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Résultats de recherche pour 'Kennes les 3 As' (12358)

L'Arche de Noé
Gallimard
«Noé n'avait pas attendu le déluge pour construire son arche ; il l'établit avec tant de soin et de ruses que la pluie évitait son voisinage comme si contre elle il n'y avait absolument rien à faire ni même à tenter.Les bêtes désignées pour figurer dans le vaisseau de Noé arrivaient deux à deux et parfois de très loin. Et les couples heureux d'avoir évité la grande mouillure se disaient en montant les degrés de l'Arche : "Et maintenant, vive l'Inconnu"»
8,50 €
L'Amour en visites
Gallimard
«"Madame, j'oubliais de vous avouer que..."Elle rit, muettement ; ses prunelles bleu d'acier le guettent, en dessous. Il a envie de crier, de rugir, il est hypnotisé par ce regard de volonté féroce. Il y va, traîné comme par une poigne ; il tombe à genoux, il se cache le visage, il pleurerait s'il n'avait pas la terreur d'être à jamais ridicule. Sa pauvre face toute convulsée s'enfouit dans le mouchoir, le petit mouchoir, blanc et nu comme la chair."... Que je vous aime !" balbutie-t-il, lâchant ce mensonge pour expier la sauvagerie de son attaque. Et il sent les bras de la duchesse qui se lient nerveusement autour de ses épaules, deux souples tentacules de pieuvre, pendant qu'elle murmure, les lèvres sur son oreille, puis sur sa bouche, afin de la clore : "L'impertinence, mon cher, ce n'est pas de le prouver, c'est d'oser le dire !"»

Avertissement de Michel Arrivé
8,00 €
Déjeuners de soleil
Gallimard
Le ton des textes de Fargue est à la fois intemporel et délicieusement désuet. Comment ne pas sourire devant ses réflexions sur les automobiles qui crachotent, sur la naissance du métro à laquelle il assista, sur les cadeaux de Noël des enfants où il n'est question que de trains électriques et de jeux de patience ? En ces années de guerre (ces textes ont paru en 1942), il s'attache au difficile quotidien des Parisiens, aux bouleversements que connaît la capitale. Mais l'écrivain évoque aussi des thèmes intemporels comme le bavardage, le printemps, la neige... Et dans ces pages le chroniqueur rejoint souvent le poète.
9,50 €
L'Arbre à soie et autres Échos du Mercure de France
Gallimard
«Il y a en ce moment en Angleterre un engin qui rappelle certains passages du Surmâle d'Alfred Jarry, notamment le chapitre de la course cycliste.C'est au Collège royal pour les aveugles d'Upper Norwood, près de Londres, que l'on voit un cycle unique au monde et tel que, seul, semble-t-il, l'auteur d'Ubu roi aurait pu l'imaginer.Cet instrument se compose de six paires de roues accouplées et permet à onze aveugles de se livrer à leur sport favori. Le cycle est monté par douze cyclistes, il s'y trouve un guide possédant une vue excellente. Il ne se tient pas en tête, comme on pourrait le croire, mais vient le second. En tête se trouve un aveugle qui, naturellement, ne dirige pas cet appareil humanitaire et singulier.»(La double sextuplette)
7,80 €
Terres étrangères
Gallimard
«Vous vous rappelez ces années inquiètes - c'était l'époque de Dada - où tant de jeunes écrivains se trouvaient partagés entre le défi, le jeu et la détresse. Cette époque, nous étions assez lucides pour la juger, assez faibles pour en souffrir. Un jour, je pris la fuite ; je regagnai le village où chaque année me ramenaient les vacances, qui étaient mon vrai décor, et plus qu'un décor. Là, dans un grenier, la fenêtre ouverte sur la vallée où s'achevait la fenaison, j'écrivis Terres étrangères. Cela naquit et se développa comme un chant, sans calcul ni grande ambition. Ce que je pouvais y mettre, je m'en rendais mal compte ; je le vois mieux aujourd'hui. J'y mettais ce qu'un jeune écrivain, s'il est sincère, confie à sa première œuvre : son trouble, ses appels, sa fable intime - cette fable tout ensemble exaspérée et chaste. (...) Le garçon de vingt-trois ans qui écrivait ce récit n'est point pour moi un étranger.»Marcel Arland (1923).
6,05 €
Les terrasses de l'île d'Elbe
Gallimard
Toute sa vie, parallèlement à son œuvre, Jean Giono a écrit pour les journaux. On retrouve dans ses chroniques son style, son humour, sa malice, son imagination et tout son talent de romancier. Qu'il se moque en comparant les avantages du briquet et de la boîte d'allumettes, qu'il dise son mot sur l'urbanisme d'aujourd'hui, qu'il parle des arbres qu'il a plantés, ces faits divers font partie de son univers savoureux. Parfois, en trois pages, le chroniqueur nous offre un vrai petit roman intitulé tout simplement Une histoire.
9,50 €
Au-delà de l'absence
Gallimard
Voici la suite de La mort de la bien-aimée. Marc Bernard, marié à Else depuis trente et un ans, l'avait vue tomber malade et puis mourir. Chacun d'eux savait que la mort ne laissait à leur couple, extraordinairement uni, qu'un mince délai durant lequel l'auteur devait se consacrer à l'apprentissage de la séparation sans recours et de la solitude.«Depuis la mort d'Else je n'ai pas touché une femme.» Ainsi commence le présent livre au cours duquel Marc Bernard, mutilé par le départ de celle qu'il aimait, essaie de continuer à vivre seul, à Cala d'Or, dans l'île de Majorque. Il y entretient avec la disparue un merveilleux rapport de passion. Il retrouve Else partout et toujours, brassant leur passé de bonheur, leur entente, les silences qui les rapprochaient dans la vie et que la mort a pu transfigurer.
7,50 €
Langage Tangage ou Ce que les mots me disent
Gallimard
Des jeux de mots en forme de définitions de dictionnaire (un mot suivi de ce que suggèrent, par-delà son sens admis, les éléments sonores ou parfois visuels dont il se compose et qui le relient à d'autres mots), voilà ce à quoi Michel Leiris n'a pas cessé de procéder depuis l'époque de jeunesse où, surréaliste, il publiait son Glossaire...C'est un supplément à celui-ci qu'il propose aujourd'hui, augmenté d'un essai dans lequel il s'explique sur ce qui pourrait être pris pour une manie, mais n'est que la pratique d'un genre particulier de poésie : échauffourée - chaude affaire de chats fous et de rats effarrouchés.écho, ô hoquet !éléphant - elfe enflé.élixir, luxe exquis !
9,50 €
Le désir attrapé par la queue
Gallimard
«il est beau comme un astre c'est un rêve repeint en couleurs d'aquarelle sur une perle - ses cheveux ont l'art des arabesques compliquées des salles du palais de l'Alhambra et son teint a le son argentin de la cloche qui sonne le tango du soir à mes oreilles pleines d'amour - tout son corps est rempli de la lumière de mille ampoules électriques allumées - son pantalon est gonflé de tous les parfums d'Arabie - ses mains sont de transparentes glaces aux pêches et aux pistaches - les huîtres de ses yeux renferment les jardins suspendus bouche ouverte aux paroles de ses regards et la couleur d'aïoli qui l'encercle répand une si douce lumière sur sa poitrine que le chant des oiseaux qu'on entend s'y colle comme un poulpe au mât du brigantin qui dans les remous de mon sang navigue à son image»
8,50 €
Les Lois de l'hospitalité
Gallimard
«Au sortir d'une période où je fus ramené trois fois de suite au même thème dont résultèrent trois variations, le phénomène de la pensée me revient, tel qu'il s'était produit, avec ses hausses, ses chutes et ses absences, lorsqu'un jour, ayant cherché à relater quelques circonstances de ma vie, il m'arriva d'être bientôt réduit à un signe.La persistance d'un nom qui en forme le prétexte rend compte à elle seule d'un fond de pensée monotone. [...]Fasciné par le nom de Roberte en tant que signe, alors que j'étais dans le jardin sans plus rien voir de l'ensoleillée verdure autour de moi, n'ayant d'autre vision que la pénombre insituable où se jouait la lueur de sa main dégantée - je me décide à décrire ce qui doit se passer dans cette pénombre, ici illusoire. Je réfère au nom de Roberte ce que je vois et que je ne verrais point à défaut de ce nom.»Avant de donner lieu à une méditation, le signe unique est pour Pierre Klossowski une révélation expérimentale.Ce prénom, sans lequel il ne pourrait ni voir ni écrire, présente une absolue qui s'appelle la pensée.Maurice Blanchot commente ainsi Les lois de l'hospitalité : «Les pages les plus dramatiques qu'une écriture abstraite puisse nous donner à lire aujourd'hui.»
12,50 €
Les Mendiants
Gallimard
«Il a cessé de chantonner, il a cessé d'osciller et s'est retourné vers moi en souriant. Les mêmes cris plaintifs, mais plus sourds : en petites bandes au vol heurté, aux ailes largement étalées et aux becs pointus, des oiseaux montèrent en une lente ascension et brillèrent très noirs sur la rive escarpée et décrivirent de grands cercles au-dessus de nous et se maintinrent sur une ligne horizontale constituée par le sommet de la crête herbeuse ; la colonie vibrante s'éleva encore d'un léger bond et se perdit sur l'étoffe sombre des nuages poussés par le vent. Il s'est renversé en riant, sa main mouillée devant sa bouche. J'ai dit : Guillaume, et je me suis tu ; j'ai compris que je n'avais qu'à le regarder et que c'était entre lui et moi qu'existait un lien invisible et secret. Tous deux seuls avec l'eau, la vigilance, l'animation et la panique des bêtes. Je n'ai fait que le regarder sans parler ni même me pencher vers lui qui rejetait ses cheveux en fixant la rive où dans la demi-obscurité, à travers les roseaux et les broussailles compactes, s'est élevé le cri désolé et plaintif des oies. Je n'ai fait que le regarder.»

Édition définitive
12,50 €
Les Contes de la Véranda
Gallimard
Ces contes si châtiés furent écrits, contre toute apparence, dans l'anxiété et la fièvre. Gravement atteint déjà par le départ au loin de Nathaniel Hawthorne, l'irremplaçable confident d'hier, Melville assiste maintenant au naufrage de Pierre ou Les ambiguités sur les récifs de la morale puritaine. Devra-t-il, pour faire vivre les siens, étouffer sa pensée et renier son langage ? Endiguer le flot torrentiel qui a porté Moby Dick, puis Pierre en zone interdite ? Sa pensée restera intacte. Mais une conversion s'opère chez lui pendant la genèse des Contes. Jean-Jacques Mayoux l'a formulé on ne peut mieux : «Il semble que son langage ait intégré le silence et qu'il lui donne une puissance toute nouvelle.» Voué à la retenue du discours en même temps qu'à l'effacement personnel, il ne se veut plus l'huissier des ambiguïtés qui tissent le monde. Si Bartleby est «un homme au rebut» (tout comme l'auteur de Pierre), est-ce la faute du scribe - plus indéchiffrable qu'Hamlet - ou celle de Wall Street ? Àbord du navire esclavagiste, qui furent et qui sont les pires persécuteurs ? Les 2Contes de la Véranda$, souvent plus proches du mythe que de l'allégorie, sont par là même inépuisables. P.L.

Édition refondue de l'ouvrage paru en 1951 sous le titre Benito Cereno et autres Contes de la Véranda
13,00 €
La Pie voleuse
Gallimard
Dans un village méditerranéen (apparemment catalan), une femme recueille une pie blessée et s'amuse d'abord de ses innocents méfaits : c'est le bonheur et c'est l'été. Mais les caprices de l'oiseau ont bientôt des conséquences dramatiques, et la jeune femme, chez qui la pie ramène régulièrement son butin, devient le centre d'une vaste intrigue à laquelle participent presque tous les habitants du village. Au moment où la situation devient dangereuse, la jeune femme imagine, pour restituer sans se compromettre les objets volés, un habile stratagème. Profitant une nuit de l'absence du boulanger parti à la poursuite d'une jeune fille, elle s'introduit dans la boulangerie et cache les objets dans la pâte : elle compte sur la fête du lendemain. Ce jour-là, en effet, le village entier se rend dans la montagne où s'ouvre une sorte de kermesse. Entre les danses, on retrouve, en mordant dans le pain, les objets perdus...
7,80 €
Le Parjure
Gallimard
"Il s'agit d'un fragment de la vie d'un homme [...] qui n'est pas sans ressembler à l'Ulrich de Musil, d'abord parce qu'il a, comme celui-ci, un père chargé d'années, d'honneurs, de sciences, un professeur qui a réussi sa carrière et qui reproche, au contraire, à son fils, de n'être qu'un "petit romantique" et de "n'avoir pas trouvé sa voie" : encore l'"homme sans qualités" opposé à l'"homme à qualités", c'est-à-dire à ce malheureux héros moderne qui ne peut suivre la voie tracée par son père parce que celle-ci est devenue purement formelle, vide, et qu'aucune autre voie ne semble se présenter à lui. Ulrich, ici, s'appelle Stéphane Chalier ; il est professeur de littérature ; il a décidé, un beau jour, d'aller en Amérique écrire une thèse sur Hölderlin. [...] S'agit-il donc d'une variation sur le thème de Robinson, ou de la révolte contre la Société organisée, ou sur la déchéance de l'individu à la Beckett ? Il y a bien quelque chose de tout cela, mais l'essentiel est ailleurs, et se dérobe. Comment le faire sentir ? L'essentiel est peut-être une lumière à la fois mystérieuse et certaine projetée sur les choses les plus réelles et les plus quotidiennes (villages, feux de bois, montagnes, animaux, corps et pensées), sur la détresse, sur l'égarement, sur l'angoisse, sur l'horreur même ; une lumière qui les transfigure sans les arracher au monde, qui les rend inoubliables." Philippe Jaccottet.
8,00 €
L'invitation chez les Stirl
Gallimard
"La maison était vieille, peu entretenue, avec des complications imprévues, des additions, des pièces vouées à l'oubli. Çà et là des petits escaliers désaffectés montaient vers des destinations inconnues." Invité chez les Stirl, Olivier Lérins débarque un beau matin à Barcos-les-Bains, station thermale du pays Basque. Mme Stirl est une femme trépidante mais inquiète, M. Stirl est architecte et malade chronique. Dès le début de son séjour, Olivier est déçu. Enfermés dans une grande villa mystérieuse au nombre de pièces infini, ces trois êtres se cherchent, s'évitent, rusent les uns avec les autres, dessinant dans les couloirs et escaliers un ballet fantasque d'"amitié". Quel sort les attend ?
10,00 €
Voyages de l'autre côté
Gallimard
Watasenia qui forme l'ouverture de ce roman-voyage est une exploration géologique et moléculaire de l'Eau où mers et pluies, chutes et fleuves, torrents et rivières se font et se défont dans un cycle d'éternel retour. Une fois traversée, l'Eau nous fait découvrir alors une des plus singulières figures de femme jamais conçue par un écrivain : Naja Naja, rassemblant sur elle les tissus intemporels du Mythe, est une éblouissante Lilith moderne capable d'atteindre l'autre côté de toutes les parois, concrètes ou non. On la suit, cette fille qui est tour à tour flamme, flèche, fumée, vent. Elle est dure et douce à ceux qui, l'ayant entrevue une seule fois, ne peuvent que se soumettre à son itinéraire fou «à travers les pays où l'on ne parle pas».Alligator Barks, Louise, Sursum Corda, Gin-Fizz, Yamaha, Léon, ses compagnons, sont ancrés dans le monde occidental d'aujourd'hui avec ses réseaux routiers, ses villes, ses paysages : ils pressentent que Naja Naja, comme le fruit d'un rêve vécu, les mène en silence et minutieusement vers la liberté.
11,00 €
Lourdes, lentes...
Gallimard
«Lourdes, et lentes. Prenant bien leur temps pour reluire et faire reluire. Nourrices, mères, sœurs. Pleines de lait, de sécrétions, d'organes mous. Les autres, les maigres, les rapides, retournez à vos enfers étroits.Germaine était lourde, lente.Je vais employer des mots sales. Il le faut. Il faut que je vous tire de votre sommeil et de votre hypocrisie, que je vous explique comment ça se passe.Gueulez au charron, ameutez les pouvoirs publics tant que vous voudrez, mais accordez-moi ceci ; je reste encore bien en deçà de vos divertissements cachés, de vos ballets oniriques.»André Hardellet.
8,50 €
Les Écarts amoureux
Gallimard
"Seule la torture morale convient aux délicats... Il faut faire saigner, mais sans effusion de sang", déclarait Néron, qui s'y connaissait. Paul Morand l'a d'ailleurs choisi pour héros de la première de ces trois nouvelles, placées sous le signe du bizarre, quand ce n'est pas de la monstruosité. C'est le duel subtil entre l'empereur histrion et son vieux maître fatigué, Sénèque, stoïcien pas très stoïque, qui a fasciné Paul Morand. Un mot, une intonation, un silence, et Sénèque sait que c'en est fait de sa vie. Mais si sa jeune épouse Paulina veut l'accompagner dans la mort, Néron le prend pour une nouvelle offense, et fait refermer les veines de la femme trop fidèle. "Je la condamne à vivre !" s'écrie-t-il. Les Compagnons de la Femme, tel fut le nom que prirent les saint-simoniens qui partirent, à la suite du Père Enfantin, à la découverte de l'Orient, symbole de la Mère. Ayant tout quitté, y compris leurs épouses, au nom de l'amour, ils ont voulu percer le canal de Suez trente ans avant de Lesseps. Dans leur folie généreuse, ils croyaient régénérer l'humanité.... Le château aventureux est l'histoire d'une malédiction qui se répète dans une famille italienne à travers les siècles. Deux fois, il naît une naine. Et l'on fait tout pour la préserver du contact des gens de taille normale. Mais les deux fois, l'amour vient brouiller les plans les mieux faits, et apporter une tragédie, qui, pour être naine, n'en est pas moins une tragédie.
8,50 €
Un si funeste désir
Gallimard
Ce recueil comprend des digressions sur des esprits aussi divers et apparemment opposés que le sont Barbey d'Aurevilly, Gide, Georges Bataille, Brice Parain et Maurice Blanchot : c'est à dessein que ce recueil d'essais débute par un commentaire sur Le Gai Savoir et se termine par une étude sur la «parodie» chez Nietzsche. Un thème fondamental parcourt ces digressions : l'aller et venir, les hauts et les bas de l'existence à travers le langage.«Se peut-il qu'il y ait chez ces malheureuses un si funeste désir de lumière ?» s'écrie Énée aux Enfers à la vue des âmes purifiées qui se pressent au bord du Léthé, pour y boire l'oubli de leur purification afin de remonter à la lumière terrestre dans un nouveau corps corruptible, vers de nouvelles souillures. On aperçoit combien ce mot de Virgile s'applique à ces esprits qui n'ont de cesse de se corrompre par de nouvelles œuvres, poursuivant une nouvelle signification, fût-ce celle du non-sens même.
9,50 €
L'Homme couvert de femmes
Gallimard
Un jeune homme, Gille, est invité à la campagne par une veuve assez libre, Finette. Il veut se lier avec elle, mais d'abord il joue avec ses amies ; ensuite il sent de la répugnance pour son entourage et les maximes qu'elle affecte. Il s'éloigne, mais il revient bientôt, après une débauche à Paris. Alors, comme elle lui fait des avances et qu'il songe à y répondre, il se montre médiocre et galant.Cette déconvenue l'engage dans des confidences égarées. Mais rien ne décourage Finette qui devient amoureuse. L'arrivée de Jacqueline, qu'il a aimée autrefois, apporte à Gille de nouvelles raisons de se détourner de son hôtesse. Pourtant il devient son amant et le prestige d'un amour ancien est bientôt détruit.Mais Finette ne parvient pas à prendre place dans le cœur de Gille. Rebelle dès le début à tout ce qui lui paraît stérile au fond d'une telle liaison, ce débauché s'enfonce dans une méditation sur l'amour où se joignent la raison et la mystique, qui à la fin l'entraînent, vers le mariage peut-être, loin de cette maison où l'opprimait un des trop nombreux exemples de la misère sexuelle de ce temps.
9,50 €
Journal d'un génie
Gallimard
Ce livre nous dévoile un Dali quotidien. Pour Dali, son propre génie ne fait pas de doute. Il ne le répète pas pour s'en convaincre, mais pour convaincre ses contemporains. Dans le Journal d'un génie Dali se contemple, mais va en même temps plus loin et, au-delà de son image, retrouve les ambitions métaphysiques de la peinture. Au-delà de cette publicité dont il s'inonde, Dali nous révèle aussi son caractère : celui d'un peintre qui pousse la conscience de son art jusqu'à la minutie exaspérante qui le conduit au bord de la folie.
11,00 €
Le déluge
Gallimard
Le 25 janvier à 15 h 30, François Besson, le narrateur, est frappé par une vision qui prend valeur de symbole : au moment où s'élance vers le ciel le hurlement de la sirène, une jeune fille apparaît sur un vélomoteur. Elle disparaît entre les maisons en même temps que cesse le bruit. Cet instant provoque chez le narrateur un basculement intérieur. «Depuis ce jour, tout a pourri. Je, François Besson, vois la mort partout.»Depuis ce jour François Besson vit les treize journées essentielles de sa vie.Le premier jour il écoute la confidence d'une amie, Anna, enregistrée sur bande magnétique. Il écoute ce qu'elle espérait, ce qui la passionnait, sa lassitude et ses raisons d'en finir.Le treizième jour, après avoir renoncé à l'argent, à l'amour, au travail et au bonheur, après avoir offert, en guise de sacrifice expiatoire, ses deux yeux à la brûlure du soleil, Besson fait passer l'envers de la bande. Anna raconte qu'elle a menti, que ses raisons de se suicider sont difficiles à dire mais qu'elle va mourir ; elle a absorbé le gardénal et il entendra ses dernières paroles. On assiste à la mort d'Anna. Elle dit : «C'est comme s'il y avait le déluge.»Le livre se termine sur l'abandon de François Besson. Le 22 mars 1963, il cède : la barrière de sa volonté n'est plus. Il a voulu le déchaînement, et ce déchaînement s'accomplit.
11,00 €
Le Flâneur des deux rives / Contemporains pittoresques
Gallimard
«Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur.C'est ainsi qu'en 1912, je ne vous quittai pas sans amertume, lointain Auteuil, quartier charmant de mes grandes tristesses. Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière.»Le flâneur des deux rives a paru en 1918, l'année de la mort de Guillaume Apollinaire. Le texte qui annonce le surréalisme a exercé une influence profonde.Contemporains pittoresques, recueil d'articles dispersés et introuvables, est un ouvrage posthume.
9,00 €
Olga ma vache - Les Campements - Confessions d'un fumeur de tabac français
Gallimard
Roland Dubillard, de son inimitable démarche d'humoriste lugubre, de funambule métaphysique, explore, dans ce livre, le domaine de la nouvelle.Olga ma vache est l'histoire de la violente passion qu'un ruminant inspire à son propriétaire. Cet étrange amour plonge cet homme dans les situations les plus invraisemblables qui sont vécues avec une intensité et une fantaisie désespérées.Un long monologue poétique, Les Campements, célèbre l'instable, les harmonies passagères, la destruction permanente, l'absurde.Enfin Confessions d'un fumeur de tabac français, journal de la dérision d'une désintoxication ratée, sert de prétexte à parler avec légèreté de l'écriture, de l'amour qui se consume, de l'inconsistance de la vie qui passe.Dans ces nouvelles, comme dans son œuvre théâtrale, on entend la voix de Dubillard, une voix comique, au sens le plus fort.
9,00 €
Feux
Gallimard
Feux est une suite de nouvelles, de proses lyriques, presque de poèmes, inspirés par une certaine notion de l'amour. Alternant avec des notes sur la passion amoureuse, on y trouve les histoires de Phèdre, d'Achille, de Patrocle, d'Antigone, de Léna, de Marie-Madeleine, de Phédon, de Clytemnestre, de Sappho.«Dans Feux, où je croyais ne faire que glorifier un amour très concret, ou peut-être exorciser celui-ci, écrit l'auteur, l'idôlatrie de l'être aimé s'associe très visiblement à des passions plus abstraites, mais non moins intenses, qui prévalent parfois sur l'obsession sentimentale et charnelle : dans Antigone ou Le choix, le choix d'Antigone est la justice ; dans Phédon ou Le vertige, le vertige est celui de la connaissance ; dans Marie-Madeleine ou Le salut, le salut est Dieu. Il n'y a pas là sublimation, comme le veut une formule décidément malheureuse et insultante pour la chair elle-même, mais perception obscure que l'amour pour une personne donnée, si poignant, n'est souvent qu'un bel accident passager, moins réel en un sens que des prédispositions et les choix qui l'antidatent et qui lui survivront.»
10,00 €
Le précepteur
Gallimard
"J'ai beaucoup de mal à me revoir dans cet emploi de précepteur, fort précaire, au foyer d'un marchand de voitures, boulevard Jourdan, vers 1938. Peu d'argent, peu d'amis dans Paris, et l'instabilité générale (qui n'épargnait pas le marché automobile), la glissade vers la guerre. Cela encore - l'inquiétude, un certain comique des mauvaises surprises - je parviens à le ressaisir. Ce que je retrouve très difficilement, par contre, c'est l'essentiel du Précepteur : la joie qui m'a permis d'écrire ce livre, l'élan qui me faisait alors traverser les difficultés comme des cerceaux de papier. Un clown ? Quelqu'un d'assez risible par moments, un étourdi, un rêveur éveillé, horriblement craintif et avide à la fois. Il est naturel que l'un des trois récits dont se compose le livre ait trait aux années de collège. Le précepteur des enfants Chavanet est resté, par bien des traits, l'adolescent exalté qu'il était dans mon premier livre (Le seau à charbon). Les notes éparses sur lesquelles s'achève Le précepteur sont les témoins d'une joie, d'une légèreté, par moments intenable : il fallait l'user, la malmener, la perdre, arriver enfin au désert." Henri Thomas.
7,50 €
Le Seuil du jardin
Gallimard
"Il travaillait alors à une toile intitulée Le seuil du jardin. Son sujet lui avait été fourni par un rêve dont l'insistance à se reproduire lui semblait un avertissement. D'une nuit à l'autre, le décor variait légèrement, mais la même impression de joie incommunicable s'en dégageait. Masson approchait d'un jardin à l'abandon, désert, touché par la lumière d'été. Sa porte vermoulue était ouverte, mais il n'éprouvait pas l'envie d'y pénétrer ; il lui suffisait de savoir que ce jardin existait." Masson, peintre hanté par un bonheur enfoui, rencontre Swaine, porteur d'un secret extraordinaire : il aurait trouvé un moyen de revivre les moments heureux du passé. L'écriture poétique et envoûtante d'Hardellet nous transporte dans un univers onirique où les frontières entre réalité et imaginaire s'estompent. Dans les méandres de la mémoire et du rêve, le livre interroge la nature du bonheur et des paradis perdus.
12,00 €
Le Château de Cène / Le Château de Hors /L' Outrage aux mots /La Pornographie
Gallimard
«Être inacceptable... Il ne s'agissait pas de faire scandale ni violence, mais de céder à l'emportement d'une révolte qui, en soulevant l'imagination, combattait la censure intérieure et la réserve timide. L'écriture fut en touts cas un moment de jubilation et de liberté intenses, car être inacceptable conduit simplement à ne pas accepter les oppressions de l'ordre moral et de sa propre soumission. Ce livre, poursuivi pour outrage aux mœurs, est-il devenu inoffensif ? Ou bien la censure s'est-elle faite plus subtile en privant de sens - donc de plaisir - aussi bien les excès imaginaires que les valeurs raisonnables ?»Bernard Noël.
9,70 €
Milady / Monsieur Zéro
Gallimard
Deux destins brisés, deux mondes qui s'entrechoquent. Dans ces deux nouvelles poignantes, Paul Morand explore les ravages de passions tristes. À Saumur, un commandant à la retraite trouve en sa jument Milady l'ultime accomplissement de sa vie. À New York, un banquier flamboyant, Silas Cursitor, voit son empire s'écrouler. Ces deux hommes, figures de la finitude humaine, sont les témoins d'une époque en mutation. L'un semble nostalgique d'un monde disparu, l'autre est emporté par une frénésie moderne, tous deux immensément perdus.
10,00 €
Le Savon
Gallimard
Un savon glisse entre les doigts, mousse, jubile, écume, s'efface - et Francis Ponge en fait un poème. Dans ce texte insolite et brillant, l'auteur s'empare d'un objet banal pour mener une expérience littéraire déroutante : dire la chose, la cerner, la raconter jusqu'à sa disparition complète. Le savon n'est ni un poème au sens classique, ni un essai, ni tout à fait un récit. C'est une exploration ludique du langage lui-même, de sa capacité à caresser les contours du réel, à échouer magnifiquement à le saisir, puis à recommencer. À travers jeux de mots, détours rhétoriques, glissements de sens, Ponge transforme l'objet le plus humble en matière à penser.
10,00 €
Le Vin est tiré...
Gallimard
«Le présent livre essaie, sans que l'auteur croie y être clairement parvenu, de prouver que la question sociale est responsable de la diffusion chaque jour plus grande des drogues, que les intoxiqués méritent d'être rendus à la vie réelle, que les lois de répression actuelles sont absurdes, injustes, néfastes et qu'il importe, avec la collaboration du corps médical, de réformer un code barbare. [...] Dans vingt ans la drogue se sera répandue dans tous les milieux, peut-être même dans les campagnes, et il sera trop tard pour remporter la victoire sur elle.» Robert Desnos.
11,00 €
Thomas l'obscur
Gallimard
«Thomas demeura à lire dans sa chambre. Il était assis sur une chaise de velours, les mains jointes au-dessus de son front, les pouces appuyés contre la racine des cheveux, si absorbé qu'il ne faisait pas un mouvement lorsqu'on ouvrait la porte. Ceux qui entraient se penchaient sur son épaule et lisaient ces phrases : "Il descendit sur la plage : il voulait marcher. L'engourdissement gagnait après les parties superficielles les régions profondes du cœur. Encore quelques heures et il savait qu'il s'en irait doucement à un état incompréhensible sans jamais connaître le secret de sa métamorphose. Encore quelques instants et il éprouverait cette paix que donne la vie en se retirant, cette tranquillité de l'abandon au crime et à la mort. Il eut envie de s'étendre sur le sable : las et informe, il épiait le moment où allait paraître la première agonie de sa vie, un sentiment merveilleux qui doucement le délierait de ce qu'il y avait de raidi dans ses articulations et ses pensées. Il vit que tout en lui préparait le consentement : son corps commençait à se détendre ; ses mains ouvertes s'offraient au malheur ; ses yeux mi-fermés faisaient signe au destin."»

Nouvelle version
9,00 €
Mobile
Gallimard
«Respirez l'air de 50 États !De ville en ville, de frontière en frontière, de la côte Atlantique à la côte Pacifique !Des centaines de fleuves, des centaines d'oiseaux, des centaines de voix !Les Européens, les Noirs, les Indiens !Vivez aujourd'hui avec votre famille la rigolade, l'aventure, le drame du passé, du présent et du futur de l'Amérique ! [...]Mobile !Une orgie de surprise et de frissons !».

Avec une carte sur dépliant
15,00 €
Le Piège
Gallimard
«Bridet se laissa tomber sur le tabouret. Au moment où on l'avait poussé dans la cellule, il avait crié, esquissé un mouvement de recul, si grande était son excitation. Et maintenant, quelques minutes plus tard, il était là, subitement retranché du monde, sans savoir ni pourquoi ni pour combien de temps. Il pensait à l'histoire des tracts. On avait voulu certainement aggraver son cas. Mais qui ? Puisqu'il suffisait d'un ordre de ministre pour arrêter les gens, pourquoi cette comédie ? Il avait peut-être pris de trop haut ces inspecteurs. Ils s'étaient vengés. Yolande aussi avait été maladroite. Quel besoin avait-elle eu de parler à des gens qui, du point de vue patriotique, ne devaient pas avoir la conscience bien tranquille, des qualités du général Stulpnagel ?»
10,50 €
Beloukia
Gallimard
«Depuis qu'il connaissait Beloukia, il ne s'était pas détourné tout à fait de la politique bien qu'on ne le vît plus jamais pérorer dans les cours du Palais. Même son jeu, pour être devenu moins apparent, y avait pris de l'acuité. Il était entré dans les conseils d'Abdul. Et il s'était trouvé dans des engagements bien plus définitifs qu'il n'aurait pu supporter quelques années auparavant. Or, ces engagements n'allaient pas dans le sens des intérêts de Mansour et de Beloukia.».
7,80 €
Le théâtre de L'Amante anglaise
Gallimard
«Amélie Rabilloux a avoué dès qu'elle a été arrêtée.Je les ai appelés les Lannes. Elle, Claire, Claire Lannes. Lui, Pierre, Pierre Lannes. J'ai changé aussi la victime du crime ; elle est devenue Marie-Thérèse Bousquet, la cousine germaine de Pierre Lannes, celle qui tient la maison des Lannes à Viorne. Je crois que la peine d'Amélie Rabilloux a été considérablement écourtée. Au bout de cinq ans, en effet, on l'a revue à Savigny-sur-Orge. Elle était revenue dans sa maison, rue de la Paix.Quelquefois on l'a encore revue. Elle attendait l'autobus en bas de sa rue.Toujours elle était seule.Un jour on ne l'a plus vue.» M. D.

Première édition
8,00 €
La règle du jeu. La règle du jeu, II : Fourbis
Gallimard
Apprivoiser la mort, agir authentiquement, rompre le cercle du moi, tels sont les thèmes majeurs de Fourbis.Paris et ses environs, divers points du sud de la France, l'Afrique, les Antilles, tels sont les lieux où s'agite le meneur de ce jeu. Par échappées, on le voit à son retour des îles s'émouvoir du malaise de notre civilisation occidentale, puis s'unir à ceux qui s'efforcent d'instaurer un ordre plus équitable, mais en définitive n'en pas rabattre d'une exigence à laquelle ne pourrait satisfaire un pragmatisme ennemi de tout abandon à la gratuité de ce qui est pure séduction.
11,00 €
Je m'appelle Anna Livia
Gallimard
Le retentissement de certains mots en nous longtemps après, quand justement on ne les entend plus, on les entend autrement, on les entend mieux. Histoire simple et pourtant indicible d'un amour interdit qui brille d'un éclat sombre : l'amour fou d'Anna Livia et de son père. Passion hors du temps, de nulle part, aride comme le désert évoqué si souvent par le père, là où Anna Livia, dépouillée de tout, viendra abolir jusqu'à sa mémoire.
7,50 €
Les Fruits du Congo
Gallimard
Les fruits du Congo, c'est une affiche. Elle représente une magnifique négresse qui porte des citrons d'or. Les collégiens d'une ville d'Auvergne rêvent devant cette affiche qui symbolise pour eux l'aventure et l'extrême poésie de l'existence.Qu'est-ce que l'adolescence ? Telle est la question à laquelle Alexandre Vialatte répond avec ce grand roman qui décrit aussi toute une ville de province avec ses kermesses, son assassin, son docteur, son lycée, son square.
13,50 €
Un mariage en province
Gallimard
«Un jeune homme riche et beau comme Onorato ne pouvait être intimidé par personne. Il voulait dire qu'elles ne lui plaisaient pas ; qu'il aimait les jeunes filles simples et modestes. Et personne ne l'était plus que moi.Depuis que je savais que c'était cela qu'il aimait, j'oubliais tous mes vieux griefs contre les habitudes patriarcales de notre maison ; j'avais l'impression d'avoir choisi moi-même ce genre de vie, de l'aimer.»
7,00 €
La Fièvre
Gallimard
Ces neuf histoires de petite folie sont des fictions ; et pourtant, elles n'ont pas été inventées. Leur matière est puisée dans une expérience familière. Tous les jours, nous perdons la tête à cause d'un peu de température, d'une rage de dents, d'un vertige passager. Nous nous mettons en colère. Nous jouissons. Nous sommes ivres. Cela ne dure pas longtemps, mais cela suffit. Nos peaux, nos yeux, nos oreilles, nos nez, nos langues emmagasinent tous les jours des millions de sensations dont pas une n'est oubliée. Voilà le danger. Nous sommes de vrais volcans. J.M.G. L.C.
10,00 €
Beau Masque
Gallimard
«Au printemps 195., au retour d'une longue croisière qui m'avait mené, au delà de Java et Bali, dans les archipels qui unissent les extrémités méridionales de l'Asie au continent australien, je m'étais installé, pour écrire le récit de mon voyage, dans un village de montagne, entre Savoie et Jura. La Grange-aux-Vents. Je me crus davantage à l'écart du monde et des batailles qui s'y livrent, que dans les îlots de l'océan Indien, d'où je revenais. Rien ne pouvait me faire pressentir le drame qui était en train de se nouer dans une vallée toute proche, qui devait éclater six mois plus tard, dont les échos allaient retentir dans le monde entier et à la Grange-aux-Vents, et qui fait l'objet de ce récit.».
11,00 €
Descends, Moïse
Gallimard
«Il avait seize ans. Pendant six ans, il avait écouté parler les hommes. Depuis six ans, il avait entendu la fine fleur de tout ce qu'ils disaient [...] de la brousse, des grands bois, plus vastes et plus anciens qu'aucun titre enregistré [...].Ce qu'ils disaient des hommes, ni blancs, ni noirs, ni rouges, mais des hommes, des chasseurs [...] et des chiens, de l'ours et du cerf [...] le plus beau de tout ce qu'on entendait, les voix que l'évocation du passé, le souvenir, le souci d'exactitude rendaient contenues, graves, circonspectes...Puis il eut vingt et un ans.»
12,00 €
Les Pas perdus
Gallimard
«Dieu merci, notre époque est moins avilie qu'on veut le dire : Picabia, Duchamp, Picasso nous restent. Je vous serre les mains, Louis Aragon, Paul Éluard, Philippe Soupault, mes chers amis de toujours. Vous souvenez-vous de Guillaume Apollinaire et de Pierre Reverdy ? [...] Il ne sera pas dit que le dadaïsme aura servi à autre chose qu'à nous maintenir dans cet état de disponibilité parfaite où nous sommes et dont maintenant nous allons nous éloigner avec lucidité vers ce qui nous réclame.».

Nouvelle édition revue et corrigée
10,00 €
Walden ou la vie dans les bois
Gallimard
En plein XIXe siècle, dans le pays qui est en passe de devenir le plus industrialisé du monde, Thoreau tourne le dos à la civilisation et s'installe dans les bois, dans une cabane construite par ses soins au bord d'un l'étang...
10,50 €
Le Musée noir
Gallimard
«Marceline Caïn : on eût dit qu'elle était mêlée de cendre, de sable et de sang. À quatorze ans, elle n'aimait rien ni personne qu'un gros lapin jaune orange, touffu, qu'elle appelait Souci. Tous les matins, en cette fin de printemps déjà brûlante, Marceline à peine vêtue et lavée courait

ouvrir la porte découpée dans le flanc de la caisse où l'on mettait à dormir Souci pendant la nuit. Et la douceur inaugurale par laquelle elle faisait commencer chaque jour de sa vie était de précipiter la tête et les deux bras à l'intérieur de cette caisse chaude, où les derniers relents de tabac disparaissaient sous une quantité d'effluves domestiques qui, tous ensemble, font la véritable odeur de lapin...»
11,00 €
Les Confessions d'un mangeur d'opium anglais / Suspiria de profundis /La Malle-poste anglaise
Gallimard
«L'auteur, qui a entrepris d'intéresser vigoureusement l'attention avec un sujet en apparence aussi monotone que celui d'une ivresse [...] veut créer pour sa personne une sympathie dont profitera tout l'ouvrage. Enfin, et ceci est très important, le récit de certains accidents, vulgaires peut-être en eux-mêmes, mais graves et sérieux en raison de la sensibilité de celui qui les a supportés, devient, pour ainsi dire, la clef des sensations et des visions extraordinaires qui assiègeront plus tard son cerveau. [...] Les événements racontés dans Les Confessions [...] ressusciteront comme ces rêves qui ne sont que des souvenirs déformés et transfigurés des obsessions d'une journée laborieuse.» Charles Baudelaire.

Nouvelle édition entièrement revue et augmentée par Pierre Leyris en 1990
14,00 €
Milieu de siècle
Gallimard
Des personnages historiques, des Américains célèbres et des personnages imaginaires se croisent ou se suivent ici, et le récit de toutes ces vies finit par composer, suivant un procédé dans lequel Dos Passos excelle, le roman du milieu de siècle. Manchettes, entrefilets de journaux, extraits d'articles et slogans restituent le bruit de fond de l'époque. Les souvenirs de Blackie Bowman, vieil anarchiste agonisant, rappelle les illusions de la jeunesse. Le leitmotiv des Notes de l'enquêteur suggère enfin cette «morale» de l'histoire : les lois faites pour assurer le bien-être matériel diminuent à tel point la liberté qu'elles vont jusqu'à réduire les plus doués à la pire des misères.
15,00 €
Le chant du coq
Gallimard
Dès le chant du coq, Daniel Boulanger se met au travail, en artisan heureux. Les seize nouvelles qu'il nous donne aujourd'hui sont toutes éclairées par le reflet de ce bonheur fait d'angoisse, de lucidité, d'observations minutieuses. Ainsi se fait-il le porte-parole ou le témoin des vies les plus singulières : celle d'un humble et tendre ventriloque, d'un commissaire de police douloureux, d'une vieille fille hors du commun, d'une veuve, les uns et les autres toujours situés en porte à faux. S'il nous fait rire par ses étincelants traits d'écriture et son féroce humour, par la cocasserie des situations, il nous branche également - et dans le présent ouvrage plus encore que dans les précédents - sur les vertigineux à-pic de la psychologie des humbles, là où l'on finit par toucher les limites du néant, du meurtre, de la folie. Et n'oublions pas la guerre pleine de noires merveilles où seul se sauve du désastre celui qui ne possède que les routes.
9,00 €
Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia
Gallimard
À la fin du IVᵉ siècle de notre ère, une patricienne romaine âgée de cinquante et un ans tient son journal, ou plutôt une sorte d'agenda. Elle consigne sur des tablettes de buis des achats qu'elle projette, des rentrées d'argent, des plaisanteries, des scènes qui l'ont touchée. Pendant vingt ans Apronenia Avitia se consacre à cette tâche méticuleuse, dédaignant de voir la mort de l'Empire, le pouvoir chrétien qui s'étend, les troupes gothiques qui investissent à trois reprises la Ville.
8,50 €
Paroles de laine
Gallimard
«Dans tous les récits de Paroles de laine, les personnages s'appliquent à lire les signes dont la reconnaissance - par odorat, toucher, enfin l'heureuse attention des cinq sens - leur permet de s'enraciner dans la terre, contre le ciel, le vide, cet abîme en eux-mêmes étranger, contre la mort.» Jean-Loup Trassard.
7,80 €
Trois tristes tigres
Gallimard
"Elle m'a demandé une cigarette. Je la lui ai donnée, mais je n'en ai pas pris pour moi. Quand je lui ai offert du feu elle a frôlé à peine ma main, sauf les fois où le tremblement de sa main se communiquait à la mienne par les doigts crispés et humides de sueur. Ses lèvres tremblaient aussi." Somme culturelle qui rassemble tous les types urbains de La Havane nocturne et dépravée, ce livre est le roman du langage. Les trois tigres des Tropiques sont, en fait, quatre : un écrivain, un acteur, un photographe et un joueur de bongo, qui gravitent autour d'un personnage emblématique, Bustrófedon. Leurs voix mêlées forment une histoire, ou plutôt un tissu d'histoires. Les débuts dans la vie de chacun des principaux personnages sont présentés comme autant de nouvelles indépendantes, mais tous évoluent dans La Havane d'avant la Révolution, monde trouble, humide, torride, déliquescent, clos sur lui-même, avec ses bars, ses night-clubs et leur faune telle l'énorme et géniale Estrella... A. B.
13,00 €
L'Archéologue
Gallimard
Combien de temps l'archéologue a-t-il encore à vivre ? Étendu sur la terrasse, face au Nil, il parle. Il parle de lui-même, de la vie, de la mort, de quelques personnages qui ont traversé sa vie aux quatre coins des vieux continents où il a travaillé à reconstruire les temples séculaires : un vieux Nubien, un conteur cambodgien, un musicien allemand à Bali, une femme, jadis, près d'une église romane. Il parle de musique aussi : celle d'Orient, celle d'Occident, celles d'autrefois dont les lignes doublent celles des architectures et dont les vibrations lui font pénétrer des mondes révolus ou lointains.Car l'archéologue réunit en lui-même tout l'espace des continents et tout le temps des civilisations : et mieux que personne il sait que, comme lui-même, elles sont mortelles. Mais de qui parle-t-il : de lui, ou d'elles ?
8,50 €
Monsieur Croche et autres écrits
Gallimard
Indépendant et incisif, parfois sarcastique, toujours provocant, Debussy a exercé le métier de critique avec une grande liberté. En exprimant des jugements sur les compositeurs de son temps et sur ceux du passé, il révèle quelles sont les œuvres qui ont nourri sa

propre sensibilité. Il nous dit pourquoi il n'aime pas Gluck, Berlioz, Saint-Saëns, les véristes italiens. Sur Beethoven , Wagner, Richard Strauss il donne des impressions très nuancées. Mais il est presque inconditionnel en faveur de Rameau, Weber, Moussorgsky. Quant à l'enseignement du Conservatoire, au répertoire des théâtres lyriques, à la culture de masse, au nationalisme artistique, Debussy

avance des opinions dont le ton indépendant a choqué à l'époque et qui restent d'une singulière actualité.

Édition complète de l'œuvre critique de Debussy

Nouvelle édition revue et augmentée en 1987
13,50 €
Hôtel Savoy
Gallimard
La Première Guerre mondiale s'achève. L'immense Russie libère ses prisonniers qui affluent aux portes de l'Europe. C'est là, dans une de ces petites villes dont il connaît bien l'étrange atmosphère, que l'auteur nous conduit. Gabriel Dan rentre de Sibérie ; séduit par le gigantesque hôtel Savoy, il y loue une chambre. Et nous découvrons avec lui la vie fascinante de l'hôtel, faisant successivement la connaissance des êtres les plus divers, extravagants, touchants ou inquiétants.
11,00 €
Le Promontoire
Gallimard
«S'il existe parmi nous des hommes, des femmes, pour qui la vie et la mort ne sont pas ce qu'elles sont pour nous, des êtres à qui manque, si l'on veut, notre sens de la mort et de la vie, ou qui possèdent un autre sens, tout aussi peu définissable que le nôtre, sinon que là où nous ressentons menace, vertige, négation, ils sont aussi loin de nous qu'un arbre ou qu'une pierre, qu'adviendra-t-il à celui qui, n'étant pas entièrement comme ceux-là, ne peut ni les fuir s'il les rencontre, ni les rejoindre tout à fait dans leur tranquilité sans nom ?» Henri Thomas.
9,50 €
L'Amour n'est pas aimé
Gallimard
Le moment où le destin d'un homme se révèle, quand l'homme ne ressemble pas encore à son destin ; la nostalgie, commune à tous, d'une vie différente qui aurait pu être la nôtre ; la vanité de se croire vertueux ou coupable alors que l'on n'obéit, peut-être, qu'à une immuable nécessité ; le passé considéré comme le seul avenir de l'homme ; l'énigme de la douleur ; la mémoire qui chaque matin nous réinvente et fait passer au fil du temps, dans le flux du sang et d'un corps à un autre, les mêmes rêves, les mêmes lois : telles sont quelques-unes des obsessions ou des perplexités que les personnages de ces nouvelles partagent, avec l'espoir que les mots restent toujours capables de renouveler quelque ancienne vérité, ou un bonheur oublié.
10,50 €
Arcana - vol. 03/3
Drakoo
Un final en ombres et en dragon !

Fauna et Flora fraîchement élues Arcanes Majeures, entament leur tournée de présentation dans les quatre royaumes des Arcanes Mineurs.

Alors que Fauna est adulée par la foule, il n'en est pas de même pour sa soeur. La brutale ascension de Flora en tant que nouvelle Mort est vivement critiquée, d'autant qu'elle n'arrive pas activer ses nouveaux pouvoirs.

Flora décide alors de suivre les traces d'une ancienne Arcane de la Mort et de partir affronter, seule, la terrible île des Sept Sommets, dont personne ne revient indemne.

De son côté Fauna se met en quête de découvrir l'identité de leurs parents originels, tout en prenant ses nouvelles fonctions de Grande Prêtresse. Ses recherches vont vite l'amener à découvrir qu'Alixor Bavaroise, sa prédécesseure, cachait un grand nombre de secrets !

Flora arrivera t'elle à survivre aux éléments et à trouver ses pouvoirs, avant le mariage de la Lune et de la Tour ?

Les surprenantes découvertes de Fauna vont elles chambouler l'avenir des deux soeurs ?

Le final de la série promet de nombreux rebondissement !
24,90 €
Arcana - vol. 02/3
Drakoo
21 épreuves, des pouvoirs, et des plantes carnivores.

La première année au Coven du Tarot n'a pas été de tout repos pour Flora et Fauna. Après avoir découvert leur parenté et affronté plusieurs créatures, elles ont assisté à la grande attaque qui a mis fin aux jours de la Grande Prêtresse.

Flora est toujours la seule apprentie de l'arcane de la Mort et Fauna est appelée avec le reste des apprentis et élus de la Grande Prêtresse à participer au célèbre parcours des 21 portes, afin d'élire sa successeure.

Accompagnée de Flora, elle va devoir traverser les épreuves proposées par chaque Arcane Majeur.

De l'Ermite, la Mort, ou encore la Tour, Fauna et Flora vont devoir affronter leurs plus grandes peurs et réveiller leurs potentiels.
16,90 €
Arcana - vol. 01/3
Drakoo
Deux soeurs, des oracles, des Arcanes Majeurs, une terrible prophétie.

Fauna vit sur l'île de Bâtons et Flora sur l'île d'Épées.

Elles ont quinze ans et des tempéraments bien différents. Ces deux jumelles qui ignorent tout l'une de l'autre sont nommées pour intégrer les brigades des Arcanes Majeurs au Coven du Tarot.

Envoyées sur l'île d'Arcana pour suivre leur apprentissage, elles réalisent leur parenté. Mais rien ne va : en plus d'être traquées par d'inquiétantes créatures, une terrible prophétie plane au-dessus d'elles...
9,90 €