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Résultats de recherche pour 'Le grand livre' (8603)

Jours d'hiver
Rivages
Gerry et Stella. Ils sont ensemble depuis si longtemps que les années ne se comptent plus. Chacun a une forme d'addiction qu'il tente de cacher à l'autre : Gerry à l'alcool ; Stella à la religion. Les quelques jours de vacances à Amsterdam qu'ils ont décidé de prendre agissent comme une sorte de révélateur : les vieux amants vont-ils résister à la promiscuité, aux longues heures de tête-à-tête? Génie irlandais, véritable légende dans toute la Grande-Bretagne, Bernard MacLaverty a connu un beau succès avec ce roman intimiste, restant plusieurs semaines dans la liste des meilleures ventes du Sunday Times.
21,90 €
La danse du temps
Phébus
À soixante et un ans, Willa Drake mène une existence réglée comme du papier à musique en Arizona. Jusqu’à un coup de fil venu de l’autre bout du pays lui apprenant que la compagne de son fils s’est fait tirer dessus. Sa petite-fille a besoin d’elle ! Tant pis s’il s’agit d’une erreur de numéro, Willa abandonne tout et file à Baltimore devenir grand-mère.

Dans La Danse du temps, Anne Tyler nous rappelle avec humour et tendresse qu’il n’est jamais trop tard pour choisir sa vie.

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« Une œuvre remarquable à ajouter au prodigieux catalogue de Anne Tyler. »

Publishers Weekly

« La Danse du temps, parsemé des blessures et des joies de l’existence, est bien plus qu’un très bon livre... Pour les lecteurs, Anne Tyler est une force vitale, pour les écrivains, elle est tout simplement la meilleure. »

The Irish Times
20,00 €
Les voleurs d'innocence
Gallmeister
Il était une fois dans les années 1950 six jeunes filles aux doux prénoms de fleurs – Aster, Rosalind, Calla, Daphne, Iris et Hazel – qui vivaient avec leurs parents dans l’opulence d’une grande bâtisse victorienne. Mais ceci n’est pas un conte de fée : c’est l’histoire de la malédiction des sœurs Chapel.

Tout commence pourtant bien : par une noce. Mais à peine est-elle mariée, que la sœur aînée meurt mystérieusement, laissant sa famille en état de choc. Puis la deuxième connaît le même sort. Quel malheur pèse sur les Chapel ? Belinda, la mère à l’esprit torturé, hantée par les fantômes, semble pouvoir prédire leur funeste destin. Mais peut-on se fier à ce qui sort de son cerveau embrumé ? Quant à Iris, la cadette, elle est bien décidée à survivre.

Quitte à devoir faire un bien sombre choix.

Roman aux accents gothiques, Les Voleurs d’innocence est l’histoire poignante de jeunes femmes déterminées à échapper à leur destin.
26,40 €
Toutes les chances qu'on se donne
Albin Michel
Avec ce premier recueil, l'auteur de Dans la cage nous entraîne dans un univers qui pourrait sembler distant et étranger. Les onze nouvelles réunies ici se déroulent dans les étendues sauvages du nord de l'Ontario et de l'Alberta, au coeur d'un environnement rural et impersonnel : fermes et forêts, sites miniers et petites villes. Mais sous la plume acérée et nerveuse de Kevin Hardcastle, qui mêle violence et tendresse avec une sincérité rare, surgit une bouleversante humanité : celle de chacun des protagonistes, qu'ils soient officier de police, infirmière, combattant de free fight, retraitée ou criminel à la petite semaine, lesquels tentent avec la même pulsion de vie de se laisser une chance, en cherchant dans le monde qui est le leur un peu de douceur et de beauté.

Illuminé par la grâce, un recueil coup de poing signé par l'un des écrivains canadiens les plus prometteurs de sa génération.

« La langue de Kevin Hardcastle agit comme un baume apaisant la douleur. »

John Irving

« Un livre qui prend le lecteur aux tripes et parle à son coeur. »

Craig Davidson
20,90 €
Les morts de Bear Creek
Gallmeister
Sean Stranahan, peintre amateur, guide de pêche et détective privé à ses heures perdues, se sent de plus en plus chez lui dans le Montana dont il connaît désormais les rivières comme sa poche. Mais les âpres paysages des Montagnes Rocheuses livrent parfois de macabres trouvailles - comme les cadavres de ces deux hommes exhumés par un grizzly affamé. Le shérif Martha Ettinger fait appel aux talents d’enquêteur de Sean, décidément très convoités : le même jour, il est embauché par un club de pêcheurs excentriques pour retrouver une précieuse mouche de pêche volée. Les deux affaires vont se téléscoper sur une piste escarpée menant vers quelques-unes des personnes les plus puissantes de la vallée de la Madison.

Ce nouveau volet trépidant et plein d’humour des aventures de Sean Stranahan et de Martha Ettinger exigera d’eux une action aussi précise qu’un lancer de mouche et aussi rapide qu’une balle.

DANS LA PRESSE

Le polar va balader le lecteur des crêtes enneigées aux lits de la Madison sur les rives de laquelle un certain club de menteurs et monteurs de mouches a élu domicile. Et quelques autres, gens bien sous tous rapports, ou presque. La mort rode dans ce milieu grouillant de vie que vient perturber le vol d’une précieuse mouche de collection. Les deux affaires vont confluer, apportant l’une et l’autre de l’eau au moulin de l’enquête que résoudront Sean et Martha. Forcément.

Anne Lessard, LE TÉLÉGRAMME

Entre pêcheurs passionnés, politicien tordu, touristes déphasés et policiers de caractère, l'écriture de McCafferty enrobe une quête lente dans ces paysages déserts où l'on rêverait de traînasser, voire de se mettre à la pêche.

TRIBUNE DE GENÈVE
23,90 €
Meurtres sur la Madison
Gallmeister
La Madison River est l’une des plus belles rivières du Montana, mais c’est un cadavre, et non une truite, que l’on vient d’y pêcher. Pour l’intrépide shérif Martha Ettinger, l’homicide est évident, et la mouche plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d’une macabre signature. Non loin de la scène du crime, Martha tombe sur Sean Stranahan, peintre amateur, pêcheur invétéré et ex-détective privé, lui-même lancé sur une affaire de disparition. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d’ombre du “big business” du Montana : la pêche à la mouche.

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"Les amateurs de pêche à la truite, de grand air et de descriptions soignées apprécieront la qualité d'écriture de cet auteur - confirmation que la littérature américaine se porte bien."
11,50 €
Le grand silence
Gallmeister
En 2002, une vague de scandales déferle sur l’Église catholique de Boston. Un à un, des prêtres respectés du diocèse sont accusés du pire des crimes, celui d’avoir abusé d’enfants qui leur étaient confiés. Éloignée depuis longtemps de sa famille par trop étouffante, Sheila McGann est restée néanmoins proche de son frère aîné, Art, curé dévoué et populaire d’une grande paroisse de banlieue. Lorsque Art se retrouve soupçonné à son tour de proximité coupable avec un jeune garçon, Sheila rentre à Boston afin de le soutenir. Leur autre frère Mike, ancien policier, est lui aussi bien déterminé à découvrir la vérité. Leurs enquêtes croisées révéleront les doutes et faiblesses de chacun, venus de leur passé, ancrés dans leur présent.

Dans ce nouveau roman au suspense troublant, Jennifer Haigh explore avec finesse les secrets de famille et les limites de la confiance que l’on porte à ceux que l’on aime.

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"La romancière parvient à happer le lecteur tout au long de son intrigue. Un roman saisissant sur la morale, la culpabilité et la rédemption."

Laëticia Giannechini, Le Monde des livres

"Plongez dans Le Grand Silence et laissez-vous submerger par le trouble. La fiction a ce pouvoir de rendre humain le dernier des hommes, de vous faire nouer un lien intime avec lui."

Astrid Eliard, Le figaro Littéraire
23,40 €
Nos Lunes jumelles
Éditions Gallmeister
Quand Lindsey Litvak, vingt-deux ans, est retrouvée inconsciente sur une route de Shanghai, ses parents, Claire et Aaron, séparés depuis longtemps, accourent à son chevet. Ils réalisent alors qu’ils ignorent tout de la vie de leur fi lle, qui s’est brutalement éloignée d’eux suite à une expérience amoureuse traumatisante devenue un drame familial. Pendant ce temps, à des milliers de kilomètres de là, aux États-Unis, sa petite sœur Grace, adoptée en Chine, attend des nouvelles, sans savoir que son lien avec Lindsey – ce fil rouge invisible né de l’adoption – est sur le point d’être mis à l’épreuve.

Jennifer Haigh signe un grand roman sur la famille, les fractures d’un couple et la force indestructible de l’amour sororal.
24,50 €
Les Secrets de cuisine de Mrs Quinn
Les Escales
Un roman délicieux et réconfortant qui célèbre l'amour à travers le temps et qui prouve que les rêves peuvent se réaliser à tout moment.

Jenny a 77 ans, un mari aimant... et un rêve à réaliser. Passionnée de pâtisserie, elle envoie en secret sa candidature à une émission culinaire populaire. Et elle est retenue !

Devant les caméras, Jenny prend son envol. Mais le stress de la compétition réveille des souvenirs enfouis. Des biscuits au chocolat garnis de meringue italienne lui rappellent une alliance qui n'était pas la sienne, et un simple pain de campagne le moment précis où sa vie a basculé pour toujours…

Avec le passé qui s'invite dans le présent et sa célébrité grandissante, Jenny peine à contenir un secret vieux de plusieurs décennies et qui menace aujourd'hui les fondations mêmes de son mariage. En se plaçant sous les feux de la rampe, Jenny a-t-elle créé la recette d'un désastre ?
22,90 €
L'Homme qui aimait les livres
Actes Sud
"Lire était une chose vivante, toujours en mouvement, qui lui échappait, qui grandissait et qui, il le savait, ne prendrait jamais fin."

L'existence de Bob Comet, bibliothécaire à la retraite, s'écoule tel un long fleuve tranquille : il n'a pas d'amis, son téléphone ne sonne jamais, et si quelqu'un frappe à sa porte c'est pour lui vendre quelque chose. Depuis longtemps, Bob a abandonné l'idée de connaître son prochain, ou de s'en faire connaître, et sa seule façon d'être au monde est la lecture.

Lors d'une de ses longues promenades, Bob croise la route d'une vieille femme égarée et la raccompagne à la maison de retraite. C'est là qu'il tombe sur un appel à bénévoles. L'opportunité pour lui de faire découvrir ses romans préférés aux résidents, mais aussi, de manière tout à fait inattendue, l'occasion de se réconcilier avec son passé et, peut-être, d'affronter la nostalgie féroce d'un amour perdu...

Avec sa fantaisie, sa liberté et sa verve inimitables, Patrick deWitt met à l'honneur un homme introverti qui a vécu sa vie à travers la littérature sans se douter que sa propre existence constituait un roman poignant à part entière
22,80 €
Une enquête de Beatrice Hyde-Clare - Tome 5 Un perfide performance
Les Escales
Contre toute attente, Beatrice Hyde-Clare est bel et bien fiancée au duc de Kesgrave. Et plus que jamais déterminée à l'épouser. Cette fois, c'est promis, aucun meurtre ne la détournera de son futur mari !

Peu importe les cris d'orfraie de sa tante, l'inquiétude de ses amis ou les conseils non sollicités de vagues connaissances bien intentionnées. Au diable les convenances, Beatrice est décidée à épouser le plus rapidement possible le duc de Kesgrave.

C'est compter sans mademoiselle Brougham, l'ennemie jurée de Bea, qui apparaît sur le pas de sa porte avec un mystère à résoudre. Un grand-père décédé, un bijou disparu, une lettre énigmatique... Et, cerise sur le gâteau, l'opportunité de reprendre le dessus sur mademoiselle Brougham. Pour Bea, l'occasion est trop belle.

Si seulement tout n'allait pas atrocement mal tourner....
16,00 €
Les chants d'amour de Wood Place
Les Escales
SÉLECTION GRAND PRIX DE LITTÉRATURE AMÉRICAINE

Lauréat du National Book Critics Circle Award de fiction.

Un des dix meilleurs livres de l'année pour le *New York Times*.

Sur la liste du National Book Award.

Le roman qui a bouleversé l'Amérique enfin traduit.

Une fresque historique magistrale. L'histoire puissante d'une famille africaine-américaine, de l'esclavage à aujourd'hui.

Depuis l'enfance, Ailey passe ses étés dans la petite ville de Chicasetta, en Géorgie, là où la famille de sa mère vit depuis l'arrivée de leurs ancêtres esclaves. Ailey s'est toujours battue pour son identité, combat compliqué par des traumatismes transgénérationnels, ainsi que par des chuchotements de femmes – ceux de sa mère, Belle, de sa sœur, Lydia, et d'une longue lignée matriarcale – qui poussent Ailey à accomplir ce qui leur a été refusé.

Pour se réconcilier avec qui elle est, Ailey embarque pour un voyage dans le passé de sa famille, dévoilant les récits poignants de générations d'ancêtres – autochtones, Africains, Européens – dans le Grand Sud. Ce faisant, Ailey doit apprendre à accepter son héritage, une histoire d'oppression et de résistance, de servitude et d'indépendance, de cruauté et de résilience qui cristallise l'identité même des États-Unis.

SÉLECTION GRAND PRIX DE LITTÉRATURE AMÉRICAINE

Lauréat du National Book Critics Circle Award de fiction.

Sur la liste du National Book Award.

Spalding Prize for the Promotion of Peace and Justice 2023.
27,00 €
Enfin libre
Seuil
Lea Ypi est née en Albanie, le plus fermé et le plus stalinien des États satellites de l’Union soviétique en Europe. Ses parents, assoiffés de liberté, ont épousé la cause de la démocratisation dès la chute du régime honni. Aujourd’hui, Lea Ypi enseigne le marxisme dans une prestigieuse faculté de Londres. Les jalons de ce parcours inattendu sont posés dès l’enfance. Dans une passionnante autobiographie politique, écrite à hauteur d’enfant, l’autrice décrit son amour des pionniers et du leader Enver Hoxha, sa fascination pour les réclames sur la télé italienne captée clandestinement, les files d’attente devant les magasins, les premières cannettes de Coca et la relation pleine de complicité avec sa grand-mère, fille de pacha de Thessalonique qui lui enseigne le français. En 1990, tout bascule. Ses parents, délivrés de leurs « origines bourgeoises », s’engagent en politique. Mais très vite, c’est l’ébranlement de tout un pays sous le choc néo-libéral. Rien n’est plus comme avant. Les usines ferment, tous cherchent à rejoindre l’Italie, les fusils font la loi. La jeune fille est prise dans un tourbillon politique qui est aussi un vacillement intime : qu’est-ce qu’être libre ? Un magnifique récit aussi poignant que cocasse.
24,00 €
Le ministère du Temps
Autrement
Londres, dans un futur proche. Une fonctionnaire se voit confier une mission ultra-confidentielle au sein d'un mystérieux ministère qui fait venir du passé une poignée d'"expatriés". En tant que "passerelle", elle devra accompagner et surveiller le capitaine de frégate Graham Gore, disparu deux siècles plus tôt en Arctique. Ce parfait gentleman de l'Angleterre victorienne se retrouve soudain propulsé au vingt et unième siècle : il est scandalisé de devoir cohabiter avec une femme célibataire, abasourdi d'être transporté à l'ère de l'électroménager et de Spotify, et ébranlé de découvrir que le puissant empire britannique n'est qu'un lointain souvenir. Alors que Graham et sa "passerelle" apprennent à s'apprivoiser, ils découvrent que le projet du ministère est menacé. Entre disparitions inexpliquées, trahisons et mensonges, il devient difficile de savoir à qui se fier. Une chose est sûre : leurs choix pourraient bien transformer l'avenir. Épopée temporelle grandiose, Le ministère du Temps se joue avec humour et finesse de la frontière poreuse entre passé et futur, réel et dystopie, tout en interrogeant ce que les périodes tumultueuses de l'Histoire révèlent de nous.
22,00 €
Trésor perdu
Gallimard Jeunesse
À la croisée de C.S. Lewis et Katherine Rundell, une fabuleuse chasse au trésor, par l'autrice de Miniaturiste.

Londres, I9I8. Le jour de leur rencontre, Billy et Bo trouvent sur les rives de la Tamise un splendide bijou serti de perles et de rubis. Les voilà riches ! Mais ce joyau recèle un sombre secret, qui va plonger les enfants dans un mystère ancien de plusieurs siècles...

À partir de 10 ans
15,90 €
La maison dorée
Folio
Amsterdam, 1705. La ravissante Thea Brandt fête ses dix-huit ans. Elle représente l'unique espoir de redorer le blason de sa famille désormais ruinée. Sa tante Nella lui trouve le parti idéal mais la jeune femme n'a d'yeux que pour le grand théâtre de la ville et pour Walter, l'artiste qui y peint les décors. Tous deux entretiennent une liaison secrète, qui pourrait mettre à mal les projets de mariage échafaudés par la tante. La peur s'empare de Thea le jour où elle reçoit une lettre la menaçant de tout révéler. De mystérieuses figurines apparaissent alors sur le perron de la demeure des Brandt, bouleversant leur vie et réveillant leur passé. Suite de Miniaturiste, La maison dorée, tout en grâce et en rebondissements, invente une héroïne éblouissante et fait revivre un monde enchanteur.
10,00 €
La Maison dorée
Gallimard
Amsterdam, 1705. La ravissante Thea Brandt fête ses dix-huit ans. Elle représente l'unique espoir des siens de redorer le blason de la famille. Sa tante Nella lui trouve le beau parti idéal mais la jeune femme n'a d'yeux que pour le grand théâtre de la ville et pour Walter, l'artiste qui y peint les décors. Tous deux s'engagent dans une liaison enflammée, menaçant la réputation de Thea et des siens. De mystérieuses figurines miniatures, sculptées avec une virtuosité éblouissante, font leur apparition, bouleversant la vie de chacun. Après le succès de Miniaturiste, La maison dorée, tout en grâce et en rebondissements, fait naître une héroïne aussi audacieuse qu'avide d'indépendance. Mais qui, de la raison ou du coeur, saura vaincre ?
24,00 €
Les Cinq chats de ma vie
Albin Michel
« *À quoi se résume ma vie ? À cinq chats. Je les nomme : Fafnie, Nessie, Papageno, Zelda et Maya. Avant l'âge de vingt ans, je ne connaissais pas les chats. Ma vie avait-elle commencé ? Je les croisais sans les voir. Et je ne les voyais pas parce que je ne songeais pas à les regarder. Nous ne vivions pas en bonne intelligence. Autrement dit, je n'étais pas intelligent. Je ne m'étais pas enrichi par cette forme de proximité énigmatique que j'établirai par la suite avec ceux d'entre eux qui allaient vivre près de moi et qui pourtant m'échapperaient, qui ronronneraient à mes côtés, c'est entendu, mais se retrancheraient toujours au fond de leurs pensées sauvages.* »

Avec une érudition joyeuse, Frédéric Vitoux revisite ici les grandes étapes d'une existence placée sous le signe des félins. De sa jeunesse d'abord indécise à son activité journalistique et surtout littéraire en passant par sa passion pour la musique ou ses voyages en Italie, l'auteur de *La Comédie de Terracina*, grand prix du roman de l'Académie française, esquisse au fil des pages un autoportrait aussi insolite qu'intime.
21,90 €
La mort du procureur impérial
Grasset
Un ancien Procureur impérial, Fualdès, est assassiné dans la nuit du 19 au 20 mars 1817  : c’est le début de «  l’affaire Fualdès  », fait-divers retentissant du début du XIXème siècle qui donna lieu à deux procès retentissants (Rodez et Albi), une instruction bâclée, des témoins manipulés… et la décapitation de trois innocents.

Clarisse Manzon, accusatrice incohérente et séductrice virevoltante, devient vite la seule héroïne de cette ténébreuse affaire. Incarcérée un temps, elle signe de sa prison des Mémoires, un phénoménal succès de librairie en Europe.

Mais son véritable auteur est un certain Henri de Latouche, écrivain, dramaturge, journaliste  : c’est lui qui rend compte des délibérations du procès, médiatise un crime dont le souvenir se perpétue d’un siècle à l’autre, tient la plume du livre signé Clarisse Manzon et fait d’elle, qui n’a cessé de mentir, un personnage de roman vrai, la rendant riche et célèbre avant qu’ils ne se brouillent.

Devenu critique et éditeur, Henri de Latouche jouera un rôle déterminant dans l’aventure romantique  : il découvre et publie les manuscrits de Chénier, aide aux débuts de Balzac, noue avec Stendhal une profonde amitié, encourage Sand, bataille avec Hugo et Sainte-Beuve, traduit ou publie Goethe et Schiller, souffle  Chatterton  à Vigny,  Séraphita  à Balzac et  Melle de Maupin  à Gautier…

A travers le récit minutieux et l’élucidation probable d’un «  cold case  », Frédéric Vitoux revisite l’aventure du romantisme et réhabilite une figure oubliée de l’histoire littéraire.
23,00 €
L'Ami de mon père
Points
L’un des romans les plus poignants de Frédéric Vitoux

L’auteur revient sur le passé de son père, condamné pour « intelligence avec l’ennemi ». Journaliste au *Petit parisien* et à *Je suis partout*, ce dernier a purgé une peine de prison de 1944 à 1947. Il y a rencontré un étonnant personnage, engagé à vingt ans dans la division SS Charlemagne, qui plus tard deviendra agent de stars à Hollywood. C’est cet « ami de son père » qui, en 1961, débarque chez le narrateur encore adolescent, pour l’entraîner dans une folle virée tropézienne. À demi-mots, il va évoquer son passé. Et celui de son père.

Frédéric Vitoux est né en 1944. Écrivain, journaliste et membre de l’Académie française, il est l’auteur de nombreux romans et essais dont *La Comédie de Terracina* (Seuil, 1994), grand prix du roman de l’Académie Française. Depuis 2016, il préside la Commission d’enrichissement de la langue française.
8,70 €
L'Assiette du chat
Grasset
Il existe des souvenirs minuscules comme on parle de vies minuscules. Frédéric Vitoux se souvient de cette «  assiette du chat  », objet de disputes entre son frère, sa sœur et lui, au tout début des années 50. Aucun des trois enfants ne voulait cette assiette pour lui, au prétexte qu’elle aurait servi, quarante ans plus tôt, au chat qui avait colonisé l’appartement, du temps de leur grand-père.

Mais les souvenirs minuscules sont-ils si minuscules que ça  ?

Un fil a beau être ténu, il peut, tel une corde de rappel, faire surgir des brumes du passé des pans entiers de l’histoire familiale, en révéler les secrets, et finir par éclairer peut-être les attitudes longtemps jugées inexplicables des aînés...

Pourquoi son père restait-il silencieux, à table, alors qu’à six ans, il devait se rappeler les exploits de la petite chatte  ? Que craignait-il ou voulait-il effacer  ?

Une femme avait veillé sur lui, dès son enfance, Clarisse, amoureuse éperdue de sa mère, et qui ne cessera, sa vie durant, d’inonder de son amour et de son dévouement, les générations successives des Vitoux. Il ne parlera jamais de Clarisse.

Et qu’éprouvait-il pour Odette, cette petite fille élevée auprès de lui dans le même appartement familial, fille naturelle de la domestique de ses parents, qui leur avait confié l’enfant  ? «  Sœur de lait  » de son père, comme expliquait à Frédéric sa mère, pour justifier son statut au sein de la famille  ? Ou demi-sœur tout court de son père, se demande-il aujourd’hui…

Ces deux portraits de femmes hors du commun, aux destins assez parallèles, éclairent ces secrets de famille qu’une modeste «  assiette du chat  » réveille ici, et autour desquels la plupart des écrivains rôdent, un jour ou l’autre, comme pour se trouver eux-mêmes.
18,00 €
L'ours et le philosophe
Grasset
L’ours, c’est le sculpteur Etienne Maurice Falconet, auteur de la statue équestre de Pierre Le Grand à Saint-Pétersbourg.

Le philosophe, c’est Diderot qui intervint avec empressement auprès de Catherine II pour que son ami bénéficiât de cette commande qui allait assurer sa célébrité dans toute l’Europe.

A travers leur amitié, leur correspondance et leur longue querelle épistolaire autour de la notion de postérité, Frédéric Vitoux restitue ici une époque et des hommes essentiels de l’histoire des idées (L’Encyclopédie et ses artisans, Diderot, d’Alembert, Rousseau, Voltaire, ou le trop méconnu chevalier de Jaucourt). A la faveur de rapprochements et de digressions (cet art dans lequel excella Diderot qui se comparait lui-même à un chien de chasse mal dressé), ce sont des moments de sa propre vie qu’il mêle à la matière de son essai , ce qui lui permet de s’exprimer mezza voce sur le débat qui, en son temps, nourrit l’amitié des deux hommes et aboutit à leur rupture.

Falconet ne croyait pas à la postérité tandis que Diderot plaçait en elle tous ses espoirs. Ces options antagonistes trahissent le caractère des deux hommes  : Falconet misanthrope, farouche, pessimiste, d’une probité artistique sans faille, mais volontiers brutal (on l’accusera, à tort du reste, d’avoir poussé l’un de ses élèves au suicide par ses jugements intransigeants à son égard), s’aliénant en Russie tous ses interlocuteurs, et pour finir ingrat. Diderot infatigablement dévoué à ses amis, affectif, optimisme et altruiste.

Leur fervente amitié se dissipa donc dans la rancune et la défiance en raison de plusieurs maladresses du sculpteur, son refus de tenir sa promesse de recevoir Diderot sous son toit, à Saint-Pétersbourg, quand le philosophe se décida enfin à entreprendre ce long voyage qu’espérait et attendait l’impératrice Catherine II depuis si longtemps mais aussi parce que   Falconet laissa publier, sans l’aval de Diderot, leur correspondance.

De Russie, Diderot rentre désabusé de son rêve philosophique consistant à convertir Catherine II aux Lumières  ; Falconet, lui, claquera la porte et n’assistera même pas à l’inauguration de son chef d’œuvre.

Rien de désincarné dans cet essai. Le récit de l’amitié des deux hommes donne matière à des retours sur soi de l’auteur  : l’île Saint-Louis qui lui est si chère, où vécurent aussi ses deux personnages  ; des rencontres (Le Marchand  ; Jorge Amado  ; la création du Périscope de l’île Saint-Louis, qui fut l’occasion de la rencontre essentielle avec son épouse Nicole  ; le beau portrait de l’ours Bernard Frank et du non moins ours Céline, plus amer et véhément à son retour d’URSS en 1936 que ne le fut Diderot en 1774  ; la découverte de la divagation d’un Laurence Sterne libérateur, l’auteur de Tristram Shandy dont l’influence fit déterminante pour l’auteur de Jacques le Fataliste…)
22,90 €
Longtemps, j'ai donné raison à Ginger Rogers
Grasset
Une autobiographie parcellaire et subtile par recomposition fragmentaire du puzzle de la mémoire  : non pas des Mémoires en majesté par ordre chronologique, mais une évocation de souvenirs autour desquels sont venues cristalliser des leçons de vie.

«  Le bonheur en littérature ne consiste pas à gagner du temps pour aller à l’essentiel mais à perdre du temps pour parvenir à l’inessentiel. Autrement dit, à accepter d’être pris par surprise pour découvrir précisément ce que je n’avais jamais recherché  » est-il écrit ici au détour d’un chapitre  : c’est la meilleure définition du bonheur que l’on ressent à la lecture de ce récit.

Chaque court chapitre convoque un souvenir qui ouvre une parenthèse, une digression, un décentrement.

Le premier d’entre eux, «  précieux parce qu’indistinct  »  : une visite à son père détenu après-guerre à la prison de Clairvaux (on en saura plus, par la suite, sur ce père frappé de la maladie d’Alzheimer à la fin de sa vie)

Cette période de la guerre est très présente, de la silhouette unijambiste du gardien de l’hôtel de Lauzun qui dénonça Christian de la Mazière à la Libération à Lucette Almanzor en butte à la question désinvolte d’un visiteur («  En deux mots, Céline, c’est quoi  ?  ») en passant par Lisette de Brinon contrainte d’assister à l’exécution de son mari Fernand de Brinon, qui l’avait protégée en la faisant nommer «  aryenne d’honneur  ».

Une réflexion de Vittorio Gassman racontant qu’une miette de pain collée à la lèvre d’une jeune femme a sonné le glas de leur liaison inspire à l’auteur une réflexion sur la fin de l’amour.

Une phrase prononcée par Ginger Rogers dans le film La fille de la 5ème avenue («  les riches sont juste des pauvres avec de l’argent  ») constitue un des Rosebud du texte  : l’écart social entre ses parents et la plupart de leurs amis, entre le monde des riches et celui des pauvres, celui de la désinvolture héréditaire et du mérite forcené (de très jolies scènes sur une victoire inespérée lors d’un championnat d’académie d’escrime contre un adolescent béni des dieux, ou sur Antoine Ménier, de la famille des chocolats Meunier, ami d’enfance de son parrain snob, développent par touches cette thématique du déclassement…)

Comment «  le contrat de confiance entre la langue et lui  » a été rompu par la découverte des «  pommes mousseline  », le rôle qu’a joué l’opus III de Beethoven dans son éveil à la musique, tel tableau de Goya dans son éveil à la peinture, la folie du cinéma et la menace de la cécité, l’expérience en usine, la découverte des livres et des écrivains, l’amour de sa vie et les amitiés à éclipses («  on perd ses amis d’enfance comme on perd son enfance  »…) sont quelques-uns des motifs pris dans cette tapisserie du souvenir.
22,00 €