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Résultats de recherche pour 'LANGUE AU CHAT' (9382)

Poésie d'Afrique au sud du Sahara
Points
Par-delà les frontières, Bernard Magnier a réuni des textes écrits en français, traduits de l’anglais, du portugais, mais aussi du swahili, du peul, du haoussa, du yoruba, du pidgin-english, de l’afrikaans ou du créole cap-verdien et de bien d’autres langues africaines.

Les poèmes se côtoient, sans autre classement que l’ordre alphabétique du nom de leurs auteurs et autrices. Ils témoignent des convulsions du continent, dénoncent la dureté du quotidien, les furies des humains, les douleurs de l’exil mais ils célèbrent aussi la beauté, les amours, les engagements et offrent une écoute attentive aux bruissements du monde.

Des formes classiques ou empruntées à des modèles issus de la tradition jusqu’aux textes de la scène, des chansons et des slams, les voix se mêlent et tissent une mosaïque vibrante de l’Afrique subsaharienne d’aujourd’hui.

280 poèmes – 240 poètes – 30 langues

Édition augmentée de 80 nouvelles voix contemporaines

Bernard Magnier est journaliste. Spécialiste des littératures africaines, il a créé et dirigé la collection « Lettres africaines » chez Actes Sud. Ouvert également à d’autres horizons, il programme et anime de multiples rencontres et festivals littéraires.
14,90 €
Les Survivants
Points
Un crash d'avion, 45 passagers, 27 survivants. Puis 16.

Le récit choc d'une terrible histoire vraie.

Le 13 octobre 1972, l’avion qui transporte une équipe uruguayenne de rugby et leurs proches s’écrase dans les Andes à la suite d’une erreur de pilotage. Les recherches lancées par l’Uruguay, le Chili et l’Argentine demeurent infructueuses. Des 45 passagers, 27 ont réchappé au crash et tentent d’organiser leur survie. Deux semaines plus tard, une avalanche submerge les débris de l’avion qui leur sert de refuge, les rendant plus vulnérables encore. Perdus sans provisions dans une montagne hostile, ils auront recours à toutes les solutions pour subsister, y compris la plus extrême. Un miracle de survie, d’entraide et d’abnégation.

Piers Paul Read est un romancier britannique, choisi par les survivants pour raconter leur histoire. Traduit en une douzaine de langues, son récit a été adapté au cinéma par Frank Marshall en 1993.

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Marcel Schneider
9,90 €
Les Trophées & Poésies complètes
Points
L'unique recueil du grand poète parnassien

*Illuminant les bois d’un vol de pierreries,

De grand oiseaux passaient sous les voûtes fleuries

Et dans les lacs d’argent pleuvait l’azur des cieux.*

Grand poète parnassien reconnu et célébré, José-Maria de Heredia n’a publié qu’un recueil : *Les Trophées*. À travers ces poèmes, il retrace l’histoire mondiale de l’Antiquité à la Renaissance (la Grèce et la Sicile, Rome et les barbares, le Moyen Âge et la Renaissance, l’Orient et les Tropiques). La finesse et la précision de sa langue servent ici les divers portraits des civilisations et des grandes conquêtes qui ont marqué le monde. Le présent recueil rassemble la totalité de sa poésie.

José-Maria de Heredia est né à Cuba en 1842. Venu en France, il intègre l’École des Chartes et voit ses poèmes diffusés dans des revues littéraires. *Les Trophées* ont paru en 1893. Il a été élu à l’Académie française en 1894.
9,90 €
Vous êtes de moins en moins réels
Points
*Je réfléchis depuis longtemps

À la forme maximale de cruauté

Mais je n’ai rien trouvé d’autre qu’une journée

et une nuit et une autre journée et une autre nuit*

Laura Vazquez propose à travers cette anthologie une sélection de poèmes, dont certains inédits, publiés entre 2014 et 2021. À travers une écriture alerte et dépouillée, ses poèmes évoquent des thématiques essentielles telles que le corps, le langage ou les êtres humains. Les images qui tissent sa poésie construisent un univers animiste qui hypnotise et bouscule notre vision du monde et de sa réalité, donnant à entendre l’une des voix les plus singulières et percutantes de la création poétique contemporaine.

Née en 1986, Laura Vazquez est poète et a signé un premier roman, *La Semaine perpétuelle* (Mention spéciale du prix Wepler 2021). Ses poèmes ont été traduits dans de nombreuses langues, et elle donne régulièrement des lectures publiques en France ou à l’étranger. Elle co-dirige la revue littéraire *Muscle*.
9,30 €
Les Élégies de Duino
Points
« Nulle part, ô bien-aimée, le monde

ne sera comme à l'intérieur de nous-mêmes.

Notre vie s’use en transfigurations.

Et de plus en plus mince, le dehors, disparaît. »

L’écriture des Élégies de Duino, débutée entre Venise et Trieste en 1912, fut achevée dix ans plus tard en Suisse, en même temps que la rédaction des Sonnets à Orphée. Dans ces poèmes, la mort n’est plus seulement le « fruit qui mûrit à l’intérieur de la vie », mais « la face cachée de l’existence – l’autre côté de la nature... ».

Chant nostalgique, célébration de l’enfance, méditation sur l’amour et la mort, ces deux recueils constituent le chef-d’œuvre poétique de Rilke.

Né à Prague en 1875, Rainer Maria Rilke, le célèbre auteur des Lettres à un jeune poète, est le plus grand poète de langue allemande du début du siècle. Les Élégies de Duino, Les Sonnets d'Orphée, Histoires pragoises et Le Testament sont également disponibles en Points.

Traduit de l'allemand par Lorand Gaspar et Armel Guerne

Édition bilingue
9,30 €
En Attendant Le Vote Des Betes Sauvages
Points
Le président Koyaga est un maître chasseur… et un dictateur de la pire espèce. Lors d'une cérémonie purificatoire, un griot des chasseurs et son bouffon lui racontent sa propre vie, sans omettre les parts d'ombre et de sang. Après avoir fait la guerre d'Indochine, Koyaga a en effet pris la tête de la République du Golfe en usant de la sorcellerie et de l'assassinat. Accompagné de son âme damnée Maclédio, il a parcouru l'Afrique, prenant des leçons auprès de ses collègues en despotisme. On n'aura guère de peine à reconnaître au passage Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Bokassa, Mobutu. Prix du Livre Inter, 1999. Ahmadou Kourouma (1927-2003) est l'un des écrivains majeurs du continent africain depuis Les Soleils des indépendances (1970). Il est notamment l'auteur de Allah n'est pas obligé (prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens, 2000). Le Grand Prix Jean Giono, pour l'ensemble de son œuvre, lui a été décerné en 2000. "Puissance, chatoiement de langue empreint d'aphorismes, de proverbes, de petit nègre et de geste de conteur" L'Express
11,95 €
J'ai réussi à rester en vie
Points
Il est mort. Je lis le journal, je prends mon petit déjeuner. Il est mort. Je n’oublie pas mes clés, de nourrir le chat, d’arroser les plantes. Il est mort. Je réponds aux questions de mes étudiants, je rédige un article. Il est mort. Mon amour, mon mari depuis quarante-sept ans est mort et je suis encore là. Veuve. Amputée de lui. Il a lâché ma main, je vacille. Comment continuer à vivre maintenant ?

Née en 1938, Joyce Carol Oates, professeur de littérature à l’université, est une nouvelliste et romancière prolifique. Eux, Les Chutes (prix Femina étranger 2005) et La Fille du fossoyeur, notamment, sont disponibles en Points. J’ai réussi à rester en vie est le récit du deuil de son mari.

« Sans renoncer à sa lucidité et à son humour légendaires, cette écrivaine renommée montre d'elle un visage méconnu et particulièrement attachant. »

L’Express

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban
10,80 €
L'Amour d'une honnête femme
Points
« La maison dans laquelle ceci se passe ne ressemble en rien à la maison du rêve. » Cette vie paisible dans un pavillon de banlieue, Amy, Karin et Pauline l'ont pourtant âprement désirée. Jeunes filles, elles croyaient qu'en se mariant et en fondant une famille leurs rêves seraient enfin comblés. Aujourd'hui, face au vide de leurs journées, elles réalisent que le temps a passé et qu'elles sont restées spectatrices de leur existence. Demain sera-t-il meilleur ?Alice Munro est née en 1931 au Canada. Lauréate du prix Gouverneur général (le prix littéraire le plus prestigieux du Canada) et du Man Booker Prize en 2009, unanimement admirée (Joyce Carol Oates, Jonathan Franzen, Cynthia Ozick…), son œuvre est traduite dans de nombreuses langues.Traduit de l'anglais (Canada) par Geneviève Doze
12,50 €
Quand j'avais cinq ans je m'ai tué
Points
Il voulait voir s'envoler les minutes...

Gil n'a que huit ans. Mais son petit coeur a

déjà connu de bien grands sentiments. Trop

grands. Trop forts...

À cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici

dans une résidence spécialisée. Seul, face à la

bêtise des adultes qui transforment ses rêves

en symptômes cliniques, et son amour en

attentat. Seul dans une forteresse de silence.

Qui pourra l'y rechercher ?

Une émotion pure, dans une langue merveilleusement

préservée.
7,90 €
Une tempête
Points
Un navire sombre dans les eaux furieuses d’une tempête infernale. Depuis l’île où il a été exilé à la suite d’un funeste complot, le duc et magicien Prospero contemple le naufrage… et voit débarquer ses ennemis d’autrefois. La vengeance est proche ! Mais son esclave Caliban se révolte, et rien ne sera plus comme avant…

Adaptant pour un théâtre nègre La Tempête de Shakespeare, Césaire démystifie le merveilleux pour mieux faire surgir le chant de la liberté.

Né en 1913 en Martinique, poète, dramaturge et homme politique de premier plan, Aimé Césaire a défini avec Léopold Sédar Senghor la notion de « négritude ». Disponibles en Points : Cadastre suivi de Moi, laminaire… et Une saison au Congo.

« Aimé Césaire manie la langue française comme il n’est pas aujourd’hui un Blanc pour la manier. »

André Breton
6,20 €
Un peu de nos vies
Points
*« Qu’est-ce que c’est d’autre un poème

qu’un petit sac d’émotions mal fermé ? »

Je ne sais plus pourquoi j’avais écrit ça

mais ces mots me vont bien aujourd’hui.*

*Un peu de nos vies*, c’est ce que l’on retrouve au fil des pages de cette anthologie. Les poèmes et les textes de François de Cornière s’illustrent par leur grâce autant que par leur infinie justesse. L’apparente simplicité de la langue amplifie la profondeur des souvenirs, la douce familiarité de questions ordinaires – « C’est toi qui as les clefs ? », « Tu crois que ça va durer ? » –, l’émerveillement toujours renouvelé d’un regard sur la mer. En fixant sur la page ce « peu de chose » qui fait pourtant ce que nous sommes, François de Cornière nous offre une réflexion à la fois personnelle et universelle sur le temps qui passe.

François de Cornière est né en 1950 à Caen, où il a fondé et animé pendant trente ans les « Rencontres pour lire ». Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages tant en prose qu’en poésie, dont *Tout doit disparaître* (1984, prix RTL-Poésie 1) et *Tout cela* (1992, prix Georges-Limbour et prix Apollinaire). Il vit aujourd'hui au bord de la mer, près de Guérande.
11,95 €
Les Romans de l'interdit
Points
Un diptyque sur les défauts et manigances humaines dans une langue riche, soulignée par un humour à nul autre pareil.

« Ne me déshonore pas, ne me perds pas, ne révèle rien de ce secret qui est ma mort. […] Que le passé reste enfoui, comme s’il datait d’il y a mille ans, qu’aucun être humain ne le sache… »

Madrid, 1868. Amparo - dite Tormento - est pauvre, très belle, dévouée à en mourir, mais manque cruellement de caractère. Ainsi passe-t-elle ses journées à servir la famille Bringas et ses nuits à empêcher sa sœur de dépenser leurs maigres économies. Agustín Caballero, richissime célibataire, s'éprend de la jolie domestique. Tormento n'y est pas insensible, mais elle doit cacher ungrave secret qui, déjà, commence à s'ébruiter...

Le second roman révèle le personnage ridicule et attachant de madame Bringas, doté d’une finesse psychologique inattendue.

« On disait de Benito Pérez Galdós (1843-1920) qu’il était le Balzac espagnol. Toujours est-il que, Balzac ou pas, don Benito, qui a toujours affiché des idées politiquement progressistes, a un immense talent de conteur et une verve caustique pour peindre la société madrilène de ce XIXe siècle » *Télérama*

Maître incontesté de la littérature espagnole du XIXe siècle, Benito Pérez Galdós (1843-1920) est notamment l’auteur d'une oeuvre monumentale publiée entre 1875 et 1912 sous le titre *Épisodes nationaux, une histoire romancée de l'Espagne de son époque*. Il est élu à la Real Academia Española en 1897.

Traduit de l’espagnol par Sadi Lakhdari et Pierre Guénoun
15,30 €
Mélancolie américaine
Points
Le premier recueil de poèmes traduit en français de l'une des plus grandes autrices américaines.

*Après un tel combat

il faut aimer

l’eau noire

sans ride où

flotte l’O froid

parfait de la lune.*

Dans une langue brûlante, à la croisée de l’intime et du politique, Joyce Carol Oates interroge et explore les contradictions d’une Amérique amnésique et malade. Qu’elle apostrophe « Marlon Brando en enfer », s’interroge sur les dérives passées de la science ou martèle les raisons qui mènent les femmes à un avortement, ses poèmes disent la peur de la perte, le vide intérieur, la terre boueuse de sang et les hommes ivres de pouvoir.

Joyce Carol Oates est membre de l’Académie américaine des arts et des lettres, titulaire de multiples et prestigieuses récompenses littéraires, parmi lesquelles le National Book Award. *Mélancolie américaine* est son premier recueil de poèmes traduit en français.

*Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban*
9,30 €
La Libraire du Caire
Points
Les chroniques d’une libraire dans une Égypte féministe et moderne, luttant avec passion pour la liberté intellectuelle.

Dans le tumulte des rues du Caire, se situe Diwan, la première librairie moderne et indépendante d’Égypte. C’est en 2002 que Nadia Wassef, sa sœur et une amie, inexpérimentées mais passionnées, décident de tenter l’impossible et d’ouvrir cette librairie désormais emblématique. Face à la censure, au patriarcat, aux clients exigeants, elles luttent obstinément pour établir leurs idées et révolutionner les institutions culturelles en Égypte. Récit de ce parcours ardent, cet ouvrage brosse un portrait empreint d’humanité d’une Égypte en transformation et résonne comme une déclaration d’amour aux libraires du monde entier.

*"Nadia Wassef a révolutionné le commerce du livre dans la capitale égyptienne, au début des années 2000. Une aventure qu’elle raconte dans un récit foisonnant.*" *Le Monde*

Nadia Wassefest l’une des trois fondatrices de la librairie Diwan en Égypte. *La Libraire du Caire*, son premier livre, a été traduit en onze langues.
8,70 €
Ivo et Jorge
Points
Dans un portrait croisé sensible de Jorge Semprun et Yves Montand, Patrick Rotman revient sur la profonde amitié qui lia les deux hommes

Presque tout oppose les deux hommes : Jorge Semprun, l’enfant de la grande bourgeoisie madrilène qui parle couramment trois langues, et Ivo Livi, dit Yves Montand, le fils d’immigré qui a quitté l’école à douze ans. Le chanteur, à la culture hétéroclite d’autodidacte est spontané, angoissé et extraverti, quand l’écrivain, pétri de littérature et de philosophie, est ténébreux et secret. Ce récit entrelace les parcours hors du commun de ces deux hommes engagés qui évoluent lentement de l’illusion lyrique à la désillusion. Acteurs de leur siècle, Ivo et Jorge, l’italien et l’espagnol, condensent dans leurs vies trépidantes et romanesques les tragédies de leur temps.

Patrick Rotman est historien, auteur et scénariste-réalisateur.
8,95 €
Michael K, sa vie, son temps
Points
« Il se voyait sous l’aspect d’un termite se frayant un chemin à travers un rocher. Il semblait n’y avoir rien d’autre à faire que de vivre. Assis, il bougeait si peu qu’il n’aurait pas été surpris de voir des oiseaux venir se percher sur ses épaules. »

Dans une Afrique du Sud en guerre civile, Michael K décide de fuir la ville dévastée pour ramener sa mère sur les lieux d’une enfance heureuse. Mais elle ne survit pas au voyage. Après avoir dispersé ses cendres, cet homme fruste commence à cultiver un petit carré de terre, à partir de quelques graines trouvées par hasard. Mais toujours, la guerre le poursuit ; arrêté, emprisonné, il regagnera toujours son champ, son petit coin de paradis. L’histoire d’un homme solitaire qui refuse de se plier aux lois des hommes et surmonte l’oppression pour vivre sa vie comme il l’entend.

Une superbe parabole, à la fois sombre et éblouissante, sur la dignité humaine.

Né en 1940, J. M. Coetzee enseigne la littérature. Son œuvre, empreinte des années d’apartheid, est saluée dans le monde entier et traduite dans plus de vingt-cinq langues. Le prix Nobel de littérature lui a été décerné en 2003. Ses romans sont disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (Afrique du Sud) par Sophie Mayoux

Préface inédite de Caryl Férey
10,80 €
La Graine ardente
Points
*Je chevauche sur la rosse de mes exils*

*et sur la pierre blanche du chemin j’aiguise ma parole.*

*Quelqu’un me suit. Moi-même.*

*Quelqu’un me suit, c’est un vent qui revient d’autres terres,*

*les vieux parfums de brises oubliées.*

Retrouvés dans ses archives après son décès, les poèmes de Luis Sepúlveda sont réunis ici pour la première fois. Sensibles, touchants et engagés, ils nous font découvrir l’auteur sous un nouveau jour. Le décès d’une grand-mère, les jeux d’un enfant, les yeux d’une femme. L’odeur du maté, les couleurs vives, le son d’une guitare. La révolution chilienne, la dictature et l’emprisonnement. Le silence assourdissant des voix qui se sont tues et une patrie ensanglantée que seuls les mots peuvent ressusciter.

Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda, est l’un des plus grands auteurs contemporains de langue espagnole. Traduits dans le monde entier, ses romans, chroniques, récits et nouvelles sont disponibles chez Points. Il est décédé en avril 2020.

Préface de Louis-Philippe Dalembert

Traduit de l’espagnol (Chili) par Stéphane Chaumet
10,80 €
Derniers Poèmes
Points
*"Sur les parois et les murs verdissait le lierre, verdissait*

*Une ombre bienfaisante de hautes allées. Souvent,*

*Au soir, au matin, nous étions là,*

*Disant mainte chose et nous regardant plein de joie."*

Ce recueil rassemble les deniers poèmes écrits par Hölderlin. La langue, aussi bien que les thèmes – les saisons, le temps qui passe – procurent pourtant une forte impression de simplicité et de limpidité. Ce sont les accents, les intonations, le timbre et le phrasé même d’une voix qui portent les traits singuliers d’un lyrisme extrême.

« J’ouvre Hölderlin. Je lis, je relis et je suis envahi d’une stupeur immense. Soudain le monde, qui me paraissait voué à une fermeture définitive, se déploie. »

Philippe Sollers

Friedrich Hölderlin est né en Allemagne en 1770. D'un caractère sensible, tourmenté et mystique, il s'oriente très tôt vers la poésie. Il passe la seconde moitié de sa vie reclus dans « la tour de Tübingen », où il écrit ses *Derniers poèmes*. Il meurt en 1843.

Nouvelle traduction de l'allemand et présentation par Jean-Pierre Burgart

Édition bilingue
8,40 €
Le Pain perdu
Points
Avec lucidité et humanité, Edith Bruck revient sur son destin. Tout commence lorsque sa famille, de confession juive, est fauchée par la déportation nazie. L'auteure raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie. Elle n’a que quinze ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d’espoirs, de désillusions, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l’Europe et l'Orient, et enfin, à vingt-quatre ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l’image de son ami Primo Levi.

Edith Bruck, née Steinschreiber, voit le jour le 3 mai 1931 à Tiszabercel en Hongrie. À sa déportation, elle consacre à partir de 1959 plusieurs récits et poèmes dans la langue italienne qu’elle a adoptée en choisissant de vivre à Rome, dès 1954. Journaliste, scénariste, documentariste, comédienne, cinéaste, dramaturge, elle a multiplié les activités, sans jamais renoncer à témoigner de son expérience et sans jamais recourir à la haine.
7,90 €
Un roman mexicain : l'affaire Florence Cassez
Points
Le matin du 9 décembre 2005, le journal télévisé le plus populaire du Mexique diffuse les images de l’arrestation de deux dangereux ravisseurs. Quelques semaines plus tard, le directeur de la police reconnaît que l’émission était le produit d’un montage réalisé à la demande des médias. Cette révélation déclenche ce qu’on appelle l’affaire Cassez-Vallarta, un des procès les plus controversés de ces dernières années, qui a valu à Florence Cassez sept années de prison et a conduit à une grave crise politique entre la France et le Mexique. Entremêlant la rigueur journalistique et le clair-obscur de la fiction, Jorge Volpi raconte ici une histoire vraie qui semble surgir du plus ahurissant des romans policiers.

Né à Mexico en 1968, Jorge Volpi est l'auteur de romans et d'un essai sur l'histoire intellectuelle de 1968. On lui doit notamment *À la recherche de Klingsor,* traduit en 19 langues, disponible chez Points.

Traduit de l'espagnol (Mexique) par Gabriel Iaculli.
8,40 €
Crise d'asthme
Points
Lors d’une fête d’anniversaire, un magicien réalise un tour macabre pour le plus grand plaisir de son public. A coups de « un-deux-trois-soleil », un homme séduit toutes les belles filles de la ville. Chaussé de nouvelles Adidas, un jeune garçon est persuadé que ses baskets, fabriquées en Allemagne, sont conçues à partir des restes de son grand-père décédé dans les camps. Dans les nouvelles minimalistes qui composent ce recueil, la dérision, l’absurde et la fantaisie se faufilent imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

Romancier, auteur de bandes dessinées et cinéaste, Etgar Keret est considéré comme l’écrivain israélien le plus insolent et le plus salutaire de sa génération. Son œuvre est aujourd’hui traduite dans plus de vingt-cinq langues.

« Merveilleux écrivain de l’absurde autant que du ratage et de la déréliction, l'israélien Etgar Keret tisse autour de ces motifs une œuvre tout en drôlerie mélancolique et en incrédulité face au non-sens de l’existence. » *Le Monde*

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
8,80 €
Partition rouge
Points
*je brille comme une étoile*

*l’animal qui me regarde*

*est ébloui*

La création mythique des peuples indiens, l’usage et l’invention des noms indiens, les métamorphoses animalières, les litanies des chamans et médecins, tels sont les grands thèmes regroupés dans cette anthologie de référence. Poèmes, petites chansons, légendes, incantations, épopées se déploient au fil du livre et tracent une conception toute particulière de la langue, de la parole, de l’écrit. Pour les Indiens d’Amérique du Nord, qui s’appelaient simplement « Les Hommes » ou « Le Peuple », le mot était un acte, le poème agissait, l’art était la vie même. Véritable partition poétique, à la fois cosmogonique et musicale, d’une liberté d’imagination sans pareille, cette anthologie est un formidable hymne à la beauté.

Traduit et présenté par Florence Delay et Jacques Roubaud
11,40 €
Petit maître
Points
Affecté dans un collège de province, un jeune professeur originaire de Tôkyô se heurte aux tracasseries de ses élèves et aux manœuvres de ses collègues. Drôle, satirique et malicieusement contemporain, *Petit Maître* est un conte initiatique incontournable, considéré comme un classique des lettres japonaises.

Natsumé Sôseki (1867-1916) est encore aujourd’hui l’un des écrivains les plus étudiés au Japon. Il est notamment l'auteur de *Je suis un chat*, succès critique et public, et d’*Oreiller d’herbes,* l’un des romans fondateurs de la littérature moderne.

« Le plus grand écrivain qu’ait produit le Japon au cours de sa modernisation de l’époque de Meiji est Natsumé Sôseki » Kenzaburô Ôé (Prix Nobel).

Traduit du japonais par René de Ceccatty
10,20 €
La Faille du temps
Points
Par une nuit de tempête, un Afro-Américain et son fils sont témoins d’un terrible crime. Un homme a été tabassé à mort. Quelques mètres plus loin, à l’abri : un nourrisson dort paisiblement. Abasourdis, craignant la police, les deux hommes décident de fuir en emportant avec eux la mystérieuse petite fille. Dans cette libre adaptation du Conte d’hiver de Shakespeare, Jeanette Winterson offre une superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’avidité.

Jeanette Winterson est née à Manchester en 1959. Icône féministe, elle est l’auteure de nombreux romans baroques et irrévérencieux, dont Les oranges ne sont pas les seuls fruits, Le Sexe des cerises, Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? et Passion, disponibles chez Points.

« L’auteure déploie une langue contemporaine et désinhibée. Offrant ainsi une immense jouissance de lecture - authentique remède contre les failles, du temps et du reste. »

Maylis Besserie, Le Monde des Livres

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy.
8,90 €
Le Désir que j'ai
Points
En m’abandonnant à la danse

dans le cercle de papier,

je ne serai pas condamné à mordre la poussière

chaque jour que Dieu fait.

Les trois œuvres réunies ici pour la première fois, Le Développement des lignes, Voix seule et Scène tournante, n’en forment en réalité qu’une seule. Oscillant entre la poésie et le récit, l’auteur y déploie de nouvelles cosmogonies intimes, brisant les lignes du roman.

Alain Veinstein est l’auteur d’une œuvre poétique importante, lauréat du prix Mallarmé, du Prix de la langue française et du Grand Prix de l’Académie française. Il a aussi écrit des romans, et a été longtemps une voix emblématique de France Culture dans Nuits magnétiques (devenu en 1999 Surpris par la nuit) puis dans Du jour au lendemain.

Préface inédite de l'auteur
10,90 €
Une jupe trop courte
Points
la nuit je regarde ton cou

et je veux le serrer

comme tu voulais m'étrangler

par terre dans la cuisine

Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
6,90 €
En marge
Points
depuis qu’un

tremblement a fait

surgir la terre

la quête du signe

a commencé

Le titre donné par Silvia Baron Supervielle à ce volume, qui réunit un choix de ses poèmes et dévoile de nombreux inédits, ne pourrait pas être plus heureux. Le mot Marge renvoie non seulement aux espaces blancs de ses pages, mais encore au concept de rive, que son roman La Rive orientale a consacré, et qui s’applique comme une ample métaphore à ses diverses expériences créatives : de la traversée de la traduction, du changement de langue et de pays jusqu’au miroir des rives confrontées qui surgit de la magie de la distance.

Silvia Baron Supervielle, née en Argentine, aime à se dire un écrivain du Río de la Plata converti à la langue française. Elle a publié une vingtaine de titres – poèmes, essais, nouvelles, récits. Elle est également la traductrice de Jorge Luis Borges ou encore Julio Cortazar vers le français, et de Marguerite Yourcenar vers l’espagnol.

Préface de René de Ceccatty
9,90 €
Les Bons Offices
Points
« Bons-Offices se dit que « quelque chose est en marche » dont tout lui échappe et dont rien ne le concerne plus, quelque chose d’abstrait presque, mais d’apocalyptique, qui pourrait bien être l’Histoire. » Né à l’aube de la guerre, Paul Sanchotte, dit « Bons-Offices », grandit en Belgique, c’est-à-dire n’importe où sauf nulle part. Une catastrophe minière lui révèle les sombres entrailles de son pays. Avide de découvrir le monde, il devient médiateur humanitaire au Proche-Orient. Au cœur d’une terre par deux fois promise, il ne voudra choisir un camp contre un autre. Cela pourrait assurer son salut. Ou précipiter sa perte. Pour dire cela : un roman, bien sûr.

Né en 1939, Pierre Mertens est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Lauréat de nombreux prix littéraires, il a notamment obtenu le Prix Médicis pour Les Éblouissements.
11,40 €
Le Monde est rond
Points
C'est Rose qui, assise ou non sur une chaise bleue, voit le monde et les animaux autour d'elle. C'est Rose qui, avec ou sans son cousin Willie, pense, chante, pleure et va sur la montagne. Voilà pour l'histoire, si l'on veut une histoire.

La version bilingue permet d’incarner les tribulations de Rose et Willie dans un texte à la fois chanson, poème, comptine, et légende, tout en goûtant la langue de Gertrude Stein si magnifiquement musicale.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle a considérablement participé au développement de l’art moderne et de la littérature.

« À sa manière poétique et musicale, Gertrude Stein questionne le monde à hauteur d'enfance, dans ce texte publié pour la première fois en 1939, qui tient de la comptine et invite au jeu, à la rêverie. »

Béatrice Kahn, Télérama

« Au fil des pages, les jeunes comprendront que Gertrude Stein a écrit comme Cézanne peignait. Et qu'il peut exister aussi des "livres cubistes". »

Florence Noiville
8,40 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Les Pêcheurs
Points
Ikenna, Boja, Obembe et Benjamin ont désobéi aux ordres paternels. Les quatre frères sont allés pêcher dans les eaux du fleuve interdit, l'Omi-Ala. Ils savourent cette pêche clandestine, jusqu'au jour où le fou Abulu les maudit : Ikenna, l'aîné, mourra de la main d'un de ses frères. Peu à peu, le poison de la terrible prophétie infiltre les esprits… Né en 1986 au Nigeria, Chigozie Obioma enseigne la littérature aux États-Unis. Son premier roman, Les Pêcheurs, publié dans 26 pays, a immédiatement connu un immense succès public et critique. « Premier roman virtuose, à la richesse de langue, de composition et de significations stupéfiante. » Le Monde des Livres Traduit de l'anglais (Nigeria) par Serge Chauvin Finaliste du Man Booker Prize 2015
9,30 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
In violentia veritas
Grasset
Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme « la fille de l’assassin », Catherine Girard interroge son père Henri Girard – plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman *Le Salaire de la peur*. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d’amour, elle se confronte à ce passé abyssal.

Le matin du 24 octobre 1941, au château d’Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des

cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté. L’énigme du triple assassinat d’Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.

Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa  vérité. D’une puissance exceptionnelle, *In violentia veritas* marque la naissance d’une écrivaine.
22,00 €
Le système de l'argent
Grasset
«  J’ai besoin d’un vieux, pour inspirer confiance. Des vieux, on en trouve partout. Mais des vieux comme toi, je n’en connais qu’un. Pendant toute ta vie, tu as réussi à oublier le petit garde rouge que tu étais dans ta jeunesse, le justicier des usines, le casseur de flics, le voleur de bibliothèques, l’ami des pauvres. Et tu as réussi à ne plus croire en rien. C’est très fort. Tu es un monstre, Lux. Quelqu’un qui ne croit en rien est capable de tout.  »  : ainsi s’adresse Christian Alexander Smith à Luc/ Lux Desanges.

Le premier, la trentaine, est un jeune self made man d’origine européenne, startupper richissime sans autre patrie que celle du profit, ami de tous les milliardaires libertariens de la tech, qui entreprend avec sa folie visionnaire apocalyptique d’acheter à prix d’or de gigantesques zones franches pour la survie des plus nantis, hors du contrôle des Etats impuissants (la Ligue des Territoires de demain), maniant avec dextérité la novlangue cynique d’un discours progressiste (écologie, expérimentation sociale, etc.) pour mieux camoufler ses intentions totalitaires et mercantiles.

Le second, 73 ans, est un ancien militant révolutionnaire établi en usine dans les Vosges. Ses rêves fracassés à 23 ans, il traine le cadavre de sa jeunesse pendant la Révolution des Œillets au Portugal, où il pille les riches bibliothèques privées pour faire commerce de livres anciens au point de devenir bibliophile (il fournit à ce titre un certain… François Mitterrand, qui le prend en affection et se confie à lui lors de ses déambulations parisiennes clandestines). Devenu riche, il se retire en ermite contemplatif et romantique dans une petite île bénie de l’archipel de Malte d’où va l’extirper Smith afin qu’il pilote le commando d’experts embauchés pour   faire main basse sur les médias influents, puis sur les vastes territoires (France, Europe, Afrique) des futures zones franches.

Ce roman-monde nous fait passer sans transition du monde d’en haut où voyagent sans frontière les tycoon de la finance dérégulée (Washington, Moscou, Tripoli, Benghazi, Beyrouth, Bruxelles, La Valette, Gozo, Kigali,   Malte, Lisbonne…) au monde d’en bas (les Vosges, la Lorraine… ) où s’agitent les petits insectes humains que les premiers tentent d’écraser  ; du plan large des kleptocrates idéologues au plan serré des femmes et des hommes encore porteurs d’un idéal  ; du point de vue panoramique des drones tueurs sans âme au point de vue subjectif des individus de chair et d’os (il en reste…).

Ce «  système de l’argent  » au plus haut niveau est-il assez huilé pour broyer les citoyens ordinaires et les déraciner de toutes leurs traditions, ou quelques grains de sable obstinés finiront-ils, dans l’arrière-pays du Mont Tomis (sud de la France), par enrayer la mécanique terrifiante de déshumanisation  ? Luc se réveillera-t-il de sa longue léthargie dépressive  ?
24,00 €
Les Recyclés
Grasset
Bienvenue dans une société qui n'est pas encore la nôtre, où chaque personne insatisfaite de son prochain dispose du droit d’engager contre lui, au sein d'un couple ou d’une famille, une procédure légale de recyclage à laquelle la personne rejetée n’a aucun moyen de s’opposer.

Dépossédé(e) de tout, encaserné(e) dans un centre spécialisé (une manière de SPA pour humains), le ou la recyclé(e) se voit proposé(e) publiquement à l'adoption, chaque week-end, sous un hall. Etant entendu que la personne adoptante a la faculté, si la greffe ne prend pas, de procéder à un "rendu", comme dans un magasin, en restituant l’adopté(e) au Centre.

Cette mise à disposition par voie de recyclage, le plus souvent subie, peut être volontaire. Nivôse, jeune retraité las de lui-même et de sa vie mais répugnant au suicide, a choisi cette échappatoire.

C’est à travers ses yeux que nous découvrons les rituels et la faune du Centre. L'une après l'autre, deux femmes en jachère affective se portent adoptantes du désenchanté et échouent à le réconcilier avec la vie. Peut-être la résurgence d'un épisode oublié de sa jeunesse y parviendra-t-elle ?
19,00 €
La Petite sauvage
Grasset
«  Car la haine est partout qui désarticule notre langue, et le diable lui-même se déplace dans le monde en voiture diplomatique. Je n’ai pas retrouvé la parole perdue, et il n’y aura donc rien d’autre pour nous hisser jusqu’à la haute tendresse que la  parole  présente, peu importe la vérité, désormais…  »

Ainsi se livre la «  Petite sauvage  », l’héroïne, le double d’enfance de Laurence Nobécourt, prise dans une des grandes guerres des familles : la succession.

Après le père, c’est la mère qui est morte, laissant trois sœurs blessées, peut-être aussi soulagées  : Stella, l’aînée  ; Petra, et puis la Petite sauvage elle-même, celle qui depuis toujours écrit, et vers qui tout converge, l’amour, la jalousie, la dépossession. Car il n’y a pas d’équilibre ou de justice, quand il faut répartir les biens, les séparer à jamais - maisons, tableaux, photos, menus papiers,  vaisselles  : dans ce combat dérisoire et violent, il n’y a plus d’adultes, seulement des histoires d’enfance  passionnelles. Stella était la préférée du père, l’adorée-adorée. Petra fut tant aimée de la Petite sauvage, telle une soeur tchekhovienne, vitale et chérie. Et la Petite sauvage, c’est simple  : la mère n’en voulait pas.

Alors, elle nous raconte  : son père, dans les dédales de l’argent et de l’extrême-droite, son oncle, qui l'aima comme il ne faut pas, et tout l’arbre familial, de blessure et de répétition, dans les branches duquel se vivent les souffrances, les rôles, et si peu la joie.

Le roman de Laurence Nobécourt nous montre comment la haine des familles, se charriant sur des générations, induit certains paysages politiques. En  mêlant histoire intime et  sociale, elle  clôt, après des années, le cycle familial initié avec *La  Démangeaison* et nous emmène vers la possibilité d’une vie nouvelle.
22,00 €
ROTOTO Ier
Grasset
ROTOTO Ier a pris le pouvoir aux ROTOTOS-UNIS. Il l’exerce de la manière la plus odieuse, se prétendant un génie, terrorisant son chambellan, révélant aux enfants que le Père Noël n’existe pas, écrivant des traités où il tranche d’économie et de science, provoquant un scandale après l’autre, rotant. Le roi *est* le bouffon.

ROTOTO Ier n’a qu’un désir, la guerre. Il vient en visite officielle en France où il compte acheter le château de Versailles pour le transformer en ROTOTOGOLF. La jeune Charlotte, étudiante exaltée, a le projet de l’assassiner. Pareils à des consciences, Winston Churchill et Eleanor Roosevelt interviennent en personne tout au long de l’histoire.

Depuis son premier roman, *Confitures de crimes*, où un poète hystérique prend le pouvoir en France, à *Dans un avion pour Caracas* où c’est Hugo Chávez qui menace, Charles Dantzig s’intéresse à la question de la tyrannie. Donald Trump la pose chaque jour de manière plus insistante.
12,00 €
Le roman des artistes T2
Grasset
Voici le deuxième volume de la tétralogie, *Le roman des Artistes*, qui raconte, de 1820 à 1885, la vie de tous les grands créateurs depuis la révolution romantique jusqu’aux pastels de l’impressionnisme.

Le cadre historique de ce deuxième volume, qui court de 1847 à 1860, est rythmé par les révolutions de 1848 et les changements de régimes politiques qui déterminent la vie des artistes engagés, condamnés pour les uns à l’exil (Hugo réfugié à Bruxelles puis à Jersey, enfin à Guernesey), pour les autres à la censure (le procès de Flaubert pour *Madame Bovary* et de Baudelaire pour *Les Fleurs du mal*), tandis que d’autres encore jouent un rôle historique de premier plan (Lamartine proclame la Deuxième République en 1848, Tocqueville siège à l’Assemblée, Dumas, Balzac et Eugène Sue se présentent aux élections…)

Les querelles esthétiques redoublent ici les révolutions politiques. On retrouve dans cette décennie les écrivains du premier tome (Dumas, Hugo, Balzac, Lamartine, Musset, Vigny, Mérimée, Nerval, George Sand, Théophile Gautier, Chateaubriand, Baudelaire, auxquels s’ajoutent Flaubert, les frères Goncourt, Louise Colet…).  Côté peinture, Delacroix et Ingres sont rejoints par Corot, Millet, Courbet… Nadar incarne les débuts de la photographie…

Autant de personnages de chair et de sang dont nous partageons les combats, les amitiés, les amours passionnées, les querelles, les brouilles et les réconciliations, le génie et les bassesses.

Et voici que tous ces artistes qui sont devenus pour nous des « classiques » quittent la poussière des étagères et des bancs d’école pour s’ébrouer au grand vent de l’Histoire, dans un tourbillon palpitant où ils inventent la presse et la littérature modernes, se battent sur les barricades, publient des pamphlets dévastateurs…
24,00 €
Les Gréveuses
Grasset
Rita est femme de chambre à l’Inside, hôtel parisien de six cents chambres. Une employée happée par un système : sous-payée, sans protection sociale ni contrat à plein temps, elle est soumise à une entreprise de sous-traitance. A la cité, ses fils l’attendent et trompent l’ennui. Comme elle, Aminata, Diva, Mariama sont payées à la tâche. Une violence de trop sera l’étincelle qui fera débuter la lutte, et embrasera leur été.

Sur le piquet de grève, elles sont dix-sept travailleuses à réclamer leurs droits. Elles ne parlent pas les mêmes langues, ne croient pas aux mêmes dieux, mais ensemble surpassent les douleurs et les humiliations. Leurs corps et leurs rêves abîmés. La grève devient alors une épopée où les femmes de chambre affrontent les grands patrons, invisibles, qui souhaitent que leur mouvement s’essouffle. À la fin, elles seront plus de cent-cinquante.

Dans une langue incandescente, Romuald Gadegbeku nous raconte la vie de ces travailleuses qui, par leurs efforts répétés, tentent d’arracher leur dignité autant qu’une juste place dans ce pays : que leur est-il arrivé ? Un premier roman politique où la grâce répond à la douleur.
22,00 €
Un beau diable
Grasset
Un physique enviable a valu au débutant Florian Prairial d'interpréter le rôle-titre d'*Un beau diable*, premier film d'inspiration fantastique d'un jeune réalisateur. Le succès d'estime du film conduit Florian à rencontrer Fallen, un homme d'affaires mordu par le démon du cinéma.

Richissime, mais totalement inconnu de ce milieu, Fallen propose à Florian d'interpréter à nouveau Lucifer, cette fois dans une grandiose adaptation du poème inachevé de Victor Hugo, *La Fin de Satan*, qu'il veut financer et mettre en scène.

Florian hésite : il craint de s'enfermer dans une image préjudiciable à sa carrière en campant à nouveau un rôle aussi typé, et s'inquiète surtout d'une sorte de machination qui semble s'ourdir autour de lui quand sa mère et ses deux maîtresses sont successivement approchées par Fallen.

Cependant la proposition est tentante, car les moyens sont illimités. Florian signe le contrat faustien avec l’inquiétant Fallen. Alors qu'il s'apprête à le poster, un autre projet émanant d'une maison de production classique l'amène à manquer à sa parole vis-à-vis de Fallen.

Dès lors, une série d'événements inquiétants et bientôt terrifiants va faire de sa vie un cauchemar dont il s'éveillera désenvoûté/désenchanté...
22,90 €
Apnée
Grasset
Traverser le XXème siècle, sous l’eau et en alexandrin – telle est l’ébouriffante expérience poétique à laquelle nous invite Yann Moix dans *Apnée*. Accompagné d’Emmanuelle, comme Dante avant lui de Béatrice, le narrateur retient son souffle et plonge en eau trouble où un siècle d’histoire bouillonnante, terrible et éclatante s’anime sous ses yeux. La Grande guerre, 39-45, le débarquement en Normandie, l’Indochine, la guerre froide…  dans cet univers liquide où tout n’est que courant, vortex, lumière et tourbillon, hommes et créatures sous-marines se mêlent et se métamorphosent. On y croise d’illustres figures qui ont marqué leur époque- soldats, artistes, écrivains, danseurs, sportifs, acteurs, chefs d’Etat, des héros magnifiques et d'inquiétants personnages – mais aussi des poissons, cétacés, coraux, algues, fleurs qui luisent, teintent et éclairent les tréfonds.  Ballotés au gré des caprices de l’océan, le narrateur et Emmanuelle dérivent, main dans la main, au cœur de ce singulier théâtre parmi les ombres d’hier qui ont fait et défait le XXème.

Renouant avec l’antique tradition de l’épopée en vers, Yann Moix se fait aède et nous propose avec *Apnée* un texte inclassable, parfaitement classique et résolument moderne. Une entreprise littéraire complète où la langue, l’Histoire, les Hommes, la matière et le sensible se déclinent en douze pieds pour redonner vie aux morts.
20,90 €
Giulietta Shakespeare
Grasset
Benjamin, universitaire, tente de soigner sa mélancolie depuis que Juliet, son amoureuse danoise, l’a quitté sans explication. C’est le moment que choisit Andrea, son vieil ami italien, pour resurgir dans sa vie et lui faire part d’une étonnante découverte  : le journal de Scopritori, un spécialiste de Shakespeare, écrit à Turin pendant les années du fascisme. Fascinés par cette lecture, les deux chercheurs se rendent en Italie où le journal les conduit jusqu’à un livre unique, victime d’un autodafé et miraculeusement sauvé. Qui est donc ce Scopritori expert en littérature anglaise  ? Qu’a-t-il à nous révéler  ? Et qui est cette Giulietta dont les apparitions dans ses rêves troublent Benjamin ?

Il est aujourd’hui communément admis que le «  Barde  » de Stratford-upon-Avon n’avait ni le talent ni les connaissances nécessaires pour devenir le dramaturge génial qui nous bouleverse encore aujourd’hui. Depuis des siècles, de grands auteurs, des amateurs éclairés, des comédiens de renom ont questionné l’identité réelle de William Shakespeare. Parmi eux, l’essayiste italo-canadien Lamberto Tassinari, dont la thèse invitait à chercher le dramaturge du côté de l’Italie. Sous forme romanesque, Patricia Reznikov suit ses traces et nous convie à un périple éblouissant qui entremêle trois récits, à trois époques différentes  : celui de Benjamin et Andrea, nos contemporains, embarqués dans une quête inattendue  ; celui du mystérieux Scopritori, à Turin, dans les années 30  ; celui, enfin, de William Shakespeare et ses doubles dans le monde élisabéthain. Avec eux, nous vivons le quotidien d’un homme de la Renaissance, dans un Londres effervescent, à la fois trivial et raffiné, où la foi, le théâtre, l’amour de l’Italie et la peste se partagent les premiers rôles, parmi ses chevaliers-poètes, les questions de religion et de pouvoir qui hantent la cour, et la naissance de cet extraordinaire théâtre de l’humain dont Shakespeare reste le maître incontesté et le symbole.

Questionnement sur l’amour, hommage aux femmes, amantes ou poétesses, ode à l’Italie, si présente dans l’œuvre shakespearienne, aux vertiges du langage, en un temps où la langue anglaise s’invente littéralement, réflexions sur les souffrances et les bonheurs de l’exil, Giulietta Shakespeare envoûte par ses jeux de miroirs et ses mises en abîmes. Et si l’œuvre de William Shakespeare avait été écrite par deux personnes  ? Un homme et une femme  ?
22,00 €
Le roman des artistes
Grasset
Voici le premier volume d’une tétralogie, Le roman des Artistes, qui racontera, de 1820 à 1885, la vie de tous les grands créateurs aux prises avec le temps des Révolutions (1830, 1848, La Commune…). On retrouve ici tout le talent addictif dont l’auteur a déjà fait preuve dans sa fameuse trilogie Le temps des Bohèmes (Bohèmes, Libertad et Minuit).

Le cadre historique de ce premier volume va des Cent jours du « Vol de l’aigle » (le retour de Napoléon en 1815) à la veille de la Révolution de 1848 en passant par les Trois glorieuses.

« Je m’en vais, Monsieur, et vous venez » dit Chateaubriand à Hugo, marquant la bascule vers le romantisme triomphant au terme de batailles homériques qui scandent cette vaste fresque dont les querelles esthétiques redoublent les révolutions politiques.

Dumas, Hugo, Balzac, Marie d’Agoult, Lamartine, Musset, Sainte-Beuve, Vigny, Mérimée, Nerval, George Sand, Théophile Gautier, Chateaubriand, Marceline Desbordes, Baudelaire, Delphine Gay pour la plume ; Beethoven, Berlioz, Liszt, Chopin, Marie Pleyel pour la musique ; Gericault, Delacroix, Ingres pour le pinceau ; Mlle Mars, Marie Dorval, Juliette Drouet pour la scène : autant de personnages de chair et de sang dont nous partageons les combats, les engagements, les amitiés, les amours passionnées, les coucheries d’un soir (« J’ai eu Mérimée cette nuit, ce n’était pas grand-chose » dit George Sand…), les querelles, les brouilles et les réconciliations, le génie et les bassesses.

Et voici que tous ces artistes qui sont devenus pour nous des « classiques » quittent la poussière des étagères et des bancs d’école pour s’ébrouer au grand vent de l’Histoire, dans un tourbillon palpitant où ils inventent à la fois la presse moderne, la littérature moderne et les lieux de la sociabilité littéraire (salons, etc).
24,00 €
Echappées
Grasset
Sur une île, dans une châtaigneraie coupée du monde, vivent sept femmes et leurs enfants. Elles se nomment Sophie, Miriam, Azalée, Caroline, Livia, Paola, Cléo. Le jour, sous l’égide d’Anita, la matriarche, elles travaillent au rythme des saisons, récoltent les châtaignes, s’occupent de leurs petits. La nuit, les langues se délient, les corps se relâchent. Elles dansent, boivent, se disputent. Dans ce décor aussi idyllique qu’étouffant où corps, faune et flore forment une même chair vibrante, elles tentent de cohabiter les unes avec les autres.

La châtaigneraie est un refuge. Depuis huit ans, Anita y recueille des femmes qui ont fui leurs compagnons. Loin de la peur et de la violence qui guette au dehors, elle leur offre un cocon protecteur où voir grandir leurs enfants.  Élevés en meute, ceux-ci s’aventurent chaque jour dans la forêt. Aux confins de leur royaume, à distance des yeux maternels, les vestiges de la brutalité familiale refont surface. Les poings se ferment et les jeux dégénèrent.

Sophie et sa fille vivent ici depuis la création du refuge. Rien ne semble pouvoir changer le cours de leurs existences, mais l’adolescente grandit et commence à poser des questions. Quelles histoires cache cette vie isolée ? Pourquoi est-il interdit aux enfants de franchir l’enceinte de la châtaigneraie ? Entre ce que sa mère voudra bien lui confier et ce qu’elle découvrira au-delà de leur forêt, les masques tomberont. Jusqu’à menacer la châtaigneraie et ses habitantes.

Charnel, puissant, onirique, singulier, un premier roman au style envoûtant.
20,00 €
Avant l'âge
Grasset
Comme un écho de *L’inconnue*, le premier livre de l’auteur, salué par une critique unanime, ces cinquante poèmes jalonnent la traversée d’une vie dans ce *ravin du monde* dont parlait Lao-Tseu. Un voyage d’hiver où l’auteur remonte, depuis l’effarement d’une enfance tôt obscurcie, le cours du ruisseau gelé où se reflètent parfois des lueurs, mais qui le plus souvent n’offre au ciel que le mystère opaque d’un monde déserté. La grâce n’est pas absente de ce corps à corps avec un néant qu’elle traverse fugitivement, portée par la langue de ces textes brefs et denses.
15,00 €
Adikou
Grasset
Elle sait à peine prononcer son nom, Adikou, que la narratrice décrit tour à tour comme un lézard et comme un vautour, un double et une étrangère. Sa lignée est floue, son histoire familiale trouble. Pourtant le monde entier voudrait qu’elle donne son origine, coche noire, ou blanche, ou bien fifty-fifty. Qu’elle accepte de se ranger.

Alors, un lourd jour d’été, Adikou n’y tient plus. Elle s’échappe, prend la route du Togo, pays du père dont elle sait si peu de choses, et la narratrice n’a d’autre choix que de la suivre. C’est un départ qui fait écho à d’autres  : une dégringolade du Nord vers le Sud des Etats-Unis lors d’un séjour d’étude, une tentative de retour à la source avec une ONG humanitaire. Mais cette fois-ci, elle est décidée à y séjourner aussi longtemps qu’il faudra pour trouver quelque chose d’elle-même. Un nom, une famille, une trace, une présence. Ou peut-être simplement un air plus respirable.

Lomé ne sera qu’un début, un avant-goût moite et poussiéreux d’avancées vers des zones toujours plus mouvantes. Territoires intérieurs, qui la renvoient vers son insoluble lien au métissage. Territoires familiaux et géographiques, en quête des origines d’un père qui a depuis longtemps fui son pays. Territoires historiques marqués par l’esclavage puis la colonisation.

Dans ce road trip initiatique, l’identité est une affaire d’interstices, de miroirs brisés et de parentés inventées —  et la littérature son territoire d’affirmation. Un premier roman dans lequel l’appartenance s’exprime dans sa complexité et à travers une langue puissante, charnelle, à la fois âpre et douce, intérieure et comme à distance d’un «  soi  » introuvable. Une voix qui va compter.
19,50 €
Eve Melville, Cantique
Grasset
«  Et la voici, Eve Melville, sculptée d’un seul pan de glaise, pas un pli, pas une ride, pas un mot plus haut que l’autre, qui se redresse au milieu de Halsey Street, au milieu des voisins à leurs fenêtres et des enfants réunis sur la route vide, qui nous regarde un à un et qui murmure

ma maison est noire  »

Un matin d’août 2016, un cri déchire le cœur de Brooklyn  : la maison d’Eve Melville a été peinte en noir pendant la nuit. Eve la tient de son arrière-grand-père, Solomon Melville, né esclave en Géorgie. Ce stigmate sur sa façade avive le souvenir. L’héroïne tranquille devient inquiétante, s’accroche à sa propriété comme à sa mémoire et se révolte contre les promoteurs qui défigurent le paysage de son enfance.

Entre l’affranchissement de Solomon et la furie d’Eve, ce roman entrechoque les mythologies américaines : la torture dans les plantations d’indigo, les spectres du Vietnam, l'apparition du sida et les émeutes qui secouèrent Brooklyn à l'aube des années 1990.

Dans une langue incantatoire, magnifique, puissante, ce cantique pour Eve Melville remonte aux racines d’un pays qui rejoue sans cesse ses batailles.
20,00 €
Paris dans tous ses siècles
Grasset
Que peuvent avoir en commun Victor, écrivain vieillissant qui ne publie plus et devient un commentateur d’actualité grincheux, son amie Gabrielle, galeriste quinquagénaire éprise d’un homme beaucoup plus jeune, le fils de Victor, la mère et la fille de Gabrielle, des étudiants qui tentent de devenir artistes, des provinciaux qui rêvent de se faire une place, un escort brésilien, le chat Xanax et le teckel Guillaume, un cadavre qui disparaît, un éléphant qui s’échappe et tant d’autres personnages de cette ronde qui efface les frontières entre les espèces, les espaces et les temps  ?

Tous vivent à Paris, cette scène du jugement perpétuel. Or, «  Paris est un combat ». Certains cherchent la clef pour conquérir la capitale, d’autres croient l’avoir, d’autres l’espèrent, d’autres pensent qu’elle n’existe pas. Qu’adviendra-t-il des ambitions de chacun  ?

Parmi les mille inventions de ce roman qui fourmille de trouvailles, de traits d’esprit, de brio et de profondeur, soulignons quelques surprises  :

Au début de chaque chapitre, un animal parle, animal domestique ou symbolique du personnage qui va suivre, et traité à égalité avec lui. De temps à autre, les rues de Paris se complètent de «  déroulés historiques  » : leur bitume est retiré, des rambardes s’élèvent et les passants assistent, comme du balcon d’un théâtre, à des scènes du passé, celles de la Libération aussi bien que des conversations des «  précieuses  » de l’hôtel de Rambouillet.

En bas de page, quand les personnages se trouvent dans la rue, sont notées des bribes de phrases qui forment la bande passante de conversations saisies au vol en marchant. On n’est pas plus obligé de les lire que de les écouter, mais elles contribuent à donner sa tonalité à la capitale.

Une façon nouvelle de raconter des vies nouvelles, dans un Paris désordonné, vivace, imprévisible, créatif. Sous les auspices de l'Ulysse  de Joyce, du Berlin Alexanderplatz de Döblin et du Petersbourg de Biély, une histoire à la fois contemporaine et mythologique, un grand roman de la ville.
22,00 €
Ici-bas
Grasset
Après  *L’Autre rive*, qui remporta en 2007 le Grand Prix de l’Imaginaire, et *A cause de l'éternite*, *Ici-bas* vient clore la trilogie de l’univers parallèle mythologique et insolite créé par Georges-Olivier Châteaureynaud en 2000 pages, 90 personnages et une décennie d'écriture.

De nos jours, à Ecorcheville-sur-Styx, que hantent centaures, sphinges, et autres minotaures échoués sur la berge, l'esclavage n'a toujours pas été aboli, et trois grandes familles, les Propinquor, les Esteral et les Bussettin se disputent et se partagent le pouvoir.

Tandis que la bonne société s'apprête à fêter par un grand bal mondain les vingt ans d’Angelina Farewell, égérie mutante de la jeunesse dorée, les eaux du Ciel se mêlent à celles du Styx et menacent d'engloutir la cité.

La République alarmée envoie un Haut-Commissaire prendre sur place la mesure de la situation. Accueilli par le maire Coriandre Bussettin, ce super-préfet volant découvre que certaines créatures d'essence divine vivent intégrées à la population. C'est le cas du Pr Bifrons, psychiatre directeur de l'Institut Ouranos, et d'un trio de modistes à l'enseigne de *Lachésis Fashion*... Peut-être aussi d'étranges métis, hybrides ou mutants apparus au sein de la jeunesse locale, tels Angelina Farewell et Biquet Bogue, dont les parents dissimulent jalousement le front cornu et les pieds fourchus.

Est-ce une apocalypse ou une nouvelle ère qui s'annonce ainsi, et qui commencerait à Ecorcheville-sur-Styx, au bord de ce fleuve nourricier de l'imaginaire occidental ?
24,00 €
Le jour des caméléons
Grasset
Une île  : Maurice, la narratrice du roman. Quatre personnages  : un oncle las de la vie, sa nièce, unique lumière pour lui, une femme qui vient de quitter son mari, un chef de bande assoiffé de vengeance.

Une journée où tout va exploser  : la cité, les haines, peut-être l’île. Enfin, d’étranges animaux qui attendent patiemment que les humains finissent de détruire ce qui leur reste  – leur humanité, leur foyer  – pour vivre seuls, en paix  : les caméléons. Unité de lieu, de temps, d’action. Le compte à rebours est lancé, le drame peut commencer.

Mais reprenons. Le roman s’ouvre, la ville est à feu et à sang. Zigzig, le caïd meneur, tient dans ses bras une fillette ensanglantée. Les plus pauvres viennent de s’attaquer aux plus riches dans le centre névralgique de l’île  : le shopping center, désormais en ruines. Au loin, un volcan gronde. Comment en sommes-nous arrivés là  ? Quelques heures plus tôt, Zigzig partait avec les siens attaquer ses rivaux tandis que Sara regardait danser une femme libérée sur une plage abandonnée. L’île rembobine et nous raconte. On suivra tour à tour chacun des personnages jusqu’à ce que leur destin se mêle. On remontera aussi le cours de l’Histoire pour comprendre comment les peuples, les servitudes et les logiques du monde moderne ont saccagé cette terre de merveilles et divisé ses habitants.

Avec sa langue tour à tour tendre et ironique, tranchante et poétique, Ananda Devi nous emporte dans un roman impossible à lâcher pour nous plonger dans le chaos des hommes. Le destin est en marche. Mais dans cette histoire-là, ceux qu’on croit les plus féroces seront peut-être les seuls héros.
20,90 €
Un été chez Umberto Eco
Grasset
Apostille au livre d’entretiens entre Umberto Eco et Jean-Claude Carrière dont Jean-Philippe de Tonnac avait été l’initiateur obstiné et l’accoucheur inspiré, publié en 2009 sous le titre N’espérez pas vous débarrasser des livres et traduit depuis dans vingt-six langues, Un été chez Umberto Eco nous fait pénétrer dans les coulisses des rencontres, nous livrant à la fois le portrait des protagonistes, la description des lieux, la nature des conversations - bref, tout le « hors champ » de ce que le premier ouvrage ne pouvait révéler, et les perles de conversation qui n’avaient pu y être retenues.

Nous assistons ici à la danse de séduction de l’auteur auprès des deux monstres sacrés pour les convaincre de dialoguer sur les cinq mille ans d’histoire du livre, du papyrus au fichier électronique ; la visite initiatique à Milan où le «  Professore » ouvre au profane sa « salle des coffres », collection de livres rares consacrés aux sciences occultes, fausses, farfelues, et aux langues imaginaires ; les premières journées de travail chez Jean-Claude Carrière à Paris ; et enfin cet été à Monte Cerignone, la maison de vacances d’Umberto Eco, où tout crépite et étincelle, du salon des joutes oratoires à la piscine et des promenades aux repas.

Quel est le plus beau livre du monde ? Pourquoi un livre est-il un incunable avant le 31 décembre 1500, un « simple » livre après ? Le collectionneur passionné est-il davantage guidé par la quête ou par la possession ? En quoi la bêtise est-elle fascinante et quelles en sont les différentes formes ? Pourquoi le livre va survivre à toutes les métamorphoses induites par la technique et en quoi est-il, pour l’éternité, un vecteur de liberté ?

Voici quelques-unes des questions qui parcourent cet ouvrage où deux puits de culture et d’esprit rivalisent de gai savoir, d’érudition joyeuse, de plaisirs des sens et de l’esprit. Un vade mecum délicieux par nos temps d’obscurantisme galopant.
18,50 €
La prophétie de Dali
Grasset
Balla voit son monde s'effondrer lorsque son père abandonne subitement la concession familiale. Jusqu’alors, lui et ses amis jouaient, insouciants, dans la brousse de l’Ouest malien. Souhaitant garantir un avenir à ses enfants, sa mère quitte le village et emmène sa progéniture de Kayes à Bamako et de Bamako à Paris. Arrivé dans une France froide et inhospitalière, Balla ne connaît rien des codes de ce nouveau pays et devient, à six ans, la risée de son école et bientôt de toute sa famille. Squattant chez les uns chez les autres, l’enfant nomade se plonge dans le mutisme et rêve secrètement de revoir son père. Dali, une griotte qui pratique l’art de la divination, prédit un avenir radieux à l'élève parqué dans une classe destinée “aux enfants arriérés". Depuis, le petit garçon est obsédé par l’intelligence et l’acquisition de la connaissance. Mettra-t-il fin au désespoir de sa mère qui l’emmène de force dans ses cours d’alphabétisation pour essayer de le sortir d'affaire ? Parviendra-t-il à se faire une place dans sa fratrie qui ne croit pas en lui ? La prophétie de Dali se révélera bien plus qu’une simple chimère…

Dans une langue aussi imagée qu’enjouée, Balla Fofana nous livre un très beau premier roman, largement inspiré de sa propre histoire. Il y raconte l’exil à hauteur d’enfant, la violence sourde qu’il engendre, mais surtout la force d’une femme, sa mère, à laquelle il rend un magnifique hommage.
19,50 €
Un chat à trois pattes
Grasset
À l’hôpital où sa mère vit ses dernières heures, Eva, la trentaine, assiste à l’improbable cérémonie d’adieu organisée par son frère. L’aîné monologue, solennel, tandis que ses enfants massacrent des chants en hébreu. Consternée, Eva songe à ce qu’elle a observé la veille : un rire incroyablement potache chez Marianne, cette mère depuis toujours sévère et réfractaire à l’humour.

Les heures sont comptées, et Eva comprend enfin qu’elle ne connaissait pas sa mère. Déterminée à en savoir plus, elle fouille son appartement et découvre un mystérieux dossier rempli de photos : là se trouve forcément le secret maternel. Les images défilent, l’histoire de Marianne se dessine et Eva se remémore son propre parcours, ses doutes et ses peurs, l’émergence du désir, sa rencontre passionnée avec Natalia, son éducation féministe dans la librairie d’Amanda… Et si, de génération en génération, il ne s’agissait que de bricoler, d’essayer, de rater encore, de rater juste un peu mieux ?

À la recherche d’une clé fondatrice, Eva se casse les dents sur le caractère fragmenté, contradictoire, souvent inutile ou secondaire des existences. L’intrigue explore cet éclatement, vogue du grave au trivial, du sérieux au ridicule, fouille les terrains de ce qui ne se dit pas, depuis les pensées impudiques jusqu’aux événements traumatiques qui échappent au langage.

Parfaite anti-héroïne d’aujourd’hui, maladroite et cocasse comme son Chat à trois pattes, Eva ne ressemble à personne mais tous et toutes s’y reconnaîtront. Un regard brillant, incisif, décalé sur l’apprentissage forcé de la féminité, le mutisme des mères qui ne savent pas transmettre et l’importance des mythologies familiales.
20,90 €
Djinns
Grasset
Ce jour-là, Penda aurait préféré ne pas décrocher le téléphone et éviter les mauvaises nouvelles. Trop tard, elle apprend que son copain Jimmy est hospitalisé après une garde à vue. Sa mère est introuvable, alors le médecin cherche à contacter Mami Pirate, grand-mère de Penda et voisine bienveillante du malheureux Jimmy.

Rien ne va plus. Penda elle-même vient de se faire virer de la supérette du coin où elle était caissière depuis la fin de ses études. Elle pense à rejoindre le cabinet de guérisseuse de Mami Pirate. Pour cela, il faut que sa grand-mère l’initie au Bwiti, cérémonie traditionnelle gabonaise consistant à entrer dans un autre état de conscience, afin de se laver des maladies de l’âme et des pathologies psychiques. Dans l’espoir de sauver Jimmy, Penda se lance mais son apprentissage est compromis par un être qu’elle a la faculté de ressentir depuis l’enfance, quand d’autres ne peuvent ni le voir ni l’entendre : son djinn.

A cheval entre deux cultures et deux visions du monde, Penda s’interroge sur ses propres croyances, ainsi que sur la maladie mentale dont Jimmy est atteint.

Heureusement, au quartier, il y a les autres, Chico le dealer attachant avec lequel Penda a grandi, Shango la grande sœur protectrice, Sally l’amie dont elle s’est éloignée. Chacun à sa manière va contribuer à révéler ce qu’il y a de plus cher aux yeux de Penda, la liberté.

Sorcellerie versus psychiatrie  ? Djinn blanc contre djinn noir ? Langue de la rue, langue de l’école  ? Retour au pays ou cheminement vaille que vaille dans une société peu accueillante  ? Dans une langue hybride et teintée d’oralité, Djinns est tissé d’élans de tendresse, de colères tues, et met au centre le pouvoir de l’imaginaire.
18,50 €