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Résultats de recherche pour 'Ruben et Cie' (7543)

Sex beast
Points
Suspecté de 34 assassinats, Gerard Schaefer, policier, avoue à Stéphane Bourgoin qu'il aurait commis une centaine de meurtres. À quelques pas du couloir de la mort, il est poignardé de quarante coups de couteau. Après des années d'enquête aux côtés du shérif et des avocats des victimes, des entretiens avec les codétenus et l'ex-petite amie du serial killer, Stéphane Bourgoin dresse le portrait terrifiant et douloureux de Sex Beast. Spécialiste français des tueurs en série, Stéphane Bourgoin est mondialement reconnu. Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages sur le sujet, dont le best-seller Le Livre noir des serial killers, disponible en Points.
6,50 €
Dope
Points
Josephine devrait être morte. D’une overdose, ou d’une balle. Pourtant elle tente de refaire sa vie. Un couple fortuné lui propose de rechercher leur fille, Nadine, disparue après avoir sombré dans la drogue. Elle relève le défi. La voici donc de retour dans les bars de nuit des bas-fonds de Manhattan, parmi les junkies, les dealers, les prostituées et les fantômes de son propre passé.

« Si Raymond Chandler vivait aujourd’hui, il n’aurait pas fait mieux. »

Lee Child

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Françoise Smith
7,20 €
L'Archange du chaos
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Une des plus talentueuses voix féminines du polar français Dans la cave d'un chantier désert, pas d'empreintes, ni d'ADN. Seul un corps en décomposition, disposé selon un étrange schéma. La victime a été torturée puis soignée. Incompréhensible pour le commandant Carat et le lieutenant Kehlmann. Y a-t-il un lien entre cet étrange rituel et l'ordalie, un jugement de Dieu pratiqué au Moyen Age ? La justice des hommes rattrapera-t-elle la justice « divine » ? « Tout chez Dominique Sylvain est savamment dosé, autant le gore que l'humain ou le psychologique. Épatant ! » Marie-France
7,80 €
Evangile pour un gueux
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Entrailles de Paris, camps de fortune, bouches de métro fumantes. L'hiver est mortel pour les miséreux. À la veille de Noël, dix clochards se barricadent dans Notre-Dame. Mouss, leader proclamé par la presse « messie des gueux », revendique leur droit au logement et déchaîne les médias. Des mois plus tard, le corps de Mouss est repêché dans la Seine, pieds et mains percés. Une blessure sur le flanc. Qui a été son Judas ? Nouvelle plongée dans les bas-fonds de Paris pour le père Kern et la juge Claire Kauffmann « Alexis Ragougneau nous donne ici son meilleur en réinventant la Cour des miracles. » Le Point
7,70 €
Dodgers
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À quinze ans, East est déjà un petit caïd : devant la taule où on vend et consomme de la dope, il est le chef de l'équipe de guet. Le jour où les flics débarquent, c'en est fini de son job. Pour conserver sa place dans le gang, East doit se racheter. Quitter L.A., récupérer des armes et éliminer un juge à l'autre bout du pays, là où il neige. Le tout dans un monospace pourri et avec une équipe de bras cassés. Une équipée sauvage… « Un des plus grands polars littéraires que vous lirez jamais. » Donald Ray Pollock « Équipée (presque) sauvage à travers les États-Unis. Aussi réaliste qu'imagé, un premier roman bien trempé. » L'Express Traduit de l'anglais (États-Unis) par Samuel Todd
7,80 €
Suburra
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Samouraï n'est pas un mafieux comme les autres. Sans passions et sans vices, ce monstre froid n'a qu'une obsession : bétonner le littoral romain pour son plus grand profit. Pas facile avec tous ces Napolitains, Gitans et Calabrais qui s'entre-tuent. D'autant que le carabinier Malatesta a compris ce qui se trame derrière ce foutoir de politiciens corrompus, d'évêques défroqués et de journalistes véreux… Carlo Bonini est journaliste d'investigation à La Repubblica, et grand connaisseur des dessous politiques et policiers italiens. Giancarlo De Cataldo, juge au tribunal de Rome, est notamment l'auteur de Romanzo Criminale, La Saison des massacres et Je suis le Libanais. « De Cataldo et Bonini excellent dans les dialogues, brossent des portraits denses et formidablement vivants. Et démythifient la mafia. » Télérama Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
10,20 €
Islander - Tome 01
Glénat BD
Futur proche

Le continent européen est victime de catastrophes multiples, des réfugiés de tous les pays s'amassent au port du Havre, lieu de transit vers un hypothétique salut. L'Islande est encore épargnée, mais pour combien de temps ? Liam, qui a déjà tout perdu, va tenter sa chance en subtilisant le pass d'une migrante, sans savoir que l'Islande aussi se déchire à leur sujet. Ballotté dans le chaos du monde, Liam découvrira qu'il a pris la place d'une femme impliquée dans un mystérieux projet, "Islander" ; sa rédemption, si Liam et ses nouveaux compagnons parviennent à survivre.

Après *Sangoma,*le duo explosif formé par Caryl Férey et Corentin Rouge est de retour avec une trilogie sous haute tension. Un récit d’anticipation plus réaliste que jamais, qui nous emporte vers des terres gelées où espoir, conscience politique et drames intimes se côtoient. Les auteurs inversent l’ordre du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui dans un premier tome aussi haletant que prémonitoire.
26,00 €
The Nice House By The Sea tome 1
Urban comics
Aucun des douze convives de cette belle demeure en bord de Méditerranée ne connaissait Max. Elle connaissait pourtant chacun d’entre eux. Experts dans leur domaine, géants de l’industrie et du savoir moderne, chacun d’entre eux est l’excellence personnifiée. Pour échapper à la fin du monde et incarner l’avenir de l’Humanité, tous ont accepté en leur âme et conscience de se réunir dans ce petit paradis créé rien que pour eux, abandonnant vie et proches à leur triste sort. Survivre à la mort programmée de l’humanité ? Vivre éternellement ? Que pourrait-il y avoir de mal à ça ?
25,00 €
Madeleine, résistante - Tome 4 - L'ange exterminateur
Dupuis
24 août 1944. Madeleine – alias Rainer – et ses camarades FFI de la Saint-Just sont brutalement tirés de leur sommeil par un milicien lâchement embusqué sur les toits parisiens. Une fillette innocente tombe sous ses balles. Folle de rage, Madeleine se lance alors elle-même sur les toits pour rendre justice… Elle reçoit ensuite une mission inattendue : éliminer un traître dont la réputation de résistant est pourtant intacte au sein des FFI. Une mission d'« ange exterminateur » si délicate que Madeleine Riffaud, disparue en 2024, gardera jusqu'au bout le secret de l'identité du traître, même face à Jean-David Morvan et Dominique Bertail. Avec *Madeleine, résistante* tome 4, vivez la libération de Paris à hauteur de combattante, puis les douloureux constats qui en découlèrent.

La disparition de Madeleine Riffaud, en 2024, rend encore plus précieux ses souvenirs de témoin privilégié du XXe siècle. Mission que relèvent avec force et inspiration Bertail et Morvan !
25,00 €
Silent Rose - Six notes sous terre - histoire complète
Drakoo
*La musique de la vengeance.*

Après avoir réchappé à une bande de tueurs, Silent Rose, célèbre chasseuse de primes, et son frère Bass traversent Flagstone dont les habitants se sont entretués sans raison apparente...

Sous le choc, ils font escale à Tuco, connue pour son saloon et son marshal, ancien général sudiste.

Un pianiste itinérant apprend alors à Rose et Bass qu'une malédiction sévit dans la région. Elle pousserait ses habitants au pire et s'abattrait sur des territoires cheyennes colonisés : des villes comme Flagstone... ou Tuco.
18,90 €
Transformers Tome 5
Urban comics
La guerre qui oppose Decepticons et Autobots fait rage. Au milieu des tôles froissées et des fracas de métal, Optimus Prime et les siens perdent du terrain. Pour protéger leur planète d’adoption, ces derniers n’ont d’autre choix que de s’associer à des alliés des plus surprenants. Mais cette alliance suffira-t-elle pour leur assurer la victoire ?
18,50 €
Rook Exodus Tome 1
Urban comics
Au 24e siècle, Rook est un homme piégé sur une planète artificielle qui a sombré dans le chaos. Sa population animale, autrefois contrôlée par les autorités, est désormais régulée par des hors-la-loi. Les plus riches se sont échappés tandis que les autres doivent chercher un moyen de fuir. Mais Rook s'interroge : Ce monde vaut-il la peine qu'on se batte pour lui ?
25,00 €
Dracula et autres écrits vampiriques
Gallimard
Au cours de l'été 1816 à la villa Diodati, au bord du Léman, Mary Shelley n'est pas la seule à engendrer une créature de papier monstrueuse. Le médecin de Lord Byron, Polidori, qui participe également au concours d'histoires macabres organisé par son employeur, fait entrer le vampire en littérature. Le Vampire est un texte fondateur qui apporte l'impulsion décisive permettant au genre gothique de donner naissance à l'une de ses modalités les plus spectaculaires : la littérature vampirique. Avant Polidori, le vampire était un vuIgaire revenant cantonné à la tradition folklorique et aux récits légendaires. En faisant de lui un personnage éminemment byronien - aristocratique, désenchanté, séduisant ténébreux -, il invente une figure canonique qui continue d'essaimer aujourd'hui. Depuis le début du XIXᵉ siècle, la littérature britannique palpitait au rythme de pulsions sanguinaires. Avec la relation ambiguë mais cruellement prédatrice qui unit la très destructrice Géraldine à l'héroïne éponyme de Christabel (1797 et 1800), Coleridge a préparé les sensibilités à une mise en discours explicite de la morsure infligée par un revenant. Robert Southey, dans un épisode de Thalaba (1801), puis Byron, à la faveur d'un passage du Giaour (1813), ont l'un et l'autre franchi un pas symbolique crucial en utilisant non seulement le concept mais le terme de "vampire". Christabel fait l'ouverture de ce volume, où l'on trouvera en appendice des extraits des deux poèmes séminaux de Southey et Byron. Un autre jalon est posé par Sheridan Le Fanu et Carmilla (1872). Ouvertement saphique, cette nouvelle met en scène un vampire femelle qui envoûte sa proie. La séduction est, littéralement, effrayante, et la prédation létale fait écho aux pulsions sexuelles refoulées de la victime. Un autre écrivain irlandais, Bram Stoker, saura s'en souvenir vingt-cinq ans plus tard. On ne présente plus sa création, le comte Dracula, ce grand saigneur. Reste que les adaptations cinématographiques se sont par trop éloignées de l'oeuvre originelle, et qu'il est bon de revenir au texte de Stoker pour saisir tout ce que son roman a de subversif. Dans Dracula (1897), projection des ténèbres de notre propre nature, la vie et la mort tissent un entrelacs lugubre, et la répulsion et le désir s'entremêlent. Quelques mois plus tard, Florence Marryat publie Le Sang du vampire et propose une variante féminine et insolite du mythe. Née sous le coup d'une malédiction héréditaire, Harriet Brandt, métisse originaire des AntiIles, est douée d'une propension fatale à faire du mal à ceux dont elle s'entiche, et c'est avec gourmandise qu'elle apprécie ses semblables. Autour d'elle, les êtres qui succombent à son charme exotique finissent par succomber tout court, tant ses cajoleries ou ses étreintes épuisent leur vitalité et se révèlent mortelles. Par un glissement sémantique, la jeune fille innocente en mal d'affection vampirise ses proches, et pour ce faire n'a même pas besoin de faire couler le sang.
69,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Récits
Gallimard
H. P. Lovecraft est un créateur de mondes, doublé - on ne mesure pas toujours à quel point - d'un grand écrivain. Son oeuvre a irrigué de larges pans de la culture, inspirant dessinateurs, philosophes, et surtout écrivains qui, de Borges à Michel Houellebecq, furent nombreux à lui rendre hommage. À la fois célébré pour la théogonie qu'il a mise en place et décrié pour son racisme, lié par un attachement viscéral à sa Nouvelle-Angleterre natale, il est un écrivain inclassable. Il s'abreuve, dans un premier temps, aux sources de Poe, de Lord Dunsany, ou encore du mouvement décadent, mais il fait rapidement éclater le cadre du récit fantastique en y introduisant les concepts et le vocabulaire des sciences. Mieux encore, il renouvelle le genre en lui donnant une dimension cosmique qui témoigne de l'insignifiance de l'homme dans un univers qui le dépasse. Des divinités énigmatiques et terrifiantes, Cthulhu, prêtre des Grands Anciens, Nyarlathotep, le Chaos rampant, Azathoth, le Néant primordial, Yog-Sothoth, "Tout en Un et Un en Tout", forment son panthéon. Confronté à cette altérité absolue, le héros de Lovecraft a un seul but : la connaissance, un seul chemin : la découverte de la présence universelle du Mal, une seule issue : la démence ou la mort. Vingt-neuf récits composent ce volume, depuis les premiers contes horrifiques jusqu'aux grands récits qui, écrits à partir de 1926, feront la renommée de leur auteur. Tous bénéficient de nouvelles traductions.
76,00 €
Romans
Gallimard
Ce volume propose la "trilogie du travail" formée par En un combat douteux (1936), Des souris et des hommes (1937) et Les Raisins de la colère (1939), ainsi qu'À l'est d'Éden (1952), roman de la maturité.

Le fil conducteur des trois premiers livres, c'est la réaction de l'individu à la pression du groupe. En un combat douteux, qui prône l'action collective, revêt une dimension épique. Des souris et des hommes traduit, par la simplicité de son intrigue et ses ressorts dramatiques, la dimension tragique d'une humanité abandonnée à la fragilité de ses rêves. Les Raisins de la colère, grand roman de la route, entremêle le destin de la famille Joad et des chapitres "collectifs" qui élargissent la perspective à l'ensemble du "peuple". À l'est d'Éden enfin donne corps à l'imaginaire familial de Steinbeck et illustre la faculté de l'homme à choisir son destin. S'y mêlent souvenirs intimes et éléments allégoriques et historiques ; le bien et le mal s'y livrent une lutte placée sous le signe de Caïn.

En s'inspirant de thèmes et de figures bibliques, Steinbeck participe à l'écriture du mythe américain, y compris dans ses aspects les plus désespérés. Marqués au fer rouge par la Grande Dépression, ses personnages, laissés-pour-compte du rêve américain, sont des victimes de la modernité en marche. Dans des dialogues d'une grande virtuosité, le romancier fait entendre la crudité de leur langue (ce qui choqua ses contemporains) et leur confère une présence véritablement poétique. Quant aux analyses écologiques, économiques et sociales qui sous-tendent ses livres, elles demeurent troublantes d'actualité.
72,00 €
Œuvres complètes I, II
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
148,00 €
Shirley - Villette
Gallimard
L'immense succès de Jane Eyre (1847) fait de Charlotte Brontë une romancière reconnue. L'élaboration de son nouveau roman sera douloureuse : en l'espace de huit mois, Branwell, Emily et Anne disparaissent, faisant d'elle la seule survivante d'une exceptionnelle fratrie d'écrivains. Shirley paraît en 1849. En toile de fond, la lutte des ouvriers du textile contre la mécanisation. Au premier plan, deux héroïnes se disputant l'attention de Robert Moore : une héritière cultivée et fougueuse, et une orpheline douce et timide ; la première est inspirée d'Emily, la seconde d'Anne. L'ouvrage voit resurgir les héros des oeuvres de jeunesse (Napoléon, Nelson, Wellington), oeuvres dont on ne dira jamais assez l'importance. Il propose de magnifiques portraits de femmes cherchant leur place dans une Angleterre patriarcale.Pour Villette, qui suit en 1853, Charlotte fait appel aux souvenirs de son séjour à Bruxelles en 1842-1843. Élève puis professeur dans un pensionnat, elle avait été séduite (intellectuellement) par Constantin Heger, qui donnait des cours de rhétorique dans l'établissement tenu par son épouse. Elle transpose cette expérience dans le personnage de Lucy Snowe, qui s'éprend d'un confrère revêche. Certains contemporains ont jugé "pervers" l'humour de la romancière, mais le ton caustique et l'extraordinaire vivacité de la langue font aujourd'hui le charme du livre, où se mêlent réalisme et gothique - un gothique d'artifice, décalé. Aussi important que méconnu, Villette, qui fait la part belle aux non-dits et aux ellipses, et dont le dénouement est laissé à l'interprétation du lecteur, est un grand livre à la modernité troublante.
70,00 €
Les Trois Villes
Gallimard
Septembre 1891. Zola cherche à échapper au naturalisme, il rêve d'une "peinture de la vérité plus large et plus complexe", ancrée dans la réalité contemporaine. C'est à Lourdes que va naître le renouvellement d'inspiration qu'il attendait. Saisi par ce qu'il voit, il rédige le plan d'un roman sur le pèlerinage et la cité des miracles. Le spectacle de cette foule, dans laquelle se joignent le besoin de surnaturel et la misère physique et sociale, va le hanter durablement. En septembre 1892, il a l'idée des Trois Villes, trilogie romanesque dont le héros est un prêtre, Pierre Froment. Son trajet le conduira de l'espoir d'un christianisme régénéré à l'acceptation d'une autre religion, celle de la science. À la peinture d'une cour des miracles modernes (Lourdes, 1894, qui sera mis à l'index) succèdent des intrigues vaticanes entrelacées à l'histoire d'une passion dévorante (Rome, 1896), puis les scandales politiques, les attentats anarchistes, la finance, la prostitution, l'art, la "cohue" parlementaire (Paris, 1898). Outre le texte des Trois Villes, la présente édition donne à lire des transcriptions des manuscrits préparatoires, dont plusieurs sont inédites, ainsi que les Journaux que Zola tint lors de ses voyages à Lourdes et à Rome, et qui sont des chefs-d'oeuvre de reportage.
79,00 €
Mrs. Dalloway et autres écrits
Gallimard
1925, 1928, 1929. Mrs. Dalloway, Orlando, Une pièce à soi. Un roman ; une biographie, autre forme de roman, surtout quand le personnage biographé est imaginaire ; un essai enfin, qui expose en particulier les raisons pour lesquelles la soeur de Shakespeare n'a pu écrire les pièces de son frère (ce n'est pas seulement parce qu'elle n'a pas existé), et, plus généralement, les conditions matérielles qui doivent être réunies pour qu'une femme puisse se consacrer à l'écriture. Mrs. Dalloway et Orlando sont deux romans aussi différents que complémentaires. Le premier, que Woolf pensa longtemps intituler Les Heures, se déroule à Londres en un jour, qui est la grande journée de Clarissa Dalloway, et le dernier jour de Septimus Warren Smith. Le second, qui aurait pu s'intituler Les Siècles, court sur 350 ans, et jusqu'en Turquie. D'abord appelé à la cour d'Elizabeth Ire, un jeune aristocrate se réveille un jour femme, au siècle suivant ; à la fin du livre - en octobre 1928 -, elle est trentenaire, mariée, et elle a fait paraître "Le Chêne", un poème auquel elle - ou plutôt il puis elle - travaillait depuis 1586. "Dans chaque être humain se produit une oscillation d'un sexe à l'autre..." Très vite, la France s'intéresse à ces romans. Louis Gillet prend prétexte d'Orlando pour consacrer à Woolf une étude dans la Revue des Deux Mondes. Il a compris à quel point la question de la création féminine lui importe, mais l'éloge a ses épines : le grand livre, selon lui, c'est Ulysse. (Woolf allait longtemps être comparée à Joyce, et plus encore à Proust, que le mari de Vita Sackville-West tenait d'ailleurs pour le plus grand des romanciers anglais.) "Orlando est un ravissant bibelot d'étagère, et jolies choses ou jolies femmes sont à leur place dans un salon." Le hasard des dates est cruel : nous sommes en 1929, Gillet ignore encore qu'Une pièce à soi (une pièce qui n'est pas le salon) apporte une réponse cinglante à son appréciation. Mais cet essai est un manifeste littéraire aussi bien que social, et une composante essentielle de l'art poétique que Virginia Woolf construit texte après texte. Quant à Mrs. Dalloway, elle aurait donc cent ans. On a peine à le croire. Le livre, lui, est toujours aussi neuf, ce qui n'est pas le cas de tous les romans "expérimentaux". Il est vrai qu'il ne se résume pas à l'usage virtuose d'une technique narrative, si nouvelle soit-elle. Y coexistent la vie et la mort, la raison et la folie, la durée et les instants, "le temps qui se marque sur l'horloge et le temps qui réside dans l'esprit" (Orlando). La lumineuse préface de Gilles Philippe éclaire les ouvrages ici réunis, trois moments forts dans une période d'écriture décisive pour Virginia Woolf. Une pièce à soi entre au catalogue de la Pléiade dans une traduction inédite de Laurent Bury.
62,00 €
Œuvres I, II
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
152,00 €
L'Amant de Lady Chatterley et autres romans
Gallimard
Le plus célèbre des couples nés de l'imagination de D. H. Lawrence est celui que forment Constance, une aristocrate, et Mellors, un garde-chasse. Publié à compte d'auteur en 1928, circulant sous le manteau jusqu'en 1959, encore objet d'un procès pour obscénité en 1960, L'Amant de Lady Chatterley fit scandale, en raison notamment de sa description de la sexualité féminine. Mais il devrait rester dans les mémoires à un autre titre : c'est un très grand livre. Joyce, Woolf, T. S. Eliot ont été sensibles à la guerre que mena Lawrence contre le roman réaliste "à l'ancienne", en faveur de l'effacement de la frontière entre roman et poésie. "Ne me donnez rien de fixe, rien de figé, rien de statique", disait-il. Femmes amoureuses est un roman "jamais contenu, jamais confiné, jamais dominé de l'extérieur". Le réel y est fractal. Lawrence écrit vite puis il reprend ses manuscrits, les révisions sont incessantes, il faut épouser la vérité changeante de l'instant. L'expression doit privilégier non l'achèvement, mais le processus, non la stabilité, mais le vacillement. Toile de fond du recueil de novelettes (La Coccinelle, Le Renard, La Poupée du capitaine) ici joint aux deux grands romans, la guerre de 14 est passée par là, marquant l'écriture de Lawrence. Le soufre des adultères victoriens paraît éventé ? Le romanesque selon Lawrence reste une "bombe". S'engouffrent par la brèche ainsi ouverte "des sentiments nouveaux, vraiment nouveaux, une lignée entière de nouvelles émotions".
76,00 €
Le Vicomte de Bragelonne
Gallimard
Le volet central de la trilogie des Mousquetaires était intitulé Vingt ans après. Le Vicomte de Bragelonne est sous-titré "Dix ans plus tard". Alexandre Dumas est un romancier du temps. Du temps historique : l'un des sujets du roman, le principal peut-être, est la prise du pouvoir par Louis XIV et la consolidation de son règne personnel. La disgrâce de Fouquet et l'ascension de Colbert, sur lesquelles se greffe la romanesque affaire du Masque de fer, sont au coeur du livre. Du temps individuel aussi : les mousquetaires ont pris de l'âge. Dumas peint leur vieillissement et leurs déchirements. Car leurs routes divergent, et le "tous pour un" prononcé trente ans plus tôt n'est plus qu'un souvenir. Le romancier de l'avenir et du présent devient celui du passé et de la mémoire. "Ce que je cherche, surtout, ce que je regrette avant tout, ce que mon regard rétrospectif cherche dans le passé, c'est la société qui s'en va, qui s'évapore, qui disparaît." Le charme puissant qui émane de Bragelonne confirme que cette évaporation est un très grand sujet romanesque. Ce qui est vrai des sociétés l'est aussi des hommes : il ne fait pas bon vieillir. Les héros ne sont plus ce qu'ils étaient. Mais le souvenir de ce qu'ils furent nous rend sensibles à ce qu'ils deviennent. Aramis est désormais évêque de Vannes. Un secret découvert, celui du Masque de fer, fait de lui le général des jésuites, fonction dans laquelle il redouble d'intrigues. Il y survivra, ce qui n'est pas le cas de ses compagnons. Enrichi, entiché de noblesse, Porthos se laisse berner et entraîner par son prélat d'ami ; sa mort dans l'effondrement de la grotte de Locmaria - "Trop lourd !" - est celle d'un titan. Athos, comte de La Fère, le plus âgé des quatre, jouit du bonheur d'être père puis meurt de la mort de son fils. Quant à d'Artagnan, resté mousquetaire, il a pris du galon, est devenu plus politique, mais songe parfois à tout quitter. Un boulet le renverse sous les murs d'une ville assiégée au moment où on lui apporte le bâton de maréchal de France. "Des quatre vaillants hommes dont nous avons conté l'histoire, il ne restait plus qu'un seul corps. Dieu avait repris les âmes." Et Bragelonne ? Le jeune Raoul, qui est le fils naturel d'Athos, tient le rôle-titre. Mais il arrive, dans les romans, que les amoureux soient fades. Mlle de La Vallière, dont le jeune homme est épris, est désirée en plus haut lieu ; la faveur du roi lui fait oublier l'amour de son ami d'enfance. La mort de Raoul, qui ressemble à un suicide, n'a pas la dimension mythologique de celle de Porthos. Disparaître dans une guerre lointaine, d'un point de vue romanesque, c'était sans doute simplement ce qu'il avait de mieux à faire. Mélancolique roman des générations, de l'échec et du souvenir, Le Vicomte de Bragelonne est l'un des grands livres du XIXᵉ siècle et le chef-d'oeuvre de Dumas. Non pas, comme on le dit souvent, son Temps retrouvé. Mais son Temps disparu.
75,00 €
Le Livre de la jungle
Gallimard
Certains ouvrages sont à la fois célèbres et mal connus. Ainsi des Livres de la jungle de Kipling. On oublie parfois qu'un Second Livre de la jungle (1895) suit le premier (1894) et que les aventures de Mowgli popularisées par le film de Walt Disney (1967) ne résument pas la richesse de ces contes. Trois mondes s'y superposent : celui des jeux et de l'imagination de l'enfant, celui des fables, celui des mythes. Les héros de la jungle expriment les sentiments fondamentaux et possèdent les qualités primaires de l'humanité. Les animaux ont la complexité et l'ambiguïté des humains, lesquels ne sont pas dépourvus d'animalité. La cruauté de la vie est patente. Sans cesser de fonctionner comme des fables accessibles à tout âge, les Livres de la jungle véhiculent une morale, une politique et une philosophie.

Ce volume propose les deux Livres de la jungle, accompagnés des illustrations des éditions originales, dues pour la plupart au père de l'auteur, John Lockwood Kipling. En marge de ces livres, on pourra lire la première nouvelle dont Mowgli, devenu adulte, est le héros : "Dans le “rukh”" (1893). S'ajoute à ces textes et à ces images un recueil inédit dans la Pléiade : les Histoires comme ça, que Kipling a publiées en 1902, proposent douze récits étiologiques, en d'autres termes douze contes "du pourquoi". Complément évident des Livres de la jungle, le recueil est ici reproduit avec les illustrations dues à Kipling lui-même, et avec les poèmes que l'auteur avait associés aux récits mais qui sont généralement omis dans les éditions françaises. Un dossier iconographique clôt le volume.

Tiage spécial
66,00 €
Romans et récits
Gallimard
Kessel est difficile à situer dans le paysage littéraire. On l'y prenait parfois pour un intrus. À la NRF, Gaston Gallimard crut très tôt en lui, tandis que Gide (qui changerait d'avis) et Paulhan avaient, comme on dit, "des réserves". Peut-être n'était-il à leurs yeux qu'un reporter écrivant des romans, avec une circonstance aggravante : le succès. Alors romancier ou reporter ? Un pur romancier ? un authentique reporter ? La question, à vrai dire, ne se pose pas en ces termes. Cette édition ne fait pas acception de "métiers" ni d'ailleurs de genres littéraires. Elle juxtapose dans l'ordre chronologique des ouvrages relevant, à des degrés divers, de la fiction, du récit, du reportage ou de ce que Kessel aimait à nommer documentaire - un mot encore neuf dans les années 1920 et qu'il donna pour titre à la première partie de Vent de sable. Elle bénéficie d'autre part d'un fait nouveau : les manuscrits de Kessel sont désormais accessibles. Ces deux volumes en reproduisent de nombreux éléments - dont le scénario inédit du Bataillon du ciel - et les exploitent pour cerner ce qui fait la spécificité de l'oeuvre. Le "système Kessel", on croit le connaître : courir le monde, faire provision de "choses vues", livrer des reportages à la presse, en tirer (selon des modalités variables) un récit, puis publier un roman qui utilise (dans des proportions tout aussi variables) ces reportages et ce récit. Mais les apparences sont trompeuses : Le Lion (roman "kényan" de 1958), par exemple, aurait été conçu avant que ne soit achevé La Piste fauve (récit, kényan lui aussi, de 1954). L'oeuvre ne décrit pas une trajectoire systématique qui mènerait du réel (terrain du reporter) à la fiction (ou littérature). Chez l'auteur de Makhno et sa juive, la réalité n'est jamais chimiquement pure. Kessel pourrait bien être un précurseur de ce qu'on appelle aujourd'hui en bon français la creative non fiction. L'aventure, l'événement, tel homme rencontré, telle situation vécue possèdent pour lui un potentiel poétique ou romanesque qui fait d'eux des objets pour l'imagination. Pour le dire à la manière de Malraux, le réel est une musique sur laquelle nous sommes contraints de danser. Mais Kessel le trouve insuffisant. Comme Malraux lui-même, comme Cendrars, Saint-Exupéry et bientôt Gary, il est de ceux qui offrent à la réalité des prolongements puisés dans l'imaginaire. Ce faisant, il place son oeuvre - et ses aviateurs, ses Russes blancs, ses guerriers masaï, ses cavaliers afghans - aux confins "du réel, du rêve, de l'errance et de l'histoire" (Malraux encore). Il la rend transfrontalière, se rend lui-même inclassable et fait de l'aventure un mythe moderne. Sans doute respire-t-il "l'air du temps", qui est aussi le nom d'une collection à laquelle il donna des livres ; mais il sait s'en abstraire et atteindre à l'essentiel. Écrite en un siècle qui menaça de mille manières l'espèce humaine, toute son oeuvre peut être lue
78,00 €
Les Trois Mousquetaires - Vingt ans après
Gallimard
Dumas découvrit tôt à travers Walter Scott, Shakespeare, Schiller, puis les mémorialistes du passé et enfin Augustin Thierry, que l'histoire pouvait inspirer de grandes oeuvres littéraires. Il fut le romancier de l'histoire. C'est d'abord sous cet angle qu'il est présenté et étudié dans cette édition. Les notes qui accompagnent le texte des deux romans éclairent non seulement les personnages et les allusions historiques de Dumas, mais aussi les sources qui sont nombreuses et variées. Plus d'un lecteur découvrira avec surprise que si Dumas était un merveilleux conteur, il connaissait aussi fort bien l'histoire et que le fond de tableau des Trois Mousquetaires et de Vingt ans après n'est pas une brillante improvisation mais le résultat d'une mise au point sérieuse. Cette édition, présentée et annotée par Gilbert Sigaux, réunit autour des deux célèbres romans de Dumas, une préface où le " cas" Maquet est étudié, une chronologie détaillée de la vie et des oeuvres de Dumas, des notes nombreuses et une bibliographie.
76,00 €
Le Blé en herbe et autres écrits
Gallimard
Claudine à l'école est le grand succès de mars 1900. Le livre est signé Willy. On sait généralement qu'il s'agit du pseudonyme d'Henry Gauthier-Villars, qui l'utilise pour signer les productions de l'atelier qui lui écrit ses ouvrages. Cette fois, pourtant, le texte sort du lot. Il ne ressemble à rien de connu, la langue est nouvelle, le ton insolent, le propos scandaleux. C'est qu'il n'est pas de la plume d'un des scribes habituels de Willy : il est de sa jeune femme, Sidonie-Gabrielle, née Colette. Colette : il faudra attendre 1923 et Le Blé en herbe pour que ce nom apparaisse seul sur la couverture d'un livre. Avant cela, il y aura eu d'autres "Willy", des "Colette Willy" et même des "Colette (Colette Willy)". Mais on a vite compris. Catulle Mendès écrit à Colette : "vous avez créé un type". Claudine en effet est un type, et elle deviendra un mythe. Colette en créera d'autres : celui de Sido, sa mère, "le personnage principal de toute [s]a vie" ; celui de Gigi, jeune fille élevée pour devenir une femme entretenue et qui échappe à ce destin ; et celui de Colette elle-même, qui se construit au fil de plusieurs vies - elle fut danseuse, mime, actrice, journaliste, directrice d'un institut de beauté, publicitaire... comme si la littérature ne pouvait suffire à lui assurer l'indépendance et la liberté qui sont, avec l'aptitude au plaisir, ses valeurs les plus hautes. Des tenues succinctes portées sur la scène du Moulin Rouge à la croix de grand-officier de la Légion d'honneur reçue en 1953, la ligne droite n'est pas le chemin le plus court. Mais l'oeuvre de Colette s'est nourrie de ce sinueux parcours. Colette appelle "littérature" tout ce qu'elle n'ai me pas : l'emphase, la "ciselure" et les idées générales, qui lui vont aussi mal, dit-elle, que les chapeaux empanachés. L'année du Blé en herbe, elle déclare à Simenon : "Supprimez toute la littérature, et ça ira." "C'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie", dira le romancier. C'est aussi ce qui préserve l'oeuvre de Colette du vieillissement. L'ouverture de Chéri, en 1920, a époustouflé les lecteurs. Cent ans plus tard, on l'admire toujours. Mais le style ne serait rien s'il n'était au service d'un regard d'une extraordinaire sensibilité. Colette, nous dit Antoine Compagnon, rend présents "le monde de l'enfance, l'étoffe de la sensation, l'émotion de la mémoire". On la crédite aussi d'avoir été "la première femme qui ait vraiment écrit en femme" (A. Maurois), la première à explorer ainsi les amours adolescentes (Le Blé en herbe), à entretenir une réelle connivence avec la nature et "les bêtes", à poser ce qu'on appellera la question du "genre" (dans Le Pur et l'Impur, en 1941), etc. Mais ce sont ces trois domaines - l'enfance, la sensation, la mémoire - qu'il faut retenir si l'on veut lui rendre justice. Elle les partage avec Proust, dont elle admira
71,00 €
Romans (Tome 1)
Gallimard
1839. "Le roi des romanciers modernes, c'est une femme", déclare Jules Janin, prince des critiques. Certes, il s'agit pour lui d'ôter sa couronne à Balzac, dont il n'a pas aimé Illusions perdues. Mais son admiration pour George Sand (car c'est elle, "le roi") est sincère, et partagée : par Balzac lui-même, puis par Flaubert, qui comparera son amie à un grand fleuve d'Amérique : "Énormité et Douceur." Voilà ce que fut la romancière pour ses contemporains. On est loin de la considération réticente dont se contentera longtemps la postérité, avant que le vent ne tourne de nouveau, en faveur cette fois de l'oeuvre, soutenue par une personnalité qui rayonna sur plusieurs scènes littéraire, politique, sociale. Sand a publié plus de soixante-dix romans. Les quinze que voici ont été choisis pour leurs qualités propres et parce qu'ils illustrent ses différentes manières. Indiana, immense succès, est le premier qu'elle signe de son nom de plume. Le roman-poème de Lélia - révolte métaphysique et sexualité féminine en 1833 - fait scandale. Mauprat échappe aux qualificatifs ou les mérite tous : roman historique, familial, d'amour, d'aventures, noir, humanitaire, social... Pauline est un "roman de l'artiste", veine à laquelle appartient aussi, le diptyque constitué de Lucrezia Floriani et du Château des Désertes. Isidora surprend par sa modernité, forme et fond. Le triptyque champêtre, La Mare au Diable, François le Champi, La Petite Fadette, fait de Sand une pionnière de l'ethnographie et de l'ethnolinguistique, et de l'ethnomusicologie si l'on y ajoute Les Maîtres sonneurs. Dans Elle et lui passe l'ombre de Musset. (Pour celle de Chopin, voyez Lucrezia.) La Ville noire est un roman "industriel" à la fois réaliste et utopiste. Juste avant Voyage au centre de la Terre, Laura, voyage dans le cristal débusque le fantastique au coeur de la science. Nanon enfin récrit l'histoire de la Révolution en donnant la parole à une paysanne. "Je fais des romans, parce que c'est une manière de vivre hors de moi", dit Sand, prompte à se glisser "dans la peau de [s]es bonshommes", comme elle appelle ses personnages. L'essentiel pour elle est dans le mouvement vers l'autre, quête inquiète et patiente ; ce qu'avait bien senti Janin, qui voyait en elle l'"un de ces grands esprits plein d'inquiétudes qui cherchent leur voie". Quadriller le monde social est nécessaire, non suffisant. Si le roman est un plaidoyer (pour les femmes, contre les lois du mariage, pour la justice...), le bon roman exige que soient mêlés "le réel et le poétique". Ainsi naît le romanesque, principe de liberté : c'est l'artiste qui crée le réel, "son réel à lui". Le roman chez Sand a un effet sur "l'emploi de la vie". De lumineuses figures de femmes y mènent un combat pour l'idéal. Vaste dessein. Flaubert (comme toujours) avait raison : énormité et douceur.
78,50 €
Romans et récits
Gallimard
"Tu tires des récits de tes vices, tu rêves des doubles pour tes démons" : c'est ainsi que Nathan Zuckerman, la créature de papier de Philip Roth, décrit son entreprise d'écriture dans La Leçon d'anatomie. Apparu sous la plume de l'écrivain Peter Tarnopol dans Ma vie d'homme (1974), ce double assumé du fictif Tarnopol et de Roth, lequel les invente tous deux en vertu d'un processus de création fait de reflets et de répliques, prend pour ainsi dire vie dans le premier cycle romanesque qui lui est consacré, Zuckerman enchaîné. Cette série de romans - une trilogie et son épilogue - offre à Roth l'occasion d'exposer les métamorphoses de la subjectivité. Elle met en scène quatre moments-clefs de la carrière de Zuckerman : la relation de l'aspirant écrivain avec son mentor (L'Écrivain fantôme, 1979) ; le romancier devenu une célébrité et la victime de son succès (Zuckerman délivré, 1981) ; l'homme souffrant de douleurs mystérieuses en pleine crise de la quarantaine, rattrapé à la fois par la complexité de sa vie amoureuse et sexuelle et par la mort de ses parents (La Leçon d'anatomie, 1983) ; l'homme de lettres privilégié face aux intellectuels de l'Europe de l'Est communiste (L'Orgie de Prague, 1985). On retrouvera Zuckerman dans La Contrevie (1986), un "labyrinthe de miroirs" (Philippe Jaworski), et un chef-d'oeuvre de virtuosité, qui est en quelque sorte la réponse de Roth au postmodernisme américain incarné notamment par Thomas Pynchon. Un brouillon donne à penser que le roman aurait pu être intitulé Tu dois changer ta vie ; "Tout peut arriver, et c'est précisément ce qui arrive : tout." Pendant la période de création couverte par ce volume, Roth explore la frontière poreuse entre réalité et fiction. S'il occupe le devant de la scène jusqu'en 1986, Zuckerman n'est pas l'unique alter ego de l'auteur. Émerge en effet un nouveau personnage (de fiction ?) nommé Philip ou Philip Roth. Il dialogue avec Zuckerman dans Les Faits (1988), sous-titré "Autobiographie d'un romancier" ; avec des femmes dans Tromperie (1990), roman tout entier construit en dialogues - "la bande-son d'un roman sans images", selon Ph. Jaworski -, tandis que Patrimoine (1991), récit de la maladie et de la mort du père (non plus celui de Zuckerman, celui de Roth), est présenté comme "Une histoire vraie". Les faits seraient-ils enfin débarrassés de leur gangue de fiction ? À la fin de la lettre que le Roth des Faits écrit à son lecteur Zuckerman, il admet que les "faits" sont en réalité des souvenirs déjà retravaillés. Ses expériences personnelles et son passé ne prennent forme et sens qu'une fois racontés. Et c'est à un personnage de fiction, l'inévitable Zuckerman donc, que Roth confie le soin de porter un jugement sur son manuscrit "autobiographique". L'autobiographie est sans doute "le genre le plus manipulateur dans toute la littérature", estime Zuckerman. C'est le moins que l'on puisse dire. Toute tentative de figer la frontière entre
73,00 €
Les Misérables (Bibliothèque de la Pléiade)
Gallimard
Faut-il, peut-on résumer Les Misérables ? Ce qu’en dit Hugo a de quoi intimider : «La destinée et en particulier la vie, le temps et en particulier ce siècle, l’homme et en particulier le peuple, Dieu et en particulier le monde, voilà ce que j’ai tâché de mettre dans ce livre, espèce d’essai sur l’infini.» Un essai ? et sur l’infini ? Infini et roman ne font pas toujours bon ménage. Mais ce roman-là, Baudelaire l’a bien vu, est «construit en manière de poème». Même idée chez Rimbaud : «un vrai poème». Et chez Hugo déjà : «le poème de la conscience humaine», «une épopée supérieure et définitive». Un livre à part, bien sûr. Une somme, à la fois montagne et océan. Commencé par un pair de France en 1845, interrompu «pour cause de révolution» en 1848, repris par un proscrit en 1860, c’est un roman de l’exil. «Parole enchaînée, c’est parole terrible.» Mme Rimbaud mère s’inquiète du pouvoir de cette parole devenue action. Elle reproche à Izambard de l’avoir mise sous les yeux de son fils. Ce faisant, elle rejoint Lamartine, qui jugeait le livre faux et dangereux. En 1862, il n’était pas le seul. Mais la ferveur des lecteurs ne cessera de croître et donnera aux Misérables un statut d’œuvre populaire, «au sens où Homère est de la littérature populaire : une littérature qui s’adresse aux hommes de tous les temps et de toutes les cultures» (Simon Leys). Trop tard pour Mme Rimbaud : Arthur admire le «forçat intraitable», dont Une saison en enfer se souviendra. Un siècle et des poussières plus tard, le rimbaldo-hugolien Pierre Michon enfonce le clou : «Méfiez-vous des types bien. Fiez-vous aveuglément à tout forçat évadé.» Entré au catalogue de la Pléiade en 1951, le roman du forçat évadé se joue du temps. Il est ici proposé dans une présentation toute nouvelle. Nouveau texte : bien que le livre ait été publié du vivant de Hugo, il est difficile (et passionnant) à éditer. Nouvel appareil critique : il fallait tisser des liens avec le reste de l’œuvre, et rendre le lecteur du XXIᵉ siècle sensible à l’image du XIXᵉ qui, du 18 juin 1815 (Waterloo) à l’insurrection des 5 et 6 juin 1832, se dégage de la narration. Un appendice offre des ébauches, des pages écartées, des projets de préface : c’est l’atelier de l’œuvre. Une Note sur la scène et l’image retrace l’histoire de l’illustration et des adaptations. Elle s’adosse à un dossier iconographique : dessins de Hugo, portraits des protagonistes par Brion, caricatures de presse, éditions illustrées… Mais peut-être les images les plus authentiques sont-elles celles que se forme le lecteur. «Des buissons chétifs et difformes» : le bois de Montfermeil. Une fillette soulevant à deux mains un seau plein d’eau, tandis que «le tragique masque de l’ombre semblait se pencher vaguement sur cet enfant» : Cosette. Tout à coup, le seau ne pèse plus rien.

Nouvelle édition

Nouvelle édition.
79,00 €
L'Abbaye de Northanger
Gallimard
«Alors que vers la fin du XVIIᵉ siècle le roman noir semait ses naïves terreurs dans les foyers anglais, Jane Austen, née en 1775 et qui écrit depuis l'âge de douze ans, ne s'intéresse ni à l'histoire ni à la politique ni aux fantômes. Elle n'a de goût que pour la vie - la vie telle qu'un œil acéré peut en surprendre les manèges dans un salon, voire une salle de bal où les jeunes gens dansent, tandis que leurs parents évaluent rentes et dots. [...]Dans ce chef-d'œuvre, qu'elle a remanié en 1815, Jane Austen, sans doute l'un des esprits les plus implacablement satiriques de toute la littérature, traite sa protagoniste non comme une créature de chair et d'os, à l'instar de tous les romanciers, mais bel et bien comme une héroïne de roman égarée au milieu de conjonctures qui, par rapport aux habitudes du genre, la rabaissent aux yeux du lecteur.Et c'est avec une allégresse féroce que Jane Austen nous la montre se comportant, à la moindre occasion, en référence à son livre de chevet, Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe, publiés en 1794, juste avant qu'elle ne commence elle-même L'Abbaye de Northanger.Ainsi parodiait-elle le roman gothique et ses candides lecteurs, promis aux mêmes déboires que Don Quichotte intoxiqué par les ouvrages à la gloire de la chevalerie. Et ainsi, du même coup, annonçait-elle et énonçait-elle l'idée qui serait plus tard au cœur de la modernité, et selon laquelle la vie finit toujours par imiter l'art.»Hector Bianciotti.

Présenté et annoté par le traducteur

«À voir Catherine Morland telle qu'elle était dans son enfance, personne n'eût imaginé qu'elle fût destinée à être une héroïne...»
11,50 €
Le pauvre cœur des hommes
Gallimard
Quelle vie plus calme en apparence, plus unie, plus heureuse que celle de Natsume Sôseki ? Il naît en 1867 à Edo, l'ancienne Tokyo, étudie l'anglais, enseigne dans les écoles secondaires de 1893 à 1900 et passe en Angleterre trois années à l'issue desquelles on le nomme chargé de cours à l'Université impériale de Tokyo. Son premier roman, Je suis un chat, d'emblée le rend célèbre et lui permet d'entrer au grand quotidien Asahi. Après une existence discrète et retirée, il meurt en 1916. Le pauvre coeur des hommes est le plus représentatif sans doute des romans du Meiji. De tous les écrivains qu'a produits cette ère, nul n'exerça une influence aussi prestigieuse que Sôseki. C'est que cet ami de l'Occident ne s'était pas coupé de sa propre culture : il s'était nourri des lettres chinoises et formé à la méditation qu'enseigne le bouddhisme zen. Sa vie tout unie cachait une âme douloureuse : obsédé par l'inéluctable "péché qui est sur l'homme", ce solitaire analyse et absout le coeur humain, mais non sans avoir pris sur soi, comme pour l'expier, ce qu'il tient pour l'irrémédiable misère de la condition humaine.
14,10 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahãbhãrata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a cessé d'être présent à la conscience hindoue. Le "grand poème du monde" raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava.Voici, dans ce second volume (livres VI à XI), la guerre pressentie depuis le début de l'épopée. Cette guerre pour la restauration du dharma voit bien les Pandava et Krishna l'emporter. Cependant il n'y a pas de victoire claire, pas même pour Krishna, auquel ses ruses valent une malédiction. Les deux armées sont détruites et la dynastie lunaire aura du mal à sauvegarder un héritier. À l'évidence, le bon roi ne peut triompher sans l'aide de l'avatar, mais celui-ci n'hésite pas pour ce faire à détruire le monde...Version abrégée, traduite du sanscrit.Présentation, résumés et commentaires des livres XII à XVIII, glossaire et répertoire des noms propres.
7,00 €
Le Mahabharata
Flammarion
Le Mahābhārata, immense poème sanscrit, est sans doute le plus important monument de la culture indienne. Né autour de l'ère chrétienne, il n'a pas cessé d'être présent à la conscience hindoue. Ce «grand poème du monde» raconte la furieuse querelle qui opposa deux groupes de cousins germains, les Pandava et les Kaurava. Ce premier volume expose les origines fabuleuses des personnages, l'enfance des héros, les premières violences et le partage inégal du royaume. Au cours d'une fameuse partie de dés, le sort du royaume se décide : l'aîné des Pandava perd tout au profit des Kaurava, y compris ses frères, lui-même et l'épouse commune des cinq frères, la princesse Draupadi. Les Pandava partent pour 13 ans en exil dans la forêt avec leur épouse. Années d'obscurité, montée des périls, où interviennent dieux et démons, où l'on acquiert des armes meurtrières. En dépit des efforts de Krishna, «avatar» de Vishnou descendu sur la terre, tout laisse craindre la fin des temps. Ce volume se termine à la veille de la grande bataille de 18 jours (Livre I à V). Il sera suivi d'un second volume.
7,00 €
De serpents galants et d'autres
Gallimard
Les contes populaires ont une origine très ancienne au Japon. Dès le début de la littérature japonaise, au VIᵉ siècle, ils ont été transcrits dans des chroniques anciennes ; ils conservent à ce titre leur caractère primitif, presque religieux, ce qui les rapproche davantage des mythes que les contes occidentaux, de transcription plus récente. On trouve donc, dans tous les contes, trace de la présence divine. Les êtres humains surnaturels qui, sous une forme animale, rendent visite aux humains viennent d'un au-delà imaginaire. Le présent recueil rassemble essentiellement des contes relatant la venue sur la terre de divinités animales qui, pour accomplir quelque mission, épousent des humains. En pareille situation, elles éprouvent certaines difficultés à garder l'incognito, et la révélation de leur véritable nature provoque la séparation. Parabole de la destinée humaine ? Ces contes proviennent de toutes les régions du Japon. Ils ont été rassemblés et choisis par les traducteurs de manière à former un florilège d'hymnes à l'amour transcendé ; par leur teneur, par leurs thèmes, ils ont valeur universelle ; mais par-delà leur variété et le pittoresque de leurs détails, on y sent battre le coeur profond du Japon.
14,10 €
Crime et châtiment - Collector
Pocket
Grand classique de la littérature russe en version collector : une plongée dans la psyché d'un meurtrier et les conséquences de son crime.

LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikoff doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce " songe monstrueux ", il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu'à ce qu'il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.

Œuvre majeure de la littérature russe, *Crime et Châtiment* est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikoff son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l'Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.

Traduit du russe par Victor Derély

*@ Disponible chez 12-21*

L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
10,50 €
Sarah Bernhardt
Tallandier
Vénérée pour la virtuosité de son jeu, son incroyable vaillance et ses audaces, ou dénigrée pour son anticonformisme et ses outrances médiatiques, jamais star n’a autant déchaîné les passions que Sarah Bernhardt (1844-1923), dont le seul nom reste une légende.

Celle qui fut la muse des plus grands écrivains et des plus célèbres portraitistes de son temps, avant d’inspirer romanciers et cinéastes, ne fut pas seulement une actrice géniale. La mythique « Voix d’or », comme la surnommait Victor Hugo, cumulait tous les talents, également auteure, peintre et sculptrice de renom. Révulsée par la misère, l’injustice et l’intolérance, elle ne cessa de lutter contre la peine de mort et combattit pour les droits des femmes.

On croyait tout connaître de « la Divine », mais l’ouverture de sources longtemps inaccessibles a permis de découvrir des aspects insoupçonnés de cette personnalité brûlante. C’est la vie de cette femme étonnamment moderne que ressuscite Hélène Tierchant avec une plume vivante et délicate.
11,00 €
La Tempête
Flammarion
Grondements de tonnerre, éclairs, mer démontée : La Tempête s'ouvre sur le chaos. Un navire tangue et chavire. À son bord : Alonso, roi de Naples, son fils et Antonio, roi de Milan. Sur l'île où ils échouent règne Prospéro, grand connaisseur en sciences occultes, qui a su domestiquer les êtres fantastiques, comme Caliban, le fils monstrueux de la sorcière Sycorax, ou Ariel, l'esprit de l'air et de l'eau, qui fait se lever les tempêtes. Coup de théâtre : Antonio, l'un des naufragés, n'est autre que le frère de Prospéro qu'il a exilé de Milan pour lui ravir le trône. Pour Prospéro, l'heure de la vengeance a sonné... Avec La Tempête (1611), sa dernière pièce, Shakespeare signe sa tragicomédie la plus grave : sur fond de rivalité entre deux frères qui se disputent le pouvoir se joue la lutte éternelle entre le bien et le mal, entre la vérité et l'illusion.
8,40 €
On ne badine pas avec l'amour
Flammarion
Camille et Perdican sont promis l'un à l'autre mais Camille ne l'entend pas de cette oreille : fidèle aux principes qu'on lui a inculqués au couvent, elle se méfie de la légèreté de son cousin qui, déçu, fait sa cour à Rosette, paysanne et amie d'enfance. Un jeu dangereux d'orgueil et de jalousie se met alors en place entre les trois jeunes gens. Proverbe marqué par le désenchantement autant que par la liberté du romantisme, On ne badine pas avec l'amour (1834) décrit l'aveuglement de personnages pour qui le coeur et la parole semblent irrémédiablement désaccordés : c'est l'innocence qui en paiera le prix. DOSSIER - Dire l'amour dans l'oeuvre de Musset - Les jeux du coeur et de la parole dans On ne badine pas avec l'amour - Jeux de scènes : un théâtre à (ré)inventer - Jeux de société : une pièce au miroir de son temps.
3,00 €
Le Deuxième Sexe
Gallimard
Il est rare qu'un livre change la face des choses. Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir l'a fait. C'était en 1949, et son ferment continue d'agir. On ne peut créer un tel bouleversement sans susciter le scandale. Qu'ils soient de droite ou de gauche, libéraux progressistes ou communistes orthodoxes, athées ou religieux, qu'ils s'appellent Camus, Mauriac ou Nimier, les adversaires du Deuxième Sexe réagirent d'une seule voix au moment de sa publication. La condamnation fut confirmée par le Vatican, qui mit le livre à l'Index. Par-delà ces réactions immédiates, quel est le véritable objet du scandale ? Beauvoir sape les fondements d'un ordre ancestral, en contestant la domination dans laquelle les femmes sont maintenues par les hommes, que ce soit par le mariage ou par la maternité. Elle bat en brèche l'existence d'un instinct maternel, de même qu'elle aborde frontalement des thèmes alors tabous, comme la sexualité féminine. Elle anéantit en outre l'idée d'un Éternel féminin, qui servit, au cours des siècles, à figer les femmes dans un mythe ennemi de leur liberté. À l'origine du livre : le désir d'écrire sur elle-même éprouvé par Beauvoir durant l'été de 1946. À l'arrivée : un monument inédit dans sa composition et son propos, et dont la portée philosophique est considérable. Il s'agit d'étudier l'oppression subie par les femmes tout en tenant compte du caractère absolu de leur liberté, et cela, dans la perspective de leur émancipation. Pour ce faire, Beauvoir a rassemblé une immense documentation. Histoire, biologie, physiologie, psychanalyse, sociologie, anthropologie... aucun champ intellectuel n'est laissé de côté, ce qui fait du Deuxième Sexe un essai organique aux foyers multiples. Quant à la littérature, la romancière (et future mémorialiste) lui accorde une place privilégiée : depuis Montherlant, auquel elle assène des coups féroces, jusqu'à Stendhal, chez qui elle discerne un admirable féminisme, en passant par Claudel, qui l'accompagne depuis ses vingt ans. Les pages consacrées à "l'expérience vécue" sont nourries de très nombreux exemples tirés des oeuvres de Colette, Virginia Woolf, Edith Wharton, Katherine Mansfield, ou encore Carson McCullers. Le Deuxième Sexe propose une philosophie littéraire où, conformément au projet initial, sont sédimentés les souvenirs de Beauvoir. Ainsi le livre construit-il un universel singulier dont la maxime, empruntée à Érasme et détournée, continue de rayonner à travers les années : "On ne naît pas femme : on le devient."
68,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres complètes
Gallimard
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique." L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. À l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique..." ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond."
74,00 €
Œuvres
Gallimard
Hegel voyait en lui un "héros" ; Valéry, un "grand capitaine de l'esprit" ; Péguy, "ce cavalier français qui partit d'un si bon pas". Il reste que chevaucher avec Descartes, c'est parfois cheminer parmi les idées reçues. Descartes serait le seul philosophe français, le philosophe de la France, la France même. Les Français, d'ailleurs, seraient "cartésiens par nature" : le cartésianisme ferait partie de leur identité. Certains lieux communs ont un fond de vérité. Quand Hegel définit Descartes comme "le véritable fondateur de la philosophie moderne", il omet de préciser que d'autres que lui ont remis en question les méthodes héritées d'Aristote, mais il dit quelque chose de la volonté de Descartes de bâtir une nouvelle philosophie qui fût parfaitement claire, assurée dans ses fondements, moins spéculative que pratique, et réellement utile au genre humain. Car il y eut bien une "révolution cartésienne" du savoir, un nouveau départ. Descartes s'impose comme le premier philosophe de son temps, et sa pensée marque chaque époque depuis lors. Elle s'exprime au fil d'une oeuvre très diverse, entre réflexions sur la méthode et analyse des passions humaines, méditations sur la nature divine et travaux mathématiques, exposés du système de l'univers et répliques à des pamphlets, sans oublier des lettres de première importance, travaillées comme des écrits de cour. L'ensemble gravite autour de quatre grands livres : le Discours de la méthode (1637), suivi des essais scientifiques auxquels il devait servir de préface (et dont on propose ici des extraits) ; les Méditations de philosophie première (1641-1642), ou Méditations métaphysiques (1647), avec sept séries de Réponses aux Objections recueillies auprès de "personnes très doctes" ; Les Principes de la philosophie de 1644 ; et, quelques semaines avant la mort de l'auteur, le traité des Passions de l'âme (1649). Deux autres ouvrages - la Lettre à Voetius et les Notes sur un certain placard, retraduites du latin pour cette édition - s'inscrivent dans le contexte des querelles qu'a suscitées le développement de la "nouvelle philosophie". Figurent en outre au sommaire des écrits posthumes aussi importants que célèbres, les Règles pour la direction de l'esprit, Le Monde, L'Homme, La Recherche de la vérité, La Description du corps humain, ainsi qu'un large choix de correspondance, indispensable complément des oeuvres et source de précieux aperçus sur la vie sociale de Descartes. Rassemblés dans l'espace de deux volumes, ces textes offrent de la personnalité intellectuelle de Descartes, de son entreprise philosophique et de ce qu'on doit appeler son action une image à la fois renouvelée et rééquilibrée, loin des caricatures auxquelles elle a pu donner lieu.
76,00 €
Le Benarès-Kyôto
Éditions du Rocher
Aventure unique : une traversée de l'Asie par voie terrestre et maritime. De l'imprévu, des rencontres, des trains fantaisistes, des jeteurs de sorts... et de l'érudition, mais avec cette éjouissance chère à Montaigne, un des compagnons du voyageur qui pratique la philosophie par la marche et l'ironie d'un regard perçant. Voici l'Inde avec cette union si troublante de l'éros et du divin. La Thaïlande et une femme prête à sauter d'une falaise au-dessus du Mékong. Le Tonkin avec un combattant de Diên Bien Phu qui aimait la France. Le dévoilement d'une Chine méconnue, le Tao et le Bouddha, une audience pleine d'humour avec l'empereur. Le Japon, une marche rituelle dans les montagnes habitées par les Esprits, les miroirs secrets dans les sanctuaires... On en ressort avec l'intelligence nourrie par d'autres manières de concevoir la vie. Ecrivain voyageur et romancier, Olivier Germain-Thomas a notamment publié En chemin vers le Bouddha (Albin Michel Poche), Le Voyage des Indes (Imprimerie nationale), avec des photographies de R. et S. Michaud, La Traversée de la Chine à la vitesse du printemps (Le Rocher), Mosaïque du feu (Le Rocher) et en 2005, Un matin à Byblos (Le Rocher). Grand Prix de littérature décerné pour l'ensemble de son oeuvre par l'Académie française (Prix Henri Gal, Institut de France).
18,30 €
Nullarbor
Hoëbeke
À l'orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le grand ouest australien. Une échappée, plus qu'un voyage, par-delà les confins désolés de la Nullarbor Plain. Une campagne de pêche sanguinaire dans l’Océan Indien fera tout basculer. La fuite en avant s'accélère, toujours plus au nord. C'est en naufragé, éreinté, que le narrateur vient s'échouer à Broome, puis sur les terres aborigènes de Wreck Point. Une main se tend alors, la dernière. Celle d'Augustus, ancien de la tribu Bardi, qui lui ouvre les portes d'un ailleurs fantastique. Mais il est bien trop tard. Et la nature hostile resserre son étreinte. Récit singulier, sombre et sans fard, d'un «monde sans prudence, où tout n'est que violence et ruine». «L’Australie comme elle a été rarement donnée à voir - et l’évidence, tout à coup, du surgissement d’un véritable écrivain. Enfin ! La découverte de ce manuscrit aura été pour moi un véritable choc. Dans d’autres collections, j’ai fait découvrir au public français les plus grands auteurs écrivains-voyageurs : Nicolas Bouvier, Redmond O’Hanlon, Peter Matthiessen, Patrick Leigh Fermor, Colin Thubron, bien d’autres encore… (...) Bien au-delà de ces pâles sous-produits "formatés" que l’on nous a vendus ces récentes années comme les "nouveaux voyageurs" dont l’appétit à courir les plateaux de télévision était à proportion inverse de leur talent. Quel bonheur dès lors de découvrir un David Fauquemberg ! D’ores et déjà je puis affirmer qu’il est l'une des révélations du festival Étonnants Voyageurs.» Michel Le Bris.
18,50 €
Les morts de la Saint-Jean
Points
Nuit de la Saint-Jean. Dans une clairière isolée, trois jeunes gens se livrent à d'étranges jeux de rôle. Bientôt, la fête tourne au drame. La peur s'installe dans la région. L'inspecteur Wallander est assailli par le doute. Pris dans l'enchaînement des découvertes macabres et des rebondissements, parviendra-t-il à mener à bien cette enquête qui s'annonce particulièrement ardue ?

« Alors il s'avança, arme brandie, et il tira. Une balle dans chaque front. »

« Lentement Wallander encerclera le coupable tandis que son lecteur, le souffle court, accompagnera le policier comme on soutient un ami qui mérite de s'en sortir. »

Télérama
10,20 €
Tokyo Detective
Points
LA SUITE DE *TOKYO VICE*

Enquêtes, crimes et rédemption au pays du soleil-levant.

Après avoir fait tomber l’un des plus grands parrains de la mafia japonaise, l’ancien journaliste Jake Adelstein s’est reconverti en détective privé. Il traque les yakuzas devenus hommes d’affaires. Mais la catastrophe de Fukushima vient ébranler ses convictions les plus profondes : le mal est tombé là où on ne l’attendait pas et touche ses amis les plus proches. Jake est assailli de doutes : la vérité doit-elle être recherchée à tout prix ?

*« Un nouvel opus qui entremêle enquêtes décapantes sur la pègre japonaise et cheminement spirituel. » L’Express*

Jake Adelstein est journaliste d’investigation. Il est l’auteur de *Tokyo Vice*, succès mondial adapté en série (sur Canal +), du *Dernier des Yakuzas* etde *J’ai vendu mon âme en bitcoins*, tous disponibles chez Points. Il vit au Japon depuis trente ans.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Doug Headline
9,90 €
Petite sale
Points
Lutte des femmes, lutte des classes, mêmes combats.

Catherine est pauvre. Catherine fait sale. Catherine parle peu. Au Domaine, elle fait partie de ces travailleurs invisibles grâce à qui la ferme tourne.

Monsieur, lui, est riche. Il ne parle pas non plus – il tonne. Et il possède tout. Mais quand sa petite-fille de quatre ans disparaît un jour glacé de 1969, il perd quelque chose d’inestimable.

Dans cette vallée de champs de betterave, deux flics parisiens débarquent alors. Le village entier semble englué dans le silence. À commencer par Catherine, qui est la dernière à avoir vu la petite…

« Louise Mey, désormais une référence incontournable. » *Causette*

« Un roman puissant, révélateur de la violence des rapports de domination de classe et de genre. » *Télérama*

Louise Mey vit à Paris. Autrice de roman noir et de thriller, elle a également écrit pour le théâtre et pour la jeunesse. *La Deuxième Femme*, publié en 2020 aux éditions du Masque, a été finaliste du prix Maison de la presse et du prix Landerneau et a reçu le prix Robin Cook. Son deuxième roman, *Petite sale* a reçu le Prix Landerneau Polar 2023.
9,30 €
Indio
Points
« L’auteur remonte le temps pour raconter l’aventure méconnue de Cosme Fernandes, un colon portugais qui voulut faire du Brésil une utopie fraternelle. »

*PARIS MATCH*

À Cananéia, au sud du Brésil, où la lagune dispute son territoire à l’océan Atlantique, un homme est retrouvé noyé parmi les mangroves. Il s’appelle Indio Pessoa et sa mort est tout sauf naturelle. Indio avait posé ses valises depuis peu dans la ville. Les notes retrouvées chez lui mentionnent un certain Bacharel, fondateur de cette première cité du Brésil que l’histoire officielle semble avoir éclipsée… Que cherchait Indio ? Un de ses amis mène l’enquête...

Cesare Battisti est né à Rome en 1954. À 21 ans, durant « les années de plomb », il rejoint la lutte armée. En 1981, il s’évade de prison et s’exile au Mexique, puis s’installera en France où il publiera son premier livre à la Série Noire, *Les Habits d’ombre* (1993). Il participe à l'aventure du Poulpe (*J'aurai ta Pau*, 1997), avant d'être édité par Joëlle Losfeld et aux éd. Rivages, soit une quinzaine de romans.
7,80 €
Laisse pas traîner ton fils
Points
« Puissant romanquête d’une descente aux enfers,

ce livre interroge les nouveaux codes de la violence des quartiers. »

Élise Lépine – ALIBI

Automne 2017, un adolescent, Sofiane, filme le lynchage d’un jeune homme par ses deux complices. Le supplice de Mathieu, torturé puis jeté dans un canal, est diffusé sur les réseaux sociaux. Quelques jours plus tard, les trois responsables sont arrêtés. Comment des ados en arrivent-ils à s’entretuer pour des raisons parfois futiles ? Avec une sincérité bouleversante, ce docu-fiction exceptionnel décortique l’enchaînement d’une tragédie, inspirée d’un fait divers réel, et analyse l'implacable loi de la cité.

Né en 1973, Rachid Santaki est un écrivain engagé. Après Les anges s'habillent en caillera (Points, 2011), il publie une dizaine de romans policiers. Également scénariste, il est connu pour avoir créé et développé le concept de « La Dictée Géante », désormais sur France-Culture.
6,80 €
De cendres et d'or. Une enquête du ranger Taylor Bridges
Points
« Un thriller exotique et musclé dans un roman d’aventures dantesque. »

*LE FIGARO MAGAZINE*

Aroha et Dylan, un jeune couple en quête de sensations fortes, parcourt le parc national de Victoria à la recherche d’une mine d’or dont l’entrée a disparu depuis plus d’un siècle. Menacés par un incendie dans un canyon, ils découvrent dans leur fuite le cadavre d’une jeune femme. La police de Melbourne est prévenue. Taylor Bridges, appelé en renfort, saura-t-il révéler un secret bien enfoui ? Et qui est cette ombre qu’Aroha affirme avoir aperçue sur la scène de crime ?

B. Michael Radburn est né en Australie. Musicien, il est également l’auteur de plus de quatre-vingts nouvelles. Après *L’Arbre aux fées*, premier roman de la série portée par son formidable policier australien, voici lanouvelle enquête du rangerTaylor Bridges.

Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Troin
7,95 €
L'Emprise du chat
Points
« Un polar bien noir qui caresse dans le sens du poil, et redonne le sourire tout en faisant réfléchir. »

L’ALSACE

Léa Bernard a été découverte morte dans son appartement près de la Grand’Place à Lille. La jeune hôtesse d’accueil travaillait à Genève pour une exposition de cadavres plastinés, procédé interdit en France. Serait-ce là un début de piste pour la commissaire Romano et son adjoint Tellier ? Et comment la victime a-t-elle été empoisonnée ? Alors que ses chats, Ruru et Mandela, lui mènent la vie dure, Romano poursuit un seul objectif : tirer au clair cette ténébreuse affaire…

Sophie Chabanel a publié huit romans et essais. En parallèle à son travail d'écriture, elle anime des formations et ateliers d'écriture pour des entreprises et associations. Voici le troisième opus des enquêtes de la commissaire lilloise, toutes parues chez Points.
8,70 €
Le Bal des porcs
Points
« Un roman puissant, plein de rage et de colère, et passionnant par ce qu’il révèle d’un pays accablé par la corruption de ses élus et le pouvoir qu’y exerce la mafia. »

Michel Abescat – FRANCE INTER

Dans le « Joli Petit Pays sous la Minuscule Chaîne de Hautes Montagnes » fleurissent depuis des années les trafics en tout genre : femmes, armes, drogues. Alors quand des adolescentes disparaissent d’un centre de désintoxication, personne ne s’en soucie. Sauf peut-être un journaliste cherchant à établir un lien entre la mort de la jeune Brona, la carrière fulgurante de politiciens véreux et la mafia calabraise ?

Árpád Soltész, né en 1969, est un journaliste slovaque bien connu dans son pays pour son travail sur le crime organisé. Ardent militant de la lutte anti-corruption, il dirige le Centre slovaque de journalisme d’investigation Ján-Kuciak. Son autre livre, Il était une fois dans l’Est, prix du Premier roman slovaque 2017, est disponible chez Points.

Traduit du slovaque par Barbora Faure
8,40 €
Après le jour
Points
Par le lauréat du prix du quai des Orfèvres 2026

« Cet excellent roman noir sur fond de trahison invite le lecteur tantôt dans la peau d’un truand, tantôt dans celle d’un flic. »

LE PARISIEN

Détenu en quartier d'isolement pour braquage, François Legal rêverait d'une retraite paisible auprès de la femme qu’il aime. Mais de là à devenir indic pour la police ? Du côté des flics, entre le vieux routier Lelouedec et Coline Lafleur, jeune recrue à la PJ, ce n’est pas franchement l’entente cordiale. Le marché passé avec le truand les divise. Tout se précipite avec l'enlèvement d'un enfant... S’engage alors une course sous adrénaline où chacun espère sauver sa peau. Rythmé et superbe, Après le jour rappelle l'atmosphère hyperréaliste de la série Engrenages.

Chef de la BRI lors des attentats de 2015, Christophe Molmy dirige aujourd’hui la Brigade de protection des mineurs à Paris. Il est l'auteur des Loups blessés, de Quelque part entre le bien et le mal et du roman noir La Fosse aux âmes.
8,95 €
Les fantômes de Reykjavik
Points
« Indridason livre, une fois de plus, une réflexion féroce et passionnante sur la société islandaise. »

L’HUMANITÉ DIMANCHE

Un couple fait appel à Konrad, flic à la retraite, car leur petite-fille a disparu. Et leur inquiétude est légitime à cause des sérieux problèmes de drogue de la jeune femme. Dans le même temps, Eyglo, une médium amie de l’ancien policier, lui parle d’un cold case : une enfant noyée en 1947 dans l’étang devant le Parlement. Grâce à une construction brillante, Indridason crée un suspense où Konrad mène deux enquêtes de front, avec, en filigrane, la face sombre de l’Islande.

Arnaldur Indridason, né à Reykjavík en 1961, est sans conteste le maître du polar islandais. Konrad, solide enquêteur, sensible et têtu, est le héros d’une nouvelle série. Tous les livres de l’auteur sont disponibles chez Points.

Traduit de l’islandais par Éric Boury
8,95 €
À sang perdu
Points
« Un premier roman à la fois maîtrisé, d'une intensité quasi existentielle, et totalement inattendu de par sa violence et sa rugosité. »

VOGUE

Wyatt Smith vit seul avec sa sœur jumelle, Lucy, dans un ranch isolé de l’Utah. Un matin, sans mobile apparent, une adolescente au regard fiévreux décime la moitié de leur troupeau à l'arme automatique, les condamnant à une faillite certaine. Fou de rage, ignorant à quel point elle est dangereuse, le jeune homme se lance à sa poursuite. Au cœur de paysages grandioses et inhospitaliers s'engage alors une équipée sauvage de douze jours où il croisera la route de bikers sanguinaires et de membres des cartels.

Rae DelBianco a grandi en Pennsylvanie où elle a été éleveuse de bétail. Après des études à l'université, elle s’est installée dans le New Jersey et y a écrit son premier roman. À sang perdu est la révélation d’une voix puissante de la littérature américaine.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Théophile Sersiron
7,50 €
Vampires
Points
La famille Radescu, noctambules sans âges au teint blafard, se terre depuis des siècles dans une arrière-cour de Belleville. Pour en finir avec l’éternité, elle décide de réintégrer la communauté humaine. Mais un immigré roumain découvre dans un hangar un quidam empalé dans la meilleure tradition de Dracula. Chargé de l’enquête, le substitut Valjean sait que les vampires n’existent pas. Et pourtant...

Né en 1954, Thierry Jonquet est un maître du roman noir. Il est l’auteur de Rouge, c’est la vie, Ad vitam aeternam, Mon vieux, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, disponibles en Points. Il est mort brutalement à 55 ans, le 9 août 2009, laissant le manuscrit de Vampires inachevé.

« L’inachèvement du livre n’est pas un drame ; au contraire, cela ouvre les portes à une immense rêverie. »

France Inter
6,50 €
Le Pacte du petit juge
Points
Alberto Lenzi, magistrat calabrais, aime les repas fins et les jolies femmes. Mais la belle vie ne saurait durer : on lui confie une enquête impossible. D'un côté, trois ouvriers clandestins sauvagement assassinés, de l'autre une cargaison de deux cents kilos de cocaïne disparue de manière inexplicable. Et pas le moindre indice en vue. Mais une chose paraît sûre : la 'Ndrangheta est impliquée. Né en 1950 en Calabre, Mimmo Gangemi est ingénieur. Le Pacte du petit juge est son deuxième roman. « Le Pacte du petit juge a la polyvalence des livres réussis : roman policier qui cloue au fauteuil et récit d'une extrême précision anthropologique dont on doit forcément tenir compte si on veut comprendre le tableau italien dans son ensemble. » Corriere della Sera Traduit de l'italien par Christophe Mileschi
7,95 €
Une enquête de Douglas Brodie Les Justiciers de Glasgow
Points
Été 1946. Ex-flic et sous-off tout juste démobilisé, Douglas Brodie a frôlé la mort plus d'une fois. Engagé à la Gazette de Glasgow, il doit vite faire ses preuves en tant que reporter. Quand une bande de fanatiques décide d'infliger d'horribles châtiments aux criminels passés entre les mailles de la justice, l'occasion est toute trouvée. Brodie part pour une croisade en eaux troubles. Gordon Ferris est né à Kilmarnock, en Écosse. Avant de se consacrer à l'écriture, il a travaillé pour le ministère de la Défense. Les Justiciers de Glasgow est la deuxième enquête de Douglas Brodie. « Gordon Ferris signe un roman noir, sec et sans glace. » L'Express Traduit de l'anglais (Écosse) par Hubert Tézenas
8,10 €
Opération Napoléon
Points
Un avion s'écrase dans le blizzard. Très vite, la glace du Vatnajökull l'engloutit. À l'intérieur, agents américains et officiers allemands ont compris. Ils vont mourir gelés, emportant avec eux l'un des plus lourds secrets du XXe siècle. Quand l'avion reparaît cinquante ans plus tard, il menace de faire de nouvelles victimes. Car le silence des morts s'achète parfois au prix de celui des vivants...

« Il aurait sans doute mieux valu que ce glacier garde l'avion éternellement »
9,30 €