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Résultats de recherche pour 'Le grand livre' (11390)

Archaka
Grasset
Ce livre est le récit d'une relation d'exception entre l'auteur et un jeune homme plus jeune dont elle a d'emblée perçu la singularité. C'est écrit à bâtons rompus, comme une recherche à la fois douloureuse et fascinante des temps d'une vie hors du commun. La mémoire comme seul guide qui, tantôt bat la campagne et tantôt se rapproche à la façon d'un entomologiste pour isoler un instant, une parole, un regard, tout ce qui fait la vérité d'un être qui, il faut bien le dire, fut méconnu.

Contre l'injustice de cette méconnaissance et pour donner toute la lumière nécessaire à la compréhension de ce que fut Alexandre Kalda (son surnom sanskrit Archaka signifie « celui qui invoque la lumière » ), il a fallu que l'auteur revive les moments les plus forts de cette destinée. Elle s'est appuyée sur la correspondance d'Archaka qui était riche de toutes sortes de révélations. De son vivant, il était tellement impliqué dans sa quête spirituelle qu'il ne voulait pas entendre parler de ce que révélait ces lettres, sa vie à lui, une vie qui aurait passionné tout lecteur curieux.
15,90 €
Beckett avant la lettre
Grasset
Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle où il enseigna le français à l'Université de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs français pour les étudiants de Trinity College.

Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a découvert, dans les archives de l'université, un cahier de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document capital pour la compréhension de l'oeuvre de Beckett et, d'une façon plus générale, pour sa conception de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité, voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire d'un des plus grands auteurs de notre temps.
12,90 €
Loin de Kharkov
Grasset
Bien sûr, il s'agit, encore, d'un roman farfelu, mais plus « policé » que d'habitude Et, bien sûr, les personnages de ce roman - Anna-Victorina, Abraham, Mme Tardieu - ne sont pas des créatures rigoureusement « réalistes » Mais c'est ainsi que Roger Hanin visite son imaginaire : introduire une dose de délire dans la logique du monde. Car le délire, selon lui, déplace la vérité et la montre mieux Avec Loin de Karkhov, on est donc dans une histoire d'adoption : un couple, natif de Béziers (en apparence ) va dans un orphelinat de Karkhov pour adopter la petite Anna-Victorina, blonde, intelligente, précoce Celle-ci va semer le plus grand trouble dans sa nouvelle famille, contraignant chacun à se rapprocher de sa vérité enfouie Les uns vont s'avouer leur amour secret, d'autres vont se suicider, d'autres encore vont accepter de révéler le secret d'une identité méticuleusement dissimulée « Lorsque l'enfant paraît », le monde des adultes réajuste ses manières. Ce roman aspire à l'innocence trouble de la petite Anne-Victorina. Il l'atteint, mais non sans quelques dégâts pour les personnages qui s'y brûlent sous l'oeil de la petite poupée russe. Sur cette trame, Roger Hanin propose un roman qui « dérape » à dessein. Dialogues et situations bizarres ; coups de théâtre ; onirisme et fansaisie garantis Roger Hanin expliquera peut-être, lors du lancement de ce roman, l'arrière-fond autobiographique qui le sous-tend. Mais, peut-être, préférera-t-il se taire. Avec lui, on ne sait jamais...
19,90 €
Le côté d'Odessa / roman
Grasset
Tout commence ici par la réapparition d'un tableau : « La source », copie par Picasso d'un célèbre tableau d'Ingres, a disparu en 1940 à Paris en même temps que d'autres biens appartenant à un collectionneur d'origine juive, Léopold. C'est à Odessa, entre les mains d'un affairiste russe, que la toile réapparaît mystérieusement, identifiée par un historien d'art, mêlé malgré lui à cette intrigue presque policière. Faut-il le restituer à l'héritière, Marina, qui vit à Volterra dans la villa que lui légua son grand-père Léopold, génial mais ambigu collectionneur ? Faut-il au contraire garder le secret au risque de spolier encore une fois Marina ? Le passé se visite comme une maison aux recoins secrets : Marina en orpheline de la mémoire ignore tout des conditions tragiques dans lesquelles sa grand-mère déportée trouva la mort ; en écho à cette révélation, le narrateur enquête sur le judaïsme possible d'une partie de sa famille native d Odessa, ressuscite les pogroms russes et les conversions forcées, auscultant en lui la part d'étrangeté qu'on lui a longtemps cachée. « La source » devient le sésame d'une quête des origines où progressivement le désir, et peut-être l'amour, vont sceller un pacte entre Marina et le narrateur. Le présent leur apporte alors les réponses que le passé leur refuse. Une nouvelle page s'ouvre.

D une demeure en toscane au cimetière juif de Livourne, d Odessa cosmopolite et baroque à New York éternel refuge des immigrés, se noue une intrigue habillement tressée où les jeux de l'amour et du hasard entraînent les personnages à la découverte d'eux-mêmes : mais sait-on jamais qui nous sommes ?
18,90 €
La biographe
Grasset
« J'ai eu envie de revoir La Passante du sans-souci. L'intrigue, les noms de personnages, les visages s'effacèrent, mais certaines images de ce film un peu convenu se gravèrent dans ma mémoire, éveillant un sentiment confus et pénible.

Et puis un jour, j'ai compris : ces visions me hantaient parce qu'elles prenaient leur source en moi. Des pans entiers d'une histoire oubliée, que j'avais VOULU oublier avant même de la connaître. Celle de ma mère, juive allemande, et de toute sa famille. La passante que Romy Schneider avait incarnée surgissait d'un monde enfoui, mais étrangement familier.

Ma mère Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : « Comment peut-on être allemande ? » répond l'écho : « Comment peut-on être juive allemande ? »

Et si chacune d'elle possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. »

E.B.-D.

S emparant de l'histoire de Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano tente d y lire l'histoire en miroir de sa propre famille : « la biographe » passe de l'une à l'autre, tressant, pour les entrelacer et les éclairer, ces vies à priori si différentes, l'une, exemplaire parce que célèbre, l'autre, anonyme et pour cela universelle.

Au-delà de la figure irradiante de Romy Schneider dont il fait le portrait, ce livre est aussi une histoire d'amour et de haine de la mère-patrie, l'Allemagne, et plus simplement : le livre des mères, comme on sait sujet de prédilection de l'auteur celle, entre autres, de Romy, Magda la Bavaroise, elle-même actrice populaire de l'époque, dont Hitler fut un fervent admirateur et peut-être l'amant, Magda, terrible Pygmalion pour sa fille, et qui fut, finalement, effacée dans les mémoires par sa créature?
17,30 €
Faut-il brûler la Galigaï ?
Grasset
Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France.

Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini.

Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser.

Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
22,40 €
Sa passion
Grasset
Sa passion est le récit d'une enfance revécue le temps d'une nuit par une jeune femme amoureuse et humiliée.

Hélène a 35 ans, elle est écrivain, et cette nuit-là elle dort dans un hôtel isolé de Sologne où elle s'est rendue pour une foire du Livre. Il y a dix jours elle a quitté Patrick, le seul homme qu'elle ait aimé, mais marié, et qui n'a pas choisi de tout quitter pour elle. Cette nuit-là, après dix jours d'insupportables silences, ils se parlent au téléphone, conversation troublée et maladroite où Hélène relate (ou invente, peu importe) qu'un homme vient de lui faire des avances et a déclaré vouloir quitter sa femme pour elle.

A l'autre bout du fil, depuis Paris, l'homme aimé, adoré, rit? Hélène éteint son téléphone? La nuit commence?

De l'énigme même de ce rire va surgir l'énigme de l'amour. Celui d'un homme pour une femme, bien sûr, mais aussi celui (premier et fondateur), des parents pour un enfant?

Dans la chambre d'hôtel froide et anonyme, alors qu'au dehors les bêtes sauvages redoutent l'aube qui annoncera la reprise de la chasse, Hélène se souvient. Le prix de l'amour. Le chèque mensuel que la cousine faisait à ses parents pour avoir le droit de l'avoir en alternance. Les incessants va et vient entre deux mondes opposés, les pauvres et les riches, les nécessiteux et les puissants?

Qui l'aimait alors ? Tout le monde. Qui l'avait choisie vraiment ? Personne?

Et surtout, qui lui manquait réellement, aujourd'hui ? Quel homme ? Le père, adoré, dont elle n'aura jamais comblé la pauvreté ? Où Patrick, son premier amour, dont le rire a brouillé les sentiments et les souvenirs ?

Tous les deux : combien ont-ils donné pour elle ? Combien vaut cette femme-là ?

Après une nuit d'insomnie, dans les premières lueurs du matin, Hélène rejoint le monde des chasseurs et des bêtes traquées et décide de résoudre à jamais, l'énigme de sa passion?
15,90 €
Douce France
Grasset
« Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irrégulière. Il me semblait qu'à tout moment quelqu'un pouvait surgir chez moi en hurlant : Police ! Contrôle d'identité ! Et me contraindre à le suivre. C'était absurde, personne n'avait songé à me mettre à la porte, mon casier judiciaire était vierge et je n'envisageais aucune action terroriste ».

La narratrice, un écrivain français de trente ans, est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins lors d'un contrôle d'identité sauvage. Mi-fascinée, mi-voyeuse, elle décide de se faire passer pour une immigrée roumaine et devient malgré elle victime de la machinerie bureaucratique. Placée dans un centre de rétention administrative de la région parisienne, elle découvre ces immigrés séquestrés qui tournoient dans l'attente hébétée d'une décision du juge : libération ou renvoi au pays, la tour de Babel des langues et des codes, le racisme entre noirs et arabes, la course à l'identité, n'importe laquelle, pourvu qu'on vous laisse en paix. Là-bas, elle va connaître des sentiments contradictoires, entre amour et crainte, pour un clandestin séducteur et manipulateur? Mais ces exilés la ramènent à son propre statut : fille d'immigrés juifs, née en France, elle s'est toujours sentie en situation irrégulière.

Sur ce sujet ô combien d'actualité ! Karine Tuil pose les bonnes questions : pourquoi cherchons-nous à être aimés quand il suffirait qu'on nous tolère ? Quel prix à payer pour avoir la certitude d être français ? Sommes-nous tous des immigrés ? L'auteur, qui a eu exceptionnellement accès au centre de Roissy, a écrit ici un roman coup de poing, bouleversant d'inquiétude, à mi-chemin entre le pamphlet et la lettre d'amour aux siens. Un livre où Karine Tuil s'obsède à traquer l'assimilation impossible à la Douce France.
16,50 €
Moi qui suis né trop tard
Grasset
Dans ce recueil d?essais et de réflexions, Marcel Schneider revient sur un certain nombre de thèmes qui lui sont chers.

? « J?ai toujours su, écrit-il, que je ne trouverai pas ma place dans ce qu?on appelle le monde réel, parce que pour y tenir une place, si humble soit-elle, il faut y croire. Je n?y crois pas. Je fais semblant d?y croire, je porte un masque pour me rendre pareil à mes concitoyens. J?ai été professeur, chroniqueur musical, journaliste littéraire et écrivain. Cela me tient lieu de pièces d?identité, mais cela n?a rien à voir avec la vérité de mon être. La mondanité m?a servi d?écran protecteur. » Cet autoportrait dit en quelques mots la vérité d?une âme.

? Viennent ensuite, dans un désordre qui n?est qu?apparent, des souvenirs sur le prince Pierre de Monaco ou sur Marie-Laure de Noailles, Malaparte à Royaumont, Liliane de Rotschild, mais aussi de courts essais et méditations, sur la musique, Racine, Schubert, le fantastique, la Foi, la peinture des Vanités, la mort et le memento mori. Le tout est tissé d?anecdotes, de traits tantôt plaisants et tantôt graves. Dans le registre plaisant, le mot de la grand-mère de Marie-Laure de Noailles, la comtesse de Chevigné, qui n?aimait pas l?auteur de la Recherche, sur « les dindonnades de Proust » - elle se servait de ses lettres pour estimer la température de son fer à friser. Il y a même, dans ces pages, mai 68, ce qui nous vaut l?habituel numéro du cher Marcel, réactionnaire et fier de l?être : « N?oubliez pas que je suis d?Ancien régime. »

? On voit aussi passer la silhouette d?Yves Berger évoquant dans les jardins de la Villa Médicis l?âge des pins parasols. Marcel Schneider termine par une méditation sur « la mort inéluctable », qui débouche sur cette prière et sur une inquiétude déjà démentie par le courage qu?elle recèle : « Pourvu que je ne tremble pas trop, que les affres de l?agonie ne tirent pas de moi plus de râles et de cris qu?il est permis ! »

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19,90 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Le père éternel
Grasset
Sophie perd son père à dix ans. Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, elle quitte Paris pour Nice, où il est enterré. Sur sa tombe, elle dépose une brassée de mimosa et une lettre dans laquelle elle se raconte. Et chaque année, le vieux Max, le gardien du cimetière, l?attend : il voit grandir cette petite fille à la fois naïve et tétue, qui, au fond, ne parvient toujours pas à enterrer son père. Max est un original. Coupé du monde, il partage son existence entre Sainte Thérèse d?Avila, qu?il appelle familièrement Thérèse et à qui il demande chaque matin conseil, et Marilyn, la fleuriste du cimetière, qui vit retirée dans sa boutique qu?elle n?a pas su baptiser autrement que « Certains l?aiment froid ».

?Max et Sophie se lient d?amitié, comme deux solitaires pour qui un deuil impossible semble avoir arrêté le cours du temps. Car Max vit lui aussi dans le souvenir: Hannah, sa petite voisine, sa fiancée, dénoncée par ses propres parents, concierges de l?immeuble, n?est jamais revenue des camps d?extermination.

?Pleins d?ingénuité et de fantaisie, Max et Sophie prendront à contre-pied le tragique de leur existence. A travers leurs récits alternés, tantôt solennels, tantôt cocasses, beaucoup de secrets et de non-dits seront levés, et les histoires de chacun, qu?on croyait distinctes, se révéleront liées.

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18,00 €
Arthur Cravan n'est pas mort noyé
Grasset
Supposons un poète moderne, boxeur, critique d'art, neveu d'Oscar Wilde, personnage illustre et inconnu à la fois, qui a hanté les mémoires des dadaïstes et des surréalistes sans jamais toutefois laisser comprendre sa nature véritable. Imaginons-le sous l'un des noms qu'il s'est donné, Arthur Cravan. On date sa mort approximativement de la fin de 1918. Se serait-il noyé dans le Rio Grande, à la frontière du Mexique et du Texas ? Poignardé, évaporé, englouti ? Mystificateur de lui-même, marchand d'art bonimenteur, artiste génial ? Nul ne le sait.

Admettons maintenant l'hypothèse de Philippe Dagen : Arthur Cravan n'est pas mort noyé, on l'a vu régisseur de plantations à Java et retraité anonyme sur les rives du Léman, à Genève, amant d'une très jeune femme. Et il a disparu comme il a vécu : en homme du secret. Si l'on suit l'hypothèse du romancier, se déroule ici une vie désordonnée, magique, accidentée, où les combats de boxe s'enchaînent aux femmes aimées, les échappées à New York aux parties fines avec Marcel Duchamp et Henri-Pierre Roché, les amitiés avec Francis Picabia et Félix Fénéon aux fâcheries brutales avec Robert Delaunay et Marie Laurencin. Les villes se succèdent, la vieille Europe, Paris, Berlin, Lausanne, mais aussi Djakarta, Sydney, New Delhi, Chicago. On le croirait diplomate, capitaine de cargo, agent de renseignement. Et pourquoi pas ?

A la vraie vie d'Arthur Cravan, Philippe Dagen en a joint plusieurs autres. Elles sont toutes également romanesques et fascinantes. Quelle fut la logique d'un pareil homme, à éclipses ? L'ennui, le goût de la tromperie, le désir d'échapper à soi et à l'identité fixe, un gag issu du dadaïsme mais incarné dans la folie singulière d'un transfuge de l'art ? Le livre serait celui qu'Arthur Cravan se laisserait aller à écrire dans les dernières années de sa vie, quelque chose comme ses mémoires - le journal d'un fantôme.
22,40 €
Quartier général du bruit
Grasset
Janvier 1934. Un homme dans la trentaine, élégant, décidé, range sa voiture devant une belle demeure où l'on choque les grands dépressifs, avant de les installer, tels des azalées, des hellébores, dans une verrière qui domine Paris.

Kobald, c'est son nom, rend visite à son ami, son patron, son maître, un homme à moustache, qui somnole devant une gouache : Berrnard Grasset. L'éditeur génial a déjà publié Radiguet, Cocteau, Kafka. Mais aussi Hitler et Trotski. Il s'est disputé avec Malraux. Dans Paris-papier, on dit qu'il est fou. Chaque année, le Patron reste de longs mois vides à Meudon, dormant parmi les manuscrits et les lettres, hébété. Puis, en tweed et cravate, il reconquiert Saint-Germain des prés : le centre du monde.

Kobald n'a qu'une idée en tête, s'assurer que le roi est mort. Que le Patron, lessivé par la lecture sans fin, par son métier, par les auteurs, leurs caprices, leur génie parfois, lessivé par ses amours, lui laissera sous peu les clefs de la maison des livres, sise depuis vingt ans au 61 rue des Saints-Pères.

Ce roman étonnant nous conte six mois de passions chez les « gens du papier ». Six mois de lutte entre ces deux hommes qui s'aiment fraternellement, s'épient, se mentent, mentent à tous les autres, surtout, en souvenir du temps où, venus de province, ils n'avaient qu'un costume pour deux et pour les soirs de fête. Six mois qui s'achèvent par la remise du prix Goncourt 1934.

Quartier général du bruit est donc un roman sur la littérature, et la passion absolue de la littérature. Dans cette secte un peu à part, on croise peu de notaires. Les éditeurs jettent les manuscrits par les fenêtres, lisent jour et nuit, se baignent, une page à la main, et récitent la Chanson du mal-aimé à celle qu'ils aiment. On croise aussi des romanciers, des révolutionnaires, des poètes, quelques industriels, des femmes de haute tenue ou de basse volée, des joueurs de pokers - rois secrets de notre époque.
13,50 €
Panthéon
Grasset
Panthéon est ce qu'il est convenu d'appeler un « roman d'apprentissage » et, de ce fait, il respecte les lois du genre : le narrateur n'y est autre que Yann Moix lui-même, et son enfance à Orléans, dans une famille de petits bourgeois réactionnaires. Mais le « réalisme » de ce roman s'arrête là. Car, avec Yann Moix, le réalisme ne dure jamais bien longtemps. Ce livre raconte ainsi l'histoire du petit Yann qui, pour ne pas passer à côté de son destin, et pour échapper à son sort d'enfant martyr battu par ses parents, va s'inventer le « Panthéon » qui lui permettra de survivre dans son cloaque provincial. Dans ce « Panthéon » très spécial, on retrouve, en vrac, tous les vrais héros de ce livre : Péguy (orléanais comme Moix), mais aussi Sacha Guitry, Roberto Rossellini, Edith Stein, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul Marat (bref locataire du vrai Panthéon) et un certain François Mitterrand. Ce dernier occcupe une place particulière dans le panthéon moixien car il symbolise le destin accompli, le héros nietszchéen par excellence, celui qui « a décidé de ne plus souffrir à cause des femmes » et qui, de fait, dirigea la France pendant toute la période où notre pauvre petit orléanais tentait vainement de diriger ses propres incohérences d'adolescent...

Du coup, chacun de ces « panthéonisés » devient le prétexte de « petits romans » incrustés dans le roman, où le style vertigineusement célinien de Yann Moix fait merveille. A chaque page, le lecteur est ému et diverti. Il rit et pleure avec une égale bonne humeur. Et voyage, au gré d'un capitaine romancier très facétieux, entre des trouvailles, des digressions, des doses de vitriol, des « scènes de genre », qui font de ce livre un roman inclassable.

Le récit se termine avec l'arrivée à Paris du jeune Yann. La littérature et le cinéma attendent de pied ferme ce Rubempré issu des classes moyennes et bien décidé à prendre sa revanche sur son « début dans la vie ». La suite au prochain roman ?
19,20 €
L'atlantique sud
Grasset
Après le suicide d'Arnaud Tonnerre, administrateur du Musée de l'Homme, sa femme Anna sombre dans la dépression. La fille aînée du couple, Laurence, élève ses deux frères, Bertrand et Jérôme.

Bertrand, le fils préféré, connaîtra une belle réussite sociale et épousera Marie-Caroline, une précieuse ridicule. Jérôme, le mal-aimé, passera son enfance en pension et en gardera une névrose carabinée. Adolescent dans les annés 70, il rêve de « faire la route » mais ne parviendra jamais à décider d'une destination. Il deviendra Jérôme Tonnerre, le narrateur de ce roman.

Le ton est celui de l'humour noir, que l'auteur manie en virtuose. Sur son lit d'agonie, la mère de Jérôme a griffonné un message demandant que ses cendres soient dispersées dans l'Atlantique Sud. Mais où exactement dans l'Atlantique sud, et qui va satisfaire ces dernières volontés ? Tout le texte repose sur cette double interrogation qui fabrique deux ressorts romanesques. Une impossibilité comique d'une part, puisque Jérôme, qui se trouve en charge de l'urne et pour lequel aucune carte de géographie ou livre d'aventures n'a plus de secret, a une phobie extrême de toute forme de voyage autre qu'imaginaire. Une enquête biographique et psychanalytique d'autre part, qui conduit progressivement aux secrets intimes de la vie d'une mère « amoureuse de la mer et des marins » et aux origines occultées de la famille...
19,90 €
Une promesse
Grasset
Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n'a jamais cessé de s'aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close.

Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l'ancien cheminot, ui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge.

Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial.

Voici l'histoire d'une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d'enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu'un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu'au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent.

Voici l'histoire d'une fraternité.
18,90 €
Le chat botté
Grasset
Ce roman raconte l'ascension d'un homme. Général en disgrâce, à vingt-cinq ans, il monte de Marseille à Paris au printemps de 1795. Il n'est rien et il veut tout. Comment va-t-il se débrouiller, dans ce pays livré au chaos après la chute de Robespierre ? C'est le temps de Barras, de Madame Tallien, des muscadins qui font la loi dans les rues avec leurs gourdins plombés. Les ouvriers de faubourgs meurent de faim et se soulèvent, mais les Parisiens dansent, il y a des bals aux carrefours, dans les salons, dans les églises et même dans les cimetières. Les femmes portent des toges transparentes, les salles de jeux et les restaurants (qu'on vient d'inventer) se multiplient autour du Palais-Royal. Les plus habiles s'enrichissent.

A force d'intrigues, notre général va réussir. En une saison il écrase une émeute royaliste au canon sur les marches de l'église Saint-Roch, épouse la vicomtesse de Beauharnais et se retrouve à la tête de l'armée d'Italie. Sur la route de Nice où il part rejoindre ses troupes pour les lancer en Lombardie dans une guerre de pillage, il francise son nom italien. Désormais il va s'appeler Bonaparte....

Ce titre n'est pas tiré au hasard d'un conte de Perrault, mais des Mémoires de la duchesse d'Abrantès. Celle-ci, Laure Permon, était la fille d'une amie d'enfance de Laetitia Bonaparte. Petite fille, quand elle a vu pour la première fois le jeune Napoléon en uniforme, avec ses jambes maigres dans de trop grandes bottes, elle a éclaté de rire en s'écriant : « Le Chat botté ! » Le surnom est resté.
19,20 €
Cinquante ans passés
Grasset
"J'ai toujours rêvé d'écrire un livre comme celui-ci. Doux et imprévu. Un livre que je n'attendais pas. Raconter ce qui ne s'est pas passé, rien que pour voir où ça nous mène. Reprendre le thème tant rebattu des retrouvailles entre vieux copains et se laisser porter au rythme des chansons qui ont peuplé notre vie : Ruby Tuesday des Stones, Let it be, Le Roi des fourmis de Polnareff, Good Vibrations, Honesty de Billy Joel, La Cavalerie, Le Prince des villes. Certaines ont bien veilli, d'autres moins. C'est comme nous."

Jean-Marc Roberts
12,90 €
En nous la vie des morts
Grasset
Nortatem, un trentenaire américain, est complètement seul. Fred, son double, son ami de toujours, vient de se jeter par la fenêtre. Nortatem, lui, a quitté sa maîtresse, Georgia. Et sa proche amie est partie en France pour l'été. Alors il se retire dans le Vermont, où il fait son travail de deuil.

Dans la ferme qu'il a louée, loin de tout, il fume, il boit, il lit. Il marche. Il suffoque. Il enterre la vie et s'ouvre au monde sensible. Nortatem rencontre des êtres qu'il ne voyait pas, jusqu'alors. Une vieille indienne lui prête une moto, fait l'amour avec lui, s'endort comme une enfant dans un hamac. Un voisin rustre et souriant l'invite avec ses filles à des soirs de fête. La ville d'à-côté, personnage en soi, l'accueille dans ses bars, son café internet, dans sa tranquille inhumanité.

Dans une société qui marche vers l'ouest éternellement lointain, sauvage, nouveau, dans une société efficace et rude, Nortatem fait l'ours, un ours à qui l'on raconte des histoires d'enfant. Car il lit chaque soir un livre sans nom, un livre de contes tour à tour légendaires ou prosaïques, où les personnages se transmettent des symboles comme autant de talismans. Il lit des pages qui l'aident à comprendre, qui disent la passion du frère et de la soeur ; la séparation ; la cruauté des hommes ; la naissance d'un enfant ; l'amour...

Lorette Nobécourt mêle habilement la trame des jours ordinaires, dans un décor de primitivité, et les contes magnifiques qui font rendre gorge, et redonnent sens à ces mêmes jours. « Finalement, écrit l'auteur, cela commence de bonne heure un miracle. Il faut des années pour lui donner une forme, il faut d'immenses peines et d'immenses chagrins, il faut des morceaux de foi arrachés au désastre, jusqu'au moment où la vie vous prend tout entier. »
19,20 €
Les conquérants d'eux-mêmes
Grasset
C'est à une promenade au bonheur des chemins de traverse littéraires et historiques que nous convie André Brincourt dans cet essai, recueil de textes divers, hommages, évocation de figures historiques, d'écrivains, d'amis. Ce qui les réunit tous ? La conquête.

C'est Alexandre le Grand, parti au coeur des ténèbres d'Orient conquérir les confins du monde - et qui, en ces noces de sang, fera avant tout la conquête de lui-même. C'est Lawrence d'Arabie, « démon du sable, héros travesti, roi sans couronne », qui à traverser le désert s'est fait homme aussi insaisissable que mythe inoubliable. C'est Malraux, autre grand « mystificateur » de lui-même, qui dépassera « la condition humaine » en faisant de sa propre vie le musée de son imaginaire et de ses désirs. C'est encore Pessoa, Borgès, artistes de la disparition, mais aussi Pouchkine, l'enfant terrible et trublion de la Russie, mais aussi Van Gogh, dont la « malédiction » n'est pas celle que l'on croit, mais aussi Gide, mais aussi Berl...

Portraits hétéroclites d'hommes allés à la recherche de l'autre : l'étrange, l'étranger, l'inconnu du bout du monde, l'inconnu au coeur de soi-même. Tous, ils auront conquis des rivages inouïs pour nous rappeler que « le propre de l'homme est de réaliser ses rêves ».
22,40 €
La touche étoile / roman
Grasset
Ni Dieu ni Diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées.

Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète, comme les celtes le sont si souvent.

Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le jeunisme est érigé en valeur et où « vieillir est un délit ». Jusqu'au jour où elle choisira de mourir dans la dignité.

Chacun vit au rythme d'un métronome dont la cadence s'accélère à mesure qu'on se rapproche de la fin. Mais Moïra, cherchant toujours à saisir ce qui rend la vie des humains si désirable, si riche, si tragique parfois va réussir à infléchir le destin des créatures qu'elle s'est choisi.
19,90 €
Tout sauf un ange
Grasset
« Je ne sais plus chez quel romancier russe j'ai lu que le monde est peuplé de velléitaires tourmentés par leurs illusions » : Jean-Simon Blaize et Cora Eden, les deux narrateurs principaux, sont de ceux-là. Le premier, comédien raté, asthmatique comme Jouvet, mais frivole et paresseux, célèbre à l'orée du roman ses quarante ans et sa retraite loin de la capitale, dans une bastide cévenole. A la fête qu'il organise surgit Cora Eden, qu'il connut à ses débuts sur scène : comme lui, mais plus tôt, Cora a renoncé à sa carrière de comédienne. Ce soir-là, Cora et Jean-Simon, dont la relation se teinte d'un mépris réciproque, se découvrent une attache commune : Georgio Vilanovitch, metteur en scène et dramaturge tyrannique, dont les créations oscillent entre sordide et féérie ; Georgio, grand solitaire, « aux yeux verts qui ne vous laissent pas tranquilles ». Jean-Simon et Georgio sont amis depuis le lycée ; au fil des années, le premier a pu suivre, non sans quelque amertume, le succès grandissant du second. Cora est devenue l'assistante du metteur en scène : à défaut de jouer sous sa direction, factotum résignée, elle a su se rendre indispensable. Pour l'un et pour l'autre, Georgio est le miroir inversé et cruel d'une existence médiocre. Quant à Gladius, le clown mélancolique et depuis peu l'amant de Cora, il n'a pas su voir, vingt ans auparavant, que le jeune Georgio qui le conduisait alors au succès, lui prenait aussi sa femme...

Georgio meurt prématurément, fauché par une auto sur un boulevard parisien. Il laisse à Jean-Simon et à Cora une confession inachevée, comme un dernier coup de théâtre, levant le voile sur le ressort énigmatique de son existence, celle d'un être plein d'orgueil, « tout sauf un ange », né de père inconnu, mu par le seul désir d'échapper au destin misérable de sa propre mère battant le pavé le soir pour vendre, contre quelques pièces, des fleurs à l'unité.

Reprenant la plume qu'il leur tend au-delà de la mort, Cora et Jean-Simon, en alternance, comme s'ils se donnaient la réplique, racontent : à leur tour ils mettent à nu leur propre existence, sous les feux de la rampe d'une relation triangulaire désormais sans fard. C'est l'histoire que nous lisons, orchestrée par les mots de l 'ami disparu, dont la confession, récit gigogne inséré à la fin du roman, fournit la clé : « ne pas sourire dans la défaite ».
19,90 €
Une saison sur la terre
Grasset
1974-2004 : d'une décennie à l'autre, comme mise entre parenthèses, tient la vie d'un écrivain qui tisse de mystérieuses correspondances entre deux époques. En 1974, Marc Lambron a dix-sept ans. Elève de la Khâgne lyonnaise du lycée du Parc, il néglige les manuels de latin pour promener ses cheveux longs dans les caves où l'on danse sur les Rolling Stones. Une jeune fille éblouissante, Marianne, occupe ses pensées. Elle est « lyonnaise par le goût des chansons et des venelles, italienne pour les blasons, française selon sa voix ».

Trente ans plus tard, au cours de l'automne 2004, les temps paraissent se brouiller. Lors d'une session musicale dans les mythiques studios londoniens d'Abbey Road, l'auteur côtoie en chair et en os les idoles de sa jeunesse rock'n roll, rassemblés en un étrange bal des vampires autour de Scotty Moore, l'ancien guitariste d'Elvis Presley. Au même moment, l'énigmatique Marianne réapparaît dans sa vie. Une saison peut-elle en cacher une autre ? Les mirages du présent font-ils revenir les fantômes du passé ? A-t-on jamais perdu ce que l'on a aimé ? Entre les brumes lyonnaises et le fog londonien, c'est le fil de Marianne qui va nous conduire à travers le labyrinthe d'un temps perdu.

Marc Lambron donne ici à la première personne, en contrepoint de son oeuvre romanesque, une autobiographie singulière et collective, parce qu'elle éclaire autant les époques traversées que l'homme qui nous y sert de guide. Cette Saison sur la terre évoque à la fois la Nadja d'André Breton pour le hasard objectif, la Sylvia d'Emmanuel Berl pour le récit d'une adolescence rêveuse chauffée au brasier des femmes, Les Mots de Sartre pour la genèse d'une formation. C'est le livre d'un amour innocent qui revient toujours, une confession mélancolique où l'auteur des Menteurs tombe le masque.
20,50 €
Le feu aux nues
Flammarion
"Brûler Turner ? Impensable ! Mais pourquoi alors John Ruskin, le grand critique d'art anglais, s'est-il vanté d'avoir détruit une partie des oeuvres du peintre, dont il était pourtant le fervent admirateur ? J'ai voulu en savoir plus sur cette troublante histoire d'amour-détestation, sur les soupçons de folie et de débauche pesant sur les dernières années de la vie de Turner, justifiant aux yeux de Ruskin la mise au bûcher de centaines de toiles et de dessins, jugées "obscènes". Le puritanisme de l'époque expliquait-il à lui seul cet autodafé ? Ruskin ne cherchait-il qu'à protéger la réputation de son idole ? Au cours de mon enquête, je suis tombé sur des documents rares : les lettres de l'épouse de Ruskin dont il ne consomma jamais le mariage, et qui jetaient une lumière inquiétante sur certains écrits et comportements du critique anglais. La question de la nudité était de toute évidence cruciale... De fil en aiguille, avec l'aide inattendue de la Lolita de Nabokov et de l'Alice de Lewis Carroll, les ombres se sont déplacées, et c'est un Ruskin rongé et fasciné par des flammes d'un tout autre genre qui m'est apparu. " Claro
20,00 €
Au bord du monde assise
Flammarion
"Le temps a filé. Je n'ai rien vu passer. Il paraît que dans toute vie vient l'heure du repli. Maintenant, je me cache pour vieillir. Et c'est sur mon lit que je tiens salon. Il n'a ni l'éclat ni le panache d'antan. Mais les invités y sont triés sur le volet et ils m'offrent la délicieuse mélancolie des joies profondes. Cocteau est un habitué de mes draps. Barrès s'y fait de plus en plus rare. Le temps sépare les vieux amants. Je ne me révolte plus contre la fatalité. Je garde ma révolte pour la poésie, c'est le lieu où elle brille et ne ment pas. Du reste, je m'accommode très bien de la compagnie du silence. J'y projette la musique d'un temps révolu. Je rêvasse avec la sensation toujours plus grande que la mort cherche à percer le néant, que quelque chose demande à ressurgir au présent. J'ai tout retenu et j'ai tout oublié." Proust, dont elle était la grande amie, mais aussi Colette et Cocteau la considéraient comme une poétesse de génie. On l'admirait autant qu'elle agaçait. La vibrante et tourmentée Anna de Noailles, figure artistique et mondaine de la Belle Époque, jouissait d'un succès public qui dépassait les frontières. Dans ce roman composé de fragments, elle se remémore, au présent, les visages, les amitiés et les passions qui ont jalonné sa vie.
20,00 €
Un livre blanc
Flammarion
Certains lieux n'existent pas sur la carte de la région parisienne : ne figure à leur place qu'une forme blanche, vierge de toute indication. Au début des années 2000, durant un an, Philippe Vasset est allé visiter ces zones une par une. Il y a découvert des ruines, des cérémonies étranges, parfois même toute une ville inversée, peuplée de personnages d'ordinaire invisibles. Mais vous saurez sûrement y voir bien d'autres choses.
21,00 €
Une vie en l'air
Flammarion
Tendue à vingt mètres au-dessus de la Beauce, cette rampe de béton vient, d'un coup, barrer le paysage qui se découvre du train. Elle devait servir de rail à un véhicule révolutionnaire, un aérotrain conçu pour relier, à très grande vitesse, les centres urbains de la France pompidolienne. Mais l'invention a fait long feu et la structure, elle, est restée, ruine d'un futur jamais advenu. Toute sa vie, Philippe Vasset a fait de ce môle abandonné un domaine, passant des heures, des jours entiers à scruter le paysage comme s'il s'agissait d'un diorama, à observer la vie alentour et les allées et venues en contrebas. Le paysage a changé, en plusieurs endroits la jetée s'est effondré, mais l'auteur a continué d'y habiter, songeant même à l'acquérir et à en déclarer l'indépendance. Que faire de la hantise ? L'écriture peut-elle transformer une retraite en un monument ?
21,00 €
Dans les grandes lignes
Flammarion
Si l'on oublie qu'elles transportent de l'électricité, les lignes à haute tension dessinent sur le paysage une interminable dentelle de figures et de formes. Pour Philippe Vasset, elles ont ouvert des routes : l'auteur s'est mis en tête de suivre, à pied et à travers la France, leur tracé, cheminant pendant de long mois sous les câbles qui nervurent la géographie et coupent à travers le bâti, le réel et l'esprit de celui qui les suit. Ce périple électrifié l'a amené à découvrir les panoramas invisibles de l'électricité, à percuter, en ligne droite, toutes sortes de personnages et de situations, et l'a même entraîné au-delà des frontières, dans le grand désordre des échangeurs mondiaux d'énergie. Avec Dans les grandes lignes, Philippe Vasset fait de nouveau se rencontrer la littérature et la géographie, et continue d'imposer sa voix singulière dans le paysage littéraire français.
21,00 €
La vie brute
Flammarion
"Alors à défaut de m'ensauvager - car je ne ferai jamais l'expérience, rêvée, de la métamorphose animale -, je me dépayse, je m'éloigne de mon terrain, je viens chercher en Ardenne belge de tout autres histoires." Joy Sorman va passer une année aux côtés d'Irène Gérard, à regarder cette femme peindre des toiles sans titre ni signature, réalisées à partir de modèles trouvés dans des beaux livres ou des magazines : une madone de Botticelli, Tintin et Milou, un portrait de Vélasquez. Irène Gérard qui pense copier sans interpréter, et pourtant crée des tableaux neufs, inédits, saisissants ; des oeuvres exposées dans les musées mais que ne saurait commenter cette femme "neuroatypique" dont le handicap, grâce à un centre d'art en Wallonie, est devenu le moyen d'une révélation. En tentant d'approcher Irène Gérard, Joy Sorman se rapproche d'elle-même, de l'enfant amoureuse du kitsch qu'elle était, de la femme au goût pour la marge qu'elle est devenue. Chemin faisant, elle nous montre que l'art ne vient pas se coucher dans les lits qu'on a faits pour lui, comme le disait Jean Dubuffet, inventeur de l'art brut.
21,00 €
Les Murs Blancs
Grasset
«  Personne ne soupçonne l’existence des Murs Blancs. Pourtant cette propriété a marqué l'histoire  intellectuelle du  XXème siècle.  Elle a été aussi le lieu, où enfants, nous passions nos dimanche après-midi  : la maison de nos grands-parents…

Après la guerre, ce magnifique parc aux arbres centenaires niché dans le vieux Châtenay-Malabry, est choisi par le philosophe Emmanuel Mounier, pour y vivre en  communauté avec les collaborateurs de la revue qu'il a fondé  :  Esprit. Quatre intellectuels, chrétiens de gauche et anciens résistants, comme lui, Henri-Irénée Marrou, Jean Baboulène, Paul Fraisse, Jean-Marie Domenach,  le suivent  avec leurs familles dans cette aventure.  Ils sont bientôt rejoints par Paul Ricoeur.

Pendant cinquante ans, les Murs Blancs sont le quartier général de leurs combats, dont  la revue  Esprit  est le porte-voix  : la guerre d’Algérie et la décolonisation, la lutte contre le totalitarisme communiste, la construction de  l’Europe. Et bien sûr, Mai 68... Une vingtaine  d’enfants, dont notre père, y sont élevés en collectivité.  Malheureusement, les jalousies et les difficultés nourries par le quotidien de la vie en communauté y deviennent de plus en plus pesantes… Peut-être est-ce une des raisons pour lesquelles cette histoire est tombée dans  l’oubli, et que personne  n’avait  pris la peine de nous la raconter jusqu'alors. Pourtant, beaucoup  d’intellectuels, d'artistes et  d’hommes  politiques  y ont fait leurs armes : Jacques Julliard, Jean Lebrun, Ivan  Illich, Chris Marker, Jacques Delors et aussi… Emmanuel Macron. C'est grâce à leurs récits et confessions que nous avons pu renouer avec notre histoire : transformer un idéal difficile en récit familial et politique.  »

L. et H. Domenach
20,00 €
Bon pour un jour de légèreté
Grasset
Est-il permis de rire d’une tragédie  ? Pour Clémentine Mélois, la réponse est oui. Pendant les deux mois du confinement entraîné par le Covid-19, au jour le jour, elle a fixé en images pleines d’humour et de poésie ses réactions face à l’actualité baroque de ce moment qui s’est cru scientifique.

Fameuse pour ses irrésistibles détournements de couvertures des classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014), la plasticienne et écrivaine nous livre une chronique irrésistible. On y rencontrera, entre autres, un Laurent Delahousse en détresse capillaire, un paquet de chewing-gums goût chloroquine, un ticket de concert pour assister au discours télévisé d’Emmanuel Macron ou un vinyle du célèbre Alain Gestes Barrière…

Drôle et décalé, inquiet et parfois mordant, tendre et toujours désopilant, ce Bon pour un jour de légèreté nous rappelle que l’humour est la meilleure façon de rapprocher les êtres humains en ne mettant à distance que l’angoisse  !
10,00 €
Bye bye Blondie
Grasset
Gloria est convaincue qu'à chaque fois qu'elle s'approche trop près du bord, elle saura faire pirouette arrière. Seulement, plus le temps passe, plus elle devient championne dans l'art de souffrir...

Il pleut sur Nancy, sa ville natale, et Gloria, à trente-cinq ans passés, est de nouveau SDF, avec pour unique point d'échouage Le Royal, « son » bar, le seul endroit où elle puisse librement traîner sa déprime et sa hargne, trouver chez qui squatter, et boire sans limite de crédit.

Mais ce soir-là, c'est un passé bien plus douloureux qu'elle revit en direct, malgré elle : dans la rue, elle croise Eric Muir, désormais parisien et présentateur star du petit écran. Eric, sans qui elle aurait sans doute brutalement sombré, vingt ans plus tôt, quand, adolescente difficile, elle a été internée en hôpital psychatrique pour un temps indéterminé, par des parents dépassés, persuadés de faire son bien. Eric, son premier amour, fils d'une famille de la grande bourgeoisie de Nancy, avec qui elle a vécu son aventure punk. Eric aujourd'hui confortablement installé dans sa voiture avec chauffeur, et qu'elle voudrait sinon feindre d'ignorer, du moins englober dans sa haine du monde et d'elle-même ; mais lui ne l'entend pas ainsi...

Avec une dureté de ton qu'on lui a connu à ses débuts, mais aussi une tendresse certaine pour ses personnages, Virginie Despentes fait le récit d'une adolescence dramatique, marquée au fer rouge par l'incompréhension et la bêtise de parents incapables d'amour véritable, brisée par la violence et la toute-puissance des institutions. Bye bye Blondie est également le portrait rageur d'une femme conditionnée par le manque et l'abandon, et qui ne sait plus vivre que dans la destruction aveugle de tout ce qui pourrait mettre un terme à ses souffrances.
18,30 €
Juste un chagrin d'amour
Flammarion
À trente-huit ans, L. prend une grande décision : s'enfuir des urgences psy où elle vient d'atterrir. Mais elle est vite rattrapée par les hommes en blouse blanche et son envie de se foutre en l'air. Dix mois plus tôt, pourtant, L. démarrait le tournage de sa vie, le premier d'une longue série, elle en était certaine. Dix mois plus tôt, pourtant, l'enthousiasme coulait dans ses veines, sa carrière prenait enfin forme et tous ses rêves avec. Que s'est-il passé pour en arriver là, où personne ne veut être, dans cette chambre sans verrou ni fenêtre ? À quel moment a-t-elle franchi la ligne fatidique, celle qui sépare les gens normaux de tous les autres ? Élodie Wallace nous livre un premier roman vertigineux, où l'humour s'invite même dans les pages les plus sombres, où l'on s'attache aux fêlures et aux incertitudes, aux petits combats autant qu'aux grandes victoires. Et l'on se demande bien, finalement, de quel côté de la folie il est plus juste de se trouver.
20,90 €
Selon Barbara
Flammarion
En 1976, une nuit d’été à Marseille, une série de gestes minuscules déplace silencieusement des vies entières. Barbara traverse alors un drame. Sa sœur, Nathalie, âgée de quinze ans, n’a pas les armes pour tout comprendre. Trente ans plus tard, devenue chroniqueuse judiciaire, elle tente de saisir ce qui, dans l’histoire de sa sœur, résiste encore à la logique. Pourquoi l’affaire la concernant n’a-t-elle jamais été résolue ? Il y a des archives incomplètes, un journal destiné à ne jamais être lu, une île battue par les vents, et cette impression persistante que le hasard n’explique pas tout.

Entre maternité et renoncement, vérité et protection, ce roman explore ces instants où des décisions presque invisibles – un mensonge, une omission, un réveil en pleine nuit – deviennent le point de bascule d’une existence. Car parfois, ce ne sont pas les grandes tempêtes qui bouleversent le monde, mais les plus infimes variations.
21,00 €
Grand prince
Flammarion
L'existence, c'est formidable, paraît-il. C'est surtout long, estime Simone Guillou. À 85 ans, elle pense heureusement avoir fait le plus gros. Il ne peut plus rien lui arriver. Vraiment ? Elle ne le sait pas, Simone. Elle est à mille lieues de s'en douter. Mais la vie lui réserve enfin une surprise... À Barthon-en-Retz, entre océan Atlantique et campagne, il sera question d'un crapaud en ciment, d'une enquête pas tout à fait policière, de la récolte du sel, et d'amour. Ah, et aussi de Pierre Soulages. Le peintre ? Oui, le peintre. Après le succès Des lendemains qui chantent, Alexia Stresi signe un roman lumineux qui confirme son talent pour créer des personnages inoubliables. Grand prince raconte l'inattendu renouveau d'une vie. Prix Nice Baie des Anges 2026.
21,00 €
Les années souterraines
Flammarion
"L'enfance, ce chemin de ronces, je m'en suis extirpé avec tant de hâte. Elle réside tout entière, images, goûts, sensations, entre les parois de cet immeuble du quinzième arrondissement de Paris, chez mon père, où j'ai croupi dix ans, du jour de la mort de ma mère à mes quinze ans. Je n'y pense jamais, mais la nuit je le retrouve en rêve, cet appartement. Il me retrouve. Toujours le même scénario dont je me réveille comme un fugitif traqué, rassemblant quelques objets dans le désordre et sous la menace d'une apparition paternelle. Il n'y a jamais eu aucune photo de moi ici." Ouvrir la porte de l'appartement honni. Retracer pièce par pièce les souvenirs de ce qui s'est joué jadis avec le père. Puis partir en ayant pris soin de laisser l'enfance là où elle a eu lieu, encagée elle aussi. C'est le rêve, intime et universel, des enfants grandis, un rêve que Hugo Lindenberg met en scène dans une langue somptueuse.
21,00 €
La vie à mort
Flammarion
"Lorsque les nuages assombrissent le ciel andalou, les taureaux de combat se bagarrent souvent au pré, allant parfois jusqu'à y laisser la vie. On dit alors qu'ils “ruminent le temps”. J'ai rencontré Léa Vicens sous un cumulonimbus. Une lutte sourde s'est engagée mais l'affrontement ne nous dirige pas l'une contre l'autre. C'est une bataille intérieure, sournoise, une guerre froide née de l'un de ces paradoxes de l'âme. Je soutiens difficilement la vision d'une corrida, j'aime Léa. Ce livre est une tentative de comprendre et d'embrasser son monde car il est impossible d'assouvir sa passion pour un gangster sans braquer une banque avec lui." Durant un an, Gaël Tchakaloff a suivi la torero vedette Léa Vicens, accompagnant les aventures quotidiennes de cette femme hors norme. De sa finca perdue au fin fond de l'Espagne, où elle vit entourée d'animaux, aux arènes dans lesquelles elle règne à cheval, la nature et le silence côtoient les vertiges d'un univers clair-obscur, très éloigné des représentations que l'on en a.
21,00 €
Frères
Flammarion
Le jour où Michel apprend que son frère a disparu, il n'hésite pas à tout quitter pour tenter de le retrouver. Ce départ précipité fait remonter leur passé - une enfance forgée dans la nature. Michel et Patrice n'ont que quatre et cinq ans lorsque leur mère les abandonne à la fin d'un été en colonie de vacances. Commence alors une vie sauvage, au coeur de la forêt. Sept années rythmées par le froid, la faim, la peur et une liberté totale. Peu à peu, dans cette existence coupée du monde, les deux enfants bâtissent un univers où l'un devient tout pour l'autre. Le souvenir de cette enfance restera leur secret pendant plus de quarante ans. Leur refuge. Leur prison aussi. Car comment grandir et construire sa vie d'adulte quand on a connu si tôt l'absolu ? Dans ce premier roman, Olivier Casas explore la force du lien entre ces deux frères, un amour qui sauve autant qu'il dévore. Une histoire d'enfance, de survie et de liberté, une ode à la nature, où la fraternité touche au sublime.
21,00 €
Des enfants uniques
Flammarion
Hector et Luz sont amoureux depuis l'adolescence. Aux yeux du monde, pourtant, ils sont incompatibles : du panel des amours possibles est exclu le leur. Redouté par leurs familles respectives, empêché par la société, il n'a nulle place où s'installer. Hector et Luz sont handicapés et, visiblement, leurs coeurs ont des raisons que les autres font mine d'ignorer. Malgré tout, par leur force et la grâce des rencontres, celle de Carlo notamment, leur éducateur, un couple se construit. Roméo et Juliette fragiles et entravés, ils vont chercher à abattre petit à petit les obstacles, dont celui, si tenace, de l'infantilisant regard de l'autre. Avec une écriture aussi incarnée que précise, Gabrielle de Tournemire livre un roman d'apprentissage, chemin de compréhension de soi et de l'autre, micro-fresque de la naissance possible d'une famille différente, unique.
19,00 €
Yann dans la nuit
Flammarion
"Il est l'étudiant en philosophie qui pense comme Adamov que le rêve de la nuit nous venge du désespoir des jours. Il est l'aquoiboniste du 26, rue Saint-Benoît, disparu un jour non établi de 2014. Il est le héros d'une autre vie que la sienne. Un être de spleen et de nuage. Évidemment qu'il ne reste aucune preuve tangible de son existence, c'est à peine s'il a habité le monde." De Yann Andréa, on sait qu'il a vécu seize ans avec Marguerite Duras, chez qui il s'était présenté à l'été 1980. Il avait vingt-huit ans et elle soixante-six. Cet amour-là, il l'a lui-même écrit dans un livre. Mais de sa vie d'avant et de sa vie d'après, on connaît peu de choses. Julie Brafman est partie sur les traces de ce personnage énigmatique, jusqu'à trouver, dans une chambre rose, des photos, des journaux, des carnets qu'il a laissés avant de disparaître dans la nuit. Avec une écriture élégante et envoûtante, l'autrice fait revivre cet homme aussi singulier qu'émouvant et, en entrelaçant le récit intime, l'enquête et des archives inédites, elle raconte une histoire d'amour et de littérature.
21,00 €
Le secret de Jeanne
Flammarion
Trois femmes, trois époques et un mystérieux héritage : celui d'un secret jamais révélé. Tout commence quand Alexandra apprend le décès de son père... qu'elle croyait mort depuis dix-sept ans. La jeune femme n'ose pas interroger sa mère, certaine qu'elle gardera le silence. Au même moment, elle doit vider la maison de sa grand-mère tant aimée. C'est dans le sac à main de cette dernière qu'elle découvre un plan mystérieux qui lui révèle, près de la chambre, l'existence d'une porte cachée. Et derrière, sans doute, autant de secrets à percer. En entremêlant, avec une écriture aussi romanesque qu'inspirée, trois destinées féminines à trois époques différentes, Sophie Astrabie construit un roman vertigineux sur ce que l'on transmet malgré soi. Et, ce faisant, elle embrasse tout un pan de l'histoire des femmes.
21,00 €
Je suis la sterne et le renard
Flammarion
"Ma soeur, il est temps d'écouter Aam la brodeuse. Puisse cette histoire dénouer ce qui t'étouffe et t'ouvrir à l'immensité des landes." Ainsi commence la saga du clan de l'Ormr. Barbra, Aana, Álfheidr et les autres forment une lignée de femmes sans père ni mari. À la fois brodeuses d'histoires, guérisseuses, sages-femmes, chamanes, gardiennes des Hautes Terres et des forêts, elles sont en butte à la violence que les hommes exercent sur elles aussi bien que sur la nature. Aam raconte leurs destins, qui débutent quand l'esclave Barbra, quelque temps après avoir assisté à la naissance d'un volcan, est accusée d'avoir réveillé l'Ormr, le dragon de feu, et d'attendre son enfant. Mais qui est cette soeur à laquelle Aam adresse son récit depuis le réduit obscur d'une maison de tourbe ? Et ce qu'elle transmet n'est-il pas de tous les temps et de tous les lieux, tant il est vrai que les hommes ont crû et multiplié, asservissant les femmes et la Terre ? Grande saga islandaise traversée par des paysages somptueux et des landes ancestrales, ce roman, tissé de légendes et d'imaginaire, déploie une fable aux résonances contemporaines.
22,00 €
À propos d'un village oublié
Flammarion
Oh, ce ne fut pas grand-chose, presque rien, à les entendre. Quand la traque commença, en 1940, les habitants de Mirabelle firent ce qu'ils purent pour aider Marguerite Stzurmpf. Pas grand-chose : une place au chaud dans le grenier et une assiette en plus, ni vu ni connu. Presque rien : un berceau pour son enfant, un coup de main pour les faux papiers, bouche cousue. Ce sont, en vérité, de précieux éclats de bonté que partage Véronique Mougin dans ce roman, mettant en scène les anonymes qui permirent à sa grand-mère d'échapper à la déportation. "Mes voisines, et le pasteur bien sûr, le fermier, plus la secrétaire de mairie... Dis donc, chérinette, tu réussiras à caser tous mes Justes, dans ton bouquin ?" On l'aura compris : il arrivera qu'au fil des pages retraçant son sauvetage Marguerite elle-même ajoute son grain de sel, malicieuse et têtue, mais après tout c'est son histoire, et y a-t-il jamais trop de mots pour dire le courage et la gratitude ?
20,00 €
La dictée
Flammarion
Zéro ! Benjamin a complètement raté sa dictée. Ses parents décident de s'y essayer pour lui donner l'exemple et démontrer, bien malgré eux et sous les rires de leur fils, qu'ils font aussi des fautes. Et pourquoi ne pas prolonger le jeu avec leurs amis lors d'un pique-nique au soleil ? Ils seront une dizaine à plancher sur la dictée la plus difficile de la langue française : celle de Prosper Mérimée. La légende prétend qu'il est impossible de ne pas y faire de fautes... Qui s'en sortira ? Antoine Laurain porte un regard plein de tendresse et d'humour sur notre époque et ses différentes générations, autour de l'emblématique devoir de notre enfance : la dictée, qui, replongeant chacun dans ses souvenirs, pourrait bien renouer les liens entre tous les personnages, petits et grands, de cette histoire.
20,00 €
Ne vois-tu rien venir
Flammarion
Lise, dix-neuf ans, assise sur le tabouret métallique d'une gendarmerie, est prête à être entendue. Que s'est-il passé ? Retour en arrière. Lise a sept ans. A-t-elle rêvé ou, depuis plusieurs mois, les disputes entre ses parents s'intensifient ? Son père, Bernard, pourtant si tendre avec elle, se montre autoritaire et colérique avec sa mère. Et, surtout, il aime dangereusement la compagnie des autres femmes : les employées de son usine, la nouvelle voisine, et même la jeune Anglaise qui donne des cours à Lise... Alors que Lise grandit, toutes ces femmes voient leur vie brisée. Est-ce le hasard ? Dans ce conte cruel, Sonia Feertchak retrace avec beaucoup d'acuité le trajet chaotique d'une jeune femme élevée dans une famille où règnent en maîtres le mensonge et l'ambiguïté.
21,00 €
Ma grand-mère et le Pays de la poésie
Flammarion
Prix du roman Marie Claire 2025. "L'enfance est une vieille dame aux mains blanches, aux cheveux lisses et aux yeux sombres." L'enfance, c'est cette grand-mère qui vit à la maison, élève et chérit l'autrice, si bien que c'est en vietnamien qu'elle prononce ses premiers mots. Puis Minh Tran Huy grandit, s'éloigne de cette deuxième mère, de sa langue, et oublie. Cette grand-mère si modeste, cette Bà qui n'a vécu que pour se dévouer aux autres, se retrouve à l'écart des siens, qui ne parlent plus que français. En s'adressant à Bà, elle revient sur le silence qui entoure son histoire familiale et tente de retracer, dans le Vietnam des années 1970 déchiré par les guerres, le douloureux chemin qui a mené sa grand-mère jusqu'en France. Mais ce Vietnam tragique d'avant l'exil est aussi le territoire merveilleux des contes de son enfance, qui éclairent et nourrissent ce récit. Pour Minh Tran Huy, la littérature, à la manière du kintsugi, vient rassembler les fragments pour reconstituer un tout. Dans un vibrant hommage à sa défunte grand-mère, l'autrice retisse le lien qui les unissait, fait d'histoires intimes et de contes venus du Pays de la poésie.
19,50 €
Give It to Me !
Flammarion
Du Blues au Rap en passant par le Rock, la Disco ou le Punk, il existait déjà des histoires des femmes dans la musique. Mais cet essai illustré est d'un autre registre. C'est un regard lesbien et prolétaire sur toutes celles - toutes des icônes - qui ont augmenté notre réalité et nous ont donné les outils pour démolir l'ange du foyer. Elles ont changé le monde en posant des bombes entre nos oreilles et en incendiant nos pupilles. La Rata écrit sur chacune d'entre elles avec de l'amour et les dessine comme les déesses qu'elles sont. Ce livre parle de musique populaire, de chanteuses qui ont mauvaise réputation, de post- colonialisme, de féminisme radical et de sexe, surtout de sexe. C'est une contre-histoire de la musique mainstream occidentale aussi bien qu'un exercice de massive gratitude pour toutes les chanteuses qui nous ont donné envie de pousser à fond le volume de nos vies et de nos désirs. Les filles qui chantent presque à poil et qui bougent en ne parlant que de sexe le font d'abord pour les filles. Que les mecs en profitent, ça a toujours été annexe. Ils n'ont pas compris grand-chose à ce qui se passait mais nous, on sait. On l'a vécu. On sait qu'elles ont dansé pour nous, chanté pour nous et à travers nous, et qu'elles ont défoncé les frontières de la respectabilité pour inventer d'autres façons d'avoir envie de vivre et de baiser. Elles ont incarné le féminisme radical que nous vivons aujourd'hui. C'est bien ce qu'on leur reproche. Et c'est aussi ce qui fait qu'on ne voudrait surtout pas imaginer nos vies sans leurs présences et leurs voix.
29,00 €
Plus grand que le ciel
Flammarion
Elsa et Vincent se croisent chaque mercredi dans la salle d'attente de leur psychiatre. Elle est écorchée et mordante. Il est rêveur et intranquille. Elle est conseillère funéraire. Il est romancier. Elle vient de perdre son père. Il cache sa plus grande blessure. Elle est en retard. Il est en avance. Ils ont pourtant rendez-vous. Entre deux éclats de rire, Virginie Grimaldi capte ces instants fragiles où l'empreinte des souvenirs se mêle aux promesses d'une rencontre.
20,90 €
Les Maisons
Flammarion
Tessa, chanteuse classique reconvertie en courtière immobilière à Montréal, ne va pas bien. Elle élève pourtant ses trois fils qu'elle adore avec Jim, un homme qui la chérit. Lors d'une vente, elle croise Francis, son ancien grand amour, qu'elle n'a jamais oublié. Ils se donnent un rendez-vous qu'elle souhaite autant qu'elle appréhende, revisitant malgré elle un passé mal enfoui. Les maisons fouille les drames privés d'une époque d'insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on rit les larmes aux yeux.
20,00 €
À l'oeuvre
Flammarion
Nous sommes au mitan du XIXᵉ siècle. L'homme est encore jeune. Il vit à la campagne avec sa mère et sa nièce. Il vient de rentrer d'Orient. Au cours des quelques années qui suivent, il renoue puis rompt avec Louise. Il perd deux dents, ses cheveux, prend de l'embonpoint et contracte au bordel une infection vénérienne. Il fait une crise d'épilepsie dans une chambre d'hôtel. Il manque de se faire tuer lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Il loue un appartement à Paris. Il se rend au bal Mabille, fréquente le salon de madame Sabatier. Il a pour amis Bouilhet et Du Camp. Il prend pour maîtresses Béatrix, puis Juliet. Il croise Gautier, Leconte de Lisle, Baudelaire, Musset, Lamartine, Janin... Il écrit aussi, surtout, Madame Bovary. Dans ce roman, le lecteur est le témoin invisible de la vie du jeune Flaubert : il pénètre dans son bureau, sa chambre et les salons littéraires qu'il fréquente, il le suit comme une ombre dans le jardin de Croisset ou les rues d'un Paris insurgé. À l'oeuvre met en scène un Flaubert incroyablement vivant, qu'on découvre tour à tour bavard, jouisseur, insolent, malade, rageur ou mélancolique. Avec ce livre, Éric Laurrent s'attelle, en styliste, à faire renaître sous nos yeux une époque et un écrivain disparus.
22,00 €
Dans la maison d'été
Flammarion
"Si nous avons eu notre part de malheurs, nous avons aussi connu des jours de partage, d'épiphanie et de joie, touché du bout des doigts la grâce et le bonheur, d'une manière qui n'appartient qu'à nous." La maison d'été, c'est la villa balnéaire qu'Albert et Rose achètent à l'automne 1980. Pendant plus de quarante ans, parents, enfants, petits-enfants vont s'y croiser, s'y succéder, y séjourner parfois pour quelques jours, parfois au long cours. Au fil des saisons, au gré des marées, quatre générations vont s'aimer, se déchirer, danser, rire et pleurer. Naissances, fêtes et anniversaires, premières fois, deuils, petits et grands événements de la vie jalonnent cette ample fresque romanesque qui retrace l'histoire d'une famille française de la fin du XXᵉ siècle à nos jours.
22,00 €
Les indulgences
Flammarion
Automne 1977, Clémence, treize ans, est venue aider au déménagement de sa grand-mère, veuve depuis peu. La présence attendue de Vincent, son oncle, semble électriser tout le monde. Vincent, cet homme à femmes, commissaire-priseur de renom, l'adolescente en est amoureuse ; cinq ans plus tard, elle en devient la maîtresse occasionnelle. Une fois sue, cette aventure ébranle la famille, et c'est vers Clémence que vont les reproches. Question d'époque ? Suivant sur plusieurs décennies le fil de cet événement aux longs retentissements, Pascale Kramer ausculte les sensibilités amoureuses de trois générations d'épouses, mères et filles. Avec l'art qu'on lui connaît pour mettre en scène nos inévitables ambiguïtés, elle explore l'esprit de chaque époque à travers le prisme des femmes et de leur part active dans l'évolution de leurs relations avec les hommes, ses excès comme ses indulgences.
20,00 €
Une vie qui se cabre
Flammarion
Et si, après 1945, l'Empire français avait changé de centre de gravité, le pouvoir passant de la "petite France" hexagonale à ses colonies ? Et si Suzanne Césaire, succédant à son mari, Aimé, présidait cette Union française d'un nouveau genre ? En avril 1946, l'Assemblée nationale constituante adopte la loi Lamine Guèye, qui attribue la citoyenneté française à tous les ressortissants de l'Empire. Dans ce roman, Sylvain Pattieu imagine qu'elle a été véritablement appliquée. Presque quinze ans après, la jeune Marie-des-Neiges quitte Dakar, ses parents, sa chère professeure Maryse Condé et rejoint, avec son enfant, Aix-en-Provence, ville où elle ne cesse d'éprouver son désir de liberté. Mais la nouvelle Union française à laquelle elle croit, avec ses camarades, est menacée par des séditieux nostalgiques de l'ordre ancien. Entre Ange, le bandit corse, et Kathy, l'étudiante américaine, Marie-des-Neiges vogue, tangue et cherche sa place dans ce monde ébranlé. Roman d'apprentissage porté par un grand souffle d'écriture, Une vie qui se cabre se saisit des enjeux postcoloniaux et nous embarque dans la destinée d'une femme propulsée dans les soubresauts de l'histoire.
21,50 €
Marchands de sable
Flammarion
C'est sans entrain que Suzanne, avec mari et enfants, pose ses valises pour quelques semaines de vacances dans la maison de sa belle-famille, en Sardaigne. En tombant amoureuse de l'héritier Signorelli, Suzanne a voulu laisser derrière elle une enfance ordinaire passée dans le sud de la France. Mais la plage privatisée de la côte sarde ne lui fait désormais guère plus envie que celle de Palavas-les-Flots où elle s'est tant ennuyée. Et le vague sentiment de dégoût que lui inspirent ces derniers temps les Signorelli prend une ampleur nouvelle quand, d'un secret à l'autre révélé, elle mesure combien ils contribuent à faire tourner ce monde à l'envers - tout en dépliant joyeusement leur serviette sur cette plage plus inégalitaire que jamais et menacée par la catastrophe écologique. Ne serait-ce pas eux, plutôt que les dizaines de vendeurs ambulants, les véritables marchands de cette plage ? En mettant en scène une famille d'industriels italiens dont l'histoire embrasse si bien le XXᵉ siècle qu'elle finit par se confondre avec celle du capitalisme, Agnès Mathieu-Daudé livre un roman aussi précis que féroce sur la façon dont les intérêts personnels non seulement ne participent plus à l'intérêt général, mais finissent par se retourner contre ceux-là mêmes qui croient les suivre...
21,00 €
Dès que sa bouche fut pleine
Flammarion
"Ce geste ne disait rien du désir de Bertrand, dont elle ne savait pas grand-chose, mais il parlait du jeune homme consciencieux qu'il était, de ceux qui avaient bien noté que les experts considéraient le rapport matinier, en ce qu'il rompait la chasteté de la nuit, comme le meilleur pour le métabolisme. Laetitia voyait que son amoureux mettait un point d'honneur à suivre les recommandations officielles et qu'il baisait donc équilibré, ne s'autorisant que peu d'écarts." Dans ce monde où la place du sexe et celle de la nourriture sont inversées, le sexe rythme les journées de tous, tandis que la nourriture est une affaire de l'intime, d'amants, qu'il faut taire et qui fait rougir. Véritable expérience de lecture, Dès que sa bouche fut pleine est aussi un premier roman initiatique, l'histoire d'une jeune femme entraînée malgré elle par son désir, un désir défendu qu'elle va transformer en une force intime capable de la protéger contre toutes les formes d'aliénation. D'ailleurs, le désir et l'appétit sont-ils vraiment si différents ?
19,00 €
Le grand secours
Flammarion
Il est 7 h 30, sur le pont de Bondy, au-dessus du canal. C'est un de ces lundis de janvier où l'on s'attend à ce qu'il neige, même si ce n'est plus arrivé depuis très longtemps. Sous l'autoroute A3 qui enjambe le paysage, un carrefour monstrueux, tentaculaire, sera bientôt le théâtre d'une altercation dont les conséquences vont enfler comme un orage, jusqu'à devenir une émeute capable de tout renverser. Nous la voyons grossir depuis le lycée voisin où nous suivons, au fil des cours et des récréations, la vie et le destin de Mo et de Sara, de leurs amis, mais aussi de Candice, la prof de théâtre, de ses collègues et de Paul, l'écrivain qu'elle a fait venir pour un atelier d'écriture. Tout au long de cette journée fatidique, chacun d'entre eux devra réinventer le sens de sa liberté, dans un ultime sursaut de vie.
21,50 €
Billie Pretty a disparu
Flammarion
"Si je m'appelle Billie, c'est grâce à cette chanteuse américaine qui avait la plus belle voix du monde. Billie Pretty. Marcel me racontait cette histoire quand j'étais petite et que je n'arrivais pas à m'endormir." Depuis qu'elle est enfant, Billie est élevée dans une petite ville de province par Marcel, son grand-père. C'est dans ce milieu modeste où chaque centime compte, où les distractions sont rares, qu'elle grandit. Mais un jour d'été comme les autres, dans l'escalier de son immeuble, Billie rencontre Maxime. Avec lui, elle découvre l'amitié, la confiance et l'amour. Ils vont se perdre, se retrouver, se perdre encore... C'est l'histoire de deux personnes qui s'aiment depuis l'enfance, mais pas en même temps. C'est l'histoire d'une petite fille qui croit en sa légende personnelle même après que celle-ci s'est effondrée. C'est l'histoire de Billie, qui va tout faire pour exister.
21,00 €
Une belle vie
Flammarion
Emma et Agathe Delorme sont soeurs. Elles ont grandi l'une contre l'autre, mais sont pourtant très différentes. Agathe, la plus jeune, bordélique et ardente, a toujours pris toute la place dans le bain, dans la chambre et dans le coeur d'Emma. Après cinq ans d'un silence inexpliqué, Emma donne rendez-vous à Agathe dans la maison de vacances : Mima, leur grand-mère adorée, n'est plus, il faut vider les lieux et faire le tri dans les souvenirs. Les soeurs Delorme ont une semaine pour tout se dire et rattraper le manque de l'autre. Parviendront-elles à réparer le passé ? Dans la beauté de cet été au Pays basque, où leur enfance cogne à la porte, résonne la force de leur histoire. Entre rires et larmes, un roman bouleversant et irrésistible.
20,90 €
Des ronds dans l'eau
Flammarion
Un matin, l'esprit de Joséphine s'emballe lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte. En l'absence de son mari, Vincent, en déplacement pour le week-end, son coeur se gonfle de ce bonheur à venir. Elle n'est sûre de rien, se dit qu'il est trop tôt pour se réjouir mais imagine déjà un monde plus grand. Elle attend Vincent, encore et encore le dimanche soir. Il ne rentrera pas. Sans lui, la jeune femme perd pied. Devant la cruelle synchronisation des événements, elle ne sait plus si elle est prête à accueillir un bébé. Pour la première fois de sa vie, elle choisit l'inconnu et part pour la Bretagne, à Locmariaquer, dans cette vieille maison en ruine que Vincent voulait à tout prix conserver en mémoire de son grand-père. Joséphine s'enfuit, n'emportant rien d'autre que son chat Georges, et laisse à Paris sa vie, son métier, ses amis, espérant trouver face à la mer un nouveau souffle.
21,90 €
Même le bruit de la nuit a changé
Flammarion
Anna est encore une enfant quand son père meurt brutalement. Elle remplit son absence par quelques objets hétéroclites, par des histoires qu'on lui a racontées et par son puissant imaginaire. Jeune femme, elle comprend qu'elle connaît très peu celui qu'elle s'est inventé en héros. À partir d'un répertoire qui lui a appartenu, elle se lance sur ses traces, arpente les villes d'Italie, d'où il était originaire, et remonte pas à pas l'histoire de sa famille. On la suit dans ce voyage où elle découvre les mille vies de son père, dont certaines sont fabuleuses et d'autres d'une noirceur d'encre. Même le bruit de la nuit a changé se lit comme une enquête sur un homme passionnément romanesque. Mais c'est aussi un livre sur l'enfance orpheline et la construction de soi avec le manque. L'écriture et le temps long pris pour déplier les pans visibles ou cachés d'une vie et d'une relation en font un roman magnifique sur l'amour d'une fille pour son père.
20,00 €