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Dans la splendeur de la nuit
Points
« *Dans la splendeur de la nuit* de Dany Laferrière est certainement l’un de ses récits les plus touchants, les plus bouleversants depuis son roman *L’Enigme du retour* qui lui avait valu le prix Médicis en 2009. Ce roman épousait déjà la forme poétique que nous retrouvons ici, portée par des dessins originaux de l’auteur et dont les couleurs exaltent le goût du voyage, percent les mystères de la nuit tropicale. Par son talent de narrateur et la finesse de son crayon, Dany Laferrière invente le "réalisme merveilleux poétique", nous livre les saveurs de l’enfance, toutes les nuances de la nuit, avec la figure majestueuse et mystérieuse du célèbre poète chinois Li Po que l’on retrouve "buvant seul sous la lune" de Port-au-Prince ! »

Alain Mabanckou

Un ouvrage inédit de poésie dessinée par l'un des plus grands poètes contemporains. Né en 1953 à Port-au-Prince (Haïti), Dany Laferrière a obtenu le Prix Médicis 2009 pour *L'Énigme du retour*. Il est membre de l'Académie française depuis 2013.

Avertissement : la version numérique de *Dans la splendeur de la nuit* est optimisée pour une consultation sur smartphones et tablettes sous Androïd ou iOS. Elle peut éventuellement être utilisée sur d'autres équipements. Les fonctionnalités dépendent des applications de lecture utilisées.
10,90 €
Anthologie de la poésie palestinienne d’aujourd’hui
Points
*Un de ces jours

j’arracherai la porte

et me mettrai debout à sa place

afin de m’interdire de sortir

vers la fosse du monde*

Mazen Maarouf

Cette anthologie pose un acte fort : réunir les plumes les plus prometteuses de la nouvelle poésie palestinienne, rompre le silence en redonnant une voix à celles et ceux qui vivent aujourd’hui dans la pénombre de l’impasse, presque invisibles, en tout cas inaudibles. S’y révèle un champ poétique entièrement renouvelé, espace sans limites où tout est encore possible : écrire, aimer, rêver, voyager loin, penser librement.

« Jamais auparavant nous n’avions eu, venant de l’aire culturelle à laquelle ces femmes et hommes appartiennent, une poésie s’inscrivant avec autant de naturel dans ce qui se fait de plus pertinent, de plus percutant en matière de poésie contemporaine. »

Abdellatif Laâbi

Textes réunis par Yassin Adnan

Choisis et traduits de l’arabe par Abdellatif Laâbi
9,30 €
Petit maître
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Affecté dans un collège de province, un jeune professeur originaire de Tôkyô se heurte aux tracasseries de ses élèves et aux manœuvres de ses collègues. Drôle, satirique et malicieusement contemporain, *Petit Maître* est un conte initiatique incontournable, considéré comme un classique des lettres japonaises.

Natsumé Sôseki (1867-1916) est encore aujourd’hui l’un des écrivains les plus étudiés au Japon. Il est notamment l'auteur de *Je suis un chat*, succès critique et public, et d’*Oreiller d’herbes,* l’un des romans fondateurs de la littérature moderne.

« Le plus grand écrivain qu’ait produit le Japon au cours de sa modernisation de l’époque de Meiji est Natsumé Sôseki » Kenzaburô Ôé (Prix Nobel).

Traduit du japonais par René de Ceccatty
10,20 €
Le Serment
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Ancien médecin devenu réalisateur, brutalement à l’arrêt du fait du confinement, Thomas Lilti s’engage comme bénévole à l’hôpital où il tournait quelques jours plus tôt dans des services désaffectés, transformés en plateau de cinéma. Saisissant retour de l’autre côté du miroir, en pleine crise sanitaire, dans un grand hôpital de Seine-Saint-Denis. Un retour si bouleversant qu’au fil des jours, il s’interroge à voix haute : qu’est-ce que la vocation de médecin ? Par son humour, ses certitudes et ses doutes, Thomas Lilti invite à découvrir les paradoxes fascinants d’un monde aux secrets si bien gardés.

Médecin de formation, Thomas Lilti s'est imposé en tant que réalisateur avec des films comme *Hippocrate, Médecin de campagne* et *Première année*, succès critiques et publics*.* En 2015, il a obtenu sept nominations aux César pour *Hippocrate*. Au film a succédé la série du même nom diffusée sur Canal Plus. *Le Serment* est son premier récit.
6,30 €
Qui t'aime ainsi
Points
Edith Bruck a treize ans lorsqu’elle est déportée à Auschwitz au printemps 1944. Elle survit à l’horreur des camps. Livrée à elle-même, la jeune femme expérimente l’errance des survivants car la fin de la guerre n’apporte en aucun cas la restitution du monde d’avant. Pour Edith Bruck, la solution s’impose : la quête de soi passera par l’écriture, fougueuse et vitale. Un récit d’une rare intensité considéré comme une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

D’origine hongroise, Edith Bruck est née en 1931. Son œuvre narrative, autobiographique et poétique, devenue incontournable, est traversée par l’expérience de la Shoah. Accueilli comme un chef d’œuvre et primé en Italie, *LePain perdu* est disponible aux Éditions du sous-sol.

« Un témoignage passionnant et inoubliable. » Primo Levi

Traduit de l’italien par Patricia Amardeil
6,30 €
Chaudun, la montagne blessée
Points
Vous montez un col, traversez une forêt, longez une rivière. Au fond de la vallée, les restes d’un village, des blocs de pierre brisés : ci-gît Chaudun, village maudit qui fut vendu en 1895 par ses habitants à l’administration des Eaux et Forêts. Évocation poétique et charnelle des paysages alpins, de leur beauté et de leur infinie cruauté, le récit de Luc Bronner charrie et recompose toutes les traces du passage des hommes et des femmes dans leur intimité et jusqu’à leur fuite inéluctable. L’animal a remplacé l’humain, et Chaudun est désormais le cœur d'un espace ensauvagé, l'une des plus somptueuses vallées d'Europe.

Luc Bronner est grand reporter au *Monde* ; marcheur infatigable, il est familier des sentiers alpins depuis l’enfance.

« Une enquête fouillée et poétique à la recherche du temps passé, des “murmures oubliés ” et des vies lointaines. »

*Libération*
6,95 €
Une saison dans la vie d'Emmanuel
Points
Dans un monde hostile et froid, où règnent la misère et l’obscurité, des enfants cherchent, à l’ombre de leur grand-mère toute-puissante, à préserver coûte que coûte le feu de leur rébellion et de leur désir d’innocence. Né par un matin d’hiver, Emmanuel réussira-t-il, au terme de sa première saison d’existence, à poursuivre cette lutte farouche pour la vie par la révolte, par la poésie et par l’amour ?

Née en 1939 au Québec, Marie-Claire Blais est l'autrice d'une œuvre romanesque, poétique et théâtrale reconnue et récompensée dans le monde entier.

« C’est l’explosion d’une telle accumulation de forces que nous en demeurons étourdis… Le génie est là… »

Le Figaro

« L’autrice québécoise vivante la plus acclamée par la critique. »

The New York Times
8,40 €
Miarka
Points
Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier jusqu’au jour de son arrestation, le 18 juin 1944. Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. C’est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu’au même moment sa famille, dont sa petite sœur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah. Antoine de Meaux retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s’appuyant sur des archives inédites. Une œuvre de combat, plus que jamais nécessaire.

Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires.

« Un livre magnifique, qui ébranle et inspire pour toujours. » Elle
7,80 €
La Faille du temps
Points
Par une nuit de tempête, un Afro-Américain et son fils sont témoins d’un terrible crime. Un homme a été tabassé à mort. Quelques mètres plus loin, à l’abri : un nourrisson dort paisiblement. Abasourdis, craignant la police, les deux hommes décident de fuir en emportant avec eux la mystérieuse petite fille. Dans cette libre adaptation du Conte d’hiver de Shakespeare, Jeanette Winterson offre une superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l’avidité.

Jeanette Winterson est née à Manchester en 1959. Icône féministe, elle est l’auteure de nombreux romans baroques et irrévérencieux, dont Les oranges ne sont pas les seuls fruits, Le Sexe des cerises, Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? et Passion, disponibles chez Points.

« L’auteure déploie une langue contemporaine et désinhibée. Offrant ainsi une immense jouissance de lecture - authentique remède contre les failles, du temps et du reste. »

Maylis Besserie, Le Monde des Livres

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy.
8,90 €
Coupable de tout
Points
Âgé de 24 ans, Herbert Huncke a déjà sillonné le grand espace américain quand il débarque à New York, en 1939. Il y fait la connaissance de Burroughs, puis de Ginsberg et de Kerouac - qui voyait en lui "le plus formidable raconteur d'histoires" ! Prostitution, drogue, errance, emprisonnements : cette vie pourrait ressembler à une galère. Mais par son regard singulier et jamais plaintif sur les bas-fonds, Huncke réussit à faire pousser des fleurs dans un gros paquet de merde.

Herbert Huncke (1915-1996), immense écrivain, est une des figures de la Beat Generation. Il a écrit toute sa vie dans des carnets dont une partie a malheureusement été perdue. On trouvera ici la presque totalité de ses textes.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Héloïse Esquié.

Avant-propos de William S. Burroughs

Préface de Chantal Thomas et postface de Bernard Comment.
11,40 €
Le chant du collectionneur de pierres
Points
quand la puce et la baleine bleue se rencontrent

dans l’encyclopédie

elles ont la même taille

quand les couleurs disparaissent

des étendards nationaux

la terre se met à flotter

Avec le lyrisme, l’humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l’Islande, la trivialité des corps, l’absurdité de la réalité, ou encore l’univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l’espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu’inquiétante.

Né à Reykjavík en 1962, Sjón est un poète et romancier parmi les plus reconnus de la littérature islandaise contemporaine. Il est également parolier pour Björk, et a signé

les textes de la comédie musicale Dancer in the Dark de Lars von Trier.

Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt
7,70 €
Romancero gitan
Points
Ses cuisses, qui m’échappaient

Comme des poissons surpris,

C’était le feu tout entier,

Et aussi la fraîcheur même.

Romancero gitan est le plus célèbre des recueils de García Lorca. Le poète y met en scène l’Andalousie et le monde gitan dans une tragédie musicale et poétique. Il y chante le drame de la condition humaine et les liens de l’amour fou avec la mort. Une superbe illustration des coplas andalouses (chants accompagnés à la guitare) et de l'âme espagnole du XXe siècle.

Federico García Lorca est né en Andalousie en 1898. Installé à Madrid, il publie Livre de poèmes et Chansons gitanes, et fait jouer en 1927 un premier drame théâtral. À partir de 1931, il dirige une troupe de théâtre ambulante, la « Barraca ». En août 1936, au début de la guerre d’Espagne, il est fusillé par les gardes civils, près de Grenade.

Traduit de l’espagnol et annoté par Alice Becker-Ho
8,40 €
Une jupe trop courte
Points
la nuit je regarde ton cou

et je veux le serrer

comme tu voulais m'étrangler

par terre dans la cuisine

Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli
6,90 €
Le Quai de Ouistreham
Points
" Une fois le livre terminé, on se dit que non, jamais on ne verra plus les choses du même œil. "

Le Monde

En 2009, Florence Aubenas part pour Caen et s'inscrit au chômage, avec un bac pour tout bagage et sans révéler qu'elle est journaliste. À Pôle Emploi, on lui propose de saisir sa chance : devenir agent de propreté dans des entreprises. Le Quai de Ouistreham est le récit saisissant de cette plongée dans le monde de la précarité. Un monde où on ne trouve plus d'emploi, mais des " heures ".

Florence Aubenas est grand reporter au Monde. Elle est l'auteur de nombreux essais et enquêtes, dont La Méprise : l'affaire d'Outreau et En France, disponibles chez Points, ainsi que L'Inconnu de la Poste, paru en 2021 aux Éditions de L'Olivier.
8,40 €
Dans le sillage du météore désinvolte
Points
« Je suis assez mal portant, vis dans un trou perdu entre des chicots d’arbres calcinés et, périodiquement une sorte d’obus se traîne, parabolique, et tousse – »

Jacques Vaché écrit ainsi son existence au front, dans une lettre célèbre à André Breton. Il a alors et pour toujours 23 ans, la Première Guerre mondiale va finir et il devient une légende. Personnage remarquable par son aptitude à résister au désastre, Jacques Vaché instille dans ses lettres un ton désinvolte et subversif qui dévitalise les nerfs de la guerre et électrise les avant-gardes naissantes.

La sélection présentée ici comporte plusieurs lettres inédites et permet, au-delà du destin tragique et de la légende, d’apercevoir un jeune homme travaillé par la condition humaine et trop souvent escamoté derrière l’appellation « Dandy des tranchées ».

Édition dirigée et préfacée par Philippe Pigeard
7,70 €
Le bureau des jours perdus
Points
« Des bruits couraient au sujet de ce bâtiment, où certaines personnes se seraient égarées et n’en seraient jamais ressorties…»

Un homme se rend aux objets trouvés pour y récupérer son portefeuille, mais n’ignore pas ce qui se raconte à leur sujet. Un vieil écrivain aperçoit entre les mains d’un passager de l’autobus le livre qu’il aurait dû et n’a cependant jamais écrit. Un politicien, après avoir discouru, écoute la cassette de son intervention et découvre avoir été enregistré toute sa vie. Dans les vingt nouvelles qui composent ce recueil, le fantastique se faufile imperceptiblement à travers les interstices de la banalité.

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, nouvelles, récits de voyages et essais. Son recueil de nouvelles fantastiques, Je suis le gardien du phare, disponible chez Points, a été couronné du prix des Deux-Magots. Le Bureau des jours perdus réunit des nouvelles publiées au cours des vingt dernières années.

« Fort de sa longue expérience de nouvelliste, Éric Faye maîtrise à la perfection ce jeu de l’esprit typique du fantastique qui consiste à tordre légèrement le réel, puis à dériver vers l’absurde avec le plus grand sérieux. »

Bernard Quiriny, Le Nouveau Magazine littéraire

Préface inédite de Brigitte Giraud
10,60 €
Une vie violente
Points
Dans le but d’asseoir sa réputation auprès des voyous d’un quartier romain, Tommasino s’adonne à la violence. Devenu un de ces vitelloni, il mène une existence fulgurante. La prison puis la maladie sauront-elles le guider sur le chemin de la rédemption ? Le choix du réalisme, chez Pasolini, est moral et politique : la fugacité de ce destin, la brutalité d’une jeunesse égarée, interrogent le devenir de toute l’Italie d’après-guerre.

Né à Bologne en 1922, Pier Paolo Pasolini s’est illustré dans tous les registres : cinéma, poésie, roman, théâtre, essais critiques et théoriques. Anticonformiste notoire, homme engagé, il meurt assassiné en 1975. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des plus grands artistes italiens du xxe siècle.

« Un texte plein de sève, de violence et de tendresse, qui fait la part belle à l’oralité et à la vie. »

Le Monde

Traduit de l’italien par Jean-Paul Manganaro

Préface de René de Ceccatty
12,50 €
La Danse du roi
Points
« Parce que la liberté, c'était alors notre fête. Et voici que se lèvent les temps vides, et qu'en dedans on s'écoute parler tout seul. »

Une femme et un homme. Ce sont deux destins complémentaires et dissemblables, liés seulement par l'expérience de la guerre, tiraillés entre un passé glorieux et un présent désenchanté. Leur double expérience incite l'un et l'autre à se parler, à se réinventer, et à créer ce qui leur manque, dans la parole. Ce livre se veut la geste, non du héros, mais de ce « roi » que le dernier des humains demeure en dépit de tout.

Né à Tlemcen en Algérie, Mohammed Dib (1920-2003) a exercé plusieurs métiers – instituteur, journaliste, comptable… – avant de se consacrer à l’écriture. Son œuvre, qui se déploie sur quelque cinquante années, a embrassé tous les genres : roman, poésie, nouvelle, conte, essai, théâtre. Il est considéré comme l’une des figures majeures de la littérature algérienne.

"Mohammed Dib, la grande voix de l'Algérie."

La Croix
8,50 €
En marge
Points
depuis qu’un

tremblement a fait

surgir la terre

la quête du signe

a commencé

Le titre donné par Silvia Baron Supervielle à ce volume, qui réunit un choix de ses poèmes et dévoile de nombreux inédits, ne pourrait pas être plus heureux. Le mot Marge renvoie non seulement aux espaces blancs de ses pages, mais encore au concept de rive, que son roman La Rive orientale a consacré, et qui s’applique comme une ample métaphore à ses diverses expériences créatives : de la traversée de la traduction, du changement de langue et de pays jusqu’au miroir des rives confrontées qui surgit de la magie de la distance.

Silvia Baron Supervielle, née en Argentine, aime à se dire un écrivain du Río de la Plata converti à la langue française. Elle a publié une vingtaine de titres – poèmes, essais, nouvelles, récits. Elle est également la traductrice de Jorge Luis Borges ou encore Julio Cortazar vers le français, et de Marguerite Yourcenar vers l’espagnol.

Préface de René de Ceccatty
9,90 €
Poésie verticale
Points
« Peut-être nous faudrait-il apprendre

que l'imparfait

est une autre forme de la perfection :

la forme que la perfection assume

pour pouvoir être aimée. »

Ce volume rassemble un choix de poèmes tirés des recueils I à X de Poésie verticale, l’œuvre unique de Roberto Juarroz. C’est une poésie qui dérange nos certitudes et trouble par ses interrogations répétées. Une poésie dont Julio Cortázar a écrit : « Il y a longtemps que je n’avais pas lu de poèmes qui m’exténuent et m’exaltent comme ceux-ci », et Philippe Jaccottet : « Dès les premiers vers, on entend une voix autre, décidée, tranchante et rigoureuse. »

Roberto Juarroz (né en 1925 à Buenos Aires, mort en 1995) est considéré comme l’une des voix les plus singulières et les plus importantes de la poésie sud-américaine du XXe siècle.

Traduit de l’espagnol (Argentine) et présenté par Roger Munier
9,90 €
Formulaires
Points
ton œil bleui devient l’étoile

qui éclaire l’accalmie

Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu.

Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l’auteur d’une trilogie – La Grande Maison, L’Incendie et Le Métier à tisser – à travers laquelle il rend hommage à son pays. Il meurt en 2003, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne.« De tous les écrivains africains, il est celui qui risque de nous toucher le plus. »

Maurice Nadeau
8,40 €
La rose et autres poèmes (édition bilingue)
Points
« Nous serions vite loin de la rose et du lys et de la

turbulence des flammes,

Si nous n’étions que de blancs oiseaux, mon amour,

portés sur l’écume de la mer ! »

William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son œuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu’à ceux de l’âge mûr résolument tournés vers la modernité.

Né en 1865, William Butler Yeats publie son premier recueil de poèmes en 1889. Fondateur de l'lrish National Theatre Society en 1901, il participe à la création du célèbre Abbey Theatre de Dublin. Il est nommé sénateur de l'État libre d’Irlande en 1922 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1923. Il meurt en 1939. Il est l’auteur d’une œuvre riche et variée, traduite dans de nombreux pays.
11,40 €
Dis-moi la vérité sur l'amour
Points
« C’était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,

Mon travail, mon repos,

Mon midi, mon minuit, ma parole, mon chant ;

Je pensais que l’amour durait pour toujours : j’avais tort. »

Se trouvent ici réunis quelques-uns des plus beaux poèmes d’amour de Wystan Hugh Auden. Ils sont suivis de cinquante aphorismes qui s’enchaînent en une réflexion sur le sens exact et véritable des mots « Je t’aime », et sur la résistance qu’opposent au langage les sentiments les plus intenses.
6,00 €
Journal
Points
Jean-René Huguenin commence une nouvelle vie. À la veille de ses vingt ans, il décide d’écrire un chef-d’œuvre. Ou rien. Ambitieux et plein d’orgueil, Huguenin se jette tout entier dans l’écriture. Ce Journal, pensé comme une création littéraire à part entière, raconte les espoirs et les déceptions d’un écrivain en devenir, révolté par une époque jugée désespérément vide.

Jean-René Huguenin est né à Paris en 1936. Son unique roman, La Côte sauvage, connaît un succès exceptionnel. Il se tue deux ans plus tard dans un accident de voiture, à l’âge de 26 ans.

« Une méditation angoissée sur la jeunesse, la liberté, le désir de pureté et la mort. »

Le Monde
11,95 €
L'Oubli
Points
« Je gaspillais beaucoup de temps et d’énergie à créer une certaine image de moi-même et à recueillir une approbation ou une acceptation qui ne me faisaient rien, parce qu’elles n’avaient rien à voir avec celui que j’étais vraiment. J’étais un imposteur et ça me dégoûtait, mais je crois que je n’arrivais pas à m’en empêcher. »

Ces mots sont ceux de Neal, son long monologue d’homme en proie au doute, à l’imposture et à l’errance constitue l’une des nouvelles de L’Oubli. Comme Neal, les autres personnages de ce recueil souffrent de l’impossibilité de faire coexister leur propre espace mental avec le reste du monde. Et trouvent leur refuge dans l’effacement et l’oubli : dans l’art le plus absurde, la folie, la chirurgie esthétique, une lettre désespérée, ou même le suicide.

L’univers de David Foster Wallace se retrouve condensé dans ces huit nouvelles qui sont autant de petits romans où se conjuguent humour noir et empathie.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Charles Recoursé.
10,50 €
Les Bons Offices
Points
« Bons-Offices se dit que « quelque chose est en marche » dont tout lui échappe et dont rien ne le concerne plus, quelque chose d’abstrait presque, mais d’apocalyptique, qui pourrait bien être l’Histoire. » Né à l’aube de la guerre, Paul Sanchotte, dit « Bons-Offices », grandit en Belgique, c’est-à-dire n’importe où sauf nulle part. Une catastrophe minière lui révèle les sombres entrailles de son pays. Avide de découvrir le monde, il devient médiateur humanitaire au Proche-Orient. Au cœur d’une terre par deux fois promise, il ne voudra choisir un camp contre un autre. Cela pourrait assurer son salut. Ou précipiter sa perte. Pour dire cela : un roman, bien sûr.

Né en 1939, Pierre Mertens est membre de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Lauréat de nombreux prix littéraires, il a notamment obtenu le Prix Médicis pour Les Éblouissements.
11,40 €
La vita nuova
Points
Ô vous qui empruntez le chemin de l’amour,

Observez s’il existe un mal au mien pareil.

Je vous prie de souffrir de m’écouter me plaindre.

Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?

Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l’intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l’histoire de la littérature, ce n’est pas seulement parce qu’il contient des poèmes d’amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l’allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.

Traduit de l’italien et préfacé par René de Ceccatty
11,00 €
Poèmes choisis
Points
Ma Douce, entrons dans le jardin abandonné,

Dans le jardin sauvage, exquis et funéraire

Où l’autrefois se plaît à rôder, solitaire

Et farouche, tel un vieux roi découronné.

Renée Vivien était brillante, amoureuse des femmes, désarmante de candeur et de perversité feinte. Elle était surtout une poétesse admirable en proie à la solitude, hantée par d’impossibles désirs. Celle qu’on surnomma « Sapho 1900 » se voyait comme une nouvelle Anne Boleyn, la reine décapitée. Elle nous laisse des vers d’une beauté et d’une puissance insensées. Dans sa poésie flamboie l’esprit de décadence qui, selon les mots de Verlaine, est « l’art de mourir en beauté » – ce que Renée Vivien a fait tout au long d’une vie trop courte, uniquement dédiée à l’amour et à la littérature.

Pauline Mary Tarn (1877-1919) est la fille d’une Américaine et d’un Britannique fortunés. Cette aisance lui permet de voyager à travers le monde. Elle finit par s’installer à Paris, et adopte Renée Vivien pour nom de plume. Elle s’éteint à 32 ans, après deux ans d’une lente agonie durant laquelle, ne se nourrissant plus, elle sombre dans l’alcool et la drogue.
10,80 €
Sheppard Lee
Points
« Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances. » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l'incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

Né aux États-Unis, Robert Montgomery Bird (1806-1854) était romancier, journaliste et médecin. Il a écrit six romans.

« Tour à tour roman d’aventures, conte gothique ou récit picaresque à la Fielding, le livre multiplie les genres à chaque nouvel avatar. Mais le plus grand charme de ce conte philosophique désinvolte tient à son humour narquois. Réjouissant. »

Le Point

« Ce roman de 1836 admiré par Edgar A. Poe est une sorte de Comédie humaine américaine de poche. »

Libération

Traduction de l’anglais (États-Unis) et postface par Antoine Traisnel
10,60 €
Les Papiers d'Aspern
Points
« Son art du récit tient à la fois du coup de théâtre et de l'enquête à suspense. » Télérama

« Elle pourrait mourir la semaine prochaine, elle pourrait mourir demain : alors je pourrais m’emparer de ses papiers. » Critique sans scrupules, le Narrateur découvre que Juliana Bordereau, ancienne maîtresse du poète Jeffrey Aspern, vit recluse avec sa nièce Tita dans un palais vénitien délabré. Certain qu’elle a conservé des papiers intimes de son amant décédé soixante ans plus tôt, il invente, afin de s’en emparer, un stratagème meurtrier qui se retournera contre lui.

L’adaptation théâtrale de Jean Pavans a été la base du scénario anglais du film de Julien Landais, The Aspern Papers, avec Vanessa Redgrave, Joely Richardson et Jonathan Rhys-Meyers.

Henry James (1843-1916) est reconnu comme le grand maître du suspense psychologique. Son œuvre admirable comprend romans, nouvelles, essais, récits de voyage… Chef-d’œuvre de construction dramatique, Les Papiers d’Aspern forment également son plus célèbre hommage à la magie de Venise.
9,90 €
Poèmes et chansons
Points
C’est de la « mauvaise herbe », un copain de Brel et Ferré ; c’est un portraitiste d’exception aux mélodies décalée ; un poète, qui chante Ronsard et Villon ; un timide aussi, qui fredonne « sous un coin de parapluie ». Plus de deux cents chansons scandent cette ballade du temps jadis, menée par le parolier génial qu’était Brassens, l’éternel « polisson de la chanson ».

Georges Brassens, parolier, chanteur et poète français, est né à Sète en 1921. Avec quinze disques publiés de son vivant, il est l’un des chansonniers français les plus emblématiques. Il est mort en 1981.
12,90 €
Fils d'homme
Points
Les habitants d’Itapé et de Sapukai sont des êtres exsangues. Les premiers vénèrent un Christ de bois et de souffrance. Les seconds sont des révoltés. À Itapé, la famille Jara tente l’impossible pour échapper à l’esclavage. À Sapukai, un mystérieux docteur guérit tous les maux. Dans ces deux villages du Paraguay brûlés par le destin, les hommes vont résister durant un siècle à la folie et à la guerre. Fils d’homme, intense chef-d’œuvre de la littérature latino-américaine, valut à Roa Bastos 42 ans d’exil.

Né au Paraguay en 1917, Augusto Roa Bastos est décédé en 2005. Son œuvre est une réflexion rarement égalée sur l’histoire de l’Amérique latine. Il a reçu en 1989 le prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres hispano-américaines.

« Dans ce roman tout en sobriété, Augusto Roa Bastos s’attaque aux blessures de sa terre natale. Sans complaisance. »

Le Matricule des anges

« C’est en mesurant l’impact des tyrannies et des conflits sur l’homme paraguayen que l’écriture roabastienne saisit au mieux sa réalité profonde, sans verser dans le roman historique. »

Éric Faye

Traduit de l’espagnol par François Maspero
10,30 €
La Ligne de fuite
Points
« Si tu penses que quelqu'un te fait du tort, ce n'est pas à toi de juger. Tue-le d'abord, et laisse à Dieu le soin de juger. » Saigon. La guerre du Vietnam touche à sa fin. Un journaliste, Converse, confie de l’héroïne à Hicks, un Marine. Celui-ci doit livrer la drogue à Marge, la femme de Converse, en Californie. De retour aux États-Unis, Converse découvre que Marge et Hicks ont disparu. Il est enlevé par des agents fédéraux aux méthodes peu orthodoxes. Leur folle course-poursuite se terminera tragiquement dans le désert du Nouveau-Mexique.

Inspiré par le regard visionnaire de Joseph Conrad et la prose survoltée de Jack Kerouac, Robert Stone (1937-2015) offre une des œuvres les plus puissantes de la littérature américaine. Il s’est inspiré de sa propre expérience pour écrire La Ligne de fuite, qui a obtenu le National Book Award en 1975.

Traduit de l'anglais (États-Unis) et préfacé par Philippe Garnier
11,95 €
La Matière de l'absence
Points
« Nous fîmes cercle autour d’elle. Nous fîmes vie autour d’elle. Nous fîmes amour, tristesse, détresse. Nous fîmes refus, protestation, résignation, disparition. Nous fîmes courage et lâcheté. Nous fîmes tout ce que l’on fait quand on ne sait pas quoi faire… » Man Ninotte, la mère invincible, a quitté le monde des vivants. L’écrivain aborde l’abîme de la perte dans l’aberration et la culpabilité. Pour conjurer cette absence fondamentale, fixer la mémoire, il dialogue avec sa sœur et convoque l’histoire des Antilles, remontant jusqu’aux origines de l’humanité. Le réconfort est à trouver dans la tribu que constituent soudain la famille et les proches. Car au-delà de la mort, la vie est là, la vie est en eux, la vie les aveugle.

Né en 1953 à Fort-de-France, Patrick Chamoiseau vit au Lamentin, en Martinique. Il a reçu le prix Goncourt 1992 pour Texaco. Composée de récits, de romans, d’essais, de pièces de théâtre, de poèmes ou de scénarios, souvent traduits en plusieurs langues, son œuvre fait de lui une des voix les plus influentes de la Caraïbe.

« Chamoiseau, sincère et libre, atteint ici un puissant pouvoir d’évocation. »

Le Monde des livres

« Un livre puissant, intime et universel. »

L’Humanité

Préface inédite de Chantal Thomas
11,40 €
Patrice Franceschi et La Boudeuse
Points
Embarquez à bord de La Boudeuse ! Cinglez les mers d’Asie et d’Océanie, remontez l’Amazone ! Partagez l’émerveillement et le quotidien des scientifiques qui vivent à bord: entomologistes, anthropologues, botanistes, ethnologues, géologues, volcanologues, géographes, spéléologues… Réjouissez-vous de la découverte de rivages fabuleux et rencontrez les peuples qui les habitent. Vivez une vaste odyssée habitée par l’âme d’un équipage atypique, menée par un capitaine hors normes ! Plus de 100 photos couleurs
11,90 €
Le Clan des chiqueurs de paille
Points
La nouvelle se répand à la vitesse de l’éclair : les sauterelles arrivent dans les marais du canton nord-est de Gaomi. Ganba se précipite au sein de son clan pour assister à l’invasion meurtrière des animaux sacrés. Après leur passage, le clan des chiqueurs de paille est anéanti. Seul Ganba semble avoir survécu et raconte, à travers ses rêves, les épisodes légendaires de l’histoire du clan disparu. Né en 1955 dans une province rurale de Chine, Mo Yan a publié plus de quatre-vingts romans et nouvelles, dont Le Pays de l’alcool, Beaux Seins, Belles Fesses, La Dure Loi du karma et Le Clan du sorgho rouge, disponibles en Points. En 2012, il a reçu le prix Nobel de littérature. « Le roman fait l’effet d’un manège enchanté. » Livres Hebdo Traduit du chinois par Chantal Chen-Andro
8,50 €
Le Nuage d'obsidienne
Points
« Ce qui m’était arrivé là-bas avait modifié tout le cours de mon existence. C’était un événement que je n’avais jamais été en mesure d’oublier. Ou de comprendre. » C’est à Duncairn que Harry a été trahi par l’amour de sa vie. Depuis, cette petite ville des Uplands écossais le hante. Devenu ingénieur des mines, il découvre lors d’un voyage au Mexique un mystérieux ouvrage dans une librairie miteuse : Le Nuage d’obsidienne. En page de titre, le nom de Duncairn le ramène des années en arrière. Peut-être vers la résolution du plus grand mystère de son existence… Né en Écosse en 1938, Eric McCormack a émigré au Canada en 1966. Il enseigne à l’université Saint Jerome en Ontario. Il est notamment l’auteur de L’Épouse hollandaise, disponible en Points. « Le Nuage d’obsidienne est indiscutablement le meilleur roman d’Eric McCormack à ce jour. » The National Post « Eric McCormack livre un nouveau roman riche en suspense et en rebondissements. » Le Figaro Préface inédite de Fabrice Colin Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
10,60 €
Le Tunnel aux pigeons
Points
La vie de John le Carré n’est assurément pas un tunnel à pigeons, poussés vers le feu du chasseur. Secrets issus de son service au MI6 en pleine Guerre froide, rencontres fascinantes, séjours tragiques au Cambodge ou au Rwanda… Quand l’espion-écrivain conte ses aventures, le voyage dans l’Histoire et de par le monde est extraordinaire. Voici sa quête infatigable de l’étincelle humaine qui inspira ses personnages. Né en 1931, John le Carré a enseigné à Eton et a été membre du service du renseignement britannique pendant la Guerre froide. Il se consacre à l’écriture depuis plus de soixante ans et partage sa vie entre Londres et la Cornouailles. « Un livre fascinant et important pour suivre avec bonheur les méandres exquis de la vie et de la carrière de John le Carré. » The Guardian « Un bonheur de tous les instants. » L'Obs Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin
8,30 €
#Scoop
Points
Qui sont les meilleurs enquêteurs après les flics ? Les journalistes people ! Baptiste Jourdain maîtrise la planque, la poursuite, la fouille dans les tréfonds du net. Plus le potin est croustillant, plus il doit être documenté. Quand Baptiste découvre son supérieur, chef des infos de Scoop, égorgé dans les toilettes, il est prêt à tout pour élucider le meurtre. D’autant plus que la commissaire est canon ! Yann Le Poulichet est journaliste pour Voici depuis plus de quinze ans. Objet de nombreux fantasmes, l’univers de la presse people qu’il connaît bien, à la fois réjouissant et crapoteux, sert de décor à #Scoop. « Yann Le Poulichet démonte avec une certaine délectation la façade de la presse people… Avec juste un petit soupçon de voyeurisme. » Les Échos
7,50 €
L'Attentat de Sarajevo
Points
« Dans les multiples branches de l’arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin – dans des terreaux que Perec n’a plus guère remués par la suite.

Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L’édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s’est construit. »

Claude Burgelin

Georges Perec (1936-1982) est aujourd’hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L’Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort.

« Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l’auteur, est une sorte de Cyrano. »

Le Nouvel Obs
7,90 €
Comme l'ombre qui s'en va
Points
4 avril 1968. James Earl Ray tire sur Martin Luther King. Puis s’enfuit à Lisbonne, dans l’attente d’un visa pour l’Angola. L’attente s’éternise, il erre dans des rues inconnues. Trente ans après, Antonio Muñoz Molina arpente la ville, théâtre de son premier roman, sur les traces de l’assassin. Reconstituant le passé, l’écrivain mêle ses propres souvenirs à ceux de l’homme le plus recherché du monde.

Né en 1956, Antonio Muñoz Molina a reçu de nombreux prix littéraires dont le Prix national de littérature en Espagne, le prix Femina étranger pour Pleine Lune et le prix Principe de Asturias pour l'ensemble de son œuvre. Il est membre de la Real Academia de Letras.

« Un roman d’une exceptionnelle ampleur. »

L’Obs

« Vertigineux et singulier. »

Le Figaro littéraire

Traduit de l’espagnol par Philippe Bataillon
8,30 €
Dans la gueule du loup
Points
Dans le tumulte du débarquement de 1942, trois hommes que tout oppose luttent pour la victoire alliée. Will, le Britannique, Ray, le New-Yorkais, et Cirò, le Sicilien, vivent dans leur chair la brutalité d’un conflit qui, dans ses éclats de colère, agit en révélateur d’âme. Dans un monde où il n’y a plus de règles, chacun devra faire face à l’éveil de démons profondément enfouis.

Né en 1974, Adam Foulds est un poète et romancier anglais. Membre de la Royal Society of Literature, il est considéré comme l’un des meilleurs jeunes écrivains britanniques de sa génération.

« Adam Foulds projette une lumière ensorcelante et crue sur un monde à reconstruire. »

Transfuge
8,95 €
La Divine Comédie
Points
Voyage parmi les morts, tableau politique de l’Italie, de l’Antiquité au xive siècle, manuel de théologie, réquisitoire contre la corruption des puissants et la décadence des papes, La Divine Comédie est aussi un fabuleux roman d’aventures, qui, par ses visions d’horreur et d’extase, a marqué peintres, poètes, romanciers et cinéastes jusqu’à nos jours. Pour en permettre une lisibilité rapide, cette nouvelle version en octosyllabes tente de retrouver la légèreté vivante et vibrante d’un style éternellement moderne, où s’entremêlent noblesse savante et insolence populaire.

Dante Alighieri (1265-1321) est né dans une Florence en guerre, lors d’une des périodes les plus agitées de l’Europe, que se disputaient l’Église, l’Empire romain germanique, la France. Son œuvre poétique, linguistique, théologique et politique a déterminé à jamais la littérature italienne.

René de Ceccatty, à côté de son travail personnel de romancier et d’essayiste, a traduit de nombreux ouvrages classiques et contemporains du japonais, en compagnie de Ryôji Nakamura, et de l’italien (Pasolini, Moravia, Leopardi, Michel-Ange, Pétrarque, Saba, Penna).
14,60 €
Des femmes qui dansent sous les bombes
Points
Elles se prénomment Séraphine, Blandine, Ina… On les appelle les Lionnes impavides. Elles débusquent les miliciens au cœur des forêts. Pourquoi craindre la mort ? La guerre civile leur a déjà tout pris. Combattantes impitoyables, il ne leur reste plus qu'une colère inextinguible et l'amour de leur pays. Leur force est indomptable. Quiconque tente de les asservir, elles le tuent. Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Des femmes qui dansent sous les bombes est son deuxième roman. « Un long cri de fureur proféré avec une tranquille, presque douce, obstination, celle d'une Antigone revenue d'entre les morts. » ELLE « Une allégorie. Celle du refus absolu de toutes les dominations et de tous les abus de pouvoir. » Le Monde
7,90 €
Je vous emmène
Points
Anellia a toujours vécu envers et contre. Fille de rien, elle trompe le destin en intégrant l'université. Intellectuelle brillante, elle renvoie ses camarades à leur médiocrité et à leur ambition risible de trouver un mari. Mais sa rencontre avec Vernon Matheius, un étudiant noir qui tient tête au professeur et aux insultes racistes fusant dans l'amphithéâtre, lui fera lever un tabou beaucoup plus grand. Née en 1938, Joyce Carol Oates est une nouvelliste et romancière prolifique, récompensée par de nombreux prix littéraires. Les Chutes, Mudwoman et Maudits sont notamment disponibles en Points. « Je vous emmène véhicule, avec humour, une ardente envie de la vie. » Olivier Barrot, « Un livre un jour », France 3
8,95 €
La Rédemption
Grasset
C'est d'abord une histoire d'amour. A la veille de la Grande guerre, la jeune Colette Jéramec rencontre le meilleur ami de son frère André, un certain Pierre Drieu la Rochelle. Les deux garçons étudient à Science Po, elle se destine à la médecine. Les Jéramec sont issus d'une grande famille juive, les Drieu appartiennent à la petite bourgeoisie déclassée. Pierre et Colette s'aiment, découvrent la littérature et les idées politiques de leur temps, se marient dans la tourmente en 1917, divorcent en 1921, tout en conservant des liens forts de tendresse et d'amitié. Elle va devenir pédiatre, travaillant à l'institut Pasteur  ; lui sera écrivain, dont plusieurs de ses livres sont désormais réunis en Pléiade.

Avec la seconde guerre mondiale survient l'Occupation. Pierre y défend un socialisme fasciste, commettant des textes antisémites et collaborationnistes. En 1943, Colette et ses deux enfants sont internés à Drancy, promis à la déportation. Il va les sauver, dans des circonstances jamais élucidées, comme il a sorti des *oflags* et des *stalags* nombre d'écrivains, amis ou ennemis.

Dans les biographies de Drieu, ce sauvetage ne dure que quelques lignes. C'est ici le cœur du roman, où se mêlent la reconstitution historique, l'enquête, et les interrogations permanentes sur un XXe siècle qui ne cesse de déborder dans le nôtre.

Céline, Aragon, Breton, Tzara, Rigaut, Cocteau... Malraux, Halévy, Berl, Morand, Sartre, Paulhan, Abetz, Blum, Doriot... tous croisent l'aventure de Pierre et de Colette au milieu des obsessions idéologiques communes à hier et aujourd'hui  : haine des élites et du «  système  », anticapitalisme, mystique des identités culturelles, et un socialisme international ou national façonné par une même passion révolutionnaire.

Le passé n'est jamais mort, affirmait William Faulkner. *La rédemption* raconte ces liens troubles entre les époques à travers un couple où l'homme a souvent agi contre ses propres mots et la femme n'a cessé de protéger celui qui aurait dû être son ennemi.
24,00 €
Les sangs bleus
Grasset
Un déjeuner de famille, à Prague, un jour de soleil d’hiver givré.

D’un côté, un frère et une sœur, jeunes adultes, et leur mère qui les a suppliés d’honorer ce voyage chez ses parents, loin de Paris et de leurs vies, pour acclamer leur oncle nommé au gouvernement. Leur père, auvergnat et artiste, est mort quelques mois plus tôt. Sa belle-famille l’a toujours rejeté parce qu’il n’avait pas leur sang bleu. De l’autre, la famille aristocratique  : un grand-père fier de lui, une grand-mère rigide et glaciale, un oncle ivre de son pouvoir.

Unité de temps, une après-midi  ; de lieu, la demeure traversée par les domestiques et les cris d’un homme enfermé au sous-sol ; d’action  ; un repas qui donnera raison à l’adage d’après lequel *la vengeance est un plat qui se mange froid*.

Le déjeuner nous est rapporté par deux voix en alternance. Celle de la sœur qui commente pour elle les remarques assassines de sa grand-mère, les cris de l’homme enfermé à la cave (le second frère de sa mère, malade mental maintenu sous camisole chimique), et l’arrivée de son oncle, qui l’a violée des années plus tôt. Celle du frère qui se souvient des humiliations qu’a subies leur père, et qui, pour le venger, se met à voler des objets autour de lui  : un peu de vaisselle, un tableau, un couteau… L’horloge tourne et peu à peu le réel se déforme : la sœur voit des jeunes filles rôder autour de la bâtisse et entend leurs récits (histoires de bûchés et de chasse aux jeunes filles)  ; la rage du frère enfle  ; des coups de feu suivent les cris.

Dans ce texte court et brutal, porté par une langue de cristal fine et tranchante, Sara Bourre explore les silences des familles et fait monter la tension jusqu’à faire éclater le vernis des convenances. Bientôt la neige du parc sera tâchée de sang. Un deuxième roman éblouissant, comme un soleil givré.
19,00 €
Les trois Hortense
Grasset
Un siècle, trois femmes. Du Premier Empire eux débuts de la Troisième République, période la plus agitée de l’histoire de France, ces trois femmes d’un même prénom, chacune liée aux autres mais d’une génération différente, font entendre leur voix dans un monde où les hommes dominent le monde. Trois Hortense, trois destins vers la liberté.

La première Hortense est célèbre : Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine, fille adoptive de Napoléon et mariée à Louis Bonaparte son frère, devenu par-là reine de Hollande. Comment exister quand, à la fin de l’Empire, on est la fille d’un songe et l’épouse d’un monstre ?

Hortense Cornu, la deuxième Hortense, est la fille de la gouvernante de la précédente. Élevée en Suisse avec le fils de la reine Hortense, ce Louis-Napoléon qui finira par devenir Napoléon III, elle veut échapper à ce que les hommes voudraient qu’elle soit. Elle épouse un peintre républicain, Sébastien Cornu. N’abdiquant jamais ses idées libérales, elle regroupe autour d’elle écrivains et artistes d’opposition au Second Empire, s’affirmant comme une intellectuelle dans une période qui ne veut que des épouses et des cocottes.

La troisième Hortense, Hortense Haffner, est imaginée. Petite-fille d’un sergent de la Grande Armée, elle n’aurait jamais dû jouer de rôle politique, mais elle se lie d’amitié avec Hortense Cornu. Et la voici, rousse comme le feu, inattendue et véhémente, jusqu’aux brasiers de la Commune, dans Paris en insurrection. Elle se révolte pour conquérir une liberté dont elle rêve qu’elle sera celle des femmes de l’avenir.

Trois femmes du siècle, élaborant des stratégies pour ne plus avoir à subir et inventant de nouveaux codes dans un monde tout aussi déréglé que le nôtre.
22,00 €
Même la nuit ne veut pas de moi
Grasset
« Depuis le 7 octobre, je ne dors plus vraiment. Je ferme les yeux, mais la nuit ne me repose pas. Elle me replonge dedans. Le tunnel. Les explosions. Les cris qui déchirent l’air. Je me réveille en sursaut, le cœur affolé, avec une question qui cogne plus fort que tout : comment continuer ?

J'ai appris à sourire. À divertir. À rassurer. À porter un masque. Enfant déjà, j’avais fabriqué une bulle pour tenir le monde à distance. Mais le monde l’a pulvérisée. Depuis des mois, la haine ne chuchote plus. L’antisémitisme progresse à visage découvert. Et soudain, l’air manque.

Alors j’ai retiré le masque.

Après  J’ai perdu un bédouin dans Paris, j’ai reçu un amour que je n’avais pas vu venir. Et j’ai compris que l’espoir n’est plus une évidence, mais un sport de combat.

*Même la nuit ne veut pas de moi*  est le récit d’un homme qui a vacillé dans une époque qui tremble, mais qui a découvert une vérité essentielle : on ne tient pas seul.

C’est un livre sur cette décision, chaque matin recommencée : choisir la lumière.»

Arthur J. Essebag
22,00 €
Le trésor des livres
Grasset
« Laissez-moi vous parler de livres… »

Depuis la nuit des temps, on se raconte des histoires, pour rêver à un autre monde et mieux comprendre le nôtre. Les livres éclairent ce qui fait l'humanité : l'amour et la guerre, la joie et la souffrance, le bonheur et le désespoir. Quand *Harry Potter* perd Sirius, on revit nos propres deuils. Quand *Don Quichotte* charge les moulins à vent, on reconnaît notre propre folie. On désespère aux côtés de *Gatsby le Magnifique* du retour de Daisy, on tremble face à la colère d'Achille dans *L'Iliade*, on s'émerveille d'Atlantis avec le capitaine Nemo, plus de *Vingt mille lieues sous les mers*...

Passionné et connaisseur, Martin Boujol nous convie à bord d’un voyage à travers les œuvres qui ont marqué sa vie. En une trentaine de courts chapitres, on y trouve des pistes pour choisir nos lectures, « naviguer dans les librairies », « se faire recommander des livres », ne pas se contraindre à essayer de « tout lire » ; des clés pour lire autrement, « lire plusieurs livres en même temps », lire l’œuvre entière d’un auteur, lire « en groupe », « lire pour reconquérir notre faculté de penser » ; et surtout, des invitations à découvrir des mondes que nous n’aurions autrement peut-être jamais croisés.

« Un lecteur vit mille vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n’en vit qu’une », disait Georges R. R. Martin, l'auteur de *Game of Thrones*… Martin Boujol nous rappelle à quel point la littérature nous rend vivants.

Un manuel de savoir-lire qui donne terriblement envie de lire et relire !
20,90 €
Bosphore-Tango
Grasset
Istanbul, septembre 1955. Un pogrome d’une violence inouïe, visant les communautés grecque, arménienne et juive, saccage le centre-ville. Renée, jeune Arménienne, emprunte la grande avenue de la Libération à travers les gravats et les éclats de verre, à la recherche de Jako, son ancien amant. Dans ses bureaux dévastés, elle le retrouve. Leur idylle reprend.

Au même moment à Lausanne, plusieurs familles stambouliotes se trouvent dans l’impossibilité de retourner en Turquie, où les frontières ont été fermées. Entre Sélim, le fils de Jako, âgé de quinze ans, et Deniz, sa cousine de cinq ans son aînée, un amour s’esquisse. Ils se retrouveront au cours de l’été suivant dans une île paradisiaque au large d’Istanbul, où leur amour éclatera, avant de subir bien des cahots, de rupture en retrouvailles.

Bien des années plus tard, en 2002, dans cette Istanbul qui conserve le souvenir enfoui d’un cosmopolitisme écrasé par des décennies de rigorisme et de violences, Jalila, écrivaine à succès, apprend qu’elle est une enfant adoptée. Elle n’a de cesse de partir à la recherche ses parents biologiques et de découvrir le secret de sa vie.

Après *Le Danseur oriental,* puis *L’Espion d’Atatatürk,* Metin Arditi achève sa *Trilogie de Constantinople* avec ce *Bosphore-Tango* qui se clôt à l’ère Erdogan. Il y raconte, avec émotion et mélancolie, des destins malmenés par une Histoire qui n’a que faire des nuances des vies.
20,00 €
Ruptures
Grasset
Aimer est à la portée de tous. Rompre  : voilà le grand art  !

Qui d’entre nous n’a connu des ruptures  ? Qui en est sorti indemne  ?

Eliette Abecassis nous propose ici une vingtaine de variations autour de ce thème universel.

Rupture amoureuse, mais aussi familiale et amicale  : ronde des figures du déchirement.

Jalousie, tromperie, lassitude, perversion, lâcheté des uns, manipulation des autres: toutes les passions humaines sont à l’œuvre dans ce concert qui fait alterner les voix de femmes et d’hommes, de toutes origines et toutes générations, les uns abreuvés à la source de la littérature romantique, les autres à la sécheresse algorithmique des réseaux sociaux.

L’homme qui vide avec préméditation sa bibliothèque pour disparaitre subrepticement, la fausse rencontre par Tinder, la torture des séparés cohabitants, le divorce par zoom, le syndrome du cœur brisé, la tromperie par Instagram, la passion dont on ne se souvient pas, le microcheating par sms, les époux qui ne se reconnaissent plus, la maîtresse tant aimée dans la jeunesse qui sait tout de vous mais que vous êtes convaincu de n’avoir jamais connue, le parc humain du futur, l’échange de femmes comme un échange de meurtres chez Hitchcock  : autant de savoureux contes cruels du désamour…
20,00 €
Le Gorille
Grasset
« Le gorille » c’est le surnom d’Ezer, ancien membre des services secrets israéliens et garde du corps de Moshe Dayan ou encore de Golda Meir. C’est aussi le père de Dory, qui vit aujourd’hui à Berlin avec son compagnon et invective cette figure autoritaire et viriliste, dans une langue qu’ils n’ont pourtant pas en commun – ni la langue maternelle de l’auteur (l’hébreu), ni sa langue paternelle (l’allemand).

Libéré de la honte et protégé par le français, Dory révèle un tabou familial, le pénis non-circoncis de son père. Cette transgression de la tradition juive est le point de départ d’une quête identitaire, des origines allemandes à l’assimilation israélienne, via l’hébraïsation des noms et des coutumes à l’orée de la Seconde Guerre mondiale. En entrelaçant leur histoire aux bouleversements politiques du pays, de la création d’Israël aux tentations autoritaires contemporaines, le narrateur dévoile son propre parcours, celui d’un jeune homosexuel épris de littérature. Hospitalisé de force par les siens, il n’aura d’autre choix que de fuir, à Paris puis à Berlin, cette société de gorilles où il ne se sent plus à sa place.

Oscillant entre colère et gratitude, révolte adolescente et tentative de pardon, le narrateur s’interroge autant sur la violence de son héritage que sa transmission aux générations futures. En s’appuyant sur les grands écrivains auxquels il a consacré sa vie de traducteur, de Baudelaire à Yourcenar en passant par Descartes, Dory Manor offre une réflexion poignante sur notre besoin de réconciliation et, à travers cette confrontation intime avec le père – symbole d’un Israël conquérant et militarisé –, dresse le portrait d’une société en perte de repères démocratiques et humanistes. *Le gorille* est un magnifique roman sur l’identité familiale, religieuse, sexuelle et politique, en même temps que l’exploit littéraire d’un écrivain israélien qui a quitté son pays et fait du français sa langue d’écriture.
23,00 €
Spécimen
Grasset
«  Quel genre de jeune homme faut-il être pour écrire une chose pareille  ?  L’écriture est soignée, la calligraphie appliquée. Tout cela rend le texte plus dérangeant encore. Comme si l’auteur savait qu’il serait lu.  Qu’il m’attendait.  »

Une mère, la narratrice, dépose son jeune fils chez sa nourrice, Mina. Elle a ainsi du temps pour écrire. Mina vit seule et a aussi un enfant, Rafael, plus âgé. Il a disparu sans raison et a laissé un mystérieux carnet. En découvrant le contenu du carnet que lui a confié la nourrice, la narratrice est bouleversée. Il n’en fallait pas plus pour que la menace plane, qu’elle contamine tout.

Les souvenirs refont surface. Qu’est devenue son amie d’enfance disparue vingt-cinq ans auparavant  ? Des questions restées sans réponses reviennent la hanter. Passé et présent se confondent et le  lecteur découvre peu à peu l’histoire de Rafaël.  S’il est un spécimen, unique, ou s’il est à l’image de son espèce, qui sera en mesure de l’affronter  ?

Pauline Claviere nous offre un roman diabolique, travaillé par le grand sujet de notre époque  : jusqu’où irions-nous pour protéger nos enfants, et de qui  ?  Son intrigue implacable nous conduit dans un Marseille intime et inquiétant où toute la société se désaxe.  Entre nos mains, le roman d’une enquêtrice au-dessus de tout soupçon…

Vous ne dormirez plus avant de savoir qui est vraiment «  le spécimen  ».

Ce texte impossible à lâcher est en cours d’adaptation par RT Features, société de production du brésilien Rodrigo Teixeira, notamment  producteur  de «  Call me by you name  » (2017) et «  Je suis toujours là  » (Oscar du meilleur film 2025).

«  Il y a des romans qu’on lit et d’autres, comme celui-ci, qu’on dévore. Rarement, la fin d’un roman, m’aura à ce point surpris, et donné l’envie immédiate de le relire.  » (Maxime Chattam).
24,00 €
De mère inconnue
Grasset
« La littérature est un long message adressé à nos défunts que nous embaumons dans une sépulture de mots »…

Douze ans après son best-seller Un bon fils centré sur la figure du père violent, l’auteur nous en offre le pendant féminin : « les fils ratent leur mère. Et plus encore les fils uniques. »

Une mère épileptique soumise à son tyran de mari et envahissante pour son fils, un couple toxique, une atmosphère de haine et de coups dans laquelle baigne jusqu’à l’adolescence un fils « dérouillé et choyé en même temps, pris en étau entre une brute vociférante et une névrosée plaintive » : telle est l’équation de départ, décrite sans  pathos. S’opposant violemment à son père, le garçon se noie dans les lamentations de sa mère : « on ne réfute pas un gémissement » !

Cette figure de la mère détermine toute la vie sentimentale du fils: avec chaque femme croisée plus tard, il reproduit malgré lui le schéma parental. Tyran et enfant, ou enfant tyrannique, refusant le « pacte de faiblesse » que sa mère, amoureuse de sa servitude, voulait renouer avec son fils.

Lorsqu’il parvient à fuir ses parents et à gagner Paris, l’auteur fait mille métiers pour gagner sa vie : hôte pour des salons, chauffeur de maître, serveur, vendangeur, répétiteur de français et de philosophie, pianiste de bar, gigolo, candidat recalé à des peep-show… jusqu’à ce que l’université lui ouvre les portes d’un nouveau monde (magnifiques portraits de Jankélévitch, Roland Barthes, Gilles Deleuze, Lacan…).

Cette mère « ratée », le fils tente de la comprendre à travers les livres qu’elle lisait, les expressions qu’elle utilisait, la vengeance tardive qu’elle a pu prendre sur son bourreau de mari, sa fin de vie misérable… mais aussi à travers la longue enquête qu’il mène pour savoir s’il est vrai, comme le lui a confié son père avant de mourir 13 ans après sa femme, qu’il l’avait « rencontrée en 1942 à Berlin ». Aurait-elle vraiment été volontaire pour partir, en pleine guerre, travailler aux usines Siemens pour le compte de l’Occupant ? Cette « mère inconnue » aurait-elle caché un tel secret à son fils jusqu’à son dernier souffle ? La réponse se trouve dans le livre : « on est toujours surpris d’apprendre ce que l’on pressentait »…
20,00 €
L'extinction des vaches de mer
Grasset
La Rhytine de Steller, plus connue sous le nom de «  vache de mer  », a été découverte en 1741 par le naturaliste allemand Georg Wilhelm Steller. C’est lors d’une expédition dans les eaux glacées du Pacifique nord qu’il rencontre ce gigantesque animal marin au destin tragique – puisqu’il s’éteindra définitivement 27 ans après son premier contact avec les hommes. À la fois roman d’aventure, épopée scientifique et plongée dans l’intimité d’un équipage échoué, *L’extinction des vaches de mer* nous entraîne dans la vie d'un grand explorateur lancé dans la bataille que se livrent les savants européens du XVIIIème siècle pour s’approprier de nouvelles terres et des espèces encore inconnues. Jusqu’à trouver ces vaches de mer devenues mythiques, dont la chair a le pouvoir de sauver les naufragés affamés, sa graisse de les réchauffer, et ses airs de sirène de les enivrer.

Mais si la Rhythine de Steller a envahi l’imaginaire de la narratrice, de quoi cette obsession est-elle le nom  ? Porté par une écriture poétique, sensorielle, *L’extinction des vaches de mer* interroge la possibilité de préserver ce qui menace de s’effacer : un animal, un grand-père, une langue, une histoire familiale. À travers la figure de Steller, scientifique hanté par la beauté et la fragilité du vivant, Adèle Rosenfeld propose une réflexion bouleversante sur la disparition, les douleurs silencieuses et le besoin de transmettre.
17,00 €
Quartier des fantômes
Grasset
« Un soir, je retourne au centre S21. C’est un rendez-vous que nul ne m’a proposé parmi les vivants. Je m’assieds au pied du bâtiment principal, et j’attends. Devant moi, l’ancienne école jaunie aux volets bleu clair. Je scrute ces murs que je connais si bien, où je suis venu filmer, des nuits entières, il y a vingt ans. Même une école peut devenir un centre de mort. Surtout une école, s’il faut transformer les êtres radicalement, s’il faut qu’ils consignent leurs vies et qu’ils s’inventent des crimes, électrocutés, frappés, étouffés. Qui entre ici est déjà mort. »

Ainsi s’ouvre le Quartier des fantômes : Rithy Panh, qui survécut enfant au régime khmer rouge puis devint cinéaste, retourne au « centre de la tuerie », conçu, contrôlé, dirigé par Duch. La nuit, le jour, à travers le temps, les rencontres, il nous raconte ce que fut ce lieu, école, puis camp de la mort, puis musée ; et ce qui l’habite, aujourd’hui encore. Les cris. La peur. L’idéologie. Les esprits. Nous voici au cœur de la machine de mort, confrontés au mal et à son énigme, mais aussi à la résistance. Car il y a les jeunes bourreaux, et le désir d’effacer, mais il y a aussi le peintre Vann Nath, et la jeune Bophana – deux belles figures humanistes.

Le quartier des fantômes ne vous quittera plus. Traversée poétique et méditation politique, c’est aussi un admirable traité sur l’écriture de l’histoire à travers les mots et les images.
15,00 €
Inventaire de la basse période
Grasset
Le monde occidental vit un moment à la fois piteux et menaçant. Ce moment, Charles Dantzig l’appelle la Basse Période. Basse,  comme il y a marée basse  ; période, parce que les choses n’ont pas encore suffisamment duré pour pouvoir être qualifiées d’époque.

Nous pensions les barbares à l’extérieur. Quel optimisme. Ils sont à l’intérieur, et à l’œuvre. La réaction la plus glaciale est au pouvoir dans bien des pays, souvent portée par une alliance entre des milliardaires et une partie de l’électorat qu’ils ont enragée. Cet *Inventaire*  établit l’accumulation des faits anciens et récents qui, joints à cette volonté de conspirateurs en plein jour, sont devenus des causes  : l’injure institutionnalisée, l’abandon du droit au profit de la force, la destruction de toute culture, la course à l’obéissance, un narcissisme féroce…

Direction  : la tyrannie, dans cet espace mental nommé Occident pourtant fondé contre elle. Ses ennemis intérieurs cherchent à créer un nouvel espace mental d’archaïsme moral joint à la technique la plus perfectionnée.

Et parmi cela, la vie, la vie qui continue, distraite, frivole, avec l’amour, la jalousie, la sexualité… qui ne sont pas des absolus. Les sentiments sont aussi des produits du monde où ils apparaissent. Et eux aussi changent, et bien souvent dans le sens de la réaction contre toute humanité.

La marée remontera-t-elle ou la tyrannie nous entraînera-t-elle par le fond  ?
24,00 €
Les courants d'arrachement
Grasset
Casablanca, 1955. À marée basse, Reine est allongée sur le « rocher des condamnés. »  Ce matin, après avoir installé sa fille Rose sur le sable, elle a rejoint cet îlot minéral où, six ans plus tôt, elle passait des heures, à l’abri des regards, dans les bras de Jean, son amant.

Pourquoi ce pèlerinage  ? Elle vient d’apprendre que Jean est mort. Celui dont elle espérait tant le retour ne viendra pas la sauver de sa tante cruelle, de son frère malsain, de la vie de captive qui l’attend aux côtés de son époux, François, dans l’univers calfeutré d’une bourgeoisie qui vit ses dernières années de faste sous le Protectorat français.

Reine cherche une raison de ne pas se laisser prendre par les courants de la marée montante  pour rejoindre l’homme de sa vie dans la mort. Ses souvenirs la submergent : sa naissance en France dans une famille nombreuse des années 1930 ; la pauvreté ; la mort de sa mère ; son adoption par un couple de notables rattrapés par l’horreur de la Shoah ; l’invitation d’un oncle installé au Maroc ; la mystérieuse disparition de son amant ; le piège du mariage sans amour qui s’est refermé sur elle…

Alternant le temps contracté des chapitres au présent où se joue le suspens d’un possible suicide par noyade et le temps dilaté des chapitres au passé retraçant l’aventure de sa vie, le premier roman d’Élise Lépine se lit comme une saga intime, une épopée dont l’héroïne solaire et désespérée devra, à la fin, choisir son destin.
23,00 €
Feux sacrés
Grasset
À 20 ans, Cécile Guilbert est une jeune étudiante débridée qui ne jure que par la poésie, la littérature et la philosophie. À ses oncle et tante qui lui parlent de yoga, de gourou et de spiritualité hindoue, elle réplique que ses maîtres se nomment Nietzsche, Baudelaire, Lautréamont, et qu’elle ne comprend rien à leurs histoires de Shiva et de vedas. Trente-cinq ans plus tard, c’est dans l’appartement d’un maître yogi qu’elle réapprend à respirer pour survivre à un choc traumatique. Comment la rationaliste sceptique s’est-elle transformée en disciple appliquée  ? Par quelles rencontres de chair et de papier  ?

Dans ce récit initiatique intime dont la langue claire et l’implacable franchise mêlent ironie, intelligence et ardeur, Cécile Guilbert  raconte  les épreuves et les joies qui ont rendu possible cette métamorphose. Car pour s’ouvrir à cette *Vita Nova*, il lui faudra affronter plusieurs fois le scandale de la mort : celle de son cousin adoré, suicidé  ; de sa grand-mère veillée dans son agonie  ; de son oncle à qui elle ira dire adieu dans un ashram du Kerala  ;  de son petit frère dont le cadavre est découvert dans des circonstances dramatiques. Il lui faudra découvrir l’amour vrai avec Nicolas, la lumière dans le regard des sages, les bûchers de Bénarès, se croire brisée chaque hiver pour finalement renaître à elle-même.

À mille lieux de nos repères et nos idées, elle nous emporte dans un grand voyage qui fait briller les feux sacrés de sa constellation personnelle  : l’amour, les morts, l’Inde et les livres. Faisant aussi la part belle à la magie poétique des signes par lesquels chacun peut donner sens à son existence, *Feux sacrés* pourrait aussi se résumer ainsi  : Savoir mourir, s’éveiller, apprendre à renaître pour mieux vivre.
24,00 €