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The Nice House By The Sea tome 1
Urban comics
Aucun des douze convives de cette belle demeure en bord de Méditerranée ne connaissait Max. Elle connaissait pourtant chacun d’entre eux. Experts dans leur domaine, géants de l’industrie et du savoir moderne, chacun d’entre eux est l’excellence personnifiée. Pour échapper à la fin du monde et incarner l’avenir de l’Humanité, tous ont accepté en leur âme et conscience de se réunir dans ce petit paradis créé rien que pour eux, abandonnant vie et proches à leur triste sort. Survivre à la mort programmée de l’humanité ? Vivre éternellement ? Que pourrait-il y avoir de mal à ça ?
25,00 €
Madeleine, résistante - Tome 4 - L'ange exterminateur
Dupuis
24 août 1944. Madeleine – alias Rainer – et ses camarades FFI de la Saint-Just sont brutalement tirés de leur sommeil par un milicien lâchement embusqué sur les toits parisiens. Une fillette innocente tombe sous ses balles. Folle de rage, Madeleine se lance alors elle-même sur les toits pour rendre justice… Elle reçoit ensuite une mission inattendue : éliminer un traître dont la réputation de résistant est pourtant intacte au sein des FFI. Une mission d'« ange exterminateur » si délicate que Madeleine Riffaud, disparue en 2024, gardera jusqu'au bout le secret de l'identité du traître, même face à Jean-David Morvan et Dominique Bertail. Avec *Madeleine, résistante* tome 4, vivez la libération de Paris à hauteur de combattante, puis les douloureux constats qui en découlèrent.

La disparition de Madeleine Riffaud, en 2024, rend encore plus précieux ses souvenirs de témoin privilégié du XXe siècle. Mission que relèvent avec force et inspiration Bertail et Morvan !
25,00 €
Ulysse & Cyrano
Casterman
Ulysse Ducerf va passer le bac. Les maths ne le passionnent guère, mais impossible de se défiler quand on est promis à un brillant avenir : l'École polytechnique puis la reprise, un jour, des cimenteries familiales. Telle est la volonté du père d'Ulysse, mais ce dernier est rattrapé par de graves accusations : 10 ans plus tôt, son entreprise aurait participé à l'effort de guerre allemand. La famille s'installe en Bourgogne, où Ulysse fait la connaissance d'un homme bourru et secret. Le choc est immédiat : Cyrano et la grande cuisine vont bouleverser à jamais la vie d'Ulysse... Ce récit culinaire dans la France des Trente Glorieuses mettra en appétit ses lecteurs tout en posant des questions aussi nécessaires qu'universelles : qu'est-ce que le plaisir ? Où se trouve l'épanouissement... et comment l'atteindre ?
34,90 €
Donjon monsters. Donjon Monsters T19 - La Dernière heure
Delcourt
Lewis Trondheim et Joann Sfar font appel au talent d'Emmanuel Lemaire pour un exercice de style exceptionnel : un album sans personnage et tout en alexandrins, riche en révélations sur l'histoire du Donjon.

Hyacinthe de Cavallère, Chemise de la Nuit, Gardien du Donjon, a connu une vie incroyable, jalonnée d'aventures et de trahisons, d'épreuves et de pertes. A quelques jours de sa mort, du bout de sa plume tremblante, il retrace ses mémoires et apporte un nouvel éclairage sur des faits essentiels de son histoire familiale et amoureuse...
11,95 €
Le Duel
Soleil
Strasbourg, 19ème siècle. Deux lieutenants de l'armée de Napoléon 1er s'opposent dans un duel qui sera le premier d'une longue série. À chaque rencontre, lors de campagnes militaires, les deux hommes s'opposeront sans raison apparente...

À Strasbourg, en 1800, alors que Bonaparte est sur le point de s'engager dans la seconde campagne d'Italie, les troupes du général Treillard chassent l'ennui en se battant en duel. Après une vive altercation entre Armand d'Hubert et Gabriel Féraud, une lutte de dix années va mettre aux prises deux des plus valeureux soldats. Les deux hommes chercheront à venger leur honneur bafoué.
16,50 €
Beneath the trees where nobody sees : Rite of Spring
Ankama
En 1986, Daniel Brewer a disparu de Centerville sans laisser de trace. Depuis, sa soeur Monica n’a jamais cessé de le chercher, arpentant les commissariats, les hôpitaux et les morgues de la grande métropole. Les fausses pistes et les déceptions l’ont rendue amère, alors, quand huit ans après, ses recherches la conduisent à Woodbrook, Monica est prête à tout pour obtenir des réponses, même au pire…
20,90 €
Transformers Tome 5
Urban comics
La guerre qui oppose Decepticons et Autobots fait rage. Au milieu des tôles froissées et des fracas de métal, Optimus Prime et les siens perdent du terrain. Pour protéger leur planète d’adoption, ces derniers n’ont d’autre choix que de s’associer à des alliés des plus surprenants. Mais cette alliance suffira-t-elle pour leur assurer la victoire ?
18,50 €
Rook Exodus Tome 1
Urban comics
Au 24e siècle, Rook est un homme piégé sur une planète artificielle qui a sombré dans le chaos. Sa population animale, autrefois contrôlée par les autorités, est désormais régulée par des hors-la-loi. Les plus riches se sont échappés tandis que les autres doivent chercher un moyen de fuir. Mais Rook s'interroge : Ce monde vaut-il la peine qu'on se batte pour lui ?
25,00 €
Paris est un roman
Gallimard
De la fenêtre de ma mansarde qui dominait les toits en zinc, j'imaginais que Paris contenait les clés d'une vie aventureuse riche en rencontres. Tant de romans m'incitaient à y croire. Ils suscitaient en moi le désir de rejoindre les passions et les fièvres de leurs héros. Mais la ville semblait sourde à mes appels. Ses monuments impressionnants autant que les luxueux appartements des beaux quartiers me paraissaient irrémédiablement fermés. Par quelle magie leurs portes s'ouvriraient-elles ? Le désespoir me gagnait. Et si rien ne m'arrivait ? Ces portes, pourtant, se sont ouvertes. J'étais loin d'imaginer qu'elles se montreraient si accueillantes. Que Paris recèlerait pour moi tant de trésors, que ses rues froides et hostiles deviendraient le théâtre d'une vie de rêves réalisés. C'est ce curieux itinéraire que je décris, fait d'enthousiasmes, de rencontres, de passions amoureuses, dans ce Paris qui maintenant a pris la forme de mon coeur : de ses aspirations folles et de ses enchantements irréels. J.-M. R.
19,00 €
L'Homme qui rit - Quatrevingt-treize et autres romans
Gallimard
Deux volumes de romans de Hugo figurent déjà au catalogue de la Pléiade : Les Misérables depuis 1951, aujourd'hui disponible dans une nouvelle édition (2018), et depuis 1975 un volume réunissant Notre-Dame de Paris (la fatalité des dogmes) et Les Travailleurs de la mer (la fatalité des choses). Le présent ouvrage vient compléter ce pan de l'oeuvre de Hugo en rassemblant ses romans les plus politiques : les deux versions (1820 et 1826) de Bug-Jargal, le récit que le très jeune écrivain a consacré à la question de l'esclavage ; Le Dernier Jour d'un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux variations sur le thème de la peine de mort ; et les deux romans majeurs, L'Homme qui rit (1869) et Quatrevingt-treize (1874), qui s'inscrivent dans un projet de triptyque - "Espérance / Liberté / Progrès" - évoqué dans la Préface de L'Homme qui rit : "Le vrai titre de ce livre serait L'Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé La Monarchie. Et ces deux livres [...] en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé : Quatre-vingt-treize." Comme on le sait, La Monarchie ne sera jamais écrit. Mais "l'immensité de cette minute épouvantable, 93" conduira Hugo à achever sa trajectoire romanesque avec un chef-d'oeuvre, Quatrevingt-treize, où sont célébrés "les idéaux d'une démocratie révolutionnaire qui indique la voie de l'avenir" (Umberto Eco). Tous ces romans peuvent être lus comme des aventures de la pensée. On y a joint, sous le titre Interventions, différentes réflexions et prises de parole de Hugo sur la peine de mort, la misère, le droit et la loi, l'exil.
76,00 €
Alice / La Chasse au Snark
Gallimard
Alice a eu trois vies sous la plume de Lewis Carroll. Ses premières aventures sont souterraines, confiées par l'auteur à un manuscrit (enluminé par lui-même) qu'il adressera en cadeau de Noël à l'"enfant-chérie", Alice Liddell, en 1864. Un an plus tard, curieuse et réfléchie, gourmande de gâteaux et de conversations, Alice affirme au grand jour un scepticisme tempéré dans le récit d'un rêve cruel de rencontres merveilleuses où elle ne cesse de changer désespérément de taille. Triomphante, enfin, en 1871, elle traverse un miroir enchanté pour s'assurer sur un échiquier de fantaisie un trône de Reine. John Tenniel a donné aux membres de ces cours loufoques des traits inoubliables. Carroll, de son côté, après s'être amusé avec Alice à écouter des leçons de morale absurdes et des poèmes farfelus, s'est lancé seul, en 1876, à bord d'une nef des fous victorienne où l'on s'exprime en vers rimés, dans une chasse au Snark - créature indéfinissable, fabuleuse et fatale, que l'on poursuit, un dé à coudre au doigt et l'espoir au coeur. Ph. J. Les illustrations des éditions originales sont intégralement reproduites. Le manuscrit calligraphié et illustré par Carroll d'Alice sous terre est proposé en fac-similé et accompagné de sa traduction française. Le dossier iconographique rassemble des images réinventant, édition après édition, les scènes et personnages des aventures d'Alice.
64,00 €
Dracula et autres écrits vampiriques
Gallimard
Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien - aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux -, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui. Depuis le début du XIXᵉ siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de "vampire". Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron. Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'oeuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.
69,00 €
Récits
Gallimard
H. P. Lovecraft est un créateur de mondes, doublé - on ne mesure pas toujours à quel point - d'un grand écrivain. Son oeuvre a irrigué de larges pans de la culture, inspirant dessinateurs, philosophes, et surtout écrivains qui, de Borges à Michel Houellebecq, furent nombreux à lui rendre hommage. À la fois célébré pour la théogonie qu'il a mise en place et décrié pour son racisme, lié par un attachement viscéral à sa Nouvelle-Angleterre natale, il est un écrivain inclassable. Il s'abreuve, dans un premier temps, aux sources de Poe, de Lord Dunsany, ou encore du mouvement décadent, mais il fait rapidement éclater le cadre du récit fantastique en y introduisant les concepts et le vocabulaire des sciences. Mieux encore, il renouvelle le genre en lui donnant une dimension cosmique qui témoigne de l'insignifiance de l'homme dans un univers qui le dépasse. Des divinités énigmatiques et terrifiantes, Cthulhu, prêtre des Grands Anciens, Nyarlathotep, le Chaos rampant, Azathoth, le Néant primordial, Yog-Sothoth, "Tout en Un et Un en Tout", forment son panthéon. Confronté à cette altérité absolue, le héros de Lovecraft a un seul but : la connaissance, un seul chemin : la découverte de la présence universelle du Mal, une seule issue : la démence ou la mort. Vingt-neuf récits composent ce volume, depuis les premiers contes horrifiques jusqu'aux grands récits qui, écrits à partir de 1926, feront la renommée de leur auteur. Tous bénéficient de nouvelles traductions.
76,00 €
Manifestes du surréalisme
Gallimard
Défini par André Breton comme "un certain automatisme psychique qui correspond assez bien à l'état de rêve, état qu'il est aujourd'hui fort difficile de limiter", le surréalisme aurait aujourd'hui cent ans. À la vérité, il peut passer pour beaucoup plus vieux. Il a en effet sa généalogie, dans laquelle Breton enrôle les plus illustres et les plus inattendus des esprits d'autrefois, "à commencer par Dante et, dans ses meilleurs jours, Shakespeare", sans oublier Sade, Chateaubriand, Hugo et d'autres : l'histoire du surréalisme se confond avec celle de l'esprit dans ce qu'il eut toujours de meilleur, de plus inventif et de plus ambitieux. Mais il est aussi plus jeune : Breton ne veut pas se détourner du présent, et il entend façonner le futur. Textes de combat, les Manifestes constituent pour lui l'oeuvre d'une vie, une sorte de work in progress, tentative à jamais inachevable de définir et de redéfinir le surréalisme dont il avait, avec d'autres, inventé la formule et initié le mouvement. L'édition la plus complète des Manifestes paraît en 1962. Toutes ses composantes ont été reprises dans ce "Tirage spécial", et l'on y a joint quelques-uns des écrits qui les éclairent et les prolongent. Ainsi construit, l'ensemble fait apparaître à la fois la formidable cohérence et l'extraordinaire mobilité de la pensée de Breton, la perpétuelle diversité des objets qu'elle se donne et le caractère constant des convictions qu'elle exprime.
72,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Faire d'une « œuvre petite et fermée comme un poing » (Pierre Michon dixit) quelque chose qui ressemble à un livre : délicate entreprise. Car il faut aussi que le livre ressemble à l'œuvre et ne tire pas sa forme de vieilles routines. Rimbaud a fait imprimer Une saison en enfer et à peu près rien d'autre. L'invention éditoriale est donc permise. Subdivisions, périodisations, classifications et déclassements ont parfois fait de l'éditeur un biographe déguisé ou un commissaire-priseur. Or, s'il s'est lui-même essayé à des regroupements, Rimbaud n'a jamais fini le travail. L'achever pour lui – distribuer ses œuvres dans des cases entérinées par l'usage ou imaginées pour l'occasion –, c'est plaquer des catégories posthumes sur une énigme vivante.

Sous l'intitulé Œuvres et lettres – mais À la recherche d'une voix aurait été un titre acceptable –, cette édition présente l'œuvre (en prose et en vers) dans sa continuité (et ses ruptures), selon une chronologie avérée ou conjecturale. De chaque poème on offre, successivement, les différentes versions connues, y compris celles que Rimbaud a insérées dans ses lettres. La typographie varie selon qu'on donne à lire un manuscrit autographe ou une copie, voire une publication non autorisée par l'auteur. Puis viennent les lettres écrites par Rimbaud entre 1870 et 1875 (dont les lettres du « voyant », bien sûr), avec à nouveau, le cas échéant, les poèmes qui y sont inclus et qui peuvent donc être lus, cette fois, dans leur contexte.

Tout ce qui suit est hors d'œuvre. Sous l'intitulé Vie et documents paraît la « Chronologie », qui est habituellement placée en tête des volumes de la Pléiade. On y glisse, à leur date, les lettres écrites par Rimbaud de 1878 (« J'arrive ce matin à Gênes... ») à sa mort. On propose en outre un choix de documents ; ils ne dissipent pas le mystère, tout au plus en dessinent-ils les contours. Mais qu'y a-t-il de plus énigmatique chez Rimbaud ? Son silence ? ou bien plutôt sa voix ?
64,50 €
Œuvres complètes I, II
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
148,00 €
Le Monde comme volonté et représentation
Gallimard
En France, la découverte de Schopenhauer (1788-1860) au tournant des années 1880 provoque une fièvre qui excède les débats philosophiques habituels. Maupassant choisit pour guide ce professeur de pessimisme et de noirceur. Il hante certains personnages de Huysmans, résignés à admettre avec lui que la vie de l'homme oscille entre la douleur et l'ennui. On est sommé de se positionner par rapport à Schopenhauer, parce que sa philosophie engage radicalement le sens de l'existence. Le Monde comme volonté et représentation est le "grand livre" de son auteur. Celui-ci y ferraille avec les idées de Platon et de Kant, tout en prenant au sérieux l'apport récent des orientalistes et en tirant des implications considérables des Upanishad. Mais ce livre polyglotte commente aussi Cervantès, Shakespeare, Calderón, La Rochefoucauld, Swift, Voltaire, Chamfort, Byron, Goethe ou Leopardi. Il donne corps à une pensée dont on sent bien qu'elle n'avait jamais été formulée jusqu'ici et qu'elle n'est pas de celles que l'on dépasse. Selon Nietzsche, il n'y a chez Schopenhauer ni affectation ni rhétorique : c'est un "discours droit, rude et bienveillant", porté par un "naturel inimitable" et "une vigoureuse aisance". La présente traduction relève le défi de rendre la puissance de la langue de Schopenhauer, qui fascina Kafka et Borges, tout en respectant l'unité de son vocabulaire philosophique.
77,00 €
Shirley - Villette
Gallimard
L'immense succès de Jane Eyre (1847) fait de Charlotte Brontë une romancière reconnue. L'élaboration de son nouveau roman sera douloureuse : en l'espace de huit mois, Branwell, Emily et Anne disparaissent, faisant d'elle la seule survivante d'une exceptionnelle fratrie d'écrivains. Shirley paraît en 1849. En toile de fond, la lutte des ouvriers du textile contre la mécanisation. Au premier plan, deux héroïnes se disputant l'attention de Robert Moore : une héritière cultivée et fougueuse, et une orpheline douce et timide ; la première est inspirée d'Emily, la seconde d'Anne. L'ouvrage voit resurgir les héros des oeuvres de jeunesse (Napoléon, Nelson, Wellington), oeuvres dont on ne dira jamais assez l'importance. Il propose de magnifiques portraits de femmes cherchant leur place dans une Angleterre patriarcale.Pour Villette, qui suit en 1853, Charlotte fait appel aux souvenirs de son séjour à Bruxelles en 1842-1843. Élève puis professeur dans un pensionnat, elle avait été séduite (intellectuellement) par Constantin Heger, qui donnait des cours de rhétorique dans l'établissement tenu par son épouse. Elle transpose cette expérience dans le personnage de Lucy Snowe, qui s'éprend d'un confrère revêche. Certains contemporains ont jugé "pervers" l'humour de la romancière, mais le ton caustique et l'extraordinaire vivacité de la langue font aujourd'hui le charme du livre, où se mêlent réalisme et gothique - un gothique d'artifice, décalé. Aussi important que méconnu, Villette, qui fait la part belle aux non-dits et aux ellipses, et dont le dénouement est laissé à l'interprétation du lecteur, est un grand livre à la modernité troublante.
70,00 €
Les Trois Villes
Gallimard
Septembre 1891. Zola cherche à échapper au naturalisme, il rêve d'une "peinture de la vérité plus large et plus complexe", ancrée dans la réalité contemporaine. C'est à Lourdes que va naître le renouvellement d'inspiration qu'il attendait. Saisi par ce qu'il voit, il rédige le plan d'un roman sur le pèlerinage et la cité des miracles. Le spectacle de cette foule, dans laquelle se joignent le besoin de surnaturel et la misère physique et sociale, va le hanter durablement. En septembre 1892, il a l'idée des Trois Villes, trilogie romanesque dont le héros est un prêtre, Pierre Froment. Son trajet le conduira de l'espoir d'un christianisme régénéré à l'acceptation d'une autre religion, celle de la science. À la peinture d'une cour des miracles modernes (Lourdes, 1894, qui sera mis à l'index) succèdent des intrigues vaticanes entrelacées à l'histoire d'une passion dévorante (Rome, 1896), puis les scandales politiques, les attentats anarchistes, la finance, la prostitution, l'art, la "cohue" parlementaire (Paris, 1898). Outre le texte des Trois Villes, la présente édition donne à lire des transcriptions des manuscrits préparatoires, dont plusieurs sont inédites, ainsi que les Journaux que Zola tint lors de ses voyages à Lourdes et à Rome, et qui sont des chefs-d'oeuvre de reportage.
79,00 €
Histoire de ma vie I, II, III et Album Casanova
Gallimard
Respecter une oeuvre longtemps malmenée, et par là renouveler l'image de Casanova ; faire en sorte que l'on considère l'écrivain et non plus seulement l'aventurier, et pour cela établir enfin une édition respectueuse du manuscrit avec lequel se confond l'Histoire de ma vie : tel est le projet de cette entreprise, aujourd'hui achevée. Le texte est scrupuleusement transcrit ; la langue propre à Casanova, respectée en tout point ; les repentirs de l'écrivain, lisibles au bas des pages, comme les notes qui fournissent la "traduction" des mots ou des passages susceptibles de faire difficulté. Au texte d'Histoire de ma vie s'ajoutent d'importants appendices, qui proposent pour l'essentiel des écrits de l'auteur, mais aussi le témoignage de quelques-uns de ses contemporains, qui l'ont connu, lu, aimé, ou qu'il a marqués, durablement.
202,00 €
L'Amant de Lady Chatterley et autres romans
Gallimard
Le plus célèbre des couples nés de l'imagination de D. H. Lawrence est celui que forment Constance, une aristocrate, et Mellors, un garde-chasse. Publié à compte d'auteur en 1928, circulant sous le manteau jusqu'en 1959, encore objet d'un procès pour obscénité en 1960, L'Amant de Lady Chatterley fit scandale, en raison notamment de sa description de la sexualité féminine. Mais il devrait rester dans les mémoires à un autre titre : c'est un très grand livre. Joyce, Woolf, T. S. Eliot ont été sensibles à la guerre que mena Lawrence contre le roman réaliste "à l'ancienne", en faveur de l'effacement de la frontière entre roman et poésie. "Ne me donnez rien de fixe, rien de figé, rien de statique", disait-il. Femmes amoureuses est un roman "jamais contenu, jamais confiné, jamais dominé de l'extérieur". Le réel y est fractal. Lawrence écrit vite puis il reprend ses manuscrits, les révisions sont incessantes, il faut épouser la vérité changeante de l'instant. L'expression doit privilégier non l'achèvement, mais le processus, non la stabilité, mais le vacillement. Toile de fond du recueil de novelettes (La Coccinelle, Le Renard, La Poupée du capitaine) ici joint aux deux grands romans, la guerre de 14 est passée par là, marquant l'écriture de Lawrence. Le soufre des adultères victoriens paraît éventé ? Le romanesque selon Lawrence reste une "bombe". S'engouffrent par la brèche ainsi ouverte "des sentiments nouveaux, vraiment nouveaux, une lignée entière de nouvelles émotions".
76,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Évangiles canoniques et apocryphes
Gallimard
Ce volume rassemble vingt-six textes précédemment parus (à une exception près : l'Évangile de Judas) dans les éditions de la Pléiade respectivement consacrées au Nouveau Testament, aux Écrits apocryphes chrétiens (2 vol.) et aux Écrits gnostiques.

Certains s'intitulent "Évangile", d'autres portent des titres différents, parfois surprenants, mais ils ont tous comme caractéristique commune, depuis les quatre évangiles intégrés au Nouveau Testament jusqu'au Livre du coq, à l'Évangile de Judas (traduction inédite) ou à l'Évangile selon Thomas, de rapporter ce qui concerne Jésus de Nazareth et son entourage immédiat : ses antécédents familiaux, sa naissance, ses faits et gestes, ses discours et ses paroles, sa passion et sa résurrection, ou encore, comme l'Évangile de la vérité, de proposer une réinterprétation méditative de son message. Composés entre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère et la fin de l'Antiquité et transmis en diverses langues, depuis le grec jusqu'à l'éthiopien, ces écrits témoignent éloquemment de la vitalité des traditions et légendes qui se sont cristallisées autour du personnage de Jésus de Nazareth et qui ont nourri l'imaginaire des croyants, des artistes ou des écrivains, aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque contemporaine.

Ils sont offerts ici en une traduction française accompagnée de leur appareil critique intégral et d'une préface inédite.
75,00 €
Œuvres
Gallimard
Ce volume contient plusieurs oeuvres majeures. Initialement, le projet d'Ainsi parlait Zarathoustra, livre ici retraduit, était d'exposer la notion d'éternel retour sur laquelle se concluait Le Gai Savoir. Non seulement Nietzsche y rompt avec le genre aphoristique (auquel il reviendra), mais il y nourrit une ambition plus profonde que ne l'indiquent le lyrisme et le symbolisme de ce poème philosophique. Il espérait en effet y faire entendre la lutte des instincts à l'oeuvre dans sa propre pensée, et faire coexister le pathos musical et l'acuité de la réflexion lorsqu'elle parvient à d'irréductibles contradictions, comme celle de l'éternel retour, notion qu'il nomme aussi "midi et éternité", cette heure illusoirement immobile et sans ombre, éternellement vouée à n'être que fugitive. Le succès dont Zarathoustra a joui après la mort de Nietzsche a parfois occulté le reste de son oeuvre. Or Par-delà bien et mal et Pour la généalogie de la morale offrent un exposé plus abouti de sa pensée. À commencer par sa conception de la "volonté de puissance", sur laquelle il annonce alors préparer un ouvrage. Il abandonnera ce projet, utilisant ce qu'il en avait écrit dans Crépuscule des idoles et dans L'Antéchrist. Le livre publié en 1901 sous le titre La Volonté de puissance par sa soeur est un montage posthume qui falsifi e le projet originel. Chez Nietzsche, "volonté de puissance" désigne un projet et un concept, non un livre. Le volume se clôt sur Ecce homo, qui inaugure une nouvelle forme d'exposition de la pensée philosophique et propose un panorama de l'oeuvre de Nietzsche.
76,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
L'oeuvre de Mikhaïl Boulgakov (1891-1940) est un chant né du silence. Médecin de l'armée blanche pendant la Guerre civile, Boulgakov fut condamné à écrire pour son tiroir. Isolé, muselé, invectivé, traité de "bourgeois" pour avoir pris la défense de Pouchkine, il travailla à se construire posthume. Les conditions étaient réunies pour que naisse un mythe : peu à peu (vingt-six ans après sa mort dans le cas du Maître et Marguerite) sortirent de l'ombre des ouvrages - récits, romans, théâtre - dont la somme constitue un acte de foi dans les plus hautes valeurs humaines.
165,00 €
Les Trois Mousquetaires - Vingt ans après
Gallimard
Dumas découvrit tôt à travers Walter Scott, Shakespeare, Schiller, puis les mémorialistes du passé et enfin Augustin Thierry, que l'histoire pouvait inspirer de grandes oeuvres littéraires. Il fut le romancier de l'histoire. C'est d'abord sous cet angle qu'il est présenté et étudié dans cette édition. Les notes qui accompagnent le texte des deux romans éclairent non seulement les personnages et les allusions historiques de Dumas, mais aussi les sources qui sont nombreuses et variées. Plus d'un lecteur découvrira avec surprise que si Dumas était un merveilleux conteur, il connaissait aussi fort bien l'histoire et que le fond de tableau des Trois Mousquetaires et de Vingt ans après n'est pas une brillante improvisation mais le résultat d'une mise au point sérieuse. Cette édition, présentée et annotée par Gilbert Sigaux, réunit autour des deux célèbres romans de Dumas, une préface où le " cas" Maquet est étudié, une chronologie détaillée de la vie et des oeuvres de Dumas, des notes nombreuses et une bibliographie.
76,00 €
Romans (Tome 1)
Gallimard
1839. "Le roi des romanciers modernes, c'est une femme", déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s'agit pour lui d'ôter sa couronne à Balzac, dont il n'a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c'est elle, "le roi") est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d'Amérique : "Énormité et Douceur." Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l'oeuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu'ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu'elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia - révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 - fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d'amour, d'aventures, noir, humanitaire, social... Pauline est un "roman de l'artiste", veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l'ethnographie et de l'ethnolinguistique, et de l'ethnomusicologie si l'on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l'ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman "industriel" à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au coeur de la science. Nanon enfin récrit l'histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. "Je fais des romans, parce que c'est une manière de vivre hors de moi", dit Sand, prompte à se glisser "dans la peau de [s]es bonshommes", comme elle appelle ses personnages. L'essentiel pour elle est dans le mouvement vers l'autre, quête inquiète et patiente ; ce qu'avait bien senti Janin, qui voyait en elle l'"un de ces grands esprits plein d'inquiétudes qui cherchent leur voie". Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice...), le bon roman exige que soient mêlés "le réel et le poétique". Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c'est l'artiste qui crée le réel, "son réel à lui". Le roman chez Sand a un effet sur "l'emploi de la vie". De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l'idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.
78,50 €
Philosophes taoïstes
Gallimard
La légende rapporte qu'au retour d'une rencontre avec Lao zi, Confucius le décrivit à ses disciples comme aussi insaisissable qu'un dragon, "chevauchant les vents et les nuées". On pourrait en dire autant du dao, "la voie" : l'impossibilité à l'appréhender est le gage de sa toute-puissance. Si Confucius employait déjà ce terme, c'est avec Lao zi, Zhuang zi et Lie zi (autrement dit : Lao tseu, Tchouang tseu et Lie tseu) que le dao prend une signification beaucoup plus large pour devenir à la fois un principe et un moteur. Avec eux naît "l'école du dao". La primauté doctrinale de leurs trois textes ne s'est jamais démentie jusqu'à nos jours. Tandis que le Lao zi peut presque être considéré comme un traité prescriptif, le Zhuang zi propose une oeuvre riche en couleurs et en figures fantasques, et le Lie zi un ensemble de récits où le merveilleux côtoie le quotidien. L'influence de ces trois oeuvres est immense, y compris en Occident.Cette nouvelle édition, qui propose des traductions nouvelles ou récentes, se compose de la première version connue à ce jour du Lao zi - elle était jusqu'à présent inédite en français - et de sa version canonique, de la version classique du Zhuang zi en trente-trois chapitres, et du Lie zi intégral en huit chapitres. Ce volume forme désormais un diptyque avec le Huainan zi (tome II des Philosophes taoïstes dans la Pléiade), établi selon les mêmes principes en 2003.
69,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
L'Abbaye de Northanger
Gallimard
«Alors que vers la fin du XVIIᵉ siècle le roman noir semait ses naïves terreurs dans les foyers anglais, Jane Austen, née en 1775 et qui écrit depuis l'âge de douze ans, ne s'intéresse ni à l'histoire ni à la politique ni aux fantômes. Elle n'a de goût que pour la vie - la vie telle qu'un œil acéré peut en surprendre les manèges dans un salon, voire une salle de bal où les jeunes gens dansent, tandis que leurs parents évaluent rentes et dots. [...]Dans ce chef-d'œuvre, qu'elle a remanié en 1815, Jane Austen, sans doute l'un des esprits les plus implacablement satiriques de toute la littérature, traite sa protagoniste non comme une créature de chair et d'os, à l'instar de tous les romanciers, mais bel et bien comme une héroïne de roman égarée au milieu de conjonctures qui, par rapport aux habitudes du genre, la rabaissent aux yeux du lecteur.Et c'est avec une allégresse féroce que Jane Austen nous la montre se comportant, à la moindre occasion, en référence à son livre de chevet, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, publiés en 1794, juste avant qu'elle ne commence elle-même L'Abbaye de Northanger.Ainsi parodiait-elle le roman gothique et ses candides lecteurs, promis aux mêmes déboires que Don Quichotte intoxiqué par les ouvrages à la gloire de la chevalerie. Et ainsi, du même coup, annonçait-elle et énonçait-elle l'idée qui serait plus tard au cœur de la modernité, et selon laquelle la vie finit toujours par imiter l'art.»Hector Bianciotti.

Présenté et annoté par le traducteur

«À voir Catherine Morland telle qu'elle était dans son enfance, personne n'eût imaginé qu'elle fût destinée à être une héroïne...»
11,50 €
Le pauvre cœur des hommes
Gallimard
Quelle vie plus calme en apparence, plus unie, plus heureuse que celle de Natsume Sôseki ? Il naît en 1867 à Edo, l'ancienne Tokyo, étudie l'anglais, enseigne dans les écoles secondaires de 1893 à 1900 et passe en Angleterre trois années à l'issue desquelles on le nomme chargé de cours à l'Université impériale de Tokyo. Son premier roman, Je suis un chat, d'emblée le rend célèbre et lui permet d'entrer au grand quotidien Asahi. Après une existence discrète et retirée, il meurt en 1916. Le pauvre coeur des hommes est le plus représentatif sans doute des romans du Meiji. De tous les écrivains qu'a produits cette ère, nul n'exerça une influence aussi prestigieuse que Sôseki. C'est que cet ami de l'Occident ne s'était pas coupé de sa propre culture : il s'était nourri des lettres chinoises et formé à la méditation qu'enseigne le bouddhisme zen. Sa vie tout unie cachait une âme douloureuse : obsédé par l'inéluctable "péché qui est sur l'homme", ce solitaire analyse et absout le coeur humain, mais non sans avoir pris sur soi, comme pour l'expier, ce qu'il tient pour l'irrémédiable misère de la condition humaine.
14,10 €
L'année de la pensée magique
Grasset
Une soirée ordinaire, fin décembre à New York. Joan Didion s'apprête à dîner avec son mari, l'écrivain John Gregory Dunne - quand ce dernier s’écroule sur la table de la salle à manger, victime d'une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, Didion essaiera de se résoudre à la mort du compagnon de toute sa vie, tout en s'occupant de leur fille, plongée dans le coma suite à une grave pneumonie. La souffrance, l'incompréhension, l'incrédulité, la méditation obsessionnelle autour de cet événement si commun et pourtant inconcevable : dans un récit impressionnant de sobriété et d'implacable honnêteté, Didion raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, la plus indicible expérience - et sa rédemption par la littérature. « Quintessence du style, son écriture est la fusion du feu et de la glace. Laconique, tenue, sèche, cruelle et lyrique à la fois. (…) Disons que ce serait la version féminine de Samuel Beckett, en lunettes noires, qui siroterait un cocktail au bord d’une piscine californienne. Disons que s’il y avait des “premières dames” de la littérature américaine, Joan Didion serait sa Jackie Kennedy. » (Myriam Anderson, Le Figaro Magazine, 9 septembre 2006)
19,20 €
Ma chambre à moi
Leduc
Est-ce que tu es devenue celle que tu t’étais promis d’être ?

Figure incontournable de la scène musicale internationale, Yael Naim explore depuis plus de deux décennies de nouveaux horizons artistiques. Dans ce livre, elle s’interroge sur ce que signifie être une femme, une artiste indépendante, une mère et une citoyenne du monde. Elle s’y dévoile comme jamais auparavant, revisite avec une grande honnêteté son parcours, ses choix, le succès mondial de « New Soul » en 2008 qui a marqué un tournant dans sa carrière, ainsi que les profondes transformations intimes qui ont façonné sa vie. Femme, artiste, mère et personnalité engagée, Yael Naim livre le récit d’une femme libre, en quête de sens, qui explore avec sincérité les liens entre création, identité, transmission et humanité.

Autrice-compositrice-interprète et réalisatrice franco-israélienne, Yael Naim est devenue une figure incontournable de la scène musicale française et internationale, notamment depuis son tube « New Soul ». Elle a toujours fait de sa vie son art, et inversement : innover, explorer et partager.
19,90 €
Le Pavillon des Sept Princesses
Gallimard
Le Pavillon des Sept Princesses, en persan Haft Paykar ou «Les Sept Icônes», composé en l'an 1197 de notre ère par le poète Nezâmî de Gandjeh en Azerbaïdjan, est le chef-d'œuvre narratif absolu de toute la littérature musulmane médiévale, l'épopée lyrique et mystique où une civilisation entière s'est reconnue. Aucun livre poétique n'a été, en Islam d'Orient, plus médité, calligraphié, enluminé que ce songe visionnaire d'un prince initié à la sagesse, au cours d'une semaine fantasmagorique, par les sept récits de ses sept épouses, chacune logée sous une coupole astrale à la couleur de son signe stellaire ; car à chaque récit correspond une nouvelle teinte de l'âme.Le traducteur, érudit polyglotte pétri de plusieurs cultures, spécialiste reconnu de l'Asie Centrale médiévale et moderne, propose ici une traduction flamboyante et passionnée, poétique et inspirée, portée par un souffle épique mais attentive aussi aux plus fines nuances ; par un remarquable travail sur la langue, il nous entraîne, dirait-on, à la source même du poème, restitue l'éblouissante richesse de l'original, son ampleur, sa complexité, ses foisonnantes beautés.

Chef-d'œuvre de la littérature musulmane médiévale, Le Pavillon des Sept Princesses (1197) marque l'apogée du récit proche-oriental (dont les Mille et Une Nuits ne furent qu'une ébauche populaire).
35,00 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahābhārata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a pas cessé d'être présent à la conscience hindoue. Ce «grand poème du monde» raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava. Ce premier volume expose les origines fabuleuses des personnages, l'enfance des héros, les premières violences et le partage inégal du royaume. Au cours d'une fameuse partie de dés, le sort du royaume se décide : l'aîné des Pandava perd tout au profit des Kaurava, y compris ses frères, lui-même et l'épouse commune des cinq frères, la princesse Draupadi. Les Pandava partent pour 13 ans en exil dans la forêt avec leur épouse. Années d'obscurité, montée des périls, où interviennent dieux et démons, où l'on acquiert des armes meurtrières. En dépit des efforts de Krishna, «avatar» de Vishnou descendu sur la terre, tout laisse craindre la fin des temps. Ce volume se termine à la veille de la grande bataille de 18 jours (Livre I à V). Il sera suivi d'un second volume.
7,00 €
De serpents galants et d'autres
Gallimard
Les contes populaires ont une origine très ancienne au Japon. Dès le début de la littérature japonaise, au VIᵉ siècle, ils ont été transcrits dans des chroniques anciennes ; ils conservent à ce titre leur caractère primitif, presque religieux, ce qui les rapproche davantage des mythes que les contes occidentaux, de transcription plus récente. On trouve donc, dans tous les contes, trace de la présence divine. Les êtres humains surnaturels qui, sous une forme animale, rendent visite aux humains viennent d'un au-delà imaginaire. Le présent recueil rassemble essentiellement des contes relatant la venue sur la terre de divinités animales qui, pour accomplir quelque mission, épousent des humains. En pareille situation, elles éprouvent certaines difficultés à garder l'incognito, et la révélation de leur véritable nature provoque la séparation. Parabole de la destinée humaine ? Ces contes proviennent de toutes les régions du Japon. Ils ont été rassemblés et choisis par les traducteurs de manière à former un florilège d'hymnes à l'amour transcendé ; par leur teneur, par leurs thèmes, ils ont valeur universelle ; mais par-delà leur variété et le pittoresque de leurs détails, on y sent battre le coeur profond du Japon.
14,10 €
L'Art d'être grand-père
Flammarion
L'Art d'être grand-père (1877) est le testament poétique de Victor Hugo : à soixante-quinze ans, il écrit ses derniers vers. Entièrement dédié à ses petits-enfants Georges et Jeanne, le recueil marque une parenthèse intimiste au sein d'une oeuvre majoritairement engagée, et livre une ode à l'innocence enfantine. Longtemps méconnu, "L'Art d'être grand-père, dit Aragon, est un livre d'avenir". C'est qu'il ne s'agit pas seulement "d'obéir aux petits" et de sourire à leurs enfantillages : Hugo, parvenu à l'âge de savoir pardonner, se dévoile apaisé et plein d'espoir, lui "qu'un tout petit enfant rend tout à fait stupide".
7,40 €
Le Roman de l'anneau
Gallimard
Œuvre du prince Ilangô Adigal, moine ermite, Le roman de l'anneau fut composé entre le IIIᵉ et le VIIᵉ siècle de notre ère. Foisonnante d'aventures, de catastrophes, de tableaux de mœurs (guerriers ou libertins), l'histoire douloureuse de Kannaki et de Kôvalan, qui se marient au début du livre et qui, «enroulés l'un à l'autre comme deux serpents noirs», connaissent d'abord l'amour parfait, illustre à la fois la civilisation tamoule et la philosophie du bouddhisme. L'auteur, qui ne manquait pas d'esprit critique, définit ainsi ce qu'il a voulu faire : «Dans un langage clair et châtié, ce roman décrit et l'amour et la guerre, les chansons, le théâtre, les formes de la danse, y compris la danse d'amour, et bien d'autres sujets.»
11,50 €
Psaumes du pèlerin
Gallimard
De 1598 à 1650 - à deux ans près les dates de Descartes - vivait dans le Deccan, au cœur du pays marathe, un boutiquier des plus humbles, et même des plus humiliés puisqu'il appartenait à la dernière des castes, celle des choudras. Un illettré, au sens actuel du mot, un véritable analphabète. Négligeant un beau jour les siens, le voilà qui se réfugie dans la jungle, en prière. Bien des femmes chez nous font encore les cafés, pour en arracher leur homme ; la femme du boutiquier courait elle aussi les collines afin de leur dérober ce nouvel amant de Dieu. Mais les affaires ennuyaient Toukârâm, notre boutiquier, qui s'occupait plutôt d'apprendre par cœur les 36000 vers du Jnânechvarî, cet illustre commentaire de la Bhagavad-Gitâ qu'à la fin du XIIᵉ siècle Jnândév composait à l'usage des petites gens. Bientôt, il sut aussi les 20000 vers du Bhâgavata d'Eknâth, le brahmane acquis à la mystique et qui se voulait «brique rouge», rien de plus, «sous les pieds de l'enfant-dieu».«Je n'ai pas lu les livres», chantera un jour Toukârâm. Sans doute, mais il avait écouté le chant de ses deux maîtres, et sur les routes empoussiérées, l'Inde marathe tout entière scande aujourd'hui les Psaumes du pèlerin, l'œuvre du choudra illettré.
11,00 €
Au cabaret de l'amour
Gallimard
Kabîr naquit vers 1440 et mourut en 1518 après avoir vécu l'humble vie de tisserand. Ses Paroles sont à l'origine du mouvement religieux des Kabîr-Panthi (4 millions d'adhérents) ; les Sîkh eux aussi le tiennent pour un de leurs maîtres. Musulman d'ascendance - car Kebir, en arabe, signifie "grand" -, Kabîr s'était pourtant assimilé à l'hindouisme. Il subit l'influence de Râmânanda et du Hatha-Yoga, puis, à la suite d'une "illumination", prêcha les petites gens. Pandits, mollahs, yogis, tous ceux qui vivent en parasites des religions, il les condamnait. Il veillait à se garder "du Véda comme du Coran". Ainsi que Toukârâm, le mystique marathe, il aspirait à l'union directe avec Râm, l'Absolu, qui transcende toutes les sectes. On l'accusa donc de vouloir se diviniser, ainsi qu'à Bagdad un peu plus tôt Mansûr Hallâj. Plus chanceux, il échappa de peu au supplice. Aujourd'hui, musulmans et hindous se reprochent mutuellement de l'avoir persécuté. La belle traduction de Charlotte Vaudeville colle à ce chant si simple et fulgurant, très modeste et plus ambitieux encore, celui d'un homme qui répudie à la fois le syncrétisme banal et les arcanes de l'ésotérisme, et qui, prophète une fois de plus de l'Unité, à ce titre doit toucher l'agnostique aussi bien que le croyant.
11,00 €
Hernani
Flammarion
En imposant Hernani, chef-d'oeuvre du drame romantique, à la Comédie-Française, temple du classicisme, Victor Hugo fut à l'origine de l'une des plus célèbres batailles de l'histoire littéraire. "Tissu d'extravagances", fruit d'un "esprit humain affranchi de toute règle et de toute bienséance", selon la censure, Hernani marquait l'avènement d'un théâtre mariant le sublime au trivial et investi par le lyrisme, l'épique et la politique. Drame historique retraçant l'accession à l'Empire de Charles Quint, comédie d'intrigue mettant en scène un roi, un vieillard et un bandit épris de la même femme, tragédie héroïque sous-tendue par la loi de l'honneur aristocratique, Hernani incarne le mélange des genres. Consacrant le triomphe de l'avant-garde artistique, la création de cette pièce flamboyante, au printemps 1830, entérinait la révolution française du goût. DOSSIER - La réception de l'oeuvre - Fortune d'Hernani à la scène - Le vers hugolien - Histoire et politique dans Hernani.
3,20 €
Crime et châtiment - Collector
Pocket
Grand classique de la littérature russe en version collector : une plongée dans la psyché d'un meurtrier et les conséquences de son crime.

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikoff doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce " songe monstrueux ", il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu'à ce qu'il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.

Œuvre majeure de la littérature russe, *Crime et Châtiment* est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikoff son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l'Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.

Traduit du russe par Victor Derély

*@ Disponible chez 12-21*

L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
10,50 €
Sarah Bernhardt
Tallandier
Vénérée pour la virtuosité de son jeu, son incroyable vaillance et ses audaces, ou dénigrée pour son anticonformisme et ses outrances médiatiques, jamais star n’a autant déchaîné les passions que Sarah Bernhardt (1844-1923), dont le seul nom reste une légende.

Celle qui fut la muse des plus grands écrivains et des plus célèbres portraitistes de son temps, avant d’inspirer romanciers et cinéastes, ne fut pas seulement une actrice géniale. La mythique « Voix d’or », comme la surnommait Victor Hugo, cumulait tous les talents, également auteure, peintre et sculptrice de renom. Révulsée par la misère, l’injustice et l’intolérance, elle ne cessa de lutter contre la peine de mort et combattit pour les droits des femmes.

On croyait tout connaître de « la Divine », mais l’ouverture de sources longtemps inaccessibles a permis de découvrir des aspects insoupçonnés de cette personnalité brûlante. C’est la vie de cette femme étonnamment moderne que ressuscite Hélène Tierchant avec une plume vivante et délicate.
11,00 €
Chatterton
Flammarion
Selon Alfred de Vigny, Chatterton aurait été composé en dix-sept nuits, sous le signe du silence et de l'ascèse, dans les affres d'une création vouée à un dessein élevé : mettre en scène un poète maudit afin que le public s'émeuve du sort des artistes pauvres. Pour y parvenir, Vigny s'inspire de la brève existence du poète Thomas Chatterton, qui s'est donné la mort à la veille de ses dix-huit ans, après avoir souffert de l'humiliation et de la faim. À partir de l'exemple d'un seul, le dramaturge entend toucher le coeur de tous. Certains ont lu dans Chatterton une apologie du suicide, d'autres une pièce étrange car sans action. Ce "drame de la pensée" a toutefois remporté un triomphe à sa création, en 1835, et nombreux furent ceux qui se reconnurent en Chatterton. DOSSIER - Création et réception - Chatterton et les poètes maudits - L'anglomanie littéraire au XIXᵉ siècle.
7,90 €
Théâtre complet
Flammarion
Sophocle a renouvelé les sujets tragiques en proposant un équilibre inédit entre la fatalité et la volonté. Le trait commun aux sept pièces qui nous sont parvenues est, en effet, le développement donné à l'étude des caractères. Complexes, changeants, soumis à leurs passions, les personnages sont la plupart du temps les ressorts du mouvement dramatique. Isolé par destination, le héros n'est jamais essentiellement solitaire. Il demeure justiciable de la commune mesure. Ce volume contient : Ajax - Antigone - Électre - Œdipe roi - Les Trachiniennes - Philoctète - Œdipe à Colone - Les Limiers.
9,70 €
On ne badine pas avec l'amour
Flammarion
Camille et Perdican sont promis l'un à l'autre mais Camille ne l'entend pas de cette oreille : fidèle aux principes qu'on lui a inculqués au couvent, elle se méfie de la légèreté de son cousin qui, déçu, fait sa cour à Rosette, paysanne et amie d'enfance. Un jeu dangereux d'orgueil et de jalousie se met alors en place entre les trois jeunes gens. Proverbe marqué par le désenchantement autant que par la liberté du romantisme, On ne badine pas avec l'amour (1834) décrit l'aveuglement de personnages pour qui le coeur et la parole semblent irrémédiablement désaccordés : c'est l'innocence qui en paiera le prix. DOSSIER - Dire l'amour dans l'oeuvre de Musset - Les jeux du coeur et de la parole dans On ne badine pas avec l'amour - Jeux de scènes : un théâtre à (ré)inventer - Jeux de société : une pièce au miroir de son temps.
3,00 €
Sherlock Holmes
Gallimard
Une adresse londonienne, 221B Baker Street, louée à une certaine Mrs. Hudson et dotée d'un bow-window par lequel observer la rue et méditer sur l'existence en attendant que frappe à la porte la nouvelle aventure ; un narrateur, le docteur Watson, colocataire du 221B et qui consacre ses loisirs à mettre en forme les notes qu'il a prises au moment où les enquêtes dont il était le témoin ou l'auxiliaire battaient leur plein ; un ennemi juré, le professeur Moriarty, véritable génie du mal, également appelé le "Napoléon du crime" (ce qui n'est pas peu dire, pour des Britanniques), qui ne l'emportera pas au paradis et dont la chute fera couler beaucoup d'encre ; et comme il se doit un héros, Sherlock Holmes, "détective consultant" de son état, alternativement muni d'une canne, d'une loupe, d'une pipe ou d'un violon, et équipé par ses illustrateurs d'une casquette de chasse qui deviendra son emblème. Non content de posséder une mémoire prodigieuse, Holmes a une autre particularité remarquable. Aux yeux de cet authentique sémiologue, la réalité est un réseau de signes qui ne demandent qu'à être déchiffrés. Dans d'autres circonstances, il eût reconstitué tout un dinosaure à partir d'un osselet. Dans les situations désespérées qu'il affronte, il se révèle l'ultime recours des victimes. Le chevalier Dupin de Poe ou l'inspecteur Lecoq de Gaboriau n'ont qu'à bien se tenir. Holmes a d'ailleurs peu d'estime pour ces collègues. Au reste, il n'est pas toujours commode, et c'est sans doute ce qui fait son charme, et une partie de celui des récits dont il est le protagoniste. D'humeur variable, probablement bipolaire, phobique, mégalomane, parfois hautain, plus ou moins sociopathe, plutôt misogyne (il ne faudra pas moins qu'une Américaine, Irene Adler, pour lui faire manger son chapeau), il moque volontiers son ami Watson, dont le dévouement est pourtant sans faille et qui est pour lui ce que fut Boswell pour Samuel Johnson. C'est que Holmes est aussi troublé que troublant. Il eût été étonnant qu'il n'y eût pas un prix à payer pour détenir un talent tel que le sien. Mais lorsqu'il est sur une piste, on le suit où qu'il aille. Car sans rien abdiquer de son propre mystère, il fait du monde un espace intelligible. Quatre romans, cinquante-six récits réunis en cinq recueils - le tout formant le canon holmésien -, sans oublier quatre histoires dites extracanoniques parce que leur auteur n'a pas souhaité les faire figurer au nombre de celles qu'il revendique, tel est le corpus intégralement retraduit pour cette édition en deux volumes.
68,00 €
La Dame de Monsoreau (IV et V), Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
La Reine Margot, La Dame de Monsoreau (I à III)
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
68,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
La Reine Margot - La Dame de Monsoreau - Les Quarante-cinq
Gallimard
Inaugurée en 1844 avec Les Trois Mousquetaires, la série des grands romans historiques d'Alexandre Dumas se poursuit avec La Reine Margot, La Dame de Monsoreau et Les Quarante-cinq, qui paraissent dans La Presse, puis dans Le Constitutionnel, en 1845, 1846 et 1847. Mettant en scène la cour des derniers Valois, Catherine de Médicis, sa fille Marguerite, ses fils Charles IX, Henri III et François d'Anjou - sans oublier Henri de Navarre, le futur Henri IV - ces romans forment à eux trois le "cycle" dumasien consacré à la fin de cette dynastie. Ils ont pour cadre l'une des périodes les plus violentes de l'Histoire de France, celle des guerres de Religion. Les trois romans se déploient de 1572 à 1585, sur fond d'intrigues de cour, d'alliances, de trahisons et de complots, mais aussi de fêtes, d'amours et de plaisirs. Dumas y retrace l'agonie d'une dynastie et l'effondrement progressif d'un royaume en proie à la haine, à l'ambition et au fanatisme. Plus sombres que les autres grands récits deDumas, ils forment à la fois une fresque historique, une tragédie humaine et une méditation sur le pouvoir. Dumas y réinvente le drame de la Renaissance au temps du romantisme. La force de ses romans est telle que les beautés de sa fiction sont devenues les vérités de notre imaginaire. Alors que paraissent ces livres, l'écrivain doit faire face à de virulentes attaques. Le 15 février 1845, Eugène de Mirecourt publie un pamphlet dans lequel il l'accuse d'emprunts et de plagiats, et dénonce une littérature facile et industrielle. Dans une "Lettre parisienne" ici reproduite en appendice, Delphine de Girardin défend Dumas et le dépeint comme un "géant de paroles, qui écrit avec une plume de sept lieues". Pour sa part, Sylvain Ledda consacre un texte à l'un des sujets mis en avant par les détracteurs de Dumas : sa collaboration avec Auguste Maquet, sur quoi on dit volontiers (de 1845 à nos jours) tout et son contraire, et qu'il n'était pas inutile de clarifier. Chaque roman est ici suivi des documents historiques utilisés par Dumas (et Maquet) et qui sont pour la plupart contemporains de l'action. Un acte d'Henri III et sa cour (1829), l'un des grands succès de Dumas au théâtre, témoigne de la place centrale qu'occupe ce roi dans son esprit. Les plans manuscrits de La Dame de Monsoreau et des Quarante-cinq sont intégralement retranscrits. Et l'on trouvera après Les Quarante-cinq des extraits des suites que d'autres auteurs (dont Maquet) ont données à ce roman et qui ont joué un rôle dans la construction de l'image de Dumas. Est enfin proposé, en appendice au second volume, un texte des Grands Hommes en robe de chambre consacré à l'assassinat d'Henri IV ; la correspondance de Dumas donne en effet à penser que l'événement aurait pu être traité par lui dans une continuation des Quarante-cinq - tout comme, d'ailleurs, celui d'Henri III. Le "cycle des Valois" forme aujourd'hui une apparente "trilogie" ; mais ce n'en était pas une dans l'esprit de Dumas.
136,00 €
Tokyo Detective
Points
LA SUITE DE *TOKYO VICE*

Enquêtes, crimes et rédemption au pays du soleil-levant.

Après avoir fait tomber l’un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l’ancien journaliste Jake Adelstein s’est reconverti en détective privé. Il traque les yakuzas devenus hommes d’affaires. Mais la catastrophe de Fukushima vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où on ne l’attendait pas et touche ses amis les plus proches. Jake est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ?

*« Un nouvel opus qui entremêle enquêtes décapantes sur la pègre japonaise et cheminement spirituel. » L’Express*

Jake Adelstein est journaliste d’investigation. Il est l’auteur de *Tokyo Vice*, succès mondial adapté en série (sur Canal +), du *Dernier des Yakuzas* etde *J’ai vendu mon âme en bitcoins*, tous disponibles chez Points. Il vit au Japon depuis trente ans.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Doug Headline
9,90 €
Petite sale
Points
Lutte des femmes, lutte des classes, mêmes combats.

Catherine est pauvre. Catherine fait sale. Catherine parle peu. Au Domaine, elle fait partie de ces travailleurs invisibles grâce à qui la ferme tourne.

Monsieur, lui, est riche. Il ne parle pas non plus – il tonne. Et il possède tout. Mais quand sa petite-fille de quatre ans disparaît un jour glacé de 1969, il perd quelque chose d’inestimable.

Dans cette vallée de champs de betterave, deux flics parisiens débarquent alors. Le village entier semble englué dans le silence. À commencer par Catherine, qui est la dernière à avoir vu la petite…

« Louise Mey, désormais une référence incontournable. » *Causette*

« Un roman puissant, révélateur de la violence des rapports de domination de classe et de genre. » *Télérama*

Louise Mey vit à Paris. Autrice de roman noir et de thriller, elle a également écrit pour le théâtre et pour la jeunesse. *La Deuxième Femme*, publié en 2020 aux éditions du Masque, a été finaliste du prix Maison de la presse et du prix Landerneau et a reçu le prix Robin Cook. Son deuxième roman, *Petite sale* a reçu le Prix Landerneau Polar 2023.
9,30 €
L'Emprise du chat
Points
« Un polar bien noir qui caresse dans le sens du poil, et redonne le sourire tout en faisant réfléchir. »

L’ALSACE

Léa Bernard a été découverte morte dans son appartement près de la Grand’Place à Lille. La jeune hôtesse d’accueil travaillait à Genève pour une exposition de cadavres plastinés, procédé interdit en France. Serait-ce là un début de piste pour la commissaire Romano et son adjoint Tellier ? Et comment la victime a-t-elle été empoisonnée ? Alors que ses chats, Ruru et Mandela, lui mènent la vie dure, Romano poursuit un seul objectif : tirer au clair cette ténébreuse affaire…

Sophie Chabanel a publié huit romans et essais. En parallèle à son travail d'écriture, elle anime des formations et ateliers d'écriture pour des entreprises et associations. Voici le troisième opus des enquêtes de la commissaire lilloise, toutes parues chez Points.
8,70 €
À sang perdu
Points
« Un premier roman à la fois maîtrisé, d'une intensité quasi existentielle, et totalement inattendu de par sa violence et sa rugosité. »

VOGUE

Wyatt Smith vit seul avec sa sœur jumelle, Lucy, dans un ranch isolé de l’Utah. Un matin, sans mobile apparent, une adolescente au regard fiévreux décime la moitié de leur troupeau à l'arme automatique, les condamnant à une faillite certaine. Fou de rage, ignorant à quel point elle est dangereuse, le jeune homme se lance à sa poursuite. Au cœur de paysages grandioses et inhospitaliers s'engage alors une équipée sauvage de douze jours où il croisera la route de bikers sanguinaires et de membres des cartels.

Rae DelBianco a grandi en Pennsylvanie où elle a été éleveuse de bétail. Après des études à l'université, elle s’est installée dans le New Jersey et y a écrit son premier roman. À sang perdu est la révélation d’une voix puissante de la littérature américaine.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
7,50 €
Opération Napoléon
Points
Un avion s'écrase dans le blizzard. Très vite, la glace du Vatnajökull l'engloutit. À l'intérieur, agents américains et officiers allemands ont compris. Ils vont mourir gelés, emportant avec eux l'un des plus lourds secrets du XXe siècle. Quand l'avion reparaît cinquante ans plus tard, il menace de faire de nouvelles victimes. Car le silence des morts s'achète parfois au prix de celui des vivants...

« Il aurait sans doute mieux valu que ce glacier garde l'avion éternellement »
9,30 €