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Résultats de recherche pour 'Le Livre de poche' (9223)

Brunetti entre les lignes
Points
Brunetti enquête dans le monde mystérieux des livres anciens…

Le commissaire Brunetti reçoit un appel fiévreux de la directrice d’une prestigieuse bibliothèque vénitienne. Plusieurs livres précieux ont été endommagés, d’autres ont disparu. Les employés soupçonnent un chercheur américain. Quand l’un des suspects est retrouvé mort, l’affaire prend une tournure beaucoup plus sinistre. Brunetti est immergé dans le monde secret du marché noir de livres anciens…

« L'élégant flic vénitien joue les rats de bibliothèque. Charmant. » *VSD*

Née dans le New Jersey, Donna Leon a vécu pendant plus de trente ans à Venise. Traduites en vingt-cinq langues, les enquêtes du commissaire Brunetti ont séduit des millions de lecteurs. Toutes sont disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Gabriella Zimmermann
8,70 €
Sang d'encre à Marrakech
Points
Une nouvelle enquête de Gabrielle Kaplan dans le Maroc des années 1950.

1952 : les corps de deux prostituées portant sur le ventre le même tatouage sont découverts à Casablanca. Le commissaire Renaud se serait bien passé de cette délicate affaire. Il demande de l’aide à Gabrielle Kaplan, et leur enquête s’oriente vers Bousbir, le fameux « quartier réservé » de la ville. Mais bientôt on compte d’autres victimes tatouées, un médecin, une religieuse… Quels terribles secrets se cachent derrière ces assassinats ? Gabrielle tiendrait-elle une piste sérieuse du côté de Marrakech ? Et ne court-elle au-devant de dangers dans ces paysages montagneux de l’Atlas ?

« Un passionnant travelling dans le rétroviseur colonial. » Sud Ouest

Melvina Mestre a grandi à Casablanca et travaille à France Télévisions. Son premier roman, *Crépuscule à Casablanca*, a reçu le prestigieux prix Polar Sud Ouest/Lire en poche. Voici le deuxième opus de cette formidable série mettant en scène la détective privée Gabrielle Kaplan dans un Maroc des années 1950 parfaitement reconstitué.

*INÉDIT*
12,90 €
L'Espion qui aimait les livres
Points
Loyauté et trahison au sein des services secrets.

Le roman posthume de John le Carré.

Julian a quitté son job lucratif à la City pour devenir libraire dans une station balnéaire paisible du Norfolk. Mais à peine est-il installé qu’un visiteur vient bouleverser sa nouvelle vie. Edward, immigré polonais, semble en savoir beaucoup sur sa famille et s’intéresse de très près à son entreprise... Une fois de plus John le Carré souligne les affres et les doutes des agents secrets dans ce roman passionnant, point d’orgue d’une œuvre immense.

*« Le roman posthume qui taille un costume aux espions. Captivant* » *TÉLÉRAMA*

Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a travaillé brièvement pour les services de renseignement britanniques durant la Guerre froide. Pendant six décennies, il s’est consacré à la littérature d’espionnage dont il restera l'une des figures majeures. Il est décédé en 2020 à l’âge de 89 ans.

Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin.
8,70 €
L'Or vert du Sangha
Points
Une enquête sanglante au coeur du trafic de bois, qui dévoile les intérêts chinois et français, hérités de la France-Afrique.

Les élections présidentielles approchent au Sangha et voient s’opposer le vieux président et un ancien footballeur charismatique. La journaliste Claire Dorval est envoyée couvrir l’événement. Alors qu’elle glane des informations, le corps d’un de ses collègues est retrouvé à côté d’une exploitation sauvage d’un bois précieux, le Kevazingo, dont l’exportation est interdite. Quels trafics et quels intérêts se cachent derrière ce meurtre abominable ?

« Une enquête dangereuse et sinueuse. » *LES ÉCHOS*

Pierre Pouchairet a publié *Mortels trafics*, adapté par Olivier Marchal (*Overdose*). Il a vécu en Afghanistan, en Turquie, au Liban, ainsi qu’au Cameroun où il a écrit ce livre. Il est l’auteur de nombreux polars dont *Tuez-les tous… mais pas ici*, *Larmes de fond* et *La Consule assassinée*, tous parus chez Points.
10,20 €
Les Rêves de guerre
Points
Manipulations, résilience, souvenirs coupables, brutalité, sexe, pouvoir, honneur : quand la petite histoire percute la grande.

Le meurtre de Paul Wallace ravive de sombres souvenirs chez Michel Molina, officier de police lyonnais. Le suspect est Jean Métral, son meilleur ami, à peine libéré de prison après avoir assassiné vingt ans plus tôt Ben Wallace, le frère de Paul. L’enquête ramène Molina dans la région de sa jeunesse et le précipite au cœur de sa propre histoire, du bordel de Mauthausen aux rives du lac Léman…

« François Médéline sait à merveille camper les antihéros : bandits, politiques corrompus, flics caractériels et obstinés. » *France Inter*

Né en 1977, François Médéline est scénariste et auteur de quatre romans noirs remarqués, *La Politique du tumulte*, *Les Rêves de guerre* qui a reçu le Prix Libr’à Nous 2015, *Tuer Jupiter* et *L’Ange rouge* (Prix du Polar Sud-Ouest Lire en Poche 2022), tous parus chez Points.
8,95 €
Paris se lève
Points
Immersion dans un commissariat parisien

Janvier 2015 : Pierre-Louis Madec, alias PLM, débarque au commissariat de la Défense après avoir quitté sa Bretagne natale. Il y découvre une équipe surmenée, proche de l’implosion. À peine arrivé, on lui confie deux affaires criminelles dont le meurtre d’une femme à Neuilly. Pourtant, la menace semble planer partout sur la capitale. Tapis dans l’ombre, des hommes se préparent à frapper fort… Le SRPJ 92 n’a pas fini d’être ébranlé…

« Intrigue savamment ficelée. Moments d’intense émotion. Angoisse garantie...

Un talent des plus prometteurs. »

*LA MARSEILLAISE*

Né en 1970, Armand Delpierre est passionné de littérature policière anglo-saxonne. *Paris se lève*, son premier roman, retrace les quelques jours où Paris a été plus que jamais mise à mal par les attentats. Ce livre a reçu le Prix du Polar du salon « Noir Sur Ormesson 2022 », le Prix adulte du « Chien Jaune 2023 » et le Prix du Jury de la ville de Mennecy 2023.
9,90 €
L'Espion qui venait du livre
Points
« La bonne idée humoristique de l’été… secoue les clichés pour mettre en valeur le pouvoir de la littérature »

*TÉLÉRAMA*

L’agent secret Bob Dumont a dans sa ligne de mire le maléfique Igor et compte bien l’empêcher de devenir le maître du monde. Mais au détour d’une rue de Singapour, Dumont tombe sur un adversaire d’une autre trempe : Delafeuille, son éditeur parisien, bien décidé à en finir avec ce ramassis de lieux communs. Tout bascule alors… Imbroglio romanesque, régal d’humour absurde, ce faux roman d’espionnage est une étonnante réflexion sur le sens de la littérature.

Luc Chomarat est l'auteur de plusieurs romans policiers, dont *Le Polar de l'été* et *Le Dernier thriller norvégien*, disponibles chez Points. En 2016, il a reçu le Grand Prix de Littérature Policière pour *Un trou dans la toile*. Il est également traducteur.
7,50 €
Alba Nera
Points
« Un style nerveux qui insuffle rythme et atmosphère

à cette balade romaine.

*LA VOIX DU NORD*

Alba, le Blond et Dr Sax : le trio de flics se reforme après un meurtre identique à celui qu’ils avaient échoué à résoudre dix ans plus tôt. Mais Alba – tireuse émérite, profileuse formée au FBI – souffre d’un trouble de la personnalité. Ce nouvel assassinat pourrait bien l’obliger à affronter les secrets du passé. Une enquête sous haute tension dans une Rome gangrénée par la pègre…

Né en 1956, Giancarlo De Cataldo, magistrat à la cour de Rome, est l'un des écrivains de roman noir les plus importants d'Italie. La plupart de ses livres, dont *Romanzo Criminale* et *Suburra*, sont disponibles chez Points.

Traduit de l’italien par Serge Quadruppani
8,70 €
Brèves de noir
Points
Une chasse à l’homme en Irak, une leçon de cuisine qui dérape en crime passionnel, un nouveau départ virant à la descente aux enfers… Pour célébrer le festival Quais du Polar, neuf auteurs de renom, tous lauréats du prestigieux Prix des Lecteurs, déclinent le noir dans toutes ses nuances ! Retrouvez-les dans autant de nouvelles inédites. Les plus belles plumes croquent l’actualité, du fait divers à l’événement planétaire, et nous délivrent des récits denses, sombres et implacables.

INÉDIT
6,95 €
Le Mur des silences
Points
« Indridason est l’un des meilleurs écrivains de roman noir du monde. »

*THE TIMES*

Dans une vieille maison, une paroi de la cave s’effondre et révèle un corps emmuré. Cette découverte macabre se mêle aux recherches inlassables de Konrad pour faire la lumière sur l’assassinat de son père. Pressant la police d’enquêter, ce dernier oublie ses mensonges de l’époque et se retrouve inculpé. Faut-il croire les fantômes du passé ? La vérité est-elle seulement souhaitable ? Entre violence familiale, sacrifices et impunité, les *cold cases* ressurgissent toujours…

Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d’une nouvelle série dont *Le Mur des silences* est le quatrième opus. Tous les livres de l’auteur sont disponibles chez Points.

Traduit de l’islandais par Eric Boury
8,95 €
Macha ou l'évasion
Points
« Le digne héritier de Jean-Patrick Manchette. »

*LE MASQUE ET LA PLUME*

Macha-des-Oyats, 107 ans, vit dans le « monde de la Douceur ». Née au tout début du XXIème siècle, c’est l’une des dernières personnes à avoir connu l’époque ultraviolente et morose du « monde de la Fin ». Macha raconte sa jeunesse solaire et rebelle, son amour perdu, sa fuite vers un idéal… Un éclairage sans fard sur notre époque. Un roman noir à méditer.

Né en 1964 à Rouen, Jérôme Leroy est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages dont *Le Bloc* (Série Noire) – Prix Michel-Lebrun, et, aux éditions La Table Ronde, *Un peu tard dans la saison* – Prix Rive gauche à Paris, et *Les Derniers jours des fauves* (La Manufacture de livres). Il vit à Lille.
8,40 €
Pimp
Points
« Iceberg Slim, le proxénète le plus célèbre des États-Unis. »

*LIBÉRATION*

Robert Beck, jeune vaurien de Milwaukee, n’a qu’un rêve : devenir le plus grand mac des États-Unis. De 1940 à 1960, il devient Iceberg Slim, patron d’un harem et maître du pavé de Chicago. Impitoyable et accro à la cocaïne, il est toujours à la recherche d’une proie à envoyer sur le trottoir. Plein de sueur, de sexe et de violence, ce document unique sur les bas-fonds de l’Amérique est un ouvrage culte.

Robert Beck, alias Iceberg Slim (1918-1991), célèbre proxénète de Chicago, a publié plusieurs livres largement inspirés de sa vie : *Pimp*, *Trick Baby* et *Mama Black Widow* (disponibles chez Points) constituent la « trilogie du ghetto ».

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-François Ménard

Préface de Sapphire
8,60 €
Disparaître / Dans la nature
Points
« Le livre bascule dans des scénarios de road-movie, avec des motels existentialistes dignes de *Paris, Texas* de Wenders et des rades à la Tarantino. »

*LIBÉRATION*

Qui d’entre nous n’a pas un jour été tenté par l’idée d’abandonner la vie qu’il menait pour en démarrer une autre?? Le reporter Evan Ratliff décide de jouer les fugitifs tout en provoquant ses lecteurs?: il disparaît dans la nature et les met au défi de retrouver sa trace en moins d’un mois, récompense à la clé ! Le récit de cette course-poursuite à tendance orwellienne interroge notre capacité à l’anonymat dans un monde plus que jamais connecté.

Evan Ratliff, journaliste américain indépendant, est spécialiste des questions de cybercriminalité. Il écrit notamment pour *The New Yorker* et pour *Wired* où est paru « Disparaître ». Ce reportage sur sa disparition des radars des données numériques se lit comme un thriller paranoïaque.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles Bonnot
6,55 €
Rue de la Cloche
Points
« L’auteur, par son talent, sa force et sa sincérité, transforme cette trame noire en un très beau texte. »

*BULLETIN CRITIQUE DU LIVRE FRANÇAIS*

Elle s'appelait Juliette, mais lui, pas Roméo. Il n'était que Léon, traducteur fatigué, amant délaissé, et bien résolu à goûter son chagrin sans se laisser embarquer dans de palpitantes aventures. Sauf que Léon a jeté le manuscrit d'un livre qui traiterait du dernier des Grands Travaux du Président, que la guerre du Golfe fait rage et que des Yakusas débarquent dans l'est parisien… Léon rencontre alors Emile K., ex du GIGN reconverti dans le privé. Chance ou malédiction ?

Serge Quadruppani, traducteur et essayiste, est l’auteur d’une trentaine de romans noirs dont *La Nuit de la dinde*, *Saturne* (Prix des lecteurs Quais du polar 2011) et *Maldonnes* (Métailié, 2021). Après *Y*, voici *Rue de la cloche*, deuxième opus de l’épatante et culte « Trilogie de K ».
8,30 €
Un flic bien trop honnête
Points
« Ce cocktail de Queneau et de Columbo est tout à fait réjouissant. »

*LIVRES HEBDO*

Dans une petite ville de province, un assassin prolifique terrorise la population : plus de quarante cadavres sont à déplorer. Quatre ans que l’inspecteur Gamelle, vertueux et dépressif, flanqué d’un adjoint cul-de-jatte, peine à trouver ne serait-ce que le début d’une piste… Gamelle pourrait bien se résoudre à suivre les idées saugrenues d'un aveugle particulièrement intrusif… Un trio inattendu pour un polar burlesque et savoureux !

Né en 1949 dans les Ardennes où il vit, Franz Bartelt est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, parmi lesquels *Chaos de famille*, *Le Jardin du bossu*, ou encore *Hôtel du Grand Cerf* (Prix Mystère de la Critique 2018) et *Ah, les braves gens !* (les deux derniers parus chez Points). À la fois poète, nouvelliste, dramaturge, feuilletoniste, ce romancier discret possède un style d’une rare élégance.
6,90 €
Koba
Points
« Littell injecte de la profondeur dans le portrait d’un tyran.

Gonflé, audacieux, touchant. Réussi. »

*MARIANNE*

À Moscou, dans l’immense immeuble où sont logés les apparatchiks, se cache un jeune garçon, Léon Rozental, dont la mère a été victime des purges staliniennes. Lors d’une expédition au sein des nombreux passages secrets du bâtiment, l’enfant rencontre un étrange vieillard géorgien qui se fait appeler Koba…

Ancien journaliste à Newsweek, Robert Littell est l'auteur d'une douzaine de romans d'espionnage, dont un best-seller international, *La Compagnie : le grand roman de la CIA*. Il a également publié de nombreux romans historiques. Ses livres sont disponibles chez Points.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Martine Leroy-Battistelli.
7,30 €
Dernier tour lancé
Points
« Antonin Varenne est un poète, un poète sombre et torturé. Ses personnages, surtout, nous accompagnent longtemps après qu’on a reposé le livre. »

*LIBÉRATION*

Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du MotoGP est devenu « l’assassin », le pestiféré. Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau, oui, peut-être, mais pas sans le soutien des trois personnes qui, par leur destin singulier, sont les seuls à pouvoir l’aider à gagner. Entre passion, argent et hypocrisie, ce roman noir intime et frénétique est d’abord une leçon de vie.

Né en 1973, Antonin Varenne, a publié une dizaine de romans très remarqués dont *Fakirs* (Prix Michel-Lebrun, Prix Sang d'encre 2009, Prix du meilleur polar Points), *Le Mur, le Kabyle et le Marin*, (Prix Quais du Polar 2011, Prix Amila-Meckert), ou encore *L'Artiste* (Prix Rive Gauche à Paris 2019), disponibles chez Points.
8,40 €
Terminus Leipzig
Points
Max Annas

Jérôme Leroy

Deux auteurs, deux pays, une seule enquête !

Christine Steiner, commissaire à l’anti-terrorisme, est mise sur la touche après une grosse bavure en opération lors de la traque d’un dangereux militant d’extrême-droite. Partie se changer les idées à Lyon, elle découvre une sorte de chaînon manquant à sa propre histoire. Son brusque départ pour Leipzig, à la recherche d’un certain Wolfgang Sonne – un ancien de la bande à Baader ­– est-il motivé par des raisons personnelles ou politiques ?

Dans le cadre d'un partenariat littéraire avec Quais du Polar, ce cadavre exquis est le fruit de la collaboration entre deux auteurs de romans noirs : l’Allemand Max Annas et le Français Jérôme Leroy. Récompensé du *Deutscher Krimipreis*, Max Annas est auteur de thrillers, dont *Enfer blanc*. Publié à La Série Noire et à La Manufacture de Livres (*Les derniers jours des fauves*, 2022), Jérôme Leroy a reçu de nombreux prix, notamment pour *Le Bloc*.

INÉDIT
6,80 €
La pierre du remords
Points
« Plus le temps passe et plus Indridason semble prendre le tempo d’un Simenon venu du froid. »

LE FIGARO MAGAZINE

Une vieille femme est assassinée chez elle. Sur son bureau, on découvre le numéro de téléphone de Konrad, ancien policier. Elle l’avait récemment contacté en le suppliant de retrouver l’enfant qu’elle avait abandonné à la naissance cinquante ans plus tôt. Accablé de remords pour lui avoir refusé son aide, Konrad va s’employer à réparer son erreur. Alors qu’il enquête, se dessine peu à peu l’ampleur d’une tragédie insoupçonnée…

Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d’une nouvelle série dont La pierre du remords est le troisième opus. Tous les livres de l’auteur sont disponibles chez Points.

Traduit de l’islandais par Éric Boury
8,95 €
Y: La Trilogie de K
Points
« Dans le domaine du roman noir français, c'est ce que j'ai lu de plus intéressant ces dernières années. »

JEAN-PATRICK MANCHETTE – CHRONIQUES

Banquier sulfureux, Alexandre Varga disparaît mystérieusement avec une vidéo convoitée à la fois par un député corrompu, les services secrets italiens et le Hezbollah. Une lettre énigmatique à son fils Claude transforme celui-ci en cible pour tout ce beau monde. Emile K., ex du GIGN reconverti dans le privé, pourra-t-il l’aider ou l’enfoncer ?

Serge Quadruppani, traducteur et essayiste, est l’auteur d’une trentaine de romans noirs dont La Nuit de la dinde, Saturne (Prix des lecteurs Quais du polar 2011) et Maldonnes (Métailié, 2021). Y, son premier livre (1991), jusque-là inédit en poche, marque le début de l’épatante et culte « Trilogie de K ».
7,40 €
Dernier tacle
Points
« Le livre se lit avec plaisir et se révèle intelligemment construit. »

LE PARISIEN

L’entraîneur de l’OM a été assassiné ! Dépêchée en urgence à Marseille, Clémentine Paccini, commissaire au Quai des Orfèvres, va devoir jouer des coudes dans ce milieu très masculin qu’est le foot. Au risque de réveiller de douloureux secrets, cette passionnée de gastronomie enquête sans relâche aux côtés de son homologue marseillais. C’est alors que surviennent plusieurs autres meurtres au centre d’entraînement de la Commanderie…

Né en 1970, Emmanuel Petit est un footballeur de renommée internationale, notamment champion du monde en 1998. Dernier Tacle est son premier roman. Né en 1949 à Marseille, Gilles Del Pappas est l’un des maîtres du polar marseillais. Citons, parmi d’autres, la série Constantin le Grec. Il a reçu le Grand Prix littéraire de Provence pour l’ensemble de son œuvre.
6,90 €
Une enquête du commissaire Soneri Or, encens et poussière
Points
« À Parme, le commissaire Soneri se retrouve à la croisée de plusieurs enquêtes tandis que sa vie amoureuse semble se désagréger. Suspense, poésie et philosophie. »

LE SOIR

La plaine du Pô est plongée dans un épais brouillard hivernal, et la nuit n’arrange rien. Alors qu’un carambolage monstrueux s’est produit, semant la zizanie sur l’autoroute – des taureaux errent, désorientés, la faute à une bétaillère renversée – c’est le commissaire Soneri qu’on envoie sur place. Mais le plus célèbre des flics de Parme n’est pas au bout de ses surprises : parmi les véhicules accidentés, il découvre le corps carbonisé d’une femme dont la mort n’a rien de naturel…

Né à Turin en 1959, Valerio Varesi est journaliste à La Repubblica. De livre en livre, il s'inscrit avec brio dans une tradition du polar italien, classique et engagée. Son truculent commissaire Soneri apparaît dans cinq romans disponibles chez Points, dont Le Fleuve des brumes (prix Violeta Negra 2017), ou encore Les Ombres de Montelupo (Trophée 813 du meilleur roman étranger).

Traduit de l’italien par Florence Rigollet
8,40 €
Une enquête de Claire DeWitt Du sang sur l'asphalte
Points
« Un univers étrange et onirique où les mystères, affublés de noms poétiques, sont légion. Claire Dewitt ou la plus attachante détective du monde. »

L’OBS

Claire DeWitt, détective privée, se réveille dans une ambulance à Oakland en Californie : quelqu’un vient d’essayer de l’assassiner. Se méfiant de la police, Claire suit les indices à travers la scintillante Las Vegas et ses faubourgs désertiques afin de découvrir qui veut sa peau. Pour survivre, Claire va devoir revisiter son passé compliqué, entre rivalités de détectives, amitiés perdues et mystères non résolus…

Sara Gran est l’auteure de cinq romans dont Dope, La Ville des morts (Prix du meilleur Polar Points 2016) et La Ville des brumes, disponibles chez Points. Ses livres ont paru dans une douzaine de pays. Elle vit à Los Angeles et est également scénariste pour le cinéma et la télévision.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Claire Breton
7,80 €
Les oubliés de Londres
Points
« Elle dénonce avec force tant la surveillance policière que la gentrification. »

LE MONDE

Un immeuble au milieu d’un vaste chantier de construction à Londres. Quelques rares occupants résistent encore a` l’expropriation. Alors qu’ils célèbrent la sortie d’un livre consacre´ a` leur combat et que la fête bat son plein, Hella, auteure du texte, et Molly, auteure des photos, découvrent l’encombrant cadavre d’un homme. Qui est-il ? Comment est-il mort ? La décision qu’elles prennent ce soir-là va lier leurs destins de manière inextricable.

Eva Dolan vit près de Cambridge et est considérée comme l’étoile montante du roman policier britannique. Après le diptyque Les Chemins de la haine (Grand Prix des lectrices de ELLE) et Haine pour haine, publiés chez Points, elle nous livre ici un polar social d’une redoutable efficacité.

Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Lise Garond
8,30 €
Un amour fraternel
Points
« L’œuvre de Pete Dexter est l’une des plus sensationnelles de la littérature américaine contemporaine. »

LE MONDE

À Philadelphie, tandis qu’Irlandais et Italiens se livrent une guerre sans fin pour le contrôle des syndicats, la mort accidentelle de la petite sœur de Peter Flood déclenche une réaction en chaîne qui scellera à jamais le destin du jeune garçon. Pour l’enfant taiseux commence alors une vie faite de solitude, de crimes et de violence, marquée jusqu’à l’âge adulte par sa relation chaotique avec son cousin Michael. Une histoire de voyous aux allures de tragédie grecque.

Né en 1943 dans le Michigan. Pete Dexter a été journaliste d’investigation, chroniqueur et éditorialiste, avant de devenir l’un des auteurs de romans noirs les plus talentueux de sa génération. Outre Cotton Point (National Book Award 1988), on lui doit God’s pocket, Deadwood, Paperboy, Train et Spooner, tous disponibles chez Points.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nicole Bensoussan.
7,90 €
Coups de vieux
Points
« Si l’on rit beaucoup avec ce truculent Coups de vieux, le désenchantement et la nostalgie diffusent leur délicate partition. Coup de maître ! »

LE FIGARO MAGAZINE

Entre André et Clovis, sexagénaires idéologiquement incompatibles, c’est une longue histoire de fraternité et de coups tordus. Ces deux frères ennemis se retrouvent chez leur vieux camarade Dallier, dans une belle demeure des environs de Béziers. Mais l’assassinat d'Emma Paretto, la sémillante fiancée de Dallier, va gâcher l’ambiance. Entre magouilles immobilières et voyous sans foi ni loi, les deux compères mènent l’enquête, plus que jamais déterminés à ne pas céder un pouce de terrain à l’adversité.

Dominique Forma a réalisé à Hollywood le film La Loi des armes. Il entame ensuite en France une carrière de photographe et d’écrivain. Après un premier livre remarqué, Skeud (2008), il publie quatre autres romans noirs. L'auteur vit entre Paris et Limoges.
7,90 €
Le Bal des débris
Points
« Le Bal des débris, ou comment l’auteur de Mygale

se lança dans la voie royale du polar. »

L’EXPRESS

Frédo aurait voulu être un gangster. Seulement, au lieu de manier la mitraillette devant un comptoir de banque, il pousse des chariots dans un hôpital pour vieux. Heureusement, il y a Lepointre, un vioque pas comme les autres, expert en combines et truand indécrottable. Quand une riche pensionnaire vient échouer à l’hosto, ils s’imaginent déjà des diamants plein les poches…

Né en 1954, Thierry Jonquet a publié une quinzaine de romans noirs et policiers dont une bonne partie est disponible chez Points, comme Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte – un ouvrage majeur –, Ad vitam aeternam, Mon vieux ou encore Vampires. Décédé en 2009, il laisse une œuvre résolument politique, qui a ouvert les frontières du genre.
6,50 €
Les Infidèles
Points
"Un polar explosif sur l’amour, l’adultère et l’infidélité au temps d’internet, à travers des portraits de femmes."

François Busnel, LA GRANDE LIBRAIRIE

Alors qu’elle préparait un reportage sur les aventures extraconjugales à l’heure d’Internet, Salomé Jolain, jeune journaliste de télé, est assassinée à Paris. L’affaire s’avère plus compliquée qu’il n’y paraît pour le commandant Barnier et son adjoint, le sémillant lieutenant Maze. Alice Kléber, tante de la victime, est à la tête du site « lovalibi.com » qui fournit des excuses clés en main aux candidats à l’adultère. Une coupable un peu trop idéale, d’autant que la liste des suspects s’allonge… Si le roman dépeint le chaos sentimental d’une époque, il célèbre avec la même ferveur l’éternelle énergie du désir.

Dominique Sylvain, née en 1957, est une des plus talentueuses voix féminines du polar. Auteure d’une vingtaine de romans, lauréate de nombreux prix dont le « Grand Prix des Lectrices de Elle » en 2005 pour Passage du Désir, elle a vécu au Japon et habite désormais à Paris. Tous ses livres sont disponibles en Points
8,95 €
J'ai tué Kennedy ou Les mémoires d'un garde du corps
Points
Pepe Carvalho entre en scène : détective privé nihiliste, gourmet, grand lecteur et brûleur de livres, il a pour mission de camper un tueur super entraîné, à la fois garde du corps et assassin du président américain, pour le compte de la CIA et du lobby du pétrole. Une première enquête hallucinatoire qui sape le mythe Kennedy dans une joyeuse sarabande de marionnettes, d’ellipses et de délires.

Né en 1939 à Barcelone et mort en 2003, Manuel Vázquez Montalbán, fervent opposant au franquisme, découvre l’écriture en prison. Il fut journaliste, critique gastronomique, poète, essayiste et romancier. Les enquêtes de Pepe Carvalho sont disponibles en Points.

« Un texte drôle, effronté, d’une belle force d’invention. »

Dernières nouvelles d’Alsace

Traduit de l’espagnol par Denise Laroutis
6,50 €
Trilogie des ombres - Livre 3
Points
Stephan Thorson semblait comme endormi... Avec stupeur, le légiste constate qu’il a été étouffé. Pourquoi assassiner un nonagénaire solitaire et taiseux ? Dans ses tiroirs, des articles sur le meurtre d’une couturière retrouvée en 1944, dans le malfamé passage des Ombres. Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de rouvrir la double enquête. Il découvre une époque où l’Islande, tiraillée entre modernité, traditions et légendes, n’était pas tendre avec les jeunes filles...

Arnaldur Indridason est le plus grand auteur de polars islandais contemporains. Tous ses romans sont disponibles en Points.

« Des hiers sombres comme des taches mal effacées dans les mémoires des survivants. Indridason en charbonne une intrigue prenante qui mène le lecteur par le bout du nez. » - L’Express

La Trilogie des Ombres 3

Traduit de l’islandais par Éric Boury
8,95 €
Iboga
Points
Le verdict est tombé. Jefferson Petitbois, 17 ans, s’apprête à être exécuté. Dans le couloir de la mort, l’attente s’éternise jusqu’à ce que la grâce présidentielle transforme la peine en prison à perpétuité. Jeff se retrouve enfermé dans une cellule avec pour seule compagnie les matons, les fantômes de ses victimes et celui de Max. Son seul protecteur. Celui qui l’a initié à Iboga. Celui qui a fait de lui un meurtrier. Qui est-il vraiment ? Une victime ? Un monstre ? Ce livre raconte la vérité… La vérité selon Jefferson Petitbois.

Christian Blanchard a travaillé durant vingt-cinq ans au sein d’une institution publique avant de se consacrer à l’écriture. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, publiés chez Belfond.

« Un roman choc. Ce livre me hantera. »

Gérard Collard, librairie La Griffe noire, Saint-Maur
8,40 €
Si belle, mais si morte
Points
C’est une chose peu connue : la découverte d’un cadavre peut être très problématique. Comme cette femme en promenade avec son chien peut en témoigner : il faut affronter un stress soudain… et le stress fait vieillir ! Surtout si, à l’instar de ce couple d’adolescents, on craint d’attirer l’attention sur les substances peu légales contenues dans ses poches. Quoi qu’il en soit, on n’appelle pas la police, c’est bien trop compromettant. Et après tout, quelqu’un devrait finir par s’en charger… non ?

Née en 1960 à Turin, Rosa Mogliasso est l’auteure d’une série de romans policiers remarquée par la critique. Si belle, mais si morte est son premier roman traduit en français.

« Ce court roman plonge avec drôlerie dans les affres de la lâcheté et de la culpabilité. »

Le Monde

Traduit de l’italien par Joseph Incardona

« Ce court roman plonge avec drôlerie dans les affres de la lâcheté et de la culpabilité. »

Le Monde
6,40 €
Le Polar de l'été
Points
- Moi aussi, dit-elle, je vais écrire. Pas des polars, bien sûr. De la littérature.

Je m’abstiens de répondre quoi que ce soit. Cela nous entraînerait trop loin. Je pose quand même la question :

- Quoi comme littérature ?

- Je ne sais pas encore. J’aimerais écrire quelque chose de vraiment universel, un truc qui touche tout le monde. Tous ces livres avec des meurtres, des scènes de sexe, des grossièretés, en fait c’est loin de la vraie vie.

- Il n’y a pas de meurtres dans mon livre. Et pas de grossièretés. Enfin très peu.

Luc Chomarat a reçu en 2016 le Grand Prix de littérature policière.

« Jubilatoire. »

Le Monde des livres
6,90 €
Les Pièges de l'exil
Points
Au milieu des années 1950, Bernie Gunther, devenu concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, trompe l’ennui en fréquentant les tables de bridge. Son talent de joueur lui ouvre les portes de la Villa Mauresque, résidence de Somerset Maugham. L’écrivain au sommet de sa gloire a bientôt besoin de l’ancien détective : victime d’un maître chanteur, Maugham apparaît sur des photos compromettantes en compagnie d’Anthony Blunt et de Guy Burgess, deux des traîtres de la bande de Cambridge... La situation se corse quand Gunther est dangereusement rattrapé par son passé.

Né en 1956 à Édimbourg, Philip Kerr est l’auteur de plus de trente livres acclamés dans le monde entier, il a reçu de nombreux prix.

« À son meilleur, Philip Kerr orchestre l'affaire de main de maître. Un régal. »

L’Express

Traduit de l’anglais par Philippe Bonnet
9,30 €
Des enfants tuent un enfant
Points
1993. Liverpool. En plein centre commercial, le petit James Bulger, deux ans, échappe à la surveillance de sa mère. Deux jours plus tard, son corps sera retrouvé, affreusement mutilé. L'horreur atteint son paroxysme lorsqu'on découvre les deux criminels : Jonathan Venables et Robert Thompson ont dix ans, des visages charmants, des voix innocentes.

Gitta Sereny se lance dans une enquête sur les racines du mal dont ni elle ni le lecteur ne sortiront indemne. Comment un enfant se transforme-t-il en monstre ?

Gitta Sereny (1921-2012), journaliste et écrivain, a notamment collaboré au Times et au New York Times. Elle est l’auteur d’Une si jolie petite fille, disponible en Points.

Suivi d’un article inédit : L’affaire Burgess (1861)

« Fidèle à sa méthode, Gitta Sereny a voulu comprendre plutôt que juger. Un modèle du genre. »

L’Express

Ce livre a paru en 2017 aux éditions Plein Jour sous le titre La Balade des enfants meurtriers

Traduit de l’anglais par Sibylle Grimbert et Florent Georgesco.
6,30 €
La Fin de l'histoire
Points
Juan Belmonte le sait bien : il n’y a pas de repos pour les braves. Retiré en Patagonie dans l’espoir de couler des jours paisibles aux côtés de sa compagne, l’ancien guérillero chilien doit accomplir une dernière mission : contrecarrer un complot visant à libérer de prison Miguel Krassnoff, descendant du dernier ataman et général de Pinochet. Animé d’une soif de vengeance, Belmonte est bien décidé à régler de vieux comptes à sa manière.

Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili et vit actuellement en Espagne. Après Un nom de torero, également disponible en Points, il livre une nouvelle aventure de Juan Belmonte.

« Magnifique. »

Le Monde des livres

« De Trotski à Poutine, La Fin de l’Histoire traverse au pas de charge le xxe siècle et ses utopies sanglantes. »

Les Échos

Traduit de l’espagnol (Chili) par David Fauquemberg
6,40 €
Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte
Points
Septembre 2005, Anna Doblinsky obtient son premier poste au collège de Certigny, dans le 9-3. Zone industrielle, HLM, trafics, bagarres entre bandes rivales, influence grandissante des salafistes : le décor est planté. Seul Lakdar Abdane, jeune beur très doué, sort du lot. Pourtant, une erreur médicale va bouleverser sa destinée…

Né en 1954, Thierry Jonquet a publié une quinzaine de romans noirs et policiers, dont Mygale, Moloch, Ad vitam aeternam et Mon vieux. Décédé en 2009, il laisse une œuvre résolument politique, qui a ouvert les frontières du genre.

« Un livre qui cogne. »

Télérama
9,30 €
L'Empoisonneuse d'Istanbul
Points
Istanbul : destination de vacances idéale pour le commissaire Charitos et sa chère épouse Adriani. Mais le séjour est bientôt troublé par Maria, une nonagénaire qui aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul. Afin d'éviter l'incident diplomatique, Charitos est chargé d'enquêter aux côtés d'un jeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces. La vieille Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d'avance sur la police… Petros Markaris est né en 1937 à Istanbul d'un père grec et d'une mère arménienne. Romancier, dramaturge, traducteur et scénariste, il se fait la voix de la Grèce d'aujourd'hui. « Un des livres les plus réussis de Petros Markaris. » Libération
8,95 €
Sex beast
Points
Suspecté de 34 assassinats, Gerard Schaefer, policier, avoue à Stéphane Bourgoin qu'il aurait commis une centaine de meurtres. À quelques pas du couloir de la mort, il est poignardé de quarante coups de couteau. Après des années d'enquête aux côtés du shérif et des avocats des victimes, des entretiens avec les codétenus et l'ex-petite amie du serial killer, Stéphane Bourgoin dresse le portrait terrifiant et douloureux de Sex Beast. Spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin est mondialement reconnu. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur le sujet, dont le best-seller Le Livre noir des serial killers, disponible en Points.
6,50 €
L'Homme qui rit - Quatrevingt-treize et autres romans
Gallimard
Deux volumes de romans de Hugo figurent déjà au catalogue de la Pléiade : Les Misérables depuis 1951, aujourd'hui disponible dans une nouvelle édition (2018), et depuis 1975 un volume réunissant Notre-Dame de Paris (la fatalité des dogmes) et Les Travailleurs de la mer (la fatalité des choses). Le présent ouvrage vient compléter ce pan de l'oeuvre de Hugo en rassemblant ses romans les plus politiques : les deux versions (1820 et 1826) de Bug-Jargal, le récit que le très jeune écrivain a consacré à la question de l'esclavage ; Le Dernier Jour d'un condamné (1829) et Claude Gueux (1834), deux variations sur le thème de la peine de mort ; et les deux romans majeurs, L'Homme qui rit (1869) et Quatrevingt-treize (1874), qui s'inscrivent dans un projet de triptyque - "Espérance / Liberté / Progrès" - évoqué dans la Préface de L'Homme qui rit : "Le vrai titre de ce livre serait L'Aristocratie. Un autre livre, qui suivra, pourra être intitulé La Monarchie. Et ces deux livres [...] en précéderont et en amèneront un autre qui sera intitulé : Quatre-vingt-treize." Comme on le sait, La Monarchie ne sera jamais écrit. Mais "l'immensité de cette minute épouvantable, 93" conduira Hugo à achever sa trajectoire romanesque avec un chef-d'oeuvre, Quatrevingt-treize, où sont célébrés "les idéaux d'une démocratie révolutionnaire qui indique la voie de l'avenir" (Umberto Eco). Tous ces romans peuvent être lus comme des aventures de la pensée. On y a joint, sous le titre Interventions, différentes réflexions et prises de parole de Hugo sur la peine de mort, la misère, le droit et la loi, l'exil.
76,00 €
L'Amant et autres écrits
Gallimard
Indochine, fin des années 1920. Une mère lutte contre l'océan qui rend incultivable sa concession. Sa fille est courtisée par un homme riche, mais l'affaire n'aboutit pas. Son fils cède à la violence. En 1950, Un barrage contre le Pacifique est l'un des premiers sommets de l'oeuvre de Marguerite Duras. Bien que le roman soit autobiographique, l'histoire intime de la jeune fille, rebaptisée Suzanne, y est comme tenue à distance. Le temps n'est pas encore venu. L'Éden Cinéma de 1977, pièce "à lire autant qu'à entendre", est la réécriture du roman pour la scène. Le Barrage était l'histoire d'un héroïsme ; Duras tient sa pièce pour l'histoire d'une femme "comme les autres". Un premier verrou a sauté ; la relation entre la jeune fille et le "petit frère" se fait plus explicite, au point que le metteur en scène Claude Régy voit dans l'inceste un motif essentiel de l'ouvrage. Quoi qu'il en soit, il existe à présent un "cycle indochinois" dans l'oeuvre de Duras. Le livre qui en sera la clé de voûte paraît en 1984 et obtient le prix Goncourt. Tout va changer pour Marguerite. Et dans L'Amant tout a déjà changé. Le ton, le style ni la narration ne sont plus ceux du Barrage. La célèbre "écriture courante" durassienne est à l'oeuvre. Les images mentales se mêlent à la description de photos absentes : un album photographique sans photographies, dira Sylvie Loignon. Et le récit de l'éveil des sens. Duras a gagné sa "bataille avec le silence", elle dit ce qu'elle avait tu jusqu'alors, "la défloration de l'enfant blanche" par l'amant chinois : déshonneur, transgression, scandale. Le cinéma s'en mêle. Elle veut écrire l'adaptation, mais son scénario est mis de côté. On connaît la suite. L'Amant de la Chine du Nord est en 1991 le livre né du projet de film lui-même né du livre qui a porté à son point d'ébullition l'histoire racontée dans un premier livre puis sur scène. Les éléments constitutifs du cycle indochinois restent en place, mais ils portent, profondément gravée, la marque du film qui n'a pas eu lieu et à quoi Duras songe encore, au conditionnel ("en cas de film..."). "C'est un livre. / C'est un film." Le texte tire de cette hybridité une force unique. Essentiels dans l'oeuvre de Marguerite Duras, ces quatre livres, enrichis de documents qui en éclairent la conception, l'écriture et la réception, se trouvent réunis dans ce Tirage spécial, qui comporte en outre - hors texte - les photos "absentes".
64,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
La Pléiade
Gallimard
C'est en 1547 que paraissent les premiers poèmes de Ronsard et de Du Bellay. En 1549-1550, Du Bellay publie La Deffence, et illustration de la Langue Francoyse, à la fois traité sur la langue et art poétique, et L'Olive, premier recueil de sonnets et de vers lyriques originaux en français. Ronsard donne le premier recueil d'Odes françaises. À Lyon, entre 1549 et 1552, voient le jour des volumes de poésie amoureuse dus à Pontus de Tyard et à son cousin Guillaume Des Autels, lequel prend en outre part aux débats sur les genres littéraires. 1552 et 1553 sont des années décisives, avec Les Amours de Ronsard, ceux de Baïf, la première tragédie française à l'antique, la Cleopatre captive de Jodelle, et le scandale des Folastries. Dans Le Cinqieme [Livre] des odes augmenté, Ronsard insère son élégie à Jean de La Péruse, dans laquelle il sélectionne sept poètes : lui-même, Du Bellay, Tyard, Baïf, Des Autels, Jodelle et La Péruse. Le mot "Pléiade" ne figure pas dans le texte. En 1555, dans l'Hymne du Roy de France Henry II, Ronsard dresse une nouvelle liste. La Péruse est mort ; Des Autels, effacé ; Peletier et Belleau font leur apparition. (Dans une élégie de 1556 où Ronsard emploie pour la première fois le mot de "Pléiade", Belleau "vien[t] en la brigade / Des bons, pour acomplir la setiesme Pliade".) Cette année-là, Tyard augmente ses Erreurs amoureuses. Ronsard et Baïf chantent de nouvelles dames. Dans La Rhetorique de Foclin, les exemples sont tirés des oeuvres des poètes de la Pléiade. La décennie où a fleuri la Pléiade est exceptionnelle dans l'histoire de la poésie comme dans celle de la langue. Ce volume donne à lire des pièces poétiques célèbres ou moins connues, fait revivre les débats poétiques et linguistiques, et propose, outre La Deffence, le premier art poétique en français, les premières tragédies et la première comédie du répertoire français, la première rhétorique moderne. La section finale est consacrée aux réactions des contemporains.
75,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Faire d'une « œuvre petite et fermée comme un poing » (Pierre Michon dixit) quelque chose qui ressemble à un livre : délicate entreprise. Car il faut aussi que le livre ressemble à l'œuvre et ne tire pas sa forme de vieilles routines. Rimbaud a fait imprimer Une saison en enfer et à peu près rien d'autre. L'invention éditoriale est donc permise. Subdivisions, périodisations, classifications et déclassements ont parfois fait de l'éditeur un biographe déguisé ou un commissaire-priseur. Or, s'il s'est lui-même essayé à des regroupements, Rimbaud n'a jamais fini le travail. L'achever pour lui – distribuer ses œuvres dans des cases entérinées par l'usage ou imaginées pour l'occasion –, c'est plaquer des catégories posthumes sur une énigme vivante.

Sous l'intitulé Œuvres et lettres – mais À la recherche d'une voix aurait été un titre acceptable –, cette édition présente l'œuvre (en prose et en vers) dans sa continuité (et ses ruptures), selon une chronologie avérée ou conjecturale. De chaque poème on offre, successivement, les différentes versions connues, y compris celles que Rimbaud a insérées dans ses lettres. La typographie varie selon qu'on donne à lire un manuscrit autographe ou une copie, voire une publication non autorisée par l'auteur. Puis viennent les lettres écrites par Rimbaud entre 1870 et 1875 (dont les lettres du « voyant », bien sûr), avec à nouveau, le cas échéant, les poèmes qui y sont inclus et qui peuvent donc être lus, cette fois, dans leur contexte.

Tout ce qui suit est hors d'œuvre. Sous l'intitulé Vie et documents paraît la « Chronologie », qui est habituellement placée en tête des volumes de la Pléiade. On y glisse, à leur date, les lettres écrites par Rimbaud de 1878 (« J'arrive ce matin à Gênes... ») à sa mort. On propose en outre un choix de documents ; ils ne dissipent pas le mystère, tout au plus en dessinent-ils les contours. Mais qu'y a-t-il de plus énigmatique chez Rimbaud ? Son silence ? ou bien plutôt sa voix ?
64,50 €
Romans
Gallimard
Ce volume propose la "trilogie du travail" formée par En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), ainsi qu'À l'est d'Éden (1952), roman de la maturité.

Le fil conducteur des trois premiers livres, c'est la réaction de l'individu à la pression du groupe. En un combat douteux, qui prône l'action collective, revêt une dimension épique. Des souris et des hommes traduit, par la simplicité de son intrigue et ses ressorts dramatiques, la dimension tragique d'une humanité abandonnée à la fragilité de ses rêves. Les Raisins de la colère, grand roman de la route, entremêle le destin de la famille Joad et des chapitres "collectifs" qui élargissent la perspective à l'ensemble du "peuple". À l'est d'Éden enfin donne corps à l'imaginaire familial de Steinbeck et illustre la faculté de l'homme à choisir son destin. S'y mêlent souvenirs intimes et éléments allégoriques et historiques ; le bien et le mal s'y livrent une lutte placée sous le signe de Caïn.

En s'inspirant de thèmes et de figures bibliques, Steinbeck participe à l'écriture du mythe américain, y compris dans ses aspects les plus désespérés. Marqués au fer rouge par la Grande Dépression, ses personnages, laissés-pour-compte du rêve américain, sont des victimes de la modernité en marche. Dans des dialogues d'une grande virtuosité, le romancier fait entendre la crudité de leur langue (ce qui choqua ses contemporains) et leur confère une présence véritablement poétique. Quant aux analyses écologiques, économiques et sociales qui sous-tendent ses livres, elles demeurent troublantes d'actualité.
72,00 €
Œuvres complètes I, II
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
148,00 €
Le Monde comme volonté et représentation
Gallimard
En France, la découverte de Schopenhauer (1788-1860) au tournant des années 1880 provoque une fièvre qui excède les débats philosophiques habituels. Maupassant choisit pour guide ce professeur de pessimisme et de noirceur. Il hante certains personnages de Huysmans, résignés à admettre avec lui que la vie de l'homme oscille entre la douleur et l'ennui. On est sommé de se positionner par rapport à Schopenhauer, parce que sa philosophie engage radicalement le sens de l'existence. Le Monde comme volonté et représentation est le "grand livre" de son auteur. Celui-ci y ferraille avec les idées de Platon et de Kant, tout en prenant au sérieux l'apport récent des orientalistes et en tirant des implications considérables des Upanishad. Mais ce livre polyglotte commente aussi Cervantès, Shakespeare, Calderón, La Rochefoucauld, Swift, Voltaire, Chamfort, Byron, Goethe ou Leopardi. Il donne corps à une pensée dont on sent bien qu'elle n'avait jamais été formulée jusqu'ici et qu'elle n'est pas de celles que l'on dépasse. Selon Nietzsche, il n'y a chez Schopenhauer ni affectation ni rhétorique : c'est un "discours droit, rude et bienveillant", porté par un "naturel inimitable" et "une vigoureuse aisance". La présente traduction relève le défi de rendre la puissance de la langue de Schopenhauer, qui fascina Kafka et Borges, tout en respectant l'unité de son vocabulaire philosophique.
77,00 €
Shirley - Villette
Gallimard
L'immense succès de Jane Eyre (1847) fait de Charlotte Brontë une romancière reconnue. L'élaboration de son nouveau roman sera douloureuse : en l'espace de huit mois, Branwell, Emily et Anne disparaissent, faisant d'elle la seule survivante d'une exceptionnelle fratrie d'écrivains. Shirley paraît en 1849. En toile de fond, la lutte des ouvriers du textile contre la mécanisation. Au premier plan, deux héroïnes se disputant l'attention de Robert Moore : une héritière cultivée et fougueuse, et une orpheline douce et timide ; la première est inspirée d'Emily, la seconde d'Anne. L'ouvrage voit resurgir les héros des oeuvres de jeunesse (Napoléon, Nelson, Wellington), oeuvres dont on ne dira jamais assez l'importance. Il propose de magnifiques portraits de femmes cherchant leur place dans une Angleterre patriarcale.Pour Villette, qui suit en 1853, Charlotte fait appel aux souvenirs de son séjour à Bruxelles en 1842-1843. Élève puis professeur dans un pensionnat, elle avait été séduite (intellectuellement) par Constantin Heger, qui donnait des cours de rhétorique dans l'établissement tenu par son épouse. Elle transpose cette expérience dans le personnage de Lucy Snowe, qui s'éprend d'un confrère revêche. Certains contemporains ont jugé "pervers" l'humour de la romancière, mais le ton caustique et l'extraordinaire vivacité de la langue font aujourd'hui le charme du livre, où se mêlent réalisme et gothique - un gothique d'artifice, décalé. Aussi important que méconnu, Villette, qui fait la part belle aux non-dits et aux ellipses, et dont le dénouement est laissé à l'interprétation du lecteur, est un grand livre à la modernité troublante.
70,00 €
Mrs. Dalloway et autres écrits
Gallimard
1925, 1928, 1929. Mrs. Dalloway, Orlando, Une pièce à soi. Un roman ; une biographie, autre forme de roman, surtout quand le personnage biographé est imaginaire ; un essai enfin, qui expose en particulier les raisons pour lesquelles la soeur de Shakespeare n'a pu écrire les pièces de son frère (ce n'est pas seulement parce qu'elle n'a pas existé), et, plus généralement, les conditions matérielles qui doivent être réunies pour qu'une femme puisse se consacrer à l'écriture. Mrs. Dalloway et Orlando sont deux romans aussi différents que complémentaires. Le premier, que Woolf pensa longtemps intituler Les Heures, se déroule à Londres en un jour, qui est la grande journée de Clarissa Dalloway, et le dernier jour de Septimus Warren Smith. Le second, qui aurait pu s'intituler Les Siècles, court sur 350 ans, et jusqu'en Turquie. D'abord appelé à la cour d'Elizabeth Ire, un jeune aristocrate se réveille un jour femme, au siècle suivant ; à la fin du livre - en octobre 1928 -, elle est trentenaire, mariée, et elle a fait paraître "Le Chêne", un poème auquel elle - ou plutôt il puis elle - travaillait depuis 1586. "Dans chaque être humain se produit une oscillation d'un sexe à l'autre..." Très vite, la France s'intéresse à ces romans. Louis Gillet prend prétexte d'Orlando pour consacrer à Woolf une étude dans la Revue des Deux Mondes. Il a compris à quel point la question de la création féminine lui importe, mais l'éloge a ses épines : le grand livre, selon lui, c'est Ulysse. (Woolf allait longtemps être comparée à Joyce, et plus encore à Proust, que le mari de Vita Sackville-West tenait d'ailleurs pour le plus grand des romanciers anglais.) "Orlando est un ravissant bibelot d'étagère, et jolies choses ou jolies femmes sont à leur place dans un salon." Le hasard des dates est cruel : nous sommes en 1929, Gillet ignore encore qu'Une pièce à soi (une pièce qui n'est pas le salon) apporte une réponse cinglante à son appréciation. Mais cet essai est un manifeste littéraire aussi bien que social, et une composante essentielle de l'art poétique que Virginia Woolf construit texte après texte. Quant à Mrs. Dalloway, elle aurait donc cent ans. On a peine à le croire. Le livre, lui, est toujours aussi neuf, ce qui n'est pas le cas de tous les romans "expérimentaux". Il est vrai qu'il ne se résume pas à l'usage virtuose d'une technique narrative, si nouvelle soit-elle. Y coexistent la vie et la mort, la raison et la folie, la durée et les instants, "le temps qui se marque sur l'horloge et le temps qui réside dans l'esprit" (Orlando). La lumineuse préface de Gilles Philippe éclaire les ouvrages ici réunis, trois moments forts dans une période d'écriture décisive pour Virginia Woolf. Une pièce à soi entre au catalogue de la Pléiade dans une traduction inédite de Laurent Bury.
62,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
152,00 €
L'Amant de Lady Chatterley et autres romans
Gallimard
Le plus célèbre des couples nés de l'imagination de D. H. Lawrence est celui que forment Constance, une aristocrate, et Mellors, un garde-chasse. Publié à compte d'auteur en 1928, circulant sous le manteau jusqu'en 1959, encore objet d'un procès pour obscénité en 1960, L'Amant de Lady Chatterley fit scandale, en raison notamment de sa description de la sexualité féminine. Mais il devrait rester dans les mémoires à un autre titre : c'est un très grand livre. Joyce, Woolf, T. S. Eliot ont été sensibles à la guerre que mena Lawrence contre le roman réaliste "à l'ancienne", en faveur de l'effacement de la frontière entre roman et poésie. "Ne me donnez rien de fixe, rien de figé, rien de statique", disait-il. Femmes amoureuses est un roman "jamais contenu, jamais confiné, jamais dominé de l'extérieur". Le réel y est fractal. Lawrence écrit vite puis il reprend ses manuscrits, les révisions sont incessantes, il faut épouser la vérité changeante de l'instant. L'expression doit privilégier non l'achèvement, mais le processus, non la stabilité, mais le vacillement. Toile de fond du recueil de novelettes (La Coccinelle, Le Renard, La Poupée du capitaine) ici joint aux deux grands romans, la guerre de 14 est passée par là, marquant l'écriture de Lawrence. Le soufre des adultères victoriens paraît éventé ? Le romanesque selon Lawrence reste une "bombe". S'engouffrent par la brèche ainsi ouverte "des sentiments nouveaux, vraiment nouveaux, une lignée entière de nouvelles émotions".
76,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
En 1931, c'est avec les oeuvres de Baudelaire - choix alors peu conformiste - que Jacques Schiffrin inaugure la Bibliothèque de la Pléiade. Édition après édition, la collection ne cessera d'accompagner le poète et de contribuer à l'évolution du regard porté sur son oeuvre. Les volumes qui paraissent aujourd'hui constituent à cet égard un tournant décisif. On dit de Baudelaire qu'il est, pour la poésie en vers, l'homme d'un recueil unique. Il serait au moins aussi significatif de souligner que Les Fleurs du Mal sont l'oeuvre d'une vie, prépubliée à partir de 1845, publiée et condamnée en 1857, reprise et augmentée en 1861, prolongée jusqu'à la fin, ou presque. Or l'édition de 1857, qui n'est pas le fruit des circonstances, mais celui de la volonté de Baudelaire, n'est pas accessible à un large public. Dans le même ordre d'idées, on néglige de rééditer pour lui-même le recueil des Épaves de 1866, préférant l'annexer aux Fleurs du Mal de 1861 au motif qu'il procure les six pièces condamnées. La présentation habituelle du Spleen de Paris ne se distingue en rien de celle des livres publiés par Baudelaire, bien que ce recueil de cinquante "Petits poèmes en prose" n'ait jamais paru de son vivant et pose plusieurs des problèmes inhérents aux ouvrages posthumes. Bien des textes moins célèbres sont fréquemment regroupés au sein de recueils factices qui les coupent du contexte de leur rédaction. Les nouvelles Œuvres complètes de Baudelaire rompent avec ces usages. Pour la première fois, l'oeuvre n'est plus partagée entre poésie et critique. Le sommaire est désormais chronologique. Des Fleurs du Mal on propose les deux éditions, 1857 et 1861, dans leur intégralité. Elles sont précédées de toutes les prépublications de poèmes dans la presse, parfois réunies par Baudelaire en de petits recueils transitoires, tel Les Limbes en 1851. Les Épaves retrouvent leur autonomie et leur date. L'édition du Spleen de Paris ne dissimule plus la diversité des origines des poèmes en prose qui s'y trouvent rassemblés et fait entrer le lecteur dans l'atelier du poète : quand deux versions sensiblement différentes existent pour un même texte, toutes deux sont publiées. À leurs dates respectives, les différents Salons dialoguent avec les autres écrits. Les poèmes envoyés à Théophile Gautier dans l'espoir (en partie déçu) qu'il les publie en revue retrouvent leurs liasses originelles. Les féroces manuscrits "belges", enfin, font l'objet d'un nouvel établissement du texte et d'une présentation plus conforme à leur matérialité. L'oeuvre, en somme - "l'oeuvre qui a déterminé les voies de la poésie future"

(A. Compagnon) -, s'écrit et se déploie sous les yeux du lecteur.
82,00 €
Voyages extraordinaires - L'École des Robinsons et autres romans
Gallimard
Jules Verne devenu vieux a raconté son expérience de jeune Robinson. Quand sa yole fait eau puis "coule à pic", il se réfugie sur un îlot et songe aussitôt à bâtir une cabane, à pêcher, à faire du feu. Cela ne dure que le temps d'une marée. L'îlot ne se trouve pas au milieu de l'océan, mais dans l'estuaire de la Loire. Lorsque le naufragé regagne "le continent" - la rive droite du fleuve -, l'eau ne lui arrive qu'à la cheville. L'histoire n'est peut-être que la séquelle des lectures de Verne : "Les Robinsons ont été les livres de mon enfance, et j'en ai gardé un impérissable souvenir." On y croira pourtant si, comme lui, et après avoir fait les mêmes lectures - le Robinson Crusoé de Defoe et Le Robinson suisse de Wyss -, on est fasciné par ce monde neuf, ouverture large et soudaine du champ des possibles, qu'est l'île déserte, lieu à reconnaître, aménager, exploiter, défendre - puis à quitter, grandi, changé, pour regagner le continent et y vivre d'une vie nouvelle. Le premier essai de Verne sur ce thème aux variations infinies - "il faut absolument que j'en fasse un" - s'intitulait L'Oncle Robinson. Hetzel se montra sévère (mais juste) : l'auteur remisa son manuscrit, non sans en utiliser des éléments dans L'Île mystérieuse (1875 ; déjà disponible dans la Pléiade). Il reviendrait à trois reprises sur le sujet. Avec L'École des Robinsons (1882), la fantaisie s'invite dans le drame et la fiction dans la fiction. Le duo formé du jeune Godfrey et de son professeur de maintien ( !) passe de bonne foi par toutes les étapes obligées du genre, quête d'un logis, épreuve de la faim, cueillette, chasse, pêche, jusqu'à l'accueil d'un Vendredi, l'étrange Caréfinotu. Mais le naufrage ne devait rien à la cruauté des éléments : il avait été fomenté à des fi ns de formation. L'École est la déconstruction joueuse du Crusoé originel, une "métarobinsonnade". Dans Deux ans de vacances (1888), le souvenir des textes canoniques, Defoe et Wyss, demeure présent ; le personnage nommé Service ne jure que par eux. Cette fois, les naufragés sont les élèves d'un pensionnat. Ils s'organisent, se déchirent, se retrouvent et se ressoudent face à une menace extérieure, l'arrivée de malfaiteurs qui - cela n'échappe pas à Service - sont "comme qui dirait les sauvages de Robinson". Bien que William Golding ne l'ait jamais reconnu, Sa Majesté des mouches se souviendra de la force de ce roman. Puis Verne revient à Wyss, pour donner au Robinson suisse une continuation, Seconde patrie (1900), qu'autonomise un art consommé de la construction. Les circonstances reconduisent certains des Robinsons de Wyss dans l'île qui les avait une première fois accueillis et où les attendent de nouvelles péripéties. L'aventure y gagne ce qu'y perd la vraisemblance. Livre né d'un livre, entre héritage et invention, ce roman inactuel - c'est aussi le récit d'une
69,00 €
Le Vicomte de Bragelonne
Gallimard
Le volet central de la trilogie des Mousquetaires était intitulé Vingt ans après. Le Vicomte de Bragelonne est sous-titré "Dix ans plus tard". Alexandre Dumas est un romancier du temps. Du temps historique : l'un des sujets du roman, le principal peut-être, est la prise du pouvoir par Louis XIV et la consolidation de son règne personnel. La disgrâce de Fouquet et l'ascension de Colbert, sur lesquelles se greffe la romanesque affaire du Masque de fer, sont au coeur du livre. Du temps individuel aussi : les mousquetaires ont pris de l'âge. Dumas peint leur vieillissement et leurs déchirements. Car leurs routes divergent, et le "tous pour un" prononcé trente ans plus tôt n'est plus qu'un souvenir. Le romancier de l'avenir et du présent devient celui du passé et de la mémoire. "Ce que je cherche, surtout, ce que je regrette avant tout, ce que mon regard rétrospectif cherche dans le passé, c'est la société qui s'en va, qui s'évapore, qui disparaît." Le charme puissant qui émane de Bragelonne confirme que cette évaporation est un très grand sujet romanesque. Ce qui est vrai des sociétés l'est aussi des hommes : il ne fait pas bon vieillir. Les héros ne sont plus ce qu'ils étaient. Mais le souvenir de ce qu'ils furent nous rend sensibles à ce qu'ils deviennent. Aramis est désormais évêque de Vannes. Un secret découvert, celui du Masque de fer, fait de lui le général des jésuites, fonction dans laquelle il redouble d'intrigues. Il y survivra, ce qui n'est pas le cas de ses compagnons. Enrichi, entiché de noblesse, Porthos se laisse berner et entraîner par son prélat d'ami ; sa mort dans l'effondrement de la grotte de Locmaria - "Trop lourd !" - est celle d'un titan. Athos, comte de La Fère, le plus âgé des quatre, jouit du bonheur d'être père puis meurt de la mort de son fils. Quant à d'Artagnan, resté mousquetaire, il a pris du galon, est devenu plus politique, mais songe parfois à tout quitter. Un boulet le renverse sous les murs d'une ville assiégée au moment où on lui apporte le bâton de maréchal de France. "Des quatre vaillants hommes dont nous avons conté l'histoire, il ne restait plus qu'un seul corps. Dieu avait repris les âmes." Et Bragelonne ? Le jeune Raoul, qui est le fils naturel d'Athos, tient le rôle-titre. Mais il arrive, dans les romans, que les amoureux soient fades. Mlle de La Vallière, dont le jeune homme est épris, est désirée en plus haut lieu ; la faveur du roi lui fait oublier l'amour de son ami d'enfance. La mort de Raoul, qui ressemble à un suicide, n'a pas la dimension mythologique de celle de Porthos. Disparaître dans une guerre lointaine, d'un point de vue romanesque, c'était sans doute simplement ce qu'il avait de mieux à faire. Mélancolique roman des générations, de l'échec et du souvenir, Le Vicomte de Bragelonne est l'un des grands livres du XIXᵉ siècle et le chef-d'oeuvre de Dumas. Non pas, comme on le dit souvent, son Temps retrouvé. Mais son Temps disparu.
75,00 €
Évangiles canoniques et apocryphes
Gallimard
Ce volume rassemble vingt-six textes précédemment parus (à une exception près : l'Évangile de Judas) dans les éditions de la Pléiade respectivement consacrées au Nouveau Testament, aux Écrits apocryphes chrétiens (2 vol.) et aux Écrits gnostiques.

Certains s'intitulent "Évangile", d'autres portent des titres différents, parfois surprenants, mais ils ont tous comme caractéristique commune, depuis les quatre évangiles intégrés au Nouveau Testament jusqu'au Livre du coq, à l'Évangile de Judas (traduction inédite) ou à l'Évangile selon Thomas, de rapporter ce qui concerne Jésus de Nazareth et son entourage immédiat : ses antécédents familiaux, sa naissance, ses faits et gestes, ses discours et ses paroles, sa passion et sa résurrection, ou encore, comme l'Évangile de la vérité, de proposer une réinterprétation méditative de son message. Composés entre la fin du Iᵉʳ siècle de notre ère et la fin de l'Antiquité et transmis en diverses langues, depuis le grec jusqu'à l'éthiopien, ces écrits témoignent éloquemment de la vitalité des traditions et légendes qui se sont cristallisées autour du personnage de Jésus de Nazareth et qui ont nourri l'imaginaire des croyants, des artistes ou des écrivains, aussi bien au Moyen Âge qu'à l'époque contemporaine.

Ils sont offerts ici en une traduction française accompagnée de leur appareil critique intégral et d'une préface inédite.
75,00 €
Œuvres
Gallimard
Ce volume contient plusieurs oeuvres majeures. Initialement, le projet d'Ainsi parlait Zarathoustra, livre ici retraduit, était d'exposer la notion d'éternel retour sur laquelle se concluait Le Gai Savoir. Non seulement Nietzsche y rompt avec le genre aphoristique (auquel il reviendra), mais il y nourrit une ambition plus profonde que ne l'indiquent le lyrisme et le symbolisme de ce poème philosophique. Il espérait en effet y faire entendre la lutte des instincts à l'oeuvre dans sa propre pensée, et faire coexister le pathos musical et l'acuité de la réflexion lorsqu'elle parvient à d'irréductibles contradictions, comme celle de l'éternel retour, notion qu'il nomme aussi "midi et éternité", cette heure illusoirement immobile et sans ombre, éternellement vouée à n'être que fugitive. Le succès dont Zarathoustra a joui après la mort de Nietzsche a parfois occulté le reste de son oeuvre. Or Par-delà bien et mal et Pour la généalogie de la morale offrent un exposé plus abouti de sa pensée. À commencer par sa conception de la "volonté de puissance", sur laquelle il annonce alors préparer un ouvrage. Il abandonnera ce projet, utilisant ce qu'il en avait écrit dans Crépuscule des idoles et dans L'Antéchrist. Le livre publié en 1901 sous le titre La Volonté de puissance par sa soeur est un montage posthume qui falsifi e le projet originel. Chez Nietzsche, "volonté de puissance" désigne un projet et un concept, non un livre. Le volume se clôt sur Ecce homo, qui inaugure une nouvelle forme d'exposition de la pensée philosophique et propose un panorama de l'oeuvre de Nietzsche.
76,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €
Romans et récits
Gallimard
Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l'y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d'avis) et Paulhan avaient, comme on dit, "des réserves". Peut-être n'était-il à leurs yeux qu'un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter ? Un pur romancier ? un authentique reporter ? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes. Cette édition ne fait pas acception de "métiers" ni d'ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l'ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire - un mot encore neuf dans les années 1920 et qu'il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d'autre part d'un fait nouveau : les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments - dont le scénario inédit du Bataillon du ciel - et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l'oeuvre. Le "système Kessel", on croit le connaître : courir le monde, faire provision de "choses vues", livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman "kényan" de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L'oeuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l'auteur de Makhno et sa juive, la réalité n'est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui en bon français la creative non fiction. L'aventure, l'événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d'eux des objets pour l'imagination. Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l'imaginaire. Ce faisant, il place son oeuvre - et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans - aux confins "du réel, du rêve, de l'errance et de l'histoire" (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l'aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il "l'air du temps", qui est aussi le nom d'une collection à laquelle il donna des livres ; mais il sait s'en abstraire et atteindre à l'essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l'espèce humaine, toute son oeuvre peut être lue
78,00 €
Le Blé en herbe et autres écrits
Gallimard
Claudine à l'école est le grand succès de mars 1900. Le livre est signé Willy. On sait généralement qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, pourtant, le texte sort du lot. Il ne ressemble à rien de connu, la langue est nouvelle, le ton insolent, le propos scandaleux. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy : il est de sa jeune femme, Sidonie-Gabrielle, née Colette. Colette : il faudra attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre. Avant cela, il y aura eu d'autres "Willy", des "Colette Willy" et même des "Colette (Colette Willy)". Mais on a vite compris. Catulle Mendès écrit à Colette : "vous avez créé un type". Claudine en effet est un type, et elle deviendra un mythe. Colette en créera d'autres : celui de Sido, sa mère, "le personnage principal de toute [s]a vie" ; celui de Gigi, jeune fille élevée pour devenir une femme entretenue et qui échappe à ce destin ; et celui de Colette elle-même, qui se construit au fil de plusieurs vies - elle fut danseuse, mime, actrice, journaliste, directrice d'un institut de beauté, publicitaire... comme si la littérature ne pouvait suffire à lui assurer l'indépendance et la liberté qui sont, avec l'aptitude au plaisir, ses valeurs les plus hautes. Des tenues succinctes portées sur la scène du Moulin Rouge à la croix de grand-officier de la Légion d'honneur reçue en 1953, la ligne droite n'est pas le chemin le plus court. Mais l'oeuvre de Colette s'est nourrie de ce sinueux parcours. Colette appelle "littérature" tout ce qu'elle n'ai me pas : l'emphase, la "ciselure" et les idées générales, qui lui vont aussi mal, dit-elle, que les chapeaux empanachés. L'année du Blé en herbe, elle déclare à Simenon : "Supprimez toute la littérature, et ça ira." "C'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie", dira le romancier. C'est aussi ce qui préserve l'oeuvre de Colette du vieillissement. L'ouverture de Chéri, en 1920, a époustouflé les lecteurs. Cent ans plus tard, on l'admire toujours. Mais le style ne serait rien s'il n'était au service d'un regard d'une extraordinaire sensibilité. Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes (Le Blé en herbe), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du "genre" (dans Le Pur et l'Impur, en 1941), etc. Mais ce sont ces trois domaines - l'enfance, la sensation, la mémoire - qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira
71,00 €