gallimard
"À Megara on met encore des oeillets au balcon, et les femmes portent des robes longues ; c'est pour cette raison que la simple vision d'une cheville fait littéralement trembler les jeunes gens. Mais ceci arrive rarement, car elles sont prudentes et surveillées ; et elles se surveillent elles-mêmes ; et s'il pleut, elles préfèrent rentrer à la maison avec l'ourlet de leur robe maculé de boue que d'avoir les bas mordus par des regards chauds comme des baisers."Admirables portraits de femmes prises aux pièges de l'amour, ces dix-huit nouvelles dessinent les contours de passions faites de promesses et de mélancolie. Avec les paysages lumineux de l'Italie en toile de fond, les femmes des Belles luttent pour échapper aux tragiques carcans de la famille, de la société, et de leurs amants, parfois au péril de leur vie.Dans cet ouvrage, Borgese, au sommet de la forme courte, célèbre les beaux alibis du coeur et l'universalité du mal d'aimer.
10,50 €
Le voyage sans fin
Gallimard
"QUICHOTTE : Considère bien, Panza, que ce qu'ils appellent folie, moi je l'appelle réalité." Détournement fantasque, féministe et poétique de Don Quichotte, Le voyage sans fin offre une nouvelle lecture du roman de Cervantès. Ici, Quichotte est une femme chevalier errant, passionnée de livres et d'écriture, en quête de justice et de liberté. Accompagnée de son écuyère, Panza, elle traverse nombre de péripéties et imagine un nouveau monde. Flanquée de ces deux " guerrillères ", Wittig trouve une nouvelle occasion de déjouer les marques du genre et d'éclater les conventions. Elle nous offre dans cette courte pièce une expérience hybride, entre théâtre, cinéma et geste d'écriture : une profonde aventure politique. Représenté pour la première fois en 1985 au Théâtre du Rond-Point, coréalisé avec Sande Zeig, Le voyage sans fin avait alors été publié dans le supplément de la revue féministe Vlasta. "L'Imaginaire" souhaite aujourd'hui donner l'occasion aux lecteurs de redécouvrir ce texte d'avant-garde hors du commun.
10,00 €
Le quatrième siècle
Gallimard
Voilà quatre siècles que nos ancêtres esclaves ont été déportés d'Afrique aux Antilles. Le quatrième siècle est, pour moi, le siècle de la prise de conscience.E. G.C'est dans les années 40 que le vieux papa Longoué, de la quatrième génération, et le jeune Mathieu Béluse, de la sixième génération, engagent une reconquête du temps. Leurs séances d'histoire retracent l'arrivée à Fort-de-France du navire négrier transportant les deux familles, qu'une grande rivalité oppose. Les héros du roman représentent les deux faces du monde noir des Antilles : l'esclave des plantations et le révolté qui "marronne", personnages dont les mémoires se croisent jusqu'au XXᵉ siècle.Le quatrième siècle (1964), conte d'une grande force poétique, met au jour la nécessité de dévoiler les origines, de remonter les traces opaques du passé, en brisant les apparences de l'histoire coloniale. L'occasion pour Glissant d'insister sur la dimension complexe de l'enracinement, fruit d'ancrages solides et multiples dans le pays.
12,00 €
L'incognito
Gallimard
"Il n'est écrit nulle part que L'Incognito s'appelle L'Incognito. Une plaque sur la porte indique qu'il s'agit d'un foyer du parti radical-démocrate. L'Incognito est une cave située au 34 bis, via Venezia, juste en dessous de l'hôtel Anchorage si cela te tente, un jour, d'y faire un tour. Dès que j'y suis entré, j'ai su que c'était mon endroit, que ce serait mon endroit, ces deux prochaines années à Rome, que j'y passerais toutes mes soirées. " Dans L'Incognito, le narrateur, Hector Lenoir, raconte son séjour dans une Académie espagnole ressemblant fort à la Villa Médicis. Ici, Hervé Guibert brosse un vaste portrait satirique des directeurs, des pensionnaires délurés et de leurs relations entortillées, les vivants et les morts semblant se côtoyer dans un monde de fous. La nuit, on se promène de club en club, de boîtes de nuit en jardins hantés. L'un des bars planqués s'appelle L'Incognito. Là-bas tout peut arriver, même le meurtre sordide d'un fonctionnaire homosexuel amateur de prostitués. S'ouvre alors une enquête. Alter ego de l'auteur, Hector digresse sur la littérature, sur le conflit éternel entre réalité et fiction, et par là constate que le mensonge et les masques semblent souvent plus réels que la vérité nue. Le style de Guibert séduit plus qu'il ne dérange. Mots crus, repartie saillante, désinvolture et cynisme se mêlent ici pour une leçon ou une contre-leçon d'écriture.
9,50 €
Le livre de Promethea
Gallimard
"Promethea est mon héroïne.Mais la question de l'écriture est mon adversaire.Promethea est l'héroïne de ma vie, de mon imagination, de mon livre.Je suis sa championne. Je me bats pour elle, pour faire triompher son droit : sa réalité, sa présence, sa grandeur.Je suis armée d'amour, d'attention. Ça ne suffit pas.Parfois j'ai aussi besoin d'ajouter l'écriture. Promethea est si grande. L'écriture m'aide. Je grimpe sur elle."Qui est l'auteur du Livre de Promethea ? H ? Promethea ?

Hélène Cixous nous offre une réflexion unique sur la dualité de l'écriture, nous dresse le portrait de ces deux créatures qui l'habitent et que tout oppose. C'est une écriture sur le vif, totalement libre jusque dans sa manière d'investir la page. L'autrice ne dira jamais "je" ; c'est impossible. Cela n'existe pas. "Comment faire pour être simultanément à l'intérieur et à l'extérieur ?"Il s'agit ici d'un journal immédiat et poétique, au rythme musical, identique à celui du coeur qui bat.
11,00 €
La Proie des flammes
Gallimard
"L'individu moyen, oh lui,il avait le ventre bien rempli mais qu'était-il ? Il n'était plus la plus noble créature du bon Dieu, il était tout simplement "moyen". Il n'avait grandi ni en dignité ni en sagesse. Il n'avait grossi qu'en boyaux et en porte-monnaie. Il a renié son Créateur, offrant du bout des lèvres, chaque dimanche, cette sorte de flagornerie répugnante au vrai Dieu, tout en adorant avec tout son coeur le dollar tout-puissant et rien d'autre. Il a pillé un continent entier, lui enlevant toutes ses ressources, sa flore et sa faune sauvage, sa beauté. La sagesse de tous les âges, tous les précieux enseignements de ses ancêtres, tout cela n'a plus compté pour rien. Il a craché sur son frère noir, et s'est abîmé les yeux à regarder la télévision, et dans le club chic dont il faisait partie, il a forniqué avec la femme de son meilleur ami."
12,50 €
Jusqu'à la mort
Gallimard
Fort d'une foi triomphante, un seigneur français entreprend, à la tête d'une troupe de croisés, la fantastique chevauchée qui doit le conduire à la Ville Sainte. Le massacre des Juifs accompagne sa progression, mais bientôt, au sein de paysages désolés, la marche se fait plus lourde et l'esprit plus inquiet. Les malédictions, la mort frappent. Les survivants perdront tout, jusqu'à la pesanteur du corps, pour devenir l'expression d'un pur désir en marche vers une Jérusalem céleste, non plus ville, mais amour absolu.

Neuf siècles plus tard, à Tel-Aviv, un vieux conférencier itinérant effectue un autre voyage, au bout de la solitude, de la paranoïa et de l'impuissance. Avec des mots qui lui échappent, traversé d'élans d'amour désespéré et de fulgurantes visions de mort, il prophétise l'anéantissement du peuple juif par « la Russie soviétique ».

C'est sous le double signe de la mort et de la haine que cheminent ces voyageurs avec lesquels le jeune romancier israélien Amos Oz nous ouvre le cercle vicieux du discours raciste. La haine, chez les chrétiens, engendre l'inquiétude ; ils chassent le Juif autour d'eux, parmi eux, peut-être même en eux. Chez le conférencier, elle est l'émanation de l'inquiétude d'un monde où la conscience débouche sur l'absence. Mourir pour Jérusalem. Etre un mort-vivant à Tel-Aviv. Deux faces d'une même obsession tragique.
9,00 €
L'iguane
Gallimard
« À tous les lecteurs qui désirent quelque chose d'inouï ; à tous les lecteurs passionnés, ennuyés, rassasiés, enthousiastes, passagers, frivoles, fidèles, s'adresse ce roman inclassable. "... Il faudrait quelque chose d'inédit, d'extraordinaire. Toi qui voyages tant, Daddo, pourquoi ne me procurerais-tu pas quelque chose de bien primitif, et même de l'anormal? Tout a déjà été découvert, mais on ne sait jamais... – Il faudrait les confessions de quelque fou, si possible amoureux d'une iguane, répondit Daddo sur un ton badin ; et qui sait comment cela lui était venu à l'esprit..." De cette conversation printanière et milanaise entre deux amis, l'un éditeur, l'autre, le héros, le jeune, riche et noble Aleardo, dit Daddo, architecte et "acheteur d'îles", le destin se saisira pour la plus tendre, mystérieuse et cruelle des aventures. Quand Daddo aborde avec son yacht dans l'île inconnue d'Ocaña, au large du Portugal, il ne sait pas quelle rencontre fatale l'attend au milieu de personnages qui semblent issus d'un autre siècle. Pris entre les pouvoirs de l'argent et les séductions de la nature, il va vivre, le temps d'une agonie, le plus fou des amours. Dans un style lancinant, vibrant de tragique et de drôlerie, A. M. Ortese jongle en virtuose avec la réalité et le rêve, et nous fait basculer d'un instant à l'autre du Paradis perdu à l'Enfer retrouvé. C'est Kafka dans L'Île au trésor ; et le trésor de cette île est "la fille du mal", Estrellita, céleste, diabolique servante... » Jean-Noël Schifano.
10,50 €
Pour saluer Melville
Gallimard
"Il me suffisait de m'asseoir, le dos contre le tronc d'un pin, de sortir de ma poche ce livre qui déjà clapotait pour sentir se gonfler sous moi et autour la vie multiple des mers. Combien de fois au-dessus de ma tête n'ai-je pas entendu siffler les cordages, la terre s'émouvoir sous mes pieds comme la planche d'une baleinière ; le tronc du pin gémir et se balancer contre mon dos comme un mât.prg>Mais... quand le soir me laissait seul je comprenais mieux l'âme de ce héros pourpre qui commande tout le livre" Moby Dick a été, "pendant cinq ou six ans au moins", le compagnon de Giono. De cette communion avec un livre et son auteur est né cet essai, où la biographie a l'allégresse et la spontanéité de la vie : un homme s'anime soudain sous nos yeux, tel un héros de roman, plus vrai que nature.
7,90 €
La douleur du chardonneret
Gallimard
Sur la fin du siècle des Lumières, un prince, un sculpteur, un riche négociant, jeunes tous trois, quittent Liège pour le royaume ensoleillé de Naples. Ils vont à Naples voir certain fameux gantier, dont les trois filles... et nous voilà partis dans un labyrinthe où la fiction est si insolemment fictive qu'elle transforme le lecteur lui-même en trompe-l'œil. Dans ce jeu de miroirs, force nous est de suivre, en guise de fil d'Ariane, le chant à la fois douloureux, moqueur, vengeur et dérisoire d'un chardonneret apparemment victime de fillettes cruelles ou reflet de notre conscience malheureuse.On retrouve ici les thèmes chers à l'auteur de L'iguane : la pitié pour les êtres dépourvus de parole ; la présence permanente du mystère, du temps, de l'enfance oubliée. Un roman insolite, grave sous une apparence de sourire.
13,00 €
Le lance-pierres
Gallimard
Ernst Jünger nous livre ici une nouvelle facette de son immense talent : le symbolisme de Sur les falaises de marbre, d’Héliopolis et des Abeilles de verre a cédé la place à un récit empreint d’une prenante nostalgie. Dans Le lance-pierres, l’auteur a recréé l’Allemagne d’avant la guerre de 1914 dans une petite ville de garnison où le XIXᵉ siècle n’en finit plus de mourir. Dans ce monde à la veille de s’écrouler, un enfant cherche le visage de celui qu’il sera demain. Dès les premières pages, le lecteur se sent transporté dans le monde de l’enfance, d’une enfance mélancolique et inquiète. Pour le jeune Clamor Ebling, l’école, la pension, la ville elle-même, avec ses venelles et les secrets de ses jardins, deviendront les lieux de perpétuels combats contre la brutalité et l’absurdité d’un univers dont les clés lui échappent encore.
11,00 €
Styx riders - Tome 06
Hugo Poche
La trahison. Aux yeux de Gun, cela a toujours représenté le plus impardonnable des actes. Cependant, alors qu’il tente de ne pas céder aux ténèbres suite à sa rupture avec Kris, il réalise que parfois, il n'y a pas d'autre choix que de sacrifier ce que l'on a de plus cher. Peu à peu, il plonge jusqu'à devenir pleinement Charon, le démon du Styx dont il endosse l'identité en faisant couler le sang au nom de sa rage.

De son côté, Kris n'a qu'une unique priorité : protéger son fils des dangers causés par les activités illégales des Styx Riders. Et tant pis si son cœur est le prix qu'elle a dû payer pour cela. Mais alors que Gun s'enfonce dans l'obscurité et qu'elle réalise qu'elle est la seule capable de l'aider à s'en éloigner, ses bonnes résolutions sont mises à mal.

Grâce à l'amour, pourra-t-elle le sauver de lui-même ?
8,90 €
Racing Hearts, T2 : Kiss & Collide
Milady
Violet Harper ne tombe jamais amoureuse. Elle qui adore être aux commandes se satisfait de sa carrière dans les relations publiques et d'aventures sans lendemain à travers le monde. C'est alors qu'elle croise la route de Chase Navarro. Ce coup d'un soir fait vaciller ses certitudes, et quand elle accepte un poste dans une petite écurie, Violet découvre que Chase en est le nouveau pilote. Même si elle se jure de lui résister, elle ne peut nier qu'avec sa personnalité charmante il est un atout de communication précieux...

Chase ne vit que pour la vitesse. Lui qui rêve de décrocher son premier podium se garde bien de toute distraction. Pourtant, il n'arrive pas à chasser Violet de ses pensées. Cette dernière est déterminée à faire de lui la nouvelle star de la Formule 1, et plus ils se côtoient, plus leur alchimie devient indéniable.

Violet cédera-t-elle à l'appel de ce séduisant hors-piste ?
14,95 €
S.I.N. - Tome 02
Hugo Roman
Série de 3 titres /3 standalones : qui vous feront succomber au charme des frères Sharpe dans la nouvelle série romantique et sexy de 3 milliardaires, imaginée par K. Bromberg

Les frères Sharpe, d’irrésistibles triplés multimillionnaires, héritent au décès de leur père de la compagnie familiale : la SHARPE INTERNATIONAL NETWORKS. (S I N)

Le tome 2 de la romance des frères milliardaires, se situe dans une petite ville du Montana et, met en présence Ledger, l’ainé des frères Sharpe, le préféré du défunt père, censé reprendre la direction de la société, et Asher, jeune fille de la campagne élevée avec ses grands-parents fermiers. Entre passé et présent, une histoire intense entre deux personnages qui ont besoin d’apprendre du passé pour aller de l’avant.

Issus de milieux différents -Ledger et Asher sont tombés amoureux. Mais lorsqu’ils ont tous deux eu 18 ans, Ledger n’est jamais revenu sur le lieu de villiagétaure où ils se sont rencontrés. Quinze ans plus tard, Ledger et ses frères à la tête de l’entreprise familiale, la Sharp Interntaional Network, sont en pourparlers , pour ouvrir un centre de villégiature à Cedar Hills, à une condition, que l’un des trois frères, passent deux mois sur place.
17,00 €
Black Stain - Tome 01 Fear
Editions Plumes du Web
Se retrouver au mauvais endroit. Au mauvais moment...

Lorsque Lana croise le chemin d'une Ombre, celle-ci lui laisse un souvenir douloureux sur la peau : une tache noire qui s'étend. Elle se nourrit en effet de la peur. Et la peur est un sentiment primitif. Force ou faiblesse, elle est familière à Lana qui, sous ses airs de fille effrontée, sait qu'il n'y a pas que les monstres qui sont capables du pire.

Prise au piège des ténèbres, elle doit se fier malgré elle à Dereck, son bourreau et sauveur taciturne. Lana est désormais sous sa responsabilité.

Amenée de force au Manoir Heaven où la magie règne en maître, elle découvre qu'ici, c'est elle, la créature dangereuse. À chaque nouvelle attaque de l'Ombre, les ténèbres s'emparent un peu plus de la jeune femme, lui conférant un pouvoir incontrôlable et trop puissant pour une simple humaine.

Il ne reste alors qu'une seule solution pour la sauver : s'allier à Dereck, et détruire l'Ombre.

Mais la mission se révèle plus compliquée que prévu...
17,90 €
Hell
Hugo Poche
Est-ce le début d'une nouvelle vie pour Jessie ? La voilà qui vient s'installer chez la soeur de sa mère, loin de chez elle, bien décidée à échapper aux démons de son passé. Jessie est une rebelle, mal dans sa peau. Elle tranche dans la famille bourgeoise de sa tante, mais peu importe si elle n'y trouve pas sa place, elle a l'habitude. Elle a bien l'intention de conserver cette attitude également dans son établissement scolaire. Mais au fil du temps, Jessie va se découvrir de nouveaux amis. Ses cousins déjà, qui la découvrent et l'apprécient sincèrement. Mais aussi ce garçon, au lycée, qui semble la comprendre mieux qu'elle-même et fait preuve d'une grande patience avec elle. Et puis, il y a ce local, Hell, une salle de spectacle qui accueille des groupes de musique, qu'il faut aménager et relancer. Est-ce que ça pourrait être aussi le lieu où commencera sa nouvelle vie ?
7,90 €
Black stain - Tome 02 Shattered soul
Editions Plumes du Web
Quand l'amour naît dans l'ombre, survivre devient un défi mortel.

Tic tac tic tac, les ténèbres se propagent et le temps est compté... Alors qu'un monstre insaisissable sévit toujours dans les rues de Colmar, Lana fait front. Perdue et plus seule que jamais au sein de manoir Heaven, elle doit désormais affronter bien plus que les ténèbres qui la rongent. Entre les lourds secrets de Dereck, ce gardien aussi ténébreux qu'impétueux, et le passé qui la hante, la jeune femme ne sait plus à qui accorder sa confiance. Dans cette course pour la vie, elle sombre au cœur du monde des gardiens. Et quand le patriarche débarque, l'équilibre se retrouve bouleversé. Créatures maléfiques et familles ancestrales sont prêtes à tout pour se procurer le bien le plus précieux qui soit : l'humaine aux pouvoirs inégalés. Quand tous les espoirs sont réduits à néant par l'obscurité, reste-t-il une chance de rejoindre la lumière ?
17,90 €
Le Défi
Hugo Poche
Une seule règle : pas de sexe.90 jours d'abstinence. Voilà le défi que Parker a accepté de relever sous le regard sceptique de ses proches. Pour lui qui utilise le sexe afin de fuir ses tourments, ce sera un véritable exploit. Sa fratrie a pris les paris ? Ils n'ont pas foi en lui ? Qu'importe, il les fera tous mentir. Cependant, quand la tempétueuse Angie débarque dans son univers et s'immisce tant dans sa vie professionnelle que familiale, sa détermination manque de faillir. Angie, elle, pensait passer quelques mois à travailler tranquillement dans une entreprise de voyages de luxe. Son objectif ? Mettre de l'argent de côté et quitter définitivement son passé. Mais quand elle tombe sur Parker et son horripilant caractère, elle comprend qu'il va lui falloir plus de volonté que prévu pour tenir bon. Pour l'un comme pour l'autre, le combat sera rude entre fierté et désir.
8,50 €
Phoenix rise
Editions Plumes du Web
À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler.

Emma et Jake sont amis de longue date.

À 23 ans, le jeune homme, célèbre hockeyeur professionnel, voit sa carrière brutalement stoppée par une blessure. En attendant de pouvoir rejouer, il retourne à l'université de Washington, qu'il a quittée cinq ans plus tôt.

Emma, elle, débarque tout juste en première année. Mais après une soirée qui vire au cauchemar, elle se retrouve à l'hôpital. Inquiets, leurs proches con ent à Jake une mission : veiller sur la benjamine du groupe, leur petite protégée.

Le problème ? Emma n'a rien d'une demoiselle à sauver. Bien décidée à prouver qu'elle n'a besoin de personne, elle dé e Jake à la moindre occasion, quitte à utiliser des méthodes peu convenables. Face au comportement frondeur de la jeune femme, Jake est obligé de sévir, allant même jusqu'à se faire passer pour son petit ami pour éloigner les indésirables.

Mais Emma n'a pas besoin d'un ange gardien. Ce qu'elle cherche ? C'est l'étincelle qui la fera vibrer. Vivre. Quand l'amitié laisse place à une attraction dévastatrice tel un brasier hors de contrôle, une seule question subsiste :

Qui s'y brûlera les ailes le premier ? Elle ou lui ?
18,90 €