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Le jour de congé
Gallimard
Galla a quatorze ans. Elle veut réaliser un vieux rêve : acheter les terres promises et sauver la famille de cette ferme égarée au cœur des marécages où se perdent les hommes et les bêtes. Elle abandonne la maison et les sœurs innombrables, malgré les supplications de la mère que son absence laisse inconsolée.La voilà donc, sauvage gamine amoureuse du soleil, incongrue dans le monde policé des lycéennes, dont une seule, la belle et lumineuse Fanny, s'intéresse à elle.Galla réalisera-t-elle son rêve ? Vient ce samedi triste de décembre où le désir de revoir sa mère la décide à revenir chez elle. Elle parcourt sur sa vieille bicyclette les trente-cinq kilomètres qui la séparent de la maison. Lorsque enfin elle arrive, son père la chasse. Pourquoi ?

Galla a quatorze ans. Elle veut réaliser un vieux rêve : acheter les terres promises et sauver la famille de cette ferme égarée au cœur des marécages où se perdent les hommes et les bêtes...
9,00 €
Un paria des îles
Gallimard
Encouragé à poursuivre sa carrière littéraire après son premier livre, La Folie Almayer, Joseph Conrad, dans Un paria des îles, reprend le même lieu et les mêmes personnages, mais quinze ans plus tôt. Continuant à remonter le temps, il les rajeunira encore dans un troisième roman, La Rescousse.Le livre paraît en en 1896. C'est l'histoire nocturne, ténébreuse, d'un homme qui a failli, Willems, et que son maître, le célèbre capitaine Lingard, condamne à rester captif de la forêt équatoriale, à une cinquantaine de kilomètres de la mer. Willems est littéralement englouti par la forêt, par l'amour dévorant d'une femme indigène, Aïssa, et par son propre chaos intérieur. Dans ses efforts pour survivre, il va faire le malheur de son rival Almayer, et provoquer par trahison l'arrivée et l'installation des Arabes dans ce comptoir situé sur le fleuve, dont l'accès était jusque-là un secret.

Encouragé à poursuivre sa carrière littéraire après son premier livre, La Folie Almayer, Joseph Conrad, dans Un paria des îles, reprend le même lieu et les mêmes personnages, mais quinze ans plus tôt.
12,00 €
Nouvelles Hébrides / Dada-Surréalisme
Gallimard
Nouvelles Hébrides, texte qualifié de «roman» par son auteur, fut rédigé en quelques séances d'«écriture automatique» en avril-mai 1922. Texte explosif marquant l'entrée en force de Robert Desnos dans le groupe de Littérature, déjà «surréaliste» sans encore

avoir l'estampille officielle du Manifeste de 1924. Se réclamant de l'exemple des Champs magnétiques de Breton et Soupault, Nouvelles Hébrides s'en démarque fortement par l'inspiration et le ton. Le «roman» accumule sans la moindre retenue des scènes érotiques et des aventures scabreuses, un rythme haletant, une libre allégresse emportent ces pages. Dada-Surréalisme 1927 relève d'une toute autre écriture. Ce dossier, élaboré au fil de l'année 1927, répond à une commande de Jacques Doucet, qui cherchait à rester informé de l'histoire du mouvement surréaliste, au moment où Breton et Aragon lui signifiaient abruptement leur rupture à son égard. Publiés pour la première fois en 1978, ces textes sont dans le présent volume précédés d'une préface inédite et suivis de notices augmentées.

Nouvelles Hébrides, texte qualifié de «roman» par son auteur, fut rédigé en quelques séances d'«écriture automatique» en avril-mai 1922. Texte explosif marquant l'entrée en force de Robert Desnos dans le groupe de Littérature, déjà «surréaliste» sans encore avoir l'estampille officielle du Manifeste de 1924...
11,00 €
Before Storm #1 : Le candidat
HarperCollins
Pourra-t-elle survivre à la tempête Storm  ?

Juliette Hildegarde est l’arme secrète de Chéret & Associés, un cabinet parisien de lanceurs d’alerte chargés de réunir des preuves et des témoins pour détruire la réputation de personnalités corrompues. Redoutable et méthodique, Juliette n’a jamais laissé ses émotions interférer dans son travail. Jusqu’à ce qu’elle croise le chemin de sa nouvelle cible, Damen Storm.  Favori dans la course à la présidence, Damen est aussi brillant que séduisant. Dès leur première rencontre, un jeu de pouvoir intense et troublant s’installe entre eux, mettant à mal les certitudes de Juliette. Il semble jouer avec ses propres règles, la défiant à chaque étape. Les gens sensés fuient la tempête… mais elle ne peut s’empêcher de le désirer.  Dans cette bataille où se mêlent pouvoir et passion, Juliette se retrouve face à un adversaire qui pourrait bien faire tomber toutes ses défenses.

«  Une romance politique avec des minorités et des messages forts ? Je signe immédiatement ! »

Lebooksansnom

#romancepolitique #girlboss

* Niveau d'intensité = 3/4

* Présence de trigger warnings

À propos de l’autrice

Passionnée de cinéma et de littérature,  Emilie Hicks se définit comme une autrice de romance engagée. Elle explore des sujets d’actualité forts dans ses intrigues, les questionne à travers ses personnages et espère ainsi nourrir la réflexion de ses lecteurs.
8,90 €
Before Storm #2 : Le projet
HarperCollins
L'ouragan et la tempête sont dans l'arène

Contrainte de quitter l'équipe Storm pour rejoindre celle de son père, principal adversaire de Damen à l'élection présidentielle, Juliette n'a qu'un seul objectif : abattre l'ennemi de l'intérieur et prouver à Damen qu'elle ne l'a pas trahi. Mais la tempête n'est jamais bien loin...

Si officiellement Juliette et Damen ne peuvent plus s'approcher, chaque moment volé en coulisses est plus passionné que le précédent. Plus Juliette en apprend sur le passé du candidat, plus elle est déterminée à faire tomber ceux qui, dans l'ombre, oeuvrent pour lui nuire. Son enquête la mène en terrain miné, où le danger rôde à chaque pas. Mais, dans cette partie où tous les coups sont permis, la reine joue pour gagner.

Alors que les pièces sont de plus en plus nombreuses sur l'échiquier, Juliette et Damen vont devoir affronter leurs propres démons pour espérer survivre au déluge.

« Deuxième tome, deuxième claque. Un roman fort, engagé, bouleversant. Une romance qui fait battre le coeur, des personnages inoubliables, et une fin qui nous laisse à genoux. »

paulina\_bookaddict

#romancepolitique #girlboss

* Niveau d'intensité = 3/4

* Présence de trigger warnings

À propos de l'autrice

Passionnée de cinéma et de littérature, Emilie Hicks se définit comme une autrice de romance engagée. Elle explore des sujets d'actualité forts dans ses intrigues, les questionne à travers ses personnages et espère ainsi nourrir la réflexion de ses lecteurs.
8,90 €
Before Storm #3 : L'adversaire
HarperCollins
La tempête gronde encore... et la partie est loin d'être terminée.

La *disparition* de Damen a plongé le pays dans le chaos. Les tensions sociales s'intensifient, et la montée en puissance de la FEA menace l'équilibre politique, tandis que le monde de Juliette s'effondre. Bouleversée mais déterminée, elle poursuit la lutte, épaulée par la Meute et ses alliés. Cette quête de justice réveille un passé qu'elle croyait enfoui à jamais et la pousse finalement à affronter Auguste, son propre père, qui pourrait bien être son adversaire le plus redoutable.

Face à des ennemis prêts à tout pour cacher leurs crimes et s'emparer du pouvoir, Juliette devra avancer ses pions avec prudence pour protéger ceux qu'elle aime et exposer la vérité.

« Rendez-vous dans l'oeil du cyclone. »

« Ce troisième tome offre un équilibre magistral entre intrigue, émotions et romance. Rien ne prend le dessus : tout s'entremêle avec une précision incroyable, créant un rythme qui ne faiblit jamais. »

Leopoldinemcd39

*Tropes : #romancepolitique #girlboss*

*Niveau d'intensité : 3/4*

*Présence de trigger warnings*

À propos de l'autrice

Passionnée de cinéma et de littérature, Emilie Hicks se définit comme une autrice de romance engagée. Elle explore des sujets d'actualité forts dans ses intrigues, les questionne à travers ses personnages et espère ainsi nourrir la réflexion de ses lecteurs.
8,90 €
Before Storm - T3 : L'adversaire
HarperCollins
*La tempête gronde encore... et la partie est loin d'être terminée*

La disparition de Damen a plongé le pays dans le chaos. Les tensions sociales s’intensifient, et la montée en puissance de la FEA menace l’équilibre politique, tandis que le monde de Juliette s’effondre. Bouleversée mais déterminée, elle poursuit la lutte, épaulée par la Meute et ses alliés. Cette quête de justice réveille un passé qu’elle croyait enfoui à jamais et la pousse finalement à affronter Auguste, son propre père, qui pourrait bien être son adversaire le plus redoutable.

Face à des ennemis prêts à tout pour cacher leurs crimes et s’emparer du pouvoir, Juliette devra avancer ses pions avec prudence pour protéger ceux qu’elle aime et exposer la vérité.

« Rendez-vous dans l’œil du cyclone. »

*Tropes : #romancepolitique #girlboss*

*Niveau d'intensité : 3/4*

*Présence de trigger warnings*

À propos de l'autrice

Passionnée de cinéma et de littérature, Emilie Hicks se définit comme une autrice de romance engagée. Elle explore des sujets d’actualité forts dans ses intrigues, les questionne à travers ses personnages et espère ainsi nourrir la réflexion de ses lecteurs.
18,50 €
Book Lovers
Hauteville
La réalité est définitivement bien plus surprenante que la fiction...

Redoutable agente littéraire new-yorkaise, Nora Stephens ne vit que pour les livres. Après une énième rupture, sa soeur l'embarque pour un mois à Sunshine Falls. Elle connaît le cliché : la citadine accro au boulot métamorphosée par un séjour dans une jolie petite ville. C'est même devenu un *running gag*, vu que tous ses ex l'ont larguée en trouvant « la bonne » dans un décor de comédie romantique. Mais au lieu d'un bûcheron sexy, celui qu'elle croise sans arrêt, dans une série de coïncidences digne d'un roman à l'eau de rose, c'est Charlie Lastra, un éditeur taciturne et l'antagoniste de sa vie professionnelle. Elle n'a rien d'une héroïne. Il n'est pas le prince charmant. Pourront-ils écrire leur propre histoire ?

L'autrice phénomène, aux plus de 10,5 millions d'exemplaires vendus dans le monde !

« Magique, réjouissant et absolument unique : l'écriture d'Emily Henry est un vrai cadeau qu'elle offre au monde. J'ai aimé chacun de ses romans plus encore que le précédent, au point de brûler d'impatience de voir dans quel état me mettra le prochain !» Ali Hazelwood, autrice de *The Love Hypothesis*

« La lecture parfaite pour les fans de comédies romantiques. C'est un roman à la plume mordante et résolument moderne, porté par une héroïne déterminée qui ne s'excuse pas d'être ambitieuse, et qui aborde avec justesse le thème du deuil. Les lecteurs savent qu'Emily Henry excelle dans l'art du dialogue et des romances à faire fondre... mais celui-ci pourrait bien être son meilleur. Une vraie bouffée d'air frais. » Taylor Jenkins Reid, autrice des *Sept Maris d'Evelyn Hugo*

« C'est le signe que j'aime un livre - et son autrice - quand je dégaine mon fidèle stylo bille et que je prends frénétiquement des notes sur chaque page... et c'est exactement ce que je viens de faire avec la divine Emily Henry. J'ai dévoré *Book Lovers* sans pouvoir m'arrêter. L'écriture de cette autrice est un vrai rayon de soleil. Je suis totalement sous le charme de son humour mordant et lucide, de la jubilation qu'elle insuffle à chaque phrase finement ciselée, et de son irrésistible penchant pour les belles histoires d'amour. » Katherine Center, autrice de *The Bodyguard*

« Les livres d'Emily Henry sont un véritable cadeau, l'équilibre parfait entre sensualité et tendresse. Son écriture est d'une fluidité déconcertante, ses personnages irrésistibles. Mon seul reproche : on voudrait que le roman ne se termine jamais ! » V.E. Schwab, autrice de *La Vie invisible d'Addie Larue*

« Charmant, sincère et plein d'esprit, *Book Lovers* est un *Schitt's Creek* pour les amoureux des livres. Un pur bonheur pour tous ceux qui ont déjà secrètement pris le parti de la carriériste dans une comédie romantique. Personne n'écrit ce genre d'histoire aussi bien qu'Emily Henry. » Casey McQuiston, autrice de *My Dear F\*\*\*ing Prince*

« On peut toujours compter sur Emily Henry pour nous offrir une bonne romance à dévorer en vacances ! » *L'Éclaireur Fnac*
18,95 €
Enquête sur un sabre
Gallimard
«Il y a une logique imparable dans le fait que Krasnov se soit jeté dans les bras du fascisme, car le fascisme est avant tout une incapacité à percevoir la poésie dans la dure et lourde prose quotidienne, c’est la recherche d’une fausse poésie, emphatique et excitée. Mais cette logique est grotesque, parce que Krasnov chercha précisément la défense de l’aventure, de la chevalerie et de la tradition dans le nazisme, le plus mortel ennemi de la tradition et de l’aventure, caserne totalitaire et technologique qui nivelait la vie par une uniformité bien plus rigide que celle imputée aux démocraties méprisées. En mettant son sabre au service du IIIᵉ Reich, Krasnov le retournait contre lui-même, contre ses cavaliers et contre les lointains indicibles de la steppe.» Les faits historiques évoqués dans ce récit se sont déroulés en Carnie entre l’été 1944 et le printemps 1945. La Carnie, au nord du Frioul, était occupée par les Allemands et l’armée de cosaques composée de tous ceux qui s’étaient résolus à collaborer avec le IIIᵉ Reich après avoir fui la Russie stalinienne. Les nazis, en échange, leur avaient promis une patrie. Parmi les officiers à la tête de cette armée cosaque domine la figure de Krasnov, personne légendaire dont la mort resta longtemps enveloppée d’un épais mystère et de diverses légendes.

«En mettant son sabre au service du IIIᵉ Reich, Krasnov le retournait contre lui-même, contre ses cavaliers et contre les lointains indicibles de la steppe.»
8,50 €
Chroniques
Gallimard
"Les romanciers sont des sots, qui comptent par jours et par années. Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme. Il y a des jours montueux et malaisés qu'on met un temps infini à gravir et des jours en pente qui se laissent descendre à fond de train, en chantant. Pour parcourir les jours, les natures un peu nerveuses surtout disposent, comme les voitures automobiles, de “vitesses différentes”." Sont réunis dans ce volume, sous le titre de Chroniques, un ensemble d'articles de Marcel Proust pour la plupart publiés dans Le Figaro au cours d'une période de trente années qui s'étend de 1892 à 1921. En dehors de ces contributions publiées dans le quotidien, le volume rassemble des articles du Banquet, de Littérature et critique, de La Revue Blanche et de La Nouvelle Revue Française. Ces diverses études ont été classées sous quatre rubriques : Les salons. La vie de Paris - Paysages et réflexions - Notes et souvenirs - Critique littéraire.
10,00 €
Salut Masino
Gallimard
Livre surprenant, livre singulier : écrit en 1926, c’est le premier récit en date qu’ait composé Cesare Pavese et qui fut trouvé parmi ses papiers au lendemain de sa mort. On y suit, par récits alternés, les destins de Masino, jeune journaliste à la recherche de lui-même, et de Masin, ancien mécano chez Fiat, qui s’exile dans les Langhe chères à Pavese, pour en revenir mué en mari bientôt homicide. Pourquoi ces vies parallèles, sortes de petits voyages au bout de la nuit, scandés par des poèmes ? À travers Masino comme à travers Masin, Pavese s’avoue et se révèle, dans sa faiblesse et sa candeur, mais aussi s’affirme dans un humour du plus beau noir.

À travers Masino comme à travers Masin, Pavese s’avoue et se révèle, dans sa faiblesse et sa candeur, mais aussi s’affirme dans un humour du plus beau noir.
7,90 €
Les chiens aboient
Gallimard
«Je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs - notes sur certaines gens, sur certains sites - comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années.Tout dans ce livre est emprunté à la réalité, ce qui ne veut pas dire que ce soit là le réel à l'état brut ; mettons que c'en est la meilleure approximation possible pour moi : un reportage même, à tout prendre, ne peut se dire vérité pure ; et pas davantage l'objectif d'une caméra. Car enfin, l'art n'est pas de l'eau pasteurisée : notre façon de percevoir, nos préjugés, le choix opéré par notre sensibilité, tout cela vien troubler le cristal du Vrai absolu.» Chacun des vingt-trois textes rassemblés ici vient illustrer cette conception toute intuitive de l'art dans sa relation avec la vie.

«Je considère ces textes brefs, ces silhouettes et ces souvenirs - notes sur certaines gens, sur certains sites - comme une sorte d'atlas personnel, de géographie de ma vie d'écrivain tout au long de trois décennies : en gros, de 1945 à ces dernières années.»
8,90 €
De ma lucarne
Gallimard
Il n'est ici question que d'amour, de l'amour qu'un écrivain porte à une ville, sa ville. Calet est uni à Paris, c'est l'un des thèmes essentiels de son œuvre. Il entend en montrer toutes les faces, les plus cocasses comme les plus pathétiques, mais surtout, par une apologie du quotidien qui dévoile tout - la grandeur et le moindre -, Calet hausse jusqu'à sa vraie hauteur la ville de son pas et de ses rêves. Les lieux pittoresques abondent, l'étrange est là, prêt au contrepoint. L'art du conteur qui se donne libre cours dans De ma lucarne compose une sorte de périple rêveur au cours duquel Calet opère dans Paris vu de haut des préemptions pleines de tendresse.

Calet est uni à Paris, c'est l'un des thèmes essentiels de son œuvre. Il entend en montrer toutes les faces, les plus cocasses comme les plus pathétiques, mais surtout, par une apologie du quotidien qui dévoile tout...
9,90 €
Au cœur des ténèbres
Gallimard
«Le soleil disparut, l'ombre s'abattit sur le fleuve, des lumières commencèrent à apparaître le long du rivage. Le phare de Chapman, juché sur ses trois pattes au-dessus d'un banc de vase, brillait d'un éclat vif. Des feux de navires se déplaçaient dans la passe - tout un remue-ménage de fanaux qui montaient et descendaient. Et plus loin à l'ouest, très en amont, l'emplacement de la ville monstrueuse avait laissé sa marque sinistre sur le ciel ; la masse pesante et sombre de tout à l'heure, au soleil, était devenue sous les étoiles une énorme lueur blême. "Ici aussi, dit soudain Marlow, ç'a été un des coins obscurs de la terre."» Au cœur des ténèbres relate le voyage de Charlie Marlow, un jeune officier de la marine marchande britannique, qui remonte le cours d'un fleuve au cœur de l'Afrique noire. Le périple se présente comme un lent éloignement de la civilisation et de l'humanité vers les aspects les plus sauvages et primitifs de l'homme.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
10,00 €
Un drapeau sur l'île
Gallimard
Un drapeau sur l'île rassemble des récits écrits entre 1950 et 1965 dont certains ont été initialement publiés dans des périodiques américains. La plupart des histoires qui composent ce recueil ont pour cadre la Trinité et offrent une peinture humoristique des mœurs d'un milieu d'origine hindoue. Les anecdotes que Naipaul tire de la vie quotidienne et des situations familiales reposent sur les particularités ethniques qu'il note avec une grande exactitude. Certaines de ces nouvelles abordent également la terreur latente qui nourrit la vie ordinaire des immigrants londoniens, mais ne sont pas moins imprégnées de l'humour et du charme qui faisaient déjà la valeur de Miguel Street.

Un drapeau sur l'île rassemble des récits écrits entre 1950 et 1965 dont certains ont été initialement publiés dans des périodiques américains. La plupart des histoires qui composent ce recueil ont pour cadre la Trinité et offrent une peinture humoristique des mœurs d'un milieu d'origine hindoue.
11,50 €
Télex n°1
Gallimard
Dans ces chambres d'hôtel demeurent les lambeaux d'une histoire d'amour, un film se projette, on entend les échos lointains du vacarme du monde. Un téléscripteur dévide son ruban disparate, infini. Ce roman est une mince variation sur le thème de l'hôtel, présent dans de nombreux livres et au cinéma : The Chelsea Girls d'Andy Warhol ou Grand Hôtel de Vicki Baum d'où fut tiré le film célèbre avec Garbo.

Jean-Jacques Schuhl est l'auteur d'Ingrid Caven, prix Goncourt 2000.
8,20 €
Rendez-vous secret
Gallimard
Une femme disparaît. Emmenée à l'aube en ambulance. Hospitalisation forcée ? Enlèvement ? Fugue d'adultère ? Son mari enquête, de plus en plus certain d'être privé de son libre arbitre. Dans les souterrains d'un hôpital labyrinthique, structuré comme une ville fantôme sous surveillance électronique, entre des ruines de fondations, au milieu des préparatifs tragi-comiques d'une sinistre fête de commémoration, l'«homme» ne cesse d'errer, tout en rédigeant minutieusement des cahiers d'enquête. Un cheval qui mène l'opération. Une secrétaire nymphomane, conçue in vitro. Une fillette prostituée et mourante qui rétrécit d'heure en heure. Les figures que le narrateur croise appartiennent à un monde dominé par le sexe, l'angoisse, les manipulations scientifico-policières, le grotesque.Dosant avec une fascinante maîtrise l'absurde et le rationnel, Kôbô Abé signe avec Rendez-vous secret un roman policier, un livre pornographique, une fable poétique, un exercice de style de haute virtuosité. La comédie hyperréaliste du désespoir.

Dosant avec une fascinante maîtrise l'absurde et le rationnel, Kôbô Abé signe avec Rendez-vous secret un roman policier, un livre pornographique, une fable poétique, un exercice de style de haute virtuosité. La comédie hyperréaliste du désespoir.
10,50 €
Croquignole
Gallimard
«Croquignole n'était pas un homme comme les autres. Il possédait des yeux, un nez, des joues, une bouche et leur mise en place dans une tête charnue, avec, de plus, une fusion singulière de la chair dans la chair voisine : le nez gros et pris dans le visage, les yeux aux trois quarts entourés par les pommettes et deux joues qui avaient bien mûri. Pour la bouche, elle contenait des dents. D'ailleurs, ce n'était pas tout Croquignole. Il possédait encore une poitrine et deux bras. Il en parlait : - Regardez, ah ! mais regardez donc comme mes deux bras sont vides ! Ses deux jambes lui servaient à marcher de long en large, son poing aussi était utile. Il le tendait vers la fenêtre : - Vous la voyez, elle est encore fermée. Un de ces jours, je lui casserai la gueule.»

Né en 1874 à Cérilly dans l'Allier, mort prématurément en 1909, Charles-Louis Philippe, d'abord élève des Ponts et Chaussées, devint agent de la Ville de Paris. Auteur de nouvelles, de romans (parmi les plus célèbres La mère et l'enfant, Croquignole) et de contes, il a fait partie du comité de rédaction de La Nouvelle Revue Française.
7,00 €
Voyage en Alcarria
Gallimard
L’Alcarria est une région naturelle de la Nouvelle-Castille aux limites imprécises. Peu fréquentée, elle est pittoresque et accidentée, bien arrosée et fertile dans les vallées. La steppe et le maquis occupent une bonne partie de son sol avec une flore aromatique variée et abondante qui produit un miel excellent. Camilo José Cela, maître incontesté du roman espagnol du XXᵉ siècle, a passé jadis quelques jours en Alcarria. Pendant ses allées et venues à travers la région, il a consigné dans un carnet tout ce qu’il voyait : ces notes ont formé le canevas de ce livre qui a été écrit en se promenant et «à la bonne franquette». C’est un livre d’évasion écrit avec bonheur par quelqu’un qui a «pris la clé des champs».

L’Alcarria est une région naturelle de la Nouvelle-Castille aux limites imprécises. Camilo José Cela y a passé jadis quelques jours en consignant dans un carnet tout ce qu’il voyait. C’est un livre d’évasion écrit avec bonheur par quelqu’un qui a «pris la clé des champs».
7,65 €
Valjoie
Gallimard
Venu à Valjoie, où des citoyens de Boston tentent, dans les années 1830, une expérience de vie collective, Miles Coverdale tombe en plein mystère. Voici Zenobia, parfaitement belle et dominatrice, voici Priscilla, d'une grâce timide et frémissante, entraînées toutes deux dans l'orbite d'un inquiétant réformateur qu'obsède l'amendement des criminels, rivales et cependant unies, semble-t-il, par un lien inexplicable. Dans le cadre de ce phalanstère quelque peu fantaisiste, le lecteur est tenu en haleine par un drame psychologique conté au fil des souvenirs de Miles Coverdale - le porte-parole de Nathaniel Hawthorne - avec un humour savant et mesuré, souriant et mélancolique, qui projette un jour inédit sur le génie sombre et passionné de l'auteur de La lettre écarlate, ce compatriote d'Edgar Poe, cet ami de Melville, puritain et poète.

Venu à Valjoie, où des citoyens de Boston tentent, dans les années 1830, une expérience de vie collective, Miles Coverdale tombe en plein mystère...
9,95 €
La boutique obscure
Gallimard
Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films, figures qui ne doivent rien à la rhétorique et tout à une logique de la nuit qui peut-être est notre logique. Cette parole nocturne se développe de page en page avec une intensité que la plupart des romans actuels ne possèdent plus. Bien différente de celle qui le conduisit aux Choses ou à un exercice de style comme La Disparition ou encore à son roman picaresque La Vie mode d’emploi, la démarche de Georges Perec ici découvre une forme d’écriture nouvelle et suggère, au moment où l’expression traditionnelle doute d’elle-même, un mode d’écriture inédit et d’une inquiétante intensité. Dans un commentaire terminal, Roger Bastide montre comment, depuis l’établissement de la psychanalyse, les rêves renvoient aujourd’hui à une nouvelle réalité, une figure logique jusque-là inconnue.

Il existe une troublante relation entre le rêve et l’écriture : le surréalisme l’avait pressenti, Freud l’a expérimenté. Chez Georges Perec, le cheminement onirique prend la forme d’actions multiples, de scénarios, de matrices de contes, de récits, de films...
11,00 €
Une histoire modèle
Gallimard
«C'est en juillet 1942 que j'ai commencé d'écrire ce que je voulais intituler, en m'inspirant de Desargues : Brouillon projet d'une atteinte à une science absolue de l'histoire Si je publie aujourd'hui ce texte bien qu'inachevé (et dont je n'ai changé que le titre), c'est, d'une part, parce qu'il me semble fournir un supplément d'information aux personnes qui ont bien voulu s'intéresser aux Fleurs bleues, de l'autre parce que, même si l'on estime nulle sa contribution à l'histoire quantitative, on pourra toujours le considérer au moins comme un journal intime.» Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»

Cet essai de Raymond Queneau, écrit sous l'Occupation, est une méditation d'allure mathématique sur l'Histoire. L'auteur livre ici une réflexion sur les malheurs de ce temps, donnant ainsi une résonance toute particulière à cette première phrase : «L'Histoire est la science du malheur des hommes.»
6,50 €
Mémorial / Marcel Jouhandeau Mémorial, I : Le livre de mon père et de ma mère
Gallimard
Il demeure dans les replis de notre chair des vestiges de toute notre histoire et de toute l'histoire du monde. Rien ne se perd dans la nature et encore moins dans la nature de l'homme. Sous l'effet de certains traitements appropriés, qui sait si la mémoire d'Adam ou de quelqu'une de nos mères dont il reste en nous nécessairement trace ne s'éveillerait pas ? Au moins, de tout ce que nous avons vécu personnellement depuis notre naissance et même avant, qui représente un passé plus récent, plus immédiat, rien n'est mort tout à fait et si nous nous en donnions la peine, grâce à une lente éducation et à l'aide de pièges, encore à inventer, pourquoi ne serait-il pas permis de ressusciter, une à une, la suite de nos sensations, de nos expériences ?

Premier volume du Mémorial, ensemble de sept volumes que Marcel Jouhandeau a consacré à sa jeunesse, Le livre de mon père et de ma mère est centré sur les figures parentales à travers l’ambiance si particulière d’une enfance dans la boucherie familiale.
7,80 €
Le bref été de l'anarchie
Gallimard
Si Hans Magnus Enzensberger a choisi de nommer «roman» cette vie de Durruti, ce n'est pas par excès de modestie, et encore moins par ironie. Un souci de rigueur l'y conduit, rigueur ni plus ni moins paradoxale que l'entreprise du livre même. S'en expliquant, l'auteur justifie du même coup le parti qu'il a pris de «raconter» cette vie par le seul moyen d'un assemblage de documents : extraits de reportages, discours, tracts, brochures, Mémoires, interviews de témoins survivants, sans jamais intervenir directement dans le récit. Roman de collage donc, reconstitution toujours fragmentaire, à la fois lacunaire et trop riche, «contradictoire», toujours ramenée aux incertitudes scintillantes de la tradition orale : roman de Durruti, où l'Histoire apparaît comme «fiction collective».

Hans Magnus Enzensberger est né en 1929 en Bavière. Romancier, poète, essayiste, il est l'un des plus fins analystes de l'époque contemporaine. La publication du Perdant radical (Gallimard, 2006) a suscité la polémique en Allemagne.
13,00 €
Chaka
Gallimard
Chaka est le livre le plus célèbre de l'écrivain de langue souto, Thomas Mofolo. C'est une épopée inspirée de la vie réelle de Chaka (1786-1828) qui fonda un véritable empire en Afrique australe avant d'être assassiné par ses frères. Voici ce qu'écrit J.M.G. Le Clézio de ce livre où l'épopée est faite de la naissance d'un peuple : «L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels. Ce livre tragique et violent est aussi un livre d'images, un conte fabuleux, et un document sur la vie du peuple zoulou à la veille de l'arrivée des Oum'loungou, les Hommes Blancs. C'est bien là la force des grands poèmes épiques. Ils sont à la fois les livres d'un peuple, pleins de la vérité terrestre, et les messages secrets de l'au-delà. Chaka, symbole de la grandeur et de la chute de l'empire zoulou, par son aventure exemplaire nous révèle un autre monde où les vérités essentielles sont encore vivantes. Alors, écoutant cette parole pleine de force, nous reconnaissons notre propre aventure, qui va du réel au magique.»

Nouvelle édition en 2010

«L'on entend ici la voix des pasteurs bassoutos, leurs paroles à la fois cérémonieuses et pleines d'humour ; l'on entend la voix des conteurs, des guerriers, des féticheurs, comme autrefois, dans les chansons de geste, la voix des soldats et des ménestrels.» J.M.G. Le Clézio. Nouvelle édition.
12,50 €
La famille Vortex
Gallimard
La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Les Vortex ? C’est d’abord Solon, le père, ancien marin, et Olga, la mère, descendante des Arawaks (premiers occupants de l’île). Mais c’est surtout, issu de ce couple magnifique et solaire, de la «matrice d’or» d’Olga, un tourbillon d’enfants : Joseph le prélat, Louis le professeur, Edgard l’officier, Sylvain le médecin, et encore Astrid, Sylvie, Ludovic. Tous se jettent avec passion dans la vie sociale. Les enfants Vortex portent en eux les plus riches qualités d’Haïti. Mais pourquoi cette histoire, qui s’ouvre sur un Noël familial en Haïti, s’achève-t-elle par un Noël d’exil ? C’est que les destinées des Vortex ont été brisées par les tempêtes politiques, par la lutte pour le pouvoir et par la brutalité rusée de l’armée… La fécondité des Vortex, qui est celle même d’Haïti, s’est retournée en une stérilité désolée. Le roman de Métellus affirme, de tout son éclat sensuel, les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir. C’est avec cette vie humiliée mais indomptable que le romancier fait alliance, par son écriture même, par ses rythmes, par ses images, par ces «poignées de vent que chaque parole éjecte».

La famille Vortex est un roman plein d’une puissante poésie. Le vent le rythme, le souffle de la mer le traverse. Le roman de Métellus affirme les vivantes possibilités que recèle le peuple haïtien en dépit des intrigues du pouvoir.
9,00 €
Domestique chez Montaigne
Gallimard
Septembre 1980, sud-ouest de la France, une cloche qui tinte. C’est dimanche dans un village, beaucoup de touristes entre les collines couvertes de vignes. Quelqu’un s’interroge, une pancarte indique : «Château de Montaigne». L’homme vient-il ranimer des souvenirs scolaires ? Il hésite, de la fameuse tour au cabaret, à l’église. Que cherche-t-il ? À travers une intense pérégrination géographique, historique, littéraire, sentimentale, il s’abandonne à sa mémoire comme un ivrogne. Il visite, marche, s’identifie à l’air qu’il respire, au vin bu, aux gens d’aujourd’hui, d’hier. Quel souci le hante ? Il semble connaître les gardiens du château. Quel roman l’attache à ces remparts ? Témoigner de ce qui a pu être vécu en ces lieux, s’adonner à une fiction où des figures se forment et se défont au gré de variations infinies, tel paraît être le propos de l’auteur qui, à sa façon, par de singuliers détours, retrouve quelque chose de la démarche des Essais.

Né à Nantes en 1930, Michel Chaillou a publié une dizaine de livres et a obtenu en 2007 le Grand Prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
9,00 €
Vieille Sicile
Gallimard
Ces nouvelles ont été choisies à dessein pour dévoiler un aspect inconnu de Pirandello, un Pirandello régionaliste, tout nourri du folklore de son île, hanté par les récits entendus dans son enfance - légendes garibaldiennes, évocations de brigands. La Sicile de Pirandello se réduit d'ailleurs à un coin bien localisé, son pays natal, le pays d'Agrigente, son port, ses soufrières, sa campagne semi-tropicale, ses populations croupissant dans la misère, la superstition et l'ignorance séculaires, entretenues par le régime des Bourbons et des prêtres. Ce qu'on trouvera dans ce recueil, à travers la variété des images et du ton, c'est donc l'atmosphère et comme la sensation charnelle de cette «Vieille Sicile», base solide et point de départ de toute l'œuvre pirandellienne.

Ces nouvelles ont été choisies à dessein pour dévoiler un aspect inconnu de Pirandello, un Pirandello régionaliste, tout nourri du folklore de son île, hanté par les récits entendus dans son enfance - légendes garibaldiennes, évocations de brigands...
9,50 €
Thèmes anglais pour toutes les grammaires
Gallimard
«Mallarmé, pour gagne-pain, avait choisi l’emploi de professeur d’anglais. Plus d’un de ses anciens élèves vit encore, dont aucun, que je sache, n’a retiré de ses leçons des fruits certains ? L’enseignement des langues, il y a cinquante ans, n’était point ce qu’il est : il admettait, par-ci par-là, la méthode approximative. Le premier maître que j’ai eu, dans mon collège de province, était un brave homme borgne, qui n’avait, de son œil unique, jamais vu un Anglais de sa vie. La prononciation s’en ressentait. Je m’assure que les choses ont beaucoup changé depuis lors. Les rapports de Mallarmé avec sa fonction étaient difficiles. Toutefois, avant qu’il se soit dépris jusqu’au dégoût de sa besogne professionnelle, Mallarmé avait prononcé quelques tentatives d’accommodement avec la pédagogie. Il eut l’idée de composer quelques ouvrages destinés aux personnes qui veulent apprendre l’anglais. Il pouvait s'en promettre un double avantage : d’abord, celui d’accroître un peu ses ressources ; ensuite, il pensait exposer ses vues personnelles sur la langue anglaise et une certaine méthode pour en acquérir la connaissance.» Paul Valéry, 1937. Au-delà d’un recueil didactique, les thèmes anglais proposés ici par Mallarmé (avec leurs corrigés !) sont un témoignage de la virtuosité, de l’humour du célèbre poète, et de son amour inconditionnel pour les langues française et anglaise.

Au-delà d’un recueil didactique, les thèmes anglais proposés ici par Mallarmé (avec leurs corrigés !) sont un témoignage de la virtuosité, de l’humour du célèbre poète, et de son amour inconditionnel pour les langues française et anglaise.
9,00 €
Winesburg-en-Ohio
Gallimard
«Au commencement du monde, il y avait d'innombrables pensées, mais ce qu'on appelle une vérité n'existait pas encore. C'est l'homme qui fabriqua les vérités, et chaque vérité est composée d'un grand nombre de pensées vagues. Les vérités étaient éparses dans l'univers et voilées de beauté. Le vieillard énumérait dans son livre des centaines de vérités. Je n'essaierai pas de vous les nommer toutes. Il y avait la vérité de la virginité, et la vérité de la passion, les vérités de la richesse et de la pauvreté, de l'avarice et de la prodigalité, de l'insouciance et de l'abondance. il y en avait des centaines et des centaines, et elles étaient toutes belles. Les gens apparaissaient alors. Chacun arrachait une vérité en passant et quelques-uns, qui étaient particulièrement forts, en arrachaient une douzaine. C'étaient les vérités qui rendaient les gens grotesques. Le vieillard avait édifié toute une théorie sur ce sujet. Sa conception était qu'au moment où l'un des individus accaparait une des vérités, la nommait sienne et essayait d'y conformer sa vie, il devenait un grotesque et transformait en mensonge la vérité qu'il étreignait.» Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson, où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.

Winesburg-en-Ohio est certainement le recueil le plus connu de Sherwood Anderson (1876-1941), où son talent de nouvelliste amusé et incisif fait merveille.
11,90 €
Les tours de Trébizonde et autres textes
Gallimard
«Ce petit livre, constitué de quatre nouvelles (ou poèmes ?) symboliques, mérite de figurer au premier rang des bibliothèques, auprès de Nerval ou de Borges. On ne sait trop ce qu’il a de plus admirable : la splendide énergie de ses phrases labyrinthiques, enveloppantes comme des phrases de rêve, ou l’éclat d’une imagination jamais à court de formes imprévues et inquiétantes, ou encore une réflexion sur l’envers et l’endroit, le possible et l’impossible, le clair et le sombre, dont l’identité s’affirme tout naturellement. “Ce qui est contradictoire devient le même”, dit Jean Tardieu dont les monstres mentaux recèlent des secrets de faste, d’humour et d’énormité.» Lionel Ray.

«Ce petit livre, constitué de quatre nouvelles (ou poèmes ?) symboliques, mérite de figurer au premier rang des bibliothèques, auprès de Nerval ou de Borges.» Lionel Ray.
6,00 €
Le trompette-major
Gallimard
À Overcombe, la belle Anne et sa mère, la veuve Garland, mènent une vie paisible et sans histoire. Mais la menace d'un débarquement des troupes napoléoniennes amène dans les environs de cette petite ville un régiment de l'armée anglaise, qui compte dans ses rangs John Loveday, le jeune trompette-major, et son frère, le capitaine Bob. Les deux frères, auxquels s'ajoute Festus Derriman, neveu d'un riche châtelain, vont alors, avec des fortunes diverses, tenter d'affirmer leurs sentiments et conquérir le cœur d'Anne Garland. Récit d'une histoire d'amour aigre-douce, Le trompette-major traite de l'irrésolution de la jeunesse, de l'ambiguïté du désir et de la loyauté. C'est aussi pour Thomas Hardy, fasciné par les guerres napoléoniennes, l'occasion de dresser un tableau vivant de la vie du sud de l'Angleterre dans les dernières années du XIXᵉ siècle. Le roman, qui oscille entre tragédie et burlesque, témoigne de son habileté à décrire des personnages tous voués à une étrange paralysie de l'âme, à l'impossibilité radicale de dire - et surtout de se dire - la simple vérité des choses.

Récit d'une histoire d'amour aigre-douce, Le trompette-major traite de l'irrésolution de la jeunesse, de l'ambiguïté du désir et de la loyauté. C'est aussi pour Thomas Hardy, fasciné par les guerres napoléoniennes, l'occasion de dresser un tableau vivant de la vie du sud de l'Angleterre dans les dernières années du XIXᵉ siècle.
11,20 €
Le grand homme
Gallimard
Qui est le grand homme ? Est-ce Lucien Gavard, qui grâce à sa passion de la mécanique devient un magnat de l'industrie automobile ? Ou Ralph Putnam, étrange et célèbre chanteur de jazz, en tournée à Paris ? L'épouse de Lucien Gavard, Claude, dont la vie est une lente, une monotone promenade sur une route bordée de miroirs, celle des mondanités, hésite. C'est Paris, 1929. Les bourgeois font la fête et les ouvriers font la grève. Les autos vont de plus en plus vite. La crise est pour demain. Ce roman de Philippe Soupault, aux allusions à peine déguisées sur la belle industrie familiale, est porté par un grand air de liberté. Il «part comme une flèche» selon Benjamin Crémieux qui poursuit : «Après le premier chapitre, on se sent soulevé d'espoir et de curiosité. Pas une lourdeur, pas une bavure, pas une description et tout est dit, évoqué, suggéré.» De cette peinture juste, et très fine, de l'atmosphère de Paris à la veille de la crise s'élève pourtant un cri d'angoisse, un cri de détresse. L'écriture désinvolte, au fil de la plume, révèle aussi le désarroi, l'inquiétude de Soupault face à la bourgeoisie, ses préjugés, ses vices et ses volontés criminelles, et fait de ce roman à la poésie désespérée un témoignage tendrement féroce sur une époque.

Paris, 1929. Les bourgeois font la fête et les ouvriers font la grève. Les autos vont de plus en plus vite. La crise est pour demain. Ce roman de Philippe Soupault, aux allusions à peine déguisées sur la belle industrie familiale, est porté par un grand air de liberté...
7,80 €
Le temps
Gallimard
La première histoire de ce livre lui a donné son titre. Mais ce thème du temps qui s'écoule, on le retrouve, obsédant, dans tous les contes, violents et colorés, réunis ici. Qu'il s'agisse de deux enfants perdus à la recherche de leur vie, Pedro et Paulina, ou de Miguel Bruno, amené par sa mobilisation à s'interroger sur ses jeunes années, ou de la quête d'une femme - l'auteur peut-être ? - à travers une aventure de son enfance, ou de ce vieillard, don Julian, peu à peu détruit par le vieillissement, c'est toujours le vertige, tour à tour lumineux et angoissant, de la fuite des années. Telle est la chaîne sur laquelle l'auteur a tissé son œuvre. Quant aux soies employées, c'est surtout la variété et l'intensité fraîche de leurs coloris qui étonnent. Le récit, chez Ana María Matute, est plein d'inventions, d'inattendu. Ses notations sont violentes, ses contrastes subtils. À la fois nouvelles et longs poèmes, ces textes éclairent un monde très humain, un univers pétri de souffrance et de nostalgie.

La première histoire de ce livre lui a donné son titre. Mais ce thème du temps qui s'écoule, on le retrouve, obsédant, dans tous les contes, violents et colorés, réunis ici. À la fois nouvelles et longs poèmes, ces textes éclairent un monde très humain, un univers pétri de souffrance et de nostalgie.
7,80 €
La mort et le printemps
Gallimard
«Il y a longtemps, le plus vieux d'entre les vieux du village avait expliqué qu'il avait assisté à la naissance de tout. Le village était né d'un grand malaise de la terre. La montagne s'était fendue, puis elle était tombée de tout son long dans la rivière. La rivière s'était répandue dans les champs, mais elle voulait couler en gardant toute son eau et peu à peu elle avait creusé sous la montagne qui était tombée. Le vieux avait ajouté que sur la terre et les pierres décrochées, une nuit la lune avait déposé deux ombres qui s'étaient réunies par la bouche. Et il avait plu du sang. C'est ainsi que tout avait commencé.» Roman inclassable et déroutant, La mort et le printemps évoque, à travers le regard d'un adolescent, un village, perdu aux confins d'une région anonyme, aux rites et traditions étranges. Ce dernier livre de Mercè Rodoreda - auquel elle se consacra pendant près de vingt ans - est à la fois un récit initiatique, un texte poétique et un exercice de fiction complexe et ambitieux, porté par une dimension mythique et une exigence rare.

La mort et le printemps évoque un village, perdu aux confins d'une région anonyme, aux rites et traditions étranges. Dernier livre de Mercè Rodoreda, c'est à la fois un récit initiatique, un texte poétique et un exercice de fiction complexe et ambitieux, porté par une dimension mythique et une exigence rare.
10,00 €
Tant et tant de guerre
Gallimard
«Puis la guerre est venue et j'y suis parti pour le salut de mon âme. Mais la guerre m'a tué. Vidé de tout, entouré de morts et de sang... il y a longtemps que je suis mort, pourquoi vouloir respirer, avoir un corps que je n'aime pas et qui n'arrête pas d'avoir sommeil, d'avoir faim et d'être triste ? je veux dire, qui demande de la joie, même si ce n'est qu'un petit peu de joie, et qui ne trouve que la tristesse...» «Tant et tant de guerre est né à la suite d'une exposition des photos du film Le manuscrit trouvé à Saragosse. Je me demandais si je ne pourrais pas faire un roman qui parviendrait au même degré de poésie et de mystère. Il me fallait créer un personnage et le laisser courir le monde. Ce serait un garçon ayant encore du lait sur les lèvres et qui, comme les poètes, s'extasierait devant tout ce qu'il verrait. Le prendre en plein désordre de la guerre afin qu'il puisse n'en faire qu'à sa tête, et aller là où il aurait envie d'aller. Le jeter dans des aventures avec des gens étranges. Pourquoi pas un roman, disons de guerre, mais avec peu de guerre ?» Mercè Rodoreda.

«Tant et tant de guerre est né à la suite d'une exposition des photos du film Le manuscrit trouvé à Saragosse. Je me demandais si je ne pourrais pas faire un roman qui parviendrait au même degré de poésie et de mystère. Il me fallait créer un personnage et le laisser courir le monde...»
8,00 €
Les Hommes mutilés
Gallimard
Franz Polzer est un employé de banque ponctuel et méticuleux. Il détestait son père et sa belle-mère ; la vie sexuelle est pour lui une hantise fascinante. Il loge chez Madame Porges, énorme et disgracieuse, qui l'entraîne dans son lit. Honteux devant ses collègues, il se cache. Franz a un ami d'enfance, Carl, juif et riche, atteint d'une sorte de gangrène, et dont la ravissante épouse, Dora, refuse la présence d'un infirmier pour soigner son époux.La veuve Porges, la logeuse, va alors semer le trouble en imposant un infirmier colossal et inquétant. Elle va tramer de sombres intrigues mêlant le chantage, la jalousie, le mensonge et le goût effréné de l'argent, pour plonger Franz et les autres dans un drame où l'érotisme bizarre côtoie la violence et bientôt la mort.Un roman court, étrange et beau qui dévoile un monde très proche de celui de Franz Kafka.

Nouvelle édition de l'ouvrage paru sous le titre Les sous-hommes

Franz Polzer est un employé de banque ponctuel et méticuleux. La veuve Porges, sa logeuse, va le plonger dans un drame où l'érotisme bizarre côtoie la violence... Un roman court, étrange et beau, qui dévoile un monde proche de celui de Kafka.
7,80 €
Blèche
Gallimard
Blaquans, le narrateur, est un écrivain catholique, polémiste célèbre. Il se définit comme conservateur et, ayant perdu le goût de Dieu à l'âge de seize ans, débauché repenti. Marié depuis quelques années, père de trois fils, il habite peu avec sa famille, préférant la solitude de la pièce simple qu'il occupe dans une belle maison ancienne, près de Notre-Dame. Il se voit confier par sa femme la vente de boucles d'oreilles pour financer un voyage dont il avait grande envie depuis longtemps, mais lorsqu'il se décide, elles ont disparu. Blaquans entame alors un monologue intérieur tourmenté, soupçonnant tour à tour sa femme de ménage, Amélie Blémard, une fille rubiconde, et Mlle Chardin, Blèche, sa secrétaire… Blaquans se sent bafoué, blessé, méprisé par ce vol qui le plonge dans le désarroi et le révèle tel qu'il est en lui-même : guindé dans ses principes, misogyne, coupable, absorbé dans une sorte de contemplation excessive de soi… Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes de la conscience torturée de ce personnage replié sur lui-même, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.

Drieu la Rochelle traduit avec une grande économie les détours complexes d'une conscience torturée, et signe avec son deuxième roman une analyse psychologique très fine, et d'une grande subtilité.
8,15 €
Voyage babylonien
Gallimard
«Un grand seigneur est tombé dans des difficultés conformes à l'air du temps et se trouve contraint d'abandonner son train de maison habituel. Avec deux compagnons, qui ne sont pas mieux lotis que lui, il mène la vie d'un pauvre diable, passe par un grand nombre de villes, dont nous ne nommerons que Bagdad, Constantinople et Paris, pour signaler l'ampleur de leurs efforts et des résistances auxquelles ils se heurtent. En chemin, ils rencontrent bien des obstacles, liés à l'amour, à la boisson, au mensonge, auxquels ils n'avaient été exposés jusqu'ici ni de près ni de loin. Lentement, juché sur les épaules des deux autres, le grand seigneur réussit à prendre pied. La paix dans l'âme, il tient. Lui qui ne s'était pas soumis volontairement aux fatigues du voyage, il doit à la fin reconnaître qu'il fut long, mais que cela valait la peine. Accessoirement, c'est l'histoire d'un Adam qui rencontre beaucoup d'Èves, mais non le péché, et qui a du mal à quitter le paradis. Accessoirement, l'histoire d'un tyran qui se croit pareil à Dieu, se trouve précipité dans les plaisirs et les misères de notre existence, et c'est son ascension à la pauvre humanité.» C'est ainsi qu'Alfred Döblin résume son Voyage babylonien, grand livre comique, qui se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique. D'une verve exceptionnelle, le roman révèle, à travers cette immense et jouissive déambulation, le goût des chemins de traverse, de la légèreté et la dérision, et surtout une liberté totale d'invention.

Traduction révisée par Michel Vanoosthuyse

Voyage babylonien, grand livre comique, se veut «une suite de choses burlesques, gaies, graves, ironiques, etc.» La question que pose ce texte est la suivante : comment survivre dans un monde où l'inhumanité triomphe, sans être tenté par la fuite et sans devenir cynique ?
12,50 €
Prostitution
Gallimard
I (9 à 29) «Alger. Une rue. Au 16 ter, bordel mâle. Dehors : Ali, prostitué du tenancier Paulo Martinez, pressé par une bande de jeunes clients, commente ce qui se fait à l'intérieur et qu'on devine à travers la vitre du bordel ; et identifie chacun des trois autres prostitués mâles : la «blonde», la «velue», Rabia (pages 9 à 16, ligne 22). Sortie et accouplement-causette, sur le trottoir et dans la rue, de la blonde avec son client le maçon blond (pages 16 à 18, ligne 18). La blonde passe le maçon à la velue, rentre au bordel. Une nouvelle bande écarte le maçon et presse la velue. La bande réclame la blonde (pages 18 à 25, ligne 5). La velue rentre pour convaincre la blonde, en état d'accouplement avec un nègre, de sortir. La blonde veut, en veut. Paulo, qui tient à la qualification de son favori dont il ferait bien son sous-maître, puis son héritier, refuse. Rébellion de la blonde. Appel du proxénète à la reconnaissance du prostitué. Rabia, le fellateur (pages 25 à 29, ligne 30). II (29 à 45) Comment à moi enfant, adolescent, la langue à écrire m'est venue. Le collège, les condisciples : Drevet, Farlay. La Bible, l'Antiquité, les Invasions barbares, le Japon légendaire, la Seconde Guerre mondiale, je m'y incarne en esclave, en prostitué, en martyr, dont la seule défense est le don poétique. L'État, la Religion, la Loi (Édit de Constantin) ne peuvent rien contre l'inextricable : l'enfant poète n'aura de génie que pour faire entendre ce qui du Monde lui fait le plus horreur et honte.» (Extrait du résumé)

«Comment à moi enfant, adolescent, la langue à écrire m'est venue. Le collège, les condisciples : Drevet, Farlay. La Bible, l'Antiquité, les Invasions barbares, le Japon légendaire, la Seconde Guerre mondiale, je m'y incarne en esclave, en prostitué, en martyr, dont la seule défense est le don poétique.»
12,50 €
Mauve le vierge
Gallimard
Les curieux personnages de ces récits ne seraient-ils pas chaque fois Hervé Guibert, ayant changé ses identités pour mieux se déguiser, en homme vierge, en amoureux fiévreux, en victime d'un tremblement de terre, ou en disciple du grand philosophe qu'il accompagne jusqu'à la tombe ? Ce n'est pas tout à fait sûr, puisque trois portraits de femmes se dessinent aussi dans ces pages : la concierge Mémée Nibard, à qui il arrive de féeriques malheurs, la directrice fine mouche du musée de cire, et la jeune voisine, qui a ses raisons pour s'arrêter de jouer du piano. Dans ce livre, Hervé Guibert exprime sa volonté de tout dire, sur lui et sur les autres, ce qu'on pense et qu'il ne faudrait pas, et parfois même un peu plus que la vérité.

Les curieux personnages de ces récits ne seraient-ils pas chaque fois Hervé Guibert, ayant changé ses identités pour mieux se déguiser ? Dans ce livre, il exprime sa volonté de tout dire, sur lui et sur les autres, ce qu'on pense et qu'il ne faudrait pas, et parfois même un peu plus que la vérité...
9,00 €
Les Extravagants
Gallimard
Voici le tout premier roman de Paul Morand, écrit en 1910-1911, et inédit jusqu'en 1986. On pensait que le manuscrit de cette oeuvre de jeunesse avait été détruit par l'auteur. Il a été retrouvé en 1978 chez un libraire de Los Angeles, et acquis par la bibliothèque de l'Université Yale. À vingt-deux ans, l'auteur n'a pas encore trouvé son style, bref, ironique, détaché. C'est du Morand d'avant Morand. Mais l'intrigue ne manque pas de charme. Les extravagants est un roman d'éducation esthétique et morale où l'écrivain a mis beaucoup de sa jeune expérience : Paris, Londres, Oxford, Caen (où il fait son service militaire), Venise. Le héros, Simon de Biéville, s'attachera à deux héroïnes : Mrs Hyde, l'Anglo-Indienne en qui s'affrontent deux races mêlées, et la princesse Lemska, fière Polonaise vaincue par l'amour. Ce qui donne aux Extravagants toute leur valeur aux yeux du lecteur familier de l'oeuvre de Morand, c'est d'y trouver exposé pour la première fois le thème auquel son nom est demeuré attaché : le cosmopolitisme.
8,00 €
Alias
Gallimard
Alias, Blaise de son prénom, orphelin à la charge d'une riche tante excentrique, sort à seize ans du collège où il était pensionnaire pour aller vivre à Paris chez M. Adelair, un ami de sa tante. Ce dernier est un homosexuel qui vit de petits trafics, d'expédients et accueille l'argent du jeune Blaise comme une bénédiction - bénédiction qu'il s'empresse de dilapider sans lui. Alias parcourt Paris avec un ami de collège, Montcalm. Tous deux, cherchant à perdre leur pucelage charnel ou leur pucelage d'esprit, hésitent entre se rendre au «bordel» ou dans le «salon» de Mme Charpon. De retour chez Adelair, Alias rencontre une belle femme avec laquelle il passe la nuit. Plus tard, appauvri, sale et affamé, il suit le conseil de Mme Charpon et entre au séminaire. Il se persuade alors que c'est sa vocation. Mais sa tante, riche et mondaine, vient le sortir de là et l'emmène en vacances dans le Midi, où il troque bien vite sa soutane contre un maillot de bain. De retour à Paris, il se confesse au Père Issoire qui l'envoie en retraite dans un monastère. Il y fera la connaissance de César Blum - ami de Picasso, Braque, Max Jacob -, à la fois très croyant et très homosexuel, qui le prend sous son aile. Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.

Récit en grande partie autobiographique, Alias n'était pour Maurice Sachs que «l'introduction à une œuvre infiniment plus vaste». Mais Sachs voyait beaucoup et savait voir, et révèle, à travers ce parcours initiatique, une certaine faune de l'entre-deux-guerres, celle qui précède Le Sabbat.
7,50 €
Les trois arbres de Palzem
Gallimard
«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.» La plume de Jean Giono chroniqueur n'est pas différente de celle du romancier. En peu de mots, il crée des mondes, il enchante. Ici, il nous fait part d'une sagesse un peu amère. Dans ces textes écrits de 1951 à 1965, l'écrivain découvre que le monde est mauvais, que l'homme aime le sang, qu'il s'acharne à détruire la nature. Giono, toujours du côté de l'individu contre la masse, du travailleur contre ceux qui le gouvernent, peut paraître passéiste, sans doute, mais c'est parce que le monde de naguère lui semble plus humain. Quelques pages lui suffisent pour inventer une histoire fabuleuse, l'œil toujours prêt à croquer sur le vif personnages et paysages, et à les mettre en scène pour un de ces merveilleux spectacles que lui dicte son imagination.

«Pourquoi ne ferions-nous pas, de temps en temps, un peu de toilette spirituelle ? Pourquoi pas aujourd'hui, par exemple ? Je ne parle pas de la grande lessive, telle qu'elle ne sera faite qu'une fois au jour du Jugement, et pour laquelle il faudra des volumes, si on entre dans le détail ; non, un simple petit débarbouillage : un tour d'oreille.»
9,50 €
La fuite sans fin
Gallimard
Chassés du Sin-Kiang par la guerre civile, sept Européens se joignent à la caravane d'un riche marchand de fourrures chinois et tentent, perdus en plein milieu de l'Asie, de gagner l'Est. Dans l'étrange ville d'Aksou, ils sont obligés de se séparer. Ce sont les aventures de chacun d'eux que Frederic Prokosch raconte en autant de récits pathétiques d'une saisissante puissance d'évocation. Mais l'intérêt le plus profond du livre se situe ailleurs. Jeté en pleine solitude, chacun des sept Européens se voit confronté à sa propre destinée et aux éternelles questions de la vie, de la mort, de l'amour. Et tout le problème de la condition humaine, sous ses aspects multiples et contradictoires, se trouve ici magistralement posé.

Nouvelle édition en 2005

Nouvelle édition.
10,05 €
Le héron
Gallimard
Edgardo Limentani mène à Ferrare une existence désabusée et «végète au fond d'un sombre puits de paresseuse tristesse». Au cours d'un dimanche de chasse à l'affût, en pleine campagne ferraraise, Edgardo acquiert l'angoissante conscience non pas de mourir, mais d'être déjà mort. Comme certains oiseaux que le fusil dédaigne, comme les hérons, il ne peut garder son allure dans la vie qu'empaillé. La mort finalement offre la transfiguration, le repos ; elle est la perfection de la beauté.Histoire d'une contemplation de la mort, Le héron est un bref voyage aux enfers, à la fois prétexte à une méditation sur la vanité d'une vie qui s'épuise dans un quotidien terne et mesquin, et attaque voilée contre les sombres mythes de l'esthétisme contemporain.

Le héron est un bref voyage aux enfers, à la fois prétexte à une méditation sur la vanité d'une vie et attaque voilée contre les sombres mythes de l'esthétisme contemporain.
7,80 €
Voyage dans les ténèbres
Gallimard
«C'était comme si un rideau était tombé, dissimulant tout ce que j'avais connu. C'était presque comme de venir au monde une seconde fois. Les couleurs n'étaient plus les mêmes, plus les mêmes les parfums, plus la même impression laissée par les choses tout au fond de soi. Pas simplement la différence entre chaud et froid ; violet et gris ; lumière et ténèbres. Mais une différence dans ma façon d'avoir peur et ma façon d'être heureuse. Pour commencer, l'Angleterre me déplut.»Anne a quitté ses Antilles natales pour l'Angleterre. À dix-huit ans, sans ressources, elle se retrouve à Londres, figurante dans une troupe de théâtre minable. La ville est froide et triste, la pension de famille où elle habite, sinistre. D'expédients en expédients, de bras en bras, elle s'enfoncera petit à petit dans les ténèbres...Récit de la désillusion, Voyage dans les ténèbres retrace l'histoire d'Anne, jeune fille paumée qui erre dans la vie, de débâcle en désastre. Un roman poignant, sans concession, sur la misère des femmes «trop naïves pour vivre").

Récit de la désillusion, Voyage dans les ténèbres retrace l'histoire d'Anne, jeune fille paumée qui erre dans la vie, de débâcle en désastre. Un roman poignant, sans concession, sur la misère des femmes «trop naïves pour vivre».
7,80 €
Monsieur Ladmiral va bientôt mourir
Gallimard
"Quand il avait quitté Paris, dix ans plus tôt, pour venir habiter à Saint-Ange-des-Bois, Monsieur Ladmiral avait fait savoir, pour vanter la maison qu'il achetait, qu'elle était à huit minutes de la gare. C'était presque vrai à cette époque. Par la suite, et à mesure que Monsieur Ladmiral vieillissait, la maison avait été à dix minutes, puis à un bon quart d'heure de la gare. Monsieur Ladmiral n'avait constaté ce phénomène que très lentement, n'avait jamais su l'expliquer et, pour mieux dire, ne l'avait jamais admis." Monsieur Ladmiral va mourir, et par petites touches, Pierre Bost livre un récit intimiste et pur, qui exhale tout au long de ses pages une fraîcheur presque douloureuse à force de tendresse implicite, d'extrême bonheur, mais également de résignation aux décrets irrévocables de la mort.
8,00 €
Les boutiques de cannelle
Gallimard
Drohobycz, tranquille bourgade provinciale où Bruno Schulz vécut et enseigna le dessin, devient le lieu de toutes les terreurs et de toutes les merveilles : ses places, ses rues, la boutique familiale de draps et de tissus se métamorphosent. Dans une ambiance de sourde étrangeté, hantée par la figure emblématique du père, se déploient le thème obsessionnel des mannequins et le contraste, si spécifique à Bruno Schulz, entre beauté et pacotille.Entre innocence et perversité, entre cauchemar et merveilleux, les récits des Boutiques de cannelle se situent dans un «treizième mois, postiche et superfétatoire, en marge du temps réel, sur ses voies de garage».

Présentation par Maurice Nadeau

Entre innocence et perversité, entre cauchemar et merveilleux, les récits des Boutiques de cannelle se situent dans un «treizième mois, postiche et superfétatoire, en marge du temps réel, sur ses voies de garage».
10,00 €
L'Homme à la colombe
Gallimard
L'ONU est en émoi. Un fantôme hante les couloirs de l'Organisation. On découvre qu'il s'agit d'un jeune cow-boy du Texas, venu faire des études supérieures à New York, au grand dam de son père. Dévoué avec passion à l'idéal des Nations unies, le jeune homme loge avec sa colombe dans un réduit secret du gratte-ciel. Il s'aperçoit vite que l'ONU est une machine qui fonctionne à vide. Déçu, le héros extravagant et tragique conçoit alors un complot qui doit ridiculiser l'institution... Romain Gary a publié ce roman en 1958 sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi. L'auteur occupait alors des fonctions diplomatiques qui l'empêchaient de signer un tel texte. Il inaugure avec ce livre le recours au pseudonyme, qui lui permit de recevoir deux fois le prix Goncourt.
8,00 €
Sergent Getúlio
Gallimard
Sergent de la police militaire, fanfaron et roublard, Getúlio est aussi, comme la plupart de ces fonctionnaires en ces terres misérables et arriérées du sertão brésilien, à la solde d'un grand propriétaire terrien. Le voici chargé de conduire un «prisonnier», indésirable aux yeux du propriétaire, d'un village à l'autre pour le livrer à la justice. C'est ce voyage en compagnie du chauffeur qui conduit la vieille Hudson, que le sergent Getúlio nous raconte ici, comme une épopée, en un monologue hallucinatoire.À travers cette équipée riche en péripéties nous sont contés toute la violence de ces hommes primitifs, la fabuleuse nature du sertão, le climat de luttes politiques et les vengeances personnelles qui se règlent à coup de cadavres.

João Ubaldo Ribeiro est né en 1941 dans l'île d'Itaparica (État de Bahia) au Brésil. Sergent Getúlio, son second roman, a connu un succès mondial.
7,65 €
Conte de la 1002ᵉ nuit
Gallimard
À un chah de Perse saisi de tenace mélancolie, le chef de ses eunuques conseille un voyage dans la vieille Europe. Ainsi, pour la première fois depuis des siècles, le descendant des envahisseurs orientaux revient à Vienne, en voyage officiel cette fois. Il jette bientôt son dévolu sur une ravissante comtesse, exige de passer une nuit avec elle. Les autorités, police, militaires, s'emploient à satisfaire son caprice. Mais c'est dans une maison close aménagée pour l'occasion, auprès d'une prostituée qui ressemble à la comtesse, que sera habilement guidé le potentat ravi.Commencé à la manière d'un conte oriental, le récit prend bientôt sa véritable dimension de roman viennois, roman d'une société naïve et cynique, corrompue et promise à la mort. Cette 1002ᵉ nuit est bien l'une des dernières fêtes viennoises célébrée par la littérature.

«Cette nuit-là, Sa Majesté le shah de Perse fut convaincue que l'art de l'amour était beaucoup plus raffiné en Occident que dans son pays...»
8,00 €
Le Club des métiers bizarres
Gallimard
«La nature de cette société [...] peut facilement se résumer en quelques mots : c'est un club excentrique et bohème ; la seule condition exigée pour en faire partie consiste en ceci, que le candidat doit avoir inventé la profession qui le fait vivre, et que cette profession doit être entièrement nouvelle. La définition exacte de cette exigence tient en deux règles principales : 1° Il ne faut pas que ce soit une simple application ou variante d'un métier déjà existant. Ainsi, par exemple, le club n'accepterait pas comme membre un agent d'assurances simplement parce que, au lieu d'assurer le mobilier des gens contre l'incendie, il assurerait, mettons, leur culotte contre les morsures d'un chien enragé. [...]2° Cette profession doit être une véritable source de revenus commerciaux, le gagne-pain de son inventeur. Ainsi, le club n'admettrait pas comme membre un individu simplement parce qu'il lui plairait de passer ses journées à ramasser des boîtes à sardines vides, à moins qu'il ne réussisse par ce moyen à gagner un argent fou.»

Fantastique, bizarre, brillamment original, audacieux et paradoxal sont les adjectifs invariablement appliqués aux œuvres de Chesterton...
10,00 €
Les muses parlent
Gallimard
En 1955, en pleine guerre froide, une troupe de chanteurs noirs va de Berlin à Leningrad pour y jouer le fameux opéra de George Gershwin, Porgy and Bess.Truman Capote suit la tournée comme correspondant du New Yorker et tient une chronique précise et pleine de malice des aventures - et mésaventures - de la troupe dans la Russie soviétique : voyage en train spécial, accueil par les officiels russes qui ignoraient que les chanteurs étaient noirs, description des grands magasins, balades en bus jusqu'au soir de la générale...Malgré une impartialité affichée, Truman Capote excelle à rendre les situations, les personnages et les dialogues dans un style vivant et poétique et nous offre un grand moment de littérature.

Correspondant du New Yorker, Truman Capote a suivi, en pleine guerre froide, la tournée d'une troupe de chanteurs noirs américains en Russie...
10,00 €
Le Fils et autres nouvelles
Gallimard
Ce recueil réunit trois nouvelles : Le pélican, écrite en 1898, Les lettres en 1930, et Le fils en 1933.Toutes les trois traitent de la maternité, thème cher à Edith Wharton, trop tôt privée d'un père adulé, meurtrie par une relation difficile avec une mère égoïste et frivole, et victime d'un mariage désastreux et stérile qui la conduira au divorce.L'auteur impose une fois de plus, par son art incomparable de soulever les voiles du mystère, une atmosphère de «suspense» psychologique au charme envoûtant.

Trois nouvelles admirables au charme envoûtant, qui traitent de la maternité, thème cher à l'auteur.
10,50 €
L'Épingle du jeu
Gallimard
Tandis qu'en cet hiver 1944 la guerre s'enfonce dans l'horreur, quelques jeunes gens cherchent un sens à la vie. Ils croient le trouver dans cette liberté même qui leur est refusée et se réfugient dans une révolte permanente.Un homme pourrait les sauver, le Préfet des Études, personnage ambigu, matamore et despote, mais doué d'un pouvoir de séduction peu commun. Il leur parle d'héroïsme et de vertu...Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.

Un livre irrespectueux, un livre de colère et de passion.
11,00 €
Au-dessus de l'abysse
Gallimard
Un auteur dramatique américain fait la traversée New York-Angleterre. Il raconte tous les détails du bateau, les personnages qu'il vit évoluer autour de lui, les potins du bord, et se trouve plus ou moins séduit par plusieurs jeunes femmes. Il est pourtant parti à la recherche de celle qu'il aime, en Europe... et il la rencontre un jour sur le pont des «premières» où il faisait une incursion interdite. Elle va se marier...Un roman où abondent les descriptions étonnantes de couleur, des personnages observés avec une ironie perçante. Ce roman, subtil et cocasse, permet d'entendre la voix originale d'un écrivain mal connu, disparu en 1973. Malcolm Lowry, sur qui il exerça une grande influence, partageait avec lui le même désir de dépassement et de liberté.

Un roman où abondent les descriptions, étonnantes de couleur, des personnages observés avec ironie.
11,50 €
Une vie
Gallimard
"Il erra par les rues de la ville, mécontent de lui-même et des autres. Comme il avait l'habitude de monologuer lorsqu'il était agité, il en vint à comprendre combien sa colère était ridicule. Il suffit, même dans le rêve le plus abstrait, qu'une parole précise soit prononcée pour qu'elle vous ramène à la réalité. Il en était arrivé à désirer Annetta, à l'aimer, à en être jaloux ; elle, au contraire, savait à peine quel pouvait être le son de sa voix. À qui devait-il s'en prendre ?" Ce roman retrace quelques années de la vie d'Alfonso Nitti, un jeune campagnard transplanté à Trieste, où il fait à la fois la découverte du monde du travail et celle de l'amour. Mais cette double initiation révèle une double faillite... Une vie, premier ouvrage d'Italo Svevo, présente une multiplicité d'intrigues autour d'un jeune homme dont les rêves se heurtent à la réalité brutale. Au long d'un récit à la fois critique et introspectif, le lecteur se retrouve au coeur des pensées sinueuses du personnage, de ses hésitations, de ses doutes ; dans une forme littéraire qui annonce le XXᵉ siècle.
13,00 €
Sous la lame
Gallimard
«Il s'agit ici, bien entendu, de la lame du couteau, qui par le simple fait de sa nudité introduit l'érotisme dans le récit en même temps qu'elle y annonce l'apparition du sang et de la mort.La lame, par synonymie, est encore la vague marine des graveurs de l'ancien Nippon, sœur du mascaret et de la marée, spirale où l'homme tournoie "dans le déroulement infini" avant d'être jeté aux pieds de la femme. Mais tout homme qui va joindre une femme pour la première fois n'est-il pas une sorte de kamikaze ? Et la lame du poignard, instrument de blessure, ne se peut-elle concevoir aussi comme un trait d'union entre le déchirant et le déchiré, c'est-à-dire comme une flèche d'amour ?»André Pieyre de Mandiargues.

Recueil de nouvelles paru initialement en 1976.
7,00 €
Effi Briest
Gallimard
Effi Briest, jeune femme adultère, brisée par une société d'hommes, est la victime d'un monde soumis aux lois des conventions morales. Dans la Prusse dévergondée par l'argent, le destin de cette femme n'est que résignation et mélancolie.Dernier roman de l'écrivain allemand Theodor Fontane, Effi Briest est l'un des chefs-d'œuvre de l'école réaliste allemande.

Dernier roman de Theodor Fontane (1819-1898), Effi Briest est l'un des chefs-d'œuvre de l'école réaliste allemande.
12,00 €