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Résultats de recherche pour 'Mon année de' (10135)

Sans départir
Grasset
« J’avais 21 ans, j’étais seule avec Andy Warhol à la Factory. Il me lance : ''Diane, tu dois te mettre à écrire ton journal'', je le regarde  : ''Je n’ai que 21 ans, j’ai déjà un pied dans la tombe, tu veux que j’y mette les deux  ?'' Réponse de Andy : ''Just do it.'' »

Quitter le luxe de l’avenue Foch, les dorures des châteaux lorrain et portugais, les jardins à l’anglaise, les dizaines de domestiques, les robes à smocks et autres excentricités aristocratiques familiales  ? Il en faudrait plus pour effrayer Diane, la petite dernière des princesses Beauvau-Craon, qui débarque dans un New-York en pleine effervescence artistique.

Bien décidée à mener une existence hors du commun, elle devient à 18 ans, en 1973, l’apprentie de Roy Halston, le Yves Saint Laurent américain, avant de créer elle-même sa collection de vêtements. Très vite, elle est l’une des plus étonnantes figures du milieu underground new-yorkais. Ivre de vin blanc et de cocaïne, elle écume les boîtes de nuit en compagnie de Warhol et Mapplethorpe, avec qui elle se lie d’amitié. De la Factory au Studio 54, en passant par les grands défilés de mode, elle côtoie tous les artistes mythiques des années 1970-1980  : Mick Jagger, John Lennon et Yoko Ono, Margaux Hemingway, Diana Vreeland, Timothy Leary... Dans cet univers de paillettes et d’acide, Diane vit à cent à l’heure.

De rencontres exceptionnelles en péripéties romanesques, des affres de la dépendance aux années sida, Diane de Beauvau-Craon dresse le portrait d’une époque libre. Sans départir sont des mémoires généreux où le faste ne va pas sans légèreté. Une ode à la vie, pleine d’humour et de tendresse pour un monde aujourd’hui disparu.
22,00 €
Tu seras mon père
Grasset
Vérone, 1978. Renato, sept ans, entretient avec son père une relation merveilleuse, que bouleverse l’enlèvement de l’homme d’affaires par un commando des Brigades rouges. Lorsqu’elles le relâchent après paiement d’une rançon, il n’est plus qu’une ombre. Laminé, honteux, il met fin à ses jours. Renato et sa mère s’exilent en Suisse. Le jeune garçon y développe le goût des hautes cimes et celui du théâtre, où il excelle. Mal entendant, il se sent à l’aise dans cet univers où les mots sont connus par avance et où son handicap peut être caché. Dix ans plus tard, pour sa dernière année de scolarité, il est inscrit dans un internat de Lausanne. Il y vit des moments difficiles, croise le professeur Paolo Mantegazza, un Italien, responsable des activités théâtrales, comme lui passionné de haute montagne. Une amitié elle aussi merveilleuse s’établit entre les deux, faite d’admiration réciproque et de grande estime.  Renato voit en lui un père de substitution. Très vite, pourtant, on apprend que Paolo Mantegazza n’est nul autre que Paolo Rivolta, un ancien des Brigades rouges dont il était le principal théoricien. Onze ans plus tôt, c’était lui qui avait machiné l’enlèvement du père de Renato.

Que va faire le maître ? Comment va réagir l’élève ? Qu’adviendra-t-il de cette amitié foudroyée ? Quel jeu jouera la belle Josy, maîtresse de l’Italien, qui enseigne le hip-hop à l’Institut ? Une paternité peut-elle se reconstruire ?
21,50 €
Les recruteurs
Grasset
S’insinuer dans les replis de la conscience, trafiquer les émotions, manipuler les rêves. Dans notre monde gouverné par les réseaux et les profils numériques, l’art de la persuasion ne connaît ni frontière, ni morale, ni religion. Un seul résultat compte : trouver une cible, pénétrer son esprit.

Tunis, trois ans après le Printemps arabe. Anis et Charifa travaillent chez un géant du marketing en ligne et brillent dans cette discipline nouvelle. Des recruteurs de génie. Diplômés, urbains, cosmopolites, leur talent tient dans l’écriture de dialogues à choix multiples – des scripts conversationnels. Comme personne, ils savent prendre possession du désir des autres. Un savoir-faire précieux, trouble, et convoité jusqu’aux portes de l’Enfer.

Des riches quartiers techs de Tunis aux villes d’Orient brûlées par la guerre, royaumes d’autant de chefs islamistes que d’agents doubles, Les Recruteurs nous entraîne au cœur d’un monde en trompe-l’œil, où chacun joue la partition d’un rôle écrit par d’autres. Les barons du capitalisme et les extrémistes religieux à armes égales. Où les vérités se fabriquent en série. Où l’humanité a pris le maquis, mais jamais n’abandonnera.
20,90 €
L'idée de l'amour
Grasset
Journaliste hippique et écrivain raté, Philippe Waxman signe des livres de commande sous le pseudonyme de Ribot, pur-sang légendaire des années 50,  invaincu en course. Son éditeur lui confie une mission délicate  :  obtenir un texte de François Rongières, sommité littéraire et amateur de chevaux, auquel  Waxman a voué un culte dans sa jeunesse. Rongières a débuté dans la mouvance du Nouveau roman avant de remporter le prix Goncourt et de manquer le Nobel. Figure d’un autre temps, misanthrope et taiseux, il vit désormais retiré à la campagne, protégé par sa jeune épouse, Elisabeth.

Défi relevé par le journaliste, auquel ce retour dans le passé n’est pas pour déplaire. Encore moins lorsqu’il découvre que la femme de Rongières n’est autre que son amour de jeunesse, Elisabeth Vuibert, rencontrée sur les bancs de la Sorbonne. Mais la propriété des Rongières abrite aussi Tiffany, jeune lady solitaire et sauvage, éprise de chevaux, et singulièrement de sa jument Litote...

Les victoires du pur-sang Ribot sont l'opposé des défaites de Waxman, jamais en prise sur la réalité, spectateur de l'existence des autres. Réussira-t-il, enfin, à entrer dans le coeur de la vie ? Ou bien devra-t-il se contenter, toujours, de l'idée de l'amour ? “L'idée du chemin finit par remplacer le chemin. Et l'idée de l'amour remplace l'amour”.

Avec délicatesse et mordant, Mark Greene livre ici un grand roman sur l'amertume (celle de Waxman mais aussi celle de Rongières, ressassant son échec au Nobel) et la nécessité d'agir, de prendre les devants, avant qu'il ne soit trop tard.
19,00 €
La fille de Deauville
Grasset
Une poignée de femmes et d’hommes radicalisés a décidé de mettre la France à feu et à sang. Pour détruire le capitalisme et les classes dirigeantes qui l’incarnent, elle a opté pour la lutte armée. Braquages, attentats à la bombe, et bientôt assassinats, les terroristes frappent puis disparaissent, dans un souffle âcre de tracts, d’explosifs et de terreur. Leur nom de guerre : Action directe.

En ce mitan des années 1980, la police a placardé leurs visages flous sur les murs de France. Commence alors une traque intense et chaotique menée par des équipes aguerries qui suivent leurs traces du bitume lyonnais aux fermes les plus reculées, des HLM de banlieue aux librairies de la gauche radicale. Luigi Pareno, solitaire et douloureux, méthodique et taciturne, y consacre toute son énergie, sa rage et ses obsessions.

Une jeune femme à l’air presque sage, toujours vêtue de jeans, occupe particulièrement ses pensées. La police la surnomme « la fille de Deauville » en attendant de mettre un nom sur son visage. Née dans les beaux quartiers, Joëlle Aubron deviendra l’une deux meurtrières d’Action directe. Pareno l’observe à distance, des rues de Paris à la cellule de Fleury Mérogis où elle est un temps incarcérée, d’une planque en Belgique au Loiret enneigé où elle se cache avec ses amis Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon. Elle l’intrigue, il la hait autant qu’il s’attache.

La fille de Deauville est le roman de la colère et du feu, d’une folie révolutionnaire qui sème des cadavres sur sa route, et des rêves d’absolu. Traqués, reclus, les membres du dernier carré d’Action directe s’aiment, se désirent, se déchirent, comme dans l’attente d’une fin inéluctable. La vie de Luigi Pareno semble suspendue à leur capture : même sa douce Chantal finit par s’écarter de lui, tant la violence emporte tous ceux qui l’approchent.

Vanessa Schneider nous propose aujourd’hui le roman de l’impossible révolution, traversé d’espoir et de cris, mais aussi de mélancolie et de douceur. Paysages et silences, lits tièdes ou pavés brûlants, elle nous embarque avec ces femmes et ces hommes qui se croyaient libres.
20,00 €
Au pays de l'enfance immobile Verdun
Grasset
« Alors, comme le font tous les ratés, tous les aigris, tous les éconduits, je m’étais vengé sur des innocents  ; j’avais puni un lit défait, un froc souillé, pour oublier les sales météos de mon cœur… L’avenir était le pays des autres. Je n’y étais pas convié. »

Après Orléans, qui racontait l'enfance martyrisée du narrateur, puis Reims, où l'on suivait ses pérégrinations lamentables en école de commerce dans la ville des sacres, voici Verdun. Car c'est à Verdun que nous retrouvons cet "immobile enfant" de vingt-cinq ans, cette fois comme aspirant dans l'armée de terre.

Après des classes à Angers puis à Draguignan où on lui enseigne le métier des armes, le jeune Moix, désormais officier d'artillerie, va connaître, parfois pour le meilleur et très souvent pour le pire, l'épreuve des responsabilités, de la promiscuité et du commandement.

Nous le suivons ici avec sa section, par monts et par vaux, en campagne ou en caserne, de jour comme de nuit.

Une fois encore, c'est une galerie de personnages aussi ordinaires qu'extraordinaires qui se déploie  sous nos yeux.

Avec humanité, humour, humilité et la tendresse habituelle que nous lui connaissons pour les déclassés, Yann Moix, plus dur avec lui-même qu'avec quiconque, nous émeut et nous fait rire. C'est sa  griffe. Entre manoeuvres  et marches de nuit, tirs au Famas et feux de camps,  inspection des chambres et chants militaires, nous la retrouvons ici intacte.
19,50 €
Chef
Grasset
Les Promesses, trois étoiles au Guide et une clientèle venue de Singapour, Dubaï ou San Francisco. Un succès retentissant confirmé par le sacre du patron, Paul Renoir, 62 ans, tout juste élu « meilleur chef du monde » par ses pairs. Jusqu’à ce lundi matin, où l’on découvre son corps et le fusil de chasse avec lequel il a mis fin à ses jours. Stupeur. Le monde de la gastronomie est en deuil. Pourquoi ce cuisinier exceptionnel a-t-il choisi d’en finir ?

Juste avant sa mort, une équipe de Netflix était venue tourner un portrait de Renoir. Souvenirs de famille, origine de sa vocation, étapes de son ascension : son récit cache peut-être le secret de son suicide. A moins qu’il ne faille le chercher dans la bataille qui fait rage autour de son héritage. Entre sa veuve, Natalia, le sous-chef Christophe, son fils Mathias et Albinoni, le concurrent sans scrupule, les tensions s’exacerbent. Confrontés au décès soudain de l’ogre, prétendants au trône, conspirations et joute des egos vont se révéler.

*Chef*, c’est aussi l’histoire de la cuisine française depuis la Seconde Guerre mondiale. Paul a tout appris de sa grand-mère, une amie d’Eugénie Brazier, l’emblématique « mère lyonnaise ». Les femmes ont inventé la gastronomie, avant que les hommes ne se l’approprient et ne la rendent célèbre. Aux côtés des Bocuse, Loiseau ou Ducasse, Paul Renoir accompagne la naissance de la Nouvelle Cuisine dans les années 1970, prémisses à la starisation actuelle des chefs.

Premier grand roman consacré à la cuisine française, *Chef* peint l’exigence d’un monde macho, violent, où la drogue, l’alcool et le sexe sont souvent les seuls moyens de tenir. En contrepoint, il donne à voir la complicité des brigades et la conscience d’exercer un métier d’artisan et de passion. Un livre de chair et de sang et le portrait d’hommes simples, acharnés à réinventer la magie, la beauté, l’excellence.
22,00 €
Meta Carpenter
Grasset
Meta Carpenter est  *camgirl*. Assouvir les fantasmes d’hommes cachés derrière leurs écrans, c’est sa façon d’exister. Et si le plus souvent ses clients la dégoutent, c’est autant par la médiocrité de leurs requêtes sexuelles que pour leur misogynie idiote. Heureusement, les mercredis, elle officie avec Hafsia Dinur. Les deux jeunes femmes filment leurs ébats amoureux avec l’aide d’un drone domestique. A l’heure de la pornographie planétaire, leurs vidéos deviennent culte jusqu’au cauchemar.

Un seul homme trouve grâce aux yeux de Meta. Sous le pseudonyme de Corsaire-Satan, il observe la jeune fille et échange avec elle images et récits enragés sur la violence faite aux femmes. Une étrange relation amoureuse se noue, à laquelle se joint bientôt Hafsia. Tous trois ont en commun de savoir que le monde n’a jamais voulu d’eux, comme il n’a jamais voulu des femmes libres. Leurs conversations engagent Corsaire-Satan à dépeindre son enfance  : il évoque ses deux mères, la biologique, fantôme obsédant, et l’adoptive, femme-bouclier avec laquelle il a partagé joies et complicité. Mais il se souvient aussi de son père d’accueil, haineux envers l’enfant parce qu’il n’avait pas la bonne couleur de peau, et d’un voisinage empreint de violence sociale et de racisme ordinaire…

A travers le portrait de ses mères, Corsaire-Satan se fait porteur d’un chant sacré d’amour aux femmes. Sa confession d’un lyrisme à l’os ravive le feu d’une lutte intérieure qu’il partage avec Meta et Hafsia, et tous trois vont alors prendre la route à la recherche d’une possible délivrance. Et avant que n’éclose un nouveau monde, c’est une enfant qui va naître. L’hommage aux mortes va se faire hymne à la vie.

Dans une langue ciselée, nerveuse et foisonnante, John Jefferson Selve explore avec ce trio magnifique une utopie amoureuse parfaite, il sonde aussi notre époque, et l’urgence à ne plus vivre sous le regard technique de l’autre. Seule solution pour s’extraire de l’aveuglement et voir à nouveau.

"J'aime ce livre radical, incandescent, d'un lyrisme inouï" Yannick Haenel.
17,50 €
Tous les mots qu'on ne s'est pas dits
Grasset
Octobre 2005, aux premiers jours des émeutes en banlieue. Pour les soixante-dix ans de Fatima, ses enfants lui offrent un tour en péniche. En point de mire, la Tour Eiffel. La matriarche ne l’a jamais vue et pourtant, elle en rêve depuis toujours. Si loin, si proche… Comme la France qu’elle a découverte à la fin de la guerre d’Algérie et qu’elle a appris à aimer. Le programme de la journée semblait millimétré mais rien ne va se passer comme prévu…

Fatima et son mari Mohand ont quitté l’Algérie en 1962, leurs dix enfants sont devenus français. En embarquant vers Marseille chargé de leur seul espoir, le jeune couple partait vers l’inconnu.  Certains de leurs rêves ont viré à la désillusion, d’autres ont dépassé leurs plus folles espérances.

Voici la grande saga familiale de l’immigration algérienne : la participation des tirailleurs à la Première Guerre mondiale, la guerre d’indépendance, le massacre du 17 octobre 1961, le mythe du retour au pays, l’élection de François Mitterrand, la montée du Front National… Il y est aussi question du bandeau de Brigitte Bardot, de la fierté ouvrière, de la mort de Jean Gabin, ou encore de la destruction des tours HLM des Minguettes…

Entre réalité et fiction, Mabrouck Rachedi nous livre une fresque sociale, politique, mais également très personnelle. Il dresse le portrait d’une famille aux visages multiples, dont les failles et les blessures n’ont empêché ni les rêves ni les accomplissements.
18,50 €
Comme des dieux
Grasset
Une émission de téléréalité pour se choisir un dieu ? C’est l’idée folle et géniale lancée par une église évangélique américaine. Le principe en est simple : après un gigantesque casting mené dans le monde entier, treize candidats choisis pour leurs aptitudes extraordinaires, réelles ou prétendues, concourent dans l’émission He is alive ! et c’est au peuple – nous, les millions de téléspectateurs – de voter pour le messie des temps modernes. Notre messie.

Qui éliront-ils ? Martin Schnapper dont le tatouage en forme de cœur saigne comme un stigmate ? Lei qui affirme n’avoir jamais dormi de sa vie et qui considère, étant asiatique, que ses chances d’être choisi par la providence sont supérieures statistiquement ? Ou encore la belle Dorothy Olsen, fille d’agriculteurs du Colorado, qui ressuscite des animaux et n’a pas de mère connue sur Terre ?

Ce projet fantasque ne peut manquer d’attirer l’attention de Jeff Jefferson, un universitaire franco-américain qui, il y a une vingtaine d’années, a écrit sa thèse sur le groupe sectaire qui donne lieu aujourd’hui à cette révolution évangélique. Le voici arraché à son chemin mélancolique, et plongé dans un phénomène télévisuel au cœur de l’Amérique  : entre cynisme et grâce….

Ce roman aux allures de quête métaphysique est à la fois drôle, puissant, essentiel : et si Jésus revenait réellement, combien de temps la société du spectacle s’y intéresserait-elle  ?

Gérald Bronner, romancier, sociologue, passionné de raison, nous offre un texte jubilatoire et sombre, analysant avec finesse nos comportements humains tout en interrogeant la possibilité du sublime dans un monde désenchanté.
20,90 €
La vie la plus douce
Grasset
«  La vie la plus douce, c’est de ne penser à rien  », confie son grand-père à Adrien. Peut-être est-ce le secret que l’enfant appliquera sans d’abord le comprendre, lui qui subit, très jeune, les surprises de la vie.

C’est l’agonie du petit frère. Puis les coups reçus en pension, dès six ans, et la violence d’un grand frère vite abonné aux drogues dures. Et toujours, l’absence des parents  : la mère, beauté diaphane, peintre noyée dans l’alcool et la térébenthine, le père occupé aux affaires industrielles et extraconjugales.

C’était au siècle passé, une décennie où soufflait un grand vent de liberté. Dans les maisons familiales de Paris ou de Saint-Tropez, passent alors bien d’autres personnages  : la tante proustienne et magicienne, l’héritier des empereurs de Byzance, le petit-neveu de Goering,   ou encore Jici, l’apôtre enthousiaste de Pol Pot. Et tant d’autres ombres, comiques, attachantes ou sinistres, retournées rapidement au néant.

Dans ce monde pittoresque et dingue où se mêlent grands bourgeois, junkies, maoïstes, stars de cinéma, pornocrates, aventuriers, et où il est exigé de jouir de tout, Adrien garde en toutes circonstances un détachement de dandy. Mais une jeune femme cherchera à le sauver en lui inoculant une certaine idée du bonheur. Candice, l’adolescente aux seins nus, qui ne lui refuse aucune liberté parce qu’elle ne s’en refuse aucune.

Autobiographie, souvent. Rêves, parfois. Roman, toujours. Car la réalité n’est-elle pas une déformation de la fiction  ? Fabrice Gaignault fait siens les mots du poète Stanley Kunitz  : «  J’ai traversé beaucoup de vies, certaine étaient les miennes.  »
20,90 €
La Tour
Grasset
Les Olympiades. C’est là, autour de la dalle de béton de cet ensemble d’immeubles du Chinatown parisien que s’est installée la famille Truong, des boat people qui ont fui le Vietnam après la chute de Saigon. Victor Truong chérit l’imparfait du subjonctif et les poésies de Vic-to-Lou-Go (Victor Hugo). Alice, sa femme, est fan de Justin Bieber mais déteste Mitterrand, ce maudit «  communiste  » élu président l’année où est née leur fille Anne-Maï, laquelle, après une enfance passée à rêver d’être blonde comme une vraie Française, se retrouve célibataire à 40 ans, au désespoir de ses parents.

Cette tour de Babel de bric et de broc, où bruisse le murmure de mille langues, est une cour des miracles aux personnages hauts en couleurs. Voilà Ileana, la pianiste roumaine, désormais nounou exilée ; Virgile, le sans-papier sénégalais, lecteur de Proust et virtuose des fausses histoires, qui squatte le parking et gagne sa vie comme arnaqueur. On y croise aussi Clément, le sarthois obsédé du Grand Remplacement, persuadé d’être la réincarnation du chien de Michel Houellebecq, son idole. Tous ces destins se croisent, dans une fresque picaresque, faite d’amours, de deuils, de séparations et d’exils.

La Vie mode d’emploi de Perec est paru en 1978, quand les Olympiades sortaient de terre. Comment Perec raconterait-il le Paris d’aujourd’hui  ? Ce premier roman de Doan Bui tente d’y répondre, en se livrant lui aussi à une topographie minutieuse d’un lieu et de ses habitants. L’auteure y décrit la France d’aujourd’hui, de la coupe du Monde 98 aux attentats de 2015 dans un roman choral d’une drôlerie grinçante.
20,90 €
Blanc résine
Grasset
Prix Ouest-France Etonnants Voyageurs

Elle s’appelle Daã. Née dans un couvent niché au cœur de la forêt boréale et construit par des femmes, elle grandit libre, loin du monde des hommes, parmi vingt-quatre religieuses. Elles règnent sur Cusoke, pays de roches et de glace où les codes sociaux sont réinventés. Enfant sauvage, Daã parle la langue d’Ina Maka, la Terre-Mère, dont elle apprend les cycles, les ordres et les lois.

Lui se prénomme Laure. Enfant albinos rejeté par les autres, fils d’ouvrier de la mine Khole Co, il voudrait se fondre parmi les visages noirs des mineurs. Mais après la mort de sa mère, son père lui rêve un destin meilleur que le sien, loin des galeries et de la misère assassine. Envoyé à la ville, il deviendra médecin malgré lui.

Tout oppose cette femme-forêt et ce garçon-translucide, deux marginaux qui aspirent, l’un à se faire accepter, l’autre à s’émanciper. Mais un jour leurs destins se croisent et l’amour les lie. Blanc Résine raconte leur histoire. Avec Laure, Daã ira vivre en ville, fera trois enfants. Mais jamais elle n'acceptera de se plier aux lois des hommes. Et cela a un prix.

Tout à la fois conte réaliste, drame romantique et fable féministe, Blanc Résine nous transporte dans un univers rude et troublant, au cœur de la nature, pour fouiller nos plus extrêmes sentiments  : l’amour, le désir, la colère. Audrée Wilhelmy y déploie son lyrisme sauvage et son imaginaire avec une maturité et une maîtrise rares. Elle signe ainsi un livre inclassable, spectaculaire.
22,00 €
Alphabet
Grasset
“Un jour, j’ai cessé de vivre. Mon corps chutait. Je disparaissais. Il fallait écrire l’inceste. Non pas écrire sur l’inceste. Mais écrire par l’inceste. Par circonvolutions. Par va-et-vient. Écrire par le chaos. Il était temps de “donner forme à la mémoire”. Je suis allée en Atlantique. J’ai rendu visite à mon oncle Yórgos. J’ai tout enregistré. Il disait, “dis-moi où et quand”. J’étais dans son pavillon, comme vingt-sept ans auparavant. Mon oncle m’exhortait de dire. Je me taisais. On disait qu’il était violent. On disait qu’il était armé. Dans cet espace clinique, les morts reviennent. Des guerres surgissent. La violence des générations anciennes nous traverse. L’instant de l’inceste demeure palpable. Alors, j’ai écrit Junon, mon double. J’ai écrit Yórgos. La frontière entre cette enclave atlantique et sa Grèce natale, que je n’ai jamais vue. J’ai écrit la famille. Par l’inceste, j’ai puisé dans notre violence un alphabet.”

J. Bo

Un extraordinaire roman, porté par une écriture qui fouaille, questionne, parcourt – un texte pour la vie et la vérité.
19,00 €
Jean-Claude Fasquelle
Grasset
Hommage posthume à Jean-Claude Fasquelle avec les contributions inédites de:

Laure Adler / Mario Andreose /Christophe Bataille / Frédéric Beigbeder /Dominique Bona /Elvire de Brissac / Pascal Bruckner / Manuel Carcassonne / Laurent Chalumeau / Virginie Despentes /Christophe Donner / Dominique Fernandez /Philippe Garnier / Gérard Guégan /Serge July /Gaspard Koenig /Marc Lambron /Bernard-Henri Lévy /Amin Maalouf /Yann Moix /Laurence Nobécourt /Olivier Nora /Michel Onfray /Patrick Rambaud /Daniel Rondeau /Yves Simon /Danièle Thompson
15,00 €
Et même l'enfer c'est pas grand-chose
Grasset
La sonnerie du collège retentit. Lucie, 13 ans, arrache d’un coup de dents un bout de l’oreille d’Enzo, un camarade de classe qui a posté sur Facebook un répugnant montage d’elle. Le sang coule. Et la sentence tombe  : elle est exclue de l’école. Ça ne suffit pas pour le père d’Enzo qui se présente au HLM de Lucie et de sa mère célibataire Juliette. Il leur réclame 1 000 euros, sinon il portera plainte pour agression.

Lucie veut régler sa dette. Le temps d’un été fiévreux, elle erre dans sa banlieue et cherche les moyens d’y parvenir. Autour d’elle, personne ne semble pouvoir l’aider : ni sa mère qui ne rêve que de chanteurs de variété et de jeux télévisés, ni son frère parti faire ses études à Paris, ni son petit copain Jordy qui ne pense qu’au sexe. Et encore moins Esther, la SDF fumeuse de crack, ou Dzaz, l’inquiétant vendeur de kebabs… Lucie ne peut compter que sur elle-même.

Bruno Lus nous offre un roman poétique et brutal, où violence physique et sociale se télescopent, sur l’horizon bouché de ceux qui ne sont pas nés où il faudrait. Porté par une oralité cinglante et une bande-son pop, ce texte résolument moderne met en scène des jeunes adolescents livrés à eux-mêmes dans un monde qui ne cherche plus à les comprendre. À un âge où l’existence numérique prend le pas sur la vie réelle, dans un milieu où la drogue apparaît comme la seule échappatoire, Lucie cherche la lumière.
19,00 €
Sur la route avec Bashô
Grasset
Voici le troisième roman dessiné de Dany Laferrière chez Grasset. Après «  Autoportrait de Paris avec chat  » et «  L’exil vaut le voyage  », «  Sur la route avec Bashô  » suit la méthode nonchalante et néanmoins réfléchie de Bashô, le moine-poète japonais du XVIIe siècle, une des inspirations constantes de l’auteur (qui comme on sait est un écrivain japonais). Le narrateur de cette histoire parcourt le monde d'aujourd'hui, de l’Amérique au Japon en le prenant par surprise. Qui se méfierait d’un rêveur ? Il ne rêve pas du tout. Il admire (les femmes écrivains qu’il lit, de Jean Rhys à Zora Neale Hurston). Il se remémore (les divinités vaudoues). Il éprouve de l’affection (envers une de ses voisines alors qu’il séjourne à New York). Des dessins stylisés parcourent le texte, qui sont peut-être la rêverie de ce narrateur « dans ce monde sans pitié ». Voyageant dans le monde contemporain, il ne peut que constater que la menace est partout. Dessinant ce qu’il voit, le narrateur écrit aussi des mots. Et par exemple ceux-ci : « Black lives matter ». « Un nègre est un homme et tout homme est un nègre », a-t-il dit au début de sa pérégrination. Nègres sont donc les manifestants de Hong Kong qu’il voit réclamer la liberté. Pourtant, son intention n’est pas de changer le monde, nous dit-il, « simplement d’y vivre ». Et l’on comprend alors que, comme le disait Pavese, c’est un métier de vivre.

Heureusement, il y a la littérature, le jazz, les femmes élégantes, les cafés et les fleurs. Il y a encore des rayons de soleil.
22,00 €
La France goy
Grasset
« Trente ans après L’Esprit de vengeance, qui évoquait mes sentiments envers mon grand-père, Jean Gosset, le temps était venu de chercher à savoir pourquoi cet homme s’était engagé dans la Résistance, qui le conduirait au camp de concentration de Neuengamme où il allait mourir. Les réponses, c’était son père qui allait me les fournir. »

C.D.

L’enquête s’emballe quand un trésor est découvert dans les archives familiales : lettres, journaux intimes, articles de presse, manuel d'escrime, de la main d'Henri Gosset, le père de Jean. C’est l'étincelle qui fait exploser le réel, et le romanesque s'impose autour du personnage de Henri et de sa correspondance, qui nous font remonter à la fin du XIXème siècle, jusqu’aux racines de l’antisémitisme français et à son «  patient zéro  », Edouard Drumont. Si Henri Gosset, en arrivant à Paris, en 1892, à seize ans et demi, n’a pas rencontré l’auteur du best-seller haineux La France juive, il a en revanche très bien connu son disciple et successeur, Léon Daudet, le fils du célèbre écrivain. Léon initie Henri à l’antisémitisme et lui présente le professeur Bérillon, praticien réputé de l’hypnose, fondateur de l’Ecole de psychologie dont Henri devient un des professeurs et son trésorier.  Mais les mauvaises fréquentations d’Henri ne l’empêchent pas de tomber follement amoureux d’une jeune institutrice anarchiste, Marcelle Bernard. De l’union de ces extrêmes naîtra Jean Gosset...

Léon Daudet, Edouard Drumont, Charles Maurras, les leaders anarchistes Gustave Hervé et Almeyreda, Clemenceau, Caillaux, le directeur du Figaro Calmette, Dreyfus, Zola, Jules Bonnot, Jean Jaurès et tant d'autres, c'est une humanité grouillante et furieusement vivante qui habite La France goy. La fresque couvre les deux décennies qui précédent la première guerre mondiale. L'époque est féroce, avec ses scandales (Panama), ses campagnes de diffamation contre les Juifs, les capitalistes dénoncés comme espions par L’Action Française, les procès, les grèves, les attentats anarchistes, et les duels au petit matin blême… Au carrefour de tous ces complots, la presse, corrompue par la politique et inversement, la littérature, le théâtre, et même du cinéma puisque c’est de cette tourbe que naîtra le cinéaste Jean Vigo. Avec ce roman, Christophe Donner suggère une histoire de France hantée par une « question juive  » qui déterminerait plus que ce qui a été dit. Il découvre à travers la saga familiale une haine des Juifs, ancestrale, qui se réinvente en antisémitisme, se déchaîne, et participe à l’inexorable montée des nationalismes qui entraîneront l’Europe dans la Grande Guerre.
24,00 €
Le dernier tribun
Grasset
Nous sommes à Rome, juste à l’heure où elle va dominer le monde, au septième siècle, au temps de César.

C’est la capitale du monde, une ville immense et monstrueuse où s’observent et se haïssent Crassus, Cicéron, Catulle, Pompée, César ou Caton.

Spartacus vient d’être tué, Cléopâtre est en ville, l’ambition et la violence sont en ménage, l’art et le sexe s’entendent comme la vis et l’écrou.

Tous les vices qui rendent la vie irrésistible s’épanouissent quand les vertus qui la rendent pénible s’évanouissent.

Cicéron a fait de la morale son fonds de commerce, se présentant comme la voix du peuple alors qu’il est un défenseur acharné du Sénat et des intérêts de l’aristocratie.

Publius Claudius Pulcher, héritier de la famille la plus noble de Rome, se fait adopter par un esclave, change son nom en Clodius, se fait élire tribun de la plèbe et chasse Cicéron de Rome.

Cicéron prend le parti de Pompée, Clodius celui de César. La guerre entre eux dura dix ans et la République n’y survécut pas.

Leur lutte est racontée ici par un philosophe grec, Metaxas, l’ami le plus brillant et le plus sarcastique de Clodius qui le fait venir d’Athènes à Rome pour lui écrire les discours qui lui permettront d’affronter Cicéron à armes égales dans des joutes oratoires où il oppose la démocratie réelle de Clodius à la démocratie formelle de son adversaire.

Metaxas tombe sous le charme de cette ville merveilleuse, accueillante, féminine et effrayante. Puis il va découvrir le sort des capitales qui règnent sur le monde  : quand elles n’ont plus d’ennemis étrangers à leur mesure, elles se suicident.

Voici ses Mémoires, qui racontent la chute de la République romaine et la mort de Cicéron.
20,90 €
Delta blues
Grasset
Printemps 1932, dans le delta du Mississippi. Une chaleur suffocante écrase la campagne et menace les récoltes. Un assassin sans visage frappe la nuit, et une injustice sans nom règne le jour. Des croix brûlent sous la lune, les cavaliers fantômes du Ku Klux Klan font régner la terreur et le Mississippi prend les couleurs de l’enfer. Au milieu du désastre, deux amants  : Betty et Steve. Ils sont jeunes, Noirs et pauvres, mais persuadés que leur amour les sauvera…

Vaste fresque historique et musicale, aux accents faulknériens, Delta Blues déploie une galerie de personnages  : Noirs, Blancs, Indiens et métis, planteurs et bluesmen errants, prêcheurs, sorcières, politiciens véreux, bagnards, trafiquants d’alcool et Legba, le dieu vaudou, «  Maître des carrefours  » qui, tel un détective d’outre-monde, veille sur le destin de chacun.

Au fil des pages, un monde renaît : le Delta, la terre où naquit le blues, où des femmes et des hommes opprimés trouvèrent les voix qui firent écho à leur humanité.

Inspiré par le réalisme magique, écrit dans une langue vibrante et poétique, Delta Blues est un chant universel, bouleversant.
24,00 €
Passage de l'Union
Grasset
L’ouvrage met principalement en scène trois personnages dont les vies vont être amenées à se croiser  : le narrateur, un écrivain, un criminel.

Étudiant durant les années 1980, le narrateur vit dans un studio, que lui a acheté son père, situé passage de l’Union dans le VIIe arrondissement de Paris. Un soir, il se sent observé par quelqu’un dont on comprendra qu’il s’agit de Patrick Modiano. Il le croise à plusieurs reprises, lui parle et commence à lire ses livres. Sans se l’expliquer, il se reconnaît dans son imaginaire romanesque. Néanmoins les années passent, le narrateur devient avocat et les deux hommes se perdent de vue.

Au cours d’un procès d’assises, le narrateur défend un homme dont le crime s’explique par un lointain passé  : une sœur ayant disparu durant la seconde guerre mondiale dans les mêmes circonstances que la Dora Bruder de Modiano. Il se trouve que l’écrivain assiste au procès et accepte d’aider le narrateur à retrouver la trace de cette mystérieuse sœur…

Cette quête commune amène les deux hommes à basculer dans le Paris les années 40. Ils sont reçus par des individus douteux dans un appartement situé près du studio du passage de l’Union, dont l’écrivain apprend au narrateur qu’il fut, durant la guerre, le siège des sombres trafics d’un ferrailleur de sinistre mémoire, le fameux «  Monsieur Joseph  »…

Ce roman met en abîme la dette que nous contractons à l’égard d’un passé trouble et tu. Il constitue aussi un hommage à la littérature.  Les écrivains ne sont-ils pas des passeurs dont les œuvres nous permettent de répondre aux questions les plus intimes, et parfois les plus douloureuses, que nous nous posons  ?
14,90 €
S'il n'en reste qu'une
Grasset
L’héroïsme des bataillons de combattantes kurdes contre Daech attendait son grand roman. Le voici.

Une journaliste occidentale croit pouvoir enquêter impunément sur le destin magnifique de deux figures légendaires, Tékochine et Gulistan, afin de raconter la pureté de leur cause, l’inflexibilité de leur lutte, les circonstances exceptionnelles de leur mort dans les décombres d’une ville assiégée de l’ancienne Mésopotamie.

Mais accéder au premier cercle des dirigeants clandestins de cette guerre-là se mérite, et peut-être ne peut-on révéler la vérité qui se cache derrière tant de récits lacunaires et contradictoires qu’en se perdant à son tour  : son enquête devient peu à peu parcours initiatique, remontée du fleuve du souvenir, hymne à une liberté dont nous avons perdu le sens en cessant d’être prêts à en payer le prix.

Dans un paysage de sable et de lumière, S’il n’en reste qu’une est l’histoire de ces femmes confrontées à ce qu’il peut y avoir d’incandescent dans la condition humaine.
19,50 €
Revenir à toi
Grasset
Lorsqu’elle reçoit un message lui annonçant qu’on a retrouvé sa mère, disparue trente ans plus tôt, Magdalena n’hésite pas. Elle prend la route pour le Sud-Ouest, vers la maison éclusière dont on lui a donné l’adresse, en bordure de canal.

Comédienne réputée, elle a vécu toutes ces années sans rien savoir d’Apollonia. Magdalena a incarné des personnages afin de ne pas sombrer, de survivre à l’absence. Dès lors que les retrouvailles avec sa mère approchent, elle est à nu, dépouillée, ouverte à tous les possibles.

Revenir à toi, c’est son voyage vers Apollonia. Un voyage intérieur aussi, vers son enfance, son père, ses grands-parents, ses amours. Un voyage charnel, parenthèse furtive et tendre avec un jeune homme de la région. Lentement se dévoile un secret ancien et douloureux, une omission tacitement transmise.

Revenir à toi, c’est aussi un hommage à Antigone et aux grands mythes littéraires qui nous façonnent. Magdalena a donné vie à des personnages, elle est devenue leur porte-voix. Devant Apollonia, si lointaine et si fragile, sa voix intérieure se fait enfin entendre, inquiète mais déterminée à percer l’énigme de son existence.

En l’espace de quelques jours, dans cette maison délaissée, Magdalena suit un magnifique chemin de réconciliation avec l’autre et avec elle-même. Vie rêvée et vie vécue ne font désormais qu’une.
18,00 €
L'élégant
Grasset
Biarritz était devenu le lieu de rendez-vous d’Antoine et son père. L’un aimait surfer, et l’autre le regardait. Leur histoire commune, fragilisée par l’éloignement et la rancœur, se reconstruisait grâce à ces moments passés dans le Sud-Ouest.

Mais cette année-là, les tempêtes de printemps ferment les terrasses et bousculent l’Océan autant que leurs habitudes. Brusquement, ils décident de prendre la route qui les mènera en Espagne et jusqu’à Nazaré, au Portugal, surfant sur leurs souvenirs et remontant le temps. Nostalgique et électrique, ce parcours imprévu leur réserve des rencontres et des révélations. Entre pudeur et humour, Antoine et son père apprennent à se connaître et à se parler. À la fin du voyage, le destin s’accélère, et ce périple initiatique devient celui de toute une vie.

Rythmé par la beauté des paysages et la puissance des sentiments, ce texte est l’aventure d’un fils qui devient un homme, et d’un homme qui devient un père.
17,50 €
L'homme qui peignait les âmes
Grasset
Acre, quartier juif, 1078. Avner, qui a quatorze ans, pêche avec son père. À l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. «  Il ne s’agit pas d’un portrait mais d’un objet sacré, lui dit le supérieur du monastère. On ne peint pas une icône, on l’écrit, et on ne peut le faire qu’en ayant une foi profonde  ».

Avner n’aura de cesse de pouvoir «  écrire  ». Et tant pis s’il n’a pas la foi, il fait comme si, acquiert les techniques, apprend les textes sacrés, se fait baptiser, quitte les siens. Mansour, un marchand ambulant musulman, le prend sous son aile. C’est l’occasion d’un merveilleux voyage initiatique d’Acre à Nazareth, de Césarée à Jérusalem, puis à Bethlehem, jusqu’au monastère de Mar Saba, en plein désert de Judée, où Avner reste dix années où il devient l’un des plus grands iconographes de Palestine.

Refusant de s’astreindre aux canons rigides de l’Eglise qui obligent à ne représenter que Dieu et les saints, il ose reproduire des visages de gens de la vie ordinaire, cherchant dans chaque être sa part de divin, sa beauté. C’est un triomphe, c’est un scandale. Se prend-il pour un prophète  ? Il est chassé, son œuvre est brûlée. Quel sera le destin final d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ?

Le roman de l’artiste qui, envers et contre tous les ordres établis, tente d’apporter de la grâce au monde.
20,00 €
Maritimes
Grasset
Une île perdue en Méditerranée. Des collines, des oliveraies et, au fond d’une crique rocheuse, un village paisible avec son port minuscule. Depuis toujours, sa poignée d’habitants se tient à distance du continent... Ils racontent que de mystérieuses créatures marines veillent sur eux.

Assis sur un banc face à la mer, un vieillard se souvient. C’était l’époque de la dictature. Un jour, un jeune inconnu à l’allure de dieu grec, Benjamin, avait débarqué sur l’île.  Il était en fuite, tous s’en doutaient mais nul, jamais, ne lui a demandé de comptes. Benjamin s’est installé dans une maison en ruine, sur un promontoire isolé où bientôt le rejoint Michaëla, fille de l’île et de la mer. Mais la haine qui ravage un continent peut frapper un bout de terre qui se croit à l’abri du monde.

Une puissante histoire de résistance et d’indocilité qui est aussi un appel à l’attention envers la nature et à la force de la fraternité. L’évocation poétique et solaire d’une mythologie méditerranéenne éternelle et celle d’une mémoire chargée de chagrin. On n’oubliera pas la vision de Michaëla et Benjamin, de leur amour éperdu, fracassé par l’horreur de la dictature.
14,00 €
Les douces
Grasset
Ils étaient quatre, trois filles et un garçon  : Dolorès, Zineb, Bianca et Hannibal. Quatre meilleurs amis devenus comme frère et sœurs, ayant grandi ensemble, connu les joies de l’enfance et les tourments des premiers sentiments, se jurant de ne jamais se séparer. La vie s’ouvrait à eux  ; le lycée terminé, ils quitteraient leur village du Sud, découvriraient Paris. Mais le soir du bal de fin d’année, Hannibal disparaît et laisse celles qu’il appelait mes douces, seules et interdites.

Huit ans plus tard, son corps est retrouvé, enterré dans la propriété d’Auguste Meyer, sculpteur célèbre de la région et professeur de poterie des quatre enfants qui, jusqu’à sa mort, a nourri pour Dolorès, sa beauté, une étrange fascination. L’Officier Casez est chargé d’enquêter, il convoque les trois jeunes femmes  ; l’une est devenue célèbre sur les réseaux sociaux, l’autre étudiante, la dernière travaille dans un cinéma. Elles ne se parlent plus mais continuent de recevoir d’énigmatiques emails signés Hannibal. L’une le croit vivant, les autres pas.

A mesure qu’il essaie de percer le mystère de leur amitié, Léo Casez bute sur les interrogations  : quel pacte les liait  ? Qui était vraiment Auguste Meyer et pourquoi la mère de Dolorès le protégeait-elle ? En rouvrant les archives du passé, il force les secrets et nous entraîne dans les souvenirs de cet été brûlant, les joies et les tourments de quatre adolescents devenus si tôt adultes.

Un premier roman haletant, envoûtant comme un tour de magie.
20,90 €
Les Jours heureux
Grasset
«  Edouard Vian et Laure Brankovic ont formé puis déformé pendant trente ans le couple le plus terrible et le plus célèbre du cinéma européen. Ils se sont mariés trois mois avant ma naissance. Ils ont divorcé quand j’avais un an. Se sont remariés quand j’en avais cinq et se sont à nouveau séparés pour mes quinze ans. Ils ont signé leur dernier divorce la veille de mes vingt-cinq ans. Entre temps ils ont fait une trentaine de film ensemble et un seul enfant  : moi. A eux deux ils ont créé une sorte de légende, lui à la réalisation, elle au scénario. Moi… c’est une autre histoire.  »

Oscar, un jeune homme talentueux tente d’échapper à l’amour écrasant de ses parents, couple infernal et merveilleux qui ne sait vivre que dans l’urgence et la passion. Les tenir à distance est pour lui la meilleure manière de les aimer, jusqu’à ce matin de février où, dans le bureau glacial d’un hôpital, il apprend que sa mère est condamnée. Un secret qu’elle tient farouchement à garder. Naît alors en Oscar une idée absurde et obsédante  : inciter ses parents à se retrouver une dernière fois, avec l’espoir secret que sa mère en sera sauvée.

La difficulté  ? Edouard Vian s’affiche depuis deux ans avec Natalya, une jeune franco-russe, influenceuse dans le milieu de la mode. Si, au départ, Oscar a le plus grand mal à supporter cette évaporée, Natalya va se révéler beaucoup plus complexe qu’il ne l’imaginait…

Ainsi commence une ronde, entre Fitzgerald et Schnitzler, où ces héros fantasques et attachants jouent, se cachent, s’aiment, des marches de Cannes aux studios hollywoodiens, de Paris à New York et de la Grèce au Mexique, avant d’être percutés par les secousses de la grande histoire qui font peu à peu basculer le monde dans une ère nouvelle. A leur côté, dans les rues de Paris, sur un plateau de tournage, ou au sommet des Alpes, des amis, des amants, des femmes venues du passé.   Mais aussi des disparus, des êtres de cruauté, et bien des énigmes. Tout mot est réplique. Tout personnage porte un masque. Connaître est impossible sans se départir d’un secret. Et tous aiment la vie, imparfaite mais follement vécue.

Un talent romanesque magnifique et tendre, qui voit Oscar grandir, se débattre, oser, écrire, dissimuler avant de comprendre enfin ce qui l’affranchira de ses démons.
22,00 €
Le corps d'origine
Grasset
Depuis le début de sa carrière politique, Guillaume Roussel a triché sur presque tout  : l’argent, le sexe, les idées. Tout est usurpé dans son image publique, à commencer par la rigueur des principes et la fidélité aux valeurs dont il se réclame. Leader d’une droite qui se veut dure et sans concession, Guillaume Roussel s’est doté, au fil du temps, du profil adéquat  : défenseur de l’ordre et de la tradition, gestionnaire sourcilleux, époux vertueux, chef de famille exemplaire, catholique de stricte obédience. C’est ainsi qu’il a réussi, porté par une ambition débridée, à accéder aux plus hautes charges de l’Etat. Elu député à trente cinq ans, devenu ministre de l’Intérieur à cinquante ans, avant de s’emparer de Matignon quatre ans plus tard. Ce qu’on appelle un parcours sans faute…

A cinquante-huit ans, tout destine Guillaume Roussel à remporter la prochaine élection présidentielle quand il est mis en cause dans l’assassinat d’un prostitué marocain. Son nom est cité, parmi d’autres familiers du jeune homme, dans une lettre révélée après sa mort par un site d’investigation réputé pour ses enquêtes sulfureuses. Toute une partie de sa vie éclate au grand jour. On découvre, outre une bisexualité dont sa femme a toujours feint de ne pas s’apercevoir, sa connivence avec un des pourvoyeurs de fonds des milieux politiques et ses véritables origines idéologiques qu’il a reniées par opportunisme, pour prendre la tête d’un parti de droite, bien qu’issu de la gauche.

Piégé par son cynisme, ses mensonges et ses contradictions, Roussel devient l’homme à abattre pour tous ceux, le président sortant en tête, qui avaient détecté son double jeu. Convaincu de la protection que lui confèrent son «  corps d’origine  », l’ENA, et le fait de détenir sur les autres des secrets équivalents, il est cerné peu à peu par les révélations sur ses mœurs et ses mauvaises fréquentations. Il crie au coup monté, soupçonne très vite l’Elysée d’en être l’instigateur, mais sans parvenir à conjurer le scandale qui en résulte. Il perd une partie de ses soutiens, sa cote de popularité s’effondre. Impuissant à se défendre contre la calomnie, discrédité par les révélations qui s’accumulent, pris dans un engrenage apparemment sans issue, il se trouve de plus en plus isolé et à la merci de menaces judiciaires qui achèveraient de ruiner sa réputation et ses chances d’accéder à la fonction suprême. Seul un coup de théâtre pourrait lui permettre de se sortir d’affaire…
20,00 €
Ma vie d'écrivain
Grasset
En 1983, Patrick Roegiers s’établit à Paris pour devenir écrivain. Personne ne l’attend.

Installé dans la maison de Saint-Maur, d’où sortent tous ses livres, il conte avec humour ses premiers pas dans l’édition. Le bonheur en famille se conjugue avec des coups de théâtre, des incidents tragi-comiques ou carrément burlesques, qui émaillent l’existence de celui qui construit son œuvre au fil de la plume, sans quasiment sortir de son bureau, alors que le monde tourne autour de lui.

Voyages et vacances au bord de la mer, rencontres inattendues, portraits émouvants d’artistes, auteurs, acteurs, chanteurs, éditeurs ou cinéastes admirés.

Portée par une écriture enthousiaste, une éblouissante déclaration d’amour à la France.

Cet hymne à la création crépite comme un feu d’artifice apollinien.
19,00 €
De mon plein gré
Grasset
Elle a passé la nuit avec un homme et est venue se présenter à la police. Alors ce dimanche matin, au deuxième étage du commissariat, une enquête est en cours. L’haleine encore vive de trop de rhum coca, elle est interrogée par le Major, bourru et bienveillant, puis par Jeanne, aux avant-bras tatoués, et enfin par Carole qui vapote et humilie son collègue sans discontinuer.

Elle est expertisée psychologiquement, ses empreintes sont relevées, un avocat prépare déjà sa défense, ses amis lui tournent le dos, alors elle ne sait plus exactement. S’est-elle livrée à la police elle-même après avoir commis l’irréparable, cette nuit-là  ?

Inspiré de l’histoire de l’auteure, De mon plein gré est bref, haletant, vibrant au rythme d’une ritournelle de questions qui semblent autant d’accusations. Mathilde Forget dessine l’ambiguïté des mots, des situations et du regard social sur les agressions sexuelles à travers un objet littéraire étonnant, d’une grâce presque ludique. Il se lit comme une enquête et dévoile peu à peu la violence inouïe du drame et de la suspicion qui plane très souvent sur sa victime.
15,00 €
Les hyènes
Grasset
L’hyène est un animal perfide dont le cri est un rire qui laisse imaginer sa cruauté. Les plus retorses sont les femelles qui dominent les mâles, les matent, les dévorent. Elles ne s’accouplent que pour se reproduire. Terrorisent ceux qui les défient. Et enseignent méticuleusement à leur descendance à faire de même. Sur ce point néanmoins, les femmes de la famille de Blanche, qu’on surnomme les hyènes parce qu’elles ont tous leurs traits, ont failli. Preuve en est, ce matin, Blanche, 44 ans, s’apprête à annoncer à sa mère qu’elle sera la dernière hyène de sa lignée puisqu’elle a décidé d’avorter.

Le temps d’un déjeuner, la narratrice déroule ses souvenirs et convoque à la table ses ancêtres, Clara, Louise-Huguette, Georgette, pour raconter l’histoire de sa famille, et expliquer son geste. Surgit un monde ancien où les femmes se transmettent, non l’amour et la tendresse, mais la rage, la haine des hommes et la soif de vengeance. Un cycle de violence auquel Blanche n’échappera pas tant elle sait que les traumas de nos aînés informent jusqu’à nos gènes, mais auquel elle met fin. A travers ce récit familial sur cinq générations, Annie Ferret remonte le cours du temps pour montrer comment le legs familial ne se résume pas à l’ADN et retrouver la source de cette colère, le premier acte qui fit un jour d’une femme, une hyène.
19,00 €
Je te verrai dans mon rêve
Grasset
1971. Tout juste sorti de prison, Gégé, dit Blaise, retrouve le bar familial dont il a hérité à la mort de son père. Son rêve  de toujours  : le transformer en café-concert pour en faire un rendez-vous incontournable de la scène jazz. Il se lance, résolu à faire bouger sa ville terne et sans âme.

Mais un bébé, la petite Nour, et sa mère défaillante arrivent par effraction dans sa vie solitaire. Blaise fait tout pour les garder à distance. Hanté par son passé, il craint plus que tout de s’attacher… Mais d’un regard, l’enfant fait tomber ses résistances, et il va désormais veiller sur elle à sa façon. Ce faux père la protège tant bien que mal, l’initie à la musique, lui offre sa première guitare et son premier concert. Il la regarde grandir, adolescente écorchée vive qui se brûle aux accidents de la vie, ceux qui menacent à coup sûr les gamines sans repères.

En ville règne une atmosphère de perdus, d’à quoi bon, alcoolisée et souvent brutale. Au milieu de tous les dangers, Nour chante. Et entre deux concerts de jazz mythiques dans le bar de Blaise, elle compose, pour fuir son enfance, tracer son destin, tenter de défier la mort.

Blaise, l’ancien taulard paumé et farouche, s’est mis à aimer. Et parce qu’il est la victime d’un secret de famille, il va tout faire pour sauver Nour. Jusqu’à la dernière page, nous respirons avec eux et tremblons pour eux. Romanesque, haletant, sensible et bouleversant.
18,00 €
Le Cuisinier
Points
« Je n’ai qu’une chose à dire : encore plus excitant. Mes félicitations au cuisinier. » Maravan, jeune réfugié tamoul, coupe les légumes et fait la vaisselle dans un restaurant suisse fréquenté par le monde de la finance. Au Sri Lanka, il était un cuisinier prometteur, spécialiste des préparations ayurvédiques. Lorsqu’il est licencié, Andrea, son ancienne collègue, s’associe avec lui pour servir des dîners aphrodisiaques à domicile. Malgré la crainte de corrompre sa passion, Maravan se lance dans l’aventure. Qui le précipitera dans un écheveau d'expérimentations culinaires, de tractations avec des Tigres tamouls suspects, le tout sur fond de crise financière mondiale.

Martin Suter est né à Zurich en 1948. Ancien publicitaire, il est aussi journaliste et scénariste. Il vit entre la Suisse, l’Espagne et le Guatemala. Ses romans sont disponibles en Points.

« Un polar culinaire à base de miel et de fiel. Succulent. »

L’Express

Préface inédite de Serge Joncour

Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni

Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni
10,20 €
L'homme de trop
Grasset
Ce roman est le premier volume du diptyque «  L’homme de trop  », sous-titré *L’arc-en ciel interdit.*

Cette somme romanesque peut se lire comme le pendant du célèbre roman *L’étoile rose* (Grasset, 1978, réédité en 2012 en CR) puisqu’elle interroge la question gay aujourd'hui, après l'adoption du mariage pour tous.

Lucas Fabert est un photographe de 64 ans. Dans sa jeunesse, il se sentait un paria ; aujourd'hui, il constate, avec des sentiments mêlés, l'insouciance des jeunes homos complètement libérés, complètement intégrés. S'il se réjouit du progrès des mœurs qui leur a apporté le bonheur, il se demande s'ils n'ont pas perdu la force de contestation qui était autrefois la contrepartie glorieuse de leur angoissante marginalité : en un mot, s'ils ne se sont pas embourgeoisés. Jadis "homme de trop" parce qu'il faisait partie de la minorité exclue, il reste "homme de trop" par son refus d'abolir ce qui faisait sa différence, de se banaliser, de se fondre dans le conformisme ambiant.

Dans ce premier tome, Lucas se confie à ses jeunes amis oublieux du passé et ne comprenant pas ses réticences à l’idée que le droit à la différence se soit transmué en devoir de ressemblance.  Il leur raconte ce que furent son adolescence, son éducation sentimentale et les épisodes marquants de sa vie jusqu'à la libération des mœurs des années 70. Dans le second volume, sous-titré "La liberté trahie" (à paraître en mars 2022), il évoquera les péripéties de la campagne pour le mariage pour tous et s'interrogera sur les conséquences de la victoire remportée.

Une comédie humaine qui nous fait traverser un demi-siècle d’histoire de France à la boussole de l’homosexualité, une histoire des mœurs romancée qui déborde de personnages et regorge d’événements.
23,00 €
Derniers jours
Grasset
Sept nouvelles admirables qui déclinent le thème des derniers jours  : ce qui se défait, se brise, s’achève dans la vie des êtres, dans leurs amours, dans leurs rêves, dans la transmission, dans notre monde…

Dans «  Sous la mer  », une jeune mathématicienne qui n’a pu donner la vie se tourne vers les «  sciences du vivant  » et, consciente du péril qui nous guette, choisit de fusionner avec le monde sous-marin lors d’une ultime plongée en mer d’Oman.

Dans «  Toussaint  », un vieux garçon vierge et sensible, chef de bureau de la préfecture de Bastia, se blesse en rentrant chez lui. Une jeune gitane lui porte secours. C’est la seule fois de sa vie qu’il tiendra, fugitivement, une femme dans ses bras. Un geste maladroit et l’oiseau s’envolera…

Dans «  Un fait divers  », une vieille dame qui toute sa vie fut enseignante de français en Belgique est agressée dans la banlieue de Lille. A l’hôpital, elle est gagnée par le ressac des émotions littéraires de sa vie. Son esprit s’y abandonne avant de s’éteindre dans le magnétisme heureux de ce monde intérieur.

A «  Hosterre  », dans les années 20 du siècle dernier,  le gardien solitaire d’un domaine abandonné dans les brumes de l’Atlantique, veuf sans enfant, se prend de tendresse pour la fille du Marquis d’A+++. L’enfant se noie par accident, un jour où il est absent. Le retour sur les lieux de la mère de la petite noyée mettra à nu son obsession, et le conduira à une issue tragique.

Dans «  Armal  », un diplomate   part dans les Asturies pour y revoir l’ancien maître d’hôtel de la femme qu’il a aimée, qui lui a écrit pour lui demander d’aider sa fille après sa mort, toute proche. Il arrive trop tard, tombe amoureux de la jeune femme dans les jours de deuil et de trouble qui suivent les obsèques. Avant d’être rendu à sa solitude …

Dans «  Samedi saint  », le curé d’une paroisse romaine qui a perdu la foi erre dans l’attente de Pâques au fil des rencontres prévues ou imprévues d’une longue journée. Le handicap profond du fils d’un ami très proche le hante et il songe, tandis qu’approche la nuit pascale,   à quitter l’Eglise, sans en attendre de remède.

Dans «  Le dernier élève  », une ancienne cantatrice, devenue professeur de chant, n’a plus qu’un élève, un jeune ténor japonais, qui observe avec affection cette femme qui enveloppe ses regrets d’un halo de grandeur rêvée. Lors d’une de leurs leçons, son mari, auquel le jeune homme porte un attachement discret,  meurt d’une attaque. C’est leur ultime rencontre…

Une écriture somptueuse, une sensibilité extrême domptée par le classicisme de la langue  : un bijou de littérature  !
16,00 €
Ma femme écrit
Grasset
Est-on propriétaire du souvenir d’un être aimé ? Après le décès de sa mère, Sarah Kaliski, Vincent décide d’écrire un roman à son sujet quand il découvre avec stupeur que sa femme, actrice comme lui, termine un scénario dont Sarah est l’héroïne. Pour Vincent, nul autre que lui n’a droit à la parole sur sa mère, peintre de talent injustement méconnue, personnalité intense et borderline, avec laquelle il entretenait une relation passionnelle. Ulcéré, il tente en vain de faire renoncer sa compagne, qui devient dès lors son «  ennemie  » sur le champ de bataille de leur vie professionnelle comme sur celui de l’intimité. Entre eux, leur fils Samuel, que son père paranoïaque, retranché au fond de l’appartement, soupçonne de prendre le parti de sa mère – de même que leurs amis et sa psy.

Alors que Vincent commence à percevoir des signes de sa mère et cherche à observer des phénomènes paranormaux, sa femme propose de jouer Sarah à une star … en laquelle Vincent croit reconnaître Catherine Deneuve. Il va tout mettre en œuvre pour faire capoter le film, sans autre succès que d’être mis à la porte de chez lui. L’actrice star le recueille, devenant une étonnante figure maternelle de substitution…

Autofiction déjantée ou pure fiction basée sur une relation mère-fils exceptionnelle, Ma femme écrit plonge son lecteur dans la spirale paranoïaque incontrôlable où s’engouffre Vincent, incapable de surmonter la disparition de celle qu’il a tant aimé. Drolatique et poignant, un roman totalement original, implacable loi de Murphy dans laquelle le narrateur, têtu, parano, attachant, s’enferre dans sa folie et détruit peu à peu tout ce qu’il a construit.
18,50 €
Laura Antonelli n'existe plus
Grasset
A la suite du coup de fil énigmatique d’un producteur, le narrateur embarque pour Rome investi d’une obscure mission  : retrouver Laura Antonelli, l’actrice oubliée dont Visconti disait qu’elle fut «  la plus belle femme du monde  ». Il erre dans une Rome caniculaire, traversant les décors mythiques qu’on connaît, à la rencontre des témoins de sa vie tragique. Il épluche les vieux tabloïds et les interviews pour tenter de raconter, sans la trahir, cette femme insaisissable.

Splendide et sensuelle, Laura Antonelli est tout d’abord le sex-symbol populaire de l’Italie catholique des années 1960. Avec la sortie en salle de L’Innocent, elle devient une de ces beautés solaires de l’âge d’or du cinéma italien. Dès lors, elle tourne  avec les plus grands et découvre un succès poudré de cocaïne, de soirées hollywoodiennes, d’amours compliquées et de journaux à scandales, jusqu’au jour où la police trouve dans sa villa de Cerveteri 36 grammes de drogue. S’ensuit une série de démêlés judiciaires qui l’éloigne peu à peu des paillettes de Cinecittà. Ainsi commence pour elle une lente descente aux enfers.

A la demande d’un producteur, elle se soumet à une opération de chirurgie esthétique qui la défigure. La star vit désormais recluse dans une chambre misérable et déclare aux rares curieux qui parviennent à retrouver sa trace  : «  Laura Antonelli n’existe plus  ».

Qu’est-ce que la gloire sinon, comme le disait Pasolini, l’autre face de la persécution  ? De Sunset Boulevard à la Dolce Vita romaine, Philippe Brunel livre ici un roman plein de grâce et d’ombre, dans la lignée de Patrick Modiano, sur l’histoire légendaire de la femme la plus belle du monde devenue un monstre.
18,00 €
La vie rêvée du joueur d'échecs
Grasset
«  Bien que lecteur et joueur de balles assidu dès mon plus jeune âge, j’ai fini par découvrir que le jeu d’échecs surpassait tous les autres en raison du pouvoir qu’il a de nous plonger au plus profond du rêve. Dans ce livre, je raconte comment, dans ma jeunesse, après avoir échappé de justesse au danger de l’enfermement mental qu’il peut aussi induire, j’ai fini par apprendre à m’en servir comme d’un moyen très sûr de traverser les périodes difficiles de l’existence, ce qui m’a été d’un secours providentiel.

Outre ce pouvoir d’évasion, j’essaie de montrer dans ce livre en quoi la compétition échiquéenne constitue tout à la fois une excellente école de circonspection dans nos jugements, une pierre de touche de l’exactitude de nos raisonnements, et une précieuse ouverture sur la connaissance de soi-même.

Chemin faisant, j’en profite pour brosser les portraits de divers joueurs passionnés dont les éventuelles prouesses intellectuelles – du moins dans le cas des meilleurs - s’allient à des manies hautement excentriques, offrant ainsi un spectacle baroque où l’aspect comique le dispute au pathétique.

Enfin, j’essaie de mener une réflexion sur la fonction sociale du jeu, dont il me semble qu’elle pourrait nous montrer la voie d’une convivialité nettement plus enviable et chaleureuse que celle qui nous est proposée par l’esprit résolument utilitariste et planificateur qui a commencé de désenchanter le monde d’aujourd’hui.  »
19,00 €
A cause de l'éternité
Grasset
A cause de l'éternité constitue le seconde volet de L'Autre rive, qui remporta en 2007 le Grand Prix de l'Imaginaire. L'action se déroule de nos jours au château d'Eparvay, dans l'arrière-pays d'Ecorcheville, ville bâtie au bord du Styx. Cette région présente nombre de particularités. L'esclavage n'y a jamais été aboli. La proximité relative des Enfers, par-delà l'infranchissable fleuve des morts, entraîne des précipitations insolites (pluies d'animaux et d'insectes divers) ainsi que l'échouage occasionnel de créatures venues de l'autre rive (centaure, sirène, satyre, minotaure...). Un Musée de Tératologie les rassemble; les étudie et les expose. Enfin, l'économie comme la politique locales sont sous le contrôle de trois grandes familles, les Propinquor, les Esteral et les Bussettin, qui se disputent et se partagent de longue date le pouvoir.

Dans ce nouvel opus, Alphan Bogue, jeune diplômé du Courtauld Institute de Londres, docteur PhD en histoire de l'Art, rentre à Ecorcheville pour s'y marier. Sa fiancée, Delia Spencer-Churchill, doit le rejoindre pour la cérémonie. Le père d'Alphan, brocanteur à la retraite, pensionnaire de l'EHPAD d'Ecorcheville, le presse de dérober pour lui un autoportrait supposé de Rembrandt adolescent, inconnu de tous, qui se trouve au château d'Eparvay. Spécialiste de la peinture baroque et de Rembrandt, Alphan se laisse convaincre de s'introduire dans le château pour examiner le tableautin et se faire une idée de son authenticité. Quand il franchit une porte basse donnant sur les soubassements de l'énorme édifice métamorphique, l'aventure commence...

L'imaginaire qui se déploie dans ce roman-monde n'a pas d'équivalent dans la littérature française contemporaine.
29,00 €
Si les dieux incendiaient le monde
Grasset
Une famille déchirée que le destin va rassembler lors d’une extraordinaire soirée.

Il y a Jean, le père ; Clélia, sa fille aînée ; Albane, la cadette que personne n’a revue depuis que sa sœur lui a volé l’homme qu’elle aimait, quinze ans plus tôt ; Yvan, que Clélia a épousé depuis. Et Katia, leur fille, qui de cette tante disparue sait ceci : elle vit à New York, est devenue une célèbre pianiste, son souvenir hante encore ses parents. Leurs vies basculent le jour où Jean apprend qu’Albane doit donner un concert à Barcelone et décide de s’y rendre. Chacun, à sa manière, devra y assister.

Magistral, ce premier roman est une prouesse littéraire, une épopée où d’une voix, celle de l’énigmatique narratrice, le destin d’une famille est retracé avant d’être à nouveau chamboulé. Y gronde la rumeur de notre monde incendié, appelé lui aussi à se retrouver pour survivre.
20,00 €
Le mal des ruines
Grasset
«  Il m’arrive encore de me demander qui je suis, après tant d’années, mais je sais bien d’où je viens. Il me suffit d’attraper un avion à Orly et de retrouver une heure et demie plus tard la Corse pour avoir la certitude de toucher à mes origines. Comme si cette île m’avait défini avant même que je ne me soucie de le faire.  »

Pour beaucoup, «  le pays de l’enfance  » est un monde fait de souvenirs idéalisés. Pour Claude Arnaud, descendant des Zuccarelli, une famille qui tint longtemps la mairie de Bastia et celle de Santa-Lucia-di-Mercurio, petit village niché entre deux lignes crêtes, c’est une terre bien réelle où il passa ses premiers étés et revient dès qu’il peut. Un Eden où la nature déploie encore ses merveilles, hautes montagnes à pic, maquis aux parfums envoûtants, vallées de solitude et villages intouchés. Mais une origine suffit-elle à définir une identité  ? Que faire quand son paradis se change en enfer où les maisons des siens cèdent sous les bombes, où l’un de ses frères va se noyer, et où un corps sans tête est retrouvé dans son village même  ? Qu’est-ce qu’une terre dit de soi  ? Et que faire d’une île aussi belle que mortelle  ?

Dans cet époustouflant road trip à travers les routes sinueuses de la Corse, Claude Arnaud retrace l’histoire de sa famille, revisite les morts et les vivants, revient sur   l’énigme de ce meurtre survenu en 2005 (une partie de poker qui tourne mal, un corps jeté aux cochons, une tête enfouie sous 700 kilos de gravats et les secrets de l’île qui ressurgissent). A jamais marqué par cet ailleurs qui est en lui, il fait le portrait de cette île souvent fantasmée, toujours mystérieuse. Une éblouissante traversée.

Prix du Mémorial d'Ajaccio
15,00 €
Les héroïques
Grasset
Quelques jours de la vie d’une femme, Wanda. Les derniers, et les plus intenses, peut-être  ?

A 70 ans, Wanda  est l’audace incarnée. Atteinte d’un cancer généralisé, elle sait sa fin imminente. Son état se dégrade à vue d’œil, mais dans cette course contre la montre, pas question de se laisser abattre, encore moins d’avoir peur. Plutôt aller de l’avant, aujourd’hui comme hier, en ces temps de sa jeunesse que Wanda se remémore  : le concert des Rolling Stones à Varsovie, en avril 1967, où elle rencontre Edward qu’elle épousera et dont la brillante carrière accompagnera les paradoxes de l’Histoire polonaise contemporaine  ; son engagement dans une troupe de théâtre expérimental  ; sa passion pour Konrad, son étudiant devenu amant après la chute du mur  ; et bien sûr ses deux filles, insaisissables et lointaines.

Face aux assauts du siècle, à sa violence, aux renoncements idéologiques, Wanda et ses proches ont toujours cultivé l’ironie et tenté de préserver ce qu’il restait de beauté. Héroïques à leur façon et nourris d’utopies, ils ont su rester libres. C’est à cette liberté que Wanda n’entend pas renoncer. Elle décide de s’évader de l’hôpital où elle était soignée, convaincue qu’il existe des lieux autrement plus recommandables pour trépasser. Et si son histoire commençait là où on la croit achevée? Et si, jusqu’au bout, il était possible de relancer les dés  ?

Une fabuleuse leçon de cran, d’intelligence et de vie, portée par une langue vibrante et réjouissante.
19,00 €
Des rêves à tenir
Grasset
Un dimanche d’hiver, dans un petit port de pêche, Job réapparaît après trente ans d’errance. Au bar local, sa présence silencieuse et son éternel verre de whisky chaud intriguent une bande de joyeux rêveurs. Autoproclamés les Partisans de la langouste, ils cherchent comment sauver ces dernières – et, par elles, l’humanité devenue folle.

A l’affût des échos du monde, l’un de ces utopistes bricole de vieilles radios sur lesquelles il capte des fréquences lointaines. Prêtant l’oreille aux échanges nocturnes de marins solitaires, il apprend l’existence d’une nouvelle Arche de Noé, une ZAD maritime géante… Le moment est peut-être venu d’incarner ses rêves.

La micro-société des Rêves à tenir agrandit le champ des possibles, et son irrévérence réjouissante bouscule l’âpreté du réel. Avec une douce pudeur, elle tisse un écheveau de questions sur soi-même et sur l’autre, sur l’absence, et sur ce qui nous rend dignes du nom d’hommes.

Une fable universelle, toute en humour espiègle et en grâce poétique.
18,00 €
L'historiographe du royaume
Grasset
«  Je fus en grâce autant qu’en disgrâce. De l’un ou l’autre état les causes me furent souvent inconnues. À l’âge de quinze ans j’avais été placé au Collège royal, dans la classe de l’aîné des princes…  »

Celui que le destin projette ainsi dans l’entourage du futur roi du Maroc, Hassan II, aurait tort de trop croire en son étoile et de ne mettre aucune borne à ses ambitions. Il n’est pas sans risque d’avoir systématiquement devancé un prince au tableau d’honneur.

Attend-il d’être appelé au gouvernement  ? On l’envoie en exil. Se croit-il perdu à jamais  ? On le nomme historiographe du royaume, comme Racine sous Louis XIV, comme Voltaire sous Louis XV. Ce n’est pas pour déplaire à ce conseiller lettré, qui cultive une écriture d’un classicisme achevé.

Mais il a appris à redouter dans toute faveur apparente un jeu dont il serait obscurément la proie. Et qu’adviendra-t-il de sa loyauté à toute épreuve, lorsqu’une insaisissable jeune femme viendra lui murmurer les secrets des rébellions qui s’organisent clandestinement dans le royaume  ?

Une transposition virtuose des *Mille et Une Nuits* et des Mémoires de Saint-Simon au xxe siècle, qui nous fait revivre trente ans d’histoire du Maroc, entre le crépuscule du «  protectorat  » et le début des «  années de plomb  ».
22,00 €
Ce qui plaisait à Blanche
Grasset
« Certains êtres sont parfois des virtuoses involontaires de l’instrument que nous sommes. Et ils le sont parce qu’un don mystérieux leur a offert un accès immédiat, presque violent, à ce que, d’ordinaire, nous dissimulons.

Ces êtres, que nous identifions à peine quand le hasard nous met en leur présence, jouent d’instinct de cet instrument, donc de nous-mêmes. Rien, pourtant, ne les a préparés à l’exercice auquel ils vont exceller sans le savoir.

Parfois, ils y prennent du plaisir. Parfois, ils s’en acquittent sans y songer. Comme des despotes qui se sentent obligés d’être despotiques, par conformité à leur nature, et presque à leur insu.

Ces êtres sont redoutables car ils vont nous gouverner avant même d’avoir pris la peine de le vouloir.

Mais nous aimons à la folie l’illusion qu’ils nous procurent d’être compris, ainsi que les doses de ravissement qu'ils ont versées dans notre existence – en même temps qu’ils y ont versé leurs doses de venin.

Blanche était de ces êtres-là…  »

J-P. E
22,00 €
Le Male Blanc - Roman
Grasset
« La Morénie du prince Albéric, dit « le mâle blanc », a été l’an dernier le théâtre d’événements abondamment repris par les journaux, radios et chaînes de télévision de ses voisins de l’Union européenne. Ils ont entrainé une réprobation très vive des commentateurs et une condamnation sans équivoque de la part de plusieurs gouvernements. Me trouvant sur place, j’ai pu constater une réalité bien différente de celle qui a été présentée. Il m’a semblé de mon devoir de dire ce que j’ai vu et appris en sept mois. »

Le margraviat de Morénie est une petite monarchie absolue située quelque part entre la France, l’Allemagne et la Belgique. Confits dans le flegme, l’amour de la discussion et une farouche indépendance, les Moréniens ont su se prémunir des guerres ravageuses du XXème siècle et préserver la douce quiétude anachronique de leur Etat. Mais tout bascule quand la douairière Irène se met en tête de marier son fils Albéric. Entre un prince insaisissable trop occupé à chasser et conter fleurette à la fille du pâtissier, une mère américaine et autoritaire, un conseiller débonnaire, un préfet bonapartiste, un métropolite ondoyant et un pamphlétaire impétueux qui n’a que le mot démocratie à la bouche, la Morénie est à l’aube d’une crise politique sans précédent : plus malin qu’il n’y paraît, le Prince Albéric se met en tête de faire diversion en donnant la parole au peuple par voie de référendum à répétition sur tous les sujets qui passent et qui fâchent. Avec le suffrage universel, Les Moréniens ont rendez-vous avec l’Histoire…

Dans cette fable savoureuse, Stéphane Denis s’en prend aux mœurs, à la morale et aux ridicules d’un petit pays ravagé par la tyrannie de tous les « politiquement correct » de notre époque : et si la Morénie était française ?
15,00 €
Nos rendez-vous / roman
Grasset
Ce roman d’une passion d’amour contrariée est aussi le roman d’une époque.

Amélie et Vincent se rencontrent, jeunes, à la Sorbonne à la fin des années 80. Chacun ressent un coup de foudre sans oser l’avouer à l’autre : aucun des deux ne se sent «  à la hauteur  », aucun ne fait le premier pas, aucun n’a la maturité de saisir son bonheur…

Ils se donnent rendez-vous, la jeune femme est en retard  : A quelques minutes près, ce jour-là, ce n’est pas un simple rendez-vous qu’elle rate, c’est sa vie.

Puis la vie prend le dessus, les emporte malgré eux vers des destins qu’ils ne maîtrisent plus, leur fait prendre des bifurcations comme on emprunte des portes, puis des couloirs, de dix ans, de vingt ans, de trente ans…

On suit en parallèle la trajectoire intime et professionnelle d'Amélie et de Vincent, et chaque fois que les hasards de l’existence les remettent en présence, ce n’est pas « le bon moment ».

« Trente ans que nous nous connaissons… Des mariages, des divorces, des deuils, des enfants, des centaines de voyages, parfois au bout du monde, des succès, des échecs, des espérances déçues, des rêves d’enfance perdus, des enfances déchues…Trente ans de rêves et de désir ».
16,00 €
Les lois de l'économie
Grasset
Ce livre est l’histoire d’une erreur. La petite erreur d’un trader, par ailleurs dévoué à sa banque d’affaire, honnête, fiable et performant. Une petite erreur de technique financière, mais surtout de jugement, comme il s’en commet tous les jours dans la finance, et plus encore dans nos vies. Ce livre raconte la banalité, l’universalité même, de cette erreur, et la tragique disproportion de ses effets. Qu’il s’agisse du trader ou de son épouse, du psychanalyste de celle-ci ou du metteur en scène qui aimerait coucher avec elle, tous soupèsent, calculent, anticipent ; et tous se trompent. Il en va de même de Keynes lorsqu’il spécule sur le cours du blé dans les années 1930. Il en va aussi de son amie Virginie Woolf lorsqu’elle raisonne contre sa folie. Il n’y a qu’un terme possible à la spéculation, c’est la mort. Woolf n’a pas commis d’erreur en comptant les cailloux qu’il lui fallait mettre dans ses poches pour couler au fond d’une rivière. Notre trader n’en commettra plus. Ce roman raconte une histoire vraie. L’histoire vraie d’une faillite. Une histoire morale, car l’économie a ses lois, que les lois ignorent. Voici un conte moral : un conte d’automne, qui voit tomber les hommes et les feuilles, les banques et les principes, les têtes, l’argent : mais pas la littérature.
17,90 €
La meute
Grasset
Y aurait-il donc une « Affaire Polanski » comme il y eut une « Affaire Dreyfus »? Beaucoup dont Yann Moix, le croient. Tandis que d’autres, plus nombreux, semble-t-il, s’indignent d’une telle comparaison… D’où ce livre qui, a n’en pas douter, fera débat. La thèse ? D’un côté, on le sait, ceux qui disent à juste titre que tout crime ou délit mérite son jugement et sa sanction. Qu’il n’y a pas une loi pour les « élites » et une loi pour les « obscurs ». Dont acte- puisque telle est la règle démocratique. Face à ceux-là, Moix fait simplement observer que « l’Affaire Polanski » serait enterrée depuis longtemps si Polanski avait été un « Monsieur tout- le- monde ». Au nom de la règle démocratique, on en arriverait donc à trouver naturel qu’il y ait des lois (d’exception) pour un homme célèbre, et un droit à l’oubli pour les autres... C’est contre ce fait que Moix s’emporte et s’indigne. Au passage, bien sûr, il entre dans les détails de « l’Affaire » : le retrait de plainte de la victime ; l’arrangement financier ; le rôle de la mère de la victime ; l’attitude pour le moins étrange du gouvernement suisse ; le fait que Polanski, en trente ans, n’ait jamais « récidivé » ; le rôle des juges (élus) aux Etats-Unis. Du coup, il en vient à décrire notre époque, où l’idéologie égalitariste instille une haine particulière du talent, de la singularité. Selon Moix, « la meute » veut immoler (tout en les adorant) ses idoles. Il faut qu’elles soient punies. Freud n’avait pas démontré autre chose dans Totem et Tabou.
17,30 €
Avec Tolstoï
Grasset
Universellement célèbre, Tolstoï reste en même temps assez méconnu, dans la mesure où l’on a réduit son œuvre à quelques personnages « romantiques » : Natacha, le prince André, Anna Karénine, et ses innombrables thèmes à la seule passion amoureuse. Dominique Fernandez a relu ses livres, d’un œil neuf, sans idée préconçue, et découvert un écrivain de combat, un des premiers qui aient dénoncé les horreurs de la guerre (et en particulier de la guerre de Tchétchénie, déjà injuste et cruelle en 1850), critiqué le système judiciaire, carcéral, les scandales de l’injustice sociale, les abus du pouvoir étatique, les impostures de l’Eglise, etc. En face de son contemporain Dostoïevski, porté au paroxysme et à l’outrance, il garde toujours un ton juste et mesuré. Son style porte l’empreinte d’une perfection intemporelle. Avec Dominique Fernandez, on parcourt librement le monde de Tolstoï, on y apprécie cette justesse de ton, ce calme, cette mesure à la fiévreuse frénésie de son rival. Ce livre s’efforce de tracer quelques avenues dans une œuvre immense. A côté des trois chefs-d’œuvre, Guerre et paix, Anna Karénine, Résurrection, des dizaines de nouvelles et d’essais explorent tous les aspects de l’aventure humaine. Tolstoï plaçant cette aventure sous le double signe de la sexualité et de la mort, celui qui est sans doute le plus grand romancier de tous les temps apparaît plus que jamais notre contemporain.
21,25 €
Auteur academy
Grasset
« Dans ce siècle, la télévision était plus puissante que le plus puissant des ministères ». Sélectionné pour participer à une émission de téléréalité qui doit permettre aux spectateurs de suivre étape par étape la fabrication d’une carrière d’écrivain, le narrateur, Pierre, s’installe pour un an sur une île grecque – ou plutôt, il est enfermé dans un monastère vieux de deux mille ans, en compagnie de douze autres candidats à la gloire, et concurrents ipso facto. Dans cette Villa Médicis version « Loft Story », les apprentis écrivains sont filmés 24h sur 24… Le soir, sur les plateaux de « praïme », ils s’entretiennent avec l’auteur controversé Michel Hache, écoutent sa narcissique consoeur Christine Hang faire la lecture de son dernier livre, et prennent, la journée, des cours de « marquetine littéraire » auprès de l’Académicien au teint halé Jeandeau, ou des leçons d’interviou avec le célèbre animateur à la retraite, Bernard Paix. Amitiés de circonstance, amour et jalousies, ambition et mesquineries, cette « île de la création » est un « Koh Lanta » pour aspirants au Goncourt. Avec une ironie lucide et un cynisme plein d’humour, l’auteur ridiculise les travers d’une société du divertissement, où l’on croit qu’il est possible de fabriquer des écrivains. Il croque avec justesse une galerie de fantoches, et fait rire le lecteur aux dépens de ses personnages, le producteur et son assistante, les candidats médiocres et les auteurs médiatiques, dont la seule compétence est de dispenser à leurs cadets des cours de parisianisme…
25,90 €
Une amitié espagnole
Grasset
« Je suis professeur israélien, j’enseigne les sciences politiques dans une grande université israélienne depuis de nombreuses années. Au fil du temps, l’un des sujets qui m’ont le plus fasciné est celui du leadership. Qu’est-ce qui fait un véritable homme d’Etat ? Regardant autour de moi, en Israël comme en France ou en Europe, j’ai vu beaucoup de politiciens, très peu d’hommes d’Etat. Dans mon pays, les seuls qui sont dignes de ce nom ont sans doute été David Ben Gourion, qui a créé l’Etat d’Israël et Itshak Rabin, qui a osé signer les accords d’Oslo. En France, j’avoue avoir été fasciné par deux personnages : Charles de Gaulle et Léon Blum. Blum, surtout, un homme qui, dans sa jeunesse a été un des grands intellectuels, versé dans toutes les littératures, en poésie comme en théâtre, peut-être le plus grand critique littéraire d’avant la première guerre mondiale, l’un des piliers de la célèbre Revue Blanche qui joua un rôle central dans l’évolution des idées et dans le combat pour Dreyfus. Son passage à la politique m’a toujours paru, en soi, quelque chose d’extraordinaire : comment un homme dont toute la vie est centrée sur l’écriture, le roman et le théâtre peut-il se trouver tout-à-coup au cœur des événements, qui sont, avec la montée des fascismes, les évènements les plus dramatiques de l’histoire contemporaine ? Comment cet homme, dont la fidélité en amitié était légendaire, pour qui les relations d’altérité étaient aussi fondamentales, a-t-il vécu son impuissance à agir lors de la Guerre d’Espagne, lorsque ses amis républicains étaient massacrés et qu’il ne pouvait agir pour les sauver ? J’ai voulu écrire un roman autour d’un personnage qui ressemble à Léon Blum. L’intellectuel est-il vraiment fait pour entrer en politique et se salir les mains ? Quel rôle les liens d’amitié personnels, les liens de jeunesse jouent-ils dans la vie de l’homme d’Etat ? Comment rester fidèle à ce que l’on a été ? Une Amitié espagnole raconte l’histoire d’un homme très singulier, qui s’est trouvé confronté à toutes ces questions, au travers de l’amitié intense qu’il a nouée avec une jeune fille de Madrid. Il était socialiste et humaniste, elle était communiste, ils ont vécu quelque chose d’un lien entre amour et amitié, mais la vie les a séparés. »
22,40 €
La diva aux longs cils
Grasset
Ce volume comprend les poésies quasi complètes de Charles Dantzig jusqu’aux Nageurs, en incluant deux séries de poèmes inédits, « Un Jour dans la vie du monde » et « Musée des yeux » (suite de poèmes centrés sur les yeux et le regard). De Les tombeaux bâillent (2003) à Le Chauffeur est toujours seul (1991), ce volume reprend des poèmes de tous ses recueils, comme Ce qui se passe vraiment dans les toiles de Jouy (1999) ou le Bestiaire (2003). Les poèmes sont précédés d’une préface inédite (« Interview de l’auteur par lui-même ») et de deux brefs essais sur la poésie. Le choix a été effectué par Patrick McGuinness, professeur de littérature française à l’Université d’Oxford.
20,30 €
L'esplanade
Grasset
Dans la continuité d’Images, mes catins, Le tremble et l’acacia, A quatre épingles, A dire vrai, Faubourg des fées, Oboles et Fenêtre mon avenir, voici un nouveau volume des poèmes de Daniel Boulanger. Ces courts textes, « définitions imagées », selon leur auteur, nous touchent d’autant plus que leur sobriété provoque le jaillissement des images dans une intensité rare.
12,90 €
Les prétendants
Grasset
Ce roman a pour cadre une sublime demeure, « L’Agapanthe », située au cap d’Antibes. Laure, la narratrice et Marie, deux sœurs d’une trentaine d’années, veulent à tout prix empêcher leur père de vendre cette maison où depuis toujours elles passent leurs étés. Elles vont donc organiser un casting de riches prétendants dans l’espoir que l’un d’eux, en épousant l’une des sœurs, sauve « L’Agapanthe ». Ainsi, pendant quatre week-ends du même été, vont défiler les éventuels prétendants. C’est le point de départ d’une comédie de mœurs où Cécile David-Weill décrit un milieu, la très haute bourgeoisie d’affaires, bousculé entre les anciennes élites et les nouvelles. Le trader, l’actrice, le couturier, l’aigrefin, le boute-en-train, le pique-assiette, le mondain, la canaille, se succèdent alors au rythme d’une comédie humaine tendre et acide. Des Russes s’en mêlent, on aperçoit Madonna et Pénélope Cruz, et d’autres, beaucoup d’autres, sont aisément reconnaissables sous leurs patronymes d’emprunt… L’Agapanthe restera-t-elle dans la famille ? Quel « prétendant » l’emportera ? Cela a peu d’importance, au fond. Cécile David-Weill n’a voulu, dans ce livre, que décrire un milieu qu’elle connaît bien. On s’y divertit à chaque page. En s’instruisant, bien sûr, sur les mœurs d’une classe sociale qui, finalement, n’est pas plus à l’abri qu’une autre sous les lambris dorés de ses belles villégiatures…
24,90 €
Le dernier crâne de M. de Sade
Grasset
« Un vieux fou est plus fou qu’un jeune fou, cela est admis, quoi dire alors du fou qui nous intéresse, lorsque l’enfermement comprime sa fureur jusqu’à la faire éclater en scènes sales ? » Quel est l’homme de 74 ans enfermé dans l’hospice de Charenton, au printemps 1814, qui a commis tant de crimes et semble ne se repentir en rien ? Fuyard, brûlé en effigie, rescapé, embastillé, sodomite, blasphémateur, soupçonné d’inceste, et pourtant encore là, bouillant d’idées et d’ulcères, désireux de poursuivre l’œuvre de chair. Quel usage Mademoiselle Madeleine Leclerc fait-elle de ses 16 ans, de son corps efflanqué, vicieux ? D’où viennent ces hurlements ou ces soupirs ? A quoi l’isolement contraint-il ces libertins en chambre ? N’aurait-il pas au moins peur de la mort, où « chacune de ses paroles, chacun de ses actes résonnent plus fort ? » Le forcené a en effet trois mois à vivre. Cet homme se nomme Monsieur de Sade. La figure dont Jacques Chessex tire la matière de son récit, ce n’est pas le Sade en gloire, mais le malade fulgurant, et plus encore ce que le romancier complice à travers les âges raconte ici, ce sont ici les destins successifs de son crâne, comme une extension naturelle du corps sadien. Sade meurt en décembre 1814, sa tombe au cimetière de Charenton sera ouverte en 1818, et son crâne « ornement lui-même, de magie intense, de hantise sonore » passe dans les mains du docteur Ramon, le jeune médecin qui le veilla jusqu’à la mort. Relique, vanité, rire jeté à la face de toutes choses, effroi érotique, le crâne de M. de Sade roule d’un siècle à l’autre, incendiant, révélant et occupant le narrateur de ce livre.
16,90 €
Le premier amour
Grasset
Cette histoire d’amour s’ouvre étrangement : une femme, qui prépare un charmant dîner pour fêter son anniversaire de mariage, descend dans sa cave pour y chercher une bouteille de vin, enveloppée dans un vieux journal où figure une petite annonce. Aussitôt, elle remonte chez elle, prend sa voiture, et s’en va… Qu’y avait-il donc dans cette petite annonce ? Pourquoi cette fuite ? On l’apprendra au fil du roman, un très beau roman où les saveurs de l’enfance se mêlent au désarroi des adultes.
18,30 €
Le monde ÌÊ ses pieds
Grasset
Ruslana est une jeune élève sérieuse et mélancolique. Elle a seize ans quand la plus célèbre agence de mannequins anglaise la découvre par hasard dans une brochure touristique sur le Kazakhstan. Elle quitte son pays natal misérable, sa mère veuve et son frère footballeur amateur pour Londres. Le succès est fulgurant. New York, Paris, Saint-Barth, elle mène le grand train, côtoie les people, défile devant les stars, couvre sa mère de cadeaux, devient la référence... Elle découvre aussi l'amour, les hommes qu'elle subjugue, les rencontres éphémères, le tourbillon de la gloire, l'ivresse, le gâchis, la peur du lendemain... Après trois années sur les podiums du monde entier, son visage slave en couverture des magazines glamours, Ruslana s'achète un studio à Manhattan, où elle se terre. Quelques jours avant son vingt-et-unième anniversaire, elle est adulée mais terriblement seule. Alors que le monde est à ses pieds, elle saute dans le vide.
22,40 €
Gustave Flaubert
Grasset
Qu’est-ce qu’une vie d’écrivain ? Une enfance, des amours, des voyages, des amitiés, des soucis d’argent, des mondanités, des succès, des revers… Mais, au fond, tout cela a-t-il vraiment quelque chose à voir avec ce qui nous intéresse le plus : l’œuvre, l’écriture, le style, le message qui font que cette vie-là, justement, est celle d’un écrivain et ne ressemble pas aux autres ? La question touche naturellement toute entreprise biographique mais elle devient cruciale quand on aborde une figure comme celle de Gustave Flaubert. Si celui-ci, en effet, a révolutionné le romanesque, c’est au nom de nouvelles exigences - l’impersonnalité, le refus de conclure, la relativité des points de vue – qui installent au cœur de son écriture une figure du vide : « personnalité de l’auteur : absente ». Comment, dans ce cas, partir à la recherche de l’écrivain sans trahir son projet ? Pour lui, l’œuvre est tout, l’auteur n’est rien. Le plus beau cadeau que pourrait lui faire la postérité serait de ne rien savoir de sa vie contingente, en lisant ses textes comme s’il n’avait amais existé… Le problème s’aggrave encore si l’on considère l’autre côté des choses : le versant « guenilles » de sa vie. Là, c’est bien pire : non seulement nul ne doute que Flaubert a existé, mais chacun peut se faire une idée très précise de son agenda en se plongeant dans les cinq mille pages de sa Correspondance. A l’impersonnalité structurale de l’œuvre répond ici une exceptionnelle réussite de l’écriture du quotidien, tour à tour profonde, cinglante, drôle, émouvante…
28,40 €