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Résultats de recherche pour 'Le grand livre' (11390)

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ton œil bleui devient l’étoile

qui éclaire l’accalmie

Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.

Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l’auteur d’une trilogie – La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser – à travers laquelle il rend hommage à son pays. Il meurt en 2003, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne.« De tous les écrivains africains, il est celui qui risque de nous toucher le plus. »

Maurice Nadeau
8,40 €
La rose et autres poèmes (édition bilingue)
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« Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la

turbulence des flammes,

Si nous n’étions que de blancs oiseaux, mon amour,

portés sur l’écume de la mer ! »

William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son œuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu’à ceux de l’âge mûr résolument tournés vers la modernité.

Né en 1865, William Butler Yeats publie son premier recueil de poèmes en 1889. Fondateur de l'lrish National Theatre Society en 1901, il participe à la création du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il est nommé sénateur de l'État libre d’Irlande en 1922 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Il meurt en 1939. Il est l’auteur d’une œuvre riche et variée, traduite dans de nombreux pays.
11,40 €
D'os et de lumière
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Il est midi, les cloches retentissent dans le village de Louisburgh. Assis dans sa cuisine, Marcus Conway écoute la radio et lit son journal. Soudain, un article amène un souvenir, le passé se mêle au présent, il se rappelle : ses premières années d’homme marié, la naissance de ses enfants, la folie de son père... Pendant une heure, il désosse son passé avec autant de minutie que d’émerveillement. Jusqu’au jour où, sa vie s’est brutalement mise à vaciller.

Nouvelliste et romancier, Mike McCormack a grandi dans une ferme en Irlande. Son troisième roman, D’os et de lumière a été traduit dans le monde entier. Désigné « Roman de l’année » lors des Irish Book Awards, il a été couronné en 2018 par le très prestigieux International Dublin Literary Award.

« Un roman irradiant, juste dans la complexité humaine, la poussant magnifiquement jusqu’au bout du bout. »

Frédérique Roussel, Libération
10,80 €
Les Bons Offices
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« Bons-Offices se dit que « quelque chose est en marche » dont tout lui échappe et dont rien ne le concerne plus, quelque chose d’abstrait presque, mais d’apocalyptique, qui pourrait bien être l’Histoire. » Né à l’aube de la guerre, Paul Sanchotte, dit « Bons-Offices », grandit en Belgique, c’est-à-dire n’importe où sauf nulle part. Une catastrophe minière lui révèle les sombres entrailles de son pays. Avide de découvrir le monde, il devient médiateur humanitaire au Proche-Orient. Au cœur d’une terre par deux fois promise, il ne voudra choisir un camp contre un autre. Cela pourrait assurer son salut. Ou précipiter sa perte. Pour dire cela : un roman, bien sûr.

Né en 1939, Pierre Mertens est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Lauréat de nombreux prix littéraires, il a notamment obtenu le Prix Médicis pour Les Éblouissements.
11,40 €
Portrait de groupe avec dame
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Belle et mystérieuse, Léni est faite d’ombre et de lumière. Pour tous ceux qui l’approchent, elle est impénétrable : à la fois au centre de toutes les attentions, et hors du monde, elle évolue en marge de la société. Tandis que le portrait de Léni est éclairé par de nombreux témoignages, une grande fresque de la société allemande se dessine en arrière-plan. Mais Léni demeure une fascinante énigme…

Heinrich Böll (1917-1985) est considéré comme le chef de file des écrivains allemands d'après-guerre. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1972.

Traduit de l’allemand par S. et G. de Lalène

« Un livre bourré de personnages à la dérive, abîmés par ce qu’ils ont vu et ce qu’ils ont fait, consciences salies, planètes cabossées tournant autour d’un astre mystérieux. » Geneviève Brisac
10,60 €
Le Monde selon Barney
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Barney Panofsky s’est toujours laissé guider par deux croyances : la vie est absurde et les humains sont incapables de se comprendre. Alors, pourquoi se priver ? De Paris à Montréal, Barney enchaîne les beuveries, les parties de hockey et de jambes en l’air, les amours impossibles… Jusqu’au jour où son ennemi juré, un écrivain à succès, l’accuse publiquement d’être un assassin. Au bord du gouffre, Barney est forcé de se défendre. Il se plonge alors dans l’écriture de ses mémoires, animé par une furieuse envie de vivre.

Fils d’un ferrailleur, Mordecai Richler est né en 1931 à Montréal. À l’âge de dix-neuf ans, il s’exile en Europe, d’abord en France et en Espagne, puis en Angleterre où il publie L’Apprentissage de Duddy Kravitz en 1959. De retour au Canada en 1972, il s’installe dans les Cantons-de-l’Est. Il meurt en 2001, laissant une œuvre incomparable à la renommée internationale.

« La renaissance d’un vieillard épouvantable et merveilleux. » - Le Monde

« Une petite merveille. » - Le Point

« Un Tolstoï de l’autodérision. » - Le Monde des livres

Nouvelle traduction de l’anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné.
14,60 €
Le Monde est rond
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C'est Rose qui, assise ou non sur une chaise bleue, voit le monde et les animaux autour d'elle. C'est Rose qui, avec ou sans son cousin Willie, pense, chante, pleure et va sur la montagne. Voilà pour l'histoire, si l'on veut une histoire.

La version bilingue permet d’incarner les tribulations de Rose et Willie dans un texte à la fois chanson, poème, comptine, et légende, tout en goûtant la langue de Gertrude Stein si magnifiquement musicale.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle a considérablement participé au développement de l’art moderne et de la littérature.

« À sa manière poétique et musicale, Gertrude Stein questionne le monde à hauteur d'enfance, dans ce texte publié pour la première fois en 1939, qui tient de la comptine et invite au jeu, à la rêverie. »

Béatrice Kahn, Télérama

« Au fil des pages, les jeunes comprendront que Gertrude Stein a écrit comme Cézanne peignait. Et qu'il peut exister aussi des "livres cubistes". »

Florence Noiville
8,40 €
Sheppard Lee
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« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
Les Papiers d'Aspern
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« Son art du récit tient à la fois du coup de théâtre et de l'enquête à suspense. » Télérama

« Elle pourrait mourir la semaine prochaine, elle pourrait mourir demain : alors je pourrais m’emparer de ses papiers. » Critique sans scrupules, le Narrateur découvre que Juliana Bordereau, ancienne maîtresse du poète Jeffrey Aspern, vit recluse avec sa nièce Tita dans un palais vénitien délabré. Certain qu’elle a conservé des papiers intimes de son amant décédé soixante ans plus tôt, il invente, afin de s’en emparer, un stratagème meurtrier qui se retournera contre lui.

L’adaptation théâtrale de Jean Pavans a été la base du scénario anglais du film de Julien Landais, The Aspern Papers, avec Vanessa Redgrave, Joely Richardson et Jonathan Rhys-Meyers.

Henry James (1843-1916) est reconnu comme le grand maître du suspense psychologique. Son œuvre admirable comprend romans, nouvelles, essais, récits de voyage… Chef-d’œuvre de construction dramatique, Les Papiers d’Aspern forment également son plus célèbre hommage à la magie de Venise.
9,90 €
Sept graines de lumière dans le cœur des guerriers
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Apprendre à apprivoiser ses émotions et à vivre en harmonie avec celles des autres

Il était une fois un roi dont le Pays Bleu était en conflit permanent avec le Pays Rouge voisin.

Après de multiples et vaines tentatives pour résoudre le différend qui oppose les deux pays, il confie à son fils Om la mission de rétablir la paix. Sous la conduite d'un vieux sage, celui-ci entreprend un voyage initiatique qui le mène dans sept mondes successifs, à la conquête de sept graines de lumière. Fort de ses nouveaux talents, Om se rend au Pays Rouge et met en pratique l'enseignement reçu.

À travers cette fable astucieusement menée, l'auteur donne des outils simples et concrets pour apprendre à résoudre les situations de conflit par la non-violence.

Aviateur, Pierre Pellissier est devenu formateur, coach et psychanalyste. Formé à l'approche systémique paradoxale et à la communication non violente, diplômé de l'ESCP, il enseigne dans les grandes écoles et en entreprise.
9,30 €
La Ligne de fuite
Points
« Si tu penses que quelqu'un te fait du tort, ce n'est pas à toi de juger. Tue-le d'abord, et laisse à Dieu le soin de juger. » Saigon. La guerre du Vietnam touche à sa fin. Un journaliste, Converse, confie de l’héroïne à Hicks, un Marine. Celui-ci doit livrer la drogue à Marge, la femme de Converse, en Californie. De retour aux États-Unis, Converse découvre que Marge et Hicks ont disparu. Il est enlevé par des agents fédéraux aux méthodes peu orthodoxes. Leur folle course-poursuite se terminera tragiquement dans le désert du Nouveau-Mexique.

Inspiré par le regard visionnaire de Joseph Conrad et la prose survoltée de Jack Kerouac, Robert Stone (1937-2015) offre une des œuvres les plus puissantes de la littérature américaine. Il s’est inspiré de sa propre expérience pour écrire La Ligne de fuite, qui a obtenu le National Book Award en 1975.

Traduit de l'anglais (États-Unis) et préfacé par Philippe Garnier
11,95 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Le Clan des chiqueurs de paille
Points
La nouvelle se répand à la vitesse de l’éclair : les sauterelles arrivent dans les marais du canton nord-est de Gaomi. Ganba se précipite au sein de son clan pour assister à l’invasion meurtrière des animaux sacrés. Après leur passage, le clan des chiqueurs de paille est anéanti. Seul Ganba semble avoir survécu et raconte, à travers ses rêves, les épisodes légendaires de l’histoire du clan disparu. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l’alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. « Le roman fait l’effet d’un manège enchanté. » Livres Hebdo Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro
8,50 €
Le Nuage d'obsidienne
Points
« Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence. C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. » C’est à Duncairn que Harry a été trahi par l’amour de sa vie. Depuis, cette petite ville des Uplands écossais le hante. Devenu ingénieur des mines, il découvre lors d’un voyage au Mexique un mystérieux ouvrage dans une librairie miteuse : Le Nuage d’obsidienne. En page de titre, le nom de Duncairn le ramène des années en arrière. Peut-être vers la résolution du plus grand mystère de son existence… Né en Écosse en 1938, Eric McCormack a émigré au Canada en 1966. Il enseigne à l’université Saint Jerome en Ontario. Il est notamment l’auteur de L’Épouse hollandaise, disponible en Points. « Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman d’Eric McCormack à ce jour. » The National Post « Eric McCormack livre un nouveau roman riche en suspense et en rebondissements. » Le Figaro Préface inédite de Fabrice Colin Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
10,60 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
Eclipses japonaises
Points
L’histoire méconnue, énigmatique et sidérante de dizaines de japonais kidnappés par des espions de Corée du Nord.

Sans laisser la moindre trace, elles ont été arrachées au Japon et à leur famille. Naoko a disparu à la sortie de son cours de badminton, Setsuko s’est volatilisée au bord d’une route. Elles sont devenues des fantômes. Pourtant, en Corée du Nord, une nouvelle vie a commencé pour elles. Une vie animée par une mission qu’elles n’ont pas choisie et le secret espoir de rentrer un jour au pays…

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, essais et nouvelles dont Nagasaki qui a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française. Il faut tenter de vivre et Le Mystère des trois frontières sont notamment disponibles en Points

*

« Un choix littéraire aussi audacieux qu'intelligent. » Télérama

« Beau et brillant. » Le Figaro littéraire
7,90 €
Mariées rebelles (édition bilingues)
Points
Il y a dans la poésie de Laura Kasischke la même mystérieuse beauté, le même génie des images et la même acuité que dans ses nouvelles ou ses romans. C’est ce charme singulier et hypnotique que l’on retrouve ici avec bonheur.

Dans ce recueil, Laura Kasischke travaille – comme on ferait plier une matière rétive – le côté résolument organique de nos vies, leur violence, et leur inquiétante étrangeté. Elle explore la relation que nous entretenons avec les fantômes et les êtres follement aimés. Chacun de ses poèmes est un trésor que nous devons à sa délicatesse de ballerine et sa précision de médecin légiste.

Laura Kasischke, née en 1961, est une poétesse et romancière américaine. Elle est l’auteur, notamment, des Revenants et d’Esprit d’hiver, Grand Prix des lectrices de Elle. Son œuvre poétique et romanesque a reçu de nombreux prix et distinctions. Laura Kasischke est professeur d’écriture à l’université du Michigan.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy

Préface de Marie Desplechin
8,70 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Les Pêcheurs
Points
Ikenna, Boja, Obembe et Benjamin ont désobéi aux ordres paternels. Les quatre frères sont allés pêcher dans les eaux du fleuve interdit, l'Omi-Ala. Ils savourent cette pêche clandestine, jusqu'au jour où le fou Abulu les maudit : Ikenna, l'aîné, mourra de la main d'un de ses frères. Peu à peu, le poison de la terrible prophétie infiltre les esprits… Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique. « Premier roman virtuose, à la richesse de langue, de composition et de significations stupéfiante. » Le Monde des Livres Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin Finaliste du Man Booker Prize 2015
9,30 €
Embrouille en Corse
Points
Un verre de rosé à la main, Francis Reboul savoure le soleil en attendant ses amis, Sam Levitt et Elena Morales, lorsqu'un hélicoptère vient survoler sa terrasse. Son propriétaire, le milliardaire Oleg Vronsky, est immédiatement convaincu d'avoir trouvé la maison provençale de ses rêves. Prêt à tout pour se débarrasser de l'encombrant Reboul, le Russe n'hésite pas à s'associer avec la mafia corse… Peter Mayle est tombé sous le charme de la Provence où il vit avec son épouse depuis de nombreuses années. Il est l'auteur du best-seller Une année en Provence et d'Un bon cru, adapté au cinéma par Ridley Scott en 2007. Ses livres sont disponibles en Points. « Peter Mayle nous entraîne dans une comédie policière qui lui permet d'évoquer sa tendresse pour le sud de la France » Actualité littéraire Traduit de l'anglais par Jean Rosenthal
6,90 €
Je vous emmène
Points
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand. Née en 1938, Joyce Carol Oates est une nouvelliste et romancière prolifique, récompensée par de nombreux prix littéraires. Les Chutes, Mudwoman et Maudits sont notamment disponibles en Points. « Je vous emmène véhicule, avec humour, une ardente envie de la vie. » Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
8,95 €
Paradisier superbe
Grasset
*À l’aéroport d’Ibiza, les larmes sont venues. À une hôtesse qui portait un chemisier à rayures et un calot bleu sur la tête, j’ai demandé une corde pour me pendre : mon mauvais anglais et son sourire m’ont sauvé.*

Le Paradisier superbe est cet oiseau rare qui, pour séduire, se met à nu. Il est le sujet de ce texte, et le texte lui-même.

Le narrateur, père de deux adolescents, séparé, sans travail fixe, et dont la mère s’éteint dans un Ehpad, décide de pousser la porte du cabinet d’un psychiatre pour y déposer ses désirs, sa foi, ses amours, et retrouver le sens de ce qu’on nomme « sa vie ».   Dans cette parade de la parole, défilent les souvenirs de ses âges : enfant à la piété ardente grandissant dans un village du Sud-Ouest, adolescent anxieux et somnambule, jeune homme errant dans la nuit parisienne. A ses côtés, on croise d’autres drôles d’oiseaux : une prostituée romantique, un jeune torero bravant la mort, un migrant peul, un travesti flamboyant…tous animés par un même désir de vivre. Mais quelle vie ?

Récit court et aérien, *Paradisier superbe* est un premier roman étincelant dans lequel affleure à chaque ligne l’intelligence sensible du narrateur et la poésie de son regard.
18,00 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Les trois Hortense
Grasset
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.

La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?

Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.

La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.

Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
22,00 €
Même la nuit ne veut pas de moi
Grasset
« Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?

J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.

Alors j’ai retiré le masque.

Après  J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.

*Même la nuit ne veut pas de moi*  est le récit d’un homme qui a vacillé dans une époque qui tremble, mais qui a découvert une vérité essentielle : on ne tient pas seul.

C’est un livre sur cette décision, chaque matin recommencée : choisir la lumière.»

Arthur J. Essebag
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Atelier 4
Grasset
Irène Dobrynine, médecin généraliste à Fontainebleau, est la sœur ainée de Natacha, une brillante ingénieure chimiste qui a choisi, par conviction écologiste, d’intégrer une multinationale qui fabrique du papier écocertifié. Un samedi après-midi, deux policiers viennent annoncer à Irène qu’un corps qui pourrait être celui de sa cadette a été retrouvé, méconnaissable, dans l’atelier 4 ultrasécurisé de l’usine d’Étampes. Natacha, qui s’y est aventurée de nuit alors qu’elle n'était pas habilitée à y avoir accès, a fait une chute mortelle.

Décès accidentel  ? Suicide  ? Mort provoquée  ? La responsabilité de l’entreprise est-elle engagée  ?

Ces questions obsèdent Irène. Tandis que ses proches et ses amis l’exhortent à faire son deuil, elle cherche sans relâche à comprendre les circonstances de la mort de sa sœur.

Au fil des semaines, la bombe à fragmentation de cette tragédie commence par détruire la famille (Bastien, le mari d’Irène, blessé qu’elle se détourne de leur projet d’enfant  ; Stéphane, le mari de Natacha, qui préfère renoncer à une procédure en justice au profit d’un compromis financier avec l’entreprise  ; Christian, père des deux sœurs qui porte déjà le deuil récent de son épouse, ne supporte pas la mort de sa cadette et s’enferme dans le mutisme).

Obsédée par les doutes, Irène aiguillonne un ballet judiciaire (police, juge d’instruction, avocat) qui ne suffit pas à ébranler le mur du silence. Elle poursuit son enquête coûte que coûte, au risque de se couper des siens.

Le lecteur doit avec elle recomposer pièce à pièce le puzzle de cette énigme. Reconstituer les derniers mois de la vie de Natacha à partir d’un tissu d’informations contradictoires, entre voix des témoins qui l’ont connue, révélations de collègues et procès-verbaux d’interrogatoires.

Et c’est ainsi que, peu à peu, la petite musique de nuit du roman à suspens compose la symphonie chorale d’un grand roman social sur la souffrance au travail et d’un roman politique sur les puissants qui détruisent en toute impunité les vies et la planète.
21,50 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Adieu Kolyma
Grasset
Kolyma  : grand Est Sibérien, aux confins extrêmes de la Russie, où le froid atteint -60°C.  C’est ici, le long de ces rivières, que les pires camps du Goulag stalinien furent construits. Ici aussi que Sylla Bach, l’héroïne de ce roman, est devenue «  la tueuse de chiennes  ». Internée neuf ans à la Kolyma, elle fut le bras armé des truands et des hommes du NKVD lors des grandes purges, puis celui des frères Vadas, chefs de l’impitoyable famille des transylvaniens à la tête des mines d’or de la région.

Quand le roman démarre, nous sommes en 1956  : Staline est mort depuis trois ans, les camps disparaissent, restent les mines. Tous les personnages du livre sont revenus vivants de la Kolyma : Sylla Bach  ; Varlam, le vieux bolchevick qui l’a recueillie dans un orphelinat du Caucase et qui l’a formée ; les frères Vadas, Pal et Lazar, dont la haine réciproque tisse les fils de l’action  ; Kassia, l’infirmière que Sylla a rencontrée et aimée là-bas. Parce qu’elle aurait trahi le clan, Sylla est condamnée à survivre dans les décombres de cette ville où la révolte vient d’être matée et à aimer Kassia de loin, en la protégeant sans qu’elle le sache. Elle la croyait à l’abri mais la sortie de prison de Lazar Vadas va réveiller les haines et l’obliger à reprendre la route et les armes pour aller retrouver sa liberté. De Budapest écrasée par les chars russes en passant par Kiev et Moscou, tous les personnages se retrouveront là où pour eux tout a commencé et tout devra finir  : à Magadan, cœur de la Kolyma.

Exceptionnel et entêtant, *Adieu Kolyma* nous transporte dans l’une des régions les plus désolées du monde pour y jouer les dernières notes de la sonate Sylla Bach et mettre en scène un drame shakespearien dont tous les éléments sont présents  : l’amour, la mort, la guerre  ; les liens du sang rompus, la loi des clans trahie et les corps désunis.
23,00 €
Quand viendra l'aube
Grasset
«  Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un.  »

Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédié aux livres, ayant pourtant choisi de ne jamais écrire, à ses propres réflexions sur la création, l’écriture et le pouvoir des mots pour prolonger la vie.

Des rives du fleuve Saint-Laurent où elle dit adieu à son père, jusqu’au bord d’une plage balayée par l’écume dans le Maine, elle nous emmène avec elle dans ses marches et confie, par fragments, avec l’extrême précision d’une dentellière et la parole d’une poète, ses pensées qui lient entre elles images (coquillages, couleurs indéfinissables du cie ou de la mer), questions (écrit-on pour guérir nos blessures ou pour les partager  ? le bonheur existe-t-il  ? ), voix d’autres auteurs (de Leonard Cohen, Emily Dickinson, Fernando Pessoa), confessions, et le portrait d’un père qui, dans la poésie, aimait surtout « ce qui nous met en garde que la vie est brève et la mort longue  ».

Un texte étincelant de grâce et de finesse qu’on ouvre comme une boite aux trésors et dans lequel on puise savoir, beauté et espoir.
16,00 €
Dernière lutte avant l'aube
Grasset
Toute course en avant vers des buts trop élevés mène à l'abîme. Les mystificateurs qui affirment l'inverse en falsifiant le réel sont nombreux ; aussi, quand débute cette histoire, on ne sait trop si l'on entre dans un conte fantastique ou dans la plus cruelle des réalités.

Jean et Sarah n'ont pas encore vingt ans.  Quelque part aux îles Moluques, ils rencontrent  Mathilde,  une vieille dame étrange, perdue dans le labyrinthe d'une quête impossible ; depuis sa jeunesse, elle parcourt le monde à la poursuite d'un mythe qui s'évanouit sans cesse : une mer inconnue que le poète Grec Pindare aurait atteinte il y a vingt-cinq siècles, pour y découvrir  qu'elle seule permettait aux hommes  d’« épuiser le champ du possible », comme il le chantait dans ses vers. Nul ne sait où se trouve cette mer, mais certaines légendent la situent  aux confins des territoires glacés du Grand Nord, dans un pays qu’aucune carte ne mentionne…

Jean et Sarah décident de suivre Mathilde dans sa quête.  Aux îles de l’Amirauté, ils croisent la route du capitaine  *Ha Ha* et de son équipage embarqués sur le cargo *Hourra* dans une aventure aussi folle que la leur.Commence alors le plus singulier des voyages. Roman philosophique sur l'absurde, *Dernière lutte avant l'aube*  est une interrogation sur l'espoir et les illusions qui ne cessent de hanter notre imaginaire en dépit de la précarité des entreprises humaines.
17,00 €
Impardonnable
Grasset
Deux récits, deux voix, deux ennemis a priori.

Lui s’appelle Paul Dufourcq. Jusqu’à peu, il avait une situation, une famille, un grand appartement dans le XVIème arrondissement de Paris, une vie. Mais un soir, il rentre en voiture après avoir bu, renverse un jeune homme à scooter et prend la fuite. L’accident tue l’adolescent et envoie Paul derrière les barreaux d’une prison. Elle s’appelle Anna. Elle a perdu sa fille, Lucie, dans des circonstances similaires, mais son coupable à elle s’en est sorti avec un bracelet électronique. Depuis, Anna va de rage en peine. La justice les a broyés tous deux, murant l’une dans la colère et l’autre dans la culpabilité. Pour les aider, on leur propose de participer à une autre forme de justice, dite restaurative. Anna devra rencontrer Paul, l’écouter, lui parler. De son côté, Paul pourra enfin s’excuser. Mais peut-on accorder son pardon à celui qu’on ne hait que par procuration  ? Et peut-il affranchir de la culpabilité  ?

On suit d’abord à tour de rôle les récits séparés d’Anna et Paul, revivant avec eux leur histoire, du procès aux murs de béton ou de rage entre lesquels ils vivent depuis deux ans. Jusqu’à leur rencontre, point d’acmé de ce roman tendu comme une corde sur laquelle Mathieu Menegaux, funambule attentif, évolue pour nous faire éprouver les sentiments qui rongent ses personnages, honte, rage, peur et désir de vengeance, et éclairer aussi bien les impasses d’une justice qui punit, que les espoirs d’une autre appelant au pardon. Un roman poignant que la tendresse habite.
20,00 €
Cézembre
Grasset
Après son divorce et la mort de son père, Yann de Kérambrun décide de quitter son poste de professeur d’histoire à Paris pour retourner à Saint-Malo, où il a passé les étés de son enfance. Épuisé, il n’a plus qu’un désir  : retrouver la mer et la contempler depuis la maison dont il a hérité, le long de la plage, face à l’île de Cézembre.

Mais très vite, Yann observe avec intérêt les impressionnantes archives de sa famille dans l’ancien bureau d’Octave, son arrière-grand-père. Irrésistiblement attiré par ces carnets, véritables journaux de bord, il se plonge dans leur lecture. Octave, qui rêvait de dompter la mer en concevant de nouveaux bateaux à moteurs, a fondé au début du XXe siècle une illustre compagnie maritime, Kérambrun & Fils. L’entreprise a contribué à la fortune de la ville et son fondateur en est devenu un des principaux notables. Pourtant, derrière l’image brillante de grand capitaine d’industrie s’esquisse rapidement un autre visage  : le patron génial, visionnaire était un père et un époux inquiet, un homme qui a traversé des drames et dont les doutes et les blessures semblent faire écho à celles de son arrière-petit-fils. Pourquoi  ? Quelles douleurs, quels secrets taisent les carnets d’Octave  ?

En plongeant dans la vie de son aïeul, son arrière-petit-fils va tenter de comprendre les failles qui lézardent la légende familiale. Ce faisant, il découvrira l’histoire tourmentée de Cézembre, une île microscopique mais à la position stratégique face à la ville. En éclairant le passé, en apprivoisant les éléments maritimes, le solitaire Yann de Kérambrun parviendra à adoucir le présent et, peut-être, à vivre à nouveau les sentiments qu’il fuyait.

Au fil de pages magnifiques qui sont autant de tableaux de cette côte bretonne à la beauté aussi envoûtante qu’inquiétante, l’époustouflante saga d’une famille malouine  dont la mer a fait la fortune et le malheur.
24,00 €
1984
Grasset
1984, le chef-d’œuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du XXème siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu’un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L’atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l’illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd’hui une somptueuse édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d’Orwell.

Il s'agit d’un des événements éditoriaux les plus attendus de l’année à travers le monde.

Traduit l'anglais par Josée Kamoun
27,00 €
Mon traître
Grasset
Mon Traître est l’histoire d’Antoine, luthier parisien qui découvre l’Irlande des violons. Il ne sait rien du Nord. Peu lui importe. Ses héros sont archetiers, grands luthiers de légende. La guerre n’est pas encore passée par lui puis, un jour, elle s’impose. Antoine va devenir Tony, pour les gens de Belfast, parce qu’il les verra vivre et souffrir et se battre. Et qu’ils l’aimeront en retour comme un fils. Et puis il y a Tyrone Meehan. L’Irlande est sa bataille. Il boit, il chante, il vous enlace, il vous prend le bras pour parler en secret. Il est engagé à jamais, sans que jamais rien ne le trahisse. Il est l’insoupçonnable. Tyrone donc, l’ami d’Antoine, son frère, son traître à lui. Tyrone n’est pas Denis (le personnage réel qui a inspiré Tyrone). Leurs regards se ressemblent pourtant. Sorj Chalandon n’est pas Antoine, leur douleur est pourtant la même. Denis Donaldson a été exécuté le 4 avril 2006, alors que Sorj Chalandon écrivait l’histoire de Tyrone Meehan. Il a été tué par une arme de chasse, dans le petit cottage familial qui le cachait. Nous ne savons pas qui tenait le fusil. Personne n’a été accusé ce jour.
18,20 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
Un irrésistible penchant
Grasset
Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ?

En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor  ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.

Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
17,00 €
Le système de l'argent
Grasset
«  J’ai besoin d’un vieux, pour inspirer confiance. Des vieux, on en trouve partout. Mais des vieux comme toi, je n’en connais qu’un. Pendant toute ta vie, tu as réussi à oublier le petit garde rouge que tu étais dans ta jeunesse, le justicier des usines, le casseur de flics, le voleur de bibliothèques, l’ami des pauvres. Et tu as réussi à ne plus croire en rien. C’est très fort. Tu es un monstre, Lux. Quelqu’un qui ne croit en rien est capable de tout.  »  : ainsi s’adresse Christian Alexander Smith à Luc/ Lux Desanges.

Le premier, la trentaine, est un jeune self made man d’origine européenne, startupper richissime sans autre patrie que celle du profit, ami de tous les milliardaires libertariens de la tech, qui entreprend avec sa folie visionnaire apocalyptique d’acheter à prix d’or de gigantesques zones franches pour la survie des plus nantis, hors du contrôle des Etats impuissants (la Ligue des Territoires de demain), maniant avec dextérité la novlangue cynique d’un discours progressiste (écologie, expérimentation sociale, etc.) pour mieux camoufler ses intentions totalitaires et mercantiles.

Le second, 73 ans, est un ancien militant révolutionnaire établi en usine dans les Vosges. Ses rêves fracassés à 23 ans, il traine le cadavre de sa jeunesse pendant la Révolution des Œillets au Portugal, où il pille les riches bibliothèques privées pour faire commerce de livres anciens au point de devenir bibliophile (il fournit à ce titre un certain… François Mitterrand, qui le prend en affection et se confie à lui lors de ses déambulations parisiennes clandestines). Devenu riche, il se retire en ermite contemplatif et romantique dans une petite île bénie de l’archipel de Malte d’où va l’extirper Smith afin qu’il pilote le commando d’experts embauchés pour   faire main basse sur les médias influents, puis sur les vastes territoires (France, Europe, Afrique) des futures zones franches.

Ce roman-monde nous fait passer sans transition du monde d’en haut où voyagent sans frontière les tycoon de la finance dérégulée (Washington, Moscou, Tripoli, Benghazi, Beyrouth, Bruxelles, La Valette, Gozo, Kigali,   Malte, Lisbonne…) au monde d’en bas (les Vosges, la Lorraine… ) où s’agitent les petits insectes humains que les premiers tentent d’écraser  ; du plan large des kleptocrates idéologues au plan serré des femmes et des hommes encore porteurs d’un idéal  ; du point de vue panoramique des drones tueurs sans âme au point de vue subjectif des individus de chair et d’os (il en reste…).

Ce «  système de l’argent  » au plus haut niveau est-il assez huilé pour broyer les citoyens ordinaires et les déraciner de toutes leurs traditions, ou quelques grains de sable obstinés finiront-ils, dans l’arrière-pays du Mont Tomis (sud de la France), par enrayer la mécanique terrifiante de déshumanisation  ? Luc se réveillera-t-il de sa longue léthargie dépressive  ?
24,00 €
A vous, troupe légère
Grasset
«  Ce ne sont pas des biographies d’écrivaines et d’écrivains que je propose ici, ni même des portraits-souvenirs, mais ce que j’ai pu comprendre de leur personne et de leur œuvre à travers un commerce suivi. Pas de vivants dans cette galerie. Je n’évoquerai que celles et ceux qui nous ont quittés  ; plus deux personnages qui n’ont rien écrit mais ont occupé le devant de la scène littéraire  ; enfin un grand compositeur de musique, familier d’écrivains et féru de littérature. L’autre condition pour faire partie de cette galerie est que nous ayons échangé de longues années, dix ans au moins, de rencontres, de discussions, d’émotions  ; partagé des valeurs essentielles  ; parfois voyagé ensemble  ; que soit née entre nous une amitié forte et durable, au-delà de la simple camaraderie littéraire.  »

D.F.

Vingt chapitres, par ordre d’apparition chronologique dans la vie de l’auteur  : Marguerite Duras, Darius Milhaud, François Mauriac, Le cercle de la NRF (Jean Paulhan, Georges Lambrichs, André Pieyre de Mandiargues, Marcel Jouhandeau, Eugène Ionesco, Robert Abirached, Pierre Oster, Marcel Arland, Dominique Aury, France Ermin), Alberto Moravia, Yves Berger, Jean-Claude Fasquelle, Le cercle des écrivains romains (Carlo Levi, Giorgio Bassani, Mario Praz), Ungaretti et Pasolini, Leonardo Sciascia, Gala Barbisan, Angelo Rinaldi, Frédéric Mitterrand, Milan Kundera, Michel Tournier, Edmonde Charles-Roux, Jorge Amado, Anne Wiazemsky, Hélène Carrère d’Encausse, Yves Pouliquen.
22,00 €
La Petite sauvage
Grasset
«  Car la haine est partout qui désarticule notre langue, et le diable lui-même se déplace dans le monde en voiture diplomatique. Je n’ai pas retrouvé la parole perdue, et il n’y aura donc rien d’autre pour nous hisser jusqu’à la haute tendresse que la  parole  présente, peu importe la vérité, désormais…  »

Ainsi se livre la «  Petite sauvage  », l’héroïne, le double d’enfance de Laurence Nobécourt, prise dans une des grandes guerres des familles : la succession.

Après le père, c’est la mère qui est morte, laissant trois sœurs blessées, peut-être aussi soulagées  : Stella, l’aînée  ; Petra, et puis la Petite sauvage elle-même, celle qui depuis toujours écrit, et vers qui tout converge, l’amour, la jalousie, la dépossession. Car il n’y a pas d’équilibre ou de justice, quand il faut répartir les biens, les séparer à jamais - maisons, tableaux, photos, menus papiers,  vaisselles  : dans ce combat dérisoire et violent, il n’y a plus d’adultes, seulement des histoires d’enfance  passionnelles. Stella était la préférée du père, l’adorée-adorée. Petra fut tant aimée de la Petite sauvage, telle une soeur tchekhovienne, vitale et chérie. Et la Petite sauvage, c’est simple  : la mère n’en voulait pas.

Alors, elle nous raconte  : son père, dans les dédales de l’argent et de l’extrême-droite, son oncle, qui l'aima comme il ne faut pas, et tout l’arbre familial, de blessure et de répétition, dans les branches duquel se vivent les souffrances, les rôles, et si peu la joie.

Le roman de Laurence Nobécourt nous montre comment la haine des familles, se charriant sur des générations, induit certains paysages politiques. En  mêlant histoire intime et  sociale, elle  clôt, après des années, le cycle familial initié avec *La  Démangeaison* et nous emmène vers la possibilité d’une vie nouvelle.
22,00 €
Bocuse
Grasset
De la cuisine il a fait un art, de son nom, une légende, et de sa vie, un roman.

Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.

Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d'Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…

Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, *Bocuse* révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.
22,00 €
Une mère en fuite
Grasset
«  Ma mère a toujours été un mystère. Sa vie, sa façon d’être, son histoire. D’origine hongroise, mariée en premières noces à un grand aristocrate de son pays, réfugiée en France après la Seconde Guerre Mondiale, naturalisée après son remariage avec mon père, elle m’a toujours donné l’impression que l’essentiel de sa vie s’était déroulé avant ma naissance. La suite m’a toujours semblé à distance de mon enfance et de ma jeunesse.

J’habitais dans un hameau de la vallée de Chevreuse avec mon père. Ma mère, elle, vivait à Paris. Elle venait régulièrement nous rendre visite. Je savais peu de chose de la vie qu’elle menait. Dessinatrice de mode, créatrice de la première collection de prêt-à-porter pour la maison Hermès, elle a été pour moi un personnage insaisissable à la présence  intermittente. Capable d’une vraie tendresse comme d’une grande froideur, elle m’a transmis le goût de la féérie et du merveilleux. Une exigence terrible. Et de nombreuses fragilités aussi.

J’ai tenté de relier tous les fils qui m’ont attaché à elle, en particulier celui d’une sensualité aussi intense que réprimée, dont les sources viennent sans doute en partie du protestantisme calviniste dont elle était l’héritière. Le regard qui est le mien est celui d’un enfant à la fois déconcerté  et émerveillé. La découverte tardive de son journal intime, dans laquelle elle a fait le récit d’une grande passion malheureuse pour André Malraux, m’a permis de mieux comprendre ses zones d’ombre. Ma mère aura a été avant tout une grande amoureuse d’un autre temps, rêveuse, romanesque, assez seule, et vers qui aujourd’hui encore, et par les mots, j’essaie de tendre la main.  »
18,00 €
Le roman des artistes T2
Grasset
Voici le deuxième volume de la tétralogie, *Le roman des Artistes*, qui raconte, de 1820 à 1885, la vie de tous les grands créateurs depuis la révolution romantique jusqu’aux pastels de l’impressionnisme.

Le cadre historique de ce deuxième volume, qui court de 1847 à 1860, est rythmé par les révolutions de 1848 et les changements de régimes politiques qui déterminent la vie des artistes engagés, condamnés pour les uns à l’exil (Hugo réfugié à Bruxelles puis à Jersey, enfin à Guernesey), pour les autres à la censure (le procès de Flaubert pour *Madame Bovary* et de Baudelaire pour *Les Fleurs du mal*), tandis que d’autres encore jouent un rôle historique de premier plan (Lamartine proclame la Deuxième République en 1848, Tocqueville siège à l’Assemblée, Dumas, Balzac et Eugène Sue se présentent aux élections…)

Les querelles esthétiques redoublent ici les révolutions politiques. On retrouve dans cette décennie les écrivains du premier tome (Dumas, Hugo, Balzac, Lamartine, Musset, Vigny, Mérimée, Nerval, George Sand, Théophile Gautier, Chateaubriand, Baudelaire, auxquels s’ajoutent Flaubert, les frères Goncourt, Louise Colet…).  Côté peinture, Delacroix et Ingres sont rejoints par Corot, Millet, Courbet… Nadar incarne les débuts de la photographie…

Autant de personnages de chair et de sang dont nous partageons les combats, les amitiés, les amours passionnées, les querelles, les brouilles et les réconciliations, le génie et les bassesses.

Et voici que tous ces artistes qui sont devenus pour nous des « classiques » quittent la poussière des étagères et des bancs d’école pour s’ébrouer au grand vent de l’Histoire, dans un tourbillon palpitant où ils inventent la presse et la littérature modernes, se battent sur les barricades, publient des pamphlets dévastateurs…
24,00 €
C
Grasset
Depuis le massacre du 7 octobre 2023, Gilles ne reconnaît plus sa femme Rébecca, une éditrice parisienne dont l’identité juive ressurgit obsessionnellement en même temps qu’apparait au plafond de leur chambre à coucher  un champignon mystérieux impossible à éradiquer.

Tout ce qui lui était familier lui devenant étranger, Gilles se réfugie dans un adultère clandestin avec la belle Capucine, avec laquelle il se sent «  à la maison  » et qui va l’encourager à découvrir les meetings de Jordan et Marine. Passion sexuelle bientôt mêlée de passion politique, dans un monde où tout se défait.

Autour de ce trio, un rabbin séduisant, un avocat provocateur, une écrivaine intersectionnelle qui rêve d’un prix littéraire, un ami fasciste, une influenceuse pro-israélienne, des dîners pleins de vie et d’engueulades, les grands mots, la folie de tous dans une France obsédée par les questions identitaires ( religion, communautés, genres, sexes…) qui semble elle aussi recouverte de moisissure.

20 après le succès de son mythique   *Vieux juif blonde* sur scène, Amanda Sthers, nous offre un roman vif, drôle, implacable, une variation contemporaine sur *La Métamorphose* de Kafka sous forme de fable politique aux dialogues ciselés dont nul ne sort indemne et qui fait du bien dans un monde où la nuance, le recul et l’humour se font rares.
20,00 €
La trilogie de Constantinople L'espion d'Atatürk
Grasset
1935. Cible des opposants au régime laïque turc, l’ancien champion de lutte Gülgül est contraint de fuir le pays. Il le fait chargé d’une mission secrète par Atatürk  : de lui rapporter tout ce qui se dit et se trame dans le nid d’espions qu’est la Suisse d’avant-guerre.

Commence pour lui une double vie, enseignant la lutte à l’institut de l’inquiétant professeur Alderson, et renseignant Atatürk sur les stratégies de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste. Il se fait passer pour ami du Reich aux yeux d’Alderson, de Regamey, un avocat antisémite, et de leurs amis conspirateurs, risquant chaque jour davantage d’être découvert.

À Istanbul, Bella et sa fille Deniz, Danilo et son fils Jako, marchands au Grand Bazar, ne sont pas plus à l’abri,  dans une ville où se succèdent pogromes, lois iniques et insurrections violentes. Les trahisons se multiplient, une enquête en paternité s’enclenche …

Dans *L’Espion d’Atatürk*, suite du *Danseur Oriental* et deuxième tome de *La Trilogie de Constantinople,* Metin Arditi mêle destins individuels et chocs de l’Histoire, dressant un saisissant portrait d’une Constantinople hagarde et d’une Europe au bord du gouffre.
22,00 €
J'ai perdu un bédouin dans Paris
Grasset
Je m’appelle Arthur Essebag.

Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d’autre chose, car j’ai toujours considéré que ce n’était pas mon rôle.

Jusqu’à ce matin où l’impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis.

En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D’autres traînées dans des tunnels, en otages.

Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j’ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s’est tue.

C’était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah.

Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j’ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j’ai pensé à ma mère. À mes racines. À cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s’est mis à hurler : j’ai dit “Je” et j’ai dit “juif” .

Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge.

Et j’ai écrit. Parce que je n’avais plus d’air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action.

De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ?

*J’ai perdu un Bédouin dans Paris* est mon premier livre.

Et ce Bédouin, finalement… c’est moi.
22,00 €
Les Gréveuses
Grasset
Rita est femme de chambre à l’Inside, hôtel parisien de six cents chambres. Une employée happée par un système : sous-payée, sans protection sociale ni contrat à plein temps, elle est soumise à une entreprise de sous-traitance. A la cité, ses fils l’attendent et trompent l’ennui. Comme elle, Aminata, Diva, Mariama sont payées à la tâche. Une violence de trop sera l’étincelle qui fera débuter la lutte, et embrasera leur été.

Sur le piquet de grève, elles sont dix-sept travailleuses à réclamer leurs droits. Elles ne parlent pas les mêmes langues, ne croient pas aux mêmes dieux, mais ensemble surpassent les douleurs et les humiliations. Leurs corps et leurs rêves abîmés. La grève devient alors une épopée où les femmes de chambre affrontent les grands patrons, invisibles, qui souhaitent que leur mouvement s’essouffle. À la fin, elles seront plus de cent-cinquante.

Dans une langue incandescente, Romuald Gadegbeku nous raconte la vie de ces travailleuses qui, par leurs efforts répétés, tentent d’arracher leur dignité autant qu’une juste place dans ce pays : que leur est-il arrivé ? Un premier roman politique où la grâce répond à la douleur.
22,00 €
La joie de l'ennemi
Grasset
Au fond de sa cabane, Jeffrey tire sur ses chaînes comme un animal en cage, un loup sous codéine. Livré à ses addictions et ses hantises, il tente d’assembler les fragments douloureux de son passé, mais les séances d’insulinothérapie que ses parents lui ont imposées dans sa jeunesse ont fait de sa mémoire un champ de ruines. Il n’a qu’un seul ami, Seymour, un cow-boy Noir et taiseux, avec qui il aime chevaucher au milieu de paysages grandioses, renouant avec une liberté sauvage. Mais cette fraternité ne suffit pas à repousser les assauts de l’ennemi tapi dans sa cervelle qui se réjouit de sa déchéance. Jeffrey a aimé autrefois Kathleen, une femme solaire et pleine de compassion. Une nuit, elle est partie, ne pouvant plus supporter ses dérives narcotiques et ses non-dits. Mais Kathleen l’a-t-elle vraiment quitté  ? Incapable de distinguer le cauchemar de la réalité, dévoré par la culpabilité, Jeffrey se lance dans une quête désespérée, reconstituant un crime qu’il n’est pas sûr d’avoir commis.

Un environnement impitoyable gangréné par la corruption et le vice, une nature somptueuse et indomptée traversée au triple galop, une violence paroxystique  : le roman emprunte aux codes du western pour interroger la masculinité, cette drogue à la fois euphorisante et toxique.

Librement inspiré de l’œuvre de Townes Van Zandt, le barde maudit de la musique country, imprégné de poésie biblique, *La joie de l’ennemi* est une ballade crépusculaire, l’exploration fiévreuse d’un lointain intérieur.
20,90 €
Avale
Grasset
Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du Monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de 29 ans, de son vrai nom Romain Marais, est étudiant en pharmacie et depuis l’enfance l’objet de brimades, de rejets et de frustrations qui l’ont mué en homme largué et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration.

Jeune actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, sa rencontre décisive avec son amie Génia, ses rêves de cinéma… et tente ainsi d’échapper à un sentiment de menace qui la hante.

L’un est un monstre en puissance ; l’autre une comédienne en devenir qui réalise que ce corps, qu’elle veut offrir et voir vibrer au contact du monde, lui échappe et la met en danger. Les deux trajectoires vont se juxtaposer jusqu’à leur collision…

*Avale* est un livre *de genre* (à entendre dans sa polysémie), à l’écriture éclatante et sensuelle. Un premier roman qui ne laisse pas indemne, à l’image de son autrice dont le talent déjà connu sur scène s’exprime ici avec une force impressionnante.
20,00 €
Jacky
Grasset
«  Mon père a disparu en l’espace de trois consoles de jeux  »

Au tournant des années 1980 et 1990, Anthony et son frère jumeau grandissent entourés d’une famille paternelle soudée, dans une vallée enclavée de l’arrière-pays niçois. Entre des grands-parents aimants, une cousine atteinte d’une maladie mystérieuse et un jeune oncle plein d’entrain, ils tuent l’ennui grâce aux jeux vidéo – une passion nouvelle, transmise par leur père  : Jacky.

De *Space Invaders*à *Zelda*, de Nintendo à Sega, la conscience du monde dans lequel le narrateur et son frère évoluent s’aiguise avec les capacités techniques de ces étranges machines. Elles vont peu à peu s’imposer comme un refuge face aux injonctions qui pèsent sur eux,  à l’ennui d’un quotidien sans horizon et aux drames qui frapperont bientôt leurs proches. Jusqu’au départ brutal de leur père.

Anthony Passeron plonge le lecteur dans une époque révolue : l’insouciance de la fin du XXème siècle, avec son horizon de prospérité et d’innovations technologiques. Mêlant son histoire personnelle à celle des grands inventeurs de jeux vidéo, il lance un cri d’amour au père, malgré la blessure inguérissable de l’abandon.

Ce roman d’apprentissage en trois consoles, de la tendresse de l’enfance aux désillusions de l’adolescence, a le charme et la puissance d’une chronique sociale douce-amère : « J’aurais voulu qu’on se demande enfin quelle malédiction, quelle pluie de mépris, de bêtise et de brutalité tombait depuis des décennies, des siècles peut-être, dans cette vallée que certains n’avaient d’autre choix que de fuir. »
19,50 €
Le livre de Kells
Grasset
*Le Livre de Kells* est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie.

À 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim.

Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l’existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de *Kells*, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l’accueillir, l’aimer, l’instruire et le réconcilier avec l’humanité.

Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d’espoirs mais aussi de dérapages et d’aveuglements. Jusqu’à ce que la mort brutale de l’un de ces militants, Pierre Overney, pousse *La Gauche Prolétarienne*à se dissoudre.

Certains ne s’en remettront jamais, d’autres chercheront une issue différente à leur combat.

Ce fut le cas pour l’auteur, qui rejoignit «  Libération  » en septembre  1973.

*Le livre de Kells* est une aventure personnelle, mais aussi l’histoire d’une jeunesse engagée et d’une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée…
23,00 €
Un choix impossible
Grasset
6 mars 1953, siège de l’Union des compositeurs soviétiques à Moscou  : décédé la veille dans l’indifférence générale, quelques minutes avant Joseph Staline, Sergueï Prokofiev est conspué par ses pairs. Traître à la Nation, ennemi du peuple soviétique et serviteur de la musique occidentale  : méprisé jusque dans sa tombe, Prokofiev n’est plus, aux yeux du régime, le grand compositeur célébré dans le monde entier qui avait fait sa fierté.

Dans ce roman qui pourrait être l’argument d’une symphonie pathétique, Igor, secrétaire personnel du compositeur, nous raconte sa vie. Son enfance choyée et sa passion pour la musique du temps des tsars, ses séjours en Europe autorisés par le nouveau régime, sa rencontre avec Diaghilev puis avec sa première épouse Lina. Les quinze années passées en Amérique et en Europe, malgré ses succès, le laissent désabusé  ; taraudé par le conflit entre la musique soviétique supposée ouvriériste et la musique occidentale supposée bourgeoise, déçu par un Occident qui se croit libre mais ne l’est pas autant qu’il le croit, Prokofiev retourne à Moscou en 1936. Et le voici l’objet de la cruauté la plus raffinée de Staline. Gratifié d’un appartement luxueux, il doit composer une Ode à Staline. Epousant une nouvelle femme, il voit Lina envoyée dans un camp de travail forcé. Ces balancements de fortune l’épuisent d’autant plus qu’il doit subir la «  campagne de redressement idéologique  » de Jdanov. Tout en étant presque le musicien officiel du régime, il est aussi l’un de ceux qui est le plus méticuleusement harcelé. Peut-on dire, avec Igor  : «  l’artiste n’est jamais libre, il ne le sera jamais  »  ?
25,00 €
Un beau diable
Grasset
Un physique enviable a valu au débutant Florian Prairial d'interpréter le rôle-titre d'*Un beau diable*, premier film d'inspiration fantastique d'un jeune réalisateur. Le succès d'estime du film conduit Florian à rencontrer Fallen, un homme d'affaires mordu par le démon du cinéma.

Richissime, mais totalement inconnu de ce milieu, Fallen propose à Florian d'interpréter à nouveau Lucifer, cette fois dans une grandiose adaptation du poème inachevé de Victor Hugo, *La Fin de Satan*, qu'il veut financer et mettre en scène.

Florian hésite : il craint de s'enfermer dans une image préjudiciable à sa carrière en campant à nouveau un rôle aussi typé, et s'inquiète surtout d'une sorte de machination qui semble s'ourdir autour de lui quand sa mère et ses deux maîtresses sont successivement approchées par Fallen.

Cependant la proposition est tentante, car les moyens sont illimités. Florian signe le contrat faustien avec l’inquiétant Fallen. Alors qu'il s'apprête à le poster, un autre projet émanant d'une maison de production classique l'amène à manquer à sa parole vis-à-vis de Fallen.

Dès lors, une série d'événements inquiétants et bientôt terrifiants va faire de sa vie un cauchemar dont il s'éveillera désenvoûté/désenchanté...
22,90 €