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Résultats de recherche pour 'Le Livre de Poche / LGF' (9173)

Le rÌâåve de Machiavel
Grasset
Quelques semaines avant sa mort, à Florence, Machiavel est surpris par la peste. La ville est comme son tombeau. Derrière les palissades, on vit dans la peur, on abandonne ses enfants, on vole du pain gris, on se lave au vinaigre. En quelques heures, l’humanité s’effondre. Sur les bords du fleuve, un prophète réclame des bûchers. Une sorcière tombe en transe. Etrange enfer que cette ville somptueuse, encerclée par les soldats, où se multiplient les meurtres et les viols… Tel est le piège dans lequel se trouve pris le grand penseur politique, l’homme parfaitement civilisé, le voyageur, l’intriguant, l’écrivain. Mis à nu par la maladie, seul, Machiavel garde les yeux ouverts. Sans trop savoir pourquoi, il sauve du bûcher une jeune femme malade…. « Et voici ce que je raconte, après dix années de doute et d’esquisses : le dernier amour de Machiavel. Comment le penseur tombe amoureux au milieu des corps et des mauvais rêves. Le prince qu’il n’est pas décide de soigner cette femme, il la lave, la dévêt, lui parle, l’embrasse, s’allonge contre elle, contre elle et contre tout, jusqu’au dernier instant…. Je prends Machiavel à son histoire. J’en fais un homme. Pour Machiavel, il a fallu ce long chemin. Il a fallu les voyages, l’exil, il a fallu les livres, les traités, les grandes découvertes, les femmes, la bizarre course du temps pour qu’il ne reste rien : rien du grand esprit, rien de la gloire. Car la peste renverse tout. » Christophe Bataille nous donne un magnifique roman sur la maladie et le néant, qui sonne comme un avertissement : le mal ne se dit pas, et ses formes sont légion. Mais c’est aussi un roman d’amour, car c’est un geste d’amour qui renverse Machiavel et le monde.
16,20 €
Ce que nous avons eu de meilleur
Grasset
Peut-on, comme Josué, arrêter la course du soleil ? Les morts sont-ils encore jaloux ? Pourquoi Marlon Brando écrivait-il des cartes postales qu’il n’envoyait à personne ? En quelle circonstance un débauché peut-il s’abandonner au fanatisme religieux ? Quels rapports y a-t-il entre Churchill, Alain Delon et un jeune berbère qui voudrait apprendre à nager ? Qui a inventé le monothéisme amoureux ? Et à quel instant, au juste, franchit-on la ligne de démarcation qui sépare la fin de la jeunesse du reste de la vie ? Telles sont, entre beaucoup d’autres, quelques unes des questions que se posent les héros de ce roman dont l’intrigue éclatée va et vient autour d’un lieu unique : le Palais de la Zahia (ce mot, en arabe, désigne la joie), situé quelque part, au sud, près d’un désert… Dans ce Palais – splendide, nécrosé, envahi par la végétation et les souvenirs – quelques amis, plutôt bien traités par l’existence, ont pris l’habitude de se retrouver dans une ambiance rieuse. Il y a là, parmi des créatures sexuellement très diversifiées, deux amis : un narrateur (très influencé par les livres de Stendhal et les films de Maurice Ronet ) et un certain Lewis, riche, célèbre, philosophe et épris d’ Ariane, son épouse rêveuse. Est-il nécessaire d’en dire davantage ? Ce roman – rythmé par une série d’interrogatoires confiés à un enquêteur énigmatique – revisite ainsi, dans un grand désordre de sensations et de péripéties: 1/ l’histoire d’une amitié 2/ La mémoire d’un Palais trop fréquenté par ses propres fantômes 3/ La chronique d’une passion clandestine avec une jeune veuve qui n’a pas froid aux yeux 4/ la lutte des uns et des autres contre le temps et ses alliés (haine, tempêtes de sable, solitude, vanité, peur, envie…) Bien entendu, il s’agit d’un roman. Et il va de soi que toute ressemblance avec des personnes existantes, etc, etc…
16,20 €
Résurrection
Grasset
« Un jour, il y a deux ans, Frédéric B. et Michel H., écrivains bien connus et amis de longue date, dans des genres différents, me tombent dessus : « Alors, Christophe, tu ne bois plus, tu ne te drogues plus ? Plus rien ? Tu as remplacé par quoi ? Par le sexe ? » J’ai dit « oui » pour leur faire plaisir. Difficile à l’époque de leur expliquer en quelques mots, comme je vais tenter de le faire pour vous, que j’avais découvert une ivresse bien plus puissante que tous les alcools, bien plus étonnante que toutes les drogues. Ni sexe, donc, ni shopping, ni télé, ni travail, ni histoires d’amour adultères, tout ce par quoi on comble habituellement son vide, par quoi on fuit le monde… Je n’avais simplement plus besoin d’être ailleurs. Seule la réalité m’emplissait. Cette réalité que j’avais fuie presque toute ma vie dans les produits interdits, les médicaments pour soigner le mal-être, la maladie, la dépression, les mensonges et les tromperies… Je retrouvais le monde avec sa dureté mais aussi sa beauté, celle d’un café pris au soleil ou d’un sourire dans la rue. Pour en arriver là, c’est un travail spirituel qu’il m’avait fallu accomplir. Spirituel, oui. Au-delà du spectaculaire, du combat contre le démon ou de la description de l’enfer à travers les souvenirs et les exemples concrets, ce livre est une aventure spirituelle. La plus inédite, la plus incroyable de toutes les aventures que j’ai vécues. Il est le récit d’une quête et des obstacles à surmonter pour parvenir au bout. Parvenir à accepter et à aimer cette réalité à laquelle j’avais tenté d’échapper depuis le traumatisme d’Il m’aimait : parvenir à retrouver l’estime de moi et la confiance. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’étais mort. Ce livre s’appelle Résurrection parce que j’ai cessé de porter ma croix. D’être une victime. Il raconte comment j’ai fait. Concrètement. Pas à pas. Il est la suite, et heureusement la fin, de Il m’aimait .»
18,90 €
Je suis un écrivain japonais
Grasset
Montréal, de nos jours C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien, ou presque. Le narrateur prend des bains. Relit le poète japonais Basho. Ecrit à peine. Fait l’amour avec Midori. Reçoit la visite de Monsieur Mishima. Ce vice-consul de l’ambassade du Japon lui apprend qu’il est devenu célèbre à Tokyo. Célèbre à Tokyo ? Un jour, dans une interview, il a annoncé qu’il était en train d’écrire un livre intitulé Je suis un écrivain japonais, et le phénomène de la célébrité s’est emballé. Un écrivain japonais est allé jusqu’à écrire Je suis un écrivain noir. L’histoire dérape. La police s’en mêle. Que va-t-il se passer ? Ce roman construit en courts chapitres à la manière de Brautigan est, au-delà de son sujet, une brillante variation sur la créolité, la francophonie, la médiatisation et tous les carcans qui empêchent l’homme moderne de prendre son plaisir où il le veut. Avec ce livre diaboliquement intelligent, délicieusement sensuel et irrésistiblement humoristique, Dany Laferrière signe avec brio son retour au roman.
18,20 €
Pardon mère / récit
Grasset
« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
18,90 €
Mort et vie d'Edith Stein
Grasset
Tout d’abord, quelques précisions biographiques sur Edith Stein, qui traversait déjà Panthéon, le précédent roman de Yann Moix… Née en 1891, à Breslau, dans une famille juive, Edith Stein fut, dans sa jeunesse, une des plus brillantes élèves du philosophe Edmond Husserl – puis, tentée par la foi chrétienne, elle finit par se convertir au catholicisme et se retira au Carmel sour le nom de sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix. C’est dans ce Carmel, en 1942, que les nazis vinrent l’arrêter, « en tant que juive ». Elle fut déportée et gazée à Auschwitz. En 1987, Jean-Paul II béatifia Edith Stein… C’est donc à partir de cette vie, toute de philosophie et d’amour, que Yann Moix a bâti son livre. Et sur ce sujet a priori tragique, il écrit un ouvrage profond, émouvant, drôle – « moixien ». Ses questions : qui était vraiment Edith ? Qu’est-ce qu’un juif ? Qu’est-ce qu’un juif devenu catholique ? Qu’est-ce qui distingue le sacré du profane ? A quoi se veut-on fidèle en devenant infidèle ? Etc… Biographie ? Roman ? Biographie romancée ? Roman vrai ? On hésite à qualifier le genre de cet ouvrage. Ce qui est certain, c’est qu’il est écrit avec une grâce et une légèreté sans pareille. Et qu’il déconcertera tous ceux qui ignorent encore que Yann Moix a plus d’un tour – et d’une obsession – dans son sac.
16,50 €
Un secret Le film
Grasset
Philippe Grimbert est psychanalyste. Il a précédemment publié trois essais, Psychanalyse de la chanson (Les Belles Lettres 1996), Pas de fumée sans Freud (Armand Colin 1999, Hachette Littérature 2001) et Chantons sous la psy (Hachette Littérature 2002). La petite robe de Paul, paru chez Grasset en septembre 2001, était son premier roman. Un secret est son deuxième roman. Le Livre: Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère : « J'ai longtemps eu un frère. Il fallait me croire sur parole quand je servais cette fable à mes relations de vacances, à mes amis de passage. J'avais un frère. Plus beau, plus fort. Un frère aîné, glorieux, invisible. » Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant. Ce frère inventé, Simon, a réellement existé et il est mort en camp de concentration avec sa mère, Hannah, la première épouse de Maxime. Soudain tout le poids de ce passé noir et caché va surgir et bouleverser la représentation du monde que s'était forgée l'enfant. Il imagine alors Maxime et Tania, ses parents, vivant leurs amours coupables. Quant aux morts sans sépulture, héros d'une tragédie trop longtemps occultée, ils vont provoquer un véritable retournement : c'est ce secret révélé qui fait naître chez le narrateur sa vocation de psychanalyste. Ici le travail d'écriture est devenu travail de deuil et l'auteur, tout en livrant sa part la plus intime, nous montre comment celui qui a souffert du silence peut devenir celui qui va en délivrer les autres.
15,80 €
99 Francs Le film
Grasset
Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain.

Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? « Une mongolienne de moins de cinquante ans. » Les nababs de la publicité ? « Ils mènent la troisième guerre mondiale. »

De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel.

En quelque sorte, un livre moral.

Pour 99 francs, seulement.

Frédéric Beigbeder est l'auteur, chez Grasset, de Vacances dans le coma (1994) et L'amour dure trois ans (1997); et d'un recueil de nouvelles, Nouvelles sous ecstasy (Gallimard, 1999).
18,00 €
Un effondrement
Grasset
« Je voulais écrire ce livre avec une voix douce, cette histoire pour laquelle j’étais restée longtemps sans voix. J’ai raconté mon effondrement comme un tremblement de terre sans bruit, et la traversée des jours où j’avais tout perdu sans bien comprendre, en saisissant l’étrangeté de ce qui était là, parce que je n’arrivais plus à vivre et que tout était étrange. J’ai construit ce récit sans écrire le mot dépression, je n’ai pas cherché à exposer la maladie ou ses raisons. Je n’ai pas pris le ton de l’autobiographie, ce qu’on apprend de la vie de la narratrice prend peu de place. Ce sont les journées qu’elle vit que j’ai cherché à écrire. Les lieux, ce qu’elle y trouve, ce qu’elle sent d’elle et des autres. Les situations où elle touche ce vide qui la cerne jusqu’à l’insupportable. La vie qu’elle guette, qu’elle attend, qu’elle ne sait pas comment attraper mais dont elle attend tout le temps un signe. Et ceux qui sont là, qu’elle scrute, qui la désespèrent, qu’elle ne comprend pas ou qu’elle se met à rechercher parce que, auprès d’eux, ce sera enfin l’ouverture. J’ai voulu raconter cet effondrement sans pathos, sans plainte surtout, parce que l’état de dénuement m’a paru riche. Une réponse à la honte. J’ai cherché à le faire vivre ce dénuement avec des mots et des phrases qui tâtonnent, qui suivent le singulier trajet que fait la peur dans la tête, ou la stupeur. Je me suis émerveillée de la netteté des images qui étaient restées après plus de trente ans, elles étaient si fortes qu’elles se détachaient. Elles ne comptaient plus pour moi mais pour ce qu’elles racontaient. Ce qui s’est dessiné derrière le livre que j’écrivais, c’était cette question, comme c’est difficile d’être un être humain, une personne. C’est devenu le titre dans ma tête, la phrase qui me guidait. La narratrice est face à ce qu’elle est ou n’arrive plus à être, face à l’incertitude de vivre. Tout doucement et comme sans s’en apercevoir, les autres, un voisin de chambre, Robert, l’herbe sur laquelle elle vient s’asseoir avec eux à la tombée du jour, ce moment volé à la clinique, vont devenir réels à ses yeux, vont exister pour ce qu’ils lui donnent, sa vie à elle. » .
15,00 €
Un roi sans lendemain
Grasset
: « Un beau matin, Simon Lechinar appelle Henri Norden pour lui demander d’écrire un scénario de film sur Louis XVII. Henri ne sait pas qui est Louis XVII, mais pendant que Simon Lechinar lui explique que sa fille productrice ne désire rien de plus que de produire un film sur Louix XVII, Henri a le temps de regarder dans le Petit Robert où il découvre que Louis XVII est le fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, et qu’il est mort dans la prison du Temple à l’âge de dix ans, en 1795. Des théories sur Louis XVII, il y en a eu des dizaines depuis deux siècles, à travers leurs approximations, leurs erreurs, leur utilisation partisane, ces légendes rendent compte de l’interdit qui pèse sur l’histoire de France depuis la Révolution française. Royalistes et révolutionnaires s’accordent à faire silence sur un crime dont ils portent les uns et les autres la responsabilité. La mort du petit roi n’est pas un dommage collatéral dans le vent inévitablement violent de l’Histoire. D’après Henri, Louis XVII est l’enjeu principal de la Révolution. Tout ce qu’il découvre lui montre qu’à l’époque, tout tournait autour du destin de cet enfant. C’est seulement après que les historiens, les politiciens, chacun à leur façon se sont évertués, pour des raisons diverses, à en réduire l’importance, en nier la réalité, jusqu’à n’en plus parler du tout. Les historiens, dit Henri, ont laissé à quelques hurluberlus survivantistes le soin de ridiculiser une affaire qui est en fait le secret d’Etat le mieux gardé de notre histoire. C’est sans doute sa méconnaissance presque complète du sujet qui met l’innocent scénariste sur une piste que personne n’a encore explorée. Sa démarche se résume en une question pourtant fort simple : Qui a tué Louis XVII ? Jacques-René Hébert, répond Henri. Hébert, le fondateur du Père Duchesne, pamphlet périodique le plus odieux et le plus lu sous la Révolution. Reparler de l’enfant du Temple, et au-delà de l’émotion suscitée par ce destin atroce, faire remonter à la surface de notre conscience le passé sacrificiel sur lequel notre société française, laïque et républicaine, vacille aujourd’hui, telle est la tâche que s’est fixé Henri Norden ; il veut rappeler dans un film à dix millions d’entrées, que le « sang impur », qui abreuve le sillon de notre hymne national, c’est aussi celui d’un enfant martyr. La différence entre Henri Norden et moi, c’est que je ne suis pas fou : à aucun moment, je n’ai pensé que ce film irait au bout. J’ai toujours su que j’écrirais finalement un livre sur Louis XVII. Parce que j’ai vraiment été élevé dans l’imminence d’une révolution finale dont je serais le chef. Les livres que j’ai écrits ont raconté la vie de cet enfant en révolte. Puis de l’adulte en révolte contre la révolte. Mais la sortie de ce cycle vicieux, c’est le roi des enfants-rois qui me l’a signalé : il a fait de son cachot une chapelle expiatoire. » C.D.
21,25 €
Je m'appelle François
Grasset
Je m'appelle François » est peut-être la seule phrase où je n’aie jamais menti dans ma vie. Elle m'a servi de digue. Tout le monde a besoin de mentir à un moment ou l’autre. J'ai voulu être un autre moi, un moi meilleur, le monde ne l’a pas permis. » Né prés de Tarbes, entre un père qui a déserté la maison et une mère un peu plus que volage, avec qui il aura un compte de tendresse à régler toute sa vie, François Darré apprend tôt que la vie sourit aux audacieux. Alors, ce jeune homme trop sensible sera séducteur, jouant de son physique de brun aux dents si blanches, empruntant les identités les unes derrière les autres, faisant peau neuve, conservant comme un talisman ce prénom de François. Fuir Tarbes, d'abord. Puis à Paris ensorceler une famille aristocratique crédule et riche. A Los Angeles, s'appeler François Depardieu, rouler en décapotable, pratiquer l'escroquerie d'envergure. Tenter d'aimer avant de se faire arrêter comme un malfrat, triompher de la prison par une revanche médiatique, un livre, des émissions, des compliments et des insultes, devenir le voyou qu'on voudrait recevoir chez soi. Jusqu'où ira-t-il ? Jusqu'au meurtre, vraiment ? Enfin, qu'ira-t-il faire à Dubaï, dans une mer que surplombent les gratte-ciels construits en une nuit, « le nez vers les étoiles pour oublier notre passé de boue » ? Charles Dantzig nous donne son meilleur roman, le plus ouvert, le plus moderne, le plus émouvant aussi. Son héros ressemble au Zélig des époques médiatiques, à l’aise devant une caméra ; cet enfant des années 80 a la débauche élégante des personnages de Truman Capote, frayant avec la pègre, couchant avec la bourgeoisie, lui qui n'appartient à aucun milieu. François joue et se joue de nous, dans un roman virtuose, beau comme le chagrin.
19,20 €
La passion selon Juette
Grasset
Juette est née en 1158 à Huy, une petite ville de l’actuelle Belgique. C’est à travers un texte de Georges Duby (Dames du XIIè siècle, Gallimard), où Juette se trouve entre Aliénor d’Aquitaine et Iseut, que l’auteur rencontre cette figure singulière : enfant solitaire dans la demeure de ses riches parents créanciers de l’évêque, pucelle mariée malgré elle à treize ans, veuve à dix-huit, elle refuse toutes les autorités de son temps. Pour éviter un remariage, Juette entre dans l’ordre des veuves, regroupe quelques irréductibles, se retranche dans une léproserie, et finit sa vie en béguine silencieuse pendant 37 années de réclusion volontaire. Mélange de bravoure et d’insoumission, de tourment moral et d’hystérie du corps, Juette est une sainte laïque. Elle a des visions, le diable lui apparaît, la Vierge en dame blanche fait reculer les prétendants au mariage. Si l’on pouvait parler avant l’heure de féminisme, on dirait que la quête de Juette est aussi une guerre des sexes, une guerre contre le pouvoir de l’Eglise, alors que montent en Flandre, en Champagne, en Rhénanie, les premières clameurs des hérésies cathares. Juette meurt en 1228, respectée, en quasi sainte. Clara Dupont-Monod en fait ici une figure de roman, tour à tour passionnée, véhémente, amoureuse sans autre objet qu’un prêtre de l’Abbaye de Floreffe, Hughes, son confident, son seul ami. Roman à deux voix, ce livre de grand talent nous fait découvrir de l’intérieur le Moyen Age des mystiques et des guerriers.
19,00 €
La grande garde Prix Académie Médecine 2007
Grasset
« Il faut avoir vécu une grande garde, l'avoir vécue seul, dans un chaos de sirènes, de sonneries, d'éclairs. Seul, dans la caisse de résonance des urgences, le bruit des voitures, des chariots, dans les lumières blessantes des néons et des gyrophares? Lire dans les yeux des malades, comme on lit dans les mains, leur avenir, leur chance pour les douze heures de la nuit. Il faut savoir déchiffrer les destins dans les chairs, les entrailles. Il faut être plus que médecin. »

Dans le chaos de la garde de neurochirurgie, un interne prénommé Pierre, médecin sans vocation, indécis de talent, observe la chorégraphie mécanique des opérations en urgence. Il la contemple plus qu'il n'y agit. Autour du professeur Vadas, artiste du geste opératoire, tout en silences, gravitent les constellations d'internes, de rivaux, de jaloux nuisibles. On se bat au bistouri pour une faveur. Une nuit au bloc opératoire, parce qu'on est étourdi de fatigue, il y aura un geste en trop. Qui a commis l'erreur ? Qui en porte la responsabilité ? Qui doit payer ? Le patron, ou le subordonné trop obéissant ?

Dans la continuité du J'accuse salvateur qu'était Blouse, mais insufflant à son livre la mélancolie rebelle de personnages cruellement décrits, du patron politique au psychiatre dépressif, Antoine Senanque nous donne ici le roman de la faute.

Dans la pénombre de la grande garde, un portrait sans compassion mais sans injustice de la condition humaine, médecins et malades intimement liés.
17,30 €
Escales / roman
Grasset
Escales est à la fois un roman-voyage et un reportage romanesque inédit, puisque le reporter s'est fixé pour règle de ne jamais parler, de ne jamais interviewer ses «personnages ». Un homme nommé Sébastien regarde, observe le théâtre du monde et quelques uns de ses acteurs. Sur un campo de Venise, dans une petite île grecque, sur le routes du Yémen, mais aussi en Afghanistan, en Ethiopie, en Iran ou à Buenos-Aires, il file les personnages qu'il s'est choisis, rares et précieux. Mais le hasard de la mémoire lui joue des tours puisque des explorateurs anglais comme Théssigner, des musiciens comme Duke Ellington ou même le Négus d'Ethiopie s'invitent dans sa rêverie? Sans compter les épisodes réels de ses « filatures d'admiration » (Beckett boulevard du Montparnasse, Breton rue de Furstenberg) ou de ses souvenirs « d'extrême-cadet » de grands aînés, comme Georges Dumézil ou Vladimir Jankélévitch.

Les fracas du monde résonnent également dans ce livre : 11 septembre, guerre Iran-Irak et d'Afghanistan, ou les exodes de la famine en Ethiopie.

Escales est un voyage qui refuse l'exotisme, une flânerie qui s'interdit d'être nostalgique dans des mondes en train de disparaître.

Un roman grave qui ne renonce jamais à la gaieté.
18,90 €
Bel de nuit Gerald Nanty
Grasset
Peu nombreux sont ceux qui connaissent le nom de Gérald Nanty, et pourtant celui-ci est une véritable légende de la nuit, des noctambules, voire des « snobnambules »? En effet, entre les illustres Castel et Régine, il est le troisième roi des nuits parisiennes, et ce depuis près d'un demi-siècle. C'est cette époque, précisément, entre le milieu des sixties et aujourd'hui, qui revit dans le livre que lui consacre Elisabeth Quin? Il ne s'agit pas d'un livre de souvenirs, ni d'une biographie : Gérald Nanty et sa mémoire sont pris comme fils conducteurs d'une longue promenade à travers les êtres et les lieux les plus mythologiques de la vie nocturne.

Les êtres ? Gérald Nanty a fréquenté « tout le monde », des couturiers (Valentino, Saint-Laurent, Gaultier?) aux écrivains (Sagan), des artistes (Bernard Buffet?) aux maffieux, des mondains aux drogués. A travers lui, défile ainsi toute une faune aux m'urs libres pour laquelle la nuit est un refuge. De Amanda Lear à Manouche, de Roger Peyrefitte à Thierry le Luron, d'un caïd à une galerie de michetons ou de « belles de nuit », les anecdotes et les portraits se succèdent sur des rythmes divers. Car la nuit, qui sait offrir sa légèreté, peut ausssi être tragique.

Les lieux ? Ce sont, pour l'essentiel, les « boîtes » crées par Gérald Nanty du « Club 65 » au « Bronx », du « Colony » jusqu'à l'actuel « Mathi s », ce bar restaurant de la rue de Ponthieu où l'on retrouve, à chaque aube, tous ceux qui « font » Paris.

Bien sûr, le destin personnel de Gérald Nanty, son goût de l'excès et de la liberté, sont ici explorés dans leurs détails les plus croustillants. Mais, par delà l'histoire subjective d'un individu drôle et artiste, c'est toute une génération de noceurs et de fêtards qui ressuscite dans ces pages émouvantes, brillantes, pétillantes?
16,20 €
Victor
Grasset
Victor est un charmant octogénaire, ancien libraire qui cite volontiers Victor Hugo et raconte à qui veut l'entendre un passé étourdissant. Alice, sa voisine de palier, jolie stagiaire à Global, le trouve un soir d'hiver dans un état de grand désespoir. Usé, catarrheux, ruiné, Victor va être expulsé d'ici peu de son réduit mangé par les livres et les journaux. Comment le sauver de la rue ? L'ambitieuse stagiaire a une idée. En organisant une chaîne de générosité, qui puisse satisfaire à la fois le voyeurisme compassionnel du magazine à gros tirage Global et garantir à Victor une fin de vie heureuse.

Adopter un vieillard ? Les lecteurs s'enthousiasment pour son sort. C'est à la famille parisienne Saillard que revient le privilège de recueillir un grand-père adoptif, malicieux, érudit. Ah ! tout avait l'air si facile, et même les enfants du couple Saillard, le père opticien à la bonhomie toute en rondeurs, la mère adepte des régimes minceur, se réjouissent.

Mais Victor n'est pas celui qu'on croit? Crises conjugales, méchancetés, escroqueries, petits arrangements avec la vérité, manipulations, tromperies : tous ceux qui ont approché ce vif exemple de la malignité humaine en seront pour leurs frais. Ils en sortiront changés, marqués, certains pour le pire, d'autres pour le meilleur. Victor ou la grande illusion?
24,90 €
Archaka
Grasset
Ce livre est le récit d'une relation d'exception entre l'auteur et un jeune homme plus jeune dont elle a d'emblée perçu la singularité. C'est écrit à bâtons rompus, comme une recherche à la fois douloureuse et fascinante des temps d'une vie hors du commun. La mémoire comme seul guide qui, tantôt bat la campagne et tantôt se rapproche à la façon d'un entomologiste pour isoler un instant, une parole, un regard, tout ce qui fait la vérité d'un être qui, il faut bien le dire, fut méconnu.

Contre l'injustice de cette méconnaissance et pour donner toute la lumière nécessaire à la compréhension de ce que fut Alexandre Kalda (son surnom sanskrit Archaka signifie « celui qui invoque la lumière » ), il a fallu que l'auteur revive les moments les plus forts de cette destinée. Elle s'est appuyée sur la correspondance d'Archaka qui était riche de toutes sortes de révélations. De son vivant, il était tellement impliqué dans sa quête spirituelle qu'il ne voulait pas entendre parler de ce que révélait ces lettres, sa vie à lui, une vie qui aurait passionné tout lecteur curieux.
15,90 €
La biographe
Grasset
« J'ai eu envie de revoir La Passante du sans-souci. L'intrigue, les noms de personnages, les visages s'effacèrent, mais certaines images de ce film un peu convenu se gravèrent dans ma mémoire, éveillant un sentiment confus et pénible.

Et puis un jour, j'ai compris : ces visions me hantaient parce qu'elles prenaient leur source en moi. Des pans entiers d'une histoire oubliée, que j'avais VOULU oublier avant même de la connaître. Celle de ma mère, juive allemande, et de toute sa famille. La passante que Romy Schneider avait incarnée surgissait d'un monde enfoui, mais étrangement familier.

Ma mère Romy. Dos à dos, tendues dans le même effort pour surmonter le passé. Rien ne justifie ce rapprochement, tout le légitime. A la question que Romy Schneider s'est posée toute sa vie : « Comment peut-on être allemande ? » répond l'écho : « Comment peut-on être juive allemande ? »

Et si chacune d'elle possédait un fragment de la vérité de l'autre ? Elles sont les deux faces d'une même mémoire, la mienne, celle de la biographe que je suis. »

E.B.-D.

S emparant de l'histoire de Rosemarie Albach, alias Romy Schneider, Evelyne Bloch-Dano tente d y lire l'histoire en miroir de sa propre famille : « la biographe » passe de l'une à l'autre, tressant, pour les entrelacer et les éclairer, ces vies à priori si différentes, l'une, exemplaire parce que célèbre, l'autre, anonyme et pour cela universelle.

Au-delà de la figure irradiante de Romy Schneider dont il fait le portrait, ce livre est aussi une histoire d'amour et de haine de la mère-patrie, l'Allemagne, et plus simplement : le livre des mères, comme on sait sujet de prédilection de l'auteur celle, entre autres, de Romy, Magda la Bavaroise, elle-même actrice populaire de l'époque, dont Hitler fut un fervent admirateur et peut-être l'amant, Magda, terrible Pygmalion pour sa fille, et qui fut, finalement, effacée dans les mémoires par sa créature?
17,30 €
Faut-il brûler la Galigaï ?
Grasset
Léonora Galigaï est florentine. Elle se nomme en vérité Dianora Dosi. Elle est la fille d'un menuisier et d'une blanchisseuse que leur travail mène souvent au palais Grand-Ducal (palais Pitti). Léonora y est appelée pour distraire la jeune princesse de Toscane, Marie de Médicis. Elle devient sa coiffeuse. Elle s'insinue, fait rire cette enfant capricieuse et balourde. Bien vite l'astucieuce Léonora sort de son modeste rôle d'amuseuse pour s'installer dans l'intimité de la petite princesse. Son empire devient immense. C'est une manipulatrice née. Chacun, au palais, s'interroge sur sa fulgurante ascension. Elle serait, dit-on, la soeur de lait de Marie de Médicis, c'est faux, cependant la légende de la Galigaï a déjà commencé, elle rachète ce nom au dernier de cette illustre famille avant de suivre Marie en France.

Ce livre nous fait revivre tous les crimes de la cour des Médicis. Les passions dévorantes aussi, comme celle du grand duc François-Marie pour sa seconde femme, la vénitienne Bianca Capello. On assiste à la dernière rencontre de Catherine de Médicis et de Henri de Navarre, aux exécutions du duc de Guise et de son frère, le cardinal, au château de Blois, puis à la réconciliation de Henri de Navarre avec son cousin Henri III et à l'assassinat de ce dernier. Léonora imagine les complots, se fait raconter les maîtresses du roi Henri IV. Son amie Marie est devenue reine, quant à elle, elle est tombée amoureuse de Concino Concini, un garnement qui vit d'expédients. Tous deux feront équipe en louvoyant dans cette cour de France où les florentins sont suspects, puis, après l'assassinat d'Henri IV, en gouvernant dans l'ombre. Leur étrange association conjugale mettra en coupe réglée les finances du royaume. La Galigaï devient marquise d'Ancre puis Maréchale. Eh oui ! Puisque la reine a donné un bâton de maréchal à Concini.

Noiraude, maigre et sans beauté, elle tient la reine Marie sous sa coupe. Elle gouverne son mari. Elle est une véritable tête politique. Une découvreuse de talents comme ce petit évêque qui deviendra le puissant cardinal de Richelieu. Elle rêve en plein jour. Elle porte un voile, de peur qu'on lui jette un sort. Elle court les couvents de Paris, la nuit, pour se faire exorciser.

Son unique faute est de ne pas avoir su deviner le caractère dissimulé de Louis XIII. Son côté Médicis. Il fera tuer Concini aux portes du Louvre. Elle sera brûlée en place de Grève. Destin étrange qui court sur cinquante ans. Alcôves, complots, prévarications, meurtres.
22,40 €
Sa passion
Grasset
Sa passion est le récit d'une enfance revécue le temps d'une nuit par une jeune femme amoureuse et humiliée.

Hélène a 35 ans, elle est écrivain, et cette nuit-là elle dort dans un hôtel isolé de Sologne où elle s'est rendue pour une foire du Livre. Il y a dix jours elle a quitté Patrick, le seul homme qu'elle ait aimé, mais marié, et qui n'a pas choisi de tout quitter pour elle. Cette nuit-là, après dix jours d'insupportables silences, ils se parlent au téléphone, conversation troublée et maladroite où Hélène relate (ou invente, peu importe) qu'un homme vient de lui faire des avances et a déclaré vouloir quitter sa femme pour elle.

A l'autre bout du fil, depuis Paris, l'homme aimé, adoré, rit? Hélène éteint son téléphone? La nuit commence?

De l'énigme même de ce rire va surgir l'énigme de l'amour. Celui d'un homme pour une femme, bien sûr, mais aussi celui (premier et fondateur), des parents pour un enfant?

Dans la chambre d'hôtel froide et anonyme, alors qu'au dehors les bêtes sauvages redoutent l'aube qui annoncera la reprise de la chasse, Hélène se souvient. Le prix de l'amour. Le chèque mensuel que la cousine faisait à ses parents pour avoir le droit de l'avoir en alternance. Les incessants va et vient entre deux mondes opposés, les pauvres et les riches, les nécessiteux et les puissants?

Qui l'aimait alors ? Tout le monde. Qui l'avait choisie vraiment ? Personne?

Et surtout, qui lui manquait réellement, aujourd'hui ? Quel homme ? Le père, adoré, dont elle n'aura jamais comblé la pauvreté ? Où Patrick, son premier amour, dont le rire a brouillé les sentiments et les souvenirs ?

Tous les deux : combien ont-ils donné pour elle ? Combien vaut cette femme-là ?

Après une nuit d'insomnie, dans les premières lueurs du matin, Hélène rejoint le monde des chasseurs et des bêtes traquées et décide de résoudre à jamais, l'énigme de sa passion?
15,90 €
Douce France
Grasset
« Du plus loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie en situation irrégulière. Il me semblait qu'à tout moment quelqu'un pouvait surgir chez moi en hurlant : Police ! Contrôle d'identité ! Et me contraindre à le suivre. C'était absurde, personne n'avait songé à me mettre à la porte, mon casier judiciaire était vierge et je n'envisageais aucune action terroriste ».

La narratrice, un écrivain français de trente ans, est arrêtée par erreur avec des immigrés clandestins lors d'un contrôle d'identité sauvage. Mi-fascinée, mi-voyeuse, elle décide de se faire passer pour une immigrée roumaine et devient malgré elle victime de la machinerie bureaucratique. Placée dans un centre de rétention administrative de la région parisienne, elle découvre ces immigrés séquestrés qui tournoient dans l'attente hébétée d'une décision du juge : libération ou renvoi au pays, la tour de Babel des langues et des codes, le racisme entre noirs et arabes, la course à l'identité, n'importe laquelle, pourvu qu'on vous laisse en paix. Là-bas, elle va connaître des sentiments contradictoires, entre amour et crainte, pour un clandestin séducteur et manipulateur? Mais ces exilés la ramènent à son propre statut : fille d'immigrés juifs, née en France, elle s'est toujours sentie en situation irrégulière.

Sur ce sujet ô combien d'actualité ! Karine Tuil pose les bonnes questions : pourquoi cherchons-nous à être aimés quand il suffirait qu'on nous tolère ? Quel prix à payer pour avoir la certitude d être français ? Sommes-nous tous des immigrés ? L'auteur, qui a eu exceptionnellement accès au centre de Roissy, a écrit ici un roman coup de poing, bouleversant d'inquiétude, à mi-chemin entre le pamphlet et la lettre d'amour aux siens. Un livre où Karine Tuil s'obsède à traquer l'assimilation impossible à la Douce France.
16,50 €
Mémoire tu l'appelleras Les vignes de Berlin
Grasset
« Devenu un enfant coureur de prés et de bois, c?est à Congy, dans le village de mes grands-parents maternels, que je découvre les chiffres secrets de nos destinées. J?interroge les silences et les rares confidences des hommes de ma famille. Mon grand-père, vigneron, ancien combattant de 1914, injustement arrêté comme collaborateur en 1944. Mon père, instituteur idéaliste, a peine débourbé de sa forêt, prisonnier dans un stalag pendant plus de trois ans, résistant. Ils me cèdent presque malgré eux quelques bribes sorties de la nuit des humbles. Les guerres ont laissé trop de cicatrices sur leurs coeurs fermés ou trop transparents. Le silence et la résignation sont leur pain quotidien. Ce sont des gens sans aïeux et sans papiers de famille. Je comprends leur laconisme, et je ne peux m?empêcher de penser que leur pauvreté appartient de plein droit à la poésie du monde. Mais il n?y a pas que le monde d?hier qui fasse tourner mon âme de derviche champenois. J?ai comme un sismographe branché sur les tempes et qui me transmet les prouesses d?une époque où le pas du temps s?accélère comme jamais.

?Ainsi furent mon enfance et ma jeunesse, souvent solitaires, dilatées dans un temps qui n?était pas seulement celui de l?instant présent. J?avais la terre pour miel et j?étais impatient de prendre ma place dans une longue patience. La révolution et l?amour remplissent l?été de mes vingt ans. Le grand imprévu de 1968 décide de beaucoup de choses. Je quitte Paris (déjà) pour plus de dix années, dont quelques une passées comme ouvrier dans des usines des bords de la Moselle. Chaque homme avance dans sa propre vie avec à ses côtés cette servante évoquée dans une chronique ancienne, et dont le visage est tourné vers l?arrière : « mémoire tu l?appelleras ». J?ai l?impression d?avoir toujours connu cette femme à mes côtés. Comme j?ai toujours su qu?un jour, j?écrirai ce livre pour dire ma découverte du monde et le besoin que j?ai très tôt ressenti de le raconter ».

? D.R.

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18,00 €
Arthur Cravan n'est pas mort noyé
Grasset
Supposons un poète moderne, boxeur, critique d'art, neveu d'Oscar Wilde, personnage illustre et inconnu à la fois, qui a hanté les mémoires des dadaïstes et des surréalistes sans jamais toutefois laisser comprendre sa nature véritable. Imaginons-le sous l'un des noms qu'il s'est donné, Arthur Cravan. On date sa mort approximativement de la fin de 1918. Se serait-il noyé dans le Rio Grande, à la frontière du Mexique et du Texas ? Poignardé, évaporé, englouti ? Mystificateur de lui-même, marchand d'art bonimenteur, artiste génial ? Nul ne le sait.

Admettons maintenant l'hypothèse de Philippe Dagen : Arthur Cravan n'est pas mort noyé, on l'a vu régisseur de plantations à Java et retraité anonyme sur les rives du Léman, à Genève, amant d'une très jeune femme. Et il a disparu comme il a vécu : en homme du secret. Si l'on suit l'hypothèse du romancier, se déroule ici une vie désordonnée, magique, accidentée, où les combats de boxe s'enchaînent aux femmes aimées, les échappées à New York aux parties fines avec Marcel Duchamp et Henri-Pierre Roché, les amitiés avec Francis Picabia et Félix Fénéon aux fâcheries brutales avec Robert Delaunay et Marie Laurencin. Les villes se succèdent, la vieille Europe, Paris, Berlin, Lausanne, mais aussi Djakarta, Sydney, New Delhi, Chicago. On le croirait diplomate, capitaine de cargo, agent de renseignement. Et pourquoi pas ?

A la vraie vie d'Arthur Cravan, Philippe Dagen en a joint plusieurs autres. Elles sont toutes également romanesques et fascinantes. Quelle fut la logique d'un pareil homme, à éclipses ? L'ennui, le goût de la tromperie, le désir d'échapper à soi et à l'identité fixe, un gag issu du dadaïsme mais incarné dans la folie singulière d'un transfuge de l'art ? Le livre serait celui qu'Arthur Cravan se laisserait aller à écrire dans les dernières années de sa vie, quelque chose comme ses mémoires - le journal d'un fantôme.
22,40 €
Quartier général du bruit
Grasset
Janvier 1934. Un homme dans la trentaine, élégant, décidé, range sa voiture devant une belle demeure où l'on choque les grands dépressifs, avant de les installer, tels des azalées, des hellébores, dans une verrière qui domine Paris.

Kobald, c'est son nom, rend visite à son ami, son patron, son maître, un homme à moustache, qui somnole devant une gouache : Berrnard Grasset. L'éditeur génial a déjà publié Radiguet, Cocteau, Kafka. Mais aussi Hitler et Trotski. Il s'est disputé avec Malraux. Dans Paris-papier, on dit qu'il est fou. Chaque année, le Patron reste de longs mois vides à Meudon, dormant parmi les manuscrits et les lettres, hébété. Puis, en tweed et cravate, il reconquiert Saint-Germain des prés : le centre du monde.

Kobald n'a qu'une idée en tête, s'assurer que le roi est mort. Que le Patron, lessivé par la lecture sans fin, par son métier, par les auteurs, leurs caprices, leur génie parfois, lessivé par ses amours, lui laissera sous peu les clefs de la maison des livres, sise depuis vingt ans au 61 rue des Saints-Pères.

Ce roman étonnant nous conte six mois de passions chez les « gens du papier ». Six mois de lutte entre ces deux hommes qui s'aiment fraternellement, s'épient, se mentent, mentent à tous les autres, surtout, en souvenir du temps où, venus de province, ils n'avaient qu'un costume pour deux et pour les soirs de fête. Six mois qui s'achèvent par la remise du prix Goncourt 1934.

Quartier général du bruit est donc un roman sur la littérature, et la passion absolue de la littérature. Dans cette secte un peu à part, on croise peu de notaires. Les éditeurs jettent les manuscrits par les fenêtres, lisent jour et nuit, se baignent, une page à la main, et récitent la Chanson du mal-aimé à celle qu'ils aiment. On croise aussi des romanciers, des révolutionnaires, des poètes, quelques industriels, des femmes de haute tenue ou de basse volée, des joueurs de pokers - rois secrets de notre époque.
13,50 €
Panthéon
Grasset
Panthéon est ce qu'il est convenu d'appeler un « roman d'apprentissage » et, de ce fait, il respecte les lois du genre : le narrateur n'y est autre que Yann Moix lui-même, et son enfance à Orléans, dans une famille de petits bourgeois réactionnaires. Mais le « réalisme » de ce roman s'arrête là. Car, avec Yann Moix, le réalisme ne dure jamais bien longtemps. Ce livre raconte ainsi l'histoire du petit Yann qui, pour ne pas passer à côté de son destin, et pour échapper à son sort d'enfant martyr battu par ses parents, va s'inventer le « Panthéon » qui lui permettra de survivre dans son cloaque provincial. Dans ce « Panthéon » très spécial, on retrouve, en vrac, tous les vrais héros de ce livre : Péguy (orléanais comme Moix), mais aussi Sacha Guitry, Roberto Rossellini, Edith Stein, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul Marat (bref locataire du vrai Panthéon) et un certain François Mitterrand. Ce dernier occcupe une place particulière dans le panthéon moixien car il symbolise le destin accompli, le héros nietszchéen par excellence, celui qui « a décidé de ne plus souffrir à cause des femmes » et qui, de fait, dirigea la France pendant toute la période où notre pauvre petit orléanais tentait vainement de diriger ses propres incohérences d'adolescent...

Du coup, chacun de ces « panthéonisés » devient le prétexte de « petits romans » incrustés dans le roman, où le style vertigineusement célinien de Yann Moix fait merveille. A chaque page, le lecteur est ému et diverti. Il rit et pleure avec une égale bonne humeur. Et voyage, au gré d'un capitaine romancier très facétieux, entre des trouvailles, des digressions, des doses de vitriol, des « scènes de genre », qui font de ce livre un roman inclassable.

Le récit se termine avec l'arrivée à Paris du jeune Yann. La littérature et le cinéma attendent de pied ferme ce Rubempré issu des classes moyennes et bien décidé à prendre sa revanche sur son « début dans la vie ». La suite au prochain roman ?
19,20 €
L'atlantique sud
Grasset
Après le suicide d'Arnaud Tonnerre, administrateur du Musée de l'Homme, sa femme Anna sombre dans la dépression. La fille aînée du couple, Laurence, élève ses deux frères, Bertrand et Jérôme.

Bertrand, le fils préféré, connaîtra une belle réussite sociale et épousera Marie-Caroline, une précieuse ridicule. Jérôme, le mal-aimé, passera son enfance en pension et en gardera une névrose carabinée. Adolescent dans les annés 70, il rêve de « faire la route » mais ne parviendra jamais à décider d'une destination. Il deviendra Jérôme Tonnerre, le narrateur de ce roman.

Le ton est celui de l'humour noir, que l'auteur manie en virtuose. Sur son lit d'agonie, la mère de Jérôme a griffonné un message demandant que ses cendres soient dispersées dans l'Atlantique Sud. Mais où exactement dans l'Atlantique sud, et qui va satisfaire ces dernières volontés ? Tout le texte repose sur cette double interrogation qui fabrique deux ressorts romanesques. Une impossibilité comique d'une part, puisque Jérôme, qui se trouve en charge de l'urne et pour lequel aucune carte de géographie ou livre d'aventures n'a plus de secret, a une phobie extrême de toute forme de voyage autre qu'imaginaire. Une enquête biographique et psychanalytique d'autre part, qui conduit progressivement aux secrets intimes de la vie d'une mère « amoureuse de la mer et des marins » et aux origines occultées de la famille...
19,90 €
Le chat botté
Grasset
Ce roman raconte l'ascension d'un homme. Général en disgrâce, à vingt-cinq ans, il monte de Marseille à Paris au printemps de 1795. Il n'est rien et il veut tout. Comment va-t-il se débrouiller, dans ce pays livré au chaos après la chute de Robespierre ? C'est le temps de Barras, de Madame Tallien, des muscadins qui font la loi dans les rues avec leurs gourdins plombés. Les ouvriers de faubourgs meurent de faim et se soulèvent, mais les Parisiens dansent, il y a des bals aux carrefours, dans les salons, dans les églises et même dans les cimetières. Les femmes portent des toges transparentes, les salles de jeux et les restaurants (qu'on vient d'inventer) se multiplient autour du Palais-Royal. Les plus habiles s'enrichissent.

A force d'intrigues, notre général va réussir. En une saison il écrase une émeute royaliste au canon sur les marches de l'église Saint-Roch, épouse la vicomtesse de Beauharnais et se retrouve à la tête de l'armée d'Italie. Sur la route de Nice où il part rejoindre ses troupes pour les lancer en Lombardie dans une guerre de pillage, il francise son nom italien. Désormais il va s'appeler Bonaparte....

Ce titre n'est pas tiré au hasard d'un conte de Perrault, mais des Mémoires de la duchesse d'Abrantès. Celle-ci, Laure Permon, était la fille d'une amie d'enfance de Laetitia Bonaparte. Petite fille, quand elle a vu pour la première fois le jeune Napoléon en uniforme, avec ses jambes maigres dans de trop grandes bottes, elle a éclaté de rire en s'écriant : « Le Chat botté ! » Le surnom est resté.
19,20 €
Cinquante ans passés
Grasset
"J'ai toujours rêvé d'écrire un livre comme celui-ci. Doux et imprévu. Un livre que je n'attendais pas. Raconter ce qui ne s'est pas passé, rien que pour voir où ça nous mène. Reprendre le thème tant rebattu des retrouvailles entre vieux copains et se laisser porter au rythme des chansons qui ont peuplé notre vie : Ruby Tuesday des Stones, Let it be, Le Roi des fourmis de Polnareff, Good Vibrations, Honesty de Billy Joel, La Cavalerie, Le Prince des villes. Certaines ont bien veilli, d'autres moins. C'est comme nous."

Jean-Marc Roberts
12,90 €
En nous la vie des morts
Grasset
Nortatem, un trentenaire américain, est complètement seul. Fred, son double, son ami de toujours, vient de se jeter par la fenêtre. Nortatem, lui, a quitté sa maîtresse, Georgia. Et sa proche amie est partie en France pour l'été. Alors il se retire dans le Vermont, où il fait son travail de deuil.

Dans la ferme qu'il a louée, loin de tout, il fume, il boit, il lit. Il marche. Il suffoque. Il enterre la vie et s'ouvre au monde sensible. Nortatem rencontre des êtres qu'il ne voyait pas, jusqu'alors. Une vieille indienne lui prête une moto, fait l'amour avec lui, s'endort comme une enfant dans un hamac. Un voisin rustre et souriant l'invite avec ses filles à des soirs de fête. La ville d'à-côté, personnage en soi, l'accueille dans ses bars, son café internet, dans sa tranquille inhumanité.

Dans une société qui marche vers l'ouest éternellement lointain, sauvage, nouveau, dans une société efficace et rude, Nortatem fait l'ours, un ours à qui l'on raconte des histoires d'enfant. Car il lit chaque soir un livre sans nom, un livre de contes tour à tour légendaires ou prosaïques, où les personnages se transmettent des symboles comme autant de talismans. Il lit des pages qui l'aident à comprendre, qui disent la passion du frère et de la soeur ; la séparation ; la cruauté des hommes ; la naissance d'un enfant ; l'amour...

Lorette Nobécourt mêle habilement la trame des jours ordinaires, dans un décor de primitivité, et les contes magnifiques qui font rendre gorge, et redonnent sens à ces mêmes jours. « Finalement, écrit l'auteur, cela commence de bonne heure un miracle. Il faut des années pour lui donner une forme, il faut d'immenses peines et d'immenses chagrins, il faut des morceaux de foi arrachés au désastre, jusqu'au moment où la vie vous prend tout entier. »
19,20 €
Une saison sur la terre
Grasset
1974-2004 : d'une décennie à l'autre, comme mise entre parenthèses, tient la vie d'un écrivain qui tisse de mystérieuses correspondances entre deux époques. En 1974, Marc Lambron a dix-sept ans. Elève de la Khâgne lyonnaise du lycée du Parc, il néglige les manuels de latin pour promener ses cheveux longs dans les caves où l'on danse sur les Rolling Stones. Une jeune fille éblouissante, Marianne, occupe ses pensées. Elle est « lyonnaise par le goût des chansons et des venelles, italienne pour les blasons, française selon sa voix ».

Trente ans plus tard, au cours de l'automne 2004, les temps paraissent se brouiller. Lors d'une session musicale dans les mythiques studios londoniens d'Abbey Road, l'auteur côtoie en chair et en os les idoles de sa jeunesse rock'n roll, rassemblés en un étrange bal des vampires autour de Scotty Moore, l'ancien guitariste d'Elvis Presley. Au même moment, l'énigmatique Marianne réapparaît dans sa vie. Une saison peut-elle en cacher une autre ? Les mirages du présent font-ils revenir les fantômes du passé ? A-t-on jamais perdu ce que l'on a aimé ? Entre les brumes lyonnaises et le fog londonien, c'est le fil de Marianne qui va nous conduire à travers le labyrinthe d'un temps perdu.

Marc Lambron donne ici à la première personne, en contrepoint de son oeuvre romanesque, une autobiographie singulière et collective, parce qu'elle éclaire autant les époques traversées que l'homme qui nous y sert de guide. Cette Saison sur la terre évoque à la fois la Nadja d'André Breton pour le hasard objectif, la Sylvia d'Emmanuel Berl pour le récit d'une adolescence rêveuse chauffée au brasier des femmes, Les Mots de Sartre pour la genèse d'une formation. C'est le livre d'un amour innocent qui revient toujours, une confession mélancolique où l'auteur des Menteurs tombe le masque.
20,50 €
Un livre blanc
Flammarion
Certains lieux n'existent pas sur la carte de la région parisienne : ne figure à leur place qu'une forme blanche, vierge de toute indication. Au début des années 2000, durant un an, Philippe Vasset est allé visiter ces zones une par une. Il y a découvert des ruines, des cérémonies étranges, parfois même toute une ville inversée, peuplée de personnages d'ordinaire invisibles. Mais vous saurez sûrement y voir bien d'autres choses.
21,00 €
La vie brute
Flammarion
"Alors à défaut de m'ensauvager - car je ne ferai jamais l'expérience, rêvée, de la métamorphose animale -, je me dépayse, je m'éloigne de mon terrain, je viens chercher en Ardenne belge de tout autres histoires." Joy Sorman va passer une année aux côtés d'Irène Gérard, à regarder cette femme peindre des toiles sans titre ni signature, réalisées à partir de modèles trouvés dans des beaux livres ou des magazines : une madone de Botticelli, Tintin et Milou, un portrait de Vélasquez. Irène Gérard qui pense copier sans interpréter, et pourtant crée des tableaux neufs, inédits, saisissants ; des oeuvres exposées dans les musées mais que ne saurait commenter cette femme "neuroatypique" dont le handicap, grâce à un centre d'art en Wallonie, est devenu le moyen d'une révélation. En tentant d'approcher Irène Gérard, Joy Sorman se rapproche d'elle-même, de l'enfant amoureuse du kitsch qu'elle était, de la femme au goût pour la marge qu'elle est devenue. Chemin faisant, elle nous montre que l'art ne vient pas se coucher dans les lits qu'on a faits pour lui, comme le disait Jean Dubuffet, inventeur de l'art brut.
21,00 €
Bon pour un jour de légèreté
Grasset
Est-il permis de rire d’une tragédie  ? Pour Clémentine Mélois, la réponse est oui. Pendant les deux mois du confinement entraîné par le Covid-19, au jour le jour, elle a fixé en images pleines d’humour et de poésie ses réactions face à l’actualité baroque de ce moment qui s’est cru scientifique.

Fameuse pour ses irrésistibles détournements de couvertures des classiques de la littérature revus et passés à la moulinette de la culture pop (Cent titres, Grasset 2014), la plasticienne et écrivaine nous livre une chronique irrésistible. On y rencontrera, entre autres, un Laurent Delahousse en détresse capillaire, un paquet de chewing-gums goût chloroquine, un ticket de concert pour assister au discours télévisé d’Emmanuel Macron ou un vinyle du célèbre Alain Gestes Barrière…

Drôle et décalé, inquiet et parfois mordant, tendre et toujours désopilant, ce Bon pour un jour de légèreté nous rappelle que l’humour est la meilleure façon de rapprocher les êtres humains en ne mettant à distance que l’angoisse  !
10,00 €
Juste un chagrin d'amour
Flammarion
À trente-huit ans, L. prend une grande décision : s'enfuir des urgences psy où elle vient d'atterrir. Mais elle est vite rattrapée par les hommes en blouse blanche et son envie de se foutre en l'air. Dix mois plus tôt, pourtant, L. démarrait le tournage de sa vie, le premier d'une longue série, elle en était certaine. Dix mois plus tôt, pourtant, l'enthousiasme coulait dans ses veines, sa carrière prenait enfin forme et tous ses rêves avec. Que s'est-il passé pour en arriver là, où personne ne veut être, dans cette chambre sans verrou ni fenêtre ? À quel moment a-t-elle franchi la ligne fatidique, celle qui sépare les gens normaux de tous les autres ? Élodie Wallace nous livre un premier roman vertigineux, où l'humour s'invite même dans les pages les plus sombres, où l'on s'attache aux fêlures et aux incertitudes, aux petits combats autant qu'aux grandes victoires. Et l'on se demande bien, finalement, de quel côté de la folie il est plus juste de se trouver.
20,90 €
La vie à mort
Flammarion
"Lorsque les nuages assombrissent le ciel andalou, les taureaux de combat se bagarrent souvent au pré, allant parfois jusqu'à y laisser la vie. On dit alors qu'ils “ruminent le temps”. J'ai rencontré Léa Vicens sous un cumulonimbus. Une lutte sourde s'est engagée mais l'affrontement ne nous dirige pas l'une contre l'autre. C'est une bataille intérieure, sournoise, une guerre froide née de l'un de ces paradoxes de l'âme. Je soutiens difficilement la vision d'une corrida, j'aime Léa. Ce livre est une tentative de comprendre et d'embrasser son monde car il est impossible d'assouvir sa passion pour un gangster sans braquer une banque avec lui." Durant un an, Gaël Tchakaloff a suivi la torero vedette Léa Vicens, accompagnant les aventures quotidiennes de cette femme hors norme. De sa finca perdue au fin fond de l'Espagne, où elle vit entourée d'animaux, aux arènes dans lesquelles elle règne à cheval, la nature et le silence côtoient les vertiges d'un univers clair-obscur, très éloigné des représentations que l'on en a.
21,00 €
Des enfants uniques
Flammarion
Hector et Luz sont amoureux depuis l'adolescence. Aux yeux du monde, pourtant, ils sont incompatibles : du panel des amours possibles est exclu le leur. Redouté par leurs familles respectives, empêché par la société, il n'a nulle place où s'installer. Hector et Luz sont handicapés et, visiblement, leurs coeurs ont des raisons que les autres font mine d'ignorer. Malgré tout, par leur force et la grâce des rencontres, celle de Carlo notamment, leur éducateur, un couple se construit. Roméo et Juliette fragiles et entravés, ils vont chercher à abattre petit à petit les obstacles, dont celui, si tenace, de l'infantilisant regard de l'autre. Avec une écriture aussi incarnée que précise, Gabrielle de Tournemire livre un roman d'apprentissage, chemin de compréhension de soi et de l'autre, micro-fresque de la naissance possible d'une famille différente, unique.
19,00 €
Yann dans la nuit
Flammarion
"Il est l'étudiant en philosophie qui pense comme Adamov que le rêve de la nuit nous venge du désespoir des jours. Il est l'aquoiboniste du 26, rue Saint-Benoît, disparu un jour non établi de 2014. Il est le héros d'une autre vie que la sienne. Un être de spleen et de nuage. Évidemment qu'il ne reste aucune preuve tangible de son existence, c'est à peine s'il a habité le monde." De Yann Andréa, on sait qu'il a vécu seize ans avec Marguerite Duras, chez qui il s'était présenté à l'été 1980. Il avait vingt-huit ans et elle soixante-six. Cet amour-là, il l'a lui-même écrit dans un livre. Mais de sa vie d'avant et de sa vie d'après, on connaît peu de choses. Julie Brafman est partie sur les traces de ce personnage énigmatique, jusqu'à trouver, dans une chambre rose, des photos, des journaux, des carnets qu'il a laissés avant de disparaître dans la nuit. Avec une écriture élégante et envoûtante, l'autrice fait revivre cet homme aussi singulier qu'émouvant et, en entrelaçant le récit intime, l'enquête et des archives inédites, elle raconte une histoire d'amour et de littérature.
21,00 €
Give It to Me !
Flammarion
Du Blues au Rap en passant par le Rock, la Disco ou le Punk, il existait déjà des histoires des femmes dans la musique. Mais cet essai illustré est d'un autre registre. C'est un regard lesbien et prolétaire sur toutes celles - toutes des icônes - qui ont augmenté notre réalité et nous ont donné les outils pour démolir l'ange du foyer. Elles ont changé le monde en posant des bombes entre nos oreilles et en incendiant nos pupilles. La Rata écrit sur chacune d'entre elles avec de l'amour et les dessine comme les déesses qu'elles sont. Ce livre parle de musique populaire, de chanteuses qui ont mauvaise réputation, de post- colonialisme, de féminisme radical et de sexe, surtout de sexe. C'est une contre-histoire de la musique mainstream occidentale aussi bien qu'un exercice de massive gratitude pour toutes les chanteuses qui nous ont donné envie de pousser à fond le volume de nos vies et de nos désirs. Les filles qui chantent presque à poil et qui bougent en ne parlant que de sexe le font d'abord pour les filles. Que les mecs en profitent, ça a toujours été annexe. Ils n'ont pas compris grand-chose à ce qui se passait mais nous, on sait. On l'a vécu. On sait qu'elles ont dansé pour nous, chanté pour nous et à travers nous, et qu'elles ont défoncé les frontières de la respectabilité pour inventer d'autres façons d'avoir envie de vivre et de baiser. Elles ont incarné le féminisme radical que nous vivons aujourd'hui. C'est bien ce qu'on leur reproche. Et c'est aussi ce qui fait qu'on ne voudrait surtout pas imaginer nos vies sans leurs présences et leurs voix.
29,00 €
Rodeo Vice
Flammarion
Quand elle atterrit à Los Angeles, son bac en poche, Rose se réjouit de rencontrer la famille chez qui elle va passer une année pour perfectionner son anglais. Ils vivent à Rodeo Church, une communauté religieuse isolée hostile aux nouvelles technologies. Rose fait la connaissance de la ténébreuse Maxine, qui, très vite, occupe son coeur et ses pensées. Tout se passe pour le mieux dans ce qui semble être le meilleur des mondes, jusqu'au jour où une amie de Maxine disparaît. Pourquoi a-t-elle pris la fuite à cheval en pleine nuit ? Premier roman haletant, aux allures de véritable enquête, Rodeo Vice met en scène une jeune femme prête à tout pour faire éclater la vérité.
20,00 €
À l'oeuvre
Flammarion
Nous sommes au mitan du XIXᵉ siècle. L'homme est encore jeune. Il vit à la campagne avec sa mère et sa nièce. Il vient de rentrer d'Orient. Au cours des quelques années qui suivent, il renoue puis rompt avec Louise. Il perd deux dents, ses cheveux, prend de l'embonpoint et contracte au bordel une infection vénérienne. Il fait une crise d'épilepsie dans une chambre d'hôtel. Il manque de se faire tuer lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Il loue un appartement à Paris. Il se rend au bal Mabille, fréquente le salon de madame Sabatier. Il a pour amis Bouilhet et Du Camp. Il prend pour maîtresses Béatrix, puis Juliet. Il croise Gautier, Leconte de Lisle, Baudelaire, Musset, Lamartine, Janin... Il écrit aussi, surtout, Madame Bovary. Dans ce roman, le lecteur est le témoin invisible de la vie du jeune Flaubert : il pénètre dans son bureau, sa chambre et les salons littéraires qu'il fréquente, il le suit comme une ombre dans le jardin de Croisset ou les rues d'un Paris insurgé. À l'oeuvre met en scène un Flaubert incroyablement vivant, qu'on découvre tour à tour bavard, jouisseur, insolent, malade, rageur ou mélancolique. Avec ce livre, Éric Laurrent s'attelle, en styliste, à faire renaître sous nos yeux une époque et un écrivain disparus.
22,00 €
Marchands de sable
Flammarion
C'est sans entrain que Suzanne, avec mari et enfants, pose ses valises pour quelques semaines de vacances dans la maison de sa belle-famille, en Sardaigne. En tombant amoureuse de l'héritier Signorelli, Suzanne a voulu laisser derrière elle une enfance ordinaire passée dans le sud de la France. Mais la plage privatisée de la côte sarde ne lui fait désormais guère plus envie que celle de Palavas-les-Flots où elle s'est tant ennuyée. Et le vague sentiment de dégoût que lui inspirent ces derniers temps les Signorelli prend une ampleur nouvelle quand, d'un secret à l'autre révélé, elle mesure combien ils contribuent à faire tourner ce monde à l'envers - tout en dépliant joyeusement leur serviette sur cette plage plus inégalitaire que jamais et menacée par la catastrophe écologique. Ne serait-ce pas eux, plutôt que les dizaines de vendeurs ambulants, les véritables marchands de cette plage ? En mettant en scène une famille d'industriels italiens dont l'histoire embrasse si bien le XXᵉ siècle qu'elle finit par se confondre avec celle du capitalisme, Agnès Mathieu-Daudé livre un roman aussi précis que féroce sur la façon dont les intérêts personnels non seulement ne participent plus à l'intérêt général, mais finissent par se retourner contre ceux-là mêmes qui croient les suivre...
21,00 €
Même le bruit de la nuit a changé
Flammarion
Anna est encore une enfant quand son père meurt brutalement. Elle remplit son absence par quelques objets hétéroclites, par des histoires qu'on lui a racontées et par son puissant imaginaire. Jeune femme, elle comprend qu'elle connaît très peu celui qu'elle s'est inventé en héros. À partir d'un répertoire qui lui a appartenu, elle se lance sur ses traces, arpente les villes d'Italie, d'où il était originaire, et remonte pas à pas l'histoire de sa famille. On la suit dans ce voyage où elle découvre les mille vies de son père, dont certaines sont fabuleuses et d'autres d'une noirceur d'encre. Même le bruit de la nuit a changé se lit comme une enquête sur un homme passionnément romanesque. Mais c'est aussi un livre sur l'enfance orpheline et la construction de soi avec le manque. L'écriture et le temps long pris pour déplier les pans visibles ou cachés d'une vie et d'une relation en font un roman magnifique sur l'amour d'une fille pour son père.
20,00 €
Le Secret de la cité sans soleil
Flammarion
Près de huit siècles après sa chute, la forteresse de Montségur n'a toujours pas livré son secret. Quel est donc ce fabuleux trésor que Templiers et cathares ont protégé au prix de leur vie ? Quel inestimable savoir rapporté des confins du monde cachent encore les entrailles du vénérable nid d'aigle ? Quelques hommes que rien ne destinait à vivre cette aventure vont devoir exhumer d'urgence cet héritage avant qu'il ne tombe aux mains de ceux qui veulent en faire l'instrument du chaos. Pour avoir une chance de réussir, il va leur falloir résoudre les énigmes, affronter l'inconnu, et surtout survivre aux pièges... Contre la montre, confrontés à ceux qui les menacent, ils n'ont pas d'autre choix que d'achever ce que leurs prédécesseurs ont commencé en 1244...
19,90 €
Toute une moitié du monde
Flammarion
"S'il y avait un message diffusé dans des haut-parleurs avant l'entrée en territoire de fiction, il ressemblerait, curieusement, à celui des assurances ou des banques jointes par téléphone : Patientez quelques instants, vous allez être mise en relation... Ce que je cherche, sans doute, depuis le début, en tant que lectrice et en tant qu'écrivaine, ce sont des récits qui me permettent d'entrer en relation avec des êtres qui me sont inconnus et me deviendront proches, tout comme des récits qui leur permettent - à l'intérieur de la fiction - des relations riches, complexes et fragiles." Avec Toute une moitié du monde, Alice Zeniter écrit un livre hautement stimulant, fondé sur ses expériences personnelles de lectrice avant tout, mais d'écrivaine aussi, un livre qui nous invite à repenser nos façons de lire les histoires qu'on nous raconte. C'est aux lecteurs que nous sommes qu'il s'adresse, c'est avec eux qu'il converse, avec autant de sérieux que d'allégresse, autant d'humour que d'érudition. Ce livre est tout simplement l'histoire d'une femme qui aimerait qu'on ouvre en grand les fenêtres de la fiction.
21,00 €
La possibilité d'une île
Flammarion
"Roman d'anticipation autant que de mise en garde, La possibilité d'une île est aussi une réflexion sur la puissance de l'amour. Vite vient l'envie de comparer sa propre lecture à celle des autres. S'il est des livres que l'on a envie de garder pour soi, il n'en est décidément rien avec ceux de Houellebecq, comme s'ils offraient, à chaque fois, la possibilité d'une confrontation." Franck Nouchi, Le Monde "Ce roman vous ébranle profondément. C'est la force visionnaire d'un Aldous Huxley et la cruauté d'un Evelyn Waugh. Un taureau enragé dans le magasin de porcelaine de la fiction contemporaine." David Coward, Times Literary Supplement "Michel Houellebecq fait là du grand art tant son écriture est honnête, précise, crue et vraie. Au-delà des thèses sur la fin des religions ou le rêve d'un Homme Nouveau, il s'agit surtout d'un livre sur la peur." Volker Weidermann, Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung
23,00 €
Notre otage à Acapulco
Flammarion
La jeune Martha Laborne s'est évaporée à Acapulco. Mauvaise nouvelle pour le Quai d'Orsay : c'est la fille d'un homme politique français. La "Perle du Pacifique" était dans les années soixante le paradis des stars hollywoodiennes. Hélas, la ville aujourd'hui est livrée aux pires cartels mexicains de la drogue. Aurel Timescu, notre calamiteux Consul, est envoyé sur place.Comme à son habitude, il est fermement décidé à ne rien faire. Son hôtel, le Los Flamingos, est hanté par les fantômes de Tarzan, d'Ava Gardner ou de Frank Sinatra. En suivant ces héros qui l'ont tant fait rêver dans son enfance, il va subir une complète métamorphose. Un Aurel hédoniste, dandy et buveur de tequila se révèle. C'est bien malgré lui qu'il va se retrouver exposé à des intrigues meurtrières, à des dangers inconnus et au plus redoutable d'entre eux : la passion pour une femme exceptionnelle.
20,00 €
Le Maître de l'Océan
Flammarion
L'incroyable aventure d'un jeune orphelin destiné à devenir moine taoïste, traversant les mers à bord d'un cargo chargé de kiwis vers les rivages français. Hanté par l'idée d'apprivoiser le grand Océan, il espère que celui-ci répondra à la question qui le taraude : comment vivre quand on a perdu tout ce que l'on aimait ? Sans relâche, il se confronte aux éléments, se heurte aux vagues, à ses doutes, à son chagrin. L'eau et le ciel, la foi et la nature, l'Orient et l'Occident se confondent. Au pied du Mont-Saint- Michel, il entreprend le plus grand des voyages, une odyssée intime, celui de l'aventure du soi. Dans le sillage des récits bibliques, de la sagesse taoïste et des philosophies antiques, Diane Ducret nous livre un roman en forme de conte philosophique. Le Maître de l'Océan est le livre de la grande consolation de la mer en nos temps troublés.
18,00 €
Une chambre en exil
Flammarion
Un jeune réfugié syrien rêve de commencer une vie nouvelle en France, d'oublier un passé douloureux et de se sentir enfin à sa place. Une chambre à soi, est-ce un espoir illusoire pour un émigré ? Installé temporairement à Bobigny, ce qu'il voit, ce qu'il entend fait resurgir des bribes de ce qu'il a fui. Dans ce monde où se croisent d'éternels exilés, la complexité de leur rapport à la France se heurte au poids d'un islam radical. Attiré par sa voisine, Violette, jeune femme libre et volontaire qui le trouble, il se met à fréquenter un lieu dirigé par un imam politisé et doit affronter, en tant qu'Arabe, l'intensité de la banlieue et la nostalgie d'un pays natal qui n'existe plus. Politiques et victimes, dealers errants et fervents religieux, piliers de bar PMU et personnel de préfecture défilent dans le livre à travers les rencontres du narrateur, et son propre regard de Candide venu d'ailleurs.
19,00 €
Alice au pays des femmes
Flammarion
Grandir fille dans un monde qui n'est pas conçu pour elles. Vivre toutes les expériences baroques, cauchemardesques, absurdes des filles, mais aussi les moments de beauté et de grâce. Être, telle une Alice au pays des merveilles, une héroïne qui explore le monde et ses multiples bizarreries.Alicia a été une fille et Alice au pays des merveilles, son livre de chevet. Elle est désormais une femme qui s'amuse à écrire les nouvelles aventures d'Alice au pays des femmes comme un conte cruel plein d'émerveillements, d'angoisses et de possibles. La vie d'Alice et celle d'Alicia s'entremêlent alors en une partition magique et universelle.Poursuivant une oeuvre originale et poétique, s'inspirant de sa propre expérience de femme, d'écrivaine et de lectrice, mais aussi de celles de toutes les femmes, Patricia Reznikov revisite le chef-d'oeuvre iconique de Lewis Carroll et nous offre un récit féministe et espiègle en même temps qu'elle nous convie à regarder les femmes au-delà du miroir.
21,00 €
Dans la forêt glacée
Flammarion
Étendu mort au pied de la falaise. C'est là que Chloé découvre son grand frère, Gabriel. Pour nous, l'adolescente va reprendre toute l'histoire, commencée trois jours plus tôt, alors qu'ils étaient encore quatre enfants venus fêter, le temps d'un week-end, les noces d'or des grands-parents. Défilent une poignée de journées bruissant des secrets que cette famille semble vouloir à tout prix cacher. Peu à peu, la jeune fille va les révéler, précipitant la chute des siens. Frédérique Clémençon, en fouillant le silence d'une famille, nous offre un roman noir qui met en scène notre part d'ombre et, ce faisant, livre le portrait saisissant d'une jeune fille qui ne sait pas comment sauver sa peau.
19,00 €
Trois mois et un jour
Flammarion
"J'avais sept ans quand j'ai perdu un petit frère de la mort subite du nourrisson. Loïc avait trois mois et un jour. Sa présence, si éphémère fût-elle, a imprégné toute ma vie. Il y a quatre ans, notre mère m'a annoncé qu'elle songeait à le déménager du cimetière où il était enterré. Je me suis alors replongée dans ma mémoire trouée, au coeur d'une enfance heureuse, d'une famille heureuse, sans lui et avec lui, car il n'était jamais loin. Avant qu'il ne soit trop tard, j'ai traqué ses traces dans les petits papiers et les archives - il y a les reliques et les photos, les lettres, les signes et les légendes. Sans oublier les oiseaux." Karine Reysset délaisse la fiction pour ce récit intime, qu'elle porte en elle depuis longtemps. En écho à d'autres livres sur le deuil, elle explore dans Trois mois et un jour la douleur de la perte et met en scène la réparation des vivants.
22,00 €
Tout ce qui est beau
Flammarion
"Vous savez bien que je ne cherche rien d'autre, dit-il enfin. Ma musique, des boutons, un habit... c'est la même chose... tout ce qui est bon, véritable et beau... le reste... rien..."De Mozart, on dit qu'il est divin. Mais l'homme se vivait-il ainsi ? Toute sa courte vie durant, de l'enfant prodige qu'il a été jusqu'à sa mort prématurée, Wolfgang Gottlieb Mozart, de son vrai nom, a confié à la musique tout ce qu'il avait à dire. Avec ce livre, Matthieu Mégevand réussit le tour de force de "capturer" Mozart en peu de pages, de nous le faire "entendre" en littérature, et de révéler ainsi son inextinguible quête de beauté.Après La bonne vie, sur le poète Roger-Gilbert Lecomte, et Lautrec, sur le peintre, Tout ce qui est beau clôt avec Mozart une trilogie intitulée "créer-détruire" sur ces trois artistes incandescents morts en pleine fleur de l'âge.
18,00 €
Alias
Flammarion
« Les enfants ne savent pas se venger de l'injure que le monde leur fait. »

Est-ce en racontant leur histoire que la narratrice de ce livre saura leur faire justice ? Cette femme de cinquante ans s'est occupée d'Alias, le fils de ses voisins et amis, depuis toujours. Le couple s'est rapidement séparé et, quand l'enfant a eu dix ans, il a révélé les sévices physiques et psychologiques que sa mère lui faisait subir. S'ensuivent des plaintes, une enquête et un dossier qui atterrit à la Protection de l'enfance, une institution qui va, au mépris de ce que l'enfant a enduré, rendre sa vie plus cauchemardesque encore.

Alias est le récit de cette témoin d'un naufrage, qui croise les expériences d'autres parents et enfants meurtris à jamais. Un livre puissant qui nous montre que « l'amour, comme les nuages, peut prendre des formes inimaginables ».
16,00 €
La Princesse au petit moi
Flammarion
L'Europe compte cinq micro-États : Andorre, San Marino, le Liechtenstein, Monaco et le Vatican. J'en ai découvert un sixième, la Principauté de Starkenbach, en suivant la nouvelle enquête d'Aurel Timescu. En effet, sur la recommandation d'un de ses anciens ambassadeurs, notre calamiteux petit Consul de France se retrouve embarqué dans les sulfureuses affaires de ce minuscule territoire.La Principauté de Starkenbach, nichée au coeur des Alpes, est un beau pays. Vous risquez cependant de chercher en vain le moyen de vous y rendre autrement qu'en lisant ce livre.Ayant eu le privilège de fréquenter certaines cours princières, je n'y ai rencontré que des personnes d'une haute valeur morale, dévouées à leurs peuples. Aussi, quand il m'a fallu peindre la débauche, les trafics et le crime, c'est ailleurs que je suis allé les chercher.Ailleurs, c'est-à-dire en moi-même, bien sûr.J.-Ch.R.
20,00 €
La moitié de la vie
Flammarion
"J'étais arrivé au moment de la vie où on a tout intérêt à faire passer vite le petit morceau de vie coincé entre le retour chez soi et le sommeil, comme un menu morceau carné dans la gencive entre deux dents, et qu'on ne peut pas s'empêcher de toucher de la langue, et on reste là obsédé par ce petit bout qui nous interdit de penser à autre chose ou cesser de penser, et on peut juste espérer qu'il partira de lui-même."Ainsi parle le narrateur de ce roman à l'écriture singulière, vivant sans attaches au bout du monde, exerçant un travail qui le laisse indifférent. Ce monologue intérieur livre une oeuvre puissante peuplée des souvenirs, des questionnements et des observations d'un homme tantôt désabusé, tantôt émerveillé. Voyageur de la moitié de la vie, il traverse tout ce qui fait le monde qui nous entoure, ce qui fonde nos certitudes et nos espoirs : le temps, l'amour, la lumière et la mort.
18,00 €
A la folie
Flammarion
« Ce jour-là j’ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s’éteint jamais, au bout d’un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c’est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d’isolement et les injections à haute dose. Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là. »

Durant toute une année, Joy Sorman s’est rendue au pavillon 4B d’un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l’on dit fous et de leurs soignants. De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l’auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.
19,00 €
Et mon cœur se serra
Flammarion
Et mon cœur se serra est un conte étrange en cent dix-neuf dessins de l’artiste connu sous le nom « Le Sonneur » et vingt-huit textes d’Antoine Laurain. Entre art et littérature, entre roman dessiné et poésie typographique.

De cette aimée enfuie et perdue, nous ne connaîtrons jamais le nom, mais elle hante le livre.

L’amour, la rupture, la solitude, l’espoir.

Comment transmettre les sentiments en trois couleurs : rouge, noir, blanc ?

Comment les faire passer avec juste vingt-six lettres dans l’alphabet ?

Beaucoup l’ont tenté avant eux : Breton, Mallarmé, Gainsbourg pour ne citer qu’eux. Laurain et Le Sonneur relèvent le défi.

Au mieux, c’est un excellent livre.

Dans le pire des cas, ils ont fait un chef-d’œuvre.
16,00 €
Belle Greene
Flammarion
New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l’aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes.

En vérité, elle triche sur tout.

Car la flamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu’elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d’un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison.

C’est ce drame d’un être écartelé entre son histoire et son choix d’appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d’enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d’une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d’aujourd’hui.
22,90 €
Nice-Ville
Flammarion
« Nice des amours, des amitiés, des souvenirs, des lectures. À peine française. Tout juste balnéaire. Exil pas toujours doré pour des milliers d’artistes. Nice enchantée, neurasthénique, dansante, angoissée, érotique.

Le besoin de Nice est naturel, comme un produit bio. Il aura occupé, avec d’ autres petites manies, les trente dernières années de mon existence insolite. La ville résume les doutes que j’ai sur tout, elle est un repaire métaphysique. Je ne pourrais pas vivre bien sans elle, j’ai trop besoin de ses automnes. J’ai tenté de l’enfermer dans ce livre pour l’avoir toujours sur moi, comme un médaillon ou un gilet pare-balles. C’est une protection un peu matérialiste, un plafond de verre à ne pas briser. »
19,00 €
Fraternels
Flammarion
Karim, le jeune frère d’Augustin, a été exécuté par la police après avoir commis un abominable attentat. Évidemment, il n’y a jamais qu’un seul coupable. L’est-il, Augustin, lui qui n’a pas su prévenir la dérive radicale de Karim ? Ou est-ce la juge Steiner qui, dix ans plus tôt, en l’ emprisonnant, a transformé le garçon perdu en fanatique haineux ? Pour Augustin, elle est seule responsable, et c’est précisément en sa compagnie qu’il s’apprête, sous un nom d’emprunt, à traverser à cheval la forêt bulgare.

Oscillant entre le passé trouble de Karim et le périlleux voyage d’Augustin, Vincent Ollivier nous livre, sur fond de terrorisme, un grand roman noir sur la culpabilité et la justice.
20,00 €