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Résultats de recherche pour 'La Boite De Jeu' (9216)

Et des poussières ...
Points
Capturer l'instant.

La nouveauté de Thomas Vinau, l'une des voix les plus remarquées de la poésie contemporaine.

Thomas Vinau explore la forme brève dans ce recueil inédit où l’on retrouve la douceur, l’humour et la finesse inhérentes à son œuvre. Il y livre également un regard tendre et amusé sur la figure du poète. Du bourdonnement de l’insecte à la note laissée sur le frigo, du silence de celui qui petit-déjeune en solitaire au frémissement des fleurs de sureau, ses poèmes sont autant d’instantanés de la vie capturés.

*Le givre s'accroche à la lune*

*le ciel est bleu comme une enclume*

*la mort ne pèse presque plus rien*

Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et habite aujourd’hui dans le Luberon. Il est l’auteur de plusieurs recueils de poésie, dont *Juste après la pluie*, disponible chez Points, et de romans, dont le très remarqué *Ici ça va*. Il écrit également des albums jeunesse et des nouvelles.
8,70 €
Will
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Brillant, comique, émouvant, ce livre est un feu d’artifice littéraire unique en son genre

Will marche dans Clapham Road. Il doit absolument se procurer sa dose quotidienne d’héroïne avant d’aller travailler. Et il n’a que 57 pence en poche. Nous sommes à Londres, le 6 mai 1986.

Ainsi commence cet extraordinaire récit autobiographique, qui relate cinq moments clés de la vie de son auteur.

Qu’est-ce qui pousse cet écrivain, l’un des plus doués de sa génération, à revisiter sa jeunesse?? La nostalgie?? Certainement pas. La honte d’avoir été un junky?? C’est peu probable. Will Self revient à la source même de son œuvre : la crise existentielle d’où jailliront plus tard des romans pleins d’une énergie sauvage.

Né en 1961, Will Self est considéré comme l’un des plus grands écrivains britanniques de sa génération. Ses romans *Les Grands Singes*, *La Théorie quantitative de la démence*, *Dorian* et *Parapluie* sont disponibles chez Points.
9,90 €
La Tour d'amour
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Un huis-clos oppressant dans l’une des sentinelles les plus redoutées de l'Atlantique : le phare d'Ar-Men, surnommé par ses gardiens "l'enfer des enfers".

« Je ne voyais pas encore le navire, mais les éclairs me le montrèrent une seconde comme en pleine aurore. […] Son affaire était réglée. »

Planté à la pointe extrême de la chaussée de Sein, le phare d'Ar-Men affronte en permanence un océan démonté. Le jeune Maleux est envoyé dans cet « enfer des enfers » pour assister Barnabas, le gardien. Trop longtemps isolé, celui-ci parle à peine et ne sait plus lire. C'est le jour où un navire vient s'éventrer sur un rocher que Maleux découvre, au péril de sa vie, l'étrange intérêt de son compagnon pour les noyées que la mer lui abandonne…

Marguerite Eymery, dite Rachilde (1860-1953), est une femme de lettres. Son salon, dans les locaux du Mercure de France, fut l’un des plus en vue de son époque. Nous lui devons plus de soixante romans dont *Monsieur Vénus* (1884) et *La Tour d’amour* (1899).
9,90 €
Couleurs primitives
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Une ode colorée à l’érotisme, la poésie et le dessin.

Au fil de trente poèmes, Jeanne Cherhal nous invite à suivre une femme amoureuse et libre, et à partager des moments intimes de sa vie.

Subtilement illustré par les dessins silhouettés de *Petites Luxures*, ce nuancier du désir propose une émouvante palette de trente couleurs dont les noms ont été imaginés par l'autrice, sous des formes multiples (sonnet, haïku, blason, calligramme...). De *Fauve* à *Béluga*, de *Saint-Crème* à *Bleu d'orage*, poèmes et illustrations se répondent, se mêlent et s'entrelacent dans un jeu aussi doux et lyrique que sensuel et érotique.

Chanteuse, compositrice et pianiste, Jeanne Cherhal est aussi autrice : en 2020, elle a écrit son premier livre *À cinq ans, je suis devenue terre à terre*, paru chez Points.

Simon Frankart est graphiste et illustrateur. En 2014, il a lancé son projet érotico-poétique « Petites Luxures ». De cette page Instagram sont nés trois livres, édités chez Hoëbeke.
12,90 €
Le Phare appelle à lui la tempête
Points
*« Il blesse les yeux du cœur, ce fabuleux vieux navire grec*

*En surcharge, il nous blesse tous par sa beauté,*

*Intimant des pensées de fuites dans les vieilles plaques du monde… »*

Malcolm Lowry plaçait la poésie si haut qu’il se défendait presque d’en écrire. L’œuvre romanesque de l’auteur de *Sous le Volcan* a longtemps occulté la force lyrique et brûlante de ses poèmes. On y retrouve ses thèmes majeurs : l’océan et ses déchaînements, le goût de l'alcool et ses excès, les passions amoureuses, la solitude aussi. Cet ouvrage réunit des poèmes choisis extraits des *Poésies complètes* parues dans une nouvelle traduction en 2005.

Né en 1909, Malcolm Lowry s'embarque à bord du vapeur Pyrrhus à dix-huit ans ; Jack London, Eugène O'Neil et Joseph Conrad sont alors ses maîtres en littérature. Sa vie est marquée par de nombreux voyages, notamment ses séjours mexicains qui seront au centre de son œuvre. Auteur de romans, de nouvelles et de poèmes, il meurt en 1957 d'une overdose de somnifères.

Traduit de l'anglais et préfacé par Jacques Darras
8,30 €
Sombre comme la tombe où repose mon ami
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« Le 6 juin 1944, après trois ans d’abstinence, il avait absorbé un alcool. Aujourd’hui, après une nouvelle période d’abstinence, il se remettait à boire. Un peu. Pas beaucoup. »

Sigbjörn Wilderness retourne au Mexique en compagnie de sa nouvelle femme. Ce voyage ravive le souvenir douloureux de son premier mariage. Rongé par les affres de l’écriture et de l’alcool, il va s’éloigner peu à peu de celle qu’il aime…

Malcolm Lowry est l’auteur d’Au-dessous du volcan, son œuvre majeure en partie autobiographique. Sa vie est marquée par de nombreux voyages, notamment au Mexique et au Canada où il a vécu. De retour en Angleterre, son pays natal, il meurt en 1957, à quarante-huit ans, d’une overdose de somnifères.

Traduit de l’anglais par Clarisse Francillon
10,90 €
Barroco bordello
Points
Parti sur les traces de Robert Desnos et de son séjour à Cuba en 1928, le narrateur arpente les rues de La Havane. Il y croise des personnages hauts en couleur, dont un ancien guérillero, une riche New-Yorkaise, un prêtre de la santería... Des souvenirs remontent : une amante ensorceleuse, un chauffeur de taxi fanfaron, ainsi que des fi gures illustres – Sartre et Beauvoir, Hemingway, García Lorca et quelques invités surprises, tels que le jeune Leonard Cohen ou encore Anaïs Nin. Une sarabande baroque, traversée par les soubresauts de l’Histoire, saturée de lumière, de parfums et de rêves.

Thierry Clermont est un journaliste, critique musical et poète français. Il travaille au *Figaro Littéraire*. Il est notamment l’auteur de *San Michele*, disponible chez Points.
7,90 €
La Graine ardente
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*Je chevauche sur la rosse de mes exils*

*et sur la pierre blanche du chemin j’aiguise ma parole.*

*Quelqu’un me suit. Moi-même.*

*Quelqu’un me suit, c’est un vent qui revient d’autres terres,*

*les vieux parfums de brises oubliées.*

Retrouvés dans ses archives après son décès, les poèmes de Luis Sepúlveda sont réunis ici pour la première fois. Sensibles, touchants et engagés, ils nous font découvrir l’auteur sous un nouveau jour. Le décès d’une grand-mère, les jeux d’un enfant, les yeux d’une femme. L’odeur du maté, les couleurs vives, le son d’une guitare. La révolution chilienne, la dictature et l’emprisonnement. Le silence assourdissant des voix qui se sont tues et une patrie ensanglantée que seuls les mots peuvent ressusciter.

Né au Chili en 1949, Luis Sepúlveda, est l’un des plus grands auteurs contemporains de langue espagnole. Traduits dans le monde entier, ses romans, chroniques, récits et nouvelles sont disponibles chez Points. Il est décédé en avril 2020.

Préface de Louis-Philippe Dalembert

Traduit de l’espagnol (Chili) par Stéphane Chaumet
10,80 €
Ida
Points
« Il y avait un bébé qui venait de naître et s'appelait Ida. Sa mère l'avait retenu de ses mains pour empêcher Ida de naître mais le moment venu Ida était venue. Et avec Ida était venue sa jumelle, et c'est comme ça qu'elle était là Ida-Ida. »

Dans ce texte magnétique d'une grande modernité, l'écrivaine donne chair à sa conception de la littérature : « identité, répétition ». Elle interroge la perception de la réalité et la notion d'identité, déconstruit le langage et les procédés narratifs. C'est aussi un magnifique portrait de femme, dans toute sa complexité et son épaisseur. Ida est un être mouvant, insaisissable et en cela puissant. Gertrude Stein et Ida comme une seule femme, répétée à l'infini pour faire d'un être anonyme un personnage de légende.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle fut une figure incontournable du monde de l'art et une esthète visionnaire.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Daniel Mauroc

« Ida est une de ces personnes qui, sans rien faire, par le seul fait de leur existence, deviennent une légende. »

Florence Delay
8,70 €
Rilke - Monographie
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« Rilke savait mieux que personne qu’avoir écrit les *Élégies* et les *Sonnets*, avoir réussi à célébrer l’espace angélique tel qu’il l’avait pressenti très jeune et entrevu en certains moments décisifs de sa vie, ce n’était pas être devenu soi-même l’ange ou Orphée. /.../ Mais sans doute avait-il désiré le grand poème comme Colomb l’Amérique, comme l’amant l’aimée. »

Dans cet ouvrage, Philippe Jaccottet s’emploie à retrouver un regard plus libre sur le poète et son oeuvre. Il s’écarte, dans la mesure du possible, de la légende et s’appuie sur ces mots de Robert Musil : « Rainer Maria Rilke était mal adapté à ce temps. Ce grand poète lyrique n’a rien fait que porter pour la première fois à sa perfection la poésie allemande… »

Une monographie de référence, signée par un poète français parmi les plus importants, traducteur de l’oeuvre de Rilke.
8,60 €
Nous sommes maintenant nos êtres chers
Points
*J’ai l’âme gavée de poussières

Morceaux d’étoiles crachés

Depuis que le ciel tombe*

Dans le même esprit que ses romans, les poèmes de Simon Johannin sont ceux des belles âmes esseulées dans un monde souvent aride et brutal. Les voix crient la liberté dans des vers délestés de leur ponctuation, aussi vifs que des éclairs. Des voyous pas méchants, des jeunes gens pas prêts quoique robustes se chamaillent pour trouver une place au soleil. La précarité guette le porte-monnaie et les sentiments avec la même férocité. Pourtant, devant le vertige du quotidien, il s’agit de ne pas tomber dans les écueils du ressentiment, de s’acharner à trouver du sens et du plaisir, pour que l’amour jaillisse de la noirceur avec éclat.

Romancier et poète né en 1993, Simon Johannin est l’auteur de plusieurs livres aux éditions Allia, dont *L’Été des charognes* et *Nino dans la nuit* (en collaboration avec Capucine Johannin), tous deux disponibles chez Points.
6,90 €
The Big Sea
Points
Langston Hughes est un auteur majeur du xxe siècle : premier poète africain-américain à introduire le blues puis le jazz dans la poésie, il a considérablement influencé le développement de la culture dans le Nouveau Monde. Dans son autobiographie, écrite en 1940, il raconte sa jeunesse aventureuse et la naissance de sa vocation d'écrivain. *The Big Sea* est un document exceptionnel sur une décennie d'une folle liberté, les *Roaring Twenties*, sur la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, sur le Harlem du jazz et la « Renaissance noire », sur le Paris nocturne des cabarets de Montmartre... Une œuvre littéraire pleine de vie, de style, de drôlerie et de beauté, à redécouvrir.

Romancier et auteur de nouvelles, dramaturge, traducteur et journaliste, c’est surtout en tant que poète que Langston Hughes(1901-1967) a joué un rôle déterminant dans la littérature du xxe siècle.
9,80 €
Le Bois de la nuit
Points
Robin Vote, jeune Américaine somnambule hantée par une légère folie, fascine son entourage. Le baron Félix Volkbein, un juif autrichien érudit qu’elle épouse et à qui elle donne un fils, Guido, enfant retardé qu’elle abandonne en quittant le foyer. Nora Flood, raffinée, douce et ardente, dont elle s’éprend puis qu’elle délaisse au profit de la richissime Jenny Pethridge. Et le docteur Matthieu O’Connor, un désemparé hypersensible, qui recueille les confidences de chacun. Dans un style hautement poétique, Djuna Barnes met en évidence la part sombre de l’être, le mal auquel les personnages sont asservis.

Djuna Barnes (1892-1982), née dans l'État de New York, illustratrice, journaliste, dramaturge et romancière, fréquente le cercle des expatriés de la rive gauche du Paris des années 1920, avant de s’installer en 1931, en Grande-Bretagne, où elle écrit *Le Bois de la nuit* (1936). De retour aux États-Unis en 1939, elle vivra les jours difficiles d’une « inconnue célèbre ».

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pierre Leyris
8,80 €
Crise d'asthme
Points
Lors d’une fête d’anniversaire, un magicien réalise un tour macabre pour le plus grand plaisir de son public. A coups de « un-deux-trois-soleil », un homme séduit toutes les belles filles de la ville. Chaussé de nouvelles Adidas, un jeune garçon est persuadé que ses baskets, fabriquées en Allemagne, sont conçues à partir des restes de son grand-père décédé dans les camps. Dans les nouvelles minimalistes qui composent ce recueil, la dérision, l’absurde et la fantaisie se faufilent imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

Romancier, auteur de bandes dessinées et cinéaste, Etgar Keret est considéré comme l’écrivain israélien le plus insolent et le plus salutaire de sa génération. Son œuvre est aujourd’hui traduite dans plus de vingt-cinq langues.

« Merveilleux écrivain de l’absurde autant que du ratage et de la déréliction, l'israélien Etgar Keret tisse autour de ces motifs une œuvre tout en drôlerie mélancolique et en incrédulité face au non-sens de l’existence. » *Le Monde*

Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech
8,80 €
Petit maître
Points
Affecté dans un collège de province, un jeune professeur originaire de Tôkyô se heurte aux tracasseries de ses élèves et aux manœuvres de ses collègues. Drôle, satirique et malicieusement contemporain, *Petit Maître* est un conte initiatique incontournable, considéré comme un classique des lettres japonaises.

Natsumé Sôseki (1867-1916) est encore aujourd’hui l’un des écrivains les plus étudiés au Japon. Il est notamment l'auteur de *Je suis un chat*, succès critique et public, et d’*Oreiller d’herbes,* l’un des romans fondateurs de la littérature moderne.

« Le plus grand écrivain qu’ait produit le Japon au cours de sa modernisation de l’époque de Meiji est Natsumé Sôseki » Kenzaburô Ôé (Prix Nobel).

Traduit du japonais par René de Ceccatty
10,20 €
Le Fumoir
Points
Jeune homme, alcoolique, Marius est un jour conduit aux urgences de Sainte-Anne par son frère. À son réveil, il pense qu’il va passer quelques jours entre les murs de l'hôpital pour se remettre. Jusqu’à ce qu’un médecin lui explique qu’il ne sortira que lorsqu’il l’en jugera capable. Le voici prisonnier, isolé, dans ce lieu au temps suspendu en marge de la société. Il nous raconte l’attente, le doute, la peur, les rencontres cocasses, tristes, ou tendres. Un récit sensible et touchant.

Marius Jauffret est né en 1989 à Paris. Acclamé par la critique, *Le Fumoir* est son premier livre.
6,80 €
Qui t'aime ainsi
Points
Edith Bruck a treize ans lorsqu’elle est déportée à Auschwitz au printemps 1944. Elle survit à l’horreur des camps. Livrée à elle-même, la jeune femme expérimente l’errance des survivants car la fin de la guerre n’apporte en aucun cas la restitution du monde d’avant. Pour Edith Bruck, la solution s’impose : la quête de soi passera par l’écriture, fougueuse et vitale. Un récit d’une rare intensité considéré comme une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

D’origine hongroise, Edith Bruck est née en 1931. Son œuvre narrative, autobiographique et poétique, devenue incontournable, est traversée par l’expérience de la Shoah. Accueilli comme un chef d’œuvre et primé en Italie, *LePain perdu* est disponible aux Éditions du sous-sol.

« Un témoignage passionnant et inoubliable. » Primo Levi

Traduit de l’italien par Patricia Amardeil
6,30 €
Nous ne trahirons pas le poème
Points
J’accroche une rose à mes cheveux

Je chante le pacte de la route

J’ai besoin de ton regard

Pour tracer l’écart

Entre l’exil et mon visage

Passeur de mots, de formes et de mémoire, Rodney Saint-Éloi est une des voix majeures des lettres contemporaines. Son oeuvre, à l’écoute du monde, est une longue traversée

des villes et des visages. Nous ne trahirons pas le poème célèbre la Poésie comme moyen de survie, invoque la Femme symbolisée par le baobab ancestral et préfigure la Renaissance

dans une « ville d’eau, de terre et d’arcs-en-ciel heureux ». La parole de Saint-Éloi, tendre et rebelle, est un véritable baume en ces temps où nos sociétés sont à la quête d’un centre de gravité…

Poète, essayiste et éditeur, Rodney Saint-Éloi est né à Cavaillon (Haïti). Il a reçu le prix Charles Biddle qui souligne l’apport exceptionnel de personnes ayant immigré au Québec. Membre de l’Académie des lettres du Québec, il a été promu compagnon des arts et des lettres.
8,90 €
Une jupe trop courte
Points
la nuit je regarde ton cou

et je veux le serrer

comme tu voulais m'étrangler

par terre dans la cuisine

Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
6,90 €
Dans le sillage du météore désinvolte
Points
« Je suis assez mal portant, vis dans un trou perdu entre des chicots d’arbres calcinés et, périodiquement une sorte d’obus se traîne, parabolique, et tousse – »

Jacques Vaché écrit ainsi son existence au front, dans une lettre célèbre à André Breton. Il a alors et pour toujours 23 ans, la Première Guerre mondiale va finir et il devient une légende. Personnage remarquable par son aptitude à résister au désastre, Jacques Vaché instille dans ses lettres un ton désinvolte et subversif qui dévitalise les nerfs de la guerre et électrise les avant-gardes naissantes.

La sélection présentée ici comporte plusieurs lettres inédites et permet, au-delà du destin tragique et de la légende, d’apercevoir un jeune homme travaillé par la condition humaine et trop souvent escamoté derrière l’appellation « Dandy des tranchées ».

Édition dirigée et préfacée par Philippe Pigeard
7,70 €
Ces îles de plein sel
Points
Goncourt de la Poésie 2024

et un matin le verbe perdit les échos de la création

s’éparpillant dans des dédales de sable et de végétaux déchus

et un matin la parole se confondit avec le fracas des ténèbres

ce fut silence qui parla si fort

Sont réunis ici, pour la première fois, un ensemble de textes poétiques de Louis-Philippe Dalembert, publiés entre 1989 et 2010. L’Histoire, la Révolution haïtienne, le vagabondage, l’enfance, la mort en dessinent la toile de fond. Lire Louis-Philippe Dalembert,c’est tendre l’oreille au bruit du monde et être en phase avec la Parole. Le poète nous en traduit l’essence dans un style tour à tour lyrique, alerte et concis.

Né à Port-au-Prince, Louis-Philippe Dalembert publie depuis 1993, en France et en Haïti, des romans, des nouvelles, de la poésie et des essais. Ses romans Avant que les ombres s'effacent et Mur Méditerranée sont disponibles chez Points. Ces îles de plein sel et autres poèmes est une pièce primordiale pour comprendre l’œuvre de celui qui est devenu aujourd’hui l’une des voix majeures de la littérature d’expression française.
8,95 €
Le bureau des jours perdus
Points
« Des bruits couraient au sujet de ce bâtiment, où certaines personnes se seraient égarées et n’en seraient jamais ressorties…»

Un homme se rend aux objets trouvés pour y récupérer son portefeuille, mais n’ignore pas ce qui se raconte à leur sujet. Un vieil écrivain aperçoit entre les mains d’un passager de l’autobus le livre qu’il aurait dû et n’a cependant jamais écrit. Un politicien, après avoir discouru, écoute la cassette de son intervention et découvre avoir été enregistré toute sa vie. Dans les vingt nouvelles qui composent ce recueil, le fantastique se faufile imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, nouvelles, récits de voyages et essais. Son recueil de nouvelles fantastiques, Je suis le gardien du phare, disponible chez Points, a été couronné du prix des Deux-Magots. Le Bureau des jours perdus réunit des nouvelles publiées au cours des vingt dernières années.

« Fort de sa longue expérience de nouvelliste, Éric Faye maîtrise à la perfection ce jeu de l’esprit typique du fantastique qui consiste à tordre légèrement le réel, puis à dériver vers l’absurde avec le plus grand sérieux. »

Bernard Quiriny, Le Nouveau Magazine littéraire

Préface inédite de Brigitte Giraud
10,60 €
Une vie violente
Points
Dans le but d’asseoir sa réputation auprès des voyous d’un quartier romain, Tommasino s’adonne à la violence. Devenu un de ces vitelloni, il mène une existence fulgurante. La prison puis la maladie sauront-elles le guider sur le chemin de la rédemption ? Le choix du réalisme, chez Pasolini, est moral et politique : la fugacité de ce destin, la brutalité d’une jeunesse égarée, interrogent le devenir de toute l’Italie d’après-guerre.

Né à Bologne en 1922, Pier Paolo Pasolini s’est illustré dans tous les registres : cinéma, poésie, roman, théâtre, essais critiques et théoriques. Anticonformiste notoire, homme engagé, il meurt assassiné en 1975. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands artistes italiens du xxe siècle.

« Un texte plein de sève, de violence et de tendresse, qui fait la part belle à l’oralité et à la vie. »

Le Monde

Traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro

Préface de René de Ceccatty
12,50 €
La Danse du roi
Points
« Parce que la liberté, c'était alors notre fête. Et voici que se lèvent les temps vides, et qu'en dedans on s'écoute parler tout seul. »

Une femme et un homme. Ce sont deux destins complémentaires et dissemblables, liés seulement par l'expérience de la guerre, tiraillés entre un passé glorieux et un présent désenchanté. Leur double expérience incite l'un et l'autre à se parler, à se réinventer, et à créer ce qui leur manque, dans la parole. Ce livre se veut la geste, non du héros, mais de ce « roi » que le dernier des humains demeure en dépit de tout.

Né à Tlemcen en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) a exercé plusieurs métiers – instituteur, journaliste, comptable… – avant de se consacrer à l’écriture. Son œuvre, qui se déploie sur quelque cinquante années, a embrassé tous les genres : roman, poésie, nouvelle, conte, essai, théâtre. Il est considéré comme l’une des figures majeures de la littérature algérienne.

"Mohammed Dib, la grande voix de l'Algérie."

La Croix
8,50 €
Formulaires
Points
ton œil bleui devient l’étoile

qui éclaire l’accalmie

Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.

Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l’auteur d’une trilogie – La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser – à travers laquelle il rend hommage à son pays. Il meurt en 2003, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne.« De tous les écrivains africains, il est celui qui risque de nous toucher le plus. »

Maurice Nadeau
8,40 €
La rose et autres poèmes (édition bilingue)
Points
« Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la

turbulence des flammes,

Si nous n’étions que de blancs oiseaux, mon amour,

portés sur l’écume de la mer ! »

William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son œuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu’à ceux de l’âge mûr résolument tournés vers la modernité.

Né en 1865, William Butler Yeats publie son premier recueil de poèmes en 1889. Fondateur de l'lrish National Theatre Society en 1901, il participe à la création du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il est nommé sénateur de l'État libre d’Irlande en 1922 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Il meurt en 1939. Il est l’auteur d’une œuvre riche et variée, traduite dans de nombreux pays.
11,40 €
Journal
Points
Jean-René Huguenin commence une nouvelle vie. À la veille de ses vingt ans, il décide d’écrire un chef-d’œuvre. Ou rien. Ambitieux et plein d’orgueil, Huguenin se jette tout entier dans l’écriture. Ce Journal, pensé comme une création littéraire à part entière, raconte les espoirs et les déceptions d’un écrivain en devenir, révolté par une époque jugée désespérément vide.

Jean-René Huguenin est né à Paris en 1936. Son unique roman, La Côte sauvage, connaît un succès exceptionnel. Il se tue deux ans plus tard dans un accident de voiture, à l’âge de 26 ans.

« Une méditation angoissée sur la jeunesse, la liberté, le désir de pureté et la mort. »

Le Monde
11,95 €
Le Monde est rond
Points
C'est Rose qui, assise ou non sur une chaise bleue, voit le monde et les animaux autour d'elle. C'est Rose qui, avec ou sans son cousin Willie, pense, chante, pleure et va sur la montagne. Voilà pour l'histoire, si l'on veut une histoire.

La version bilingue permet d’incarner les tribulations de Rose et Willie dans un texte à la fois chanson, poème, comptine, et légende, tout en goûtant la langue de Gertrude Stein si magnifiquement musicale.

Gertrude Stein (1874-1946) est une poétesse, dramaturge et écrivaine américaine. Elle a passé la majeure partie de sa vie en France. Elle a considérablement participé au développement de l’art moderne et de la littérature.

« À sa manière poétique et musicale, Gertrude Stein questionne le monde à hauteur d'enfance, dans ce texte publié pour la première fois en 1939, qui tient de la comptine et invite au jeu, à la rêverie. »

Béatrice Kahn, Télérama

« Au fil des pages, les jeunes comprendront que Gertrude Stein a écrit comme Cézanne peignait. Et qu'il peut exister aussi des "livres cubistes". »

Florence Noiville
8,40 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
Eugène Oniéguine
Points
Amour déçu, trahison, jalousie, regrets. Pourquoi diable ce jeune Oniéguine, bienheureux héritier oisif, s’acharne-t-il à agir avec tant d’emphase ? Est-il guidé par la force de ses sentiments ou par le poids de son ennui ? Cet anti-héros, éternellement suspendu entre le sublime et le ridicule, embrasse un destin à la fois tragique et banal… qui est aussi le nôtre.

Alexandre Pouchkine (1799-1837) est un poète, auteur, dramaturge et romancier russe. Il est notamment l’auteur de La Dame de pique, du Convive de pierre et de La Demoiselle Paysanne.

« La littérature russe est née avec Pouchkine. »

Henry Troyat

Traduit du russe par Nata Minor

Annexes et notes de Léonid et Nata Minor
7,90 €
La Sainte Famille
Points
Hantée par les lieux de son enfance, Suzanne se souvient. De la maison d’été aux portes closes, des jeux au bord du lac avec son frère. Puis il y avait les adultes. L’oncle pervers, le maître d’école sadique, la cousine tyrannique. Odette qui seule prenait soin d’eux… Que me manque-t-il, se demande Suzanne. Comme Ariane dans le labyrinthe, elle revisite les lieux et les moments où tout s’est joué.

Née en 1967, Florence Seyvos est écrivain et scénariste. Elle est notamment l’auteur des Apparitions et du Garçon incassable disponibles en Points.

« Florence Seyvos, avec un art subtil, sans jamais forcer la note, mais parfois avec une cruauté qui laisse pantois, montre les masques qui ne cachent pas les figures mais les constituent. »

La Croix
6,95 €
Dans la gueule du loup
Points
Dans le tumulte du débarquement de 1942, trois hommes que tout oppose luttent pour la victoire alliée. Will, le Britannique, Ray, le New-Yorkais, et Cirò, le Sicilien, vivent dans leur chair la brutalité d’un conflit qui, dans ses éclats de colère, agit en révélateur d’âme. Dans un monde où il n’y a plus de règles, chacun devra faire face à l’éveil de démons profondément enfouis.

Né en 1974, Adam Foulds est un poète et romancier anglais. Membre de la Royal Society of Literature, il est considéré comme l’un des meilleurs jeunes écrivains britanniques de sa génération.

« Adam Foulds projette une lumière ensorcelante et crue sur un monde à reconstruire. »

Transfuge
8,95 €
Minuit
Points
« Il avait dû se tromper d’avenir dans un vestiaire du temps où il faisait du sport, et repartir avec celui d’un autre sur l’épaule. » D’abord, il y a le ton résolument moderne qui surprend : ce goût pour l’ellipse et les échappées, ce plaisir de la vitesse en prose. Puis, c’est le charme décousu des personnages qui opère : mélancolique et fantaisiste, chacun libère un parfum d’étrangeté à la fois déconcertant et familier. Enfin, c’est le génie de l’écrivain qui saisit : cette maîtrise de la fiction, l’insignifiant qui prend sens. Car finalement Patrick Deville, c’est surtout le jeu pur de la langue, reflet du monde fantasmatique qui traverse ses premiers écrits.

Grand voyageur, esprit cosmopolite, Patrick Deville est né en 1957. Pura Vida, Équatoria, Kampuchéa, Peste & Choléra (prix Femina 2012) et Viva sont disponibles en Points. Il a reçu le prix Ulysse 2014 pour l'ensemble de son œuvre.

« Une réelle virtuosité assortie de bonheurs d’écriture. »

Le Journal du dimanche

« Patrick Deville aime la vitesse et les dérapages contrôlés. Attachez vos ceintures ! »

Le Nouvel Observateur

« Un sens de la beauté dont Patrick Deville nous fournit quelques échantillons d’une forte tonalité poétique. »

L’Humanité
12,00 €
Paradisier superbe
Grasset
*À l’aéroport d’Ibiza, les larmes sont venues. À une hôtesse qui portait un chemisier à rayures et un calot bleu sur la tête, j’ai demandé une corde pour me pendre : mon mauvais anglais et son sourire m’ont sauvé.*

Le Paradisier superbe est cet oiseau rare qui, pour séduire, se met à nu. Il est le sujet de ce texte, et le texte lui-même.

Le narrateur, père de deux adolescents, séparé, sans travail fixe, et dont la mère s’éteint dans un Ehpad, décide de pousser la porte du cabinet d’un psychiatre pour y déposer ses désirs, sa foi, ses amours, et retrouver le sens de ce qu’on nomme « sa vie ».   Dans cette parade de la parole, défilent les souvenirs de ses âges : enfant à la piété ardente grandissant dans un village du Sud-Ouest, adolescent anxieux et somnambule, jeune homme errant dans la nuit parisienne. A ses côtés, on croise d’autres drôles d’oiseaux : une prostituée romantique, un jeune torero bravant la mort, un migrant peul, un travesti flamboyant…tous animés par un même désir de vivre. Mais quelle vie ?

Récit court et aérien, *Paradisier superbe* est un premier roman étincelant dans lequel affleure à chaque ligne l’intelligence sensible du narrateur et la poésie de son regard.
18,00 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
La femme au manteau de loutre
Grasset
Nous sommes à New York en 2007, quand les voitures ne ressemblaient pas encore à des corbillards et que Trump était juste le nom d’un building de verre sur la Vème Avenue.

Sarah, chanteuse de jazz, vient d’avoir 27 ans. Elle se produit chaque soir autour de minuit avec sa sœur cadette Dinah dans un club de Harlem, le St. Nick’s. On les appelle les «  Sisters Dean  ». Elles sont talentueuses, belles et douées d'une voix superbe de mezzo soprano comme Aretha Franklin ou Lady Gaga. Un avenir de chanteuse professionnelle se profile devant elles quand « l’accident de personne », sur le quai d’une station de métro, brise leur duo.

Accident, suicide, crime ? Un jeune journaliste stagiaire et un ancien photographe de guerre lassé par trop d’images violentes se lancent dans une enquête pour découvrir l’identité de la jeune femme tombée sur les rails et les circonstances réelles de sa mort.

Qui est ce pianiste sublime au regard démentiel dont Sarah tombe éperdument amoureuse ? Pourquoi les oiseaux des zoos de Central Park et du Bronx s’entretuent-t-ils dans leurs volières ? Faut-il croire à la «  malédiction des 27 » (Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison et Curt Cobain décédés à l’âge de 27 ans…)  ?

Le lecteur arpente les trottoirs de New York où s’écrit en mots et en photos la chronique de la ville. Il assiste aux réunions de rédaction dans les bureaux du *New York Times*. Il reconstitue le puzzle des témoignages recueillis auprès des acteurs du drame. Il visite les clubs de jazz où la musique s’invente dans des improvisations puissantes et magnifiques. Il découvre les origines lointaines de l’énigme dans le Delta du Mississippi où est née la fable de Robert Johnson et de son pacte avec le diable, qui hante encore les contes du Hoodoo, déclinaison afro-américaine du vaudou.

C’est une histoire pleine de bruits discordants et de sons harmonieux, d’effroi et de tendresse, d’emprise et de prières, de cynisme et de naïveté.
22,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Fuck Circus
Grasset
«  Le square est vide, nos corps sont rouges, nous nous emboîtons derrière un toboggan orange. Ses baisers tracent des formes, des losanges, des rectangles. Pas de cercles. Comme s’il refusait la rondeur.  »

Un soir d’été, une jeune femme est quittée par son amoureux, Gabriel. Sous le choc de la rupture, elle s’enfonce, seule, dans la ville de son enfance. C’est là qu’elle franchit la porte d’un bar aussi folklorique que son nom l’indique : Le Mythe. On y trouve un producteur de cinéma, le descendant direct de Chateaubriand, une star de télé-réalité et un homme politique de gauche, des êtres qui, comme elle, abandonnés, transforment leur blessure en ivresse. Abus, honte de soi, perversion, obsession, confessions des uns, provocations des autres : toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce cirque nocturne. La nuit glisse vers l’impardonnable quand les festivités tournent à la prise d'otage. Emportée sur ce manège tragi-comique, la narratrice reverra-t-elle le matin  ?

Dans  *Fuck Circus*, Esther Teillard sonde notre époque et ses névroses avec une ironie mordante et une tendresse contagieuse : de l’humiliation banale à la torture, nul n’échappe à la violence. Un roman éclatant.
19,00 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Un violeur attentionné et délicat
Grasset
«  Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels  », écrit depuis sa cellule un juge condamné à  perpétuité après le renversement du régime.

Il nous raconte les souffrances de son enfance misérable, son éveil précoce à l’amour honteux et coupable, son adolescence en quête de martyr à la guerre,  jouant  avec nos émotions au point de susciter notre empathie.

Il reconnaît avoir condamné à mort des innocents mais se défend d’avoir violé les jeunes prisonnières  : «  Le viol me répugnait, j’avais besoin d’être admiré.  Je courtisais les détenues et rendais hommage à leur féminité bafouée. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté.  »

Ce «  violeur attentionné et délicat  », qui se prend pour le «  Talleyrand iranien  », est-il un bouc-émissaire qui paie pour les horreurs  d’un système  dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience affichée trahit la profonde perversion  ?

A vous, lectrices et lecteurs, de le juger…

Pour la première fois, un homme formé par les ayatollahs  dévoile de l’intérieur la complexité sociale et politique  d’un régime islamique  de terreur et de torture qui a conditionné son destin comme celui d’une nation prise en otage.

*Dans ce dixième roman* *au style  tantôt féroce,  tantôt poétique,  Chahdortt Djavann crée un personnage qui marquera les esprits et la  littérature.*
20,00 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Explosives
Grasset
*«  Clara s’imagina en femme qui n’a pas peur de faire mal, et ressentit une bouffée de pouvoir. Tous ces hommes, regards figés sur leurs téléphones, qui ne pensaient même pas à  la voir autrement qu’une petite fille dont disposer, ils l’entendraient, clac-clac, et il serait déjà trop tard.  »*

Aux yeux de tous, Clara est une jeune fille ordinaire et inoffensive. Mais sous ses airs d’étudiante timide, elle est en colère. Contre le patriarcat omniprésent, contre un monde qui ne la craint pas, contre les limites qu’on lui impose. Elle pense enfin trouver sa place lorsqu’elle fait la rencontre d’Ari, mystérieuse cheffe d’un groupe féministe radical, qui fait d’elle sa dernière recrue. Mais qu’est-il arrivé aux précédentes  ?

Entre satire sociale et polar contemporain, Hélène Coutard nous offre un premier roman vertigineux sur la violence féminine, la soif d’appartenance et les histoires qu’on se raconte pour survivre.

Une bombe à faire exploser… ou à désamorcer  ?
19,00 €
La dame aux oiseaux
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…

Quatre principaux protagonistes.

Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.

Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.

Et le vieux  Léon, agriculteur,  ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…

Pourquoi la «  dame aux oiseaux  » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village  ? Et quelle étrange obsession l'a-t-elle poussée  à son rituel quotidien?

Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames  : un accident -criminel  ? -, un coupable - innocent  ? - un suicide - mais pourquoi  ?

Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent  : chacun détient une parcelle de la vérité - sauf Léon,  qui a tout compris mais ne dit rien.

Mélodrame d’ambiance faussement policier et vraiment onirique, ce roman d’atmosphère raconte l’histoire d’un amour flamboyant et fracassé, et des traces qu’il a laissées jusque dans la mémoire de ceux qui ne l’ont pas vécu.
22,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €
Quand viendra l'aube
Grasset
«  Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un.  »

Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédié aux livres, ayant pourtant choisi de ne jamais écrire, à ses propres réflexions sur la création, l’écriture et le pouvoir des mots pour prolonger la vie.

Des rives du fleuve Saint-Laurent où elle dit adieu à son père, jusqu’au bord d’une plage balayée par l’écume dans le Maine, elle nous emmène avec elle dans ses marches et confie, par fragments, avec l’extrême précision d’une dentellière et la parole d’une poète, ses pensées qui lient entre elles images (coquillages, couleurs indéfinissables du cie ou de la mer), questions (écrit-on pour guérir nos blessures ou pour les partager  ? le bonheur existe-t-il  ? ), voix d’autres auteurs (de Leonard Cohen, Emily Dickinson, Fernando Pessoa), confessions, et le portrait d’un père qui, dans la poésie, aimait surtout « ce qui nous met en garde que la vie est brève et la mort longue  ».

Un texte étincelant de grâce et de finesse qu’on ouvre comme une boite aux trésors et dans lequel on puise savoir, beauté et espoir.
16,00 €
Dernière lutte avant l'aube
Grasset
Toute course en avant vers des buts trop élevés mène à l'abîme. Les mystificateurs qui affirment l'inverse en falsifiant le réel sont nombreux ; aussi, quand débute cette histoire, on ne sait trop si l'on entre dans un conte fantastique ou dans la plus cruelle des réalités.

Jean et Sarah n'ont pas encore vingt ans.  Quelque part aux îles Moluques, ils rencontrent  Mathilde,  une vieille dame étrange, perdue dans le labyrinthe d'une quête impossible ; depuis sa jeunesse, elle parcourt le monde à la poursuite d'un mythe qui s'évanouit sans cesse : une mer inconnue que le poète Grec Pindare aurait atteinte il y a vingt-cinq siècles, pour y découvrir  qu'elle seule permettait aux hommes  d’« épuiser le champ du possible », comme il le chantait dans ses vers. Nul ne sait où se trouve cette mer, mais certaines légendent la situent  aux confins des territoires glacés du Grand Nord, dans un pays qu’aucune carte ne mentionne…

Jean et Sarah décident de suivre Mathilde dans sa quête.  Aux îles de l’Amirauté, ils croisent la route du capitaine  *Ha Ha* et de son équipage embarqués sur le cargo *Hourra* dans une aventure aussi folle que la leur.Commence alors le plus singulier des voyages. Roman philosophique sur l'absurde, *Dernière lutte avant l'aube*  est une interrogation sur l'espoir et les illusions qui ne cessent de hanter notre imaginaire en dépit de la précarité des entreprises humaines.
17,00 €
Impardonnable
Grasset
Deux récits, deux voix, deux ennemis a priori.

Lui s’appelle Paul Dufourcq. Jusqu’à peu, il avait une situation, une famille, un grand appartement dans le XVIème arrondissement de Paris, une vie. Mais un soir, il rentre en voiture après avoir bu, renverse un jeune homme à scooter et prend la fuite. L’accident tue l’adolescent et envoie Paul derrière les barreaux d’une prison. Elle s’appelle Anna. Elle a perdu sa fille, Lucie, dans des circonstances similaires, mais son coupable à elle s’en est sorti avec un bracelet électronique. Depuis, Anna va de rage en peine. La justice les a broyés tous deux, murant l’une dans la colère et l’autre dans la culpabilité. Pour les aider, on leur propose de participer à une autre forme de justice, dite restaurative. Anna devra rencontrer Paul, l’écouter, lui parler. De son côté, Paul pourra enfin s’excuser. Mais peut-on accorder son pardon à celui qu’on ne hait que par procuration  ? Et peut-il affranchir de la culpabilité  ?

On suit d’abord à tour de rôle les récits séparés d’Anna et Paul, revivant avec eux leur histoire, du procès aux murs de béton ou de rage entre lesquels ils vivent depuis deux ans. Jusqu’à leur rencontre, point d’acmé de ce roman tendu comme une corde sur laquelle Mathieu Menegaux, funambule attentif, évolue pour nous faire éprouver les sentiments qui rongent ses personnages, honte, rage, peur et désir de vengeance, et éclairer aussi bien les impasses d’une justice qui punit, que les espoirs d’une autre appelant au pardon. Un roman poignant que la tendresse habite.
20,00 €
Les filles du 9 juin
Grasset
9 juin 1944. L’ambiance est à la fête dans les rues de Tulle tout juste libérées, lorsque soudain un grondement résonne – celui des blindés de la division SS «  Das Reich  », qui avant d’atteindre Oradour-sur-Glane reprend brièvement le contrôle de la ville et décide de mettre en œuvre des représailles. 99 hommes, sélectionnés au hasard, sont pendus aux balcons des maisons, sous le regard horrifié de la population. Parmi eux, le mari d’Hortense Chambel. Alors que la jeune femme enceinte assiste impuissante au spectacle funeste, les premières contractions se font sentir. Louise, qui voit le jour à l’instant même où son père meurt en martyr, sera traversée toute sa vie par une colère inextinguible contre l’impunité des bourreaux nazis, que l’Allemagne refuse d’extrader. Il faudra encore attendre une génération pour qu’une promesse d’apaisement émerge, incarnée par Zoé, la petite-fille d’Hortense, qui se lance à corps perdu dans le combat contre la résurgence des haines, près d’un demi-siècle après la fin de la guerre.

À travers cette vaste fresque familiale, c’est le destin de tout un pays que ce roman évoque en microcosme – ses blessures, ses secrets, ses fantômes. Trois femmes, trois époques, reliées par un même traumatisme auquel chacun répond comme il peut, tantôt par le silence, tantôt par la révolte.
24,00 €
Lee fantôme
Grasset
Ce qui fait le charme particulier de ce texte est précisément ce qui le rend difficile à résumer sans déflorer l’objet de sa quête.

Un «  mécontemporain  » enseveli sous les livres de sa bibliothèque vit si douloureusement l’appauvrissement émotif et poétique de notre époque qu’il préfère s’en évader par le songe, déambulant durant la traversée d’une nuit dans un passé qui l’obsède.

La légendaire Lee Miller est son fantôme, tandis qu’il erre lui-même comme un fantôme dans les années 30 à 50 du siècle précédent.

Génie des lieux  : l’appartement de la rue Victor Considérant qu’il a hérité de ses grands-parents donne sur l’atelier de Lee Miller, à l’époque où elle était encore la sublime muse de Man Ray, de sorte que l’histoire familiale du narrateur et celle de Lee Miller alternent jusqu’à leur énigmatique point de jonction.

Que peuvent bien avoir de commun le grand-père, issu d’une riche famille d’horlogers, qui quitte la ville allemande de Constance à la frontière suisse pour rejoindre la France dans les années 30  et la jeune Elizabeth Miller, dite Lee Miller, née sur les bords de l’Hudson River, mannequin à New York pour  *Vogue*  puis photographe débarquant dans le Paris surréaliste où l’imposent aussitôt sa beauté, sa liberté et sa puissance si fragile de femme blessée  ? La faune des artistes allemands réfugiés d’un côté, de l’autre une bande où gravitent Max Ernst, Picasso, Dora Maar, Paul Eluard et Nusch, qu’une photographie célèbre immortalise ensemble dans la sensualité d’un été à Mougins en août 1937, avant que la grande nuit ne tombe sur l’Europe  ?

Quel rapport entre Georg Esler, le meilleur ami du grand-père, qui rate le 8 novembre 39 sa tentative d’attentat contre Hitler  et Lee Miller, devenue en 1943 correspondante de guerre embarquée avec les troupes américaines dans leur progression en Allemagne, et à qui l’on doit cette légendaire photo dans la baignoire de l’appartement du Fürher?

Le destin aurait-il réuni les uns et les autres le 30 avril 1945 à la libération du camp de Dachau  ? Et si oui, de quel côté des barbelés  ?

Un magnifique portrait de femme, une subtile méditation sur la guerre et le mal  : un roman apparemment inactuel… qui tombe en pleine actualité.
19,00 €
Un irrésistible penchant
Grasset
Quels liens improbables unissent une petite culotte et une partie d’échecs sur un toit de New York ?

En vingt chapitres aussi vifs que décalés, Hubert Antoine retrace les tribulations de Kitano, étudiant en histoire de l’art au talent de portraitiste rare dont l’imagination débordante l’entraîne sur des terrains périlleux. Un moment sensuel avec Enea — brillante camarade de classe et compagne de son meilleur ami— suffira à fissurer l’équilibre jusque-là parfait du trio. Faut-il avouer ce dérapage à Max-Igor  ? Comment préserver la complicité avec Enea sans trahir son presque frère ? La situation se corse lorsque les deux étudiants sont envoyés par leur professeur à New York pour participer à une vente aux enchères aux allures d’opération clandestine. Entre malentendus, désirs esquivés et blizzard, l’ambiguïté entre les condisciples atteint son sommet après un incident révélateur. Il reviendra finalement à Max-Igor de dénouer la crise, en exigeant la plus provocante des réparations. Gauguin,Tom Waits, Marcel Duchamp, Pandora Groovesnore… mais aussi les grands piliers de l’histoire de l’art deviennent les pièces d’un vaste jeu d’échecs avec lesquelles les amis d’enfance se défient, se cherchent et se mettent en danger.

Avec une virtuosité réjouissante, Hubert Antoine explore les frontières mouvantes du désir et de la fidélité. On referme ce roman, épris d’une question essentielle : pourquoi cette histoire se raconte-t-elle au présent ?
17,00 €
L'agenda idéal
Grasset
Il est rare d’avoir accès au Journal intime qui documente les circonstances de notre arrivée en ce monde. Qui en consigne les désirs et les doutes. Les regrets et les rancœurs. Est-ce un cadeau ? À la disparition de sa mère Judith, avec laquelle elle avait noué depuis toujours une relation difficile, Læticia doit inventorier et débarrasser l’appartement familial. Elle y découvre, laissé en évidence, l’agenda de 1961 de sa mère, comme s’il avait été placé là pour qu’elle prenne connaissance de l’année mystérieuse de sa conception. Descendante d’une famille juive russe qui a fui les pogroms pour s’exiler aux États-Unis, Judith est l’héritière d’une histoire complexe, parfois douloureuse, où le désir et la mélancolie de l’exil, les plaisirs de la vie et du langage, les ambitions intellectuelles, les rêves et les non-dits ont façonné une mythologie dont ce minuscule objet devient le lieu de mémoire. La jeune Américaine brillante et ambitieuse, venue en France pour s’accomplir mais piégée par le destin, y a confié beaucoup d’elle, comme pour laisser, des décennies plus tard, un ultime message de réconciliation à cette fille non désirée qui a bouleversé le cours de son existence. Récit d’investigation intime et regard subtil sur les années 60, *L’Agenda idéal* est un texte puissant et fragile, émouvant et juste.
19,00 €
Chemin des falaises
Grasset
Comment Marie, qui a toujours détesté la campagne et n’a jamais tellement aimé les chiens, se retrouve-t-elle à vivre seule dans un hameau normand avec un malinois de vingt-cinq kilos ? Il a suffi d’une seconde. Une seconde d’inattention, un camion dans un virage, et tout a basculé. Alex n’est plus là et Marie se retrouve veuve, avec pour seul compagnon le chien qu’il avait recueilli.

Un long voyage commence pour elle. De Berlin, où ils vivaient leur vie rêvée et cosmopolite, elle part s’installer aux abords de Fécamp, où Alex avait ses racines, et où il espérait finir ses jours. Là, dans la maison du chemin des Falaises, qu’un escalier construit par des prisonniers de guerre allemands relie à la mer, elle affrontera l’épreuve du deuil. Ici, elle survivra ou elle sombrera avec la ville. Car comme elle, Fécamp a connu des jours meilleurs - les années fastes ne sont plus qu'un lointain souvenir pour un peuple de héros déchus, rudoyés par les vagues et lancés à marche forcée vers la modernité.

*Chemin des Falaises* est l’odyssée d’une femme qui navigue sur l'étroite ligne de démarcation entre la solitude et la folie, et que la vie embarque en des contrées inattendues. Marie, qui croyait pouvoir tout maîtriser, doit lâcher prise et se laisser porter... Elle croisera des voisins indiscrets, des femmes bavardes, des lamas, un clown, une veuve ukrainienne, un pêcheur intolérant, des Parisiens plus fermés encore, des jeunes désœuvrés, un loup de mer renfrogné. Grâce à son chien, elle apprendra à les connaître et à les apprécier, de la même manière qu’elle finira par tomber amoureuse de son nouveau port d’attache. Pour Marie comme pour Fécamp,  *Chemin des Falaises*  est une histoire de naufrage et de résurrection.
20,00 €
La vraie vie de Sawsan
Grasset
Mais qui est réellement Sawsan  ? Professeure de danse, amante discrète et amie évanescente, elle a surgi un soir dans la vie de la narratrice alors que celle-ci travaillait derrière le comptoir d’un bar parisien. La jeune femme est immédiatement fascinée par l’aura de la danseuse, une obsession qui ne va cesser de se nourrir de la curiosité et du désir qui croît en elle. Elles se revoient après cette soirée, se rapprochent, mais derrière l’énergie hypnotique de Sawsan semble se dissimuler un soleil noir difficile à déchiffrer.

La barmaid a du mal à trouver sa place dans cette relation, et cela la renvoie à ses propres angoisses sociales  : on lui reproche de trop s’effacer, de ne pas imposer ses choix, de plier face à la violence masculine qui régit son groupe d’amis. Mais alors que l’arrivée de Sawsan bouscule entièrement sa vie, elle ne réalise pas encore que certaines histoires d’amour sont bien différentes de celles auxquelles on aimerait croire…

Après le succès d’*Adieu Tanger*, Salma El Moumni continue d’explorer la complexité des relations humaines en nous plongeant dans une enquête intime jusqu’à sa déflagration finale. Car pour comprendre la vraie vie de Sawsan, elle transforme ses lecteurs en voyeurs. Mais aussi en complices.
18,00 €
Le système de l'argent
Grasset
«  J’ai besoin d’un vieux, pour inspirer confiance. Des vieux, on en trouve partout. Mais des vieux comme toi, je n’en connais qu’un. Pendant toute ta vie, tu as réussi à oublier le petit garde rouge que tu étais dans ta jeunesse, le justicier des usines, le casseur de flics, le voleur de bibliothèques, l’ami des pauvres. Et tu as réussi à ne plus croire en rien. C’est très fort. Tu es un monstre, Lux. Quelqu’un qui ne croit en rien est capable de tout.  »  : ainsi s’adresse Christian Alexander Smith à Luc/ Lux Desanges.

Le premier, la trentaine, est un jeune self made man d’origine européenne, startupper richissime sans autre patrie que celle du profit, ami de tous les milliardaires libertariens de la tech, qui entreprend avec sa folie visionnaire apocalyptique d’acheter à prix d’or de gigantesques zones franches pour la survie des plus nantis, hors du contrôle des Etats impuissants (la Ligue des Territoires de demain), maniant avec dextérité la novlangue cynique d’un discours progressiste (écologie, expérimentation sociale, etc.) pour mieux camoufler ses intentions totalitaires et mercantiles.

Le second, 73 ans, est un ancien militant révolutionnaire établi en usine dans les Vosges. Ses rêves fracassés à 23 ans, il traine le cadavre de sa jeunesse pendant la Révolution des Œillets au Portugal, où il pille les riches bibliothèques privées pour faire commerce de livres anciens au point de devenir bibliophile (il fournit à ce titre un certain… François Mitterrand, qui le prend en affection et se confie à lui lors de ses déambulations parisiennes clandestines). Devenu riche, il se retire en ermite contemplatif et romantique dans une petite île bénie de l’archipel de Malte d’où va l’extirper Smith afin qu’il pilote le commando d’experts embauchés pour   faire main basse sur les médias influents, puis sur les vastes territoires (France, Europe, Afrique) des futures zones franches.

Ce roman-monde nous fait passer sans transition du monde d’en haut où voyagent sans frontière les tycoon de la finance dérégulée (Washington, Moscou, Tripoli, Benghazi, Beyrouth, Bruxelles, La Valette, Gozo, Kigali,   Malte, Lisbonne…) au monde d’en bas (les Vosges, la Lorraine… ) où s’agitent les petits insectes humains que les premiers tentent d’écraser  ; du plan large des kleptocrates idéologues au plan serré des femmes et des hommes encore porteurs d’un idéal  ; du point de vue panoramique des drones tueurs sans âme au point de vue subjectif des individus de chair et d’os (il en reste…).

Ce «  système de l’argent  » au plus haut niveau est-il assez huilé pour broyer les citoyens ordinaires et les déraciner de toutes leurs traditions, ou quelques grains de sable obstinés finiront-ils, dans l’arrière-pays du Mont Tomis (sud de la France), par enrayer la mécanique terrifiante de déshumanisation  ? Luc se réveillera-t-il de sa longue léthargie dépressive  ?
24,00 €
Les Recyclés
Grasset
Bienvenue dans une société qui n'est pas encore la nôtre, où chaque personne insatisfaite de son prochain dispose du droit d’engager contre lui, au sein d'un couple ou d’une famille, une procédure légale de recyclage à laquelle la personne rejetée n’a aucun moyen de s’opposer.

Dépossédé(e) de tout, encaserné(e) dans un centre spécialisé (une manière de SPA pour humains), le ou la recyclé(e) se voit proposé(e) publiquement à l'adoption, chaque week-end, sous un hall. Etant entendu que la personne adoptante a la faculté, si la greffe ne prend pas, de procéder à un "rendu", comme dans un magasin, en restituant l’adopté(e) au Centre.

Cette mise à disposition par voie de recyclage, le plus souvent subie, peut être volontaire. Nivôse, jeune retraité las de lui-même et de sa vie mais répugnant au suicide, a choisi cette échappatoire.

C’est à travers ses yeux que nous découvrons les rituels et la faune du Centre. L'une après l'autre, deux femmes en jachère affective se portent adoptantes du désenchanté et échouent à le réconcilier avec la vie. Peut-être la résurgence d'un épisode oublié de sa jeunesse y parviendra-t-elle ?
19,00 €
Bocuse
Grasset
De la cuisine il a fait un art, de son nom, une légende, et de sa vie, un roman.

Gautier Battistella nous plonge dans la fascinante histoire de Paul Bocuse, figure emblématique de la gastronomie française du xxe siècle. De ses racines familiales sur les rives de la Saône aux trois étoiles Michelin tant convoitées (il les conservera 53 ans, de 1965 à sa mort en 2018), ce roman biographique retrace le parcours d’un génie de la cuisine – et des affaires.

Le livre s’ouvre sur les années de formation de « Paulo » dans le village de Collonges-au-Mont-d'Or, où la nature et les traditions d’une dynastie d’aubergistes ont façonné ses premiers souvenirs. S’ensuit son apprentissage dans les cuisines de la grande Eugénie Brazier puis du célèbre Fernand Point, dont la philosophie et la rigueur vont laisser sur lui une empreinte indélébile. Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle le soldat Bocuse est grièvement blessé, l’esprit frondeur du jeune chef accompagne le réveil de la société française. De la Libération à la naissance du Concorde, c’est tout un siècle qui défile sous ses yeux et les nôtres. Création de ses plats signatures, amitiés indéfectibles avec Michel Guérard et les frères Troisgros, rivalités avec Gault et Millau, aventures féminines, rencontres avec Romain Gary ou encore Charles de Gaulle, ces décennies vont forger le mythe Bocuse. Paul comprend très tôt les ficelles de la communication et du capitalisme : il ne lui reste plus qu’à partir à la conquête du monde…

Avec humour, tendresse et un sens aigu du détail, *Bocuse* révèle la complexité d’un homme traditionnel et révolutionnaire, bon vivant et perfectionniste, délicat et ogre à la fois. On y découvre les coulisses de la « Nouvelle Cuisine », l’invention du chef médiatique, les aventures de Paul Bocuse en Amérique et au Japon, ainsi que ses doutes et la difficile question de son héritage. L’histoire d’un chef légendaire qui a transformé un métier en art national.
22,00 €
ROTOTO Ier
Grasset
ROTOTO Ier a pris le pouvoir aux ROTOTOS-UNIS. Il l’exerce de la manière la plus odieuse, se prétendant un génie, terrorisant son chambellan, révélant aux enfants que le Père Noël n’existe pas, écrivant des traités où il tranche d’économie et de science, provoquant un scandale après l’autre, rotant. Le roi *est* le bouffon.

ROTOTO Ier n’a qu’un désir, la guerre. Il vient en visite officielle en France où il compte acheter le château de Versailles pour le transformer en ROTOTOGOLF. La jeune Charlotte, étudiante exaltée, a le projet de l’assassiner. Pareils à des consciences, Winston Churchill et Eleanor Roosevelt interviennent en personne tout au long de l’histoire.

Depuis son premier roman, *Confitures de crimes*, où un poète hystérique prend le pouvoir en France, à *Dans un avion pour Caracas* où c’est Hugo Chávez qui menace, Charles Dantzig s’intéresse à la question de la tyrannie. Donald Trump la pose chaque jour de manière plus insistante.
12,00 €